Riverdale – S06E04

Épisode 4 – The Witching Hour(s) – 12/20
Cet arc narratif n’est pas glorieux, mais au moins, les scénaristes ont pour une fois une bonne raison de s’éclater à faire n’importe quoi. Inutile de dire qu’ils en profitent à fond et explorent tout un tas d’idées, avec plus ou moins de succès. Tant que ça nous éloigne des histoires sans queue ni tête du Palladium, j’approuve.

Spoilers

Un épisode sur les sorcières Blossom, super.

Men are such monsters.

Le masochise a de beaux jours devant lui. Alors que le prochain podcast approchait à grands pas, je me suis dit qu’il fallait bien que je regarde cet épisode. En plus, avec un épisode qui se concentre sur le manoir Blossom, j’avais bon espoir d’avoir des points sur la magie pour le Bingo Séries. Allez, je commence l’épisode, on verra bien ce qu’il en a. Jughead a déjà commencé à me parler et m’expliquer que le manoir est hanté. Bon, ça, et le fait qu’ils copient totalement l’écriture de Why Women Kill – la saison 2 m’attend toujours d’ailleurs – pour cet épisode.

Tant mieux. Cheryl manquait à l’épisode précédent, mais pour ce chapitre-là, on est donc parti pour avoir trois Cheryl. Rien que ça : on commence dans le présent, puis on remonte dans le temps en 1957, puis on remonte encore plus avec 1892. SU-PER. L’épisode commence par la morning routine des trois Blossom en question, toutes incarnées par Sheryl, donc. C’était long et je suis sûr qu’il y a plein d’anachronisme, mais j’ai eu la flemme de faire pause pour m’en rendre compte.

Reprenons plutôt l’épisode dans l’ordre. Je démêle les trois intrigues, et je commence par le présent : Cheryl annonce à sa classe (sa secte désormais pleine d’adolescentes, j’ai oublié quelque chose ou les scénaristes ont oublié de faire le point depuis le premier épisode ??) que la comète Bailey est sur le point de passer dans le ciel. Ce qui inquiète les adolescentes est toutefois de savoir si Nana pourra être là pour observer la comète dans le ciel. Bien sûr.

Nana est effectivement alitée et se sent de plus en plus mal. Par conséquent, Cheryl s’occupe d’elle comme elle peut, en lui lisant le journal de ses ancêtres. En 1957, l’ancêtre de Tabitha débarque donc pour obtenir l’aide d’une Blossom afin de pouvoir remplacer Pope à temps. Soit. En 1892, c’est Thomasina Topaz (nom de merde à toutes les époques alors ?) qui débarque et flirte à fond avec l’ancêtre Blossom. Mais on se fout de notre gueule, ce n’est pas possible. Je suis si mort de rire.

Par contre, Thomasina se fait rapidement une ennemie quand elle veut parler de la comète Bailey aux élèves de l’école Blossom. Ah, à l’époque aussi alors ? Les deux se réconcilient malgré tout : Thomasina Topaz et Abigail Blossom prennent donc du bon temps au lit… jusqu’à ce que l’ancêtre de Kevin débarque. Comme il est flic, il révèle à Abigail qu’il est à la recherche d’une meurtrière du nom de Thomasina.

Oups. Abigail la protège évidemment, mais elle souhaite tout de même avoir toute la vérité : celle-ci lui confesse donc qu’elle a tué son mari, un homme cruel et violent. Pour elle, c’était donc de la légitime défense, mais pour les flics, c’est autre chose. Qu’importe : Abigail a rapidement autre chose en tête.

Elle apprend en effet la mort de son frère James (décidément, pas cool d’être un frère dans cette famille) lorsque Fenn Fogarty (oui, oui, l’ancêtre de Fangs) débarque pour le lui annoncer. Au passage, il remet aussi une lettre de James annonçant que sa dernière volonté est de voir sa sœur se marier avec Fenn. Je suis… mort de rire ? Et Thomasina qui cherche tout de suite à savoir les liens entre James et Fenn, c’était bien senti.

Elle fait bien de se méfier toutefois : il est rapidement confirmé que Fenn fait de la magie noire et a imité l’écriture de James. J’ai bien ri, et j’étais content comme tout, car ça ramenait la magie dans l’épisode. J’en ai besoin pour le Bingo Séries, moi ! Après, ce n’était pas cool pour Abigail tout ça : elle découvre en effet que Fenn est probablement un meurtrier et, pire, le meurtrier de son frère.

Malgré tout, Abigail n’a pas d’autres choix que de se marier avec Fenn : il prend facilement Thomasina en otage et menace de la tuer si Abigail ne se marie pas avec lui. Oh lala. Le soir où la comète s’apprête à passer, Abigail est donc forcée de se marier avec Fenn, avec un audacieux choix de robe de mariée rouge. Amusant.

Le mariage est de courte durée et n’est même pas consommé de toute manière : durant la nuit de noces, Abigail prend une hache et tue son mari. Enfin, pas tout à fait. Après quatre ou cinq coups de hache, il est encore capable de se relever et de maudire Abigail, la vouant à une vie éternelle de solitude. Après la mort de Thomasina, évidemment.

En 1957, la comète Bailey passait aussi au-dessus de Rivervale apparemment. C’est fou, elle passe son temps à passer au-dessus de la ville donc. Cela permet à l’ancêtre de Cheryl, Poppy, de discuter avec toutes ses amies – Bitsy, Tammy et je n’ai pas saisi le nom pour Veronica (Velma, putain !), mais enfin bon, vous avez compris le délire – et avec la mère de Bitsy – je ne sais pas ce que fait l’actrice jouant Alice aux scénaristes pour avoir toujours un rôle quoiqu’il arrive dans chaque épisode sérieusement – de la comète.

La comète est sur le point de passer et ça fait peur à tout le monde dans un contexte de guerre froide. Malgré la peur de l’espace, Bitsy a autre chose en tête : son mari Jack veut un autre enfant pour régler les problèmes dans leur couple. Comme ce n’est pas comme ça que fonctionne la vie, ben, ça ne marche pas du tout. Elle demande donc de l’aide à Poppy qui lui donne de quoi ne pas tomber enceinte… puis se laisse embrasser. Oh, un baiser Cheryl/Betty, quelle belle idée !

Il semblerait donc que pour les scénaristes l’homosexualité soit héréditaire et génétique, puisque toutes les ancêtres de Cheryl savaient comment prendre du plaisir. Allez, ça me fait rire et c’est top d’avoir des baisers lesbiens comme ça à l’écran. On enchaîne en plus sur Poppy proposant le Kama Sutra à Velma pour résoudre ses problèmes sexuels avec son mari, quoi.

Cela dit, le cœur de l’intrigue est bien Bitsy et son mari Jack, aka Jughead : le mari débarque au manoir Blossom pour menacer de mort Poppy. Il espère que celle-ci ne s’occupera plus du mariage de sa sœur. Si tout semblait bien parti pour le business de Poppy, ce n’est donc pas exactement comme prévu que ça se termine pour elle : tous les maris de la ville, emmenés par Kirk Keller (j’en peux plus de ces noms) viennent la menacer.

Elle essaie de les ignorer, mais c’est bien compliqué quand toute la ville se met à l’épier et lui tourner le dos chez Pop’s, ou quand elle rentre chez elle et que Kirk l’arrête parce qu’il la soupçonne d’être une communiste. Ah, les États-Unis, c’est toujours fun. Kirk fait tout ce qu’il peut pour s’assurer que Poppy passe sa vie derrière les barreaux en tant que communiste. C’est un peu ce que conseille Bitsy à Poppy aussi, lui révélant également au passage qu’elle est enceinte. Ah lala, Bitsy est tellement amoureuse de Poppy !

Malheureusement, elle se fait une raison sur sa vie : elle est sûre d’avoir été lobotomisée par Poppy et le lui reproche soudainement. Vous savez ce qui est vraiment remarquable ? L’actrice est vraiment douée tout de même, et les costumes sont géniaux. Neuf mois plus tard, elle aide tout de même Bitsy à accoucher, suppliée par Jack qui lui explique qu’il y a un problème avec l’accouchement.

En vrai, on ne voit pas bien ce qu’il peut y avoir comme problème, si ce n’est que le ciel s’illumine soudain à la lueur de la comète. La petite fille naît malgré tout, et Poppy assure que c’est un bon signe qu’elle soit née sous la comète. Moui. Elle ne profite aussi pour faire un cadeau à Bitsy, parce que neuf mois en prison ne la prive pas de son sac à main. Elle le reperd vite, puisqu’elle est menottée ensuite par Kirk, condamnée à être assignée à résidence jusqu’à la fin de ses jours. Avant ça, elle a au moins pu donner du poison à Bitsy pour qu’elle tue Jack.

Bon, et sinon, le présent ? Ben écoutez, une des étudiantes de Cheryl s’inquiète pour Nana et la préfère à la comète. Elle est donc bien plus à fond que moi dans toutes les histoires des ancêtres et elle est aussi là pour rencontrer Sabrina. Eh oui, cet épisode marque le crossover de la série avec Sabrina. Je n’ai toujours pas vu la série, mais je trouve ça aberrant de nous avoir fait de la pub pendant bien longtemps sur ce crossover… juste pour trois ou quatre minutes avec Sabrina.

Elle débarque en tout cas pour une cérémonie de « transfert » à effectuer au passage de la comète. Un transfert ? Eh oui : Fenn a maudit Abigail à vivre une vie éternelle. C’est donc ce qu’il s’est passé, la forçant à prendre l’identité de Poppy, puis de Cheryl. Heureusement, le transfert fonctionne : Nana récupère le corps d’Abigail et peut vivre heureuse, alors qu’Abigail peut enfin mourir et rejoindre Thomasina. Les deux se retrouvent dans un cimetière en robe d’époque et s’embrassent avant de courir à la Petite maison dans la prairie… Oh bordel, ces scénaristes en prennent de la bonne, vraiment.

Je retiens surtout que Sabrina a l’air cool et qu’il faudrait que je regarde sa série un jour…

Walker – S02E07 (express)

Épisode 7 – Where Do We Go From Here ? – 14/20
On sent bien que les scénaristes eux-mêmes tatonnent pour trouver la réponse à la question servant de titre à cet épisode, mais ce n’est pas forcément pour le pire. Au milieu d’un mélange d’intrigues fades, il y a quelques personnages et moments qui sortent du lot – et j’ai eu un fou rire devant l’épisode, c’est toujours ça de pris. Après, ce n’était pas forcément leur intention première.

Spoilers

Liam fait face aux conséquences de ses actions – parce que Cordell provoque un tas de conséquences.

Je pense que ça se sent dans le résumé que je propose de cet épisode, mais… je ne comprends pas le personnage de Cordell. Le type en fait des caisses pour nous dire qu’il veut protéger sa famille et qu’elle est plus importante que tout, et à la première occasion, il plante un couteau dans le dos de son frère et le balance. L’appel que Liam a passé dans l’épisode précédent était ANONYME. Ils reviennent plusieurs fois dessus dans cet épisode… alors pourquoi tout le monde est-il au courant que Liam l’a passé ?

Il en a parlé uniquement à son frère. Quand cet épisode commence, une semaine après le précédent, Cordell est toujours énervé après son frère. Si ça peut se comprendre, je l’ai trouvé bien lourd d’en parler à un repas de famille et d’en informer ses gosses. Il s’agit d’histoire d’adultes, je ne vois vraiment pas l’intérêt que les ados sachent ça. La mère était déjà au courant (le père a disparu ?), et voilà donc que toute la famille est au courant. Deux semaines plus tard, l’appel anonyme n’a plus rien d’anonyme.

S’il avait voulu protéger sa famille, peut-être que Cordell aurait pu faire le choix de ne rien dire ? Je veux bien qu’il y ait des obligations et tout, mais là, personne n’aurait même pu prouver qu’il était au courant si jamais l’anonymat avait été révélé plus tard. Bref, ça me semble complétement perché et c’est malheureusement le moteur de l’épisode : Cordell en veut à Liam, et Liam finit par s’isoler.

Bon, Liam n’est pas un personnage que j’aime, ce n’est pas nouveau. Le voir tomber en déchéance comme ça n’a rien arrangé. Une fois de plus, on nous annonce qu’au Texas, quand on est énervé, on va s’isoler pour couper du bois à la hache. Cela m’a bien fait rire puisque 9-1-1 Lone Star ne disait pas autre chose la semaine dernière. Et plutôt que de rester planqué dans sa petite retraite comme il voulait le faire, on ne sait pas trop pourquoi, Liam se laisse convaincre de revenir en ville.

L’avantage, c’est qu’il y retrouve son mec qui a désormais décidé de l’attendre sagement après avoir pourtant refait sa vie la saison passée ? L’inconvénient, c’est qu’il s’y bourre la gueule et n’arrange pas ses affaires au moment de faire une déposition officielle. L’épisode peut malgré tout se terminer sur un Liam qui reprend pied, ce qui renforce encore plus le sentiment d’inutilité de l’épisode : les scénaristes le forcent dans une situation où il n’avait pas trop de raison d’être avant de l’en sortir vite fait. Je ne sais pas, je crois que je ne vois pas trop les conséquences de cet appel anonyme et pourquoi c’est si mal.

En parallèle, nous apprenons qu’il n’y a pas que Liam qui est bien relou dans la famille Walker. Il y a aussi Stella ! Celle-ci doit en effet faire des choix d’orientation, parce qu’après tout, elle n’est que lycéenne. Je ne sais pas pourquoi la série s’obstine à vouloir avoir ce côté teen. J’ai bien aimé la bande-son que ça donnait à l’épisode, mais niveau intérêt, on était proche du néant. Et tout a terminé en fou rire quand pour s’en remettre elle demande à passer une journée solo avec son père comme elle le faisait avec sa mère avant. Qui fait ça, sérieusement ?

Et pire que tout : qui considère que faire une partie de pétanque, c’est le meilleur plan pour oublier ses soucis d’orientation ? J’ai tellement ri de les voir nous expliquer les règles de la pétanque. Purée, je n’aurais pas cru possible de voir un jour une partie de pétanque dans un épisode de série américaine. Tout finit par arriver, j’imagine ? Ils semblent super mauvais en pétanque les acteurs en plus, je crois qu’ils n’avaient aucune idée de ce qu’ils faisaient.

Pour en revenir à l’épisode, Stella a donc besoin une fois de plus d’attirer toute l’attention sur elle, mais les scénaristes nous affirment que c’est tout l’inverse : en fait, elle ne sait pas ce qu’elle veut faire car elle est trop occupée à se préoccuper des autres. MOUAIS. Et ça se termine évidemment par un choix qui sort de nulle part : comme sa mère, elle postule pour une université dans le Maine. Eh, cela permet aux scénaristes de caser leur obsession hollywoodienne du yoga avec des chèvres qu’on voit dans un tas de séries et peut-être, peut-être !, de nous débarrasser d’elle en saison 3. Je ne dis pas non.

À l’inverse, j’aurais dit non au départ de Micki si j’avais pu. Alors que son départ était tout doux-amer la semaine dernière et laissait envisager un retour peu de temps après tout de même, voilà donc que tout le monde considère qu’elle est partie pour de bon. Tray se retrouve dans une maison pleine de cartons… Pourquoi ? Genre, elle a juste dit qu’elle avait besoin de temps pour se remettre en question, mais ça ne fait que trois semaines et il en est déjà à envisager qu’elle ne reviendra jamais ? À l’inverse, son bureau au boulot n’était pas encore débarrassé de ses affaires et elle n’est pas encore remplacée ? Trois semaines, c’est pourtant long.

La série parvient à trouver son équilibre sans Micki pendant l’épisode. C’en est même frustrant : elle est totalement zappée de l’épisode ; on a peu de répliques la concernant et c’est bizarre. Cordell la cite à peine une fois et Tray comme le capitaine font comme si rien ne s’était passé, n’en parlant pas parce qu’ils ne savent pas quoi dire. Moi je sais dire qu’elle me manque, ce n’est pas si compliqué, les gars !

En tout cas, il faut bien justifier la présence de Tray encore dans la série, et ça se fait avec son rôle de coach pour ados et les hommes de Serrano qui le surveillent. Parce que oui, il en a encore finalement, et il a tellement de connexions haut placées (??) qu’il envisage déjà d’être remis en liberté suite à l’erreur de Liam qui remet en cause tout ce qu’il a pu faire avant. MOUAIS. L’épisode termine sacrément bien, du coup, avec un homme de Serrano qui vient s’attaquer à Tray devant chez lui.

Par contre, allez savoir pourquoi, l’homme ouvre le feu sur le capitaine sans le moindre espoir de toucher Tray. Et le capitaine qui était bien à l’abri derrière sa voiture s’expose soudainement et se prend immanquablement une balle. C’est un sacré cliffhanger, et il me fait presque perdre de vue l’idiotie permanente d’August. Non, je n’ai pas oublié que ce boulet fini a encore révélé à une personne de plus qu’il a trouvé une lampe de sa famille dans les ruines de la grange des voisins. À ce stade, on dirait vraiment qu’il veut que ça foute la merde entre les familles, intentionnellement. Les scénaristes ne savent plus comment retarder l’inévitable.

C’est quand ils veulent pour leur épisode flashback chiant qui nous révèlera ce qu’il s’est passé et qui nous donnera des conséquences intéressantes sur le présent. En attendant, on se contente des flashbacks de Stella et Emily… bordel, que ça ne servait à rien !


Riverdale – S06E03

Épisode 3 – Mr Cypher – 09/20
Autant l’idée de ce début de saison ne me paraît pas forcément mauvaise, autant cet épisode était une catastrophe scénaristique à nouveau, avec des marchés qui ne semblent pas tenir la route et des moments à pleurer de rire tant le jeu de certains acteurs n’était pas convaincant. Après, je savais à quoi m’attendre, mais bon, il y avait podcast ce soir, autant publier une critique Riverdale tant que j’y suis.

Spoilers

Le Diable vient rendre une petite visite aux habitants de Rivervale pour collecter cinq âmes.

I’m here to sniff out evil.

Suis-je en train de délaisser volontairement mon visionnage d’un rewatch de The Magicians pour… voir un épisode de Rivervale ? Oui. C’est vraiment par habitude de voir des épisodes avant le podcast – et pour m’assurer aussi d’avancer dans la série pour ne pas m’être tapé cinq saisons en vain. Il faut que je puisse dire que j’ai tenu jusqu’au bout.

Le conte flippant de la semaine pour cet épisode était celui d’un métamorphe vraiment pas cool. Il est le prince des ténèbres qui vient collecter l’âme de Pope. Non, Pope n’a pas passé de pacte avec le Diable, pas directement en tout cas. Son père l’a fait pour s’assurer du succès du business qu’il voulait ouvrir, ce qui fait qu’il en a finalement passé un pour sauver son âme.

Cela nous laisse Tabitha face à un choix extrême : Pope fait une crise cardiaque et est sur le point de mourir. Soit elle le laisse alors rôtir en Enfer, soit… elle accepte de céder le diner au diable. Oui, oui, le diable – pardon, Lou Cypher – est intéressé par le diner de Rivervale. Allez savoir pourquoi.

Ce mystère intrigue fortement Jughead qui n’a aucun problème à accepter l’hypothèse de l’existence du diable… mais est plus gêné par la cohérence de ses choix de business. Tabitha, elle, prend sa décision : elle veut se débarrasser du diner parce que l’âme de son grand-père lui parait plus importante. Il est bien généreux le vieux, parce que quand il se réveille de sa crise cardiaque, il refuse catégoriquement que son diner soit donné au Diable : c’est un refuge pour les âmes en peine et perdue, et c’est ce qui intéresserait le diable. Euh ? OK.

Comme on ne l’avait jamais vu auparavant, Tabitha offre donc de la soupe à un SDF qu’elle semble bien connaître, même si on ne l’a jamais vu auparavant. Ce faisant, elle attire l’attention de Raphaël – l’ange Raphaël – lui assurant que son patron adore son travail. En échange, il lui offre des larmes de Marie le jour de la crucifixion.

Cela lui permet de se protéger finalement du Diable. Elle et Pop signent donc un contrat avec le Diable, avant de le rendre malade en lui filant un milkshake aux larmes. C’était effectivement à pleurer, de rire. En tout cas, voilà le diner lieu consacré.

De son côté, Jug rencontre à son tour Lou Cypher, mais pour en savoir plus sur ses intentions. Tout ce qu’il y gagne, c’est un deal bien naze : le diable accepte de lui donner une interview, mais soit il la publiera et ce sera la dernière chose qu’il publiera, soit il ne pourra jamais en parler à personne mais sera très inspiré.

Finalement, il prend la décision de diffuser cette interview très importante du diable et obtient tout le succès dont il a toujours rêvé. Malheureusement, cela signifie aussi qu’il ne peut plus rien écrire, littéralement. C’en est trop pour lui apparemment, et il vire fou en un temps record, acceptant finalement de livrer son âme au diable en échange de la possibilité d’écrire à nouveau sans avoir non plus le succès dû à l’interview.

Oui, oui, il vend son âme au diable pour retrouver la vie de merde qu’il avait avant de le rencontrer. C’est absolument n’importe quoi ; ET EN PLUS IL SOURIT QUAND IL VOIT QU’IL PEUT S’ECRIRE DAMNER POUR L’ETERNITE ???

En parallèle, on découvre que Reggie et Veronica filent toujours le parfait amour maintenant qu’Archie n’est plus dans l’équation. Tout le monde s’en contrefout du rouquin, on ne voit pas non plus Cheryl de l’épisode et tout le monde semble avoir oublié jusqu’à l’existence de Toni. Mais bon, Veronica et Reggie font toujours l’amour, good to know.

Pas de bol pour le couple : ils ont beau s’aimer très fort, Alice ne les aime pas beaucoup, elle. Elle passe à la télévision pour critiquer leur casino et les associer au diable, rien que ça. Ben tiens, ça faisait longtemps que la série nous avait pas fait le coup des valeurs conservatrices. Pour arranger le coup, Veronica se décide à faire visiter sa house of the devil à Alice. Oui, mais voilà, elle lui ment et lui présente un casino parfait dans lequel il n’y a ni triche, ni vice.

Bizarrement, Reggie ne tient pas du tout le même discours à ses employés avant une première soirée d’ouverture qui n’en est pas une, mais un peu quand même. Genre, toute la ville est là, mais Veronica insiste pour dire que ce n’est pas l’ouverture. Et quand je dis que toute la ville est là, je veux bien dire toute la ville, y compris Alice qui n’est pas là pour boire – mais est vue un cocktail à la main – ou Kevin qui ne perd pas une seule occasion de venir chanter quelque part dans cette ville.

Il en profite aussi pour passer un pacte avec le diable, parce que pourquoi pas ? Le diable lui fait une proposition qui ne se refuse pas : il lui donne l’occasion d’être une star et de coucher à nouveau avec Fangs, qui serait son agent sous le nom de Finnn. Apparemment, ça donne assez envie pour vendre son âme sans lire la moindre ligne de son contrat.

C’était à mourir de rire et c’était l’occasion de voir que Lou Cypher était en fait à Rivervale pour récupérer l’âme de nos héros. Il a même une jolie petite liste dans un carnet à la Death Note. C’était bien drôle. On découvre alors qu’il est l’un des investisseurs du Babylon, le casino de Veronica et Reggie. Oui, oui : Reggie a passé un marché avec lui pour que le casino soit un succès… dont il ne peut même pas profiter, puisqu’il lui a vendu son âme.

C’est ridicule, mais bon, admettons. Pour sauver la vie de Reggie, Veronica se décide à échanger l’âme de son copain avec celle d’un type qui mérite bien plus la damnation : Nick St Clair. Aha, ça m’a bien fait rire de voir ce « sénateur » marié de retour dans le casino. Et comme d’habitude, Veronica le drague à fond pour le faire boire et s’assurer qu’il sera vraiment intéressant pour Lou Cypher. La manipulation est tellement visible, et il tombe dans le panneau en racontant tout ses crimes à Veronica avant d’accepter de vendre son âme au diable pour elle.

La phrase de drague est ridicule… mais elle est acceptée par le Diable qui nous crame Nick, avant de révéler que, finalement, c’était pour l’âme de Veronica qu’il était là. Ce charmant Reggie a vendu son âme parce que la sienne était insignifiante et n’intéressait pas le Diable, et qu’il voulait vraiment que le casino soit un succès.

Franchement, c’est un épisode qui retombe dans le ridicule, alors que l’idée de base aurait pu être bonne. C’est en tout cas la fin de la romancette entre Reggie et Veronica. Veronica ? Elle peut encore s’en sortir et ne pas finir en Enfer, mais à une seule condition : obtenir l’âme d’Alice. Une signature d’Alice et hop, plus d’Enfer pour Veronica. Vraiment, on est dans le ridicule jusqu’au bout.

Veronica met donc au point un contrat pour piéger Alice, lui assurant qu’elle souhaite donner une partie de l’argent des recettes du casino à Rivervale. Seulement, la culpabilité étouffe trop Veronica au moment de voir Alice signer : elle refuse finalement d’être responsable de la damnation d’Alice, et cette dernière… s’excite sans trop de raison de voir que Veronica est mal élevée. Soit.

Veronica se prépare elle à dire adieu à ce monde. Oh boy. Elle nous fait donc un super numéro de Marry the night avant d’avoir l’idée du siècle : elle propose au Diable de lui livrer une âme du casino par semaine jusqu’à la fin de ses jours. Le Diable adore l’idée et il accepte donc finalement de prendre comme première âme… Celle de Reggie. Hop, encore un acteur de moins à payer pour le prochain épisode.

Pendant ce temps, Betty reçoit un coup de téléphone de Glen qui nous apprend que cette version du personnage travaille toujours pour le FBI. Si elle a vite oublié Archie et sa progéniture, elle n’est toujours pas à l’abri du Tueur des Sacs Poubelles. Je suis mort de rire, sérieusement, rendez-nous Archie à poil, c’était plus intéressant que ce « tueur » cagoulé qui n’a rien d’effrayant du tout, à part une petite voix grave, vite fait, qui nous affirme que le mal absolu existe. Ben voyons. Oui, parce que Glen a envoyé le mal absolu pour un entretien avec Betty.

En fait, ce mal absolu existe bien, et c’est ce qui l’attire à Betty, parce qu’ils partagent ce point commun ensemble. Apparemment, ça remue Betty de le savoir : elle se retrouve à prendre une douche pour oublier tout ça… et appelle Glen pour lui demander de s’occuper lui-même de ce tueur qu’elle ne veut pas revoir. Pas de bol, Glen lui apprend qu’il ne lui a jamais envoyé qui que ce soit : le tueur est toujours en liberté. Oups.

Betty ? Elle parle en fait au Diable, comme son petit carnet nous l’avait annoncé lorsqu’il était au casino. Et celui-ci est prêt à tout pour prouver son identité, même nous ramener dans la série la voix du père de Betty. Au secours. Laissez les morts morts, merde, ça leur va bien dans cette série. Malheureusement, ce n’est pas le genre de ces scénaristes. À la place, il nous ramène ensuite la voix de Polly qui serait en train de brûler en Enfer.

N’acceptant pas d’entendre sa sœur cramer, Betty s’énerve et nous transperce le diable d’un tas de coups de couteau. Le but de la manœuvre ? Lui faire prendre conscience qu’elle a tué Glenn. Bon, ben… OK, cool. C’est du grand n’importe quoi, mais ça nous laisse Betty en dépression.

Oui, elle est plus ravagée d’avoir tué Glen que d’avoir tué Archie. Ecoutez, ne cherchez pas à comprendre. Il était vraiment temps que l’épisode se termine en tout cas, j’étais content de retrouver Jughead-narrateur en fin d’épisode. Pourtant, l’épisode ne paraissait pas vraiment terminé… mais bon, tant pis, hein.

Walker – S02E06 (express)

Épisode 6 – Douglas Fir – 13/20
Un épisode de Noël qui pourrait être classique, mais qui est tout de même une mi-saison que je redoutais. Merci aux annonces de casting qui spoilent toujours plein de choses à l’avance, hein. Le fil rouge est inévitablement mis de côté et je n’ai pas réussi à m’intéresser à l’intrigue principale à cause de cela. Ou alors, l’intrigue principale n’était pas celle qu’on croyait, au choix.

Spoilers

Liam et Cordell enquêtent ensemble, tandis que Micki fait enfin face à la vérité.

Après m’être plaint depuis plusieurs saisons de ne plus avoir d’épisodes de Noël sur les networks, je suis content d’avoir pu cet épisode à temps – même si j’ai pris du temps à écrire la critique, oui. C’est toujours plaisant d’avoir des personnages qui vivent à peu près la même chose que nous, et puis j’aime cette ambiance de Noël, même si le bonnet de Cordell lui donnait tout de même un air stupide. Ce n’était rien par rapport au petit train.

Concrètement, au ranch Walker, on sait fêter Noël donc, mais on sait aussi le fêter du côté des méchants, avec des masques de Noël pour se faire discret. Pour cette affaire, Denise décide aussi de laisser de côté son job afin de le laisser à Liam, qui fera un meilleur job qu’elle. Purée, les scénaristes ne savent pas quoi faire d’eux, les rôles sont trop superposés et Liam n’a plus d’intrigue perso en plus.

Bon, on nous ramène encore Serano comme on peut, et ça devient lourd comme fil rouge, je trouve. C’est à croire qu’il n’y a plus qu’un méchant au Texas. Enfin, deux, avec le mari de Denise. Heureusement qu’elle n’est pas restée sur le cas, finalement, ça aurait pu être un brin gênant. Cela dit, ça le devient rapidement autour d’un burger et de quelques frites : Gale se fait un petit repas avec Cordell alors qu’à l’extérieur du diner Liam croise le mari Davidson.. et explose son phare, juste pour s’assurer qu’il pourra fouiller sa voiture.

C’est ridicule comme mise en scène tout ça, mais en tout cas, Gale apporte de bonnes informations à Cordell qui peut ainsi arrêter les malfrats sans mal. Une fois que c’est fait dans une chorégraphie de combat un brin over the top pour Cordell (n’utilisant cependant même pas le lance-flamme promis), Liam finit par avouer à son frère ce qu’il a fait, ce qui est bien ridicule, une fois de plus. Les frères se disputent donc parce que c’est techniquement un acte qui pourrait marquer la fin de carrière de Liam, mais ce n’est pas comme si ça allait avoir le moindre impact de toute manière. Cela se saurait. L’épisode nous laisse toutefois en suspense sur la fin de cette intrigue, car on ne sait pas si le flingue que cachait le mari a été retrouvé dans la voiture des Davidson. 

En parallèle, Micki passe un bien mauvais Noël puisqu’elle doit encore expliquer toute sa vie à Tray. Si ce n’est pas si compliqué en théorie, ça devient plus douloureux quand il s’agit d’annoncer qu’elle a été fiancée avant lui, hein, et quand il s’agit de reconnaître qu’elle continue de se sentir coupable de la mort de Garrison. La pauvre. L’actrice fait un super job avec cette intrigue, heureusement, mais ça rend d’autant plus frustrant son départ prochain.

Je pensais que ça interviendrait plus tôt que ça avec cette intrigue, mais c’est pour cet épisode finalement. En tout cas, elle a déjà beaucoup ralenti le rythme sur les cascades. On la retrouve donc à chaperonner la fête du lycée avec son fiancé actuel qui lui pardonne bien trop rapidement tout pour que ce soit purement honnête. C’est donc sans surprise qu’il finit par lui faire des reproches au mauvais moment, et ça me rend presque triste pour eux. Le couple finit par se séparer sous la neige une scène plus tard, et ça marque le début du départ de l’actrice.

Bon, ils se séparent sur un baiser et un « I love you » sous la neige alors tout va bien hein, mais pour le drama, l’idée est donc que Micki décide de repartir à San Antonio pour réussir à comprendre comment elle en est arrivée là. Eh, ça me fait chier de la voir quitter la série l’actrice, mais elle a bien géré son départ, et les scénaristes aussi. La porte est ouverte pour son retour même si elle remet son badge, c’est déjà ça, et ça fait une bonne fin de mi-saison de la voir dire au revoir à son chef et à son co-équipier. Je suis curieux de voir comment ils vont compenser son absence par contre.

Une dernière intrigue encore moins intéressante voyait aussi August flirter avec une nana… mais who cares ? Personne, pas même son père, finalement plus intrigué de savoir que son fils est passé par la grange Davidson. Cela aurait dû être un événement important, mais c’est totalement laissé de côté pour le moment. Il y avait Micki à gérer après tout.