Allegiance – S01E02 – Supply Side – 18/20

La série conserve toute sa qualité pour de deuxième épisode, ce qui est un vrai soulagement. Mieux, je me suis rendu compte en cours d’épisode, coup sur coup, qu’il y avait en fait deux autres acteurs que je connaissais déjà et que j’avais adoré dans d’autres séries. Je ne suis pas physionomiste, vraiment, mais le casting ne cesse de gagner en qualité à mes yeux, tandis que la qualité d’écriture est pour l’instant au top. Que demande le peuple ?

Spoilers 

Sabrina, Luke et Gabinski sont confrontés à une overdose.

We take the high road.

C’est le moment d’avouer que j’ai peur de lancer ce deuxième épisode. J’ai tellement aimé le premier que je crains d’être déçu en cas de perte de qualité. Et en même temps, il n’y a qu’un moyen de le savoir : regarder l’épisode. C’est donc ce que je me décide à faire au lendemain de sa diffusion.

Début de journée

L’épisode commence par un coup de fil d’Ajeet à ses enfants. Il tente de garder sa bonne humeur et son optimisme en affirmant à ses enfants que tous les politiciens devraient connaître l’envers du système judiciaire et qu’ils doivent garder la tête haute en attendant de savoir ce qu’on lui reproche exactement – les infos étant tenues secrètes pour l’instant. Moi, le gros plan sur le visage d’Ajeet m’a fait buguer comme jamais : je ne l’avais pas reconnu dans le premier épisode, mais il s’agit évidemment d’un acteur de Continuum ! Vraiment le casting de cette série est un bonheur, il n’y a que des acteurs que j’aime et dont j’avais un peu oublié l’existence en fait ?

Après une matinée à pleurer au téléphone avec son père, Sabrina se rend au travail. J’aime que la série prenne le temps de vouloir être crédible : Brambilla est absent en attendant de pouvoir reprendre le travail après sa blessure de l’épisode précédent. La crédibilité est aussitôt attaquée quand Sabrina se retrouve surveillée par Gabinski, mais que celui-ci décide de conduire seul sa voiture et laisser ses bleus conduire ensemble. Oui, Sabrina se retrouve à faire équipe pour la journée avec Tucker. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

Une chose est sûre, en deux ou trois scènes, la série a réussi à déjà me donner le smile. Je suis content de retrouver ces personnages. Bien sûr, dans la voiture, Tucker commence par critiquer Brambilla, expliquant à Sabrina qu’elle sera toujours derrière lui dans l’avancement de carrière à cause de ce mauvais tuteur. J’ai un doute, on ne doit pas avoir vu le même premier épisode !

Overdoses

Une première intervention les met tout de même au travail : ils se rendent à une adresse où ils voient un homme forcer la fenêtre d’une voiture puis entrer en précipitation dans la maison. Il y plante une seringue dans un homme inconscient. Les deux bleus et Gabinski comprennent vite ce qu’il en est : ils ont affaire à une double overdose lors d’un repas de famille.

Même si cela n’est pas vraiment leur juridiction, ils vont devoir apporter leur soutien aux enquêteurs à présent, car l’affaire a lieu dans une banlieue où il y aura des pressions pour avoir une réponse. Pour apporter leur soutien, Gabinski mène les bleus vers un skatepark où il demande à Sabrina d’arrêter un dealer sans lui préciser de qui il s’agit. C’est un test voué à l’échec pour elle, malgré une bonne scène d’action. Le vrai but de Gabinski est en effet ailleurs : il voulait juste une diversion pour parler à son indic.

Franchement, la série s’amuse bien avec sa bleue, mais aussi avec nous à ce stade. Et ça fonctionne. Cela permet d’avancer dans l’intrigue avec les trois policiers qui tombent sur un centre où la drogue est vendue de manière presque légale. Assez vite, ils sont confrontés à des problèmes politiques qui font que leur tuteur les laisse pour aller chercher un mandat. Le but de les laisser ? Faire peur aux futurs acheteurs de drogue.

Pendant qu’ils sont en… j’allais dire planque, mais ce n’est pas le cas vu qu’ils veulent être visibles, Sabrina et Luke ont largement le temps de parler. Et… c’est là que je me suis rendu compte, enfin, que je connaissais aussi cet acteur incarnant Luke Tucker : c’est James de The Watchful Eye ! Je suis si nul. Bon, bref, Sabrina essaie d’imaginer sa vie jusqu’à ce que la gérante du centre sorte de là avec une attitude suspecte. Et pour cause !

Elle les mène tout droit à la maison d’une autre victime d’overdose : cela confirme que l’héroïne qu’elle vend est dangereuse car mal dosée et la force à coopérer avec la police. J’aime en tout cas cette intrigue sur l’usage d’une héroïne plus médicale et sur les zones grises de la politique. Et même si les actions de ses bleus ont donné la possibilité de sauver une victime, Gabinski prend le temps de les engueuler car ils n’ont pas respecté ses ordres.

Une fois que c’est fait, il renvoie Tucker monter la garde devant le magasin et prend Sohal avec lui, parce que Sabrina déborde de bonnes idées et prend les bonnes décisions. C’est un peu gros, ça fait deux épisodes qu’elle dicte la conduite à suivre à ses tuteurs tout de même. Bon, c’est tout de même cool de la voir réussir ses premières journées en tant que flic. C’est chouette aussi que ça permette de frustrer un peu Luke. Il essaie d’être salopard avec elle, mais sans grand succès : elle a trop confiance en elle et ses capacités pour que ça fasse vraiment effet.

Et puis après tout, elle empêche aussi une autre overdose et fait équipe avec Delphine, la dealer qui se retrouve à avoir tué quelqu’un alors qu’elle voulait juste aider quelqu’un à supporter sa douleur. Le message est passé en tout cas : si Sabrina veut vraiment aider, elle va devoir trouver une solution pour les 200 personnes qui ne pourront plus se servir de son centre pour trouver de la drogue et soulager des douleurs.

Brambilla

Ce n’est évidemment pas possible, et on comprend donc que la police a apporté une solution à des overdoses, mais en créant plus de problèmes encore. Dur, dur. Sabrina a du mal à s’en remettre, mais elle peut au moins en parler avec un tuteur un peu plus compréhensif que Gabinski. En effet, Brambilla débarque au commissariat. On lui propose une retraite anticipée, dont il ne veut pas car il préfère bosser avec Sabrina, et il prend le temps d’écouter Sabrina. Il fait bien : ensemble, ils se rendent chez une des femmes que Delphine aidait et ça finit par donner l’idée à Sabrina de continuer l’enquête.

Grâce à son instinct et quelques recherches de Luke, Sabrina en arrive à la conclusion que la drogue qui était vendue était effectivement propre. Le problème vient d’Oscar, l’assistant de Delphine : c’est lui qui coupait la drogue pour en revendre une partie. Sabrina et Brambilla parviennent donc à arrêter le vrai coupable et réduire la peine risquée par Delphine. Tout est bien qui finit bien, quoi, avec une Delphine qui souhaite même reprendre ses activités, du coup.

Luke ? Il tire profit de l’arrestation et explique à Sabrina qu’il est content de reprendre sa première place dans la compétition. Cela mène Sabrina à proposer aussi une réflexion sur le racisme dont elle pourrait être victime – certains pensant qu’elle reçoit des privilèges grâce à sa couleur de peau. J’ai adoré la leçon qu’elle fait à Brambilla sur la couleur de peau qui a son importance, et j’aime vraiment la dynamique de ce duo qui repart ensuite sur la paperasse comme si de rien n’était… alors que tout a changé.

Par contre, je suis un peu déçu par la quasi absence de Grove, la meilleure amie de Sabrina. Elle n’a pas fait grand-chose dans cet épisode, ça manque d’une scène entre elles… Et en même temps, c’est aussi ça le monde du travail : tu ne bosses pas tous les jours avec tous tes collègues.

Eye of the Hurricane

En parallèle de tout ça, le frère de Sabrina a sa propre sous-intrigue, lancée tout de même par sa sœur. Elle lui envoie une photo des locaux du bureau de leur père tagués par ce qui ressemble à un gang. Nous le suivons donc en train d’enquêter sur tout ça et d’en parler à son copain (petit-copain ?) : « Eye of the hurricane ». Le groupe IOH pose un vrai problème au frère quand il commence à chercher un peu plus d’informations sur eux : il se rend compte qu’ils étaient au courant de l’arrestation de son père… avant qu’elle ne se déroule. Oups. Est-ce que le fil rouge de la série vient de gagner en profondeur ? On dirait bien.

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Wild Cards – S01E06 – Dead of Night – 17/20

Je ne m’explique pas pourquoi j’étais autant à fond devant cet épisode, mais franchement, j’ai adoré. La série a parfaitement trouvé son équilibre dans l’humour, on connaît bien les personnages et la parodie proposée fonctionne, au point où les défauts de la série finissent par être sympathiques à leur tour. Je crois que je suis en train de devenir le public le plus facile qui soit, mais je ne m’en excuserai pas : cette série est simple comme tout, mais elle fonctionne.

Spoilers 

Max & Cole enquêtent sur des menaces de mort proférées sur un plateau de tournage.

Hashtag hard pass.

Lettres de menaces

Il y a un truc ces derniers temps avec les parodies de séries de vampire ? Je viens de me taper un épisode de The Rookie Feds avec à peu près la même scène que l’introduction de celui-ci. Le pire ? La parodie proposée ici m’a beaucoup fait penser à Shadowhunters (l’ambiance visée était peut-être Vampire Diaries cela dit, parce qu’on est sur une fin de saison 8 paraît-il). Il faut dire que l’introduction était longue… Bref, il est temps de commencer cette critique comme il se doit, je pense : Max et Cole enquêtent sur des menaces de mort proférées à l’encontre d’un casting de série à succès.

La série parle donc de vampires et Max est évidemment super fan de ce qui est une adaptation de romans. Ce n’est pas bien subtil comme idée de scénario, mais ça marche bien. On est directement plongé dans l’épisode au moins, comme l’enquête a commencé avant le début de l’épisode. Chacun tombe rapidement dans le cliché qu’on attend : Max est super fan, Cole est super blasé, la productrice débordée veut absolument la vérité (alors que je sens qu’elle sera liée à tout ça, pour le buzz), c’est le tournage du tout dernier épisode, une assistante hyper efficace est là sans que la productrice connaisse son nom et il y a une menace de meurtre ? L’épisode semble s’écrire tout seul.

On commence en toute logique par des entretiens avec des acteurs. Cole a affaire au beau-gosse de la série, cliché du type superficiel qui ne prend pas au sérieux les menaces (Jace ?), Max interroge l’actrice blonde persuadée qu’un fan les menace (Clary ?), Cole s’occupe de la Isabelle de la série qui veut juste payer ses études et s’en fout pas mal de tout ça, Max du Magnus qui est un peu concon. Et une fois que c’est fait, il y a l’acteur principal (Jace, donc) qui se retrouve avec les poignets qui brûlent au soleil. C’est con pour un vampire.

L’enquête peut commencer cette fois : un des acteurs, Matt, est attaqué. Cela donne lieu à une enquête en pseudo-huis clos puisque personne ne peut quitter le studio de tournage. Seulement, un studio, c’est immense. J’ai vite eu mal aux pieds pour les acteurs : ils passent l’épisode à marcher entre des caravanes et entre des plateaux de tournage. J’imagine que ça n’a pas dû coûter cher en recherche pour les lieux de tournage.

L’enquête ? Elle est menée avec facilité : le maquillage est rapidement le département soupçonné par Cole, et ça se confirme bien vite. La crème solaire mise sur les poignets de l’acteur est finalement coupable de la réaction au soleil. Le problème, c’est que tout le monde a accès à la crème solaire, alors ça n’aide pas vraiment de le savoir. Paf, on enchaîne sur de nouveaux entretiens avec les acteurs (et encore plus de marche), puis on en arrive à un meurtre. Oups.

Meurtre

Après l’attaque de Matt, c’est donc à Indiana (le Magnus de cette parodie) de souffrir : il se fait planter par un bout de décor. Cette fois, il est temps de passer aux choses sérieuses : les deux autres policiers de la série arrivent prêter mains fortes à Cole et Max. De mon côté, je dois dire que je suis à fond dans cet épisode, ça me fait marrer ce genre de parodies.

Sans trop de surprise, les entretiens avec les acteurs ne donnent rien. Par chance, on enchaîne sur une analyse du portable d’Indiana qui révèle une relation sexuelle plus qu’inappropriée avec sa productrice. En fait, il a couché pour avoir son rôle. Pas sûr que ça fasse une bonne pub pour la productrice, mais vu le timing, ça l’innocente totalement : il est trop tôt pour qu’elle soit le coupable de l’épisode. Du moins, elle ne peut pas être la seule si elle est coupable.

En tout cas, une nouvelle attaque non léthale (mais elle aurait pu l’être) a lieu sur le set, forçant nos détectives à accélérer un peu leur enquête. Les soupçons se portent alors sur l’assistante de la série, mais un autre meurtre finit par dérailler encore le cours des enquêtes : les détectives trouvent au bord de la route le corps de la mère de la maquilleuse. Bref, ça part dans tous les sens, mais ça permet à la série de rester divertissante. On ne peut pas reprocher à cet épisode de provoquer l’ennui, ce qui est pourtant souvent mon problème avec les séries procédurales.

Coupables

La résolution finale ? Elle vient grâce à Ricky, qui est capable de reconstituer l’audio de la dashcam de la voiture de Matt – la voiture qui a tué la mère de la maquilleuse. Et voilà la résolution du meurtre : les quatre acteurs principaux de la série ont percuté en voiture la mère de la maquilleuse et ont décidé de s’enfuir. Ils ont ensuite tout fait pour couvrir leur crime, y compris envoyer des lettres de stalker et tuer l’un des leurs qui était sur le point de tout révéler. La révélation tombe un peu à plat : les trois acteurs restants sont invités à se rendre dans un cimetière où ils sont filmés par l’équipe de production. C’est ridicule à ce stade, mais nous ne sommes plus à ça près.

C’est un raccourci qui fonctionne, qui fait rire et qui permet d’arriver rapidement à la conclusion de l’épisode où Max et Cole regardent ensemble un épisode de la série… pour finalement lui préférer un documentaire sur les poulpes et les pieuvres. Pardon, mais est-ce que c’est supposé être un commentaire nous disant qu’on ferait mieux de faire autre chose que regarder des séries médiocres ? Parce que franchement, je n’en ai pas envie ! Cet épisode n’avait même pas de fil rouge (allez, on entend parler de la mort de la mère de Max, ça aura son importance plus tard je pense), mais il était beaucoup trop cool quand même !

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Resident Alien – S03E01 – Lone Wolf – 17/20

Comme prévu, il m’a fallu quelques minutes pour me replonger dans le ton décalé et l’humour de la série, mais une fois que c’était fait, j’ai vraiment apprécié ce retour à Patience. Dans les très bons points de l’épisode, il y a le fait que les scénaristes se sont donnés du mal pour ramener absolument tous les personnages dès le premier épisode. Dans les moins bons points, il y a le fait que tout le monde semble un peu déconnecté en ce début de saison. J’ai hâte qu’on en arrive aux épisodes qui réuniront les intrigues, comme à chaque fois avec cette série.

Spoilers

Harry a un nouvel emploi, mais ce n’est pas le seul alien à pouvoir dire ça.

Who has diarrhea ?

Comment j’ai pu oublier la fin de saison précédente ? C’est un grand mystère, mais une chose est sûre : D’Arcy qui balance « You’re a dinosaur », ça me fait toujours autant rire.

Ben et Kate

Ce début de saison 3 commence par une étrange scène : on y voit le shérif être déposé sur son lit – et au sol – par des extraterrestres. Il ne se rend compte de rien, mais tout de même sait qu’il sait froid dehors. Forcément : il est passé par l’extérieur, même s’il ne s’en souvient pas. Lui et sa femme passent le reste de l’épisode sur cette sous-intrigue, à essayer de comprendre ce qui leur arrive… et ce n’est pas gagné : ils n’ont aucun souvenir des enlèvements, en théorie. En pratique, Kate a la nausée quand elle voit une échographie de Max (rapport au bébé que les aliens ont étudié – et ont en leur possession si je comprends bien) et Ben a la nausée quand il voit le bracelet de sa femme (lui rappelant les cordes qu’on lui met au poignet là-haut).

Pour autant, ils ne se doutent de rien. Ils sont juste perturbés. Ils ont de quoi l’être de toute manière. Durant la nuit, Kate se réveille ainsi pour se voir observée par une chouette. Elle a aussitôt envie d’avoir des rideaux, sans trop comprendre d’où vient son malaise. On finit par lui expliquer le plus simplement du monde, au diner, que voir une chouette est signe de mort, surtout si la chouette reste là à l’observer. Dan m’a fait mourir de rire à lui donner aussitôt de quoi brûler ses problèmes, mais sans proposer son aide pour autant. Kate est ainsi une vraie pestiférée. Et la sauge a ses limites : elle propose donc à Ben de déménager.

L’armée

Une semaine plus tard, nous suivons le réveil de notre extra-terrestre préféré. Harry se rend sur un chantier, dans des toilettes… et hop, les toilettes de chantier sont finalement un ascenseur qui l’emmène dans une base secrète du gouvernement. Oula. C’est un sacré changement d’ambiance pour la série : il n’est plus le médecin de patience, il est un employé du gouvernement qui bosse dans une agence secrète au sein d’un open space ?

Je ne suis pas convaincu du tout par ce changement d’ambiance. L’humour est toujours là heureusement : il doit apprendre à bosser pour McCalister et en équipe. Ce n’est pas gagné. La série a réussi à me regagner avec le gag du vaisseau dont il active les missiles.

Bref, je ne sais pas trop ce que cette introduction est censée apporter pour la suite. J’espère que ce sera du positif. Pour l’instant, j’ai bien compris que ça avait posé le problème à résoudre dans l’épisode (Harry apprend à travailler en équipe grâce à Asta ; mais bon, il l’avait déjà fait par le passé je trouve) et que l’armée allait fournir du matériel à Harry, mais à part ça, je suis sceptique. Allez, McCalister m’a fait rire aussi, l’actrice gère bien l’humour apporté par le personnage. On notera tout de même qu’elle connaît déjà la vérité sur Joseph grâce à Harry… mais à voir vers quoi ça mènera plus tard.

Liv & Mike

Mike continue de flirter, mais il prend mal de voir sa copine payer pour lui. Il s’en plaint à Liv, dont les répliques continuent de me faire rire sans raison. L’actrice les joue si bien. Bien sûr, Mike est toujours aussi incompétent, Liv a toutes les bonnes réponses mais ne s’affirme pas assez et… pour l’instant, on tourne en rond avec ces personnages. Ils font rire, c’est sûr, la scène où ils se retrouvent à parler de diarrhée parce qu’ils ne s’entendent pas est une vraie mine d’or, mais je décroche trop souvent des enquêtes qu’ils mènent ensemble.

L’épisode se termine pour eux par la découverte d’une empreinte, mais pour l’instant, j’ai du mal à voir comment elle est reliée au reste des intrigues. Nous verrons bien.

Joseph

Une chose qui me fait vraiment plaisir dans ce début de saison 3 ? Le retour d’Enver Gjokaj dans la série. J’adore cet acteur et j’aime beaucoup la manière dont il joue ce rôle aussi, et j’avoue, j’avais un peu tout oublié de la fin de saison 2 donc ça m’a fait une bonne surprise. Pourtant, j’aimais déjà Joseph en saison 2, c’est un bon méchant. C’est très chouette de le voir à présent jouer un nouveau collègue de Mike et Liv. Mike ne se doute de rien concernant son nouveau deputy et assure qu’il sent bon pour la suite… là où il n’est qu’un extraterrestre.

Joseph, c’est son nom d’humain, se rend ensuite au cabinet médical où Harry travaille toujours finalement. Son but ? Essayer de comprendre pourquoi Harry n’est pas reparti chez lui. Il se montre menaçant avec l’alien, figeant le temps pour ça. Juste avant, il a provoqué quelques réactions avec son arrivée : Elen me fait toujours autant rire, Asta est sous le charme de Joseph. C’est gênant comme tout.

Joseph menace évidemment de s’en prendre à Asta, D’Arcy voit l’alchimie entre eux et Harry est juste flippé à l’idée qu’Asta craque véritablement pour Joseph. Maintenant que D’Arcy et Asta savent qu’Harry est un alien, j’ai l’impression que les scénaristes en profitent pour faire encore plus d’humour sur les situations bizarres dans lesquelles Harry se retrouve. La soirée entre filles dans laquelle il s’incruste est exceptionnelle d’humour. Who run the world ? Bref. L’idée, c’est que tout ça mène Harry à la conclusion logique que, finalement, un rapprochement entre Asta et Joseph pourrait lui servir : elle peut tout à fait récolter des infos utiles sur ce qu’il fait là.

Il essaie donc d’espionner Asta en lui refilant un cadeau qui sert aussi de micro, et après trois saisons complètes, Asta ne se rend toujours pas compte des manipulations grossières d’Harry. Nous nous retrouvons donc à assister à son rencard avec Joseph. Face à lui, elle est totalement stressée et se met à raconter toute sa vie… sans se rendre compte que Joseph cherche juste à en savoir plus sur Harry. Pourtant, ça se voit. Après, j’imagine qu’elle ne voit que le beau-gosse qui la regarde et pas l’alien, quoi.

Dans tout ça, on en oublierait presque le fait qu’Harry est en train d’espionner Asta, pas vrai ? C’est normal, il ne l’espionne pas elle, mais Judy. Asta n’a pas pris le poudrier d’Harry pour son rencard, elle l’a laissé chez elle. Et bien sûr, Harry espionne Judy qui rentre par effraction chez les filles pour mieux croire qu’Asta est en train de coucher avec Joseph – là où il s’agit en fait de Judy et son chat. Il a beau acheter son silence comme il peut, il s’agit de Judy. D’Arcy ne met pas longtemps à savoir qu’il y a quelqu’un d’autre qui est entrée chez elle quand elle tombe sur Judy.

Ainsi, alors qu’Harry se débrouille comme il peut pour remettre le poudrier dans les affaires d’Asta – avec un câlin pré-rencard – D’Arcy se rend chez Harry pour en savoir plus. Elle tombe sur les écoutes qu’il mène, casse son matériel militaire (pas de frais de livraison comme ça) et finit par obtenir la vérité de sa part : Joseph est un Gris venu sur Terre pour détruire la planète. Elle est bien énervée de savoir qu’il a laissé Asta en rencard avec Joseph, évidemment, et se précipite chez elles – parce qu’une appli lui dit qu’Asta y est. J’adore qu’elle reproche à Harry de la traquer alors qu’elle fait de même, mais parce que c’est seulement chelou si c’est Harry qui le fait. Comment voulez-vous qu’Harry s’y retrouve dans tout ça ?

Une fois que D’Arcy a réussi à interrompre le rencard, Asta et D’Arcy tentent donc de lui expliquer la différence entre le bien et le mal. Autant dire que ce n’est pas gagné, du tout. Harry finit par quitter la pièce quand Asta, vexée d’avoir été manipulée une fois de plus, le lui demande. Et après une soirée de déprime avec D’Arcy – qui a vraiment un problème avec l’alcool, ça va finir par lui péter à la gueule – Asta va se coucher pour mieux avoir droit aux pleurs d’Harry. Et oui, Harry décide de tuer  Asta car elle est sa kryptonite, mais il n’y parvient pas. Finalement, tout ça permet à Harry de découvrir les avantages d’un travail d’équipe : Asta propose à Harry d’aller faire un deuxième rencard avec Joseph (lourd sacrifice, pas vrai ?) pour découvrir son plan.

Sahar

Bien sûr, c’est un premier épisode de saison, alors nous retrouvons également Sahar et Max. Je me sens soudainement vieux : les deux acteurs ont tellement grandi. L’adolescence est vraiment un âge ingrat, si vous voulez mon avis. Bref, enchaînons. Leur obsession de la semaine ? Sahar veut prouver à Max, une fois de plus, qu’Harry n’est pas un gentil alien : elle se débrouille donc pour aller fouiller chez lui. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elle prouve un mensonge d’Harry.

Elle cherche ensuite à trouver de nouvelles recrues, parce qu’elle a été admise dans une grande école en Californie. Alors là, je dois dire que je suis triste à l’idée que l’actrice quitte la série – même temporairement. Dans cet épisode, son duo avec Max apporte encore un excellent humour, notamment quand elle laisse Max croire qu’il est le nouveau chasseur d’aliens attitré. J’espère que la carte qu’elle laisse à la fin à Max ne sera pas sa dernière intervention de la saison !


Lessons in Chemistry – S01E08 – Introduction to Chemistry – 19/20

Une fin douce et efficace, avec des idées malignes et des évolutions de personnages qui ne sont pas forcément celles que l’on voudrait tout en était parfaitement cohérentes et logiques pour ces personnages ? Que demander de plus, en fait ? Peut-être qu’une sous-intrigue soit un peu mieux conclue, car c’était frustrant. Voilà, c’est mon seul reproche à cet épisode final. Regardez cette mini-série.

Spoilers 

Elizabeth en apprend plus sur le passé de Calvin – et sur comment ça pourrait impacter son présent, ainsi que son futur.

Fran, you never have nothing to say.

Oh, j’ai envie de voir l’épisode et en même temps je suis si triste que ce soit déjà la fin de cette mini-série. Il me semble qu’elle aurait pu continuer sur plein de saisons en explorant d’autres pistes et d’autres personnages secondaires. Je l’ai tellement adorée jusqu’ici !

Avery Parker

Sans trop de surprise vu l’acteur choisi pour l’incarner dans l’épisode précédent, nous en revenons dans cet épisode à ce qu’il s’est passé trente ans plus tôt quand la limousine est arrivée à l’orphelinat. L’homme qui en sort était bien venu chercher Calvin et il voulait vraiment apprendre à le connaître. Seulement voilà, entre temps, Calvin avait réussi à marquer vraiment la vie du prêtre : il lui était indispensable avec son petit trafic d’alcool là.

Le prêtre prétend donc que Calvin est mort de la tuberculose, puis dit à Calvin que l’homme ne voulait pas de lui, et voilà une affaire réglée. Autrement dit, cet épisode va nous révéler que les lettres que Calvin recevaient ne faisaient que dire la vérité depuis toujours : il avait encore de la famille. C’est si… insupportable.

En plus, bien sûr, Elizabeth téléphone à la fondation Remsen, trois fois !, mais les secrétaires la font poireauter : leur boss n’est pas présent. Autant dire qu’elles l’attendent impatiemment : elles sont fans d’Elizabeth et meurent d’envie de savoir ce qu’elle veut à leur boss. Elles espèrent aussi, bien sûr, la rencontrer. Bien sûr, quand le boss rappelle Elizabeth, il ne parvient pas à l’avoir non plus : elle est en direct à la télévision. Ce n’est pas le plus malin.

Elizabeth parvient toutefois à l’avoir au téléphone et lui demande à le rencontrer en personne. Elle se rend sur place avec Mad, bien nerveuse toutefois de ce qu’elle pourra dire à cet homme dont elle ne sait rien. Je regrette que la série ne nous montre pas sa réaction quand elle débarque dans le bureau de l’homme d’affaire : il a au mur toutes les couvertures de magazine de Calvin. C’est frustrant comme tout.

Bien sûr, elle savait que la fondation Remsen le supportait… mais ça ne lui répond pas à sa principale question : pourquoi ? Elle finit par la poser à l’homme d’affaires qui s’éclipse aussitôt, affirmant que ce n’est pas à lui d’expliquer. Ah. Il fait transférer un message en urgence à Miss Parker, en pleine partie de golf. Allons bon. La femme, Avery, prend rendez-vous avec Elizabeth et rend donc visite à Mad, sa petite-fille, directement chez elle.

Oui, la mère de Calvin est encore en vie. Elle raconte alors sa vie à Elizabeth et Mad, qui ont besoin de réponse : elle est tombée enceinte quand elle avait 16 ans. Elle était trop jeune pour le garder : ses parents ont donc décidé de le placer en orphelinat, sans jamais lui dire où exactement. Cela était frustrant pour la jeune maman, dont toute la vie a été bouleversée par l’existence de Calvin. Elle n’en connaissait que son prénom.

Quand elle a vieilli et obtenu plein d’argent, elle a décidé d’engager Wilson, un avocat – l’homme d’affaire que nous connaissons, et de créer la fondation Remsen. Cette dernière est une fondation qui soutient les orphelinats, dans l’espoir de venir en aide à Calvin, en fait. Le problème, c’est qu’un jour, Wilson a retrouvé Calvin pour mieux en apprendre la mort.

Une quinzaine d’années plus tard, toutefois, il a vu passer un magazine avec Calvin en couverture. Comme il bossait encore pour Miss Parker, il lui en a parlé aussitôt. Elle a vu ça comme un miracle et s’est mise à envoyer de nombreuses lettres à Calvin… jusqu’à recevoir une lettre d’un cabinet d’avocats, envoyés par Harriet. Elle a ainsi pensé que son fils le détestait. Bien sûr, elle est venue face à chez lui pour le voir, mais quand elle l’a vu heureux avec Elizabeth, elle a décidé de se retirer de sa vie définitivement.

Elle n’a donc jamais su qu’Elizabeth était tombée enceinte. Et le prénom de Calvin ? C’est inspiré de celui d’un théologien, John Calvin. Et ça fait au moins rire Elizabeth. Voilà qui met un terme à la première discussion avec la grand-mère, et c’est… frustrant. Mad se rend compte que même si le mystère est résolu, son père lui manque. Moi, je trouve que la prédestination ici est une ironie du sort bien violente. Pauvre Calvin qui n’a jamais su que sa mère était en vie, hein !

Tout ça se déroule bien sûr durant la période des fêtes de Noël. Je ne comprends pas pourquoi la série a été diffusée en novembre, elle était parfaite pour décembre. Elizabeth et Mad se rendent en tout cas à une petite après-midi en famille chez Harriet, qui est l’occasion d’une petite pause agréable dans la série. C’est aussi le moment où Harriet rappelle à Elizabeth qu’elles n’ont pas toujours été une famille et qu’il leur a fallu un peu de temps pour s’apprivoiser.

Supper at Six

On en oublie vraiment l’existence de Supper at six depuis deux épisodes. C’est fou : à la base, je voulais regarder la série pour ça… et finalement, j’ai eu tout à fait autre chose, de tout aussi exceptionnel. Vraiment, je suis content d’avoir regardé – et même content d’avoir fait durer mon visionnage sur deux mois. Au moins, la série me marquera d’autant plus comme ça.

En revanche, ça continue de me faire penser qu’on aurait pu avoir bien plus que huit épisodes. Huit, c’est trop peu. Par exemple, il aurait été possible de faire durer davantage l’histoire d’amour naissante entre Walter et Fran, non ? On sent dès la rencontre qu’il y a un truc du côté de Walter, mais assez vite, ça se développe du côté de Fran aussi.

Trop vite : dans cet épisode, Walter achète des fleurs pour rendre le bureau de Fran moins terne – sa première remarque en arrivant dans le studio, j’ai trouvé ça génial – et Fran confie aussitôt son nouveau béguin à Elizabeth. L’amitié entre les deux femmes est si marrante !

Bien sûr, tout n’est pas si rose dans la vie, par contre. Elizabeth apprend donc que l’émission a perdu son sponsor principal et que plus personne ne veut bosser avec eux depuis qu’elle a mêlé un message politique à son émission. Ah. C’est embêtant, même si on voit déjà vers quoi on se dirige avec la fondation Remsen. Avant d’en arriver là, on fait tout de même un détour par Harriet. C’est un détour positif : Harriet apprend qu’elle a enfin réussi à avoir le vote qui interdira la construction de l’autoroute dans son quartier.

Cela donne raison à Elizabeth, n’empêche. En plus, un autre événement lui donne raison lors du tournage de son émission : la femme qui voulait devenir chirurgienne revient assister à l’émission pour la remercier. Elle est devenue étudiante en médecine pour de vrai, et c’est grâce à Elizabeth. C’est beau. Un peu perché, mais beau.

Cela redonne espoir à Elizabeth, même si elle est désespérée : elle sent qu’elle va perdre l’émission et qu’elle perd au passage une partie d’elle-même. Elle en parle donc avec son producteur, tout en prenant le temps de se renseigner sur son célibat pour Fran et d’accepter d’aller juger un concours pour une école. C’est là-bas que sa fille lui explique qu’elle aime voir sa mère à la télévision, mais qu’elle n’y est pas à sa place. Elle souhaite être chimiste, et ça suppose de faire de la chimie, pas de la cuisine à la télévision. Outch.

La fin d’une époque

L’émission suivante est alors particulière pour Elizabeth. Elle arrive en retard, faisant stresser Walter et Fran pour peu de choses, et avec un éclair de lucidité dans les yeux. Elle passe un rapide coup de fil… puis lance son émission. C’est le genre d’émission qui marque les annales : elle y annonce que son ancien sponsor a décidé de les lâcher, et elle en profite pour les tacler en disant tout le mal qu’elle pense d’eux. Ensuite, elle enchaîne par son nouveau sponsor : Tampax. Allez bim, parler des règles à la télévision dans les années 60 ? Cela n’aurait probablement pas fait de mal effectivement. Elle est si géniale.

Ce n’est malheureusement pas terminé : Elizabeth a une dernière annonce, après avoir parlé avec le directeur de la chaîne. Elle a décidé de se retirer de Supper at six, tout simplement. Cela fait plaisir à Mad qui comprend bien que ce n’est pas la place de sa mère, mais je trouve ça super triste quand même. Je sais bien que c’est pour le bien du personnage… mais tout de même, j’aurais envie que la série continue bien plus longtemps.

Ne peut-on pas négocier une saison 2 ? Après tout, Elizabeth s’arrange pour faire virer Phil, Walter le remplace et sa relation avec Fran s’annonce trop mignonne. En plus, Elizabeth annonce aussi que l’émission continuera, avec pour présentatrice une de ses téléspectatrices. Effectivement, je comprends que son étude de la télévision lui permette d’annoncer une hausse des visionnages… Allez, faites-nous une saison 2 tout aussi parfaite. Je sais, c’est impossible, mais tout de même. J’ai envie de plus et je sens que le roman ne sera pas assez. Je suis content d’avoir le roman à dévorer, en tout cas.

En attendant, il reste une intrigue à conclure et ça ne se fait pas du tout comme je l’imaginais à la base : Harriet assiste au vote concernant la construction de l’autoroute et est surprise de se faire planter un couteau dans le dos au dernier moment. Bienvenue en politique et dans un monde de merde. Je me demande vraiment si cette intrigue sera aussi développée dans le livre. C’est un sacré coup dur pour Harriet en tout cas : elle a passé sept ans à se battre pour terminer sur une défaite inattendue. C’est tout bonnement horrible.

Malgré tout, la série veut terminer sur une note positive. Nous retrouvons donc Elizabeth en train de diriger une équipe d’aviron, sous le regard d’Avery Parker. Elle lui donne rendez-vous pour lui parler de Calvin, mais inévitablement, le sujet de sa carrière revient sur le devant de la scène. Avery lui promet de la soutenir autant qu’elle le pourra avec sa fondation.

Trois ans plus tard

Miss Zott est devenue professeur de chimie à la fac. Si j’avais eu une prof comme elle, peut-être que j’aurais adoré la chimie à l’école, non ? Elle est tout simplement brillante et j’adore son cours. C’est étonnant ? Pas vraiment, elle propose finalement un cours de littérature à parler de Charles Dickens et à lire un excellent extrait sur, concrètement, la concaténation. Moi aussi, je connais des mots compliqués.

En tout cas, la conclusion de la série est magnifique, avec une Elizabeth heureuse, ayant appris à aimer sa vie pour ce qu’elle est. Elle invite tout le monde à un repas chez elle, et c’est une belle fin : Harriet et sa famille, Fran et Walter en couple, Avery et l’avocat… Tout le monde est heureux, tout simplement. Merci Calvin pour ça. Bien sûr que Calvin est là pour les observer, bien sûr qu’Elizabeth lui sourit, bien sûr qu’elle a sa vie bien en ordre et son crayon derrière l’oreille pour bosser.

En bref

Vous l’aurez compris si vous avez lu ces critiques – ou même une seule d’entre elles d’ailleurs – cette série a été un véritable coup de cœur. Elle a ses petits défauts, mais je trouve qu’elle parvient vraiment à nous embarquer dans son histoire. Les personnages y sont parfaits malgré des imperfections, les thèmes abordés sont géniaux et mettent bien en perspective l’évolution de la société.

J’ai hâte de lire le roman, j’espère que Bonnie Garmus réussira à créer un deuxième roman tout aussi génial que celui-ci et je vais aller dans un coin regretter qu’aucune saison 2 ne soit prévu. C’est vraiment le genre d’histoire dans laquelle on a envie de rester enfermés quand on est dedans.

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