NCIS – S20E08

Épisode 8 – Turkey Trot – 16/20
L’épisode de Thanksgiving du NCIS (oui, je le vois en février, et alors ?) est un peu décevant, mais il a quand même ses moments forts et il reste sympathique pour moi en se concentrant sur un personnage que j’aime bien. Les scénaristes ont fait de leur mieux pour maintenir l’intérêt du spectateur, mais il y a encore de la place pour l’améliorer, principalement parce qu’il ajoute des détails à la vie d’un perso qui seront vite oubliés par la suite. Comme toujours. Tant que ça permet de passer un bon moment, je ne devrais pas m’en plaindre.

Spoilers

Jessica fête Thanksgiving avec sa sœur, même si elle la déteste.

Cet épisode de Thanksgiving du NCIS possède un faux départ évident, avec une fausse piste qui implique un homme fan d’une militaire. L’attentat raté au cours d’une foire en ville, alors qu’il voulait prendre une photo avec sa militaire, attire l’attention de nos agents et c’est finalement grâce à lui qu’ils comprennent que l’attentat s’avère finalement être une tentative de meurtre contre Jess. Nous sommes nous aussi balader par ces révélations, parce que rien ne permettait de le déduire à l’origine.

Malgré cela, l’enquête patinait et les choses semblaient un peu lentes dans cet épisode. La construction de l’épisode est certes sympathique avec la révélation du méchant pile à temps, sauf que ça prend tout son temps à de nombreuses reprises. En plus, le flash de début d’acte a un peu trop spoilé que le type allait sortir son flingue, ce qui nous laisse en tant que spectateur à attendre ce moment tout du long.

Très vite dans l’épisode, on apprend que Jess est brouillée avec sa sœur (je ne me souvenais même pas qu’elle en avait une) qu’elle ne supporte pas, mais avec qui elle parle encore malgré tout. Thanksgiving est évidemment l’occasion d’une réunion de famille dont elle ne semble pas vouloir, mais à laquelle elle se plie quand même. Honnêtement, la sœur de Jess, Robin, est absolument insupportable. Les scénaristes ne mentent pas, Robin est l’exact opposé de Jessica, ce qui a dû être amusant à écrire pour eux, mais qui est infernal pour nous.

Malgré cela, Robin arrive tout de même à faire rire, en particulier lorsqu’elle demande des exemples de situations impossibles dans lesquelles elle se fourre, en pleine prise d’otage par son fiancé rencontré deux semaines plus tôt. Dans le même genre, elle surnomme sa sœur « Wetssica », ce qui est aussi son mot de passe.

Bon, il faut bien parler de la prise d’otage, autrement. On voit venir à des kilomètres le coup du portable dans l’eau et je ne crois pas une seule seconde que Kasie ou Jess puissent se faire avoir comme ça… La réaction de Kasie à la prise d’otage n’est pas hyper crédible d’ailleurs, ça fait trois fois en deux saisons, faut arrêter de s’acharner sur elle comme ça. Finalement, tout se termine bien, comme toujours, mais avec un semblant d’émotions lorsque la révélation est faite que le frère du fiancé s’est suicidé sans que Jess ne parvienne à l’empêcher.

Le détail de la montre avec les initiales gravées que sa sœur a offert à Jess est un peu trop gros pour être crédible à mes yeux, mais pour un épisode de Thanksgiving, c’est le genre de détail qui fonctionne. Le but était d’ajouter ce qu’il fallait d’émotions, et en toute honnêteté, il y en avait. En fin de compte, j’aurais aimé que Jimmy reste avec Jessica et sa sœur pour terminer l’épisode, ce qui aurait donné encore un peu plus de sensibilité. On s’en passe avec la nouvelle dispute entre sœurs, tout aussi crédible.

NCIS Hawai’i – S02E07

Épisode 7 – Vanishing Act – 16/20
C’était dans un registre différent de l’épisode de la série-mère vu juste avant, mais j’ai adoré aussi cette enquête : elle avait un bon début et une bonne fin ; malgré un milieu moins prenant. Du côté du développement des personnages, on a une surprise qui sort de nulle part, difficile à digérer… mais terriblement bien écrite pour une série procédurale. C’était surprenant, dans le bon et le mauvais sens du terme à la fois. En somme, un épisode plutôt efficace mais avec quelques défauts notables.

Spoilers

Une femme se fait enlever dans l’ascenseur en rentrant de la promenade de son chien.

Cet épisode de NCIS a commencé de manière très efficace avec une scène d’enlèvement dans l’ascenseur qui a réussi à me faire flipper, vite fait. Disons que ça fait repenser à toutes les fois où l’on entre dans un ascenseur avec un inconnu et sans chien pour nous indiquer qu’il nous veut du mal. Par contre, sérieusement, si j’étais en fuite comme la femme de cet épisode, j’espère que j’aurais tendance à plus écouter mon chien, tout de même. Ernie a défoncé des portes ouvertes en analysant le comportement du chien…

N’empêche que l’enquête qui a suivi était rondement menée, avec des éléments intéressants tels que Theo, l’enfant de la femme enlevée qui sympathise avec Jesse, et le contact prévisible avec la mère via un chat dans un jeu vidéo. Je pense qu’on nous a fourni quelques scènes bien inutiles pour l’enquête, notamment à l’école quand Theo s’enfuit ou dans l’appartement quand Lucy et Kai papotent et nous font le débat chien/chat. En plus, merde, Lucy préfère les chats, c’est inacceptable.

Malgré ces défauts et le temps perdu parfois (quoique, Lucy/Kai, c’était pour parler de ce qu’il se passe du côté de Lucy après tout), les scènes d’action étaient également bien intégrées, mettant en avant le personnage de Whistler. Je pense que c’était vraiment une volonté de la mettre en avant encore plus que d’habitude : sa présence devient indispensable alors qu’elle ne devrait même pas être dans la série puisqu’elle est dans une autre agence.

Sa présence est encore plus compromise avec le départ de Lucy, alors avoir cette scène où elle sympathise vraiment avec Kai et Jesse avant de se voir offrir un peu d’action, c’était chouette. Je n’ai pas compris comment Jesse arrivait avant elle dans la course poursuite par contre, parce qu’il paraissait partir de bien plus loin et que Kate n’est pas si lente en théorie.

Bref, côté enquête et développement de Whistler, c’était prenant et chouette. Cependant, le départ de Lucy était décevant et semblait sortir de nulle part. Si l’actrice avait prévenu la production à l’avance, ce qui semble être le cas, ce départ aurait pu être anticipé au moins sur l’épisode précédent, pour nous permettre de nous faire à l’idée et pour proposer au moins une scène de plus. Je comprends bien que l’idée est de nous montrer que sa promotion se fait du jour au lendemain et que tout va très vite, mais pour nous aussi, ça va vite.

Cela signifie tout de même que l’actrice quittera la série pendant quatre mois, alors qu’elle est le personnage préféré des fans (bon, en tout cas, c’est le mien). Bien que cela ne pose pas de problème pour les autres agents, pour les enquêtes et pour une durée aussi limitée, j’espère que lors de son retour, Lucy aura un épisode entièrement dédié à elle dans le sous-marin. Quelle idée pour l’actrice d’avoir deux jobs en parallèle franchement !

Il n’empêche que son départ était plutôt bien géré : elle a au cours de l’épisode les scènes nécessaires pour dire au revoir à tout le monde. Bien sûr, avec Jane, j’aurais aimé une scène de plus parce que là, on a juste celle de l’annonce et c’est un peu léger étant donnée la situation. À l’inverse, la scène avec Jesse était une vraie réussite pour les deux personnages (allez, on aurait pu se passer, à la rigueur, de la lourdeur des bris de verre dans les cheveux – mais c’était une bonne scène d’action et une bonne coupure d’acte d’avoir ce saut d’un balcon à l’autre).

Plusieurs jours après avoir vu l’épisode, j’en ai encore de vifs souvenirs, et ça, c’est une bonne chose ! Faut dire, c’est rare qu’un épisode de cette franchise me surprenne et là, pendant tout l’épisode, j’ai cru que Lucy allait prendre la décision irrationnelle de rester avec Kate plutôt que d’aller dans son sous-marin. Content qu’elle ne le fasse pas, c’est raccord avec le personnage et ça fait du bien de voir un truc crédible dans une série pour une fois !

NCIS – S20E07

Épisode 7 – Love Lost – 16/20
Cet épisode de NCIS a été un excellent exemple d’enquête de la part de l’équipe. Je suis plutôt content de me rendre compte que la série a encore la capacité de proposer des épisodes aussi intéressants après tout ce temps ; surtout que c’est loin d’être toujours le cas. Sans inventer l’eau chaude, les scénaristes parviennent encore à convaincre, sans même avoir besoin d’aller chercher à trop fouiller les personnages.

Spoilers

Un homme entre au NCIS pour accuser la big boss de vouloir le tuer.

Si on sent arriver de très loin au début de l’épisode la douille qui attend nos agents, j’ai bien aimé la révélation que l’homme qui leur demandait de l’aide était finalement le mari de leur grande patronne. C’est le genre d’idée simple qui fonctionne toujours dans les séries procédurales, avec des agents qui n’osent pas trop enquêter comme d’habitude parce que cela met leur job en péril malgré tout. Bon, après, c’est toujours un mystère de se rendre compte que leur job n’est pas plus souvent à risque quand on voit comment ils se comportent avec les réunions obligatoires – à ne pas y aller et envoyer Kasie comme ça.

À la place de Kasie, je les enverrai bouler aussi sec. BREF. Il y avait apparemment beaucoup à faire du côté de l’enquête de la semaine, au point qu’aucun personnage n’est vraiment développé cette semaine (enfin, dans cet épisode vu cette semaine, parce que je suis trop en retard pour parler d’épisode de la semaine).

Les idées dans l’enchaînement des événements de l’enquête étaient bonnes, mais le coupable était clairement prévisible dès le départ. J’ai eu des surprises dans la manière dont se déroulait l’enquête, au point de me sentir baladé parfois par les scénaristes. Cela faisait un moment que ce n’était plus le cas et c’est le deuxième épisode de suite où je retrouve des éléments vraiment intéressants.

Les personnages principaux avaient de bonnes interactions, l’enquête était hyper fluide, avec une bonne grosse dose d’humour très NCIS, pour nous éviter l’ennui et les personnages secondaires, finalement plus développés que les principaux pour cette fois, étaient sympathiques. Franchement, j’ai terminé l’épisode en espérant les revoir, même si ça ne risque pas d’arriver. Le mari est parfaitement insupportable, mais ça le rend attachant, bizarrement. Pour le reste, la crédibilité est parfois à remettre en question, parce que vraiment, se rendre chez la fille, c’était juste pour qu’elle puisse lire les SMS soi-disant envoyés par son père, hein ; ça n’arrive jamais habituellement.

Quant à l’idée complètement folle de le faire passer pour un suicidaire, j’ai adoré. Je l’ai senti venir qu’on nous menait en bateau, mais c’était fait avec suffisamment de finesse pour que ce ne soit pas trop énervant. Malgré les défauts inévitables de ce genre d’épisode qui oublie totalement les fils rouges au profit d’une enquête vite oubliée, c’était du bon NCIS comme j’aime !

Par contre, c’était vraiment oubliable : j’ai vu l’épisode il y a quelques jours et c’est pour ça que la critique va rester si courte. Même en prenant des notes après l’épisode, il n’y a pas beaucoup plus à en dire.

NCIS Hawai’i – S02E06

Épisode 6 – Changing Tides – 14/20
Il faut bien reconnaître que c’est un peu surnoté, mais une scène de l’épisode m’a fait penser que j’étais possiblement passé à côté de quelque chose pendant l’intrigue… Alors qu’en fait non. On en parle plus longuement dans la partie avec spoilers évidemment, seulement, je considère que c’était toujours bien joué de leur part d’avoir réussi à me faire douter. Bref, c’était autrement un bon épisode, plutôt classique pour la série. C’est déjà du spoil de dire ça, je sais.

Spoilers

Un homme meurt empoisonné après avoir bu de l’eau de mer.

Je vais commencer par évacuer au plus vite l’enquête policière dans cette critique. On ne va pas se mentir, c’est rarement le point qui m’intéresse le plus dans un épisode, et dans cet épisode, ça a été particulièrement véridique : j’ai préféré me préparer à manger, désolé. En plus, je l’ai vu il y a deux jours cet épisode et j’ai oublié d’écrire la critique.

Du coup, j’en retiens trois choses principalement. 1) C’était l’occasion de nous rappeler que Lucy avait peur de l’eau. La scène était sympathique, jusqu’à ce qu’elle s’approche finalement beaucoup plus que ce qu’elle avait dit de la mer… C’est dommage, ils tenaient un bon filon. 2) Kai n’a absolument pas peur de l’eau et tous les prétextes sont bons pour nous le montrer torse nu. Cela faisait longtemps, j’imagine. 3) Ils ont réussi à me faire croire qu’on allait peut-être perdre Jesse, parce que c’était quand même bien en fin d’épisode et que je me suis dit que ça aurait été un putain de cliffhanger. M’enfin, nous sommes toujours devant une série de la franchise NCIS, et ce n’est donc pas ce qu’il se passe.

C’en était presque dommage. La série serait passée dans la cour des grands avec une telle perte inattendue comme ça. Mais justement : c’était trop inattendu ! Nous n’avions plus eu d’épisode sur lui depuis un moment ; pas de mention à sa fille récemment et finalement assez peu de scènes « perso » pour lui au cours de l’épisode.

Tout au plus, ses interactions avec Jane étaient intéressantes cette semaine. M’enfin, ils préparent mieux les sorties de personnages quand ils virent les acteurs habituellement. Il n’empêche, ça m’a attaché un peu plus que prévu à l’intrigue ; et j’ai failli faire cramer mes tacos. Ce ne fut pas le cas, et j’ai bien mangé après cet épisode.

Pour en revenir à l’épisode, je l’ai donc surtout apprécié pour l’intrigue concernant Jane et son fils. Apparemment, cette saison, les scénaristes ont totalement zappé qu’elle avait une fille aussi. J’aime beaucoup la vision de l’éducation de Jane, qui correspond bien à celle que je voudrais que tous les parents donnent aux gosses. Ne pas dire qu’elle n’aime pas sa copine, ne pas lui interdire d’aller en Europe s’il finance son voyage… Ma foi, ce sont de bonnes réactions de sa part.

Et tant pis si le karma lui envoie dans la figure que son fils est aussi débrouillard qu’elle. C’est une bonne chose qu’il se trouve un job, et on n’a pas tous besoin de l’université pour être heureux dans la vie. Il a toute une vie pour y retourner en plus. Enfin, je ne sais pas comment fonctionne le système américain exactement, mais le passage par la case fac n’est pas forcément synonyme d’un avenir brillant, alors c’est bien de le laisser faire ses propres choix.

Voilà, ce n’est jamais que mon opinion ; mais vous lisez les critiques pour ça en général. Evitez de m’insulter en commentaire en cas de désaccord, please.

Et sinon ? Je n’ai pas trop compris l’intérêt de l’intrigue autour d’Ernie. Bon, il a perdu son père avec qui il ne s’est jamais entendu, OK, bien, vu, next ? Cela n’avait pas trop d’intérêt a priori, sauf si la propriété que son père revend permettra de faire un quelconque lien lors du crossover avec les autres séries de la franchise. Cela sortait de nulle part et ça va être vite oublié par la suite, j’imagine. C’est un peu dommage.

En plus, pour une fois, je n’ai pas trop aimé les réactions de Lucy. Bon dieu, mais qu’est-ce qu’elle a forcé pour qu’il lui parle de son père ? Laisse-le respirer s’il n’a pas envie de t’en parler. Bon, c’est le problème quand tes collègues sont tes seuls amis, je pense. Bonjour l’angoisse de faire appel à Kate en tant qu’avocate pour régler le problème de la vente, d’ailleurs ! Vraiment, ils sont un petit noyau en mode seuls contre le reste du monde, non ?

Bon. Je n’aime pas Ernie, ça a dû jouer sur le fait que j’étais blasé de cette intrigue. Peut-être.