Resident Alien – S03E08 – Homecoming – 19/20

Savoureuse fin de saison qui réussit plutôt très bien à relier les intrigues – à une petite exception près. Les cliffhangers donnent vraiment envie d’en savoir beaucoup plus et j’ai hâte de voir la saison prochaine, mais ça ne veut pas dire pour autant que je n’ai pas adoré cet épisode. Il avait l’humour et le drama nécessaires à nous faire comprendre que c’était la fin de saison. Patience va me manquer en attendant la saison 4 (oui, c’est volontaire de jouer sur la polysémie de « Patience » ici).

Spoilers

D’arcy veut détruire le vaisseau des Gris toute seule, Kate veut retrouver sa fille.

Let’s date. Do it.

Vraiment, une saison de huit épisodes, c’est trop court. Et en même temps, quelle qualité sur l’avant dernier-épisode ! Ceci étant dit… Quel étrange début d’épisode, dans un vaisseau extra-terrestre. On y voit un alien se faire bouffer par un autre qui dévore en premier la tête de son ennemi – une mante quoi. Voilà qui promet.

McCallister

L’épisode reprend à Patience là où le précédent s’arrêtait : Harry et McCallister découvrent que la bombe a disparu. C’est la grande dépression pour la militaire qui vient de comprendre que le monde était foutu, parce qu’elle ne peut plus faire grand-chose pour sauver le monde. Elle a la joie, au passage, de découvrir que le bébé d’Harry a pris son apparence. Cela dit, avec tout ça, un nouveau plan se met en place dans la tête de la militaire : elle découvre l’existence de portails qui permettent même de remonter le temps. Cela lui donne une idée, clairement.

Harry, lui, fait appel à Asta pour comprendre qui a pu voler la bombe. Il est sûr que c’est Joseph, mais Asta sait qu’il s’agit de D’arcy. Elle a parlé à son ex et comprend qu’elle veut qu’on soit fiers d’elle parce qu’elle aura sauvé le monde. Ils sont interrompus par l’arrivée de Joseph qui, contre toute attente, retourne sa veste.

Eh oui ! Il est à moitié Gris, mais aussi à moitié humain. Cela signifie que si les extra-terrestres vont au bout du plan, Joseph sera mort aussi. Le seul problème, c’est que le bout du plan est prévu pour le jour-même. Ouep, Asta découvre que c’est la fin du monde aujourd’hui. Elle arrive aussitôt à convaincre Joseph de bosser avec eux, mais ça n’empêche pas Harry d’essayer de l’exclure quand ils se rendent à Yellowstone avec le portail de Joseph.

C’est mal la connaître. Non seulement, Asta y va la première, mais en plus, elle se débrouille pour récupérer une télécommande de portail et aller toute seule sur le vaisseau des Gris. Harry tente de la suivre, un peu à distance, et laisse Joseph sauver le monde. Rien que ça. Joseph rentre donc seul à Patience en utilisant le portail, et ce n’était pas une super idée finalement. En effet, l’armée l’y attend avec le chasseur d’alien fortifié en robot pour le kidnapper.

Soit. Le problème, c’est que confronté à Joseph, notre chasseur d’alien récupère soudainement sa conscience. Cela ne plaît pas à McCallister qui essaie de le faire tuer par l’armée. C’est la pire des idées.

Kate & Ben

En parallèle, nous retrouvons Kate et Ben qui ont tous les deux besoin de se parler. Le timing et l’évolution des personnages, cette saison ! C’est dingue ! Ils se retrouvent à se parler tous les deux en même temps des mêmes soupçons qu’ils ont. Je suis tellement dégoûté qu’on nous coupe la scène pour une simple vue à travers la fenêtre. C’est vraiment un procédé que je déteste. D’accord, on sait ce qu’ils se disent, mais on veut le voir maintenant !

Au lieu de ça, on passe au stade paniqué où les personnages cherchent comment faire et comment réagir. C’est bien beau de savoir que des aliens nous enlèvent, mais ensuite qu’est-ce qu’on peut bien faire, hein ? Et ce n’est que le début : Max les surprend et leur demande ce qu’il se passe, évidemment. Les parents s’enferment donc dans le placard pour savoir si Max a été enlevé aussi et quoi lui dire.

Leur conclusion ? Dire qu’ils doivent vérifier s’il a des poux. Soit. S’ils savaient que le fils en sait mille fois plus qu’eux ! Enfin, quoique. Ils en savent à peu près autant les uns les autres à présent. S’ils communiquaient, ils iraient loin. En attendant, ils sont rassurés que Max ne possède pas de puce et Ben veut se faire retirer la sienne.

C’est une idée pas terrible : Kate comprend bien que ça signifie compliquer les retrouvailles avec leur fille. Pourtant, elle se plie à ce plan – sans oublier de préciser qu’ils ont aussi besoin d’un docteur pour les poux de Max. En tout cas, Ben se fait retirer sa puce après trente ans d’enlèvement par les Gris, mais Kate, finalement, refuse de le faire. C’était à peu près évident que ça allait se passer comme ça. Maintenant qu’elle sait tout, elle a bien l’intention de se battre pour récupérer son bébé. Difficile de dormir quand on sait qu’on va être enlevé par des extra-terrestres par contre.

D’arcy

De son côté, D’arcy tient un vlog sur son portable pour documenter son sauvetage du monde. Je déteste cette intrigue qui nous la montre envisager le suicide pour sauver le monde. Elle veut juste que ses amis soient fiers d’elle. Elle m’a fait rire avec ses vlogs, en vrai et, pire que tout, j’ai découvert que j’orthographiais mal son nom dans mes critiques. Elle s’appelle donc D’arcy. Je ne m’y attendais pas, je me sens personnellement attaqué par ce retournement de situation.

Sinon, son plan ? Elle détourne l’attention des Gris avec de la musique pour rentrer dans la barraque du Yellowstone et découvrir le plan des Gris. Bon, cela dit, quand elle a l’opportunité de passer un portail, elle n’hésite pas à le faire. C’est comme ça qu’elle finit en prison quand Asta y est mise aussi, conduite par les Gris.

C’est chouette de les voir se retrouver et oublier aussitôt qu’elles s’étaient disputées, mais ça n’empêche pas la menace d’exister : elles sont en cellule avec la Mante qui bouffe ta tête. Elles ne le savent pas, bien sûr, et se racontent simplement ce qu’il s’est passé pour elles dans l’épisode précédent. Ce sont vraiment de chouettes meilleures amies.

Elles finissent bien sûr par rencontrer l’alien qui veut les manger, mais finalement, tout va bien car Harry les retrouve à temps. Les Gris aussi, mais ce n’est pas un souci finalement : il y a sur le vaisseau un autre enfant d’Harry pour leur venir en aide. Il n’apprécie pas de savoir que son père allait exploser le vaisseau sur lequel il était, mais bon, il les aide quand même.

Harry fait tout ce qu’il peut pour convaincre que son fils qu’il n’allait pas l’abandonner et les choses se complexifient encore quand ils tombent sur d’autres Gris. Harry et Bridget les tuent, mais en se cachant, D’arcy (trop bizarre sans la majuscule !) aperçoit subitement Kate dans le vaisseau. Evidemment. Je me doutais bien qu’elles allaient se croiser, mais pas forcément comme ça. D’arcy se sépare du groupe pour la suivre et lui venir en aide.

Je n’aime pas du tout la manière dont les personnages se séparent. C’est pourtant assez bien foutu et logique : Harry refuse qu’Asta le suive pour retrouver D’arcy et part de son côté avec Bridget pour trouver la bombe, Asta profite de la première occasion pour partir à la recherche de D’arcy, D’arcy vient en aide à Kate. La scène est terrible, avec la découverte qu’il y a plein de bébés enlevés par les Gris. Kate parvient presque à récupérer son enfant en plus, mais les Gris la surprennent au dernier moment. C’était assez terrible à voir, même si on devinait vers quoi on se dirigeait : Kate ne parvient pas à récupérer son bébé, mais tata D’arcy peut le faire.

Elle parvient même à rejoindre Asta et les autres à temps, donc tout va bien. Presque. En vrai, il y a de mauvaises nouvelles tout de même : les deux enfants d’Harry restent à bord du vaisseau. On ne sait pas exactement ce qui est arrivé à Bridget cela dit… Et je crains le pire : ce n’est pas Harry qu’on ramène sur Terre, hein ? En attendant, on découvre alors que le vaisseau des Gris n’est pas un vaisseau : c’est la Lune. Oh putain, ce n’est pas bon, cette affaire.

Cliffhangers

Et effectivement, ce n’est pas bon : le cliffhanger final de l’épisode révèle qu’Harry est toujours prisonnier sur la Lune, en compagnie de Bridget. Bon, et celui qui est sur Terre ? Je pensais que ce serait un Gris, mais c’est finalement pire que ça : Max vient se réconcilier avec Harry pour mieux découvrir qu’il a été remplacé par une mante géante. Oh ça craint.

En parallèle de tout le reste, Olivia et Mike font une balade dans les bois et tombent sur Lena. Celle-ci, inquiète pour Mike, le suit et cherche à comprendre ce qu’il fait. Je ne vais pas mentir : moi aussi. Leur explication comme quoi ils cherchent à suivre la trace des extra-terrestres dans les bois, je ne suis pas convaincu. De toute manière, on s’en fout des aliens, tout ce qui intéresse les scénaristes, c’est de nous réconcilier Lena et Mike.

Une fois que c’est fait, Mike reçoit un appel le prévenant d’une explosion sur secteur. Une explosion ? Plutôt un crash de vaisseau si vous voulez mon avis. Il trouve des débris étranges… puis assomme un alien qui essaie de s’en prendre à lui. Holy shit, effectivement.

Olivia, elle, reçoit un étrange message qui lui dit de venir à sa rencontre. Elle tombe alors sur le chasseur d’alien. Sacré cliffhanger là aussi, alors qu’en parallèle McCallister est capable d’ouvrir un portail maintenant qu’elle a kidnappé Joseph.

Enfin, il y a au moins un happy end au milieu du reste : Kate ne se souvient pas de ce qu’il s’est passé sur le vaisseau et est dégoûtée d’avoir perdu son bébé, mais D’arcy peut lui ramener. J’espère qu’elle va bien lui laisser et lui dire que ça vient d’elle… Mais la saison se termine simplement sur D’arcy qui frappe à la porte donc on ne le saura pas tout de suite.

En bref

Comme toujours avec cette série, il m’a fallu un peu de temps pour me replonger dans l’ambiance et l’humour si particuliers qui lui sont propres, mais une fois que c’était fait, c’était une saison savoureuse. Je suis content de ce que donne cette troisième saison, même si la voir être autant raccourcie est un peu triste. Franchement, j’espère à présent que la saison 4, qui sera la dernière de mémoire, va apporter une super conclusion à tout ça. Je n’en doute pas trop, ils ont prouvé qu’ils savaient faire. Chaque saison est top, alors même que chaque saison a un format différent et raconte une portion d’histoire totalement différente.

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Resident Alien – S03E07 – Here Comes My Baby – 19/20

J’ai pris une petite claque devant cet épisode : l’humour y est encore mieux que dans les épisodes précédents, mais surtout, toutes les intrigues se recoupent, les personnages ont de vraies évolutions psychologiques et un cran est clairement passé du côté de la qualité. C’est juste génial, en fait, et ça me soule qu’il ne reste qu’un épisode maintenant qu’on récupère cette qualité !

Spoilers

Le bébé d’Harry est de retour en ville, mais c’est limite qu’un détail tant l’épisode était bien !

I do not care if Mayor Ben dies.

On sent que la fin de saison approche rien que dans le résumé proposé en début d’épisode : on repart très loin en arrière et on voit bien que tous les épisodes de la saison vont servir à arriver à un final qui fonctionne très bien.

Ben

L’épisode commence par Joseph enfilant un gant avec l’ADN d’Harry. C’est super gênant car ça confirme que la fin du monde est à portée de main pour les Gris.

Harry est un médecin tellement étrange que j’ai du mal à comprendre comment Patience peut avoir la patience de le supporter. Il est en pleine dépression amoureuse et il le fait payer à tout le monde au travail. Il écoute donc en boucle la même chanson (que j’aime beaucoup, désolé Asta) et est absolument insupportable avec tout le monde. Le pire, c’est probablement Ben : il prend cher une fois de plus, parce qu’Harry n’a pas envie d’écouter sa dépression. Le problème de Ben, c’est Joseph, mais Harry suppose que c’est Mike et lui propose de s’imaginer au lit avec – parce que tout ce qu’Harry a en tête, c’est sa propre rupture.

C’est génial et la série part loin avec une scène nous mettant bien sûr en image Ben et Mike dans le même lit. J’ai tellement ri. Il n’empêche que Ben comprend qu’il laisse trop de pouvoir à Mike et décide de la jouer autrement désormais – mais bon, il espionne quand même Mike et Olivia quand il retourne au boulot. Il faut dire qu’il est moins malin qu’il ne le pense : Olivia devine qu’il a vu leur tableau d’enquête, puisqu’un de ses cheveux a bougé.

Tout le reste de l’épisode, Ben décide de continuer son espionnage des policiers. S’il se croit discret, il ne l’est absolument pas. Et il est bien débile, parce qu’il se fait avoir par un appel de Mike prétendant être la maîtresse de Max. J’en peux plus de cette série, ça fonctionne tellement. Ils s’en débarrassent donc mais fort heureusement, Ben revient pile au bon moment.

En effet, Olivia et Mike mettent en place un piège pour attirer Joseph. Tout fonctionne parfaitement jusqu’à ce que Joseph parvienne à récupérer sans mal le flingue d’Olivia, trop proche de lui. On a bien sûr un peu d’humour au passage avec Mike qui tente de gagner du temps et une réflexion sur la misogynie de Joseph, mais dans le fond, Joseph a l’avantage et est prêt à tuer nos flics.

C’est là que Ben surgit juste à temps pour renverser Joseph en voiture à toute vitesse. C’est inattendu, mais ça mène à une autre scène humoristique excellement géré par les scénaristes et les acteurs. J’ai tellement ri, jusqu’à ce que Ben fasse demi-tour pour vérifier si Joseph était vraiment mort. Et bien sûr, Joseph n’était plus là. Olivia ne voit qu’une seule explication : Joseph est un extra-terrestre et il a été récupéré par d’autres extra-terrestres. C’est si chouette : Olivia est sincère avec Ben qui comprend que peut-être elle ne ment pas : les extra-terrestres existent.

Asta

De son côté, Asta retrouve Mary-Helen au cabinet. Les répliques sont incroyablement drôles dans cette série, mais ça n’empêche pas l’intrigue d’être terrible. Ainsi, Asta se retrouve à devoir payer 700$ pour obtenir un dossier sur son adoption et enfin connaître son histoire. C’est terrible comme intrigue, parce qu’elle se fait littéralement racketté par sa mère biologique. Cela dit, Asta est suffisamment maligne pour comprendre ce que fait sa mère. Elle renonce donc au dossier sur ses origines quand elle comprend que sa mère continue de vouloir la faire payer pour plus d’informations.

Bébé

De manière étonnante, Bridget, l’enfant d’Harry débarque à nouveau à Patience sous la forme de Lisa. Ce n’est pas ce à quoi je m’attendais. Elle est en tout cas en crise d’adolescence, mais chez les aliens, ça semble se transformer en envie de meurtre. Tu es le pire père et je souhaite que tu meurs ? Un classique. Le truc, c’est que Bridget ne le tue pas, préférant le faire souffrir.

Elle se barre sans lui, laissant Harry forcé de chercher Max à travers la ville pour récupérer le tracker d’alien. C’était plutôt marrant, parce qu’Harry comprend que Max aussi le déteste. Le plan de Bridget ? Elle prend l’apparence de son père pour bien ruiner sa réputation, et apparemment, c’est tout. C’est pourtant déjà beaucoup, avec sa capacité à se faire bannir du resto préféré de son père ou de débarquer dans le bar de D’Arcy pour se bourrer la gueule – alors qu’elle ne tient pas l’alcool, bien sûr. Malheureusement, D’Arcy est rapidement détournée de cette conversation par un appel de sa mère : son père a fait un arrêt cardiaque. Je suis sûr qu’elle aurait pu comprendre toute seule que ce n’était pas Harry, mais le timing de Bridget est bon, puisqu’elle débarque en pleine rupture amoureuse de son père.

Cependant, l’épisode ne s’arrête pas là : Harry tombe ensuite sur la meilleure amie de Max, de retour de son école privée. Je suis bien content de la revoir, même si ce retour semble vraiment être une ficelle bien facile pour les scénaristes : Harry peut se servir d’elle pour attirer le bébé à eux. En effet, le bébé l’adorait.

Tout pourrait être pour le mieux dans le meilleur des mondes quand les retrouvailles ont lieu, mais Harry en profite pour tuer son enfant – en le faisant exploser ! Bon, tout va bien quand même : le bébé peut se régénérer à partir de bouts d’ADN présent dans la maison. Cela permet d’avoir une scène excellente où à peu près tout le casting s’en prend à Harry et tente de le tuer.

Bien sûr, c’est aussi l’occasion pour le bébé de prendre l’apparence de Max. Harry parvient ainsi à se réconcilier avec son enfant. Le plus grand écart dans cet épisode ? Il parle de tout ça avec Asta, qui comprend qu’elle devrait renvoyer Jay chez ses parents adoptifs. Avant ça, elle a le temps de parler avec elle et de mettre à plat certaines choses. Asta avance plus que je ne l’aurais pensé dans cet épisode : elle se réconcilie avec son passé, d’une certaine manière.

Kate

Kate continue de psychoter sur les aliens qui pourraient l’enlever. On voyait en fin d’épisode précédent qu’elle se menottait au lit par peur que ça lui arrive et bien évidemment, cet épisode commence pour elle par une scène bien gênante où elle fait tomber loin du lit la clé des menottes. Je m’y attendais, mais j’ai tellement ri. La série sait comment faire rire, en tout cas.

Kate se retrouve forcée de passer un coup de fil pour qu’on la libère enfin : la seule personne à qui elle pense pour cela est D’Arcy. J’ai tellement ri, mais en même temps, c’est vrai que tant qu’à faire, c’est celle qui risque de poser le moins de questions. Et pourtant, elle en pose quand même, de manière détournée, et finit par comprendre que Kate est enlevée par les extra-terrestres. Elle la rassure comme elle peut, sans lui dire tout ce qu’elle sait, en insistant pour que Kate se fasse confiance. Elle est la personne la plus rationnelle qui soit après tout.

Kate continue de se menotter tous les soirs à présent, et ça lui permet de se réveiller un matin sans sa menotte autour du poignet. Mieux encore : il y a sur son avant-bras le message « It’s real ». Je pensais que ça allait être le cliffhanger, mais non, l’épisode est loin d’être terminé. Kate se rend ainsi dans le bureau d’Harry pour qu’il lui retire ce qu’elle a dans le cou.

Harry en profite pour hypnotiser Kate. Son objectif est d’avoir des informations sur les Gris. Il va être servi : il n’obtient pas du tout ce qu’il voulait, mais l’information que Kate a un bébé enlevé par les Gris. La scène est horrible : Harry, qui vient enfin de comprendre ce que c’était d’être parent, change totalement d’avis. Il a ainsi de l’empathie (il en est capable ?) et finit par réveiller Kate, mais en faisant en sorte qu’elle se souvienne de tout. Oh. La pauvre sait donc que son enfant est enlevé par des extra-terrestres. Mais quelle angoisse !

D’Arcy

D’Arcy passe en tout cas une sacrée journée dans cet épisode, de Kate menottée à son père qui fait une crise cardiaque. Au passage, ce dernier s’excuse enfin pour son attitude et tout ce qu’il a pu lui dire, ce qui permet à D’Arcy d’évoluer aussi et de changer totalement d’attitude. Elle retourne auprès de son ex pour faire son mea culpa et lui souhaiter une belle vie, puis le cliffhanger de l’épisode révèle qu’elle est passée chez Harry pour lui voler la bombe. WTF ? D’Arcy se met en tête d’arrêter toute seule les Gris ? Ils n’ont pas intérêt à la tuer, surtout maintenant qu’elle est en froid avec Asta !

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Resident Alien – S03E06 – Bye Bye Birdie – 16/20

Je ne sais pas qui prend le plus de plaisir dans cette série : le casting, les directeurs qui les poussent à tout surjouer avec tant d’humour ou nous quand on regarde les épisodes. Ce qui est sûr, c’est que le ton décalé et l’humour sont géniaux, sans pour autant que ça affecte les intrigues. Non, parce que l’air de rien, les enjeux sont grands cette saison et on sent que ça avance vite, cette saison raccourcie !

Spoilers

Heather accepte de trahir Harry.

Niece is a little girl or a city in France.

Bien sûr que je continue mon visionnage de cette saison 3, je n’ai pas repris pour m’arrêter en si bon chemin.

Bébé alien

L’épisode commence dans l’espace par une jolie scène où un astronaute a la chance de voir passer un vaisseau extraterrestre. C’est plutôt rigolo dans la manière de présenter les choses, comme cette série sait si bien le faire. Le vaisseau débarque sur Terre, avec à son bord… un bébé alien qui ressemble fort au bébé d’Harry. Oh le bordel ne fait que commencer. En fin d’épisode, le bébé tue un homme pour prendre son apparence et avouer qu’il a désormais pour but de… tuer son père. Allons bon.

Heather

Loin de se douter de ce qui arrive vers lui, Harry prépare une petite bombe anti-Gris chez lui. Il a vraiment tout prévu avant de quitter la Terre, en vrai, c’est sympa. Bon, par contre, il vit véritablement avec Heather. C’est rapide comme relation en trois épisodes. J’aime bien l’actrice cependant, alors ça me fait plaisir.

Dommage que le personnage soit une traîtresse. Harry est à ça de s’en rendre compte en plus : pour récupérer son ADN, elle propose de nettoyer ses branchies, mais c’est l’occasion de révéler qu’elle ment. Le problème, c’est qu’il est trop amoureux pour être rationnel quand il s’agit d’elle. Alors qu’elle est clairement en train de le fuir et de lui mentir, il se convainc qu’elle est juste complètement amoureuse. Ah lala.

C’est d’autant plus dur pour lui quand il reçoit ensuite un pigeon voyageur – Arlo – de la part d’Heather pour le larguer. C’est dramatique et humoristique à la fois, parce que rapidement la conversation tourne autour des besoins du pigeon plutôt qu’autour de la rupture. Elle est plutôt violente cette rupture, parce qu’Harry ne s’y attendait pas du tout. Bon, Heather se retrouve forcée de venir voir Harry quand même pour une rupture express. Comme toujours avec la série, on joue sur deux tableaux à la fois : c’est à la fois dramatique… et beaucoup trop humoristique. Ils sont poussés à en faire trop dans les sentiments, alors Harry finit par être ridicule.

Il se comporte comme un vrai adolescent en pleine rupture amoureuse et c’est à Asta et D’arcy de jouer les parents avec lui. Pas évident : D’Arcy se comporte comme un cliché de mère maltraitante, Asta… n’arrive déjà pas à le faire avec Jay chez elles. Oui, Jay s’est donc installée chez Asta… mais elle n’a pas débarqué seule. Elle vit désormais sur place avec sa copine, et toutes les deux sont bien installées, hein. Cela énerve D’Arcy qui finit par s’en prendre à Asta assez violemment. La dispute entre elles est vraiment digne d’un foyer familial bien toxique, c’est fou. Cette série est si chouette.

Les deux femmes n’ont pas trop le choix de se réconcilier de toute manière. Si Asta essaie de consoler Harry en prévenant McCallister de ce qu’il se passe – et McCallister décide alors de lui louer un grand oiseau pour remplacer Heather – Judy découvre qu’Heather voit Joseph en cachette et envoie la vidéo qu’elle prend à D’Arcy. On peut compter sur elle pour répandre le chaos, mais pour une fois, c’est une bonne chose : ça permet à D’Arcy de prévenir Asta de la trahison possible d’Heather avec les Gris.

Les deux femmes se mettent aussitôt en quête d’Harry dans la montage – ce qui nous mène à une exceptionnelle dispute dans l’hélicoptère avec le son coupé. C’était si incroyable. Bref, elles retrouvent Harry, lui annoncent la vérité (le pauvre découvre donc qu’il est doublement trahi par Heather) et découvrent l’ampleur de la trahison. Maintenant que les Gris ont l’ADN d’Harry et sa boule d’alien, ils peuvent le cloner et se servir de la boule pour accélérer leur plan. Bref, la Terre est sur le point d’être détruite – et Asta et D’Arcy sont en froid comme jamais. Pas idéal comme fin d’épisode !

Ben

De son côté, D’Arcy s’inquiète également pour Ben. Après avoir dit au maire qu’il s’est fait enlever par les extraterrestres, elle passe désormais son temps devant sa maison à surveiller s’il est sur le point de se faire prendre à nouveau. C’est plutôt amusant, sauf qu’elle est évidemment grillée par Ben bien rapidement. Tant pis pour sa gourde à pipi, il va falloir qu’elle arrête de faire des planques. En théorie, en tout cas. En pratique, elle envisage juste de se garer plus loin et d’utiliser des jumelles.

En parallèle de tout le reste, Ben reprend ses fonctions de maire pour de vrai. Pour une fois ! Malheureusement, ça reste peu fou fou pour lui : il ne fait que suivre les plaintes de la mère d’Olivia qui se plaint que les flics utilisent l’argent des citoyens pour enquêter sur des aliens. Il fait donc chier nos policiers dans cet épisode, tout en continuant ses petits jeux de pouvoir avec Mike.

Ce dernier a ses propres problèmes de toute manière. Il est persuadé d’être suivi par Joseph, mais se rend finalement compte que c’est le fils de Lena qui vient lui reprocher d’avoir fait pleurer sa mère. Rien que ça. Mike a donc des préoccupations très différentes dans l’épisode et c’est con : il ne surveille pas assez Ben qui, de son côté, découvre ainsi qu’il y a tout un tableau d’enquête faisant de Joseph un suspect du meurtre du chasseur d’alien.

Olivia

Pendant ce temps, Olivia s’arrange pour faire en sorte que Kate se rende à une réunion d’anonymes pour parler d’extraterrestres. Elle est tellement perturbée par tout ça qu’elle se remet vraiment en question, au point de passer ses nuits menottée à son propre lit, sans voir qu’Olivia a ses propres problèmes. Pas de quoi s’inquiéter : elle est triste que sa mère ne la soutienne pas plus que ça dans sa vie. Bref, Olivia fait sa crise d’adolescence. Une chance qu’elle soit aidée par Mike ensuite.

Il la force à confronter sa mère, ce qui est supposé être une bonne chose. Malheureusement, Liv laisse s’échapper un peu trop de rancœur et de haine envers sa mère. Cela termine donc plutôt mal : sa mère fait carrément une crise cardiaque suite à un flot d’insultes. Une intrigue comme une autre, ma foi.

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Those about to die – S01E01 – Rise or Die – 14/20

D’accord, les décors sont magnifiques, mais tout de même, un faux raccord dès le huitième plan d’une série, ça doit être une sorte de record, non ? La série part dans tous les sens. Il est clair qu’on cherche à nous montrer à quel point la vie était bordélique à Rome et qu’on nous le fait vivre tel quel… mais ce n’est pas forcément la meilleure manière de nous accrocher. Bref, je sens que ça me prendra du temps de voir ces dix épisodes car je ne suis pas plus motivé que ça et que ça me semble cousu de fil blanc pour l’instant.

Spoilers

Les romains ont faim, donnons-leur du pain et des jeux.


Rome cannot give what it doesn’t have.

La série commence par un générique plutôt épique, avec du sang partout et un modèle 3D qui n’est pas sans rappeler celui de Westworld, ce qui est ironique puisque nous retrouverons Anthony Hopkins ici aussi. En vrai, il y a du sang qui gicle de partout, c’est digne de Shining, mais en pleine Rome antique. Ajoutons à cela une petite touche de musique bien épique et on comprendra qu’on est effectivement face à un péplum comme prévu. Je découvre au passage que la série est inspirée d’un roman. Allez savoir, peut-être que ça me donnera envie de le lire.

Tenax

La première scène débute elle par un faux raccord assez dégueulasse concernant le couteau, je vous invite à le découvrir par vous-même si jamais vous la regardez. L’idée est de nous présenter un personnage qui est un danger dès le début. Quelqu’un est en danger de mort parce qu’il n’a pas donné de l’argent à un certain Tenax qui n’hésite pas à le faire assassiner ? Bref, bienvenue à Rome en 79. Du pain et des jeux, l’introduction nous ramène tout de suite à ce qu’était cette période où le Circus Maximus était vraiment le centre de toutes les attentions. Oui, mais surtout de celle de ce fameux Tenax qui nous accompagne en voix off. Il nous explique donc tout le système de fonctionnement de ce Circus Maximus avec quatre équipes sur lesquelles nous pouvons parier.

Bref, nous sommes directement plongés au cœur de l’action avec des explications pas très claires sur le fonctionnement des Jeux, mais de toute manière, ce n’est pas grave que ce ne soit pas clair puisque tout va bientôt changer et que, j’espère, la série prendra alors le temps d’éclaircir ce qu’on regarde. Qu’on se rassure puisque Tenax, le personnage principal de l’histoire apparemment, n’est pas le salaud que l’on pense qu’il est au début. Il épargne donc la vie d’un homme parce qu’il considère qu’il est plus intéressant vivant. Mais ensuite, il achète des animaux et, bon, autant dire que ça ne donne pas envie de le suivre plus que ça, parce qu’il est un salaud encore plus grand que ce qu’on imaginait.

Rome

Histoire d’aller très vite, on enchaîne sur un rapide contexte historique de Rome avec une représentation 3D absolument impeccable de ce qu’était Rome en 79 (bon, en tout cas, les bâtiments sont à la bonne place et sont reconnaissables, c’est un plus). On apprend donc que Néron vient de se suicider et qu’on est sur l’année des quatre empereurs. C’est une manière comme une autre de nous amener Vespasien et ses deux fils, Titus et Domitien. Bref, la série va se concentrer sur la dynastie des Flaviens et elle nous l’explique de la manière la plus explicite possible, de manière à ce qu’on ne soit pas trop perdu.

Est-ce que ça fonctionne ? Je ne suis pas convaincu, je suis assez perdu dans cette période historique que je n’ai pas révisée depuis au moins une dizaine d’années. Mais bon, c’est rigolo à voir. Vespasien commence la série en affirmant que toute l’arène va être redonnée aux Romains. La décision ne plaît pas à tout le monde et notamment à un consul qui est au centre de la scène suivante. La série va donc à toute vitesse et nous présente tous ses personnages sans faire une introduction si claire que ça de qui ils sont et de leur rôle politique. En fait, on a à peu près leur titre, on a parfois leur nom, mais difficile de savoir exactement qui est qui, qui est où, et qui va où. Une chose est sûre, Titus a l’air encore plus détestable (et détesté !) que Tenax. Il est présenté comme le fils le plus implacable de Vespasien, celui qu’il faut à tout prix éviter de voir devenir empereur. Évidemment, on comprend bien que c’est celui qui va à tout prix essayer de le devenir.

Numidie

Très loin de tout ça, en Numidie, on échappe à Rome et on se retrouve dans un décor qui fait beaucoup plus hollywoodien que, ben… la Numidie. C’est assez mauvais signe pour rester, mais j’ai déjà envie de décrocher et ça ne fait même pas 10 minutes que l’épisode a commencé. Il faut dire qu’on nous a présenté tout un tas de choses et que les personnages se mettent à parler une langue qui n’est pas l’anglais alors que, bon, on s’attendrait à ce que tous les personnages parlent anglais parce que, je veux dire, dans la Rome antique, personne ne parlait anglais à la base. Et si les personnages romains parlent anglais, alors tout le monde devrait parler anglais ou personne ne devrait parler anglais. Bref, je suis un peu perdu avec les choix qu’ils font.

Une chose est sûre, on nous introduit une femme qui aime danser avec, qui ? Sa sœur, sa meilleure amie, sa mère ? Allez savoir. Elle attire en tout cas l’attention d’un Romain qui essaye aussitôt de la draguer, se mettant à dos la mère (meilleure amie ? sœur ? je ne sais pas). Ça finit en coup de poing et en menaces de mort. Cela dit, le Romain est un peu idiot, il tourne le dos à celle qu’il vient de déclarer être son ennemie, qui n’hésite donc pas une seule seconde à le tuer. Allez, l’ambiance est donnée. On a une femme de couleur qui ne parle pas anglais (alors que le Romain, lui, vous l’aurez compris, parle dans un anglais impeccable) qui se retrouve à tuer un Romain pour défendre sa sœur. Bon, ce n’est donc ni la meilleure amie ni la mère, c’est la sœur. Elle tue un citoyen romain et à partir de là, eh bien écoute, ma débile, tu viens de tuer un citoyen romain, tu es esclave et ta sœur aussi, parce que pourquoi pas ?! Pas facile la vie à l’époque.

La scène suivante nous présente cette fois-ci leur mère à toutes les deux, puisqu’elles étaient sœurs. La mère découvre que ses filles, Jula et Aura, qui devaient préparer à manger ont préféré tuer quelqu’un et tout ce qu’elle trouve à présent, c’est une traînée de sang qui sort de sa maison pour aller, eh bien, dans le désert. Allez.

En vrai, j’ai un peu de la peine pour elle, mais elle n’a pas l’air si perturbée que ça, Cala. Oui, c’est son nom, elle s’appelle Cala. Elle décide donc de prendre les choses en main et se prépare aussitôt à partir de chez elle pour poursuivre ses filles dans le désert. Parce que pourquoi pas ?

Elle pourrait attendre son fils Kwame pour l’aider, mais celui-ci est occupé à la chasse. Sans transition, nous passons donc à la scène de chasse et je ne sais pas trop à quoi est censé servir cette scène, si ce n’est que l’on voit qu’il fait la chasse à un lion. Ce n’est pas n’importe quel lion, il n’a pas du tout envie de le tuer puisque le lion est, selon lui, un descendant d’une divinité protégée par des démons. Voilà, on nous introduit une sorte de mythologie religieuse sans vraiment nous l’expliquer et il faudra s’en contenter. De toute manière, il trahit immédiatement ses idéaux. Eh bien, oui, on nous a dit qu’il était à la chasse, il va chasser. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour les Romains ?

Kwame assiste ainsi à la mort d’un de ses potes/collègues, qui se fait bouffer par le lion… Ce n’est pas Narnia, cette histoire, je vous le dis. Peu importe : Kwame parvient à capturer le lion et lui demande aussitôt son pardon.

Kwame se débrouille donc pour ramener son lion aux romains, découvre que ses sœurs sont esclaves et le vit tellement mal qu’il essaie de les libérer. C’est ridicule comme action, et ça ne peut que mal finir : c’est ainsi qu’il se retrouve lui aussi embarqué. Cela ne servait à rien d’être un bon chasseur, quelle surprise ! Ce n’est pas une partie très intéressante pour la série. C’est la mère qui va être ravie de savoir que tous ses enfants finissent aux mines !

Cette idiote se débrouille donc pour parler à ses enfants alors qu’ils attendent d’être affectés pour les mines. Elle refuse que son fils finisse là-bas et le pousse ainsi à se battre. Son but ? Que son fils finisse à Rome. Je ne sais pas trop. OK, les mines, c’est la mort assurée, mais l’arène des gladiateurs aussi, non ? Qu’importe. Le fis parvient à se battre, la mère promet de trouver un moyen de le racheter. Les sœurs ? Elles sont embarquées à Rome aussi, où elles serviront de prostituées. Ben super, le destin proposé par la maman.

L’émeute

Après tout ça, la série nous présente de nouveaux personnages qui se situent sur le port de Rome – Ostie – où le grand débat consiste à savoir comment déplacer des chevaux. Alors, c’est intéressant d’un point de vue historique de voir comment on faisait, mais je ne suis pas bien convaincu par l’intérêt du point de vue de l’histoire : le but est assez évidemment de nous présenter un nouveau personnage auquel s’attacher – et un qui déteste les Romains tant qu’à faire. On se croirait limite dans Astérix à la fin de la scène.

On voit un navire arriver au port. Cependant, on apprend qu’il n’y a pas de navire en provenance d’Égypte, ce qui pose problème car de là venait la nourriture. Du coup, on se retrouve avec une émeute de Romains qui n’ont pas de quoi manger et qui reprochent au gouvernement de ne pas leur fournir de nourriture. Bref, du pain et des jeux. Les émeutiers tournent en rond, et nous aussi. C’est assez visible, on découvre ici un petit complot politique avec des gens payés pour provoquer l’émeute. Pas de bol pour eux, ils ne sont absolument pas discrets et Tenax les voit faire.

Les émeutiers se dirigent ensuite vers le palais de Vespasien pour récupérer de la nourriture. Cela ne plaît pas du tout à Vespasien qui s’inquiète beaucoup de voir l’émeute. Pourtant, son fils n’en a rien à faire. Il prend tout ça avec beaucoup de philosophie et de recul, lui suggérant tout simplement de faire une petite diversion. Pour cela, il compte sur son frère Titus, pourtant occupé de son côté à coucher avec sa femme. Bah oui, il fallait bien des gens à poil pour faire de l’audience. Bon, et la diversion dans tout ça ? Rien de bien original. Une petite course est organisée pour occuper les esprits. C’est sûr que quand on crève de faim, une petite course fait passer l’envie d’être énervé et d’aller réclamer le sang de ses dirigeants. Au passage, Vespasien se met à dos les organisateurs de la course, ça va de soi.

La course

De son côté, Tenax se retrouve à devoir chercher Scorpus, un nouveau personnage, un coureur de char, mais lui aussi est occupé à passer sa journée dans un bordel. C’est encore mieux que le fils de Vespasien pour les audiences, tout le monde est à poil. Après, j’ai du mal à comprendre comment Scorpus peut réussir à se pointer dans un bordel sans que personne ne l’arrête, puisque juste après on le voit marcher dans la rue et provoquer à son tour une émeute rien que par sa célébrité. Bon, c’est une manière comme une autre d’intégrer un personnage à une série, me direz-vous. Mais bon, ce n’est pas bien passionnant tout de même. Scorpus est même connu des esclaves devenus citoyens qui voulaient s’occuper des chevaux dans le port – il a gagné 86 courses tout de même. Leur nouveau but est de vendre ses chevaux à l’arène, mais bien sûr, personne n’a envie de leur acheter. Après tout, ce ne sont que des esclaves à leurs yeux, même si l’empereur a dit qu’ils ne l’étaient plus.

En tout cas, Scorpus est clairement en train d’être introduit comme un des personnages principaux de cette série puisqu’on passe bien cinq minutes à le suivre. Il râle après tout et n’importe quoi. Il est très triste de voir qu’on veut changer son char. Quand on s’éloigne un peu de lui, c’est pour retrouver les esclaves devenus citoyens qui réussissent à convaincre d’acheter leurs chevaux à une autre personne encore. Il y a beaucoup trop de personnages pour réussir à faire une critique cohérente de tout ce qui se passe. Ou alors, ce n’est pas bien grave, vous avez l’habitude de mes critiques qui partent dans tous les sens. Quand les séries partent dans tous les sens, qu’est-ce que j’y peux moi ?

La course s’organise petit à petit. On voit ainsi l’empereur se préparer, en suivant les conseils de son fils pour paraître en bonne santé ; Scorpus se préparant à monter sur son char, ou encore les consuls qui se pointent pour la course. Allez, ça nous donne une bonne image de ce que devaient être les jeux du cirque à l’époque – un bon gros bordel, mais où personne ne couche cette fois parce que ce n’est pas un vrai bordel, justement.

Bien sûr, qui dit jeux dit paris sportifs. C’est l’occasion de découvrir un nouveau personnage, encore ; mais aussi d’introduire des intrigues politiques et financières pour montrer à quel point on ne connaît pas encore tout de Rome ; et à quel point tout est truqué bien sûr. Oui, tout est truqué, même les images. On a de très jolis effets spéciaux pour nous montrer l’arène. On en revient à ce qui a été expliqué en début d’épisode : quatre factions s’opposent dans cette course : bleue (Scorpus), rouge (ils aiment le vin !), blanche et verte (qui a beaucoup perdu apparemment). Malgré tous les enjeux qu’on a essayé de mettre dans cette course, j’avoue avoir eu du mal à bien saisir à quoi elle servait pour nous, alors que c’était très joli. Les effets spéciaux sont absolument incroyables et hyper fluides, mais ça n’empêche que bon, comme point d’orgue de l’épisode, c’était un peu surprenant. Il faut dire qu’on ne connaît pas encore bien les personnages parce qu’ils sont beaucoup trop nombreux et qu’on les a vus que cinq secondes chacun.

Cela n’empêche pas la course d’avoir lieu bien évidemment, et il va de soi que l’on enchaîne très rapidement sur un premier incident de char. Le pauvre conducteur, Kirko, est tellement sonné qu’il ne sort pas de la piste à temps et finit par se faire piétiner par les chevaux. Sanglant, comme promis. Du pain et des jeux ? Plutôt du sang et des jeux dans cet épisode, donc !

Cliffhangers

Dans la loge VIP, Titus finit par arriver pour la fin de la course. Il se prend la tête avec son frère, bien sûr, mais ça n’a que peu d’importance par rapport à la course. J’avoue que c’est un peu prenant tout de même : Scorpus est dernier, mais on le voit remonter toute la piste pour le dernier tour. Merci Incitatus, son meilleur cheval. Finalement, Scorpus (bleu) et le blanc, dont je n’ai pas retenu le prénom, se retrouvent au coude à coude pour l’arrivée. On comprend bien le stress que ça représente pour tous ceux qui ont parié dans ces jeux et ça nous donne une image de ce que veut nous présenter la série. On se retrouve ainsi avec un consul forcé de pleurer parce qu’il vient de tout perdre au jeu. Le frère de Titus, lui, est heureux d’avoir réussi à diminuer son frère aux yeux de leur père : Titus est arrivé en retard à la course, ça la fout mal pour son image publique et ça ne plaît pas à l’empereur.

C’est important pour lui, car il est rapidement révélé que Vespasien n’a pas pris sa décision sur le fils auquel il laisserait son héritage. Ouep, il informe Titus qu’il n’est pas sûr de lui léguer le royaume, et partant de là, on se retrouve sur une quête de pouvoir qui ne mènera forcément à rien de bon. La soif de pouvoir de Titus sera importante pour la série, surtout qu’il est assez clair qu’il est manipulé par « sa reine de Judée », introduite au moins trois fois sous ce titre au lieu de son nom. Elle le manipule par le sexe, et ça semble très efficace.

Bon, il n’empêche qu’il y a eu deux morts dans ces jeux tout de même. J’ai de la peine pour Kirko, mais on ne s’attarde pas tellement sur son décès. Il est plus intéressant d’avoir un tas de figurants à poil dans les vestiaires où Scorpus, lui, reste bizarrement habillé bien plus longtemps que tous ses camarades. Pas très audacieuse la série, et un peu ridicule de mettre autant de gens nus mais d’user d’artifices peu crédibles pour cacher les parties intimes – niveau réalisme, ça casse la scène de les voir d’un côté déambuler nus comme si de rien n’était quand on les voit de dos, mais tout cacher de face. C’était rigolo. Je prête attention aux détails aujourd’hui, désolé, c’est n’importe quoi cette critique. Tout ça mène au cliffhanger final où il est révélé que l’accident de char n’en était pas vraiment un : le char avait été trafiqué pour provoquer un accident. Quelle surprise…

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