NCIS – S20E04

Épisode 4 – Leave No Trace – 13/20
Je trouve que cet épisode s’aventure dans des eaux pas bien originales et efficaces pour la série, et c’est d’autant plus frustrant qu’il suit une piste que je voulais voir explorée depuis un moment. Pour le reste, l’enquête était sympathique et c’est un épisode qui tombait bien avec le nouveau Bingo Séries.

Spoilers

Un marine est retrouvé mort au milieu d’une forêt… et met le NCIS sur la piste d’un serial killer.

Cet épisode commence par une bonne surprise : un raton laveur qui sort de nulle part et me donne directement le point 6 du Bingo Séries. Je pensais galérer plus longtemps que ça à l’avoir. En plus, il y avait aussi un serpent plus tard dans l’épisode, donc vraiment, cette histoire d’animal sauvage en milieu naturel était gagnée d’avance.

Vous n’êtes probablement pas là pour lire ça cependant, alors faisons le point sur le reste. J’aime le fait que cet épisode mette bien en avant la relation Jimmy/Jessica, parce que ça faisait un moment que je voulais en voir plus sur ces deux-là. En revanche, ça se fait avec le retour dans la vie de Jess d’un certain Gabe Winchester. Il s’agit d’un de ces ex, bien sûr, et c’était honnêtement bien lourd comme intrigue. Je ne sais pas, j’ai l’impression qu’on nous force un triangle amoureux dont on sait d’avance comment il finira, avec un Gabe qui est introduit comme un type qui n’a aucune honte de se trimballer en tenue d’Adam devant McGee et Nick.

C’était naze comme introduction et j’ai rapidement eu des soupçons le concernant sur cette enquête de serial-killer qui se mettait en place. J’imagine que le gros du problème de cet épisode est justement qu’il veut trop en faire pour mener à une vraie définition de la relation Jess/Jimmy dès le départ. Cela se fait au détriment de l’enquête pendant un bon moment, et surtout au détriment de bien d’autres personnages. On passe beaucoup de temps avec Gabe, qui apparaît de plus en plus colérique au fur et à mesure de l’épisode – mais tout ça n’est qu’une fausse piste, il est bien un gentil.

L’avantage reste que cela permet de passer plus de temps avec Jess et avec Jimmy. Les deux personnages passent l’épisode à parler de leur relation avec à peu près tout le reste de l’équipe, sans jamais se définir comme couple et alors que les scénaristes prennent bien du temps à nous les laisser seulement tous les deux. J’ai aimé le caractère de Jimmy, qui était de ne pas s’inquiéter du tout et de n’être absolument pas jaloux, même si je pense que je serais incapable d’être aussi serein que lui. C’est clairement l’attitude à avoir, pourtant.

De son côté, Jess est tiraillée : revoir son ex, ça fait toujours bizarre, surtout après quelques années et alors qu’elle est au début d’une autre relation. Elle en parle notamment avec Kasie, ce qui était sympa à voir. En revanche, c’était drôlement cliché d’avoir les deux femmes qui parlent de ça ensemble, et tous les hommes qui en parlent entre eux aussi. Non parce que Jimmy a quand même l’occasion d’en parler avec McGee et Nick (qui sont d’une lourdeur sans nom, que ce soit dans la manière de présenter Gabe ou de le stalker ensuite pour faire peur à Jimmy ?? Quel collègue fait ça ?), puis avec Parker (eh, Gibbs ne l’aurait jamais fait comme ça, c’est cool d’avoir une évolution de la série), puis avec Ducky ! Oui, ils vont jusqu’à sortir Ducky pour ça, franchement.

Ducky a d’ailleurs droit à sa petite dose d’action encore dans cet épisode, c’était sympa… Même si je ne comprends pas pourquoi Jimmy reste si fidèle à ce diner. À force, ça en devient risible. Bon, tout ça mène à une conclusion sympa pour l’intrigue : ces histoires de meurtre sont liées à un trafic de drogue, tout simplement, et ce qui est fun, c’est qu’on se retrouve avec un ours shooté à la cocaïne. La série n’avait toutefois pas le budget pour un vrai ours apparemment.

Voilà, je crois avoir fait le tour de ce que je voulais dire de cet épisode – les méchants sont arrêtés pour les gentils et tout est bien qui finit bien. Evidemment. Bon, ça se termine quand même avec un rencard qui semble sortir de nulle part pour Nick – même lui n’était pas au courant – et qui m’intrigue (j’imagine qu’ils n’ont pas casté une actrice pour si peu de répliques ?) et une résolution Jess/Jimmy toute mignonne. Vraiment, ils sont le couple goal de la série et j’espère que les scénaristes les traiteront mieux que dans cet épisode à l’avenir, parce qu’ils méritent mieux, tout simplement.

NCIS Hawai’i – S02E03

Épisode 3 – Stolen Valor – 16/20
Deux épisodes coup sur coup qui se centrent sur les mêmes personnages ? La série a compris la raison principale pour laquelle on l’aimait et la regardait, je crois. C’est peut-être un peu abusé de leur part, mais ça m’a fait plaisir, surtout que cet épisode fonctionnait vraiment bien dans la manière dont il était amené. Certes, il y avait bien des choses prévisibles, mais ce n’est pas grave, parce que j’ai aimé passer autant de temps sur la même intrigue.

Spoilers

Une militaire se fait tuer lorsque sa voiture est hackée… mais le NCIS découvre rapidement que la militaire est en fait bien en vie. C’est celle qui usurpait son identité qui est morte.

C’est le genre d’épisode que j’aime bien parce qu’il se concentre énormément sur Lucy et Kate (oui, j’ai retenu son prénom, cette fois, je crois que c’était fait pour ?) bien sûr, mais aussi parce que l’enquête était bien menée et fluide. Déjà, ça commençait par une bonne surprise : je ne m’attendais pas du tout à l’histoire de l’usurpation d’identité et j’ai eu l’impression de tomber des nues autant que Kai et Jane quand ils découvrent la femme enceinte.

Il n’y avait pas tellement d’indice pour expliquer ce qu’il en était et j’ai franchement cru à la culpabilité du mari, pour une raison ou une autre. Finalement, il n’en était rien et l’identité était usurpée pour une raison originale, avec la commande de matériel pour fabriquer une bombe. Franchement, ça n’était pas hyper original, mais ça avait le mérite d’être efficace comme manière de mettre en place une enquête.

En cours de route, le NCIS comprend bien sûr qu’ils ont besoin d’une autre personne pour interpréter la militaire et, ça tombe bien, Kate est parfaite pour ça. J’ai bien ri, parce que c’était mené de manière un peu maladroite : la première scène voit Lucy et Kate s’entraîner pour nous montrer que Kate s’en sort pas trop mal en combat à mains nues puisqu’elle parvient à mettre Lucy (bonjour la crédibilité quand on voit l’entraînement de dingue de Lucy). Une autre scène nous montre un agent faire la comparaison entre la femme morte et Kate, parce qu’elles se ressemblent.

Et paf, il y a besoin justement de quelqu’un pour entrer sous couverture. C’était marrant, ça aurait pu être lourd, mais j’ai pris ça avec bienveillance. Il fallait bien justifier comment une agent du FBI se retrouvait une fois de plus à bosser pour le NCIS.

L’autre avantage de l’intrigue, c’est que ça permettait de voir Whistler sous de nouveaux jours. C’est le deuxième épisode d’affilée qu’on apprend à la connaître mieux : si elle n’est pas très maligne en couverture (parce que là encore, c’est plutôt le truc de Lucy), elle sait écouter les conseils. C’est une bonne élève, ça s’est toujours senti, et elle sait rendre plus personnelle sa couverture, quitte à en raconter plus sur la mort de son frère et le sentiment d’abandon ressenti.

On se doutait bien que ça finirait en déclaration d’amour à Lucy, mais j’ai trouvé ça intéressant d’enfin creuser ce personnage qui restait jusque-là caricatural. À nouveau, ça ne doit pas plaire plus que ça aux personnes fans de séries procédurales, parce que ce n’est pas nécessaire en soi, mais comme je n’ai jamais été un grand fan de procédural, je trouve ça bien d’apprendre à mieux connaître les personnages dans leur sphère privée moi.

Pour le reste, l’épisode avait un bon humour quand Whistler était sous couverture, quelques surprises en stock et une intervention en bateau pour nous rappeler que nous étions à Hawaii. Et même, cette manière dont Kate apprend à se battre et le fait aussi sur le bateau, c’était génial. Je n’ai pas vraiment eu peur pour elle, mais l’anxiété qu’affichait Lucy suffisait à nous garder dans l’épisode tout du long.

J’aime aussi que la série prenne le temps de montrer que, si, ça peut poser problème professionnellement parlant de les avoir en couple, parce que les réactions de Lucy étaient bien plus personnelles que professionnelles cette fois. Jane la prend à revers sur la question, et c’était bien pensé de la part des scénaristes – d’autres auraient botté en touche. Maintenant, en tout cas, les deux femmes sont en couple et c’est inscrit dans les têtes de tout le monde. Tant mieux. Lucy parvient même à dépasser sa peur de l’eau et monter dans un bateau sans se poser la moindre question quand Kate est en danger !

Par contre, l’épisode se concentrait tellement sur Kate (et un peu Lucy, donc) qu’il n’arrivait pas à faire le point sur d’autres. Il va être temps de redonner des intrigues à Kai et Jesse, quand même. Tout ce qu’on a en plus ici, ce sont des scènes où Ernie est insupportable avec la femme enceinte. Du coup, je ne le supporte toujours pas ; mais j’ai beaucoup aimé la manière dont Jane ou la militaire le gèrent. Ca apportait un bon humour supplémentaire à l’épisode, qui nous montre aussi que la série a trouvé son rythme de croisière et son équilibre action/humour. D’ailleurs, sur ce point-là, ça faisait plaisir de retrouver de vraies scènes d’action qui ne soient pas juste de la course poursuite. Bordel, je crois que je commence à être vraiment fan, en fait ?

NCIS – S20E03

Épisode 3 – Unearth – 14/20
Je ne sais pas trop quoi penser des développements de personnage dans cet épisode, mais l’enquête avait le mérite d’être intéressante parce qu’elle était plutôt surprenante pour cette série. Je ne suis pas sûr que je m’en souviendrais vraiment demain, mais de toute manière, ce qu’il fallait retenir était ailleurs, avec l’insistance sur un personnage qui commence à se faire sa place malgré son peu de temps de présence.

Spoilers

Des militaires déterrent un trésor maudit dans un désert afghan.

Quand un épisode commence en Afghanistan dix-huit mois plus tôt, ce n’est jamais tout à fait bon signe : cela signifie que l’intrigue de l’épisode est reliée à un cas qui remonte à bien trop longtemps pour que ce soit logique que le NCIS ne soit pas déjà au courant de ce qu’il s’est passé. Il faut dire que la scène d’introduction nous donne assez rapidement le ton et la couleur : des militaires déterrent donc un trésor, tout en parlant d’une malédiction qui transformerait en pierre les organes des voleurs. Ouuuh. Petite ambiance Halloween, limite.

Sans trop de surprise, dix-huit mois plus tard, le NCIS se retrouve à devoir gérer le cadavre d’un militaire dont tous les organes sont devenus des pierres. Ils ne font pas dans la subtilité avec cet épisode, mais à quoi bon être subtil quand on peut être aussi lourd que de la pierre ? Comme avec le fromage dans l’épisode précédent, les personnages se font plaisir avec les jeux de mots sur les pierres.

Rapidement, l’enquête ramène les agents au NCIS : Ducky a des amis qui peuvent aider les agents à avancer en les renseignant sur la malédiction qui, c’est bien pratique, a aussi un symbole associé à elle. Il y a plus important, toutefois : le décédé a eu la bonne idée d’appeler la psy du NCIS avant de mourir – et c’est son dernier appel.

Cela tombe bien, on avait déjà vu la psy au cours de l’épisode, parce que Nick continue d’aller la voir pour gérer ses problèmes et les abandons qu’il a subi dernièrement. C’est une bonne chose pour lui, mais à force de la fréquenter, la psy semble déteindre sur lui quand il lui pose un milliard de questions sur sa vie perso. On sent bien qu’il y a quelque chose à creuser et, comme par hasard, elle est liée à l’enquête de la semaine.

Pas de chance pour Nick, quand il se rend la voir pour lui demander ce qu’elle sait, il se rend compte qu’elle vient d’être assommée par des méchants qui essaient justement de s’en prendre à lui désormais. Il n’en faut pas plus pour que les deux soient enlevés et retenus en otage dans une grande cage de zoo par les méchants de l’épisode. Loin de la malédiction, ils essaient de comprendre pourquoi ils sont là, tout en se racontant un peu la vie l’un de l’autre.

C’est chouette, ça fait une séance de psy gratuite pour Nick. Après, c’est surtout la psy qui finit par être psychanalysée. Les geôliers finissent par débarquer pour demander des infos sur un ancien patient de la psy, et franchement, ce n’était pas écrit de manière à nous réserver quelques surprises. Elle essaie de gagner du temps et de ne pas révéler tout ce qu’elle sait, forçant les kidnappeurs à tirer sur Nick, dont la vie n’est pas en danger pour autant, en vrai.

Seulement, ça, ils ne peuvent pas le savoir car ils ne savent pas qu’ils sont au début d’une nouvelle saison, eux. La psy se met donc à coopérer et accepte même d’emmener un des ravisseurs à l’hôpital psychiatrique où se trouve son patient qui sait où est le trésor maudit.

En parallèle, au NCIS, on mène l’enquête pour retrouver Nick et la psy en fouillant son bureau, en accédant à ses fichiers grâce à son assistante et en retrouvant de l’ADN. Bref, tout avance bien. Les agents arrivent juste à temps pour voir Nick défoncer la tronche de son geôlier. Cela m’a bien fait rire : évidemment que Nick allait s’en sortir, même sans leur aide.

McGee l’emmène se faire soigner sa blessure par balle finalement superficielle, tandis que Jessica et Parker se rendent à l’hôpital psychiatrique pour arrêter le grand méchant. Avant qu’ils n’y parviennent, la psy se débrouille bien pour gagner du temps, pour protéger son patient et pour risquer sa vie. Par contre, j’ai trouvé que Jessica intervenait trop tôt, ruinant l’élément de surprise et manquant de provoquer une situation où la psy mourrait.

Ce n’est finalement pas le cas et tout est bien qui finit bien. En fin d’épisode, Nick retourne voir sa psy pour lui annoncer qu’il a décidé de révéler au reste de l’équipe qu’il avait arrêté de boire. C’est une bonne chose, parce que je vois mal comment il va pouvoir rester le patient de sa psy à ce stade : ils ont été pris otage ensemble, il a été blessé par balle à cause d’elle ; je ne sais pas, ça ne me paraît pas super stable comme relation. En plus, il s’intéresse à sa vie privée, lui demandant pourquoi elle ne parle plus à son mari – et tout simplement parce qu’elle a fait le choix de privilégier son boulot à sa vie privée. Pas maligne.

L’épisode peut alors se terminer avec quelques réponses sur le trésor – l’or étant retrouvé – et sur l’anniversaire surprise de Ducky. Eh oui, Kasie passe un bon moment de l’épisode à l’organiser, le faisant dans l’appartement de Parker, qui est vraiment beau. Il y a quelques figurants qu’on n’a jamais vu pour l’occasion et beaucoup de survente de l’événement pour peu de choses.

En effet, on passe l’épisode à attendre que Kasie en fait des caisses à chaque fête et qu’elle a plein d’idées, alors que, finalement, il n’y a rien du tout : elle n’a pas su trouver un bon thème pour lui. Allez, pourquoi pas.

 

NCIS Hawai’i – S02E02

Épisode 2 – Blind Curves – 15/20
Je me rends compte que les personnages de la série me manquaient un peu : j’ai passé un bon moment devant cet épisode. Il est tout simple, l’enquête y est trop fluide et simple, mais ce n’est pas grave : c’est le genre de divertissement efficace dont j’ai besoin pour mes déjeuners solo. Ouais, c’est uniquement pour ça que j’ai repris cette saison 2… Et alors ? J’étais content d’enfin retrouver la série, parce que le crossover de début de saison m’avait déçu.

Spoilers

Un corps est retrouvé dans une casse.

Une fois n’est pas coutume, l’intrigue policière n’est vraiment pas ce qui m’a le plus fasciné avec cet épisode. Il faut dire que, comme trop souvent, le coupable était facile à deviner dès son introduction – et son introduction s’est fait à mon sens avant même qu’on voit son visage. Alors, certes, c’était chouette de voir quelques courses de voitures et d’avoir toutes les références à Fast & Furious, mais bon, j’aime bien quand la série propose des scènes d’action avec des chorégraphies de combat, et ce n’est pas ce que nous avions dans cet épisode.

Ceci étant dit, les scénaristes eux-mêmes semblent avoir eu conscience du problème puisque nous ne voyons même pas les aveux définitifs de la coupable. L’enquête était fluide, sans gros retournement de situation, et ça fait que de ce côté-là, l’épisode était sans plus. Après, c’est rarement les enquêtes qui me fascinent le plus et c’est bien pour ça que je ne fais que des critiques express : ça me permet de manger tranquillement devant mon épisode en sachant que la critique qui suivra ne sera pas interminable.

La critique, justement, ne peut que se concentrer sur les intrigues secondaires. C’est dans celles-ci que les personnages évoluent et j’ai beaucoup aimé avoir un approfondissement de la relation entre Lucy et Whistler. Pour le moment, leur relation est la seule différence notable entre les saisons 1 et 2. Forcément, j’adore Lucy, alors ce n’était pas compliqué de me vendre cette intrigue. J’ai plus de mal avec Whistler, cependant, et c’était intéressant de la voir sortir de son rôle habituel pour devenir une toute autre personne.

Dans cet épisode, en effet, nous la découvrons sur un terrain plus personnel quand elle souhaite parler de Lucy à son boss. Alors si on essaie d’être rationnel deux minutes, il n’y aurait normalement rien à faire : vu comment elles ont été remarquées du côté du NCIS, j’ai du mal à croire que Jane n’avertisse pas le FBI – ou juste que les ressources humaines du NCIS ne soient pas au courant.

Pour le bien de l’épisode, cependant, on met de côté ce détail et on voit Whistler stresser de perdre son poste d’agent de liaison avec le NCIS, tandis que Lucy stresse de ne plus bosser avec elle et donc de voir leur relation perso en être affecté. C’était mignon de les voir des ces états-là et j’aime bien que la série prenne le temps d’aborder ce que signifie une relation au travail.

En plus, cette intrigue permettait à Jesse de gagner quelques scènes lui aussi, et notamment une où il interagit, peut-être pour la première fois, de manière personnelle avec Whistler. Ils sortent du cadre du travail et même si je sais que nous sommes face à une série procédurale, j’ai trouvé ça intéressant de les voir briser la frontière entre simples collègues de travail et collègues qui se connaissent mieux. Whistler se confie donc à Jesse plutôt qu’à Lucy, et ça fonctionnait.

Si elle avait besoin de se confier, c’est parce que son coming-out n’était toujours pas fait au travail. J’ai beaucoup aimé cette partie de l’épisode où Whistler reproche à demi-mots à Lucy l’aisance avec laquelle tout semble s’être si bien passé pour Lucy. Ce n’est pas toujours facile de faire son coming-out au travail, et trop de séries ont tendance à l’oublier. Cependant, j’ai eu du mal à comprendre pourquoi Whistler stressait tant : son patron semble loin d’être homophobe et dans le monde parfait de la série, il ne fait même pas la moindre réflexion ou blague homophobe quand il rencontre Lucy.

Si ce n’est pas merveilleux ! Cela fait toujours du bien de voir ce genre de scènes très fluides, et je trouve ça sympa aussi que la série prenne du temps d’antenne pour présenter cette intrigue – même si ce n’est toujours pas censé être le sujet principal de la série.

Cela dit, ça reste plus intéressant à développer que la dernière intrigue de cet épisode : on y voit Jane s’inquiéter pour son fils qui passe tout son temps sur son téléphone et qui a une mauvaise note. Après un déjeuner avec le père, Jane en arrive à la conclusion qu’il a une petite amie, ce que l’ado ne dément pas. Pourtant, je n’ai pu m’empêcher de penser qu’il y avait autre chose à creuser. S’il n’y avait pas déjà eu Lucy, j’aurais pu penser à un coming-out, mais bon, trois personnages homo dans une série CBS, ce serait surprenant.

J’imagine qu’un prochain épisode nous en apprendra plus sur le secret qu’il peut bien cacher à Jane. Je doute qu’il ne s’agisse que d’une petite-amie et ça ressemblait plutôt à une graine plantée là pour la suite. Si ce n’est pas le cas, eh bien, ce sera décevant, parce que pourquoi tant de chichis ?