Heated Rivalry – S01E06 – The Cottage – 15/20

Aaah. J’ai l’impression que la série vient juste de commencer et la saison est déjà terminée. J’en ai marre des mini-saisons, rendez-moi les networks ! L’histoire commence à peine pour Shane et Ilya aussi, et c’est aussi parce que cet épisode prend ENFIN le temps de se poser et de développer une vraie relation. Je sais bien que enemies to lovers et tout, mais je n’ai jamais autant senti que dans cet épisode leur rivalité alors même qu’elle n’est plus un élément de tension. Et sinon, que cet épisode développe autant de choses, prenne autant son temps, c’est un vrai point positif. Juste, l’attente pour la saison 2 va être longue à présent, alors qu’il y a plein de choses que je souhaite voir désormais.

Spoilers

Comme une envie de passer des vacances au cottage.


For the next two weeks, let’s just be honest with each other.

Joyeux Noël ! Oui, j’ai encore mis de côté le blog pendant la période des fêtes, oui, je n’arrive pas à être aussi régulier ici que ce que j’ai pu l’être pendant des années et oui, j’ai toujours envie de l’être mais je me laisse emporter par d’autres choses – comme la vie. Malgré tout, toute la semaine, mes réseaux sociaux ont été envahis de Heated Rivalry et de blagues sur le cottage. Malgré tout, j’ai revu plein de fois cette semaine la dernière scène de l’épisode précédent. Aussi, avant d’être trop spoilé et malgré les nombreux cadeaux qui m’attendent, je me dis qu’il vaut mieux voir cet épisode au plus vite… Quitte à être frustré par l’attente interminable de la saison 2 (parce que ça va être quelque chose, encore, elle n’est pas écrite pour l’instant).

Et la dernière scène de l’épisode précédent ? Désolé, mais sans la chanson et sans le « huh ? » final de Shane comme dans le récap au début de ce dernier épisode, c’est quand même vachement moins cool. La première scène de cet épisode voit Scott monter sur scène pour raconter qu’il a accompli son plus grand rêve en remportant la coupe un mois plus tôt.

Pourtant, son discours finit par tourner autour de sa vie privée, inévitablement. Son coming out est extrêmement vu et commenté par tous – et il est heureux de recevoir des messages de fans, y compris de très jeunes fans gays, pour que ce ne soit pas qu’une insulte qu’on balance dans les vestiaires quand il est question de hockey. Scott parle de sa solitude, de la difficulté d’avoir été gay et insulté, indirectement, pendant des années. Le discours est réussi. Il est prenant. Il est aussi grandement hors sujet – parce qu’il a beau dédier son trophée à son équipe et son coach, il ne parle finalement que de sa relation. Mais en même temps, peut-on lui en vouloir ?

Des années de silence, ça vaut bien qu’on parle un peu de la peur paralysante du coming-out dans les médias. Et pas que dans le monde fictif d’Heated Rivalry, du coup. La scène est sympa, se termine par Kip qui voit tout ça depuis son bar gay préféré avec tous ses amis et… oh, c’est mignon. Sans plus, cette fois.

On s’attarde ensuite sur la rivalité chaude qui donne son nom à la série : Shane se rend à l’aéroport pour récupérer Ilya qui vient d’arriver. Ce dernier est tellement terrifié d’être là et de passer l’été avec Shane. Pour autant, il est vraiment venu et c’est très bien comme ça. Ils ont deux heures de route à faire ensemble. Shane est soulagé de savoir qu’Ilya n’a croisé personne et lui dit qu’il a tout prévu : le cottage est plutôt discret et retiré de tout, et il a dit à ses parents qu’il partait dans une retraite silencieuse. Un sacré silence, si vous voulez mon avis.

A l’arrivée, Shane reproche à Ilya d’avoir joué malgré sa blessure aux côtes, et il refuse donc de laisser Ilya porter ses sacs. Quel homme galant. Il a déjà fait les courses, il a un chalet de malade mental tellement il est beau et il s’inquiète de savoir si Ilya a soif. Aha. Soif de lui, très clairement. Le cottage est mignon tout plein, hein, et ils le baptisent vite. Tant pis s’il y a des vitres absolument partout.

Au moment de coucher ensemble sur le canapé, Shane explique qu’il n’a couché avec personne depuis un moment et que ça ne durera peut-être pas bien longtemps. La réponse d’Ilya est incroyable pour lui : lui aussi n’a couché avec personne depuis la dernière fois qu’ils se sont vus, il y a des mois. Oh. Les voilà enfin et pour de vrai en couple, même s’ils ne le disent pas explicitement. Que c’est bien.

S’ils ont très envie de faire l’amour (sans même prendre une douche avant malgré le voyage, eh), Shane propose ensuite d’emmener Ilya dans la chambre qu’il occupera. Pardon, mais ? Est-ce qu’il a prévu de ne pas rester dans la même chambre que lui ? Ils sont certes en train de s’amuser et entrent dans un jeu de rôle un peu con, mais… c’était étrange comme développement. Tout ça pour coucher ensemble sur un lit, en plus.

D’ailleurs, alléluia, Shane veut fermer les putains de volet. C’est la base quand tu es une célébrité, non ? Ilya lui dit de ne pas le faire et jette la télécommande. Ils veulent vraiment vivre dans le danger. Je suis surpris que la série coupe la scène de cul qui suit, par contre. On passe de Shane qui va tailler une pipe à Shane qui gère le barbecue pour faire des hamburgers. What the fuck ?

En tout cas, ils sont mignons dans leur petite vie de couple. Ils paraissent si rangés et simples, si peu affamé de sexe (oui, oui, même dans la scène précédente). C’est donc ça de vieillir ? Ils se promettent d’être honnêtes pour deux semaines et finissent par parler bien rapidement de leur relation. Ilya cherche à savoir qui est au courant de leur couple, mais souhaite aussi savoir si les parents de Shane savent qu’il est gay.

Celui-ci n’est clairement pas prêt à en parler – ni à en parler avec Ilya, ni à l’avouer à ses parents. Il me fait tellement de la peine à avoir peur comme ça de son coming-out. Il a beau dire que ça a un peu à voir avec Ilya, on sent bien que c’est lui qui n’est pas à l’aise. Et je comprends bien pourquoi, mais il faut aussi qu’il se fasse à l’idée que c’est sa vie.

Cet épisode est si bien : on a enfin affaire au couple et à la romance que la série vendait. Certes, ça traîne en longueur et il ne se passe pas grand-chose à première vue, mais dans les détails, c’est ouf. Les deux personnages creusent vraiment dans le passé de l’autre, ils apprennent à se connaître comme un couple le ferait : il y a les moments ridicules, comme quand Ilya a peur d’un oiseau, et les moments terribles, comme quand il raconte la mort de sa mère, confortablement installé sur les genoux de Shane. Enfin. Cela n’a pas l’air si confortable, en vrai.

J’ai eu plus de mal avec la scène suivante, quand Ilya est tellement excité à l’idée d’être avec Shane qu’il le force un peu : Shane est au téléphone avec Hayden, ça ennuie Ilya qui ne peut plus jouer au jeu vidéo avec lui (j’ai ri du côté « ma tête est sur la couverture ») et qui décide donc pour se venger de l’exciter, le masturber, lui faire une pipe. Pardon, mais Shane a clairement dit non tellement de fois que je ne trouve ça ni excitant, ni mignon. Je vois bien que, dans le fond, on nous dit ensuite que Shane était consentant et a trouvé ça sexy… mais en vrai, non, ça ne l’est pas. Non, c’est non. On en est encore à dire ça en 2025 – et à paraître chiant et emmerdeur de tourner en rond quand on le dit, en plus. Eh, ça me sort un peu de l’épisode.

Je me suis rapidement calmé ensuite, pas quand on les a vus faire un foot, mais quand il a commencé à être question du futur. Ce n’est pas évident pour eux : Ilya n’en peut plus de la Russie et veut se simplifier la vie. Il envisage ainsi de jouer pour Boston. Certes, il serait un sacré rival pour Shane, encore et toujours, mais au moins, ils se rapprocheraient. Par contre, ça suppose aussi de se marier avec Svetlana pour Ilya.

On sent assez vite que ce scénario dérange Shane. Ils essaient d’en parler, tout en se touchant les pieds dans une scène d’intimité de couple qui passe bien – on n’est pas sur du sexe, juste sur deux amants qui commencent à parler d’avenir.

C’est au beau milieu de la nuit que Shane, incapable de dormir, réveille Ilya avec un plan pour leur futur. Et il voit très loin : une action caritative menée ensemble pour se rapprocher publiquement sans que ne soit bizarre, une carrière pour Ilya qui ne serait plus à Boston, mais à Ottawa pour se rapprocher de Montreal et donc de Shane, un futur très lointain où, une fois à la retraite, ils pourront se mettre ensemble. En vrai, je dis « très lointain », mais la retraite en hockey ne doit pas être si loin.

Ce qui est sûr, c’est que c’est surprenant de les voir envisager un avenir ensemble à ce point. Ilya lui balance donc qu’il l’aime. La réponse de Shane ? Holy shit. Suivi d’un « I love you too ». Ils sont si mignons. Si perdus. Si amoureux. Je me laisse complètement balader par cet épisode, alors que j’étais énervé quelques minutes avant. Ils sont passés de plan cul à relation de couple de manière bien peu crédible et trop peu développé, je trouve, mais c’est très bien pour eux. Et c’est une belle représentation, en vrai.

Ils sont amoureux comme tout, voient des jolis couchers de soleil et couchent ensemble, avec Shane et Ilya qui prennent encore le temps de poser de grandes questions sur « comment on a pu laisser tout ça se passer ? » au moment où Ilya s’apprête à pénétrer Shane. C’est du grand n’importe quoi, mais c’était un peu drôle.

Et au milieu de tout ça, Shane continue de penser au futur : il propose à Ilya d’ouvrir une école de hockey et de donner des financements pour la santé mentale, pour lutter contre les pensées suicidaires (comme celles qui habitaient la mère d’Ilya).

Le temps semble passer vite et lentement à la fois au cottage, et c’est un peu pareil pour cet épisode qui n’en finit pas mais avance si vite à la fois. On retrouve ensuite le couple en train de se baigner tranquillement, avec un peu d’humour et un téléphone laissé de côté. C’est ce genre de journée d’été où rien ne compte que la paresse et l’oisiveté et ça a l’air si bien.

Leur plus gros problème ? Savoir s’ils mangent les pates de la veille ou s’ils se font des hotdogs. Ils remontent donc vers le chalet et ne peuvent apparemment pas rester éloigné l’un de l’autre bien longtemps. Comme d’hab, donc, sauf que cette fois, il y a le père de Shane dans la cuisine et il les voit à travers la fenêtre.

Ca aurait pu passer l’air de rien, mais bon, Ilya était en train de l’embrasser. Au moins, pour une  fois ils ne sont pas en train de coucher, c’est déjà ça. Il n’empêche que c’est la fin du paradis pour les deux stars. Le père de Shane a donc vu son fils embrasser son pire rival. C’est un peu violent comme coming out. C’est pour cela qu’il vaut mieux dire les choses tant qu’on le peut, je suppose – mais c’est vrai que ce n’est pas toujours évident d’aborder le sujet, et encore moins de tout avouer comme ça.

Le père de Shane n’est pas excellent dans sa réaction en plus, parce qu’il choisit de se barrer, tout simplement. Shane essaie bien de le rattraper, une fois remis de son choc, mais non. Ilya est drôlement incroyable dans cette scène : je ne reconnais pas tellement le personnage. Il insiste sur le courage de Shane, il le soutient sans s’énerver, sans rien dire, finalement. Shane vit son pire cauchemar, mais Ilya souhaite être là pour lui. Il lui propose même de l’accompagner chez ses parents. Et quand Shane se met à genou devant Ilya, cette fois, c’est juste pour pleurer.

En vrai, Shane est tellement stressé que je ne comprends pas pourquoi c’est lui qui conduit ensuite pour aller chez ses parents. Ilya porte le t-shirt de l’équipe adverse, ce qui est hilarant quand on sait qu’il va rencontrer officiellement ses beaux-parents. À l’arrivée, Shane ne sait plus où se mettre ou quoi penser.

Son père avait juste oublié son chargeur chez Shane et il a été servi. C’est un peu gros cette histoire après autant de temps, mais soit, on fera avec. Shane présente donc Ilya à ses parents, après avoir annoncé qu’il était gay. Sa manière d’enfin le dire, après tant de temps, c’est presque trop simple. J’ai de la peine pour lui quand même, parce que ce n’est pas évident comme coming-out, d’être pris par surprise dans l’intimité et tout.

L’avantage, c’est que les parents prennent tout ça plutôt bien : ils ne s’énervent pas, ne l’insultent pas, ne semblent même pas si affectés que ça par les mensonges de Shane. Eh, la mère reconnaît qu’ils se doutaient – ou en tout cas qu’ils s’étaient posés la question de savoir s’il pouvait être gay. De là à imaginer que leur fils couchait avec son pire ennemi, en revanche, ça, ils n’étaient pas prêts.

Les parents se posent quand même la question de savoir quand leur relation a commencé, et c’est si drôle. Il y a des questions qu’il vaut mieux ne pas poser, je crois, parce qu’ils découvrent que leur fils leur cache une décennie de mensonge et de baise avec Ilya – même si le mot baise n’est pas exactement plaqué comme ça sur leur relation.

Shane m’a tellement fait rire à détester le mot « lovers », mais ce qui m’a achevé, c’est la mère qui passe à l’alcool. Elle sort de la vodka, pour Ilya, ce qui est une pure blague en vrai, et une prise de risque. Les parents posent aussi de bonnes questions sur le futur. Ils gèrent la carrière de Shane depuis si longtemps que c’est logique. Cela dit, rien ne vaut le moment où la mère se demande si son fils a pu laisser gagner Ilya, parce que bon, y a des priorités dans la vie et la sienne, c’est le hockey.

De son côté, Ilya s’en sort bien de son coming-out bi auprès des beaux-parents, en annonçant qu’il n’a jamais été amoureux que de Shane, même s’il a couché avec plein de femmes. Ils commencent à se faire du pied sous la table, ce que je trouve quelque peu osé, mais allez, pourquoi pas. Ils aiment vivre dangereusement.

En vrai, Shane vit son cauchemar, mais ça se passe plutôt bien : les parents de Shane prennent tout ça si positivement. La mère a un peu de mal à digérer tout ça, mais ce qu’elle ne digère pas, c’est que son fils se soit senti si mal : elle aurait aimé qu’il puisse le dire sans que ce ne soit si difficile. Et là, une fois de plus, bordel ce jeu d’acteurs. Je suppose que ça peut paraître lent, long et pas crédible, tout ça, mais le jeu des deux acteurs dans cette scène est très réussi. C’est une très belle scène de coming-out, finalement.

La mère a l’occasion de s’excuser, à dire à Shane de ne pas avoir honte, de ne pas s’excuser et… à lui dire qu’elle est fière. C’est si beau. C’est la réaction que tout le monde devrait avoir, c’est celle qu’on voit de plus en plus souvent à la télévision, mais soyons francs, ce n’est pas toujours celle qui se déroule dans la réalité.

Sinon, de retour à table avec Ilya, la mère est surprise de découvrir que son gendre est prêt à trahir Boston pour aller jouer à Ottawa – eh, la fidélité en hockey, c’est important aussi – mais elle comprend ce que ça signifie pour le sérieux de la relation de son fils. Le père s’intéresse aussi au cas de Scott, pour savoir s’ils ont pu communiquer. Il est intéressant et surprenant de voir qu’Ilya l’a contacté – j’aurais attendu ça de Shane, à la rigueur, même s’il est vrai que c’est Ilya qui a été le plus chamboulé.

En tout cas, il est clairement question d’avenir et de coming-out à faire à plus grande échelle, Shane entame alors une jolie crise d’angoisse. Je crois que tout ça est un peu trop concret pour lui – avoir sa mère qui vante le courage de Scott, c’est quelque chose. Et ce qui calme son angoisse ? Shane qui lui dit que sa famille est là et que son petit-ami est là. Tout est bien, tout est si bien.

Quelle tristesse que ce soit déjà la fin d’épisode. Le générique de fin se déroule alors que Shane et Ilya rentrent au cottage. C’est frustrant, j’ai l’impression que ça ne fait que commencer vraiment. Il y a tellement encore à raconter. Les acteurs ont signé pour trois saisons, la deuxième est validée par la chaîne. Vivement la suite. Ce générique de fin où ils rentrent en voiture, comme un couple, est si mignon. Si long aussi. Si banal, en fait.

En bref

Mon avis sur la série fait un peu un grand écart entre le début et la fin, parce que ça partait vraiment mal : je pensais avoir une romance, j’ai eu un plan cul qui ne pensait qu’au sexe. Pourtant, sur la fin, j’ai une série mature qui me parle représentation – et qui le fait bien – tout en développant un couple très sain dans un contexte toxique ; j’ai une vraie romance, des personnages qui grandissent ensemble. En chemin, il y a Kip/Scott, un couple qui était bien plus ce que j’attendais de cette série que ce que la série a proposé.

Et mon avis au milieu de tout ça ? En perpétuelle évolution. Je ne sais pas quoi penser : la saison est trop courte, les épisodes trop différents, le rythme incroyablement expéditif au début et si lent ensuite… C’est un petit OVNI, mais c’est ce qui rend la série si bien, peut-être ? Je n’ai pas su à quoi m’attendre d’un bout à l’autre.

Enfin, si, il y a une constante dont j’ai peu parlé dans mes critiques tant elle est évidente et saute aux yeux : les deux acteurs principaux sont incroyables. Ils ont une alchimie qui crève l’écran et qui les rend immédiatement beaux et attachants. On a envie de les voir ensemble, envie de les voir s’embrasser et wow, chapeau pour le casting et les performances.

L’histoire ? Ce n’est pas terrible du tout, parce que la série semble survoler plein de détails et tout le contexte. Et maintenant ? Maintenant, j’ai envie de savoir la suite, j’ai envie de connaître les autres personnages et les autres couples. Il faut attendre la saison 2 et il est bien possible que ça se fasse en lisant toute la saga. Foutu pour foutu… Allez savoir.

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Percy Jackson and the Olympians – S02E04 – Clarisse Blows Up Everything – 13/20

Je n’y arrive définitivement pas avec cette série. Elle continue de me donner l’impression qu’il faut avoir lu les livres pour la comprendre, l’adaptation échoue vraiment à donner toutes les pièces du puzzle et c’est très étrange comme sensation, surtout quand, comme moi, on n’a aucun souvenir de lecture. Au-delà du fait que ce soit étrange, c’est frustrant, parce que j’ai envie d’accrocher et parce qu’il y a de vrais bons moments… mais ça ne fait pas tout.

Spoilers 

Clarisse retrouve bien vite Percy, Tyson et Annabeth : amie ou ennemie ?

We are not friends

C’est chouette de sortir un épisode un jour de réveillon de Noël, mais ça fait que j’ai privilégié la cuisine et le repas à préparer plutôt que cette série. Il faut dire aussi que ce n’est pas la série de la décennie, et certainement pas celle que j’attends le plus chaque semaine. Pourtant, me revoilà pour critiquer l’épisode 4. Joyeux Noël à tous, et hop, enchaînons.

L’épisode débute par Annabeth qui dévisse une grille dans les égouts. Qu’est-ce qu’elle foutl à ? Aucune idée. En tout cas, elle voit un bracelet que je suppose appartenir à Thalia et qui la met bien mal. Un flashback nous révèle ce qu’il en est : elle est déjà passée par ici avec Luke, qui lui a révélé, quand elle était bien plus jeune, que c’était une cachette que lui et Thalia utilisaient. Soit. Le bracelet vient d’un jeu de société et lui a été offert par Luke alors qu’ils étaient poursuivis par des cyclopes.

D’après Luke, ce bracelet était un charme de protection. Soit ? On découvre ensuite Thalia dans l’épisode, enfin. Elle débarque dans les égouts pour dire qu’ils ont été retrouvés par des ennemis, mais il s’agit en fait de Grover qui vient protéger Thalia. Et pardon, mais j’ai l’impression que Thalia est d’un coup une grande sœur pour Annabeth, plus qu’une meilleure amie comme je le pensais depuis le départ… Et vraiment, je n’ai aucun souvenir d’avoir lu tout ça quand j’étais petit. J’ai du mal avec le rythme de la série, c’est dingue.

On a des flashbacks pendant otut l’épisode, histoire de voir un peu plus Grover cette saison. C’est lui qui a convaincu Thalia de se rendre à la colonie avec Annabeth et Luke. C’était le seul moyen d’être protégé de tous les monstres qui les pourchassaient inévitablement, parce qu’ils font un bon capital de demi-dieux, tout de même. Grover ne parvient pas à les convaincre, malheureusement, et Luke insiste pour partir plus vite.

Annabeth, elle, perd son bracelet et en est triste. Le problème, c’est qu’elle n’est plus protégée. Ainsi, quand elle s’aventure seule au petit matin pour le retrouver, elle est rattrapée bien vite par des cyclopes. Bien que kidnappée par les cyclopes, elle s’en sort finalement grâce à Thalia qui affronte le danger pour la retrouver et tuer des cyclopes. Vraiment, c’est une grande sœur et je n’aime pas trop comment c’est présenté.

En tout cas, c’est comme cela que Thalia a été menée à sa perte : elle a pris Annabeth dans sa famille et a décidé de se rendre à la Colonie pour la protéger, même si cela ne lui plaisait pas. Malheureusement, c’est en chemin vers la Colonie que Thalia a été confrontée aux furies et a été transformée en arbres.

De retour dans le présent, on voit Tyson et Percy partager une scène. C’est bien de les voir communiquer un peu : ils parlent avant tout de prophétie, parce qu’il est important pour Percy d’apprendre à Tyson que les prophéties ne disent pas toujours ce qu’on pense qu’elles disent. Bon, que cette scène sympa finisse par les personnages qui se rotent dessus, en revanche, je n’étais pas prêt. C’est plutôt une chance car ça fait qu’ils s’éloignent du bateau pile à temps : Clarisse débarque avec ses hommes et n’hésite pas à faire exploser leur bateau. Elle est excellente et j’adore ce personnage : elle est badass comme il faut, je trouve. Son seul but est d’obtenir les coordonnées de la Mer des Monstres que Percy détient – et elle l’a retrouvé grâce à Arès. Bon, c’est un peu simple comme Arès est la solution à tous les problèmes pour Clarisse.

Puisqu’elle refuse de prendre Percy, Tyson et Annabeth dans son équipage, Percy défie en duel Clarisse, avec des règles simples : si elle gagne, il lui donne les coordonnées. Dans le cas contraire, il prend son bateau et l’abandonne à terre avec son équipage. MOUAIS. Personne ne prend le temps de discuter de ce qu’il se passe et ça commence tout de suite à se bastonner. Ugh. Percy n’est pas le plus malin, hein.

Annabeth voit les choses différemment : elle tue une partie de l’équipage de Clarisse. Elle est maligne Annabeth : elle tue des gens déjà morts, les libérant de la dette qu’ils ont, pour pouvoir prendre leur place. Et elle ne tue pas n’importe qui : seulement ceux que Clarisse a désigné comme ingénieur (une place pour Tyson) ou connaisseur de la Mer des Monstres (histoire de gagner sa place quoi). Ainsi, Clarisse n’a plus le choix que d’embaucher ce nouvel équipage : Annabeth, Percy et Tyson. Ses hommes auraient bien envie de la tuer, mais bon, c’est comme ça.

Ainsi, notre trio monte à bord du bateau de Clarisse bien vite. Si elle est la capitaine, en théorie, Percy a du mal à lui faire confiance. Il préfère s’en tenir aux avis d’Annabeth, notamment quand Clarisse lui explique qu’ils n’ont pas le choix de passer soit par Scylla, soit par Charybde, pour atteindre la Mer des Monstres. Et oui, on est dans une saison qui nous promet de faire face à tout l’Odyssée. Si Annabeth confirme les dires de Clarisse, elle propose aussi de passer par Scylla, comme Ulysse, en rappelant qu’il a perdu six hommes, un par tentacule. Percy trouve le plan d’Annabeth brillant, évidemment : l’équipage de Clarisse est déjà mort.

Le problème, c’est que Clarisse a promis à son équipage une place sur les Champs-Elysées. C’est une promesse qu’elle ne peut pas tenir, en vrai, mais elle compte sur son père pour le faire. Comme elle reste capitaine, c’est encore à elle de choisir s’ils affronteront Charybde ou Scylla. Percy trouve ça con : il est sûr que le plan d’Annabeth est forcément le meilleur.

Elle est perturbée par tout ça, mais décide de prendre le temps de monter sur le pont pour se débarrasser du bracelet retrouvé le matin. Pardon, mais pourquoi ? Le charme peut tenir, tout de même. De toute manière, la mer a d’autres projets pour Annabeth : le bracelet revient vite. Un peu plus loin sur le pont, Tyson et Percy partagent à nouveau une petite conversation. C’est l’occasion d’apprendre que Tyson n’était jamais monté sur un bateau avant ou que Percy a des talents innés d’explorateur maritime. Grâce à son père, il sait précisément la vitesse et la direction du bateau.

Tyson trouve que ça va vite et se dirige alors vers la salle des machines, sauf qu’en chemin, il tombe sur le bracelet d’Annabeth. Celle-ci comprend qu’elle ne doit peut-être s’en débarrasser – mais elle le récupère trop vite à mon goût. Elle le jette à nouveau pourtant (à un moment donné, y a pas à s’obstiner comme ça !), avant de dire à Percy qu’elle pense qu’ils vont perdre face aux monstres. Ben super. Elle est déprimée car ramenée à son histoire avec Thalia.

Elle la raconte à Percy qui trouve le moyen de la réconforter et de la remotiver. En parallèle, Clarisse présente à son équipage les périls qui les attendent – Charybde, Scylla, les sirènes, Polyphème. Ils restent tout de même motivés à la suivre où elle voudra, se portant tous volontaires pour être les six courageux qui vont mourir.

Une fois de plus, la série a été trop vite en besogne : l’équipage est devenu si fidèle si vite à Clarisse, c’est abusé. Bien sûr, le commandement est pesant pour Clarisse. Contre toute attente, c’est à Percy qu’elle s’en confie (je dis contre toute attente, mais évidemment qu’elle se confie au héros de la série, hein, c’est juste pas si logique vu la relation entre eux). J’aime vraiment beaucoup Clarisse et j’ai de la peine pour la prophétie de l’Oracle qu’elle cherche à déjouer désormais, parce qu’on lui dit de rester seule et sans amis. Tu m’étonnes qu’elle dise à Percy qu’ils ne sont pas amis après ça !

Cela dit, ils arrivent tout de même à destination : la Mer des Monstres. Elle est prévenue par son équipage, qu’elle remotive comme elle peut. L’attente commence alors : six d’entre eux restent sur le pont pour faire face à Scylla. Le plan est que six hommes occupent les six tentacules du monstre, mais le monstre décide de les prendre un par un. J’ai de la peine pour les hommes de Clarisse : elle n’a pas présenté si clairement que ça le choix.

Quand elle perd son troisième homme, qu’elle aimait bien, Clarisse change totalement d’avis. Elle vire de bord et décide d’aller affronter Charybde, parce que les héros tuent les monstres. Moui. T’as déjà perdu la moitié de tes sacrifices, elle en perd un autre alors qu’elle s’éloigne de Scylla. Finalement, elle met juste tout le monde en danger alors que le sacrifice était déjà fait.

C’est complètement con : on voit plusieurs hommes tomber à l’eau alors qu’elle se bat contre Charybde. Dit autrement, pour sauver trois vies, elle sacrifie tout le reste de l’équipage. Par chance, elle a Percy à bord : celui-ci maîtrise assez le courant pour faire en sorte de s’en sortir. Elle a aussi Tyson à bord, qui fait ce qu’il peut pour que le bateau aille bien plus vite. Elle a son fusil pour tirer contre les monstres qu’elle veut tuer. Et puis, elle a Annabeth qui retrouve à temps le thermos avec les vents pour mener à bien le plan de Percy qui a besoin de ces vents.

Malheureusement, Annabeth est déséquilibrée : elle tombe et passe par-dessus bord. Elle est sauvée de justesse par Clarisse, seulement, le thermos, lui, s’ouvre dans la cale du bateau. Tous les vents sont libérés du côté de la salle des machines où se trouvait Tyson. C’est l’entièreté du bateau qui se désintègre alors face aux vents. Et c’est un bon cliffhanger, mais bon, en soit, il n’y a pas tellement moyen de survivre à ça. Seront-ils en Enfer, comme Ulysse, dès le prochain épisode ? Ou vont-ils s’échouer sur un rivage ? On verra bien mercredi – sauf si les préparatifs du réveillon sont plus intéressants et auquel cas, on verra en 2026. Suspense.

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Heated Rivalry – S01E05 – I’ll Believe in Anything – 18/20

OK. Wow. Cet épisode, comme le troisième, me fait reconsidérer la série très différemment. Dès qu’elle s’éloigne du cul et du sexe pour développer ses personnages, elle marque bien des points. La représentation qu’elle propose de la peur du coming-out, de la manière de vivre (sa relation) dans un pays homophobe et, de manière globale, la représentation gay en fait une véritable pépite. Et ça me prend par inadvertance car je ne pensais vraiment pas avoir tant de bien à en dire après les premiers épisodes. Mais là… Le talent des acteurs, la fluidité de l’écriture et l’importance des messages évoqués… Bordel, ça ne va quand même pas devenir une obsession cette série ?

Spoilers

Shane et Ilya se rendent compte que leur relation évolue et leur échappe.


Are there any, like, gay hockey players ?

Quoi de mieux pour bien commencer les vacances que de se coucher à pas d’heure devant un épisode d’Heated Rivalry ? J’ai passé la journée d’hier à avoir envie de dormir, mais au moment d’y aller, impossible de trouver le sommeil. Alors voilà, ça a fini devant cet épisode – que Twitter m’a déjà un peu spoilé, mais c’est littéralement impossible de passer à côté des tweets et spoils de cette série apparemment.

Shane se réveille alors que Rose est déjà habillée et prête à partir. Apparemment, Shane complexe de ne pas avoir réussi à tenir la distance au lit avec elle, mais elle lui pardonne bien vite. Ils font toujours la une de tous les tabloïds, ce qui obsède littéralement Shane autant qu’Ilya. Ils passent leur temps à lire ça plutôt qu’à se parler ou se préparer pour la prochaine étape de la compétition de hockey en cours. Oui, parce que si la série ne prend pas le temps de nous en parler vraiment, voilà qu’on apprend que les deux vont se retrouver exceptionnellement dans la même équipe.

Comme je n’y connais rien en hockey, je ne vois pas trop comment c’est faisable, mais c’est tout un truc apparemment : les deux adversaires vont se retrouver dans la même équipe, ce qui ne laisse pas non plus de place pour Scott – de toute manière, les commentateurs semblent penser que Scott ne tiendra pas la distance. Sympa.

Le début d’épisode continue de se concentrer sur la relation entre Rose et Shane, en tout cas. Il la retrouve au restaurant et elle se met à parler de son collègue, Miles, qui est si jaloux d’elle parce qu’il sort avec Shane. Et juste comme ça, il faut en déduire que Rose a tout compris et c’est incroyable comme la scène est bien écrite ensuite : elle est très ouverte d’esprit, comprend très bien que Shane est gay mais qu’aucun joueur de hockey n’est déjà out.

Elle rame comme elle peut pour en arriver à lui faire comprendre qu’ils ne sont pas faits pour ensemble s’il est gay, et que c’est OK s’il l’est. Elle veut très clairement être son amie et toute la scène est à pleurer. Honnêtement ? L’absence de mots de Shane quand elle lui pose des questions sur ses autres relations et ses possibles premières fois avec un mec, wow. Il y a peu de scènes aussi bien écrites, mais surtout aussi bien joués par les acteurs. Eh, c’est la base pour un acteur, je sais. M’enfin…

Je ne m’attendais certainement pas à une scène comme ça dans la série, ou pas si tôt dans l’épisode. Je pensais vraiment qu’on allait continuer sur le mensonge entre eux pendant un moment. Le fait qu’elle soit aussi ouverte d’esprit, en plus, c’est tellement chouette pour Shane. Eh, ça donne le smile. Et c’est un bon début d’épisode.

De son côté, Ilya passe du temps avec sa copine qui commente le hockey et surtout Shane. Elle parle de ses mains merveilleuses autant que de son talent, histoire de voir si Ilya réagira quand elle dit qu’il est beau gosse. Elle m’a fait rire. Elle parle aussi de Rose ensuite et on voit bien que ça énerve Ilya. Il est fort cet acteur, tout passe dans le regard à chaque fois.

Bon, OK, dans la scène suivante, en 2017, ça aussi par les lèvres, hein. Il retrouve Shane dans un bar et les deux se préparent à jouer dans la même équipe en Floride. Eh, le soleil, quelques matchs et tout un week-end pour eux comme ils sont venus seuls ? Si ça ne ressemble pas à des vacances ! Ilya a clairement envie de se faire Shane directement sur le bar, c’est fou.

Malheureusement, ils sont interrompus par un coéquipier qui est fort pour casser la tension sexuelle entre eux – mais pas d’inquiétude, Ilya sait la remettre bien vite. Il complimente Shane, qui finit par lui avouer qu’il a embauché une styliste. C’est si drôle. Je commence à les apprécier en tant que couple avec cette scène ; et il serait temps. Franchement, le plan cul a duré bien trop longtemps. En tout cas, Ilya se renseigne pas si discrètement sur la vie de Shane, pour savoir s’il est ou non en couple avec Rose. Et ça lui fait si plaisir qu’il ne le soit pas !

Ils passent ainsi l’après-midi au bord de la même piscine – pas ensemble, mais juste assez pour que ça soit fun. On nous alterne ça avec quelques images d’un match dont on ne sait pas grand-chose. Ce qui est certain, c’est que la tension sexuelle est là entre eux aussi pendant le match : Ilya va jusqu’à embrasser le casque de Shane quand il marque. Après tout ça, ils se retrouvent sur une plage pour un coucher de soleil, quelques doigts qui se caressent et la joie de savoir que Shane n’est pas compatible avec Rose.

Une fois la nuit tombée, ils se retrouvent aussi dans la chambre d’hôtel d’Ilya. Seulement, cette fois, ce n’est pas juste pour baiser. Non, Shane a envie de parler, voyez-vous. C’est une évolution logique après l’épisode précédent, mais il est plus que temps d’en arriver là. Si Shane souhaite parler, c’est parce qu’il sait que leur dernière fois était différente et qu’il y avait quelque chose entre eux. Bien sûr, Ilya n’a pas envie de le reconnaître tout de suite, mais bon, Shane finit par dire qu’il pense être gay.

Il serait temps ! Tant d’années perdues. Ilya est bi, sans surprise, mais Shane s’est rendu compte qu’il ne l’était pas. Pour sa défense, pas évident d’être gay et de coucher avec son pire ennemi – du moins, un ennemi sur le papier. Le problème, encore et toujours, est qu’Ilya affirme qu’ils ne peuvent pas être autre chose – ils ne peuvent pas être le couple dont Shane aurait envie. Et ça se comprend : pour Ilya, ce n’est pas juste qu’une question d’image et de compétition, c’est aussi l’exil de son pays. Vivre dans un pays homophobe, quelle plaie !

C’est très con, hein, mais tout cet épisode met tellement en avant des problématiques trop souvent oubliée quand il est question de personnages gays. Personnages. De personnes, finalement. L’historique familial d’Ilya complique encore la question du coming out, évidemment. Et s’ils couchent ensemble ensuite, cette fois, la série ne prend pas le temps de nous le montrer. Est-ce qu’on est ENFIN passé à autre chose que le plan cul ?

Deux semaines plus tard, Ilya invite donc Shane à passer à son hôtel pour une petite heure avant le match. Ils n’avancent pas vraiment dans le couple, en vrai, mais en même temps si : ils passent du temps ensemble, parlent de plus en plus de sujet perso (bon, ça se résume à la famille d’Ilya, mais c’est déjà ça). Après, quand il se passe quelque chose d’un peu grave dans la vie d’Ilya, Ilya ne prend pas la peine d’informer Shane. C’est en sortant de la douche dans les vestiaires qu’il apprend qu’Ilya n’est plus avec son équipe et que ce n’est pas normal. Il passe donc toute sa soirée à stresser de savoir ce qui est arrivé à son copain.

Ilya finit par appeler Shane pour lui expliquer que son père est mort, mais pas avant de lui avoir demandé de remettre ses lunettes parce que c’est sexy. Ilya prend trop les choses par-dessus la jambe, en vrai, et il veut revenir sur le terrain au plus vite après l’enterrement de son père. Et en l’attendant ? Un peu de sexe par téléphone. Pardon, mais putain, ce sont des stars internationales, prennent-ils vraiment ce genre de risques ? Et pourquoi la série change totalement d’ambiance avec cet épisode qui paraît soudain hyper timide par rapport aux précédents qui nous montrait du cul, du cul et du cul ?

Le changement de ton est marqué. Je vois bien que le but est de montrer qu’Ilya et Shane partent vers quelque chose de plus sérieux, mais la transition est étrange car trop brutale d’un épisode à l’autre. Bon, après, c’est bienvenu. Le retour en Russie n’est pas simple pour Ilya, en tout cas : son père est mort, certes, mais son frère lui en veut aussi de les avoir abandonnés si longtemps pendant que lui s’occupait de son père. Pourtant, Ilya est clairement celui qui apporte de l’argent à son frère. La relation se tend définitivement entre eux : Ilya lui file un appartement, promet de l’argent pour sa nièce et hop, il ne veut plus jamais le revoir, remis sur le droit chemin par Svetlana au passage.

Cette dernière est toujours aussi lucide sur les sentiments d’Ilya envers elle. Il l’aime, oui, mais elle espère que Jane sait à quel point il est chanceux. Wow. C’est une sacrée relation – un sacré sacrifice pour elle. Après tant de tension, Ilya a besoin d’appeler Shane, qui s’isole comme il peut pour pouvoir parler un peu avec son copain. Ils en sont là. C’est une relation de couple, enfin. Ils prennent le temps de s’appeler, alléluia, mais Ilya est limité tout de même : il n’a pas envie de réfléchir à ce qu’il doit dire et c’est trop compliqué pour lui en anglais.

Shane lui propose de parler en russe, même s’il ne le comprendra pas. Le truc, c’est que nous avons droit aux sous-titres : Ilya est tellement touchant dans cet épisode, lui aussi. Il prend cher, avec une envie de foutre en l’air sa famille et son pays qui est bien visible. La scène est belle, l’acteur est doué, Shane écoute sans rien comprendre – mais des émotions, ça se comprend dans toutes les langues. En plus, malgré sa rage envers son frère et sa famille, Ilya s’en veut aussi de ne pas s’être occupé de son père. Pas simple, tout ça. Et puis, Ilya finit par reconnaître qu’il aime Svetlana, mais pas autant qu’il n’aime… Allez, finis ta phrase !

Il lui faut du temps, mais Ilya finit par reconnaître qu’il est amoureux de Shane et qu’il a envie de lui tout le temps. Quand il repasse en anglais, Ilya est de nouveau un petit connard qui parle de cul, mais eh, Shane est de plus en plus guimauve et… Ilya aussi. On va peut-être faire quelque chose d’eux, enfin !

Une semaine plus tard, Ilya est de retour au Canada. Shane et lui se retrouvent à jouer l’un contre l’autre à nouveau et… Ils kiffent ça. Oh, le coéquipier de Shane voit d’un mauvais œil le fait qu’ils se parlent, mais bon, Shane veut arranger son plan cul, quoi. Bien sûr, comme tout va de nouveau bien entre eux, il faut un nouvel obstacle au couple.

Et l’obstacle est facile à trouver quand on est face à deux sportifs. Shane est déconcentré par la beauté d’Ilya pendant le match et un accident est vite arrivé : une collision avec un autre joueur l’envoie directement à l’hôpital. Le truc, c’est que face aux caméras, Ilya est hyper inquiet, Shane clairement dans les vapes et la tension à son plus haut point. Shane ne pourra jouer pendant un temps, les commentateurs admirent la rivalité entre les deux joueurs et voilà quoi.

Le lendemain, Ilya se rend évidemment à l’hôpital pour une visite à Shane. C’est mignon tout plein. Shane essaie de l’inviter pour l’été chez lui, mais bon, Ilya se contente d’un peut-être. C’est beau. Ils sont interrompus par une infirmière, mais c’est clair que Shane allait obtenir ce qu’il veut non ?

On ne saura pas. Le temps passe encore, Rose s’avère être une excellente amie pour Shane pendant qu’elle tourne son nouveau film (Avatar ?) et le tournoi continue. Celui-ci est commenté par SMS par Shane et Ilya, alors que Shane est en repos chez ses parents, tentant de se remettre de sa blessure.

Et alors que personne n’y croyait en début de saison, l’absence de Shane finit par être une aubaine pour un autre. En effet, Scott Hunter fait remporter la coupe à son équipe pour la première fois en 28 ans. C’est une belle victoire pour lui. Il est ravi et passe la meilleure soirée de sa vie. C’est dommage de ne pas l’avoir vu plus parce qu’on aimerait comprendre à quel point c’est merveilleux pour lui autrement que par quelques répliques. Et alors qu’il passe le meilleur moment de sa vie, son copain, lui, est en train de pleurer dans les gradins car il ne peut pas partager ça avec lui, alors que le monde entier – enfin, les fans de hockey quoi – regarde ce match.

C’est alors que sur le terrain, Scott se présente alors devant ses fans et fait signe à quelqu’un de venir le rejoindre sur la glace. Quelqu’un ? On sait tous très bien de qui il s’agit. Heureusement qu’il y a la meilleure amie pour le forcer à le faire.

Shane et Ilya regardent avec attention, chacun dans son pays. Ilya est avec des coéquipiers bien trop silencieux à mon goût pour la véracité de la scène, Shane avec ses parents. Et comme toujours, Shane et Ilya communiquent par SMS, pour commenter le match – et cet après-match étrange.

Personne ne comprend exactement ce qu’il se passe, mais Scott lui demande de le rejoindre sur la glace. Le regard d’Ilya, le regard de Shane, alors que les deux se rejoignent sur la glace et s’embrassent. Wow. Un coming out comme ça, on n’en voit pas tous les jours. Enfin, si, sur Twitter, quoi. Un tel baiser en pleine victoire, ça redéfinit tout, surtout quand tout le stade les applaudit et semble heureux pour eux.

Ilya s’isole aussitôt pour appeler Shane. Si ce dernier est encore sous le choc, il n’est pas prêt pour ce qui suit : Ilya lui indique qu’il le rejoint chez lui et accepte son invitation. Wow. Cette scène à elle seule justifie l’existence de l’adaptation en série – et sa nécessité. La représentation est importante, on ne le dira jamais assez. Ici, ça libère Ilya d’un poids (et tant d’autres gens en même temps, parce que c’est tout ce qu’on demande, l’acceptation et l’amour). Et c’est tellement mignon !  

Bon, si on m’avait qu’il me faudrait essuyer une petite larme après un épisode de cette série quand je l’ai commencée, je n’y aurais pas cru.

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Percy Jackson and the Olympians – S02E03 – We Board the Princess Andromeda – 14/20

L’épisode propose un étonnant changement de rythme dans sa construction, mais ce n’est pas forcément pour me déplaire d’avoir deux intrigues en parallèle. Pour autant, ça fait beaucoup de nouveaux personnages à découvrir et surtout de nombreuses informations à ingérer en peu de temps. Je ne sais pas, une fois de plus, j’ai l’impression que c’est trop dense pour être foutu dans un épisode de 30 minutes comme ils le font. L’ambiance reste sympathique, au moins.

Spoilers 

Percy, Annabeth et Tyson entament leur quête, qui était en fait celle de Clarisse.

I smell Monsters on the ship

Ce n’est pas parce que la série n’est pas parfaite que je ne vais pas continuer à la regarder. Me revoilà donc pour voir Clarisse venir chercher sa prophétie de l’Oracle avant de partir accomplir sa quête. Bon, la prophétie n’est pas ce qu’elle veut entendre puisqu’il est question d’échec. Je pense qu’on peut dire qu’elle passe un mauvais début de journée, découvrant ensuite qu’Annabeth s’est barrée et qu’elle doit choisir un nouveau compagnon pour sa quête. Pas cool. Elle décide donc de rester solo.

Clarisse croise ensuite son père, Arès, qui désapprouve son choix de ne pas avoir de compagnons pour sa quête. Clarisse fait comme si le choix était le sien depuis le début, mais bon, avec un père comme ça, je la comprends. Arès lui fournit tout de même un bateau pour qu’elle puisse partir, c’est déjà ça, surtout qu’il lui fournit aussi un équipage : des guerriers morts au combat qui lui doivent donc une faveur, car tous ceux qui perdent lui en doivent une.

S’il paraît gentil quand j’écris ça, ce n’est pas le cas : il engueule les troupes et fait bien comprendre à sa fille qu’elle est inexpérimentée et qu’elle n’a pas intérêt à se planter. C’est bien simple : il la menace, tout simplement. Bref, une fois de plus, la vie de Clarisse ne semble pas simple. Elle navigue sous de gros nuages noirs, avec une équipe ne lui faisant pas confiance et refusant de l’écouter. Ils préfèrent faire la fête et boire que d’écouter une ado.

Elle finit pourtant par les convaincre de la suivre lors d’un joli petit discours improvisé sur le pont quand la fête s’arrête. Ils sont des losers ? Très bien : elle leur propose, en criant et pleine de confiance, de gagner pour une fois et d’être acclamés comme les héros qu’ils peuvent être. Le problème, c’est qu’une fois son équipage au travail, elle découvre qu’elle n’a pas les bonnes coordonnées pour aller à la mer des Monstres. Son nouvel objectif est donc de retrouver Percy pour qu’il lui donne les bonnes coordonnées.

Pendant ce temps, le nouveau trio principal de la série accoste à bord du paquebot qu’Hermès a montré à Percy dans l’épisode 2. Les voir arriver illégalement, c’est une chose, mais dans la scène d’après, ils ont déjà une chambre et ne semblent pas vouloir être plus discrets que ça. C’est étrange. Pour régler le problème qu’il a avec Annabeth, Percy lui propose tout simplement de ne pas lui dire le secret. Il a même l’idée d’un code, « Bénédiction », qui permettra à Annabeth d’empêcher qu’il ne fasse n’importe quoi : il s’arrêtera aussitôt qu’il l’entendra.

Soit. Si le plan est pourri et ne plaît pas trop à Annabeth, elle n’a pas trop le choix : Tyson les informe qu’il sent des monstres sur le bateau. En effet, sur le pont, ils tombent sur trois Lestrygons qui se promènent comme si de rien n’était. Annabeth ne comprend pas le plan d’Hermès sur ce coup-là, mais elle n’est pas au bout de ses surprises : ils tombent ensuie sur Alison.

Celle-ci prétend être leur amie, mais Percy finit par se souvenir de son rêve de début de saison. Il comprend donc que c’est un piège et un combat entre eux éclate aussitôt. J’ai l’impression de parler de Pokemon, mais en vrai, ça va tellement vite : Alison est rapidement jetée par-dessus bord (enfin, elle tombe en vrai, elle essayait de faire tomber Annabeth) et ils retrouvent dans ses affaires une carte de Cronos.

Percy comprend rapidement que Luke est sur le bateau : ils sont littéralement à bord d’un bateau de Cronos qui propose de jolies croisières pour les monstres qui veulent faire un peu de bowling. En vrai, c’est drôle. Le truc, c’est que Percy veut aussitôt faire en sorte de faire tomber Cronos/Luke, mais Annabeth utilise aussitôt leur nouveau mot de passe.

Elle propose de capturer Cronos, parce qu’elle ne veut pas prendre le risque de tuer Luke. Si Percy pense qu’il ne peut pas être sauvé, ce n’est évidemment pas le cas d’Annabeth. Au milieu de tout ça, Tyson les écoute et est sceptique sur toutes les histoires de mythologie, surtout quand il demande des explications sur ce Cronos qui veut se venger alors qu’il est supposé être en morceaux.

Le trio explore ensuite le bateau, découvre qu’Alison est remontée à bord et… tombe directement dans le piège qu’elle leur tend. Je trouve ça abusé : Tyson peut tout entendre, mais il transmet les informations trop tard pour que le trio ne soit pas arrêté et confronté directement à Luke. Ce dernier demande que Tyson soit écarté des deux autres et leur raconte beaucoup trop de chose de son plan : son but est d’aller au bout du Grand Réveil des Titans. Il souhaite utiliser la Toison d’Or pour accélérer l’exécution de son plan dans la Grande Prophétie.

Percy entend donc parler de la Grande Prophétie dont il ne doit pas être au courant et même s’il demande à ne pas avoir plus d’informations, il finit par en avoir parce que Luke est trop fier de son plan. En vrai, il présente bien les choses : il leur montre ainsi que Tyson est accepté non pas comme un monstre, mais comme un atout qui peut bosser pour lui.

Si Luke est persuadé de tout ce que Cronos lui dit et de la prophétie, Annabeth essaie de le mettre en garde contre Cronos. Il est alors révélé que Tyson était en train de fabriquer une bombe pour pouvoir s’échapper avec ses deux amis. J’ai bien aimé la révélation et l’explosion, mais j’ai un peu de mal à comprendre leur plan sur du plus long terme.

Percy, Annabeth et Tyson parviennent à s’échapper du Princesse Andromeda et utilisent les vents d’Eole pour s’éloigner bien vite du bateau de Luke, mais… ça semble tellement contre-intuitif ! Malgré tout, Luke a réussi à planter la graine du doute en Annabeth : elle se rend compte qu’elle ne connaissait peut-être pas Thalia autant qu’elle le pensait et si c’est le cas, elle a pu se tromper sur bien d’autres choses. Elle décide donc de raconter la fameuse grande prophétie à Percy : l’un des trois enfants des Dieux atteindra ses seize ans et deviendra une arme puissante confrontée à un choix simple. Cette arme fera perdurer l’Olympe… ou se retournera contre eux pour mettre fin au règne des Dieux. C’est présenté comme une mauvaise chose, mais au stade où on en est dans la série, est-ce que ce ne serait pas une bonne chose de mettre un terme à tout ça, finalement ?

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