Time Bandits – S01E01 – Kevin Haddock – 18/20

C’est tout simplement un excellent début de série où rien n’est laissé au hasard. On voyage beaucoup, on apprend à connaître les personnages (peut-être un brin trop tard), on devine les problèmes à venir pour les héros de la série, on a de l’humour qui fonctionne bien et un casting cinq étoiles. Vraiment, c’est bien parti pour cette série qui a finalement tout ce que j’attendais de Percy Jackson.

Spoilers

Pour son anniversaire, Kevin a le droit de débuter une sacrée aventure.


They brought people here and bored them to death.

Comment ce début de série est un sans faute ! On commence par un générique – et ça me fait plaisir de voir que toutes mes séries d’été ont un générique apparemment, un épisode de 46 minutes et une première scène vraiment réussie avec la déco de la chambre de Kevin et son réveil le jour de son anniversaire. Pour son anniversaire, le gamin demande à ce que sa famille l’emmène à Woohenge, l’équivalent de Stonehenge, mais avec des bouts de bois.

Les premiers voyages

Très vite, on comprend donc que Kevin est un petit garçon à part, très isolé dans son monde et ses intérêts loufoques qui ne passionnent ni sa sœur, ni ses parents, ni ses camarades d’école. En vrai, il est aimé par ses parents quand même, c’est rafraichissant après toutes les intrigues avec des orphelins. Cela dit, ce gamin préfèrerait sûrement l’être quand on voit comment les parents s’occupent de lui de manière vraiment basique, sans jamais l’écouter ou s’intéresser à ses centres d’intérêt. Il fait un peu de peine.

Bon, et en même temps, y a un peu de jalousie de ma part aussi. En effet, il se rend compte un jour que l’armoire de sa chambre bouge toute seule et quand il l’ouvre, il se retrouve face à un portail le menant sur une plage. C’est beaucoup trop cool jusqu’à ce qu’un guerrier viking lui hurle dessus et qu’il comprenne qu’ils sont attaqués par toute une armée.

Kevin court vers sa chambre aussitôt, il est suivi par le viking qui referme la porte derrière lui et hop, voilà comment toute la série commence. C’est le début des emmerdes pour Kevin, même s’il ne le sait pas encore. Bon, son premier réflexe d’enfant est évidemment d’aller chercher ses parents, mais ceux-ci sont trop occupés à regarder la télévision. Après tout, c’est vrai qu’il est plus probable que leur fils vienne de faire un mauvais rêve plutôt qu’un viking soit là. Ils m’ont fait rire, j’ai trouvé que la scène était bien dosée pour nous montrer des parents ridicules et un gamin complètement dépassé par l’ignorance de ses parents.

Toujours est-il qu’il remonte dans sa chambre pour mieux tomber sur un guerrier viking qui ne parle pas sa langue. Ce n’est pas un problème : le guerrier parvient à s’en aller en passant à travers un autre portail qui le mène dans une forêt. On a droit à un peu d’humour avec Kevin qui prend un non pour un oui, et le voilà prêt à partir à l’aventure. Il dit au revoir à ses parents et… se mange le mur de sa chambre, de nouveau là. Adieu guerrier viking.

Bien sûr, la série ne s’arrête pas là. Après avoir foncé dans le mur de sa chambre, Kevin s’en sort avec une petite commotion cérébrale, les moqueries de sa sœur et la désapprobation de ses parents qui aimeraient le voir entrer dans le XXIe siècle. Ce n’est pas gagné cette affaire. Kevin est obligé d’abandonner avec sa famille.

Le soir, Kevin se retrouve à nouveau dans sa chambre à recevoir la visite de nouvelles personnes non invitées. Il est plutôt serein, persuadé d’être dans un rêve, et éclaire donc un à un les visiteurs qui étaient occupés à parler de leurs petites affaires. Ils ont en effet une carte à consulter pour savoir où se rendre après.

Penelope, qui semble bien être la cheffe de ce nouveau groupe, en profite pour expliquer à Kevin qu’il se pense peut-être dans sa chambre, mais que sa chambre est aussi un point de convergence pour voyager dans le temps, donc c’est un lieu plutôt dangereux où vivre. En plus, ils sont chassés par l’être suprême, alors ils n’ont pas le temps pour s’occuper de lui.

Pas de bol pour eux, l’être suprême les retrouve et débarque justement dans la chambre de Kevin. Quand les parents entendent cette voix venue d’ailleurs dans la chambre de leur fils, ils sont heureux de voir qu’il s’est mis aux jeux vidéos. Le pauvre. En vrai, il est juste embarqué avec ses visiteurs vers un autre endroit plutôt inconnu au premier abord. Ils sont sur un navire au milieu de nulle part après avoir fait tomber les murs de la chambre de Kevin en les poussant. Ouep, juste comme ça.

Macau

Kevin est capable de déduire plus vite que Widgit (il m’a bien fait rire ce Widgit dans le premier épisode) l’endroit où ils sont. Pour avoir lu des livres, il sait qu’ils sont sur un bateau pirate chinois et il comprend assez vite qu’ils sont face à Mme Chung, en 1810 à Macau. C’est quand même précis, même en ayant lu des livres, mais on va faire avec.

Kevin est un personnage attachant, un petit garçon intelligent et plein de connaissances, le héros qu’on aurait tous voulu être un jour ou l’autre, non ? Bon, peut-être pas, mais c’est quand même sacrément cool de se retrouver sur un bateau pirate comme ça. Pas étonnant qu’il se mette à penser qu’il est dans un rêve, même quand une nuée de flèches essaie de le tuer lui et ses nouveaux amis – qui refusent d’être ses amis pour l’instant et se demandent s’il est le nouveau Susan, la meilleure d’entre eux.

Eux ? Un groupe de voleurs qui traversent le temps à l’aide d’une carte donc – ils traversent des périodes temporelles différentes et volent ce qu’ils peuvent au passage. On les voit procéder ainsi sur le navire où Mme Chung les retrouve et les menace en chinois. Kevin ne sait pas parler chinois, mais par chance pour lui, le groupe de voleurs lui offre un bonnet qui lui permet de comprendre le chinois – et de le parler aussi. C’est plutôt cool comme objet, franchement. Je veux bien en avoir un comme ça moi aussi.

Grâce à ça, ses connaissances littéraires et sa ruse, Kevin parvient à gagner la confiance de Mme Chung. Grâce à lui, le groupe de voleurs n’est donc pas mort sur place : Kevin offre un conseil stratégique à Mme Chung qui lui permet de garder son avantage militaire sur ses ennemis. En retour, elle souhaite garder Kevin avec elle, et l’intérêt qu’elle porte à cet enfant capable de lui offrir un vrai trésor avec ses connaissances finit par intéresser aussi Penelope. La voilà donc qui demande à Kevin de les suivre à travers un nouveau portail, un trou dans l’eau. Il est courageux le Kevin.

Stonehenge

Ce nouveau portail mène nos héros à Stonehenge, rien que ça. Tu m’étonnes que ce soit le plus beau jour de la vie de Kevin. Bon, la construction de Stonehenge ? Elle ne sert à rien d’autre que vendre des cailloux si on en croit un des hommes sur le chantier. C’était plutôt marrant comme gag, surtout après l’annonce importante de Kevin comme quoi cette connaissance serait un vrai trésor pour lui – contrairement à Penelope, donc.

Une fois que c’est fait, Kevin retourne auprès des voleurs qui attendent la réouverture d’un portail. Autour d’un feu de camp, nous pouvons donc apprendre à connaître enfin chaque personnage avec plus de détails. Outre Penelope qui dirige le groupe par consensus plus que par vrai leadership, nous avons donc Widgit (qui lit la carte), Judy qui serait fine psychologue (mais bon, non), Alto le roi du déguisement et Bittelig, qui a la force de sept hommes. C’est sympathique comme équipe.

Alors que Kevin dort, au petit matin, nous entendons aussi Penelope parler avec les autres voleurs de la chambre de Kevin qui est très spéciale, contrairement à lui, car elle concentre beaucoup de portails. Je n’ai pas une chambre comme ça, comment ça se fait ? Je ne rêve pas assez, c’est ça ? Pendant la nuit, bien sûr, la pierre horizontale de Stonehenge a été mise sans qu’ils ne puissent la voir. Les scénaristes s’amusent bien, au moins. Kevin est dégoûté, mais bon, il passe le portail quand même. Et ce nouveau portail, où les mène-t-il ?

Troie

A la stupéfaction de Kevin et à la joie des voleurs, le portail les mène directement à Troie. Depuis le début de l’épisode, Penelope voulait absolument voler un cheval, et ce n’était donc pas n’importe quel cheval. Le cheval de Troie, rien que ça. Kevin assure que c’est trop gros pour être volé, mais Penelope est sûre que non. Et pourtant.

Vraiment, la série va me plaire si elle navigue comme ça plusieurs fois par épisode dans les différentes périodes de l’histoire. Il ne manque qu’un peu d’explications, je trouve. Bien sûr, je sais ce qu’est le cheval de Troie, mais ça pourrait être une série pour enfants avec un peu plus d’informations sur chaque période. Là, je vais forcément devoir me renseigner sur Mme Chung.

Bon, bref, c’est pas le sujet, le sujet, c’est que Penelope se rend compte que c’est mort pour voler le cheval de Troie. Elle veut donc se rendre au prochain portail, sauf que le prochain portail est à l’intérieur de Troie… Il n’y a donc plus vraiment le choix : Ajax les invite à entrer dans le cheval de Troie et ça plaît bien à Kevin comme idée.

Nous voyons donc nos héros à l’intérieur du cheval, avec Penelope qui affirme que cette ruse ne pourra pas marcher. Kevin la rassure en lui disant que c’est l’histoire, les Grecs assurent que c’est le futur et l’affaire est réglée, ils attendent que les troyens ouvrent les portes.

Pourtant, le premier réflexe des troyens est de brûler le cheval. En effet, ils trouvent que c’est bien trop suspicieux comme objet. Kevin se met à pleurer tant il a peur de mourir et s’en confie à Penelope… Et pourtant, sans surprise, le supérieur des gardes qui ont mis le feu leur demande de l’éteindre et ignore Cassandra qui explique que ce cheval sera la chute de Troie. C’était plutôt marrant.

Et ce n’est pas par hasard qu’on voit Cassandra. En effet, une fois dans la ville, Penelope affirme à Kevin que les livres ne servent à rien car ils ne sont pas dedans et s’accorde cinq minutes pour voler plein de choses. Pendant que les bandits, qui veulent maintenant que Kevin soit dans leur équipe car il a eu raison sur le cheval, volent des vases, Kevin croise ainsi la route de Cassandra. Outre l’humour autour de son don auquel personne ne croit, Cassandra prédit de grandes choses pour Kevin : il serait sur le point de sauver l’univers, mais il verra aussi de grandes choses. Eh, ça nous vend bien la série.

En attendant, Penelope et les bandits décident de le ramener à Bingley, 2024 parce qu’il n’est pas si fun à refuser de voler. Le seul problème avec ce plan ? Nous avons aussi suivi des conversations entre les grands méchants de la série.

En vrai, ils font un peu pire malgré l’humour. Damon, Fianna… J’avoue que je n’ai pas tout suivi à ces scènes qui semblent se dérouler en Enfer – il y a de la lave partout et des démons, quoi – car elles m’accrochaient un peu moins que le reste de la série, mais le voyage promet d’être dingue et vraiment cool.

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The Decameron – S01E01 – The Beautiful, Not-Infected Countryside – 19/20

OK, c’est bien parti pour être un coup de cœur. Ce premier épisode a pour seul défaut d’être trop long, car vraiment, j’aurais préféré des épisodes de 20 minutes. Le ton est en effet celui de la comédie, l’humour domine largement et n’est pas sans me rappeler l’excellente Another Period. C’est impertinent, décadent et le rythme est excellent, quand bien même ça semble partir dans tous les sens. Je ne boude pas mon plaisir.

Spoilers

La Peste fait rage à Florence.


My wife is dead!

Il faut tout de suite commencer par dire ce qu’il en est : le générique est incroyable et met dans l’ambiance. Toute cette vermine qui fourmille, les rats qui se réunissent pour former le titre, le rat qui meurt à côté de ceux qui couchent ensemble… L’esprit est peut-être respecté, finalement.

Florence

Bienvenue à Florence au XIVe siècle. Post-covid, c’est marrant à voir, on a eu de la chance d’être confiné, hein ! La petite musique nous introduit correctement dans cet univers. Il est très clair dès le début que cette production compte mettre en avant l’humour et toute l’impertinence de la situation. Toute la ville est en train de crever de faim et de la peste ? Pas grave, ça n’empêche pas le fun d’exister avec cette petite musique et les réflexions complètement décalées qui s’ensuivent.

On a donc une bourgeoise qui espère être assez aimée un jour pour que son mari la pleure à sa mort comme celui qu’elle voit dans la rue, un médecin qui s’inquiète pour son patient qui, c’est une chance !, à penser à garder ses excréments du matin pour lui montrer ou encore une vieille femme qui vole les chaussures d’un cadavre parce que c’est quand même bien pratique.

Ouais. Le confinement, c’est bien aussi. Après, à cette époque, les connaissances médicales sont plus que limitées. Ainsi, Licisca pense tout de même échapper à la Peste en se mettant des pâquerettes dans le nez, hein. Lisisca est une servante, la dernière de sa maison, et elle s’occupe du père bien malade de sa maîtresse. Cette dernière est présentée comme une bourgeoise qui ne pense qu’à elle et sa propre misère – elle est sur le point de finir orpheline sans mari, c’est la fin pour elle.

Franchement, je ne vais pas mentir. C’est différent du Décaméron ne serait-ce que par le choix d’avoir un langage moderne… mais qu’est-ce que c’est bien pour respecter l’esprit de base, en vrai. Et qu’est-ce que c’est bien pour nous embarquer dans l’histoire, surtout. Je ne m’attendais pas du tout à accrocher autant – le casting me vend déjà du rêve. Filomena, la maîtresse de Licisca, est exceptionnellement drôle, franchement.

Quand elle reçoit l’invitation du vicomte Leonardo à venir passer du temps à la campagne loin de la ville infectée, elle accepte aussitôt cette opportunité. C’est le cousin de son père, mais elle envisage déjà le mariage, même s’il est sur le point de rencontrer sa femme. On note au passage que le côté hyper dramatique de l’épidémie et les nombreux morts servent ici de ressort humoristique. Si Licisca freine un peu des quatre fers pour y aller, Filomena se prépare donc aussitôt à se rendre à la campagne.

Et ce n’est pas la seule : on voit ainsi le médecin qui emmène son patient loin de l’épidémie, mais aussi un autre couple de personnage. En chemin, ils croisent ainsi des pénitents qui se flagellent sur la route – mais ils sont loin d’être l’image qu’on attendrait d’eux. Ainsi, ils servent surtout de fantasme à une bourgeoise. C’est tellement n’importe quoi, mais c’est fait avec tant d’humour que ça fonctionne très bien.

Vraiment, l’humour choisi est une bonne chose. Cela me rappelle Another Period, et j’adorais cette comédie. Je ne me rendais pas compte qu’elle me manquait à ce point ! Enfin, nous voyons Filomena qui a préparé ses valises après avoir pleuré son père bien malade. Elle annonce le décès de son père à Licisca, forcée de la croire sur parole puisqu’il faut éviter de voir le cadavre et de se faire contaminer par la peste. Filomena lui fait croire ça parce qu’elle a absolument besoin d’une servante pour l’accompagner et ne peut s’accoutumer à une vie sans personne pour ne prendre soin d’elle.

En chemin, cependant, Licisca décide de laisser du pain à un malade au bord de la route. Cela ne plaît pas à Filomena qui finit par réclamer l’autre moitié du pain de Licisca, parce que cette dernière assure que Jésus considère que tout le monde mérite du pain. Tout pour nous faire rire. Les deux femmes se mettent ainsi à se disputer le pain. Incroyable de voir une servante se rebeller autant contre sa maîtresse, mais qu’est-ce que ce duel est amusant à voir. Je suis un peu triste, toutefois, que ça se termine par une Filomena poussée à l’eau. Licisca décide aussitôt de prendre sa place chez Leonardo – mais moi j’aurais bien gardé Filomena plus longtemps dans la série tant elle me faisait rire. Allez, fuck yeah, signora. Incroyable ce premier épisode.

La villa

Tous nos personnages se rendent donc vers la maison du vicomte Leonardo. La première bourgeoise de la série est ainsi celle qui sera sa future femme, officiellement : il s’agit de Pampinea. Elle vient avec sa servante, Misia, qui est en admiration totale devant sa maîtresse.

Elles sont accueillies par Sirisco, le valet les informant que Leonardo est absent pour un petit moment. Et pour cause : Sirisco se garde bien de leur dire qu’il est mort. La campagne était censée être un moyen de se tenir loin de l’épidémie, mais en fait, il n’y a plus que deux serviteurs (et demi ?) dans toute la baraque. Eux, ils s’inquiètent de ce qu’ils deviendront sans maître. Ils décident donc de maintenir la mascarade pour tout le week-end : faire croire que Leonardo est en vie pour se rendre indispensable à la personne qui voudra récupérer sa propriété et qui pourrait être parmi les bourgeois venant ce week-end là.

Pour autant, les personnages qui viennent ont des problèmes eux aussi : on découvre donc que Pampinea a peur qu’on découvre sa vieillesse (elle a 28 ans ahaha) et que son mariage soit annulé ou que Misia, qui fait tout pour protéger sa maîtresse, a aussi planqué Parmena dans un tonneau. Oula.

Ensuite, Pampinea rencontre Panfilo et Neifile, le couple dont la femme très pieuse admirait les pénitents pour raison charnelle, ainsi que le docteur et son patient – le patient révélant une allergie au parfum de Neifile. C’est amusant comme les situations parviennent à faire rire par leur côté ubuesque et décalé. Bref, Licisca finit par arriver elle aussi, et elle se fait passer comme prévu pour Filomena.

Tous les personnages sont donc réunis et il est temps pour une petite visite de la propriété de Leonardo. Pampinea se comporte déjà comme la maîtresse de maison, Neifile passe son temps à osciller entre pensées impures et prières, un running gag qui va fonctionner, et le médecin se met aussitôt à draguer Licisca.

C’est si impertinent. On enchaîne sur une scène où Neifile se plaint à Panfilo des moqueries qu’elle doit subir de la part des autres personnages parce qu’elle prie. Elle est si drôle à ensuite fantasmer totalement sur le docteur qui se déshabille dans le jardin et à vouloir monter sur une selle pour se faire un peu plaisir. C’est si impertinent de la voir se donner un orgasme – et si amusant que ce ne soit pas la seule. Pendant qu’elle se masturbe sur la selle en regardant le docteur – je crois qu’il s’appelle Dioneo, on découvre ainsi que Panfilo se masturbe lui aussi, avec la même vue tant qu’à faire.

Le deuxième jour

De son côté, Licisca prend ses aises dans la chambre de sa maîtresse et c’est bien trop drôle. Elle est un peu comme moi à galérer sur les prénoms de tous les personnages et j’aime bien le parti pris de nous mettre de la musique moderne pour accompagner tout ça. Bien sûr, Dioneo vient la chercher pour une promenade matinale, la drague lourdement, mais ils sont interrompus par Tindaro, le patient du docteur. Il est persuadé que les personnages parlent de lui dans son dos à chaque fois, un autre genre de running gag. Le problème ? Tindaro se met à avoir des vues aussi sur Licisca, ce qui embête bien Dioneo, à ses ordres. Il n’en faut pas plus pour qu’il joue à nouveau sur le fait que Tindaro a une petite tendance à être hypocondriaque. Il me fait bien rire à annoncer aussitôt à Tindaro qu’il est malade – pour qu’il se concentre là-dessus plutôt que sur Licisca.

Cette dernière croise aussi Panfilo et paraît suspecte à ses yeux, à s’excuser en se prosternant devant lui. Si Pampinea interdit qu’on parle de la peste, il n’en reste pas moins que toute l’Italie est en pleine pandémie. Misia ramène Parmena, qui a la peste, et la servante est obligée de cuire un rat.

Pour le dîner du soir, Pampinea exige d’avoir du porc, ce que Misia lui promet même si Sirisco insiste pour dire qu’il faut deux jours pour le cuire. Les bourgeois se retrouvent donc à attendre longtemps le repas et… ils n’ont rien à se dire, surtout en l’absence de Leonardo, qui n’arrive toujours pas (forcément). Pampinea est si stressée de l’absence de Leonardo que ça finit par se voir. Elle révèle donc le secret de son âge à Neifile et « Filomena ».

Loin de cette scène fun où les deux dernières font ce qu’elles peuvent pour la rassurer (Neifile en est incapable, c’est beaucoup trop drôle), l’ambiance est quelque peu cassée quand Misia retrouve Parmena morte dans son tonneau. C’est triste. En plus, elle se fait griller en train de se débarrasser du corps par Sirisco. Ce dernier pense un instant avoir le pouvoir sur Misia, sauf que Misia se rend compte au même moment que Leonardo est mort lui aussi. Il est temps pour eux de passer un pacte, pour garder le silence sur la présence de la peste à la villa.

Le festin

Les bourgeois sont loin de se douter de ce qu’il se passe dans les réserves de nourriture continuent de s’amuser à l’étage. Au milieu des amusements, il y a quelques problèmes tout de même. Ainsi, quand Panfilo se rend compte que « Filomena » drague lourdement Dioneo, il s’arrange pour la tenir à distance. Il lui fait un peu de chantage, soulignant qu’il a bien compris qu’elle n’était pas qui elle prétendait être. Panfilo invite donc cette impostrice à plutôt draguer Tindaro – mais bon, ça ne donne pas envie. Licisca n’a pas envie de se laisser dicter quoi faire, mais elle se retrouve tout de même à devoir supporter les flatteries de Tindaro – quand il n’est pas en train de vomir en tout cas.

Quand elle se rend compte que Tindaro se voit offrir davantage de services que Dioneo – et notamment du vin – alors que le médecin l’avait demandé en premier, elle essaie aussitôt de faire en sorte de changer le système et les privilèges. C’était une scène amusante, même si elle prend beaucoup de risque pour son crush, je trouve.

Trois hommes débarquent alors à la villa pour violer les femmes et récupérer un peu d’eau propre si possible. Un joyeux bordel s’ensuit, avec de quoi rire un bon coup dans la fuite de Pampinea, les lancers d’assiettes (Tindaro qui éclate une assiette sur Licisca, c’était beaucoup trop drôle) ou le fait que Neifile reconnaisse l’un des trois hommes pauvres voulant les violer comme étant son cardinal. Outch. Cela dit, le Cardinal se fait alors couper un doigt de pied, Pampinea court et hurle dans tous les sens et le Cardinal finit par hurler que lui et ses hommes s’en vont. Avant de le faire, il annonce tout de même que tout est perdu et que Dieu a rendu son jugement.

Loin de l’écouter, Licisca décide alors de tuer le cardinal quand elle constate qu’il est plein de peste. La peste est dans la villa, Licisca commet un meurtre devant tout le monde et… elle réclame un peu plus de vin. Ah ouais, sacré cliffhanger, en vrai. Ce n’est que le début des emmerdes : à la porte, la vraie Filomena arrive enfin. Elle ressemble davantage à une servante qu’à une noble, mais il n’empêche que… ça posera problème !

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Resident Alien – S03E08 – Homecoming – 19/20

Savoureuse fin de saison qui réussit plutôt très bien à relier les intrigues – à une petite exception près. Les cliffhangers donnent vraiment envie d’en savoir beaucoup plus et j’ai hâte de voir la saison prochaine, mais ça ne veut pas dire pour autant que je n’ai pas adoré cet épisode. Il avait l’humour et le drama nécessaires à nous faire comprendre que c’était la fin de saison. Patience va me manquer en attendant la saison 4 (oui, c’est volontaire de jouer sur la polysémie de « Patience » ici).

Spoilers

D’arcy veut détruire le vaisseau des Gris toute seule, Kate veut retrouver sa fille.

Let’s date. Do it.

Vraiment, une saison de huit épisodes, c’est trop court. Et en même temps, quelle qualité sur l’avant dernier-épisode ! Ceci étant dit… Quel étrange début d’épisode, dans un vaisseau extra-terrestre. On y voit un alien se faire bouffer par un autre qui dévore en premier la tête de son ennemi – une mante quoi. Voilà qui promet.

McCallister

L’épisode reprend à Patience là où le précédent s’arrêtait : Harry et McCallister découvrent que la bombe a disparu. C’est la grande dépression pour la militaire qui vient de comprendre que le monde était foutu, parce qu’elle ne peut plus faire grand-chose pour sauver le monde. Elle a la joie, au passage, de découvrir que le bébé d’Harry a pris son apparence. Cela dit, avec tout ça, un nouveau plan se met en place dans la tête de la militaire : elle découvre l’existence de portails qui permettent même de remonter le temps. Cela lui donne une idée, clairement.

Harry, lui, fait appel à Asta pour comprendre qui a pu voler la bombe. Il est sûr que c’est Joseph, mais Asta sait qu’il s’agit de D’arcy. Elle a parlé à son ex et comprend qu’elle veut qu’on soit fiers d’elle parce qu’elle aura sauvé le monde. Ils sont interrompus par l’arrivée de Joseph qui, contre toute attente, retourne sa veste.

Eh oui ! Il est à moitié Gris, mais aussi à moitié humain. Cela signifie que si les extra-terrestres vont au bout du plan, Joseph sera mort aussi. Le seul problème, c’est que le bout du plan est prévu pour le jour-même. Ouep, Asta découvre que c’est la fin du monde aujourd’hui. Elle arrive aussitôt à convaincre Joseph de bosser avec eux, mais ça n’empêche pas Harry d’essayer de l’exclure quand ils se rendent à Yellowstone avec le portail de Joseph.

C’est mal la connaître. Non seulement, Asta y va la première, mais en plus, elle se débrouille pour récupérer une télécommande de portail et aller toute seule sur le vaisseau des Gris. Harry tente de la suivre, un peu à distance, et laisse Joseph sauver le monde. Rien que ça. Joseph rentre donc seul à Patience en utilisant le portail, et ce n’était pas une super idée finalement. En effet, l’armée l’y attend avec le chasseur d’alien fortifié en robot pour le kidnapper.

Soit. Le problème, c’est que confronté à Joseph, notre chasseur d’alien récupère soudainement sa conscience. Cela ne plaît pas à McCallister qui essaie de le faire tuer par l’armée. C’est la pire des idées.

Kate & Ben

En parallèle, nous retrouvons Kate et Ben qui ont tous les deux besoin de se parler. Le timing et l’évolution des personnages, cette saison ! C’est dingue ! Ils se retrouvent à se parler tous les deux en même temps des mêmes soupçons qu’ils ont. Je suis tellement dégoûté qu’on nous coupe la scène pour une simple vue à travers la fenêtre. C’est vraiment un procédé que je déteste. D’accord, on sait ce qu’ils se disent, mais on veut le voir maintenant !

Au lieu de ça, on passe au stade paniqué où les personnages cherchent comment faire et comment réagir. C’est bien beau de savoir que des aliens nous enlèvent, mais ensuite qu’est-ce qu’on peut bien faire, hein ? Et ce n’est que le début : Max les surprend et leur demande ce qu’il se passe, évidemment. Les parents s’enferment donc dans le placard pour savoir si Max a été enlevé aussi et quoi lui dire.

Leur conclusion ? Dire qu’ils doivent vérifier s’il a des poux. Soit. S’ils savaient que le fils en sait mille fois plus qu’eux ! Enfin, quoique. Ils en savent à peu près autant les uns les autres à présent. S’ils communiquaient, ils iraient loin. En attendant, ils sont rassurés que Max ne possède pas de puce et Ben veut se faire retirer la sienne.

C’est une idée pas terrible : Kate comprend bien que ça signifie compliquer les retrouvailles avec leur fille. Pourtant, elle se plie à ce plan – sans oublier de préciser qu’ils ont aussi besoin d’un docteur pour les poux de Max. En tout cas, Ben se fait retirer sa puce après trente ans d’enlèvement par les Gris, mais Kate, finalement, refuse de le faire. C’était à peu près évident que ça allait se passer comme ça. Maintenant qu’elle sait tout, elle a bien l’intention de se battre pour récupérer son bébé. Difficile de dormir quand on sait qu’on va être enlevé par des extra-terrestres par contre.

D’arcy

De son côté, D’arcy tient un vlog sur son portable pour documenter son sauvetage du monde. Je déteste cette intrigue qui nous la montre envisager le suicide pour sauver le monde. Elle veut juste que ses amis soient fiers d’elle. Elle m’a fait rire avec ses vlogs, en vrai et, pire que tout, j’ai découvert que j’orthographiais mal son nom dans mes critiques. Elle s’appelle donc D’arcy. Je ne m’y attendais pas, je me sens personnellement attaqué par ce retournement de situation.

Sinon, son plan ? Elle détourne l’attention des Gris avec de la musique pour rentrer dans la barraque du Yellowstone et découvrir le plan des Gris. Bon, cela dit, quand elle a l’opportunité de passer un portail, elle n’hésite pas à le faire. C’est comme ça qu’elle finit en prison quand Asta y est mise aussi, conduite par les Gris.

C’est chouette de les voir se retrouver et oublier aussitôt qu’elles s’étaient disputées, mais ça n’empêche pas la menace d’exister : elles sont en cellule avec la Mante qui bouffe ta tête. Elles ne le savent pas, bien sûr, et se racontent simplement ce qu’il s’est passé pour elles dans l’épisode précédent. Ce sont vraiment de chouettes meilleures amies.

Elles finissent bien sûr par rencontrer l’alien qui veut les manger, mais finalement, tout va bien car Harry les retrouve à temps. Les Gris aussi, mais ce n’est pas un souci finalement : il y a sur le vaisseau un autre enfant d’Harry pour leur venir en aide. Il n’apprécie pas de savoir que son père allait exploser le vaisseau sur lequel il était, mais bon, il les aide quand même.

Harry fait tout ce qu’il peut pour convaincre que son fils qu’il n’allait pas l’abandonner et les choses se complexifient encore quand ils tombent sur d’autres Gris. Harry et Bridget les tuent, mais en se cachant, D’arcy (trop bizarre sans la majuscule !) aperçoit subitement Kate dans le vaisseau. Evidemment. Je me doutais bien qu’elles allaient se croiser, mais pas forcément comme ça. D’arcy se sépare du groupe pour la suivre et lui venir en aide.

Je n’aime pas du tout la manière dont les personnages se séparent. C’est pourtant assez bien foutu et logique : Harry refuse qu’Asta le suive pour retrouver D’arcy et part de son côté avec Bridget pour trouver la bombe, Asta profite de la première occasion pour partir à la recherche de D’arcy, D’arcy vient en aide à Kate. La scène est terrible, avec la découverte qu’il y a plein de bébés enlevés par les Gris. Kate parvient presque à récupérer son enfant en plus, mais les Gris la surprennent au dernier moment. C’était assez terrible à voir, même si on devinait vers quoi on se dirigeait : Kate ne parvient pas à récupérer son bébé, mais tata D’arcy peut le faire.

Elle parvient même à rejoindre Asta et les autres à temps, donc tout va bien. Presque. En vrai, il y a de mauvaises nouvelles tout de même : les deux enfants d’Harry restent à bord du vaisseau. On ne sait pas exactement ce qui est arrivé à Bridget cela dit… Et je crains le pire : ce n’est pas Harry qu’on ramène sur Terre, hein ? En attendant, on découvre alors que le vaisseau des Gris n’est pas un vaisseau : c’est la Lune. Oh putain, ce n’est pas bon, cette affaire.

Cliffhangers

Et effectivement, ce n’est pas bon : le cliffhanger final de l’épisode révèle qu’Harry est toujours prisonnier sur la Lune, en compagnie de Bridget. Bon, et celui qui est sur Terre ? Je pensais que ce serait un Gris, mais c’est finalement pire que ça : Max vient se réconcilier avec Harry pour mieux découvrir qu’il a été remplacé par une mante géante. Oh ça craint.

En parallèle de tout le reste, Olivia et Mike font une balade dans les bois et tombent sur Lena. Celle-ci, inquiète pour Mike, le suit et cherche à comprendre ce qu’il fait. Je ne vais pas mentir : moi aussi. Leur explication comme quoi ils cherchent à suivre la trace des extra-terrestres dans les bois, je ne suis pas convaincu. De toute manière, on s’en fout des aliens, tout ce qui intéresse les scénaristes, c’est de nous réconcilier Lena et Mike.

Une fois que c’est fait, Mike reçoit un appel le prévenant d’une explosion sur secteur. Une explosion ? Plutôt un crash de vaisseau si vous voulez mon avis. Il trouve des débris étranges… puis assomme un alien qui essaie de s’en prendre à lui. Holy shit, effectivement.

Olivia, elle, reçoit un étrange message qui lui dit de venir à sa rencontre. Elle tombe alors sur le chasseur d’alien. Sacré cliffhanger là aussi, alors qu’en parallèle McCallister est capable d’ouvrir un portail maintenant qu’elle a kidnappé Joseph.

Enfin, il y a au moins un happy end au milieu du reste : Kate ne se souvient pas de ce qu’il s’est passé sur le vaisseau et est dégoûtée d’avoir perdu son bébé, mais D’arcy peut lui ramener. J’espère qu’elle va bien lui laisser et lui dire que ça vient d’elle… Mais la saison se termine simplement sur D’arcy qui frappe à la porte donc on ne le saura pas tout de suite.

En bref

Comme toujours avec cette série, il m’a fallu un peu de temps pour me replonger dans l’ambiance et l’humour si particuliers qui lui sont propres, mais une fois que c’était fait, c’était une saison savoureuse. Je suis content de ce que donne cette troisième saison, même si la voir être autant raccourcie est un peu triste. Franchement, j’espère à présent que la saison 4, qui sera la dernière de mémoire, va apporter une super conclusion à tout ça. Je n’en doute pas trop, ils ont prouvé qu’ils savaient faire. Chaque saison est top, alors même que chaque saison a un format différent et raconte une portion d’histoire totalement différente.

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Resident Alien – S03E07 – Here Comes My Baby – 19/20

J’ai pris une petite claque devant cet épisode : l’humour y est encore mieux que dans les épisodes précédents, mais surtout, toutes les intrigues se recoupent, les personnages ont de vraies évolutions psychologiques et un cran est clairement passé du côté de la qualité. C’est juste génial, en fait, et ça me soule qu’il ne reste qu’un épisode maintenant qu’on récupère cette qualité !

Spoilers

Le bébé d’Harry est de retour en ville, mais c’est limite qu’un détail tant l’épisode était bien !

I do not care if Mayor Ben dies.

On sent que la fin de saison approche rien que dans le résumé proposé en début d’épisode : on repart très loin en arrière et on voit bien que tous les épisodes de la saison vont servir à arriver à un final qui fonctionne très bien.

Ben

L’épisode commence par Joseph enfilant un gant avec l’ADN d’Harry. C’est super gênant car ça confirme que la fin du monde est à portée de main pour les Gris.

Harry est un médecin tellement étrange que j’ai du mal à comprendre comment Patience peut avoir la patience de le supporter. Il est en pleine dépression amoureuse et il le fait payer à tout le monde au travail. Il écoute donc en boucle la même chanson (que j’aime beaucoup, désolé Asta) et est absolument insupportable avec tout le monde. Le pire, c’est probablement Ben : il prend cher une fois de plus, parce qu’Harry n’a pas envie d’écouter sa dépression. Le problème de Ben, c’est Joseph, mais Harry suppose que c’est Mike et lui propose de s’imaginer au lit avec – parce que tout ce qu’Harry a en tête, c’est sa propre rupture.

C’est génial et la série part loin avec une scène nous mettant bien sûr en image Ben et Mike dans le même lit. J’ai tellement ri. Il n’empêche que Ben comprend qu’il laisse trop de pouvoir à Mike et décide de la jouer autrement désormais – mais bon, il espionne quand même Mike et Olivia quand il retourne au boulot. Il faut dire qu’il est moins malin qu’il ne le pense : Olivia devine qu’il a vu leur tableau d’enquête, puisqu’un de ses cheveux a bougé.

Tout le reste de l’épisode, Ben décide de continuer son espionnage des policiers. S’il se croit discret, il ne l’est absolument pas. Et il est bien débile, parce qu’il se fait avoir par un appel de Mike prétendant être la maîtresse de Max. J’en peux plus de cette série, ça fonctionne tellement. Ils s’en débarrassent donc mais fort heureusement, Ben revient pile au bon moment.

En effet, Olivia et Mike mettent en place un piège pour attirer Joseph. Tout fonctionne parfaitement jusqu’à ce que Joseph parvienne à récupérer sans mal le flingue d’Olivia, trop proche de lui. On a bien sûr un peu d’humour au passage avec Mike qui tente de gagner du temps et une réflexion sur la misogynie de Joseph, mais dans le fond, Joseph a l’avantage et est prêt à tuer nos flics.

C’est là que Ben surgit juste à temps pour renverser Joseph en voiture à toute vitesse. C’est inattendu, mais ça mène à une autre scène humoristique excellement géré par les scénaristes et les acteurs. J’ai tellement ri, jusqu’à ce que Ben fasse demi-tour pour vérifier si Joseph était vraiment mort. Et bien sûr, Joseph n’était plus là. Olivia ne voit qu’une seule explication : Joseph est un extra-terrestre et il a été récupéré par d’autres extra-terrestres. C’est si chouette : Olivia est sincère avec Ben qui comprend que peut-être elle ne ment pas : les extra-terrestres existent.

Asta

De son côté, Asta retrouve Mary-Helen au cabinet. Les répliques sont incroyablement drôles dans cette série, mais ça n’empêche pas l’intrigue d’être terrible. Ainsi, Asta se retrouve à devoir payer 700$ pour obtenir un dossier sur son adoption et enfin connaître son histoire. C’est terrible comme intrigue, parce qu’elle se fait littéralement racketté par sa mère biologique. Cela dit, Asta est suffisamment maligne pour comprendre ce que fait sa mère. Elle renonce donc au dossier sur ses origines quand elle comprend que sa mère continue de vouloir la faire payer pour plus d’informations.

Bébé

De manière étonnante, Bridget, l’enfant d’Harry débarque à nouveau à Patience sous la forme de Lisa. Ce n’est pas ce à quoi je m’attendais. Elle est en tout cas en crise d’adolescence, mais chez les aliens, ça semble se transformer en envie de meurtre. Tu es le pire père et je souhaite que tu meurs ? Un classique. Le truc, c’est que Bridget ne le tue pas, préférant le faire souffrir.

Elle se barre sans lui, laissant Harry forcé de chercher Max à travers la ville pour récupérer le tracker d’alien. C’était plutôt marrant, parce qu’Harry comprend que Max aussi le déteste. Le plan de Bridget ? Elle prend l’apparence de son père pour bien ruiner sa réputation, et apparemment, c’est tout. C’est pourtant déjà beaucoup, avec sa capacité à se faire bannir du resto préféré de son père ou de débarquer dans le bar de D’Arcy pour se bourrer la gueule – alors qu’elle ne tient pas l’alcool, bien sûr. Malheureusement, D’Arcy est rapidement détournée de cette conversation par un appel de sa mère : son père a fait un arrêt cardiaque. Je suis sûr qu’elle aurait pu comprendre toute seule que ce n’était pas Harry, mais le timing de Bridget est bon, puisqu’elle débarque en pleine rupture amoureuse de son père.

Cependant, l’épisode ne s’arrête pas là : Harry tombe ensuite sur la meilleure amie de Max, de retour de son école privée. Je suis bien content de la revoir, même si ce retour semble vraiment être une ficelle bien facile pour les scénaristes : Harry peut se servir d’elle pour attirer le bébé à eux. En effet, le bébé l’adorait.

Tout pourrait être pour le mieux dans le meilleur des mondes quand les retrouvailles ont lieu, mais Harry en profite pour tuer son enfant – en le faisant exploser ! Bon, tout va bien quand même : le bébé peut se régénérer à partir de bouts d’ADN présent dans la maison. Cela permet d’avoir une scène excellente où à peu près tout le casting s’en prend à Harry et tente de le tuer.

Bien sûr, c’est aussi l’occasion pour le bébé de prendre l’apparence de Max. Harry parvient ainsi à se réconcilier avec son enfant. Le plus grand écart dans cet épisode ? Il parle de tout ça avec Asta, qui comprend qu’elle devrait renvoyer Jay chez ses parents adoptifs. Avant ça, elle a le temps de parler avec elle et de mettre à plat certaines choses. Asta avance plus que je ne l’aurais pensé dans cet épisode : elle se réconcilie avec son passé, d’une certaine manière.

Kate

Kate continue de psychoter sur les aliens qui pourraient l’enlever. On voyait en fin d’épisode précédent qu’elle se menottait au lit par peur que ça lui arrive et bien évidemment, cet épisode commence pour elle par une scène bien gênante où elle fait tomber loin du lit la clé des menottes. Je m’y attendais, mais j’ai tellement ri. La série sait comment faire rire, en tout cas.

Kate se retrouve forcée de passer un coup de fil pour qu’on la libère enfin : la seule personne à qui elle pense pour cela est D’Arcy. J’ai tellement ri, mais en même temps, c’est vrai que tant qu’à faire, c’est celle qui risque de poser le moins de questions. Et pourtant, elle en pose quand même, de manière détournée, et finit par comprendre que Kate est enlevée par les extra-terrestres. Elle la rassure comme elle peut, sans lui dire tout ce qu’elle sait, en insistant pour que Kate se fasse confiance. Elle est la personne la plus rationnelle qui soit après tout.

Kate continue de se menotter tous les soirs à présent, et ça lui permet de se réveiller un matin sans sa menotte autour du poignet. Mieux encore : il y a sur son avant-bras le message « It’s real ». Je pensais que ça allait être le cliffhanger, mais non, l’épisode est loin d’être terminé. Kate se rend ainsi dans le bureau d’Harry pour qu’il lui retire ce qu’elle a dans le cou.

Harry en profite pour hypnotiser Kate. Son objectif est d’avoir des informations sur les Gris. Il va être servi : il n’obtient pas du tout ce qu’il voulait, mais l’information que Kate a un bébé enlevé par les Gris. La scène est horrible : Harry, qui vient enfin de comprendre ce que c’était d’être parent, change totalement d’avis. Il a ainsi de l’empathie (il en est capable ?) et finit par réveiller Kate, mais en faisant en sorte qu’elle se souvienne de tout. Oh. La pauvre sait donc que son enfant est enlevé par des extra-terrestres. Mais quelle angoisse !

D’Arcy

D’Arcy passe en tout cas une sacrée journée dans cet épisode, de Kate menottée à son père qui fait une crise cardiaque. Au passage, ce dernier s’excuse enfin pour son attitude et tout ce qu’il a pu lui dire, ce qui permet à D’Arcy d’évoluer aussi et de changer totalement d’attitude. Elle retourne auprès de son ex pour faire son mea culpa et lui souhaiter une belle vie, puis le cliffhanger de l’épisode révèle qu’elle est passée chez Harry pour lui voler la bombe. WTF ? D’Arcy se met en tête d’arrêter toute seule les Gris ? Ils n’ont pas intérêt à la tuer, surtout maintenant qu’elle est en froid avec Asta !

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