The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E06 – Coming Home – 14/20

La fin de saison est enfin là, mais bon, je suis déjà bien spoilé sur un élément de la saison 2 que je pensais voir intervenir dans cet épisode, alors certaines surprises n’en étaient plus. Il y a au cours de cet épisode une décision totalement irrationnelle qui m’a bien sorti de l’épisode et justifie de mettre cette note autrement, même si l’ensemble restait sympa et plutôt bien mené. Pas la série de l’année, mais bon, c’était quand même mieux que le spin-off précédent.

Spoilers

Daryl survivra-t-il à sa mise à sort orchestrée par Genet ? Le suspense est vraiment à son comble vu le titre de la série.


Today you die.

Allez, cette fois, c’est la fin, et quitte à avoir regardé la série cinq lundis de suite, je peux quand même l’effort de terminer ce sixième lundi par le sixième et dernier épisode aussi. Non ? Ne répondez pas, la réponse est oui, de toute manière.

Genet | Le Nid | Cliffhangers | En bref

Genet

L’épisode reprend où le précédent s’est arrêté et, franchement, il était difficile de ne pas avoir l’impression de perdre son temps. On savait très bien que Daryl allait survivre à son match contre le super-zombie dans l’arène. Après, c’est sûr que je ne pouvais pas deviner qu’il allait l’achever avec un drapeau français. Je pensais que ça ne pouvait pas être plus ridicule que le reste de la série – et finalement si. La Marianne n’a plus qu’à bien se tenir, on a désormais Daryl Dixon.

Ce héros international, cependant, n’est pas censé gagner son match. Laurent était sûr que ce serait le cas, mais ça pose problème à Genet de le voir s’en tirer à si bon compte. Elle ordonne donc que le jeu soit un peu plus pimenté que ça. Qu’à cela ne tienne, ses hommes s’exécutent aussitôt : ils enchaînent Daryl à son meilleur pote de cellule, le père de Laurent et lui envoient quatre super zombies à la gueule. Cette fois, même Laurent perd espoir en Daryl et se met à prier pour sa survie.

C’est mal connaître Daryl que de penser que ça pourra suffire à le faire perdre. Le match est plutôt sympa à suivre, en vrai, avec de bonnes chorégraphies et des zombies qui s’entretuent entre eux aussi. Enfin, il y en a un qui ne supporte pas la drogue et un qui en tue un autre, pour être plus précis. Je dois dire que cette drogue a un peu la classe, parce que ça semble rendre les zombies encore plus what the fuck. C’est déjà cool à voir.

Et c’est tant mieux, parce que le reste est un peu plus blasant. Genet ne supporte pas de voir Daryl l’emporter quand tout ce qu’elle voulait, c’était marquer les esprits pour les rallier à sa cause. Elle décide donc de le faire assassiner de manière un peu plus efficace par des armes à feu… sauf que c’est toujours mal connaître Daryl. Il est increvable le monsieur : alors que Quinn se fait mordre dans le dos par un zombie, les gardes chargés de les tuer se font tirer dessus par le chef de la résistance. Et oui, lui, Sylvie et d’autres ont réussi à infiltrer le camp de Genet, ça tombe bien tout de même.

Bon, ça ne tombe pas bien pour Genet qui n’aime pas du tout perdre la face comme ça. Elle parvient tout de même à s’enfuir et à mettre Laurent en cellule avec Isabelle. Quinn et Daryl ? Ils réussissent à s’échapper de l’arène. Malheureusement, Quinn y reste : il est mordu et sait qu’il va mourir, alors il accepte de se sacrifier pour que Daryl puisse s’échapper. Contre toute attente, la diversion est suffisamment efficace pour laisser le temps à Daryl à rejoindre l’extérieur. Il tombe sur Sylvie, son mec et le leader de la résistance.

Tout le monde s’inquiète alors de savoir ce qu’Isabelle et Laurent ont bien pu devenir. Par chance, Isabelle sait toujours être une excellente pickpocket. Elle a donc récupéré les clés dans la poche du garde et entraîne avec elle Laurent dans sa fuite. Le gamin n’en reste pas moins insupportable, à essayer de fuir par lui-même puis à se figer au pire moment possible. Le pire moment possible ? Eh bien, de manière pas du tout crédible, Daryl les retrouve mais est coincé par une grille. Il les voit donc se faire attaquer par un Quinn zombifié.

Bien sûr, Isabelle se fait coincer par le zombie et c’est à Laurent de tuer une deuxième fois son papa. Ce ne serait pas très drôle autrement… Mais putain, insupportable le gamin qui met trois plombes à aller sauver sa tante là. Finalement, Laurent et Isabelle sont donc sains et saufs. La grille qui les sépare de Daryl ? On ne sait pas trop, c’était juste un obstacle pour le principe : dans la scène suivante, tout le monde a réussi à sortir du QG de Genet sans retomber sur des gardes, malgré le bruit de dingue qu’ils ont déjà fait.

Genet | Le Nid | Cliffhangers | En bref

Le Nid

Tout est bien qui finit bien, donc. C’est un peu tôt pour que ce soit la fin, cependant : il reste encore pas mal de temps dans l’épisode. On enchaîne donc par des adieux entre Sylvie et son mec (je croyais qu’elle avait décidé de rester avec lui, mais finalement, elle préfère être aller au Nid ?) et sur une Isa qui s’excuse auprès de Laurent de ne pas avoir été là pour le protéger cette fois – mais heureusement, c’est lui qui l’a protégée. C’est-y pas beau.

La voiture qu’utilisent nos héros tombe alors en panne – un point de Bingo improbable – ce qui est finalement une bonne excuse pour une autre scène de blabla entre Isabelle et Daryl. Faut bien qu’ils continuent de flirter après tout. Isa en profite aussi pour remarquer à quel point Laurent a grandi au contact de Daryl. Pardon, mais ce n’est pas du tout mon avis : mon avis, c’est que Laurent est devenu sacrément con au contact de Daryl. Cela dit, on ne peut pas blâmer Daryl pour tout : Isabelle aussi est pas mal conne quand elle le veut.

Et pendant que la conversation traînait en longueur, Isabelle se fait donc avoir comme une bleue par Stéphane venu chercher la revanche pour son frère. Ouais, il sort de nulle part et a réussi à retraquer nos héros avec quelques hommes de Genet. Son but est de tuer Daryl et il a tout ce qu’il faut pour ça. Je veux dire, Laurent, Isa et Sylvie sont faits prisonniers ; Isabelle se prend un coup de couteau en voulant protéger Laurent, Stéphane a un flingue en main et est prêt à tuer Laurent… et… Et il change d’avis ?

Cela n’a AUCUN sens, pardon. Sylvie prie un coup, Laurent lui dit que Dieu l’aime et bim, voilà Stéphane qui tue les hommes de Genet et laisse la vie sauve à Daryl. Pardon, mais what the fuck ? Il lui dit juste « pas cette fois » ? Pourquoi laisse-t-il Laurent en vie sincèrement, ça n’a pas de sens ?! Allez, le vent l’emportera. C’est la musique choisie pour l’arrivée de notre groupe au Nid, autrement connu sous le nom de Mont St Michel. Il faut noter tout de même que Stéphane connaît leur destination, mais en même temps, il a décidé de les laisser vivre, alors je ne sais pas trop ce à quoi ça peut lui servir.

Voilà en tout cas nos héros qui arrivent vite au Mont Saint Michel. Isabelle peut s’y faire soigner l’épaule, les réalisateurs proposer de supers plans et Daryl devenir coach pour apprendre à tirer à la mitraillette. Allez, pourquoi pas. Les plans sont bons ; j’ai beaucoup aimé leur vision du Mont St Michel. Cela fait des années que je n’y ai pas mis les pieds, ça donne envie d’y retourner. La série réussit donc à remplir son cahier des charges.

Allez, qu’importe, enchaînons : la vie au Nid est très sympa pour tout le monde, grâce à son leader charismatique et très doux. Il donne des cours à Laurent, chacun peut en revenir à la religion et tout est bien qui finit bien… sauf que ce n’est toujours pas la fin. On nous impose alors une scène où Daryl aide Isabelle à se soigner le dos, une nouvelle manière très originale de les voir se draguer. Et après tout ça, c’est sans surprise qu’on demande à Daryl de rester au Nid, hein.

Daryl n’en a toutefois pas envie. Il est censé reprendre le chemin et retourner aux US après tout. Isabelle le prend assez mal, surtout quand elle comprend que Daryl a pris la décision de partir sans dire au revoir. Là, c’est trop pour elle. Elle n’est toutefois pas capable de convaincre Daryl de changer d’avis : il part sans un mot pour Laurent, même si Isabelle lui dit qu’il ne vaut pas mieux que son père à faire ça. C’est ridicule, sincèrement.

Daryl reprend donc la route, direction les USA… En théorie. En pratique, c’est la mer qu’il devrait prendre pour ça, mais il n’a pas de bateau. On le voit donc abandonner les personnages qui ont fait la saison pour entamer une longue et interminable marche à travers la France. C’est beau, la France. Les plans sont très différents de ce que la franchise propose aux USA.

Contre toute attente, une fois de plus, Daryl tombe alors dans son périple sur un drapeau américain. Le voilà qui a remonté la côte jusqu’à la Normandie, je suppose : il tombe sur un cimetière américain – cimetière de la seconde guerre mondiale. Une certaine image de la France, permettant à Daryl de retrouver son ancêtre enterré là. Ma foi, c’est une idée un peu tordue, mais c’est très beau comme plan.

Daryl se recueille un court moment, puis il aperçoit un bateau au loin et décide de s’approcher de la côte. On rappelle que le dernier bateau qu’il a pu voir était dirigé par Genet ? Cela ne semble pas angoisser Daryl outre mesure : il se signale rapidement par de grands cris. Le bateau le repère tout aussi vite, les zombies du coin aussi. Cela faisait cinq bonnes minutes qu’on le voyait marcher sans croiser âme qui ne vive pas, voilà soudainement des zombies qui sortent de tous les côtés à la fois.

Bon, il en faut plus que ça pour faire peur à Daryl cependant. Il parvient donc à se débarrasser des zombies qui surgissent de nulle part dans les vestiges de bunker de la seconde guerre mondiale et s’approche de la mer pour rejoindre le bateau.

Oui, mais au dernier moment, il y a un boulet qui crie de grands « Daryl ! Daryl ! ». Laurent a donc suivi Daryl et l’a rattrapé, ce qui est plus qu’improbable. Mais bon, est-on à ça près ? Clairement pas. Les zombies qui viennent tous d’attaquer très rapidement Daryl sont soudainement beaucoup plus lents et… c’est le plan final pour Daryl. MOUAIS, j’ai un gros sentiment de « tout ça pour ça ? » sur cette saison. Et puis, où est Isabelle ? Elle a laissé Laurent se barrer tout seul ? Ce gamin est insupportable !

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Cliffhangers

En attendant, Stéphane se retrouve à devoir expliquer à Genet, devant La Liberté guidant le peuple, pourquoi il revient tout seul et en vie. C’est l’occasion pour nous d’apprendre que Genet est une grande fan d’art, mais aussi qu’elle est sacrément maligne. Elle devine donc par elle-même que c’est Stéphane qui a tué ses hommes. Pardon, mais non. C’est trop. Que Stéphane ne veuille pas tuer Laurent, d’accord, mais ça ne l’empêchait pas de tuer Daryl sur le moment ; et surtout, ça n’a aucun sens que Genet devine si vite ce qu’il s’est passé. Puis… Il pouvait tout aussi bien tuer les hommes de Genet ET Daryl, puis laisser les autres s’enfuir ?

C’est juste mal écrit, je ne vois pas d’autres explications. En plus, Stéphane se rend complètement à Genet et avoue la vérité sans aucune difficulté. Il se retrouve alors à protéger l’emplacement du Nid… Je ne comprends pas, sérieusement. Bon, qu’il parle ou non, je doute de sa survie, mais pourquoi protéger l’Union ? Ce sont censés être ses ennemis depuis le départ !

Ce n’est toutefois pas le seul cliffhanger de la saison parce que sinon, on serait sacrément mal lotis. Non, un autre cliffhanger nous révèle ce qu’on savait tous depuis plus d’un an : malgré son abandon initial de la série pour la saison 1, Melissa McBride rejoint bien le casting pour la saison 2. Alors que tout le monde sait (bon, peut-être spoilers si vous n’êtes pas parisiens et/ou pas sur les réseaux) que des plans ont été tournés il y a deux mois à la Défense avec Daryl et Carol, la fin de l’épisode nous ramène aux USA où Carol est en train de remonter la piste de Daryl.

Cela devrait être un moment badass et inattendu, avec tout plein d’excitation d’enfin revoir le personnage… Mais en vrai, ce n’était tellement pas une surprise – en plus, ils ont même annoncé qu’elle serait perso principal il y a deux ou trois jours sur les comptes officiels de la franchise – que… cliffhanger un peu raté. Même si elle a la classe !

Genet | Le Nid | Cliffhangers | En bref

En bref

Je suis plutôt mitigé, mais il faut bien reconnaître que c’est un spin-off bien plus réussi que Dead City. J’ai beaucoup aimé le fait que ça se déroule en France, peut-être parce que je suis chauvin, mais surtout parce que ça permettait de jolis plans et un retour aux origines de l’apocalypse franchement appréciable lors de l’épisode 2. Après, faut pas déconner, ça a déraillé sévère en cours de route avec les histoires de religion, le passé d’Isabelle et Quinn pas si passionnant et surtout le casting de Laurent – parce que désolé, je n’accroche pas vraiment à son jeu en fait.

Dans l’ensemble, c’est donc une série qui a de la gueule, mais qui s’effondre dès qu’on creuse un peu. C’est déjà mieux que beaucoup de saisons de la série-mère, vous me direz. Il ne faut pas que je sois trop sévère. Et puis, j’ai vraiment envie de découvrir ce que donnera la saison 2 aussi, et ça, c’était pas gagné d’avance !

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The Irrational – S01E03 – The Barnum Effect – 15/20

Il s’agit à mes yeux du meilleur des trois épisodes, et pourtant le fil rouge est bien laissé de côté cette semaine. Seulement voilà, on développe un peu plus les personnages secondaires – j’apprends enfin quelques noms ! – et on nous laisse tester les expériences scientifiques proposées pour une fois. Elles n’inventent rien, ne sont pas surprenantes mais c’est efficace.

Spoilers

Pourquoi un excellent pilote d’avion verrait-il son avion se crasher ?


This is the time when we need to let Alec do his thing.

Mieux vaut tard que jamais ? Il faut bien dire ce qui est, ce procédural n’est pas aussi bon que ce que je l’espérais. Pour autant, j’ai envie de le continuer pour voir vers quoi il se dirigera pour l’instant. De là à sacrifier un peu de sommeil (et beaucoup de travail) dès mardi matin ? Eh bien, non. Mais bon, en ce jeudi matin, je me suis dit qu’il était peut-être temps de m’y remettre.

Marisa | L’avion | Rizwan

Marisa

La sœur d’Alec est de nouveau le prétexte pour ouvrir cet épisode. On voit bien la routine qui se met en place pour la série : le matin, Alec part de chez elle, alors on aura droit à quelques petites scènes à chaque épisode. Et inévitablement, je me mets à me dire qu’elle pourrait être un choc facile pour les scénaristes : faisons-en une méchante dans les épisodes à venir.

Bon, nous n’en sommes pas là. Pour l’instant, elle tire les cartes histoire de nous faire les clichés les plus simples du tarot – la Tour, notamment, le Fou quand il est question de Marisa… Rien de bien incroyable. Je me suis demandé quand ça avait été tourné, aussi, parce qu’on aurait vraiment dit un tournage avec distanciation (cf. la photographie ci-dessus). Bien sûr, le but est aussi de faire un point sur la situation du fil rouge. L’enquête va enfin être rouverte, ce qui fait que Marisa lui demande de venir au FBI. C’est l’occasion de commenter aussi le fil rouge romantique entre ces deux-là : la sœur voulait que son frère laisse de la place à Marisa, mais voilà qu’Alec est convoqué par Marisa maintenant.

On ne voit pas bien pourquoi elle le convoque, d’ailleurs. Franchement, je veux bien qu’il soit un témoin clé et que son souvenir permette de relancer l’enquête, mais en quoi est-ce que c’est censé justifier de lui filer toutes les infos ? C’est cool d’être consultant. D’ailleurs, Marisa ne peut plus se passer de lui-même si elle a soudainement quelque chose à lui dire : leur conversation est interrompue par une urgence, et il est évident que cette urgence sera l’affaire de cette semaine.

Pendant tout l’épisode, Marisa garde donc son secret gênant qu’Alec finit par comprendre de lui-même : elle sort avec Jace, son collègue. Cela sort un peu de nulle part après trois épisodes. Je trouve que ça aurait été plus intéressant de l’avoir dès le premier épisode. Peut-être que ça aurait aidé à retenir certains prénoms.

La réaction d’Alec ? Il se concentre sur l’enquête dès qu’il l’apprend. Seulement, il ne peut pas échapper à sa sœur qui veut tout savoir de sa vie et est hyper nosy quand elle s’y met. Elle lui fait reconnaître qu’il a mal interprété les signes que Marisa lui envoyait en lui demandant de le voir si souvent. Soit. Cela ne fait que prouver qu’on a notre vision du monde et une perception qui n’est pas toujours la bonne. J’aime bien l’idée… mais à voir où ça mènera.

Marisa | L’avion | Rizwan

L’avion

Pendant ce temps, il faut tout de même lancer l’enquête, et j’avoue que je suis parti un peu sur une fausse piste concernant Rizwan. Pas grave, je vous laisse la critique telle que mes notes me permettaient de l’écrire. On découvre que l’étudiant d’Alec – un personnage que je suis censé aimer et dont je découvre le prénom, Rizwan, dans cet épisode – est un chauffeur Uber assez insupportable à monologuer sur sa fascination d’Alec. Je plains un peu son passager qui se trouve ensuite a priori détourné : l’étudiant voit un avion se crasher et est tout traumatisé. Il se rend sur place – mais son passager disparaît au passager.

L’avion qui se crashe ? Les effets spéciaux sont plutôt bons à vrai dire ! J’ai beaucoup aimé la manière de le voir dans le reflet de la vitre. Cela fait des économies, mais ça fonctionne. En plus, on voit tout de suite que Rizwan est touché par ce qu’il se passe ; mais on ne saura pas tout de suite pourquoi.

Il faut d’abord commencer par la base : Marisa appelle Alec à l’aide pour comprendre pourquoi l’avion s’est crashé, parce que ce n’est pas logique. Le pilote de l’avion est censé être un pilote impeccable, il n’a jamais eu le moindre incident et le voilà qui soudainement ne suit plus les protocoles et s’écrase. Et meurt dans le choc.

C’est con. Les passagers s’en sortent évidemment, mais maintenant, il faut se demander ce qu’il se passe avec ce pilote. Au passage, on nous rappelle qu’il est plus probable de mourir dans un accident de voiture que dans un crash d’avion, parce que ces derniers sont rarissimes. On le sait, mais c’est vrai qu’on voit tellement de crash d’avions à la télévision et dans les films qu’on peut avoir tendance à l’oublier. De là à ce que 40% des gens développent une peur de l’avion aux USA ? Je ne m’y attendais pas.

Bref, reprenons l’enquête, peut-être ? Alec est envoyé dans la maison du pilote – Lucas – pour essayer de déterminer son état d’esprit. Le problème, c’est que rien n’indique qu’il était suicidaire et qu’il ne comptait pas rentrer chez lui le soir même.

Son frère assure d’ailleurs qu’il est certain que ça ne peut pas être un suicide. J’ai bien aimé l’introduction du frère, parce que c’était marrant et parce que c’est cool d’avoir une explication rationnelle sur le sexe post-deuil. Bon, mais malgré l’assurance du frère que ce n’est pas un suicide, on a toutefois un problème : tout indique que le pilote menait une double vie, avec même des mails supprimés. Cela n’est pas convaincant pour Alec, même si ça semble être suffisant pour le FBI.

On a bien compris que ce sera la dynamique habituelle entre eux de les voir être en désaccord. La science devra à présent donner raison à Alec. J’ai bien aimé l’expérience du jour, qui se concentre sur une trend TikTok un peu insupportable sur les hallucinations auditives : on entend ce qu’on lit, mais la même bande-son peut nous induire en erreur. On peut entendre deux choses différentes sur le même audio.

L’expérience est menée en classe par Alec, et elle fonctionnait plutôt bien (même si jamais de la vie les étudiants ont le temps d’écrire la phrase sur Bart Simpson si vite !). Après un audio connu pour être une hallucination auditive, Alec décide de tester la boîte noire de l’avion. Alors que le FBI entendant Lucas crier un crédo de groupe extrémiste, une grande partie des étudiants entend totalement autre chose : un pilote qui panique et qui indique qu’il perd de l’altitude.

Aussitôt, Alec se rend au FBI pour tout expliquer. Au passage, Emma, une collègue de Marisa qu’on n’a jamais vue avant, lui donne une carte avec une adresse – mais elle le fait discrètement, alors qu’elle se barre en courant. On sent bien qu’elle en sait trop, et le reste du FBI va vite s’en rendre compte : Emma est portée disparue, sa maison visitée par des cambrioleurs, c’est la merde.

Les soupçons du FBI se portent aussitôt sur Owen, un type qui bossait avec eux et qui est super louche. En plus, ils le retrouvent alors qu’il est sur le point de partir à Mexico. Chelou le type, mais il assure n’avoir rien à se reprocher et demande évidemment un avocat. À partir de là, le FBI ne peut plus l’interroger – et Alec non plus. Marisa accepte donc de relâcher Owen pour qu’Alec puisse « faire son truc ». Mouais. C’est pas un super-héros non plus !

Et pourtant, ça fonctionne bien : il interroge Owen pour essayer de comprendre ce qu’il en est. La conversation n’est pas hyper passionnante, mais avec un peu de bluff, Alec finit par faire admettre à Owen qu’il savait qu’il y avait un problème informatique. Et bim, le voilà qui se fait arrêter. Le vrai responsable ? Il a laissé Emma vivre, parce qu’Emma s’est barrée à temps. Il se fait finalement arrêter alors qu’il allait s’en prendre au frère du pilote, grâce à une bonne idée de Phoebe et Rizwan.

Marisa | L’avion | Rizwan

Rizwan

Alors qu’Alec mène l’enquête de son côté avec Marisa et le FBI, nous continuons d’explorer la dynamique Phoebe/Rizwan. On sent qu’il y a un passif pour Rizwan avec les crashs d’avion, mais ça met du temps à arriver. Comme il refuse d’en parler et de demander de l’aide, Phoebe (l’autre étudiante qui joue mal, je rappelle) lui laisse de l’espace et se concentre sur le frère de Lucas.

Celui-ci est aussi pilote. Elle demande donc à ce frère de les aider dans leur enquête. Rizwan et Phoebe montent donc une simulation de pilotage pour que le frère puisse aider à comprendre ce qu’il s’est passé. Malheureusement, ça enfonce le couteau dans la plaie de Rizwan. Finalement, il n’y a pas de passé à découvrir apparemment : Rizwan est juste traumatisé d’avoir assisté au crash d’un avion. Ma foi, c’est vrai qu’on a tendance à sous-estimer ce genre de traumatisme après tout.

Bon, avec le simulateur, le frère de Lucas comprend ce qu’il s’est passé et se met en danger malgré lui en avouant au vrai responsable du crash ce qu’il s’est passé. Alec appelle juste à temps en facetime pour éviter que la situation se tende et termine mal.

On peut alors en revenir à Rizwan. Il ne voulait pas parler de son problème avec Alec, mais Phoebe le convainc de le faire car leur professeur est déjà au courant de toute manière. C’est plutôt sympa, ça permet à Alec de jouer les psys avec Rizwan et de lui permettre de trouver le positif dans la situation. Dès lors, c’est un happy end qui se dessine : Lucas est mort, certes, mais c’était un héros et grâce à lui une partie des passagers a pu survivre. Il n’y est pour rien dans le crash.

Marisa | L’avion | Rizwan

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The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E05 – Deux Amours – 15/20

L’épisode partait super mal et il l’est resté un bon moment, avec une intrigue qui semblait juste vouloir traîner en longueur et garder ses billes pour le dernier épisode la semaine prochaine. Finalement, en cours de route, les choses accélèrent un peu et l’on quitte l’état de transition pour aller vers de nouvelles propositions un peu plus intéressantes.

Spoilers

Daryl et Laurent continuent leur chemin vers le Nid.


Do I look like I need help ?

Je pensais qu’aujourd’hui était le dernier épisode de la saison, et je suis inévitablement un peu frustré de me rendre compte que ce n’est en fait toujours pas le cas. L’épisode 5 commence par une petite chanson française pour accompagner le tour sur la Seine d’Azlan, Daryl et Laurent. La chanson est bien choisie et a un refrain absolument pas subtil pour cet épisode : « J’ai deux amours, Paris et mon pays ».

Daryl | 200 km | Isabelle

Daryl

On voit tout de suite vers quoi l’épisode se dirige, mais je ne donne pas cher de la vie d’Azlan au cours de l’épisode, en vrai. En attendant, Azlan s’inquiète de savoir comment Daryl s’est retrouvé là, alors que Daryl nous joue les papas de substitution pour Laurent. Je veux dire, il est tout fier de le voir sur le pont du bateau et s’inquiète de son avenir au Nid, là, c’est ridicule. Et comme ils ont 200 kilomètres à tenir, autant papoter.

Les questions d’Azlan replongent Daryl dans le passé. C’est une bonne chose car ça permet d’enfin recoller les morceaux entre le Daryl que nous avions quitté sur sa moto aux Etats-Unis et celui qui est arrivé à Paris. C’est une mauvaise chose parce que ce n’était pas forcément nécessaire non plus d’en faire un flashback. Je sens bien qu’on va nous vendre une histoire qui ne tient pas debout.

Bref. Daryl était donc en panne d’essence avec sa moto aux USA quand tout a (re)commencé pour lui. Il a été pris en stop par un type, parce que c’est bien connu, on accepte de monter dans les voitures des inconnus dans cette post-apocalypse, et sans poser de questions. Daryl n’en pose donc pas quand il est amené à une sorte de QG de machistes se préparant pour une mission bien particulière, ordonnée par un français. Ah. Cela ressemble de loin à la mise en place d’une petite situation d’esclavagisme – mais esclavagisme de zombies.

Le français réclame en effet qu’on lui apporte des zombies d’hommes uniquement, pas trop petits et plutôt costauds. Daryl accepte de le faire, parce qu’il a besoin de récupérer de l’essence et qu’il faut bien payer. Il ne pose aucune question, alors que cette traite est hyper étrange tout de même. Qu’importe, vous me direz… Mais on pourrait croire que Daryl sait se poser des bonnes questions, tout de même.

Ce n’est pas le cas. Pire encore, il envoie bouler un jeune homme qui lui demande son aide pour récupérer des zombies dans la forêt. Il se rend vite compte, comme tout le monde, que Daryl est excellent pour prendre des zombies en otage. Il est celui qui en ramène le plus. Daryl refuse toutefois d’aider ce jeune homme qui a juste envie de retrouver sa copine au plus vite. Bref, Daryl est un connard.

Rassurons-nous, comme toujours, Daryl est incapable de se tenir à distance de ce gamin trop longtemps. Il peut jouer les durs tant qu’on veut, on sait très bien qu’il a un grand cœur : il lui vient donc en aide assez vite quand il se rend compte que le gamin est incapable de couper des buches. Il l’abandonne toutefois assez vite, espérant pouvoir profiter d’une appel radio avec la maison. Les lignes longue distance sont toutefois brouillées : il parvient à parler avec Carol, lui expliquer qu’il est dans le Maine et que tout va bien… Et ce n’est qu’après tout ça que Carol pense à informer Daryl que … est de retour. Non, je n’ai pas oublié un mot, ces débiles de scénaristes jouent avec nous.

La radio coupe sur cette info capitale. Daryl a tout de même le temps de faire la promesse de revenir la semaine suivante, ce qui nous indique que Carol est probablement à sa recherche désormais, dans le présent de la série. Pour l’instant, nous sommes toujours dans le passé, cela dit : Daryl découvre le lendemain que son jeune protégé qui ne l’est pas a été tué par un autre chasseur de zombies.

Il s’énerve assez légitimement et finit par se battre avec le chasseur – ce qui est contraire aux lois du campement dans lequel ils vivent. Bref, Daryl est aussitôt fait prisonnier. Le voilà mené sur un bateau où il est fait prisonnier. On lui vole sa fameuse veste au passage.

Le type qui lui prend la veste va le regretter, c’est sûr et certain. Et ça ne traîne pas : quand Daryl découvre qu’il est prisonnier pour servir de repas à des zombies pendant la traversée de l’Atlantique. C’est pas ouf ça, comme intrigue, parce qu’on ne voit absolument pas pourquoi les prisonniers sont donnés à manger au fur et à mesure aux zombies qui n’ont pas besoin de ça pour survivre – ce sont des zombies. Il faut toutefois faire avec et comprendre que Daryl est tombé sur de très méchants français.

En tout cas, c’est assez rapidement qu’il met au point un plan pour s’enfuir, prétextant être malade et cracher du sang pour être emmené auprès des zombies par les gardes. Dès qu’il en a l’occasion, il jette un garde dans la fosse, en tue un autre, puis un autre – et il récupère sa veste, évidemment. Il libère alors tout un tas de zombies pour foutre la zizanie sur le bateau, tout en cherchant à s’enfuir.

Pour se faire, il a l’aide de son camarade de cellule, qui n’est pas bien malin apparemment. Ils n’arrivent pas à faire tomber à l’eau le canot de sauvetage, tandis que la panique sur le pont est de plus en plus incontrôlable.

Un des zombies est évidemment capable de grimper à l’escalier menant sur la plateforme où ils sont. Il est ultra rapide par rapport à d’autres zombies et il tue sans trop de problème le nouvel ami de Daryl. Ca alors, un personnage secondaire qui est tué avant même qu’on sache son prénom ! Je ne m’y attendais pas… Le super-zombie s’en prend ensuite à Daryl, qui passe par-dessus bord au moment d’une explosion du bateau. Et voilà donc comment Daryl s’est retrouvé à dériver vers la France. Bon. C’est un peu n’importe quoi de nous faire croire que le voyage peut être si rapide, mais à part ça, c’est une intrigue qui fonctionne à peu près. Et ça explique pourquoi Genet lui en veut tant, s’il lui a fait perdre tout un bateau.

Daryl | 200 km | Isabelle

200 kilomètres

En parallèle, nous suivons aussi les 200 kilomètres de Daryl, Laurent et Azlan. Ce n’est pas grandiose à voir, parce que les scénaristes n’ont vraiment pas grand-chose à raconter. Nous voyons donc Laurent sortir une canne à pêche pour prendre quelques poissons, mais s’indigner ensuite que Daryl  lui demande d’en manger parce qu’il a fait une promesse à Dieu de ne pas toucher aux poissons.

Pardon, mais tu viens de les tuer du con ? T’es plus à ça près. Malgré tout, Laurent en profite pour prêcher auprès de Daryl, cherchant à en savoir plus sur son passé et parlant encore et toujours d’Isabelle. Le soir, il se retrouve même à prier pour Judith, RJ, Ezekiel ou Carol, pour venir en aide à Daryl incapable de prier par lui-même.

Pendant qu’il fait ça, Daryl papote à nouveau avec Azlan, et ce n’est toujours pas ça. Bon, l’épisode ne sera qu’une longue conversation. Et ça pourrait être intéressant, mais j’ai trop l’impression qu’on nous fait perdre notre temps pour ça : les conversations ne servent pas à approfondir les personnages, mais à ressasser ce que l’on sait déjà de Daryl et proposer une backstory à Azlan qui, de toute manière, ne survivra probablement pas.

C’est arrivé plus vite que je ne m’y attendais, cependant : Azlan finit par se tuer quand des zombies attaquent leur campement. Pour protéger tout le monde, Azlan se bat contre eux et s’empalent à un poteau téléphonique. Et c’est drôle, parce que son père bossait pour une compagnie téléphonique ahahahahaha. Non. Bref. Comme prévu, un personnage secondaire de plus qui y passe. Ils ne font pas dans la subtilité.

Daryl prend le temps de l’enterrer le lendemain avant de partir, Laurent d’organiser tout un enter… Ah ben non, il se contente de poser un chapelet sur la tombe et on enchaîne sur Daryl qui pète un câble sur Laurent. En effet, Laurent a eu la bonne idée de laisser dériver leur bateau, leur seul moyen de transport pour arriver au Nid à près de 200 km de là donc.

Il y a de quoi le traiter de « stupid little shit » en vrai. Et Laurent avec ses yeux de cocker en face là ? Insupportable ! Il finit par expliquer qu’il a fait ça parce qu’il ne voulait pas que Daryl l’abandonne à son tour. Pff. Ils se retrouvent à devoir marcher, en tout cas, et Laurent en profite pour demander à Daryl s’il peut venir avec lui. Non mais il est vraiment insupportable.

Ces idiots sont aussi en train de marcher sur une route à proximité d’un château, et c’est sans surprise qu’une voiture finit par y passer. Il n’en faut pas plus pour relancer l’intrigue dans une nouvelle direction. C’est particulièrement énervant : en se cachant, Laurent fait tomber la moitié de ses affaires et, évidemment, ils sont vite repérés par ces nouveaux ennemis.

Ainsi, Daryl est fait prisonnier après avoir demandé à Laurent de s’enfuir seul vers le Mont St Michel. Il parle en espagnol, mais les français sont capables de comprendre qu’il parle anglais et commencent aussitôt à le questionner sur l’enfant qui est avec lui. Laurent revient finalement pour sauver l’œil gauche de Daryl au moment où on allait lui arracher. Qu’il est con ! Vraiment, il mérite que Daryl lui passe un savon. Après, soyons reconnaissants : il nous épargne de longs épisodes de marche, parce que maintenant, ils sont prisonniers, on va passer à autre chose.

Daryl | 200 km | Isabelle

Isabelle

Je pensais qu’on ne verrait pas Isabelle de l’épisode, mais non, on a aussi droit à son retour dans cet épisode. Elle dort dans un appartement de luxe où on l’a droguée pour être sûr qu’elle se tienne tranquille. Et quand je dis appartement, c’est un euphémisme : on découvre assez vite qu’il s’agit en fait d’un vieux château ; mais un château ultra aménagé et moderne. Cela donne presque envie d’y vivre, alors qu’on sait bien qu’en vrai, ce ne sont que des passoires thermiques pleines d’araignées ces demeures !

Bref. Assez vite, Quinn vient rendre visite à Isabelle, histoire de relancer l’intrigue de ces deux-là. Enfin, ça, c’est la théorie. La pratique, c’est que j’ai vite décroché de la conversation qu’ils avaient, avec un peu de religion encore, jusqu’à ce qu’on en vienne à Isabelle qui se trouve une arme et demande à Dieu de lui pardonner. Oh, le soupir que j’ai poussé !

Isabelle prévoit donc de tuer Quinn pour s’échapper, alors que lui, il a juste envie d’un petit dîner romantique avec elle. Il y a tellement de bougies et verres sur la table que je ne comprends pas bien comment on peut nous faire croire qu’elle a besoin de se trouver une arme. Il y avait largement ce qu’il fallait, fourni par Quinn lui-même.

On nous fait heureusement l’économie du dîner, préférant nous montrer plutôt l’arrivée de Genet au château. Elle n’apprécie pas de se voir refuser l’accès à Quinn – occupé par la soirée – loin de se douter qu’il est en train d’essayer de coucher avec Isabelle. Celle-ci embrasse en effet Quinn pour divertir son attention et réussir à le tuer, mais… elle n’y parvient pas. C’est une bonne sœur après tout.

Quinn vexe en tout cas Genet, ce qui ne semble pas être une bonne idée. Le lendemain, Isabelle envisage le suicide, mais elle reçoit avec le petit déjeuner un message d’un « ami » qui semble lui redonner espoir. Isabelle accepte donc de faire ce que Quinn lui demande ensuite. Il lui offre de magnifiques bijoux de la place Vendôme, puis lui propose de le suivre jusqu’au QG de Genet, la « Maison-Mère » (avec l’accent dans le mauvais sens dans les sous-titres officiels, cela dit).

Si Quinn semble y être accueilli en véritable maître des lieux lui aussi, il tombe en fait tête la première dans un piège tendu par Genet. Celle-ci est déçue de voir que Quinn lui a menti : il lui avait dit avoir réglé le cas de Daryl, mais ce n’est pas le cas. Loin de là. En effet, Daryl est dans l’un des cachots de la Maison Mère. Oups. Quinn est arrêté sur le champ, comprenant qu’il a été trahi par sa maîtresse un temps trop tard. Ce n’était peut-être pas une bonne idée de flirter à nouveau avec Isabelle, après tout.

Isabelle ? Elle, elle n’est pas fait prisonnière, car elle a encore un intérêt aux yeux de la méchante de la saison. En effet, Genet révèle alors qu’elle est au courant de tout le mythe qui entoure la naissance de Laurent. La voilà donc qui est prête à tomber dans le panneau pour le bien du pays : elle explique à Isabelle et Laurent – qui viennent juste de se retrouver après moins d’un épisode de séparation – qu’elle souhaite présenter Laurent aux yeux du monde comme le Sauveur que la religion veut faire de lui.

Son but ? Unifier le pays. Elle est assoiffée de pouvoir et veut diriger la France, en fait, avec des arguments bien nationalistes là. Ah, les français, toujours bien à droite apparemment. Laurent refuse d’entendre que Genet est en colère, lui rappelant juste qu’elle a le cœur brisé. Malgré tout, Laurent écoute Isabelle qui voit bien qu’ils n’ont pas le choix de faire ce que Genet leur demande.

En parallèle, Quinn et Daryl se retrouvent dans la même cellule. On a connu des partenaires de prison plus sympa dans les séries. De toute manière, ça ne dure pas : Daryl est rapidement emmené pour le « repas ». C’est évidemment un mensonge, ou plutôt, c’est lui le repas : on le met dans une arène où tout un tas de français chantent la marseillaise en attendant le début d’un combat qu’ils réclament beaucoup.

Le combat ? Daryl voit débarquer un zombie. Un seul. Le twist ? On injecte au zombie une seringue qui le transforme en super-zombie, comme sur le bateau. Ah. Une drogue pour booster les zombies ? Belle idée de la part des français. On est un vrai pays d’innovation !

Daryl | 200 km | Isabelle

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The Irrational – S01E02 – Dead Woman Walking – 13/20

Comme de nombreuses séries procédurales, celle-ci peine à surprendre dans l’enquête principale de l’épisode que j’avais résolu 35 minutes avant le héros. C’est gênant sur un épisode de 41 minutes. Cependant, j’accroche bien au fil rouge et à certains aspects de la série, les commentaires sur la nature humaine étant généralement plutôt sympathiques. Il y a de nombreux axes d’amélioration, une actrice que je commence déjà à ne plus supporter et des grosses ficelles trop visibles, mais c’est un divertissement qui fonctionne comme il se doit. Et bordel, la structure en fil rouge sur une saison complète me manquait.

Spoilers

Pourquoi utiliser l’un des poisons les plus rares du monde sur l’une des seules personnes capables de le reconnaître ?


Are you seriously playing with fire ?

Non contente d’être la seule série de network diffusée en ce moment, la série s’offre aussi un long résumé du premier épisode avant d’entamer le second, histoire qu’on soit bien sûrs de ne rien avoir oublié de l’épisode. C’était un peu trop répétitif, mais bon, je vais l’effort de supporter pour l’instant : j’ai envie de croire en la possibilité que représente cette série.

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Le fil rouge

L’épisode reprend d’abord par le fil rouge de la saison, et c’est bien normal : l’explosion de l’Eglise. Alec ne s’en souvient toujours pas précisément, alors il tente de recréer les conditions de l’explosion. Il se souvient avoir senti les flammes, forcément, mais aussi un parfum floral. Le voilà en pleine recherches avec son eau de Cologne pour se souvenir de détails supplémentaires. Pour cela, il faudra attendre la fin de l’épisode : pendant son enquête, il va trouver la bonne fleur par pur hasard (et on s’en doutait dès le départ de l’épisode).

Ainsi, en fin d’épisode, il retente son expérience de brûler la fleur et l’odeur lui débloque un de ses souvenirs – la voiture du terroriste avait des jantes particulièrement laides, mais reconnaissables. C’est un détail de plus pour la suite de la saison, et j’avoue que je tombe dans le piège de ma propre curiosité sur ce fil rouge. J’espère qu’on en saura vite plus.

En attendant, il faut se taper une enquête trop facile à démêler et la conséquence du cliffhanger précédent : les caméras de surveillance n’ont que le dos de l’homme. Pff. On vous croit les gars. Bref, la première expérience matinale d’Alec est un échec, donc il se rend ensuite au boulot. J’adore ces personnages de séries qui ont toujours le temps de mener toute une vie avant d’aller au boulot – mais en même temps, je regarde cet épisode avant d’aller au boulot, donc je suis comme eux.

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Le poison

À peine arrivé à l’université, Alec tombe sur une vieille amie qui n’est pas là pour une visite sociale. Elle souhaite au contraire obtenir l’aide d’Alec pour résoudre… son propre meurtre. Rien que ça ! Elle s’est rendue compte qu’elle était empoisonnée avec une substance mortelle, généralement utilisée pour tuer des espions russes.

Lui, il aimerait plutôt l’aider à se soigner – mais les antidotes sont trop expérimentaux pour cette amie qui refuse de voir son cerveau réduit en bouillie dans l’affaire. C’est un peu osé de nous introduire un perso cool voué à mourir dès le deuxième épisode de la série. Cela dit, j’aime bien cette manière de nous présenter une nouvelle enquête, et c’est suffisamment original pour ne pas avoir un sentiment de répétitions dans les épisodes suivants. J’imagine qu’il vaut mieux viser haut dans l’originalité des premiers épisodes pour marquer les esprits avant que ça ne devienne trop routinier.

En tout cas, l’enquête semble un peu simple : CJ, la femme empoisonnée, a déjà un suspect qui aurait un mobile et un accès au poison. Toutefois, elle doute tout de même, se disant qu’elle pourrait être un dommage collatéral et que la victime aurait pu être cet homme.

Après, quand on apprend qu’elle a un partenaire d’écriture, Jean (je crois ? Gene ? Who cares ?), on sent bien que l’intrigue va avoir un petit peu de fun à nous proposer pour finalement l’accuser. Par contre, c’est trop gros qu’Alec ne pense même pas à le soupçonner un quart de seconde – et ça en faisait aussitôt le coupable idéal.

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L’enquête

L’enquête prend une tournure bien différente de l’épisode de la semaine dernière. Marissa ne souhaite pas trop que son mari soit si impliqué, mais c’est trop tard : c’est CJ elle-même qui le pousse à enquêter après tout. Il me reste un problème avec Alec : je ne vois pas pourquoi il aime tant se mettre en danger. En attendant qu’il le fasse, on le voit mener l’enquête. Et en fait, il ne fait rien du tout, se reposant à 100% sur ses étudiants.

J’ai bien aimé leur petit brainstorming pour attirer à eux l’un des principaux suspects de l’empoisonnement de CJ. Grosso modo, c’est facile : il suffit de le leurrer avec un produit gratuit. Bon, autant le brainstorming était sympa, autant le résultat était un peu ridicule ! L’étudiante totalement 100% amoureuse de son prof envoie un simple message Whatsapp pour un échiquier gratuit et hop, ça fonctionne ? Qui répond à ce genre de messages sur des trucs gratuits venant d’un inconnu là ?

Je veux bien qu’il soit fan d’échecs, mais s’il est fan du site, il doit bien se rendre compte que c’est une arnaque. Bon, on va passer sur cette faille dans le scénario et en arriver au moment où Alec se met en danger, fixant un rendez-vous avec son suspect principal. Il s’y rend seul, avec une Marissa évidemment en retard pour que le suspense soit plus grand. Quand il rencontre le suspect, il vient de se faire tuer par ce qui ressemble à un tueur professionnel.

Et c’est parfaitement irrationnel de voir Alec tenter de s’en sortir en plongeant dans l’eau. J’ai aimé le moment où il raisonne avec le tueur comme il peut, mais c’est vraiment pas terrible de le voir ensuite prendre un chemin à découvert pour s’enfuir alors que clairement il y avait une solution pour plonger sans risquer de se prendre une balle.

Bien sûr, Alec survit et cela permet de relancer l’enquête dans une nouvelle direction. Au passage, on nous fait aussi un petit aparté sur la curiosité qui est un moyen précieux de piéger les gens et de les pousser à faire des choses. C’est pas faux, ma foi. J’aime vraiment ce petit côté faussement scientifique et la manipulation que propose la série. C’est pour moi la force de cette série procédurale et j’espère qu’elle va s’en rendre compte pour réduire d’autres scènes moins intéressantes.

En attendant, on en revient donc à l’enquête, où CJ explique qu’elle pense avoir été empoisonnée pendant un déjeuner au restaurant. Par chance, il y a eu une demande en mariage ce jour-là, donc il existe une vidéo. Avec sa sœur, Alec la visionne et finit par remarquer que la théière a été échangée sur la table. Cela frustre énormément CJ quand elle l’apprend, parce qu’elle est sûre d’être quelqu’un qui remarque tout, tout le temps.

Alec lui prouve que non avec une autre expérience et… putain, mais ils recommencent ! Exactement comme la semaine dernière, ils nous privent de l’expérience qui serait pourtant sûrement marrante à vivre. Je veux dire, il lui prouve qu’en se concentrant sur un détail, on en oublie de regarder ce qu’il se passe en général… mais nous, on ne nous montre pas l’expérience. Par conséquent, on n’a aucune chance de savoir si on aurait remarqué ou non l’ours qui passe en arrière-plan. Et j’ai du mal à croire qu’on puisse le manquer.

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Diversion

C’est totalement naze de nous faire ça. En tout cas, ça relance l’enquête dans une nouvelle direction : Alec comprend que la demande en mariage était une diversion. Et il a raison : il s’agit en fait de deux acteurs embauchés pour l’occasion. Reste à savoir qui a bien pu les engager pour ça, parce que c’est tout de même une drôle de manière de planifier un meurtre. Soit. Cela fonctionne plutôt bien : Alec comprend vite qu’il tient un nouveau suspect, parce qu’un ancien employé des acteurs est une entreprise sur laquelle CJ et Jean ont écrit un article peu flatteur.

C’est ce qu’on appelle un mobile. Partant de là, Alec prend la décision d’organiser un faux entretien d’embauche avec l’aide de ses étudiants – encore et toujours. Cela lui permet de piéger un homme de l’entreprise, parce qu’il sait qu’à un entretien, on a tendance à se vanter. Soit. On a aussi tendance à mentir un peu pour se mettre en avant, non ?

Bon, en tout cas, ça permet à Alec d’avoir plein d’informations. En parallèle, ses étudiants décident de faire dans le social. Même si CJ ne veut pas que sa fille soit au courant de son empoisonnement, les deux étudiants font ce qu’ils font pour la prévenir. C’est un développement secondaire qui permet de mieux connaître ces deux personnages et, ma foi, je pense que je vais les apprécier s’ils enchaînent les théories et débats comme ça à chaque épisode. Il y a tout de même un problème avec cette théorie : j’ai beaucoup de mal avec le jeu de l’actrice. Beaucoup, beaucoup. Elle est jolie, hein, mais son jeu n’est pas exactement une réussite.

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Narcissisme

L’étudiante nous partage un peu plus son passé (ou pas ? Une part de moi n’a pas pu s’empêcher de penser que c’était de la manipulation) avec une mère décédée quand elle était en froid avec, et ça finit par convaincre la fille de CJ. Je retiens de la scène le sens de l’observation des deux étudiants, c’était sympa. Sinon, ben, ce n’était pas de la manipulation : en fin d’épisode, Alec prend le temps de parler avec son étudiante de la culpabilité qu’elle ressent encore concernant la mort de sa mère. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne fais pas confiance à cette étudiante – oui, même si on la voit sur la tombe de sa mère. C’est peut-être parce qu’elle joue mal, je ne fais jamais confiance aux acteurs qui jouent mal. Après, c’était une bonne scène pour apprendre à connaître le personnage que de la voir se confier avec Alec.

Avant d’en arriver là, Alec mène l’enquête pour de vrai et se rend compte d’une évidence élémentaire : il n’a pas soupçonné Jean. Genre, le type que j’ai soupçonné au moment où on nous a introduit son existence est évidemment le coupable. Alec en a la certitude, mais doit encore le prouver. Il décide donc de le piéger en jouant sur son désir d’être reconnu comme un mastermind de criminel. Evidemment, il le fait en mentant : il lui explique que le tueur est un génie qui voulait simplement battre CJ à son propre jeu, mais que c’est lui qui se fait avoir car il ne verra jamais sur le visage de CJ sa victoire.

C’est débile, mais ça fonctionne. Jean veut aussitôt aller se vanter auprès de CJ et lui dire qu’il est parvenu à la battre. Sauf que ce n’est pas le cas : CJ n’est pas dans le coma comme Alec l’a prétendu, et elle filme les aveux. Hop, hop, hop, on en arrive à la fin de l’épisode. Et c’est presque un happy end où CJ accepte finalement le traitement expérimental pour tenter de survivre et revoit sa fille.

Alec prend le temps de papoter avec son étudiante, puis prépare tout un cours sur le cas de CJ. Cette dernière a carrément écrit un article sur le crime imparfait de Jean et sur son narcissisme. Oui, oui, il s’est fait arrêter par narcissisme et par volonté que le monde entier sache ce qui lui est arrivé. Une enquête pas dingue, mais une réussite tout de même pour Alec. Allez.

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