La perf’ de la semaine #2

Salut les sériephiles,

Comme promis, on se retrouve en ce dimanche pour une nouvelle performance de la semaine et comme promis, celle-ci ne vient pas du tout d’un inédit diffusé cette semaine car je n’ai pas trouvé mon bonheur dans ce que j’ai regardé. Par chance, avant-hier et hier, je me suis rattrapé la saison 3 de Strike (dit comme ça, ça paraît cool, mais il n’y avait que deux épisodes hein) et j’ai donc pu trouver mon bonheur !

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Alors c’est pour lequel des deux que j’écris cet article à votre avis ?

Cette semaine, la performance la plus remarquable était donc celle d’Holliday Grainger. Rien que ce nom mérite un article tellement j’ai l’impression à chaque fois que c’est une plume de chez Fred & Georges qui fait une farce à Hermione. Et pourtant non, c’est bien le prénom d’une actrice, et pas n’importe laquelle puisque c’est l’actrice principale de Strike, où elle incarne le rôle de Robin Ellacott.

Image result for holliday grainger strikeHolliday Grainger incarne à la perfection le rôle de Robin dans les sept épisodes de la série, à un point que c’en est dérangeant. Ben oui, j’imaginais Robin un peu autrement moi, et maintenant que j’ai commencé Lethal White, je suis bien forcé de constater que j’ai le visage de l’actrice qui me vient spontanément à l’esprit quand je l’imagine. C’est comme ça, j’avais eu le même problème avec certains personnages d’Harry Potter (outre le trio, forcément, il y a Ombrage par exemple qui est tellement parfaite dans les films que comment voulez-vous l’imaginer autrement ?).

Bon, après, Holliday Grainger est bien aidée par cette troisième aventure (attention aux petits spoilers sur le troisième livre/la troisième saison) : dans Career of Evil, son personnage prend du galon, clairement, et devient une enquêtrice beaucoup plus qu’une simple assistante, une amorce déjà entamée en saison 2. Dès sa première scène, qui la suit pourtant dans sa routine, Robin trouve en effet une jambe coupée sur son bureau, et il y a de quoi faire pour proposer un bon jeu d’actrice.Related image J’aime surtout que le scénario prenne le temps de nous faire remarquer, à la caméra, les petites subtilités des personnages, comme ce regard de choc de voir que Strike plaisante sur la jambe coupée au téléphone avec la police.

C’est le genre de petites phrases du roman qui fait la richesse du point de vue des deux personnages, mais les acteurs de la série parviennent toujours à les transmettre, et Holliday Grainger est particulièrement remarquable pour ça. Je ne sais pas si ça me frappe plus du fait que je l’ai lu auparavant ou si c’est parce que c’est vraiment bien mis en scène, mais en tout cas, ça a clairement participé à la faire accéder à cette performance de la semaine.

Il n’y a pas que ça, évidemment : en deux épisodes d’une heure, l’actrice a le droit de nous montrer l’étendu de son talent et de sa palette d’émotion, du choc aux larmes, de la joie à la trahison amoureuse, de la victime à la détective badass, de la forme à la fatigue, de l’alcoolisme à la sobriété, etc. C’est en cela que sa performance est la plus remarquable : en deux heures, le personnage de Robin passe par tous les stades possibles et imaginables, de la révélation que Matthew est un connard à son mariage avec (non, franchement, tu déconnes sec Robin). Et jamais l’actrice ne paraît à côté du personnage. Au contraire, même. Une sacrée performance !

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Strike : Career of Evil (S03)

Synopsis : Cormoran Strike et Robin Ellacot poursuivent leurs aventures lorsque Robin reçoit un colis bien glauque et surprenant par la poste.

Saison 1 | Saison 2Saison 3 | Saison 4
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Pour commencer et comme pour les deux premières saisons, j’ai bien sûr lu le roman il y a plusieurs mois. Cela dit, je me suis dit que je me gardais cette mini-saison 3 pour me souvenir de tout avant de lire le tome suivant, et comme j’ai reçu (en avance !) mon tome 4 hier, il est plus que temps pour moi de me lancer dans ces deux épisodes.

Pour ne pas changer, j’ai oublié énormément de choses et comme j’ai une résistance bien faible, j’ai déjà lu les premières pages du roman suivant, m’éclairant un chouilla sur le cliffhanger ; l’une des rares choses dont je me souvenais vraiment. De cette saison, j’attends surtout une BO exceptionnelle, parce que j’adore le groupe mis en avant dans le roman, et ça met une bonne ambiance quand même.

Autrement, j’espère que cela saura être aussi fidèle que la saison 1… pas gagné vu la deuxième ! Sans plus attendre voici donc mon avis (avec spoilers) sur ces deux épisodes, un an pile (déjà !) après avoir vu la saison 2 !


Épisode 1 – 18/20
Malgré des choix et des coupures nécessaires, puisque la chaîne s’obstine à ne vouloir que deux épisodes, l’adaptation est excellente, avec des scènes du roman qui sont véritablement transcrites à la lettre près. D’autres forment des raccourcis et, de toute manière, j’ai vraiment du mal avec la manière dont est menée l’enquête : j’ai toujours du mal à tout suivre en version série. Je n’ai pourtant aucun mal avec le roman, mais dans la série, je suis vraiment là pour les personnages.

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Why would I touch it?

On retrouve tout de suite Robin et Cormoran dans cette saison, ce qui est tout de même une très bonne chose. L’accent anglais à couper au couteau va toutefois nécessiter une bonne période de réadaption, qui m’est permise par l’intro un peu longuette d’une ado cherchant l’adresse de Strike. Le montage en parallèle est sympa, surtout quand Robin et Matthew parlent avec leurs amis de Strike lui-même, et que l’on continue à le suivre.

Matthew est toujours aussi insupportable, même si l’acteur fait tout ce qu’il faut pour tenter de le rendre un peu moins antipathique. Je n’ai pour ainsi dire absolument aucun souvenir de toute cette introduction, et pour cause : elle est très différente de celle du livre, même si c’est un ajout qui fonctionne.

Après le générique, on en arrive enfin à ce dont je me souviens, et l’adaptation est franchement réussie : on suit Robin mener sa petite vie tranquille et recevoir un colis en arrivant au boulot. Bon, ce n’est pas n’importe quel colis : c’est une jambe coupée, rien que ça. Et pas n’importe quelle jambe non plus : une jambe avec une cicatrice que Strike reconnaît. C’est vrai que j’avais oublié que ce troisième roman était si glauque.

Niveau interprétation, c’est brillant et réussit : je retrouve dans le visage des acteurs tout ce que leur version romancée ressentaient, ce qui est toujours particulièrement vrai chez Robin. J’ai pourtant dit plus d’une fois que je n’étais pas fan des choix d’acteurs qui étaient très différents des personnages que j’avais en tête, mais il n’y a pas à dire, ce sont d’excellents acteurs capable de faire le boulot.

Sous la jambe, la police (Wardle et une coéquipière) retrouve aussi un couplet de « Mistress of the Salmon Salt », que Strike reconnaît immédiatement car c’était la chanson préférée de sa mère. Aussitôt, Robin se met à enquêter sur les parents de son boss et à cauchemarder toute la nuit, ce qui permet à Matthew d’être bon aimant, de s’inquiéter et de redevenir le connard qu’il est à critiquer Strike. Et à avouer qu’il a couché avec une de ses amies il y a des années – amie qui est toujours amie avec eux.

Robin passe la journée suivante à déprimer, ne se doutant pas une seconde qu’elle est suivie alors qu’elle prend elle-même une femme en filature – ce qui manque possiblement de clarté dans le scénario, mais pas dans le livre. Quoiqu’il en soit, elle passe le reste de la journée à éviter le bureau et boire.

De son côté, Strike suit comme il peut ses propres pistes : il cherche à retrouver son père… Suivant alors les mêmes sites que Robin. Et d’ailleurs, son assistante lui manque alors il fait ce qu’il faut pour la retrouver et obtenir sa confession sur ce qui lui arrive de si étrange. Il apprend donc que Matthew l’a trompée avec une amie qu’elle trouve insupportable, puis Robin se confie sur le viol qu’elle a subi alors qu’elle était à l’université.

L’actrice déchire toujours autant, mais ça n’empêche qu’on touche là à une scène que j’ai détesté dans le roman – parce que ça m’a donné la mauvaise impression qu’il fallait à tout prix qu’on nous justifie le désir d’action et de badasserie de Robin (si, si, c’est un mot) par un passé sordide. C’est un lieu commun vraiment gênant le coup de la nana violée qui en ressort plus forte. Bon, si on passe au-dessus de ça, la scène entre Robin et Strike est vraiment top, et avec ces acteurs-là, c’est dur de ne pas tomber immédiatement dans le ship.

Fort heureusement, on ne s’attarde pas trop là-dessus et Robin dit bien que ça ne change pas qui elle est ; mais quand même. Si Strike ne remarquait pas qu’ils sont suivis quand il l’emmène à l’hôtel, je passerais beaucoup plus de temps sur le sujet. Seulement, il le remarque et ça mène à une première course poursuite toujours aussi compliquée comme il lui manque une jambe. Il retourne alors à l’agence où des journalistes l’attendent, parce que cette affaire de jambe coupée fait beaucoup parler.

Même s’il prévient Robin qu’ils étaient suivis la veille, il ne semble pas plus inquiet que ça, ce que Robin remarque, comme elle a remarqué qu’une jambe coupée ne le dérangeait pas plus que ça.

Il se rend ensuite chez sa sœur, au casting ma foi plutôt réussi. Robin, elle, passe le reste de l’épisode à refuser de parler à Matthew alors que les deux détectives avancent dans l’enquête : elle décide de faire ses valises pour partir enquêter avec Cormoran, laissant un Matthew perturbé derrière elle. Ensemble, ils partent planquer toute une nuit pour avancer dans l’enquête, et Robin prend la décision irrationnelle d’entrer dans l’action sous couverture, se faisant passer pour une avocate.

C’est plutôt marrant parce que l’actrice s’éclate clairement dans son rôle, et ça fait plaisir à voir. En parallèle, la vie de Robin se complique drôlement quand Matthew parle à sa mère ; et celle de Strike se complique sans qu’il ne le sache quand Wardle se met à le soupçonner.

Pourtant, les deux enquêteurs continuent leur travail comme si de rien n’était, et c’est vraiment chouette à voir, parce que ces deux-là sont vraiment bien écrits et sont excellents à suivre. J’adore suivre leurs aventures quand je les lis, donc pas de raison que ça change en série, mais ça aurait pu s’éloigner du livre. Finalement, la seule chose qui change en série, c’est que j’arrive moins à accrocher à l’enquête, car je trouve ça moins évident du côté des noms de chacun ; et parce que l’accent. Chaque fois que j’ai l’impression de m’y être fait, hop, il y a un truc qui me fait lâcher prise. Sinon, la frustration est aussi totale parce que personne n’éteint la moindre lampe de chevet pour s’endormir dans leur virée – ils se contentent de fermer les rideaux. Pff, j’ai besoin de points pour le Bingo Séries, moi !

Ils finissent par rentrer à Londres où Cormoran retrouve enfin Whittaker, son père, ce drogué violent et sexiste qui ne donne pas envie de le rencontrer. Dans le même genre, Robin passe quelques coups de fil à des gens qu’on n’aurait pas envie de croiser dans la rue. L’avantage, c’est que ni l’un ni l’autre ne parviennent à dormir cette nuit-là : Strike est en plein cauchemar concernant sa mère, Robin sur son agresseur.

L’épisode se termine alors très bien : la police débarque à l’agence pour interroger Strike sur ses liens avec la victime à la jambe coupée, parce que quand même, c’est louche : ils ont des vidéos de caméra surveillance d’eux dans le même hôtel et une photo de la presse les plaçant dans le même restaurant. Bref, ça sent le roussi !


Épisode 2 – 17/20
C’est un peu le même commentaire que pour l’épisode précédent : j’adore la série, l’ambiance, la musique… mais le côté policier fonctionne définitivement mieux en livre qu’en série. Sans les personnages, je ne continuerais probablement pas la série – mais en même temps, ils sont aussi ce qui fait le succès des livres alors… En revanche, gros point noir sur la fin de l’épisode qui révèle plus de choses que le livre, résolvant au passage le cliffhanger dont j’attendais désespérément la suite dans le quatrième livre !

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Cormoran, you have to stop acting like I’m part of a problem.

Je ne sais pas pourquoi j’ai tant galéré à trouver cet épisode, mais j’ai fini par tomber dessus avec des sous-titres en allez savoir quelle langue, alors tout va bien. Strike est donc invité au commissariat pour s’expliquer, mais il le fait à merveille en commentant la photo qu’il voit comme un coup monté évident. Et apparemment, ça suffit à convaincre la police, donc c’est merveilleux.

Il est libéré, faute de preuves solides contre lui – il n’y a qu’un faisceau de suspicions. Il retourne donc à l’agence pour bosser plus avec Robin, qu’il met en garde car il a tout de même peur pour sa sécurité. Celle-ci n’en fait bien évidemment qu’à sa tête malgré tout et elle poursuit l’enquête de son côté dans Londres (avec de bien jolis plans), partant à la recherche de Laing quand Strike fait la tournée des strip-clubs à la recherche de Brockebank. Tous deux se heurtent toutefois à des impasses.

Le soir, Cormoran continue de chercher Laing alors que Robin dîne au restaurant avec sa mère, qui la presse à prendre une décision sur le mariage avec Matthew qui approche à grand pas. Elle lui offre un chèque qui peut soit lui servir de dépense pour le mariage, soit de loyer pour son futur appartement seule. C’est beau, quand même, un tel soutien maternel.

Après son dîner, Robin rentre à l’agence et y retrouve un Cormoran endormi, donc elle s’occupe. Le rapprochement entre eux est de plus en plus évident, mais Cormoran se réveille et lui explique que Donald est une impasse, pas une piste sérieuse. L’argent de sa mère ? Robin est prête à le filer à Cormoran pour l’aider à financer l’agence.

Elle rentre malgré tout chez elle où elle a droit à un Matthew tout gentil et prêt à se repentir : il lui refait même une demande en mariage pas si ratée… qu’elle accepte. Quelle idiote ! Mais fuis, bordel. Non pas que je la shippe tant que ça avec Cormoran, c’est juste que Matthew est vraiment insupportable. Je ne comprendrais jamais. De son côté, Cormoran est toujours dans une certaine dépression à repenser à ses souvenirs d’enfance avec sa mère. Bref, cette affaire l’affecte plus qu’il ne veut bien l’avouer. Et le lendemain, la bague au doigt de Robin l’affecte aussi plus qu’il ne veut bien l’avouer, mais bon.

Forcément, Robin doit lâcher l’enquête pour aller préparer son mariage en famille. De son côté – parce que décidément, ils sont chacun en parallèle cette saison, Cormoran poursuit ses investigations en s’intéressant à Kelsey, le cadavre sans jambe. Il se rend voir sa sœur pour comprendre sa place dans toute cette affaire. La police n’apprécie pas trop de le voir continuer à chercher des informations dans leur dos, mais il faut dire qu’il est quand même beaucoup plus fort qu’eux aussi : avec l’aide de Robin, il a retrouvé la piste des trois hommes de son passé qu’il soupçonnait. Bien sûr, ça ne donne rien, mais ça aurait pu et c’est l’essentiel.

Le lendemain, alors que Robin est toujours chez ses parents, Matthew retrouve dans leur appartement un pouce. Et bon petit-déj’ bien sûr ! Strike se rend sur place pour vérifier qu’il va bien, et les deux se disputent inévitablement, même si cette fois-ci, je suis bien évidemment du côté de Matthew qui a raison de s’inquiéter pour Robin vu la situation. Pourtant, elle, elle suit son enquête et prend contact avec la petite-amie de Whitaker. Ah, Robin, toujours les risques inutiles, mais bien pratiques. Evidemment, le soir, alors qu’elle rentre, elle se fait agresser, le tout en étant au téléphone avec Strike.

Ses cours de self-défense et beaucoup de bon sens lui permettent de s’en sortir avec juste un coup de couteau dans le bras, m’enfin tout de même, c’est assez flippant.

Pas de quoi la calmer : à l’hôpital, elle veut continuer à mener l’enquête, mais cette fois, Cormoran et Matthew font front pour la calmer et la stopper. Cela ne fonctionne qu’un temps, parce que très vite, elle reprend du service et mène l’enquête de nouveau, comme si de rien n’était, malgré des cernes évidentes. Et elle prend bien beaucoup de risques, révélant des vérités gênantes à Alyssa qui comprend que son mec, Brokebank touche sa petite fille et manquant d’être tuée par lui. Heureusement, Shanker débarque et l’aide, mais cela n’empêche pas Brokebank de s’enfuir.

Cormoran débarque donc ensuite chez Robin pour lui signifier qu’elle est virée, parce qu’à la jouer cavalier seul et à désobéir aux ordres, elle a empiré la situation plus qu’elle ne l’a aidée. Pourtant, après tout ça, il réussit à trouver son coupable bien vite, et quand même, merci Robin, quoi. Le coupable ? Il le retrouve et se fait agresser par lui de manière bien violente.

Il parvient à l’arrêter et on en arrive alors à la conclusion de l’épisode, avec les réponses concernant l’enquête et l’arrestation, hors écran, de Brokebank. Tout est bien qui finit bien, donc, et Cormoran peut enfin dormir sur ses deux oreilles, même s’il est frustrant d’avoir une Robin autant évincée de la résolution (elle a quand même son heure de gloire, je pense).

Strike utilise alors Shanker comme taxi pour résoudre les derniers moments de cet épisode. Il veut notamment se rendre dans le Yorkshire pour le mariage de Robin, qui se prépare en découvrant dans les journaux que Cormoran n’est plus suspect du meurtre. Et elle est magnifique en mariée, alors que Shanker ne va pas assez vite pour que Strike débarque à temps. Et pourtant si, et il interrompt le mariage bien malgré lui, au moment où Robin doit dire si elle veut épouser ou non Matthew. C’est là que le livre s’arrêtait…

Mais pas là que la série s’arrête : étonnamment, ils bousillent totalement le cliffhanger du livre pour nous apprendre que le mariage a bien lieu jusqu’à son terme. Cela donne beaucoup moins envie de voir la suite, je trouve, car c’est une vraie conclusion fermée. En tout cas, moi, je suis bien content d’avoir lu les premières pages du tome 4 avant de voir cet épisode, car j’aurais super mal pris d’apprendre que le mariage avait eu lieu comme ça…

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EN BREF – C’est une série qui vaut le détour, mais je continue de lui préférer les livres. J’ai moins repéré d’oublis et de coupes que lors du second roman, pourtant, il doit y en avoir tout autant. Le truc, c’est que j’ai lu le roman il y a fort longtemps et que j’étais surtout impatient de lire la suite. Finalement, attendre le dernier moment pour voir ces épisodes, ce n’était pas la plus merveilleuse des idées. Et puis, j’aurais aimé un peu plus de Blue Oyster Cult. En tout cas, la série est toujours aussi plaisante et réussie esthétiquement parlant, et ça c’est cool. Sur ce, je vous abandonne, j’ai un tome 4 qui m’attends !

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Strike (S02)

Synopsis : Après une première enquête rondement menée, Robin et Cormoran sont de retour pour retrouver Owen Quine, un écrivain dont la femme leur signale la disparition mystérieuse.

Saison 1 | Saison 2Saison 3 | Saison 4

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Pour commencer, après une longue hésitation sur la numérotation des épisodes de la série, j’ai décide de suivre la BBC qui diffuse cette « saison 2 » de deux épisodes dans la foulée de la saison 1. D’abord saison 2, cette diffusion l’avait fait devenir partie intégrante de la saison 1 avant d’être annoncée de nouveau comme une saison 2. Bref, une série à l’anglaise, il ne faut pas trop chercher la logique, je crois.

Peu importe, vous me direz. J’avais adoré l’adaptation de The Cuckoo’s Calling, voici donc mon avis sur cette adaptation du second roman, The Silkworm.

Note moyenne de la saison : 16/20

04.pngÉpisode 1 – 16/20
He’s not a fan of short sentences.

Très honnêtement, je suis paumé avec cette série. Selon les sites, cette adaptation de The Silkworm est une saison 2 ou non et elle est passée de quatre épisodes il y a un mois à deux aujourd’hui. C’est un vrai fouillis que les annonces autour de la série, mais bon, qu’importe, tant que ça n’impacte pas la qualité.

Comme je l’espérais, l’ambiance musicale change du tout au tout pour ces épisodes qui sont aussi beaucoup plus gores dès la première scène. C’est ce que j’en attendais : d’un livre à l’autre, Strike change complétement d’univers, tout en gardant Londres comme point d’ancrage. La série parvient à rendre cette atmosphère et c’est une excellente chose.

Les retrouvailles avec Robin et Cormoran sont plutôt sympathiques, avec un rêve de Cormoran se souvenant de son ex plutôt que de se préparer pour le travail. Le travail, justement, se passe beaucoup mieux que lors de la première enquête puisque Cormoran peut se permettre de refuser des clients.

L’intrigue de ces deux épisodes s’attarde sur la disparition d’Owen Quinn, un auteur à succès. Strike est embauché par sa femme qui assure que l’agent d’Owen, Liz, paiera… ce que celle-ci refuse bien sûr de faire. Toutefois, Strike choisit de mener l’enquête, faisant confiance à son instinct d’après le livre, sans vraie logique selon la série.

Assez vite, Strike comprend que la disparition est inquiétante car liée à la sortie du livre Bombyx Mori, qui a assez clairement une mauvaise réception auprès de ceux qui l’ont lu. Il ne résiste donc pas à l’idée de le lire et là pour le coup, les images qu’on en a sont loin de faire justice à ce que j’en imaginais, contrairement au cadavre d’Owen. Mon gros problème est que le meurtre est mis en scène avec les mêmes acteurs. C’est plutôt logique dans l’idée, mais je n’imaginais pas ça comme ça.

Bien sûr, la police se plante complètement d’après Cormoran : ils accusent presque aussitôt Leonara, la femme d’Owen. Seulement, Cormoran a un bon feeling avec elle et il ne voit pas pourquoi elle l’aurait embauché si elle était la meurtrière. C’est vrai que ce serait redondant après le premier bouquin.

J’ai aimé la scène de rencontre entre Cormoran et Matthew, c’était aussi gênant que ce que j’espérais ; peut-être même plus, avec un Cormoran qui ment et un Matthew totalement plat et inintéressant. Au moins, le côté personnel est parfaitement géré, l’invitation de mariage très jolie. Quant au casting, je le trouve une nouvelle fois très réussi, surtout pour Charlotte et pour Liz, qui sont l’une et l’autre exactement comme je les imaginais.

Cet épisode voit aussi Matthew perdre sa mère. C’est déjà difficile d’accrocher dans le roman, mais alors là, j’ai vraiment eu du mal avec la gestion de cette intrigue. Les acteurs le jouent bien, heureusement, mais on manque vraiment d’informations sur lui pour compatir à 100%. Ou je suis un monstre, au choix.

Robin fait donc le choix de rester travailler avec Strike plutôt que de soutenir Matthew, et ça me choque moins que dans le livre. Elle accompagne Strike interroger un suspect qui trouve que Bombyx Mori n’a pas pu être seulement écrit par Quine. Robin est mise de côté par le suspect et cette fois, c’est la goutte d’eau pour elle qui souhaite avoir une conversation à cœur ouvert avec son boss pour lui faire comprendre qu’elle veut continuer à bosser pour lui, mais aussi avec.

La discussion leur fait du bien à l’un comme à l’autre, mais ça ne se voit pas assez dans la série je trouve. Il faut ensuite que Robin arrive à temps pour prendre le train qui l’emmène à l’enterrement de la mère de Matthew et là aussi, ce n’est pas à la hauteur du stress du roman, même si c’est bien joué. J’ai adoré les deux dernières scènes toutefois, que ce soit l’arrestation de Leonara ou la pauvre passante que Strike arrête pour le ramener chez lui. C’était marrant, même si pas exactement conforme au roman.

Du côté de l’écriture, je trouve que la série s’est un peu trop éparpillée et a accéléré son rythme beaucoup trop pour son propre bien. Il est par exemple difficile de saisir au premier abord (surtout si l’on n’a pas lu le roman) que le magazine que regarde Strike a pour couverture son ex ou la raison pour laquelle on passe autant de temps avec des personnages qui ne sont ni Strike, ni Robin. Pourtant, je préfère largement le deuxième roman au premier, comme quoi, l’intrigue ne fait pas tout.

D’ailleurs, côté technique, j’ai apprécié le changement d’ambiance, l’omniprésence de livres un peu partout et le clin d’œil discret mais marrant à JK Rowling, avec un exemplaire des Animaux fantastiques visible à l’écran. Vous l’avez eu ? De manière moins évidente, j’ai cru apercevoir aussi les tranches de Cuckoo’s calling, The Silkworm et Casual Vacancy.

Un bon épisode, mais la qualité décline un peu je trouve, sûrement parce qu’il n’y a que deux épisodes au lieu de trois. Dommage !

05.pngÉpisode 2 – 16/20
Never trust a novelist.

L’introduction de cet épisode ne m’a pas spécialement convaincu, avec la découverte de Robin plutôt intéressante, mais une modification du roman de plus en plus visible. Il est dommage que la série ne reprenne pas là où elle s’était arrêtée. On sent bien que l’adaptation est réduite à deux épisodes, quoi.

Strike est harcelé par les journalistes qui s’intéressent désormais à l’affaire, forcément. Il se rend voir Leonora, effondrée par son arrestation. Il est accompagné de son avocate, devenue beaucoup plus sympathique et amicale que dans le roman, surtout quand Charlotte le contacte ou lorsqu’il est question d’un dîner. Il faut bien compenser l’absence de Nina, grande absente de cette adaptation.

Du côté de la vie personnelle qui continue d’être ce qui m’intéresse le plus dans la série, Matthew découvre que Robin lui a menti à propos de ses occupations en fin d’épisode précédent. Les choses s’arrangent vite entre eux, avec un Matthew extrêmement compréhensif et transformé en petit ami parfait pour le reste de l’épisode, où on ne le voit presque pas. Normal, il n’a que deux épisodes.

Cormoran se blesse à la jambe de manière stupide et Robin se retrouve obligée de l’aider à marcher, mais aussi à mener l’enquête et faire des filatures. C’est un peu comme ça qu’elle occupe son temps dans le roman, de mémoire, alors il était temps que ce soit vu dans la série. Cela permet de faire avancer l’enquête, en plus, c’est plutôt cool. C’est aussi l’anniversaire de Cormoran, mais tout cela est rapidement mis de côté.

L’enquête continue également avec un dîner entre Liz et Cormoran, qui se termine plutôt mal, puisque Liz termine en pleurs. Comme le souligne Strike, tout dans l’édition se résume à de l’alcool et des repas, la scène suivante voit nos enquêteurs à une soirée en plein air qui permet de progresser un peu dans les pièces du puzzle. Comme tout va vite et qu’il y a énormément de personnages, je trouve qu’il n’est pas simple de tout suivre dans cette adaptation.

Il faut bien reconnaître que j’avais eu un peu de mal aussi avec la version papier, cela dit, mais ça c’était arrangé au fur et à mesure, parce que ça aide de voir les noms écrits. À l’écran, c’est plus compliqué, car les visages s’enchaînent et le rythme ne laisse pas le temps de tout digérer des informations diffusées. Par exemple, Cormoran se sert de son frère pour parler avec une serveuse et obtenir des informations, alors que sa famille est vraiment laissée de côté dans la série.

En revanche, j’ai aimé retrouver Dodo dans cet épisode et sa scène avec Robin était bien écrite et bien interprétée. C’est cela qui permet d’arriver aux révélations finales concernant le tueur. Si je l’avais dans le roman et m’en souvenais parfaitement pour la série, je pense que le visionnage de l’adaptation seule m’aurait totalement surpris. Je ne sais pas si c’est une bonne chose du coup, parce que le plaisir de ce genre d’histoire est aussi de mener l’enquête et de trouver le coupable.

Là, il fallait s’accrocher pour mener l’enquête, et c’est dommage. L’adaptation a tout de même le bon goût de ne pas tout changer et garder le bon coupable. Rien de fou dans la révélation, néanmoins, avec une Liz Tassel coupable et qui a rédigé le Bombyx Mori à l’origine de tant de haine. Le littéraire en moins aime comment elle se fait griller, c’est certain, mais alors sa fuite est ridicule. J’aime que cela donne un meilleur rôle au personnage de Robin, mais je n’ai pas souvenir que c’était fait aussi grossièrement dans le roman.

Les scènes finales voient Dodo et Léonora être réunies et Robin obtenir la confirmation que Strike lui paiera des cours pour qu’elle devienne vraiment détective. OK, OK, j’ai trouvé la conclusion vraiment rapide, mais c’était aussi un sentiment de lecture, alors je vais essayer de ne pas trop le reprocher à la série.

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EN BREF – Cette adaptation en deux épisodes s’éloigne beaucoup plus du roman que ne le faisait la première saison. Cela pourrait être une bonne chose, mais dans l’ensemble, je trouve que le rendu est un peu confus. Pour le coup, trois épisodes auraient vraiment été nécessaires vu la complexité de l’intrigue et le nombre impressionnant de personnages. Je ne sais pas bien quelle explication donner à cette réduction de la commande, mais c’est dommage, surtout que l’on perd au passage de bons personnages (Nina) et que l’on a droit à des raccourcis téléphonés à la place, dommage.

La série ne remplace clairement pas la lecture du roman, donc, mais elle n’est pas mauvaise pour autant, loin de là. Son rythme trop vif est bon, le casting toujours excellent – avec une Liz très parfaite, notamment. J’ai aimé le changement d’ambiance musicale et je suis pressé de découvrir ce qui sera fait pour Career of Evil, mais force est de constater que la série a perdu en qualité sur cette saison 2.

La saison 3 (ou la suite de la saison 1, à vous de voir) sera apparemment diffusé la semaine prochaine. Pour la suite, il faudra être très, très patient puisque le quatrième roman n’est toujours pas disponible, malheureusement.

Saison 1 | Saison 2Saison 3 | Saison 4

Strike (S01)

Synopsis : Cormoran Strike, un ancien soldat devenu détective privé, embauche une jeune femme, Robin, comme réceptionniste temporaire. Ensemble, ils se retrouvent à enquêter sur la mort d’un top-modèle qui se serait suicidée… mais ce n’est pas l’avis de leur client, le frère de celle-ci.

Saison 1 | Saison 2Saison 3 | Saison 4

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Pour commencer, j’attendais impatiemment de voir à l’écran ce que cette série donnerait, car j’ai dévoré le roman dont elle s’inspire. Si le casting n’est pas franchement à la hauteur des personnages tels que je les imagine, je n’en suis pas moins curieux de voir ce que donnera cette adaptation, après le fiasco de la dernière série inspirée d’un livre de Rowling.

Et oui, c’est bien JK Rowling qui est derrière le pseudonyme de Robert Galbraith, auteur du roman à l’origine de cette mini-série. Cette première saison se compose de trois épisodes, mais BBC One envisage apparemment de diffuser la saison 2 de quatre épisodes dans la foulée. Nous verrons bien ce que ça donne.

Sans plus de blabla, voici donc mon avis sur The Cuckoo’s Calling, version BBC.

Mon avis sans spoiler : N’ayant pas relu le livre depuis un moment, je ne savais plus bien à quoi m’attendre. Le premier épisode dure une heure, ce qui n’a rien de surprenant pour une série anglaise. Oui, il y a des lenteurs, mais elles participent d’une esthétique très réussie et qui envoie un paquet d’informations, l’air de rien.

De manière générale, la série va être tout à fait excellente, ce pilot introduisant à merveille les personnages et l’intrigue. Pour tous les lecteurs, il y aura peu de confusions : il y a quelques changements et ajouts pour expliciter à voix haute les descriptions qui nous fournissaient les pensées des personnages, mais on se retrouve autrement parfaitement dans l’ambiance que le roman fournissait. C’est une adaptation réussie, qui nous fait voyager à Londres et nous entraîne très bien dans son enquête.

Cela sera difficile de ne pas être fan si vous aimez le roman, car c’est bien mieux réussi que The Casual Vacancy. Pour ceux qui ne l’ont pas lu, il faudra tester pour se faire une idée, mais les fans de séries à enquête devraient y trouver leur compte, de même que ceux qui aiment les bonnes dynamiques à l’écran. Quant aux acteurs, ils sont excellents, alors pas de souci à se faire.

Note moyenne de la saison : 18/20

01.pngÉpisode 1 – 18/20
I’m your new temp, I’m here for the week…

Si Lula Landry l’a rien à voir avec ce que j’imaginais, je dois reconnaître le casting est excellent, car l’actrice est sacrément jolie et respire la beauté. L’ambiance musicale est géniale dès le début et nous plonge dans l’ambiance enneigée la plus parfaite pour cette saison. Je me souviens des descriptions du livre et c’est génial. Comme je sais bien ce qui est sur le point d’arriver, je suis triste d’avance de la mort de Lula et c’est très bien mis en scène.

Je ne m’attendais pas à un générique, mais il m’a surpris positivement, avec une musique sympathique. Très franchement, dès le début, je suis bien loin de la déception que je redoutais.

Le casting de Robin apparaît rapidement assez bon, avec une actrice aux mimiques plutôt sympathiques. L’ambiance londonienne est parfaite, mais le bureau loin de ce que j’en imaginais. C’est toujours étrange de voir adapté quelque chose qu’on a lu. Ainsi, la scène de la rencontre entre Strike et Robin est tout de même trop iconique pour être parfaite – mais elle est réussie malgré tout.

Autant je me suis très vite adapté à cette Robin, autant ce Cormoran Strike est tellement différent de ce que j’en imaginais que j’ai du mal. Pourtant, il correspond bien aux différentes descriptions du personnage, mais bon.

Si j’essaye de me détacher un peu du livre, ce qui n’est pas simple comme vous l’aurez compris à ce stade de la critique, je reconnais que cette introduction de série est quand même très réussie. Les quelques défauts que j’y trouve sont purement ceux d’un lecteur frustré, mais l’ambiance et le mystère sont bons, les personnages ont une bonne dynamique dès le début (et ça fait shipper beaucoup plus que lors de ma lecture) et la BBC n’hésite pas à nous mettre en valeur des lieux pas si iconiques de Londres.

L’enquête avance plutôt bien dans cet épisode, respectant je pense les étapes du roman que je n’ai plus lu depuis un moment. Il est assez fascinant de voir Robin et Cormoran se plonger dans la vie de Lula, de son ex-copain, de Rochelle… Tout est fluide dans la construction de l’investigation.

Outre l’enquête, il est aussi question de deviner les vies personnelles des personnages : Strike dort dans son bureau, après une dispute avec une femme, clairement, dont le nom, Charlotte, est révélé par un coup de téléphone. Sa jambe en moins est plutôt bien gérée par effets spéciaux, doublures et jeux d’acteur.

Robin vit avec son fiancé, qui a le look et l’attitude du plus parfait des connards. Comme trop souvent à la télé, c’est cette partie qui m’intéresse le plus dans l’adaptation. Je connais déjà l’enquête, alors je suis là pour les personnages et leur accent à couper au couteau.

La dynamique entre les personnages est excellente, surtout le duo d’acteurs principaux qui par quelques jeux de regards et de sourires parvient à transmettre exactement ce qu’il faut.

Bon, si vous m’avez lu jusqu’ici, vous l’aurez déjà compris, je suis super fan de ce qu’ils ont fait de ce roman à la télévision. L’ambiance y est telle que je l’imaginais, vraiment aidée par une musique excellente et par la capitale anglaise. Les acteurs sont bons dans leurs rôles, ce premier épisode est totalement réussi. Il couvre déjà plus d’une semaine et voit Robin négocier son retour. Bon, son envie de rester est moins flagrante que dans le roman… Clairement, si vous aimez la série, n’hésitez pas à aller consulter le roman, il est génial et complétera très bien le visionnage, sans rien pourrir non plus de la série. Perso, je sais que j’ai déjà envie de retourner le feuilleter après ce premier épisode. Le cliffhanger est bon et voir Cormoran tenter de sauver la vie de Rochelle après une tentative de suicide.

Je serai de retour rapidement avec ma critique du deuxième épisode, diffusé dès ce soir sur BBC One.

Capture d'écran 2017-08-29 12.41.12Épisode 2 – 18/20
Listen, I want him out, get him out, he’s harrassing me.

C’est reparti pour 57 minutes en compagnie de Strike et Robin. Cela me va très bien, même si je trouve dommage que les trois épisodes ne soient pas diffusés cette semaine : la dernière partie de l’enquête sera en effet pour la semaine prochaine.

Rochelle est bien morte et l’enquête reprend, laissant à peine le temps à Robin de sympathiser avec Cormoran. Ce dernier part interroger Guy Somé, à l’accent français plus cliché que jamais, et tombe sur Ciara, une modèle qui le drague de manière pour le moins évidente. Tout est fluide et il n’est pas surprenant de la voir le ramener chez lui après une soirée arrosée en boîte. Ils finissent même par coucher ensemble, ce qui ne peut qu’aider l’intrigue bien sûr.

Le lendemain, Guy Somé finit par venir répondre aux questions du détective. Je ne suis pas convaincu par le choix de casting pour celui-ci, une fois de plus bien loin de ce que j’imaginais. C’est le problème des adaptations, j’imagine. Ce n’est pas comme si Robin avait une queue de cheval ou que Strike était aussi moche que prévu (loin de là, même).

Cormoran suit également la piste des voisins de Lula au deuxième étage. Là pour le coup, je trouve le casting vraiment impeccable. Oui, ma critique se résume à dire ce que je pense de chaque acteur, je sais, mais comme je connais l’histoire, j’ai peur de spoiler les épisodes à venir si j’en dis trop. Et puis, c’est inévitable avec une adaptation d’en passer par là. Je sais déjà que l’histoire m’intéresse. Cependant, si je suis honnête, je n’aurais probablement pas regardé la série du même œil sans ma lecture préalable. Et oui, une série policière, j’aurais même probablement passé mon chemin, alors qu’en roman, ça passe mieux. C’est comme ça, que voulez-vous, vous connaissez mon avis sur le genre du procédural après tout. N’empêche que dans cet épisode, Cormoran arrive à la conclusion que Lula ne s’est pas suicidée.

Tant que je suis à donner mon avis sur le casting, celui de Wardle, le policier, est terriblement réussi alors qu’il a un profil différent de celui que j’imaginais. Disons qu’on dirait ici une version jeune de Strike et c’est une bonne chose.

Du côté personnel, qui est celui que j’ai le plus envie de voir et résumer, il faut bien l’avouer ; Robin rencontre la sœur de Cormoran, encore plus insupportable que je ne l’imaginais grâce à une voix perchée tout bonnement irritante. C’est un sacré bon casting. Elle enchaîne les bourdes, ruinant le dur travail de Robin en l’affichant comme une balance puis en essayant de convaincre Cormoran que c’est une bonne chose que Charlotte soit partie… alors que c’est lui qui l’a largué. J’aime beaucoup la manière subtile avec laquelle nous glanons quelques informations sur les personnages. C’est déjà ce que j’appréciais énormément dans le livre, ça ne change pas.

Concernant Charlotte d’ailleurs, elle appelle Strike pour lui laisser un ultimatum, car elle veut le récupérer… C’est du moins ce qu’on nous laisse penser, mais il y a plus d’intrigues à venir : elle appelle ensuite le bureau de Strike pour annoncer son mariage à venir.

Nous voyons Robin passer un entretien d’embauche et évoquer l’arrêt de ses études. Oh, n’espérez pas avoir la réponse tout de suite, mais je trouve que l’on voit bien que l’actrice est au courant du pourquoi, et c’est une bonne chose. C’est le genre de scène qui aurait pu être ratée si elle n’était pas  au courant, alors que là, on ressent la douleur de l’échec sur son visage. Oui, je vous tease… allez donc lire les romans 😉

Bien sûr, Matthew (son fiancé, dont le prénom n’est peut-être pas donné dans la série) n’est pas ravi de découvrir qu’elle ne souhaite pas prendre le travail dans la grosse boîte. Il faut dire que Robin est attirée par le boulot de détective privé. Je trouve ça moins évident qu’à la lecture, malgré le bon jeu d’actrice. Difficile de lire les pensées d’un personnage quand on ne les a pas sur papier, j’imagine. En revanche, sa gêne mêlée de curiosité chaque fois qu’elle découvre un pan de la vie de son boss est génial, que ce soit sa rencontre avec Lucy (la sœur) ou le coup de fil de Charlotte.

Ayant appris le mariage à venir de Charlotte, Cormoran se rend dans un pub pour se bourrer la gueule et Robin passe un certain temps à le chercher dans les rues londoniennes. L’ambiance de la capitale anglaise la nuit est en train de me manquer comme jamais, cette série me donne juste envie d’y retourner. Robin s’occupe donc de ramener son soulard de boss chez lui et c’est franchement très mignon cette amitié entre eux… qui n’est clairement pas que ça, du coup.

Du côté de la réalisation, les transitions sont un peu longuettes, ce qui justifie la longueur de l’épisode, mais je continue de beaucoup les aimer grâce au travail effectué sur la bande son. Cela permet d’accrocher à l’ambiance volontairement créée et évite de supprimer les longs passages descriptifs du roman. D’ailleurs, le travail effectué sur les transitions n’est pas sans rappeler celui des filatures en milieu d’épisode et il aura rarement été aussi passionnant de voir quelqu’un marcher dans les rues de Londres.

Contrairement à l’épisode 1 qui nous vendait un immeuble tout à fait horrible, je trouve que le voisinage de Strike est trop laissé de côté. C’était un ajout de la série qui lui donnait un peu de personnalité, mais c’est finalement totalement laissé de côté. Bon, ce n’est pas forcément une grosse perte, mais c’est étrange. En tout cas, le respect de l’œuvre est total, c’est génial.

Le cliffhanger nous révèle que Cormoran a enfin compris qui était le tueur grâce à une vidéo de surveillance… mais alors qui est-il ? Et bien, pour le savoir, il faudra revenir dimanche prochain pour le dernier épisode, ou lire le roman, ou juste se concentrer sur les mains de la silhouette prise en vidéo-surveillance…

03.pngÉpisode 3 – 18/20
He knows you killed Lula.

C’est parti pour la conclusion de cette première enquête – et de la saison, en théorie, mais finalement, The Silkworm fera partie de cette saison 1.

L’épisode commence par un flashback sur la vie de Strike à l’armée et la manière dont il a perdu sa jambe. C’était sympathique comme flashback par rapport au récit du roman et c’est bien introduit par le cauchemar. Oui, c’est plus fort que moi, je compare au roman, mais vous le savez déjà maintenant et vous auriez arrêté votre lecture il y a trois épisodes si ça vous dérangeait… pas vrai ?

De son côté, Robin poursuit son enquête sans lui, car Strike est trop occupé à se réveiller et faire de la pub pour Coca-Cola. Quand il débarque dans le magasin où Robin tire les vers du nez d’une vendeuse, il est pris de court par sa débrouillardise autant que par sa beauté (la robe verte lui va vraiment bien, je dois dire). L’enquête met tellement Robin en valeur qu’on peut comprendre que Cormoran craque pour elle.

Maintenant que Cormoran a son suspect principal, il faut encore trouver des indices et des explications, et j’ai aimé leur reconstitution rapide de la scène de crime. Les acteurs s’en sortent bien à jouer les états d’âme et pensées des personnages, même sans explicitation de tout comme dans le livre. Le travail d’adaptation continue donc d’être remarquable, et l’histoire me plaît toujours autant. Finalement, la mort de Lula Landry n’a à voir qu’avec ses origines familiales qu’elle voulait retrouver. C’est parfait comme intrigue, ça m’avait beaucoup plu dans le roman et son frère est aussi cool dans la série que sur papier, peut-être même plus.

L’enquête est rondement mené et j’ai aimé les quelques ajouts proposés par l’adaptation, notamment ce moment de méditation de la part de Strike cherchant à se souvenir de tous les éléments de l’enquête.

Du côté de la vie personnelle de chacun, Strike est donc légèrement hanté par son passé et vit toujours au bureau.

Le plus intéressant, c’est encore Robin, bien sûr. C’est un personnage que j’adore et le choix de l’actrice m’aide encore plus à accrocher. Dans ce dernier épisode, elle décide de ne pas accepter le job pour lequel elle avait postulé et cela provoque quelques problèmes avec Matthew, son fiancé. C’est une bonne introduction des personnages, je trouve. Bien sûr ce choix de Robin est totalement inconsidéré, car Strike n’a pas les moyens financiers de la garder. Elle décide donc de finir sa journée en se bourrant dans un bar, apprenant vite de son patron clairement.

Tout ceci mène à la fin de l’enquête et la révélation du tueur, avec des explications proposées par Strike qui a tous les éléments en main. C’est excellent de voir toutes les pièces mises en place avec des flashblacks pour tout rendre encore plus explicite au téléspectateur peu attentif à tous les éléments. Il faut dire ce qui est, le puzzle est plus dur à reconstituer devant la télé que devant un livre, mais il n’empêche que la scène de révélations, aussi bavarde soit-elle, est brillante.

La scène d’action est plutôt réussie elle aussi, retransmettant bien le chaos et l’obscurité décrite dans le roman. C’était la scène que je craignais le plus je dois dire, mais elle est comme tout le reste gérée à merveille.

Malgré tout, cet épisode ne décolle pas plus que les autres du côté de la note : il faut bien reconnaître ce qui est, si le rythme est bon en roman, il est un peu lent pour la télévision. Ce ne serait pas pour une histoire que j’adorais avant et des personnages très réussi, il y a longtemps que j’aurais zappé. La série bénéficie donc d’un gros bonus de points dû à son origine et d’une bienveillance évidente de ma part.

Sans l’avoir lue, je pense que cette histoire adaptée à la télévision aurait eu du mal à me captiver autant qu’elle a réussi à le faire ici. Les explications vont un peu vite à l’écran là où elles m’avaient parues trop longue à l’écrit, comme quoi. D’ailleurs, du côté des explications, c’est donc le frère de Lula et client de Strike qui a tué sa sœur, espérant faire accuser le frère biologique de celle-ci. Le but ? S’assurer d’obtenir toute la fortune de sa mère et de Lula.

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EN BREF – Le choix des décors est excellent, le casting s’en tire à merveille (malgré des visages ne correspondant pas à 100% aux descriptions) et cette adaptation est un vrai plaisir à regarder. Merci à la BBC d’avoir prouvé que c’était possible et de m’avoir rendu accro à ces quelques notes de musique : je ne pourrais plus lire le livre sans les avoir en tête je pense. C’est elle qui a réussi à me faire passer toutes les longueurs, car il y en a malheureusement. On ne peut pas attendre d’un livre qu’il corresponde au code télévisuel, et ça se sent tout au long de l’adaptation respectant à la lettre le roman.

Je suis vraiment curieux de voir le résultat la semaine prochaine : je me souviens moins de The Silkworm, mais je sais que chacun des livres de Robert Galbraith a sa propre ambiance. Je me demande donc en toute logique s’il en sera de même avec cette version télévisée.

Et dans tout ça, il faudra que je trouve le temps et les finances de me refaire un détour à Londres un jour, car ça m’a donné envie d’y retourner. C’est une ville que j’adore, de toute façon.

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