NCIS Tony & Ziva – S01E06 – We’ve Got Company – 15/20

Voilà un épisode très détaché du reste de la saison, mais ça fait du bien de pouvoir respirer de ce fil rouge inutilement complexe et pas franchement intéressant. Là, les enjeux sont clairs et bien menés. Certes, il y a des moments prévisibles et des grosses ficelles qui plombent un peu le rythme, mais l’épisode est plutôt bien mené dans l’ensemble.

Spoilers

Sophie et Tali se pensent à l’abri en Allemagne. Elles ne le sont pas.

Sorry, I thought I cleared it.

L’épisode commence en 2020 dans une forêt allemande. Cela change un peu la structure habituelle de l’épisode de commencer par le flashback. Nous voyons donc Tony et Ziva arriver dans une des safe houses de Ziva pour y passer des vacances. Le seul problème, c’est que Ziva a zappé qu’elle truffe ses maisons d’armes à feu apparemment. Les vacances commencent bien mal : Tali trouve un flingue, Tony en veut aussitôt à Ziva d’avoir mal organisé et mal rangé ses affaires. Tout débute par une dispute entre eux.

D’autres flashbacks dans l’épisode nous montrent que les parents de Tali ne s’adaptent que bien mal à la vie ensemble à élever une gamine. Ils n’ont jamais vécu ensemble, jamais vraiment parlé d’éducation, alors c’est assez logique que ça se passe mal, je suppose. Ziva a des règles sur les temps d’écran que Tony est incapable de respecter. Je déteste Tony, le saviez-vous ?

En 2025, Tali revient dans cette maison de vacances, avec Sophie. Officiellement, c’est pour y passer des vacances, mais la pré-ado n’est pas ravie d’être coincée là. Apparemment, elle préférerait être en cours à faire ses contrôles, même si elle peut passer son temps sur la Switch en attendant. Et oui, on nous montre tout ce qui est arrivé à Sophie et Tali depuis le début de la saison. J’aime bien l’idée, même si on est rapidement coincé avec elles.

Et puis, où est la crédibilité de l’ado qui oublie son chargeur de Switch ou réussit à faire en secret des gâteaux d’anniversaire pour Sophie – gâteau qu’elle ne mange même pas à cause d’abeilles. Le but est juste de nous montrer que Sophie est allergique, et on se doute aussitôt que ça servira dans l’épisode. Pour l’instant, on se contente de voir la semaine passer assez vite : on a quelques scènes plutôt classiques qui pourraient presque être ennuyantes – c’est bien de savoir que Tali lit des livres qui ne sont pas de son âge, mais bon.

Par chance pour nous, Tali s’ennuie aussi et est maligne. Elle se débarrasse de sa babysitter en prétendant avoir ses règles. Son but est en fait de charger la montre de son père pour avoir un jeu vidéo à portée de main. Le problème, c’est que si elle s’en sert pour jouer, c’est aussi un excellent moyen de la géolocaliser, je suppose. Par chance, même si elle joue à Snake, Tali reste assez maligne pour savoir que ce n’est pas normal d’entendre une voiture arriver.

La plupart des gamins resterait pourtant absorbé sur leur téléphone. Elle prévient Sophie de l’arrivée de cette voiture, puis appelle ses parents au secours. Nous en sommes revenus à l’épisode précédent, donc. C’est plutôt une bonne chose que ça ne dure pas des heures !

L’arrivée de trois hommes armés fait flipper Sophie qui ne semble pas équipés pour faire face. La maison l’est, heureusement : Sophie embarque Tali dans une panic room où elles peuvent observer les intrus fouiller la maison. Assez vite, les hommes comprennent qu’elles sont cachées, parce qu’ils trouvent les caméras. Ils inspectent aussitôt tous les murs à la recherche de la panic room, sans succès.

À l’intérieur de celle-ci, Tali et Sophie sont coincées : elles n’ont pas de réseau pour prévenir qui que ce soit. Sophie demande donc à Tali de passer par un conduit d’aération pour essayer d’avoir du réseau. C’est simple et déjà vu, mais ça fonctionne. Le problème, c’est que le téléphone n’est pas en mode silencieux et qu’elle se fait repérer par les français à ses trousses. Ils n’ont pas le temps de s’occuper d’elle : les abeilles l’en empêchent.

Abeilles et conduit d’aération ? Bien sûr que Sophie se fait piquer quand Tali revient auprès d’elle. Et bien sûr qu’elle n’a pas son adrénaline à portée de main. C’est vraiment une grosse ficelle qui permet d’ajouter une dizaine de minutes de suspense à l’épisode, mais ça fonctionne. Je me suis même vraiment posé la question de la survie de Sophie – elle est un personnage très secondaire après tout. Je n’avais aucun doute pour Tali, en revanche, même quand elle est envoyée seule dans la maison.

Sophie lui demande de l’abandonner et de s’enfuir, mais Tali préfère sauver la vie de sa tante. Tante ? Allez, on va dire ça. Elle récupère son adrénaline et retourne dans la panic room, mais elle révèle au passage l’emplacement de l’entrée de la panic room. Les français peuvent s’acharner sur la porte tandis que Tali, elle, parvient à sauver la vie de Sophie en lui faisant une piqûre. Pourquoi toujours dans la jambe et à travers un jean épais ? On ne peut pas faire la piqûre dans le bras ? Bref, on s’en fout.

J’ai bien aimé cette panic room et la maison ultra équipée pour une situation de prise d’otages comme ça. Ce sont des facilités scénaristiques, mais ça se justifie bien comme Ziva est parano.

La situation commence toutefois à tourner en rond. Les scénaristes usent donc d’une ruse de plus : les abeilles parties, les français finissent par trouver l’évacuation de la bouche d’aération utilisée par Tali un peu plus tôt. Ils en profitent aussitôt pour tenter de les enfumer. Heureusement, elles ont des masques à gaz et la maison n’a pas révélé tous ses secrets : Sophie peut empoisonner les types et leur balancer du gros son pour les faire tomber malade.

Cela les force tout de même à sortir et je n’ai pas trop compris pourquoi. Elles auraient pu utiliser ça dès le départ et rester tranquillement dans la panic room, non ? Je suppose que non, ou alors c’est juste que les scénaristes voulaient avancer vers autre chose. Voilà donc Sophie et Tali qui sortent de leur cachette. Pendant que Sophie s’occupe des hommes dans la maison, Tali se précipite vers la voiture des méchants… où il y en a justement qui l’attend.

Tali mord son agresseur et lui met un coup de tazer bien placé. Elle s’enferme ensuite dans la voiture. Elle est trop jeune pour vraiment savoir conduire, mais ça reste la fille de sa mère. Elle parvient même à renverser un type. Comment c’est possible. Sophie la rejoint finalement, mais la voiture tombe en panne à force de se recevoir trop de balles.

Pour autant, Sophie ne se démonte pas et parvient bien à gérer l’action. Même à court de balles, elle fait face au français d’Interpol dans un combat à mains nues bien foutu. Au moment où elle semble sur le point de perdre, Claudette débarque. C’est pile à temps. Sophie s’en sort quand même toute seule, dans une chorégraphie de combat franchement pas mal, je trouve. Et puis, les retrouvailles avec Claudette sont sympathiques et permettent un petit baiser entre elles. Ziva et Tony arrivent juste après. Tout est bien qui finit bien.

Enfin, qui finit… La fin d’épisode nous ramène en Italie : Tony et Ziva expliquent la situation à leur fille et lui rappellent que sa sécurité est leur priorité numéro 1. La préado n’est pas ravie, mais elle s’entend bien avec Sophie tout de même. En vrai, c’était un épisode sympathique et détaché du reste du fil rouge. Le sauvetage est express, mais ça marche bien.  Quant à Tali, elle finit par comprendre qu’elle vit dans un monde dangereux quand elle apprend la mort de son oncle Henry, la veille. Elle s’occupe aussitôt de savoir comment va son père, avant même de se préoccuper de son chagrin. Cela perturbe beaucoup Tony, surtout qu’il a failli perdre sa fille. Il termine l’épisode dans les bras de sa fille.

La fin d’épisode nous ramène tout de même à l’intrigue générale de la saison, avec une nouvelle étape pour le fil rouge. Il s’agit pour Tony et Ziva de retrouver un médecin maintenant. Pendant ce temps, à Paris, Martine vit sa meilleure vie de couple, même si les méchants ont quelques problèmes.

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Hotel Costiera – S01E01 – Sheryl – 13/20

Je m’attendais à un soap médiocre et je suis servi avec un premier épisode qui ne brille pas par son intelligence ou son originalité, mais plutôt par le physique de certains acteurs/actrices et la vitamine D qu’elle essaie de donner par procuration. Pour un premier épisode, j’ai trouvé que ça manquait de moments où on découvrait des personnages appréciables et l’hôtel du titre, mais ça viendra. La construction avec un fil rouge est bienvenue, c’est déjà ça.

Spoilers

Le mari de Sheryl est porté disparu, c’est à Daniel de le retrouver.

Not just a pretty face.

Pardon, mais la première minute de la série remplit tellement le contrat ! J’attendais une série qui me fasse voyager comme si on était en été, sans que la qualité ne soit là. Quand on voit le héros de la série, que je ne dissocie toujours pas de son rôle culte dans Grey’s, chanter faux et à tue-tête dans un décor de rêve sur un scooter au moins aussi ridicule que son look… Oui, le contrat des charges est respecté.

Pour autant, je me suis vite ennuyé. La première scène voit en fait notre héros débarquer dans une somptueuse villa où trois ados se disputent. Il interrompt la dispute, met KO deux ados sur trois après avoir été menacé au couteau et l’on comprend qu’il a été envoyé là pour… récupérer Coco, un chien en cage. Franchement… Ce ne serait pas cet acteur, j’aurais déjà zappé. C’est nul. Tout simplement nul.

Il ne faut pas toujours juger sur la première scène, cela dit. La seconde n’est pas mieux : il ramène Coco (putain, j’ai le nom du chien, mais pas du personnage principal, que les scénaristes se concentrent un peu bordel !) à sa riche propriétaire qui fait la fête en boîte de nuit – et qui arrive à le convaincre de passer la nuit à faire la fête.

Le lendemain, on apprend que le héros de la série s’appelle Daniel. Il est enguirlandé par une certaine Adele, qui semble bosser plus dur que lui pour l’hôtel. Pourtant, c’est lui que les clients adorent, puisqu’il retrouve les chiens kidnappés. Dognappés.

En vrai, l’hôtel est sublime, mais il n’est pas fait pour quelqu’un comme moi et ça se voit. Daniel y fait tâche. Il a un physique de rêve, je ne dis pas, mais son costume si peu repassé après une nuit de fête, c’est non. Il rentre donc chez lui – ça semble être une maison – où l’attend une douche qu’il ne prend pas, des altères qu’il ne touche pas et tout un tableau d’enquête. AH. La série va donc avoir son propre fil rouge.

Daniel est à la recherche d’Alice, une jeune femme tout aussi belle que lui, sauf qu’elle, elle a disparu. On a droit à l’inévitable flashback, évidemment, où l’on découvre qu’Alice est la fille du gérant de l’hôtel. Daniel, lui, est un ancien marine. Belle histoire d’amour en perspective, non ? Seulement voilà. Il va avoir un passé louche (et une sacrée cicatrice) dont il ne s’occupe pas car il gère les problèmes des autres, elle n’est pas heureuse de vivre dans un hôtel.

Il aura fallu dix minutes pour que la série trouve le prétexte de mettre Daniel De Luca à poil (putain, il s’appelle De Luca en plus ?). C’est long pour ce genre de série, en vrai. Il est sous la douche quand il reçoit un appel dont on ne saura pas grand-chose si ce n’est qu’il s’agit d’un ami d’Alice. Nous sommes de retour dans le présent et on découvre qu’Alice est la sœur d’Adele. Pour autant, Adele est sûre que sa sœur s’est juste barrée pour cramer son argent et rien d’autre. Soit.

Je trouvais qu’elle exagérait un peu au départ, mais quand on apprend que ça fait seulement deux semaines que personne n’a de nouvelle après son départ il y a un mois… Difficile de ne pas être de son côté. D’accord, son père, Augusto, s’inquiète de sa disparition et embauche Daniel, mais deux semaines, c’est court pour s’inquiéter dans ce milieu de riches jet-setteurs. Non ?

Cela n’empêche pas Daniel de mener l’enquête : il retrouve « l’ami » d’Alice qui voulait juste récupérer l’argent qu’Augusto serait prêt à lui donner. Finalement, on apprend que le type ne sait pas grand-chose : il connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un qui a vu Alice à Naples deux semaines plus tôt. MOUAIS.

S’il y a un fil rouge pour la saison, il y a aussi une intrigue pour l’épisode, évidemment. On voit donc arriver à l’hôtel Aaron Tarsky, un riche et vieil homme qui débarque avec sa nouvelle femme, Sheryl, et ses deux filles plus vieilles que Sheryl. Il a aussi ses petits-fils qui sont là. Il ne les privilégie pas cela dit, préférant passer du temps seul sur son bateau avec Sheryl.

On voit où ça va assez vite : les petitS-fils utilisent un drone pour espionner le bateau de leur grand-père et voir Sheryl à poil, mais ils découvrent assez vite que non seulement elle a un maillot de bain, mais en plus, elle a perdu leur grand-père. Ce dernier est parti chercher un calamar, paraît-il, mais ne revient pas auprès de Sheryl.

Daniel est aussitôt embauché par l’hôtel pour retrouver Aaron. Il contacte trois de ses amis et collègues que l’on reverra régulièrement mais qui n’ont pas la chance d’avoir de noms à ce stade apparemment. Il y a deux hommes et une femme, tous sont là pour gérer l’aspect comique de la série, notamment elle : elle souligne à quel point il est évident que l’homme est tué par Sheryl.

Cela ne peut pas être si simple pour un épisode pilote, cependant. On apprend ainsi que l’entreprise d’Aaron est en plein rachat et que l’annonce de sa disparition ferait perdre beaucoup d’argent à ses héritiers. Si Daniel promet la discrétion, celle-ci n’est plus possible quand la main d’Aaron est retrouvée sur la plage proche de l’hôtel. Et seulement la main.

La police est contactée et montre aussitôt l’alliance à Sheryl qui reconnaît la bague de son mari. Elle devient la principale suspecte, mais jure à Daniel qu’elle est innocente. Ses envies de prendre la fuite ne l’aide pas à paraître innocente, mais il est à peu près évident qu’elle sera innocente d’ici la fin de l’épisode. En attendant, l’enquête prend un peu. On commence à connaître les personnages aussi : Daniel comprend que c’est étrange de ne pas montrer la main à Sheryl et propose aussitôt à ses collègues de se renseigner. Et si Aaron avait juste voulu disparaître ? Il en est à sa quatrième femme, personne ne sait s’il a vraiment envie de rester avec elle après tout.

Daniel fouille donc la chambre d’Aaron à la recherche d’ADN, tout en envoyant deux de ses collègues à la morgue pour retrouver la main. Y a rien qui va du côté des collègues, en vrai : l’humour ne prend que moyennement avec moi, que ce soit les deux boulets qui ne veulent pas toucher la main ou la collègue qui flirte avec un laborantin en se faisant passer pour stupide, juste pour avoir les résultats plus vite. Il va me falloir un peu de temps pour les apprécier, je suppose. Et des prénoms, peut-être.

En tout cas, l’enquête avance vite parce qu’il y a plein de choses à mettre en en avant dans cet épisode : Daniel comprend que le but d’Aaron pourrait être de faire capoter volontairement la vente car il n’en voulait pas. Sa mort et sa résurrection ? Il gagnerait une nouvelle fortune. Daniel retourne interroger la pauvre Sheryl qui est très triste d’être assignée à résidence dans l’hôtel. Tandis qu’elle flirte avec Daniel, elle se souvient ENFIN avoir été filmée par les petits-fils d’Aaron.

Dès lors, Daniel retrouve le drone et la vidéo filmée pour voir ce qui a bien pu arriver à notre riche papy. Cela lui donne une piste improbable avec un homme qui est à l’eau avec un bateau, à proximité d’une grotte. Daniel rappelle sa collègue pour aller fouiller la grotte en question. Tout ce qu’ils trouvent, cependant, c’est un bateau. Partant de là, Daniel mène son enquête sous l’eau. Au moins, la série ne lésine pas sur les moyens financiers : on bouge beaucoup dans l’épisode, l’air de rien. D’ailleurs, on bouge peut-être même un peu trop à mon goût. On aimerait découvrir l’hôtel plutôt que des clients imbuvables.

Daniel retrouve Aaron au fond de la grotte. Suite à un accident de plongée, il n’a pas réussi à ressortir de la grotte et est resté coincé quelques heures. Il en ressort plus riche car l’annonce de sa disparition et de sa résurrection lui augmentent sa fortune. Et voilà. Sheryl est vexée de voir ses vacances gâchées, mais voilà, affaire réglée, Augusto demande à Aaron de quitter l’hôtel et hop. Tancredi (ah, un collègue avec un nom !) se demande tout de même d’où vient la main, mais pour l’instant, on écarte tout ça d’un revers de main (sans jeu de mots, promis) : l’argent permet tout à Costiera. MOUAIS.

Je n’ai me pas trop les personnages principaux pour l’instant, mais on verra ce que donnera la suite de la série. En attendant, on reprend le fil rouge avec Daniel qui croit voir Alice. Il est travaillé par tout ce qui lui arrive, le pauvre, mais eh, il a des collègues et amis qui sont là pour lui. Mouais. Mouais. MOUAIS.

Daniel décide en tout cas d’aller voir Augusto pour lui parler de sa piste à Naples et de son impression qu’il est possible qu’Alice ne veuille juste pas être retrouvée. Forcément, ça compliquerait ses recherches. Augusto lui demande de continuer malgré tout. Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que Daniel ne doit pas être amoureux d’Alice. Il est très obnubilé par elle, c’est certain, mais il couche avec Sheryl en fin d’épisode – rassurez-vous, avant ça, elle lui dit qu’elle demande le divorce, hein.

C’est une bonne chose qu’il le fasse, parce que Sheryl a un truc à lui montrer sur son portable après ça. Elle a pris un selfie avec Aaron une semaine plus tôt, à Naples. Et à l’arrière-plan, il y a Alice (elle est trop floue pour que ce soit crédible que quiconque la reconnaisse, mais bon). Un flashback nous révèle qu’elle est en train de se disputer avec un homme, qui la traîne de force hors du bar et veut la faire monter dans sa voiture, quitte à utiliser un flingue. Ah. Je voulais un soap, je suis servi.

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Alien Earth – S01E08 – The Real Monsters – 12/20

À l’image de la saison, cet épisode ne réussit qu’une seule chose, c’est le traitement d’une créature très secondaire (et encore, pas jusqu’à la dernière seconde). Pour le reste, l’ennui domine principalement par manque d’attache aux personnages qui sont tous plus détestables les uns que les autres. Et encore, même pas : s’ils étaient détestables, il y aurait de la passion. Là, on les regarde se détester, se déchirer, s’entretuer, mais il faut bien le dire, ça ne fait ni chaud, ni froid. Ajoutez à cela que la série gâche le concept même de Xenomorphe… Heureusement que c’est bien produit et joli à regarder.

Spoilers

Wendy comprend tout – ou rien, c’est au choix.

But I think they should be afraid of us.

Par pitié, j’espère que ce titre d’épisode ne nous mène pas à la conclusion que ce sont les hommes les vrais monstres, parce que ce serait tellement vu et revu comme concept ! Et ça peut me plaire de le revoir une fois de plus, mais pas quand on a eu droit à tant de médiocrité pendant huit épisodes. Pour l’instant, j’ai l’impression qu’il n’y a que l’épisode 5 à sauver.

Ce début d’épisode ne me dit rien qui vaille pour arranger les choses : on a un gros plan sur le cadavre d’Arthur, avec un crabe qui se balade sur lui et le Xenomorphe qui est filmé de jour et de si près qu’il n’arrive pas à me faire peur. Vraiment, j’ai l’impression que la série a cassé beaucoup du mythe. Ils font du Xenomorphe un simple animal sauvage, en vrai, quand il était censé être bien plus que ça – une créature extraterrestre toute puissante et intelligente.

Là, la première scène de l’épisode est juste risible. On assiste ainsi à Sylvia qui se rend sur la tombe des enfants. Déjà, pourquoi ? Elle est supposée être convaincue que les enfants sont encore en vie ? Sur place, elle est observée par le Xénomorphe qui se rapproche d’elle sans l’attaquer. Pardon ? Depuis quand les aliens nous observent et ne nous bouffent pas à la première occasion ? Apparemment, le but est de ne pas tuer Sylvia, alors qu’elle ne manquerait à personne.

Elle est sauvée in extremis par cette paresse du Xenomorphe qui ne veut pas la bouffer : le commando d’élite de l’île tire dans la tête du monstre qui s’échappe, sans demander son reste, sans s’attaquer à ces gens qui le dérangent comme ils l’ont toujours fait dans tous les films et tous les épisodes de cette série. C’est ridicule et raté, à ce stade.

Elle est escortée jusqu’à son laboratoire où l’équipe de sécurité décide d’aller se charger de Kavalier, parce qu’il est supposé être leur priorité. Se promener dans la base n’est pas une bonne idée quand on sait tout ce qu’il s’est passé avant sur place. Pourtant, ils le font et montent même dans des ascenseurs qu’ils n’ont pas appelés eux-mêmes. Faut être sacrément con. C’est sans surprise que toute l’équipe se retrouve coincée dans un ascenseur qui est ensuite à ça de s’autodétruire. Pourquoi ? Ehe, il faut que je raconte le reste de l’épisode peut-être.

On a ainsi droit à une scène où Kirsh fait un compte-rendu de l’état de l’île. Bizarrement, entre deux épisodes, tout le personnel non essentiel a été évacué. Pour autant, Kavalier refuse de partir de son labo à ciel ouvert : il aime trop ses créatures pour les abandonner, même si les risques augmentent. Qu’il crève et qu’on n’y revienne pas ! C’est si dommage que la série soit si peu réussie. Au moins, c’est une série qui ne me manquera pas dans l’entre-saison. Pourtant, elle a quelques aspects réussis.

Parmi ceux-ci, il ne faudra pas compter la scène où l’on retrouve les cinq enfants restants. Devenus des robots, ils comprennent qu’ils sont morts – Wendy racontant qu’elle a vu le cimetière. Partant de là, les Synthé essaient de juger s’ils peuvent encore se faire confiance. On pourrait croire que chacun raconterait ce qui l’a mené en cellule, mais non, ils ne communiquent pas les infos essentielles. Ils préfèrent se contenter de considérations générales sur les enfants qui sont morts et sur Wendy qui, dans Peter Pan, est la préférée de Peter avant qu’elle ne l’énerve en devenant adulte. Putain, si c’est une manière de nous dire qu’il y aura une saison 2 avec une synthé nommée Jane, ça va me faire soupirer fort.

Bon, bref, la conclusion, c’est qu’elle peut énerver Kavalier elle aussi. D’ailleurs, si les enfants sont morts et qu’ils sont des synthés indestructibles, il y a une conclusion qui s’impose à elle. Wendy affirme ainsi qu’ils devraient avoir peur d’eux, les humains… avant d’appeler à la rescousse le Xenomorphe. Non, vraiment, ils en font une créature attachante, une sorte de bête domestique là. C’est insupportable. Kavalier est un peu terrifié de voir que les caméras ne fonctionnent plus, mais il continue d’avoir une confiance aveugle en Kirsh. Soit. Je suis un peu énervé de voir qu’on justifie son comportement de merde par le fait qu’il serait TDAH. Pardon, mais ce n’est pas ça un TDAH. Bref.

Wendy s’arrange pour couper à distance la communication micro entre Kavalier et Kirsh. Partant de là, Kavalier est aculé, au point d’envisager de donner un humain à bouffer à l’Œil. Wendy, elle, sait parfaitement ce qu’elle fait : elle devient une sorte d’entité d’intelligence artificielle qui s’infiltre partout. Son nouveau but est de rendre folle Sylvia : elle lui diffuse dans son bureau des extraits vidéos de ses sessions psy avec les gosses, avant qu’ils ne deviennent des robots. L’idée est déjà un brin ridicule, mais c’est en plus mal joué ? Quelle purge !

C’est donc Wendy qui provoque également le décompte d’autodestruction de l’ascenseur, avant d’ouvrir la cage dans laquelle sont Morrow et Joe. C’est stupide putain ! Elle libère tout le monde, mais les enfants restent tous dans leur cage, bien sagement, et personne ne vient l’arrêter ? Personne ne se rend compte de ce qu’il se passe ? Ils sont tous plus stupides que prévu. Wendy aussi, hein, ne croyez pas qu’être une entité toute puissante lui fait échapper à mon énervement : au contraire, même. Elle en veut à présent à Joe parce qu’il a choisi les humains dans le cliffhanger de l’épisode précédent… En même temps ! Quel choix avait-il ?

Une fois Morrow et Joe libérés, les deux se séparent. Le premier décide de se rendre auprès de Kirsh, pur l’attaquer. C’est mal connaître ce synthé qui sent son ennemi arriver. Pardon, mais n’ont-ils pas le même objectif ? Le double jeu de Kirsh est si peu clairement expliqué ! Autant vous dire que je n’ai aucune compassion pour lui – surtout qu’il tire des balles dans un labo plein d’aliens…

Inévitablement, il y a un alien qui en profite pour péter sa cage et s’échapper. Il détourne l’attention de Morrow qui était à ça de gagner et finit par être étranglé par un Kirsh déjà mortellement blessé. Le tout est observé de manière particulièrement blasée par Wendy. Heureusement qu’elle est supposée être une amie ! Et oui, le choix du mot blasé est voulu : elle l’est tout autant que moi sur mon canapé ce matin !

Elle reçoit la visite de Kavalier, persuadé d’avoir toute la maîtrise du jeu encore. Ce n’est pourtant pas le cas : Wendy a fait appel au Xenomorphe, qui se rapproche, et n’est pas en cage comme il le pense : elle est capable d’ouvrir la porte quand elle le veut, et elle lui prouve vite. C’était amusant… mais j’ai totalement décroché quand Kavalier s’est lancé dans un monologue sur son enfance. En vrai, ça aurait pu être intéressant si j’en avais quoique ce soit à faire de ces personnages. La vérité triste, c’est qu’il n’y a aucun personnage que je trouve attachant.

Par conséquent, quand les enfants se rebellent, que Nibbs dégomme un soldat et que Wendy dit à Kavalier de s’enfuir… eh bien, ce n’est pas grandiose : j’en ai rien à faire. En vrai, les synthé m’ont fait rire plus qu’ils ne m’ont fait peur. En plus, l’idée de Wendy de jouer à cache-cache plutôt que se débarrasser du problème directement est sacrément conne. Et ça me fait poser la question : de quel côté est-on censé être ? Celui des enfants psychopathes ? Celui du génie détestable ? Celui de l’alien ? Franchement… Quel étrange récit que celui de cette saison ! Tout n’a pas être binaire et la dichotomie n’est pas toujours bienvenue, mais… pourquoi est-ce si peu intéressant ?

Bref. Tous les enfants suivent les ordres de Wendy – même la plus rebelle d’entre tous qui décident désormais de répondre au nom de Jane. Tss. Nibbs, la plus flippante allez, retrouve Sylvia et s’en occupe. Mouche et Slightly, eux, sont chargés de s’occuper de Morrow et Kirsh. C’est assez facile puisqu’ils se sont quasiment entretués.

De son côté, Joe est retrouvé par un bras droit de Kavalier. Il n’a aucune conscience d’être recherché par Wendy et suit aveuglément ce vieillard qui est forcément là pour le piéger. Il l’emmène finalement dans un appartement classe où il y a l’ancienne cage de l’Œil. Oui, oui. Joe se retrouve face à face avec le mouton contaminé par l’extraterrestre. Joe comprend un rien trop tard qu’il est dans la merde, mais il reste paralysé par la peur.

Il a finalement un bon réflexe en s’enfermant de lui-même dans la cage du mouton. Cela ne peut durer qu’un temps car l’Œil est suffisamment malin pour ouvrir la cage – que ce soit avec la poignée ou le garde-manger. J’ai beaucoup aimé ce que ça donnait et j’ai particulièrement kiffé cet Œil. Il est la seule bonne trouvaille de la série. C’est un alien hyper malin et terrifiant. Je veux dire, les araignées, c’est déjà dérangeant en soi, mais là, on a carrément un œil qui se déplace et fait tout pour nous bouffer, avec des tentacules capables de s’étendre.

D’ailleurs, chapeau bas à Joe qui ne hurle pas dans toute la scène où ce truc s’attaque à lui. Il s’agit vraiment des trente secondes les plus sympathiques de la série. Je n’aime pas Joe, mais personne ne mérite de mourir comme ça et, pour une fois, ça fait vraiment peur. Ils ont réussi à rater le Xenomorphe, mais pas l’Œil. C’est déjà ça. Bon, évidemment, Joe survit encore : Wendy le retrouve à temps pour le sauver.

Elle s’attaque plusieurs fois à l’Œil qui sait vraiment ce qu’il veut. Il lui faut un hôte et il est prêt à tout pour cela. Pour autant, elle est coincée à un moment par le bras droit de Kavalier. Cela ne dure pas car il est révélé ensuite que ce bras droit est un autre robot qu’elle peut contrôler à distance. C’est si raté ! On se croirait devant un mauvais Westworld à ce stade. Finalement, l’Œil s’échappe, Joe est sauvé et cela permet à Wendy de le confronter sur son choix de s’attaquer à Nibs dans l’épisode précédent. C’est bon, elle n’est pas morte, contrairement aux humains. Il a fait le bon choix, hein.

Frère et sœur se réconcilient donc et peuvent sortir de l’appartement luxueux à temps pour tomber nez à nez avec Kavalier. Celui-ci est confronté au Xenomorphe qui ne l’attaque pas. C’est simple : il écoute tout ce que Wendy lui dit de faire. Que c’est mauvais. Kavalier est heureux de tomber sur Wendy et surtout sur Joe, mais il déchante vite malgré tout. Ils ne sont plus de son côté.

Pendant ce temps, le reste de l’équipe de sécurité est mise à mal par un alien qui s’attaque à celle qui était peut-être ma préférée. Cette dernière fusille toute son équipe sans le vouloir, à l’exception d’un type qui se fait assommer par Jane. Bon, soit.

La saison peut alors s’approcher de sa fin, enfin. Wendy a réuni tous les méchants dans la cage, les méchants étant finalement toute l’équipe de Kavalier. Bref, les enfants se sont rebellés contre les créateurs, et ça donne une scène où Wendy fait remarquer à Kavalier qu’il n’est pas Peter Pan, mais juste un homme méchant et hargneux. OK.

Malgré tout, Kavalier est heureux, il a obtenu ce qu’il voulait : des machines surpuissantes. Wendy n’est peut-être qu’une gamine, mais elle a désormais deux Xenomorphes à ses bottes et des envies de gouverner. Now we rule ? Mais tu rules quoi ma chérie à part mon ennui et mes soupirs ? Rah lala. Quel dommage ce gâchis !

Allez, trouve du positif ! Je suis au moins ravi que la conclusion de l’épisode soit que les vrais monstres soient les enfants, pas les humains. L’inversion des rôles dans la cage, c’est d’une subtilité digne d’un enfant de quatre ans vraiment, est bienvenue.

Du côté des cliffhangers, parce qu’il y en a quand même, les scénaristes nous teasent une arrivée de l’autre entreprise – Yasuda – sur l’île et la fuite de deux aliens. Le premier, c’est la plante qui a tué Isaac. Le second, c’est l’Œil. Mais même ça, ils parviennent à en casser le potentiel : l’Œil s’échappe du labo et ne trouve aucun hôte à habiter pendant assez longtemps pour finalement retomber sur le cadavre d’Arthur. C’est ce cadavre encore tiède que l’extraterrestre décide de posséder. La scène est un peu gore (l’œil arraché, yummy), mais ça n’a pas tellement de sens qu’il tombe sur ce cadavre à des kilomètres du labo en premier. Puis pourquoi posséder un cadavre ? Etrange.

En bref

Enormément de critiques positives dans les médias pour cette série qui n’en vaut pas tant : si ça fait plaisir de voir la franchise se renouveler et revenir sur le devant de la scène, il est malheureux que ce soit fait avec tant de médiocrités. Il y a des points positifs : l’Œil est une super invention, définitivement, et certaines scènes sont sorties du lot grâce à lui. … En fait, il n’y a qu’un point positif ? C’est vraiment tout ce que je trouve, avec peut-être une production qui est vraiment léchée, c’est vrai.

Pour le reste… Il est impossible de s’attacher aux personnages. Tous sont creux, stéréotypés et peu aimables, sous tous les sens du terme. OK, il y avait l’intrigue Morrow/Slightly qui aurait pu donner quelque chose, mais c’est avorté trop vite. OK, Arthur aurait peut-être pu être un point d’ancrage pour nous, mais il est mort trop vite. En fait, tout va trop vite dans une série qui se distingue pourtant par sa lenteur (les deux premiers épisodes étaient si longs !).

Il y a du potentiel, il y a des concepts, il y a une idée de base qui aurait pu être sympathique. Malheureusement, on s’éloigne tellement de la franchise (à part pour l’épisode 5). Et quitte à me répéter : le plus gros défaut, ce sont les personnages. Je n’en ai rien à carrer d’eux, donc je ne peux pas pardonner les aberrations du scénario (les personnages qui vont d’un point à un autre à toute vitesse ou qui oublient leur propre priorité dans des décisions irrationnelles) si je n’ai pas au minimum quelqu’un que j’aime bien à suivre.

La saison 2 ? Elle sera probablement dans deux ou trois ans. Je n’ai pas beaucoup d’espoir : ils ne reverront pas leur copie. Je reviendrai pour l’Œil, et pour l’Œil uniquement. Non parce que les Xenomorphes qui sont des chiens de compagnie pour Wendy… Je ne m’en remets pas.

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The Walking Dead : Daryl Dixon – S03E03 – El Sacrificio – 14/20

Franchement, la saison est intéressante, mais cet épisode a deux gros problèmes : d’abord, son titre spoile totalement la fin que j’ai vu arriver dès la première scène de l’épisode honnêtement, ensuite, le développement des nouveaux personnages est raté à mon sens. C’est dommage : il y aurait de quoi faire une bonne histoire, mais les décisions qu’ils prennent n’apparaissent pas logique par rapport à ce qu’on savait d’eux dans l’épisode précédent. Une fois n’est pas coutume, ça donne l’impression que les scénaristes ne se parlent pas entre eux à l’écriture des différents épisodes, c’est vraiment étrange. Et ça plombe ce qui aurait pu être un excellent twist.

Spoilers

Carol continue de se mêler de ce qui ne la regarde pas, Alcazar recherche ses hommes disparus, Daryl passe la journée avec Roberto.


Hay mas pueblos, sabes, con las chicas...

La série ne perd pas de temps cette semaine, car l’épisode est plus court. C’est une bonne chose : je suis en retard et je n’ai pas de temps à perdre moi-même. Dès le départ, on assiste donc à une scène avec tous les nouveaux personnages de la saison qui ne survivront probablement pas bien longtemps, en vrai. Ainsi, on suit Guillermo (d’Alcazar) venir parler à Federico de son mécontentement vis-à-vis de son village. Oups.

Il n’est pas content parce que plusieurs de ses hommes ont été tués quelques jours plus tôt et que le seul qui a survécu est désormais porté disparu, depuis les célébrations de la veille. Il n’en faut pas plus pour qu’il soupçonne le village de Fede d’être responsable de tous ses malheurs. Le problème, c’est qu’il a un ascendant sur lui, avec ses richesses et le pouvoir de la couronne derrière lui. Il menace donc Fede de ne pas revenir s’il ne prouve pas rapidement que le village est bien un village de confiance.

On devine assez vite que ça terminera en sacrifice de Justina tout ça, surtout avec le nom de l’épisode. Peut-être que je me trompe, cela dit, on verra bien. Ce qui est sûr, c’est que Fede est prêt à tout faire pour s’assurer que son village reste dans les bonnes grâces d’El Alcazar. Ce n’est pas bon signe, surtout quand on comprend que ce roi de pacotille n’aime pas beaucoup les manières des américains. Tu m’étonnes : Carol a été odieuse avec lui.

Pourtant, au petit matin, Carol se réveille et se sent toujours la bienvenue dans le village. Il faut dire qu’elle a un hôte qui sait prendre soin d’elle. Même si on l’a remise assez justement à sa place la veille, on découvre qu’elle continue de vouloir imposer ses vues à tout le monde. Je trouve ça si abusé ! Ainsi, elle tente de convaincre Daryl de faire quelque chose pour sauver Alba d’El Alcazar. Mais pourquoi ? Franchement, je suis d’accord avec elle sur le principe, mais pas du tout sur ses manières. En plus, elle n’est supposée être là que pour quelques jours – quelques heures même ! – alors pourquoi faire chier comme ça ?

Si Daryl paraît sans cœur, je trouve son attitude bien plus logique : il réplique à Carol « Alba qui ? » ahaha. La tête de Carol m’a buté de rire, je dois bien l’avouer. Carol reste en tout cas en arrière pour se reposer de ses blessures et être draguée par le daddy español. Il prend soin d’elle, soigne ses blessures, lui raconte un peu sa vie… et finit par être mal à l’aise. Il sait que Carol repart, alors à quoi bon retomber dans les plaisirs de la chair, je suppose ?

On découvre en tout cas qu’il a eu toute une vie avant l’apocalypse (avec une femme qui ressemble fort à celle que Roberto va présenter à Daryl dans l’épisode), mais qu’il en a une aussi après. Il a même de quoi se faire une séance de cinéma à la maison, puisqu’il a un projecteur et de vieux films en noir et blanc. On apprend ainsi que la culture est importante pour lui. Carol est tellement à fond sur lui, c’est ridicule !

Finalement, Carol passe donc sa journée à se transformer en mamie espagnole, c’est assez perturbant. Elle a de bonnes capacités d’adaptation, on le sait après tout. La voilà donc qui, vers la fin de l’épisode, doit consoler Justina qui ne se remet pas du sacrifice d’Alba dans l’épisode précédent. Elle culpabilise de ne pas avoir été tirée au sort six fois de suite alors que ce n’est jamais qu’un jeu de hasard. Justina explique donc à Carol qu’elle est frustrée et ne peut pas rester les bras croisés. Contre toute attente, c’est Carol qui finit par prendre la défense du système en place : elle veut que Justina survive et fait en sorte qu’elle ne fasse pas de connerie. C’est logique… mais très con tout de même, car elle ne sait vraiment pas ce qu’elle veut la Carol.

Pardon, on sait tous ce qu’elle veut : sauter sur son hôte, et pas pour le tuer. Celui-ci lui organise un dîner incroyable et lui propose tout ce qu’elle veut, parce qu’elle a sauvé la vie de son fils (et parce qu’il veut lui aussi lui sauter dessus, clairement). Au cours du repas, Carol comprend juste à temps qu’elle n’a pas réussi à convaincre Justina. C’est complètement débile et un rebondissement franchement raté : c’est Justina elle-même qui se sacrifie et demande à remplacer Alba. Je pensais au moins que ce serait un cadeau de Fede à Alcazar pour compenser ses conneries, mais même pas ? Cela n’a aucun sens !! Alba reste au village, Justina est emmenée par Alcazar sans même dire au revoir à Roberto (WHAT THE FUCK ?) et l’épisode se termine sur son départ. Pardon, mais c’est complètement con et contraire à tout ce qu’on sait du personnage ?

En parallèle, on a aussi un rapide développement de Paz. Il est sûr qu’elle accompagnera Carol, Daryl et Roberto à la recherche de Justina : elle couche avec la future reine d’Espagne qui est donc bien son ex (enfin, pas tant que ça ex du coup) comme il était facile de le soupçonner avec l’épisode précédent. Je n’ai rien de plus à dire sur cette scène, ça tombe comme un cheveu sur la soupe dans l’épisode. Ecoutez. Ils font comme ils peuvent et ils ne sont pas si bons scénaristes ?

De son côté, Daryl passe la journée avec Roberto. Ce dernier lui dit connaître quelqu’un qui pourrait réparer son bateau. Il est bien gentil à vouloir aider comme ça, mais ce n’est pas désintéressé bien sûr. On apprendra bien sûr qu’il fait tout ça dans le but d’obtenir à son tour une place sur le bateau de Daryl. Daryl refuse, mais c’est sans compter sur l’improbable capitaine à qui il a affaire. La femme refuse de lui venir en aide s’il n’aide pas Roberto et Justina. Allez.

Il faut peut-être que j’explique un peu qui est cette capitaine : la femme s’est retranchée dans un phare avec ses deux amants (maris ?) et est excellente, tout simplement. J’aime beaucoup son personnage : elle a clairement du pouvoir, sait ce qu’elle veut et ne s’excuse pas d’avoir ce qu’elle veut. Elle parle anglais, ce qui aide Daryl dans les négociations, et est lucide sur l’idée complètement conne de Daryl. Repartir aux USA en bateau ? AHA. Ce n’est pas gagné, son affaire.

Elle négocie tout de même 5 kg de poudre, que Roberto devra trouver (qu’il se démerde), et assure qu’elle pourra réparer le bateau – elle l’a pourtant vu échouer. Bon, Daryl accompagne donc Roberto le long de la côte, histoire de connaître un peu plus la culture espagnole à travers la série, mais aussi ses paysages. Leur nouveau but est de trouver du matériel pour aider à réparer le bateau. Pendant qu’ils le font, ils ont l’occasion de papoter – on nous impose ainsi même des flashbacks de Daryl. Improbable.

J’ai beaucoup aimé, en revanche, le fait que travailler sur le bateau finissent par attirer les zombies du coin. Ils font plein de bruit, et ça s’entend de loin. Il y a donc un zombie qui arrive depuis l’océan et manque de peu de tuer Roberto. Super-Daryl et son fusil est là heureusement : il parvient à tuer un zombie grâce à ça.

Sur la plage, la situation n’est pas mieux : ils ont attiré plein de zombies qui arrivent sur place et force Daryl à se battre. De son côté, Roberto n’est pas intimidé apparemment. Il laisse Daryl se démerder seul avec les zombies sur la plage et retourne dans l’eau chercher le morceau dont ils ont besoin. J’ai trouvé ça tellement ridicule : faites les choses dans l’ordre ? Tuez les zombies sur la plage, puis allez chercher le morceau dans l’eau ?

C’est franchement dommage de nous présenter ça comme ça, car Roberto apparaît complètement con et sans instinct de survie. Le tout ne sert qu’à faire un faux suspense sur sa survie quand il est attaqué à nouveau par trois zombies dans l’océan. La scène aurait pu être super, mais tout est expédié si vite, c’est tellement dommage ! Daryl tue les trois zombies de l’océan avec son flingue et hop, tout est bien qui finit bien. Il peut même laisser une petite pensée à Laurent sur le chemin du retour, est-ce que c’est pas trop mignon (non) ?

Daryl ramène donc Roberto, mais la nuit tombe vite. Cela fait qu’ils ne sont pas de retour à temps pour assister au départ de Justina. Et cela n’a aucun sens.

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