Films vus #46

Salut les cinéphiles,

Même si c’est férié, pas de repos pour le blog, je vous retrouve comme chaque mercredi avec mon avis sur quelques films vus fin septembre. Oui, cette fois, l’écart se réduit un petit peu entre la date actuelle et la date à laquelle j’ai vu les films… Pas de quoi vous inquiéter, avec le reconfinement, et même si je vais tout le temps au travail, le nombre de films vus est reparti à la hausse ! Bref, c’est parti pour six films différents :

tinalbion gifs Tumblr posts - Tumbral.com

You Might Be the Killer

Si vous me suivez sur Instagram, vous savez peut-être déjà que j’ai beaucoup aimé ce film que j’ai recommandé à Halloween pour ceux voulant voir quelque chose d’un peu fun. En effet, ce film est un slasher avec pas mal d’humour et rebondissements prévisibles, beaucoup de méta et des acteurs que j’adore. Il entre donc dans une catégorie de films que j’aime directement, surtout qu’il parodie les slahsers classiques des camps de vacances d’été aux States. Tout un programme.

Porté par Fran Kranz et Alyson Hannigan, je ne comprends même pas pourquoi j’ai mis tant de temps avant de le voir – et tant de temps à le découvrir parce que je l’ai déniché cet été uniquement. Pourtant, il s’agit là de deux acteurs que j’apprécie particulièrement grâce à leur implication dans le Whedonverse.

S’il n’est pas incontournable, le film a ses bons moments et est agréable à découvrir. Quant à l’histoire, j’ai déjà tout dit ou presque : on y suit un héros (Fran Kranz) qui essaie de survivre à un massacre dans le camp de vacances d’été dont il est animateur. Pour survivre, il décide d’appeler sa pote (Alyson Hannigan) restée en ville, parce qu’elle est spécialiste de films d’horreur et qu’elle pourra sûrement l’aider à savoir quoi faire. Classique, des twists marrants, à voir si vous aimez ce genre de films d’horreur (ou ces acteurs) !

Mientras duermes (2011) - FilmaffinityMientras Duermes (Malveillance)

Ah les espagnols, toujours des films étranges. Dans celui-ci, nous suivons la vie d’un concierge d’immeuble, César, obsédé par une des occupantes de son immeuble. Et ça tombe bien, parce qu’en tant que concierge, il a ses clés et il connaît son emploi du temps par cœur, comme il connaît la vie de toutes les personnes de l’immeuble. Même You n’avait pas réussi à rendre les stalkers aussi terrifiants !

J’ai beaucoup aimé ce film, même si je vous avoue que je l’ai lancé en VF histoire de bosser devant. Je pense qu’il vaut pourtant son pesant de cacahuète en VO, et je le reverrai peut-être pour mieux comprendre certains détails de l’histoire, parce qu’il y a tout de même un élément qui m’a clairement manqué à la fin. En tout cas, je vous le conseille – il est disponible sur Prime Video pour ceux qui ont un compte Amazon Premium !

Monster and the Last Refuge of the Damned – Madness and Media

Monster

Autre pays, autre ambiance avec ce film tiré d’une histoire vraie – et c’est un peu glaçant. Monster nous raconte la rencontre entre une (ancienne ?) prostituée et une jeune femme lesbienne cherchant à fuir sa famille catholique. Elles vont vite se plaire et vouloir satisfaire l’autre, mais les problèmes ne cesseront de les rattraper, forçant l’anti-héroïne à commettre quelques actes glaçants… qui lui valent malheureusement sa renommée.

Rarement un film n’aura autant réussi à me faire sympathiser avec des criminels, et c’est bien le but ici. Nous sommes sur un commentaire social des États-Unis et d’un système qui ne fonctionne pas, avec deux héroïnes qui veulent simplement s’en sortir, mais s’enfoncent chaque fois un peu plus dans la merde, les pauvres. Comme souvent avec ce genre de films, je n’ai compris qu’en cours de route que je connaissais le fait divers dont tout était inspiré… et ça m’a un peu blasé de connaître d’avance la fin.

Malgré tout, il restait une part de suspense, parce que l’affaire est vieille et j’espérais naïvement avoir le mauvais souvenir !

L'Idiot!», un conte politique sur la faille d'un immeuble et du monde |  Slate.fr

L’Idiot

Un film russe avec un tel nom, ça attire l’attention par rapport au roman de Dostoïevski… mais ça n’a finalement rien à voir. Le film n’en reste pas moins très plaisant, et là aussi c’est un commentaire social assez marquant, même si on change de pays. Concrètement, un homme se rend compte qu’un immeuble de huit étages est sur le point de s’effondrer, et il en avertit aussi vite que possible ses supérieurs, qui n’en ont rien à faire. Craignant un drame épouvantable, il se rend donc à l’anniversaire de la maire pour l’avertir, tout ça pour mieux découvrir que la politique, c’est un monde particulier aussi.

J’ai beaucoup aimé ce film et ses personnages, avec pas mal de clichés sur la Russie et sur la corruption politique en général. Il est assez triste et frustrant, en revanche, donc ce n’est pas à voir n’importe quand. De toute manière, je n’ai pas trouvé de VF, donc j’imagine que tout le monde ne se met pas à regarder des films en russe n’importe quand, alors…

En tout cas, c’est un film qui vaut le détour, même s’il faut s’accrocher au début, parce que c’est dépaysant.

Stalked - Film (2019) - SensCritiqueStalked

Fuyez, c’est super naze ! Pardon, mon avis est subjectif, forcément. Sam, mère célibataire qui laisse chez elle sans surveillance son bébé de quelques mois pour aller lui acheter des médicaments à la pharmacie (?????) se fait enlever en chemin. Heureusement, c’est une ancienne de l’armée, alors quand elle se réveille dans un entrepôt dans lequel elle est coincée malgré un tas de fenêtres à péter pour s’enfuir (??????), elle finit par trouver la solution pour échapper à son kidnappeur, dont on dit qu’il est stalker mais non, parce qu’il n’enlève pas que Sam et qu’il est surtout scientifique un peu fifou qui a trouvé le moyen d’être invisible.

OK, je spoile un peu, mais vraiment, le film n’a aucun sens et je ne suis allé au bout (en terminant tout de même en x4 !!) juste parce que j’étais curieux de découvrir comment tout ça allait finir et s’il y avait au moins un intérêt à un moment. Il n’y en avait pas.

J’ai rencontré le diable

Retour sur Prime Video pour ce film sud-coréen qui est un thriller de Kim Jee-Woon. Âmes sensibles, s’abstenir très fortement de cliquer, parce que le film est hyper violent et sanglant, mais bon, ça se devine dès le synopsis. En effet, on y suit un agent secret qui traque un tueur psychopathe pour se venger de la mort de sa fiancée. Le problème, c’est que sa soif de vengeance fait que le combat entre eux ne va pas connaître de limite et que l’escalade de violence sera chaque fois plus terrible.

Le film est glaçant, pas tout à fait recommandable pour tout le monde ni parfaitement crédible, mais glaçant. J’ai bien aimé l’action, j’ai bien aimé certaines scènes quand d’autres étaient juste trop violentes et de l’ensemble, je me rappelle surtout un certain dégoût face à des développements ne me plaisant pas. Je suis compliqué, je crois, et quand ça va trop loin dans la violence physique gratuite, ça a tendance à me déplaire… Du coup, sur un film comme celui-ci, c’est compliqué, inévitablement.

Comment les Sud-coréens sont-ils devenus les maîtres du thriller ? Partie 3  : KIM JEE-WOON – Là tout de suite !

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Films vus #45

Salut les cinéphiles,

Déjà deux semaines que je ne parle plus de films sur le blog, rien ne va plus, je vais accumuler du retard à nouveau, c’est moche. Moche, mais pas si grave après tout, parce que je m’y suis résolu. Il est tout de même temps de parler un peu plus longuement des films vus en septembre… avec un schéma de visionnage bien particulier : avec la rentrée scolaire, j’ai regardé peu de choses en cours de mois et énormément sur les derniers jours du mois. Bref, badaboum, nous voilà mi-septembre. Vous êtes dans l’ambiance, c’est bon ? Alors go !

Michael Fassbender & Alicia Vikander / The Light Between Oceans | Michael  fassbender and alicia vikander, Michael fassbender, The light between oceans

The Light Between Oceans

Ce film s’est avéré être un coup de cœur parfaitement inattendu. Il a été inattendu parce que son titre n’attirait pas plus que ça et parce que le début n’est pas vraiment mon genre de film, avec un côté très historique. Le film se déroule en Australie, après la Première Guerre mondiale et l’on y suit la vie d’un ancien soldat traumatisé par les combats. Il décide donc de s’isoler sur une île nommée Janus Rock, où il devient gardien de phare.

Présenté comme ça, avouez que ça ne donne pas spécialement envie, non ? Pourtant, le film est une bonne surprise pour la relation amoureuse qu’il va finalement mettre en avant, et pour son histoire de manière générale. Bien que prévisible à bien des égards, cette histoire parvient à être aussi bouleversante qu’elle le souhaite.

Côté esthétique, le film est magnifique à regarder, la musique nous entraîne et l’on s’évade avec les personnages sans trop de mal. Un coup de cœur, finalement, qui a même réussi à me tirer quelques larmes. Pff. Il y a quelques années, j’étais content de ne jamais pleurer devant rien. C’est parti loin cette époque.

The Nest (Il Nido) | Roberto De Feo e il cast raccontano il film

Il Nido

Il est rare que je regarde des films italiens, et c’est peut-être un tort, parce que j’ai bien aimé ce film. Il n’est pas incontournable, mais j’ai accroché à son ambiance mystérieuse. On suit cette fois la vie d’un petit garçon handicapé dans un grand château où toute sa famille veille sur lui. Oui, sa famille veille sur lui, mais elle l’étouffe aussi : le petit garçon n’a ainsi pas le droit de sortir du domaine – du nid familial, eh, c’est donc ça le titre.

C’est curieux, n’est-ce pas ? Qu’est-ce qui peut bien empêcher cette famille de sortir de son domaine ? La mère est-elle juste aussi cinglée que ce qu’elle en a l’air ? C’est particulier, parce que le film passe son temps à nous poser des questions, mais les réponses tardent à venir. Pour autant, j’aime bien l’idée de base et je trouve la mise en œuvre vraiment sympathique.

Après, c’est clairement un film qui va diviser. Si vous aimez accumuler les indices et ne pas trop savoir dans quoi vous vous embarquez, c’est parfait ! L’enquête n’est pas bien dure à mener, cependant, j’avais deviné avant les révélations de quoi il en retournait. Seulement, je me suis laissé séduire par l’ambiance du film, et c’est tout ce qui compte.

Phantom acquires remake rights for 'Ludo' | News | Screen

Ludo

Après mon coup de cœur pour Tumbbad, il était normal d’essayer de me diversifier un peu dans les films d’horreur en allant voir du côté des pays qu’on connaît peu. Ce film-là, je l’ai trouvé sur Netflix et j’ai eu bon espoir parce que l’algorithme disait qu’il allait me plaire, et parce qu’il n’était pas si mal noté. Par contre, j’en ressors plus que mitigé pour tout un tas de raison.

Ludo raconte l’histoire de deux jeunes filles qui fuguent pour aller en rencard avec deux jeunes hommes. Dépouillé de leur argent de manière surprenante, les jeunes se retrouvent à devoir chercher où passer la nuit – et, spoilers, ils finissent alors dans un centre commercial. Tout ça ne nous dit pas pourquoi le film s’appelle comme ça, je sais bien, mais c’est déjà un bon tiers du film. Le titre ? Il fait référence à un jeu, jeu qui entre en scène après la moitié du film et donne une toute nouvelle dimension au film.

Déjà, le problème est peut-être là : j’ai bien aimé la première partie du film, pas du tout horrifique, et quand l’horreur arrive, on ne sait pas trop d’où elle sort. La dernière partie du film part alors dans une espèce d’explication historique/mythologique des origines d’un jeu, et… ben en fait, on ne comprend rien du tout à ce qu’il se passe. C’est hyper décevant, parce qu’on met de côté tout le début du film pour autre chose.

Je ne déconseille pas le film pour autant, il a de bonnes scènes et il a eu un effet assez étrange sur moi, parce que j’étais fasciné par ce qu’il se passait – je n’arrivais plus à décrocher, je voulais vraiment comprendre. Seulement, ben… Je n’ai pas compris. Bref, j’étais déçu après ça, et j’ai eu l’impression de perdre pas mal de temps, même si certaines scènes sont marquantes, que les effets spéciaux sont bons et l’horreur bien présente.

Peut-être que c’était trop particulier pour moi ; en tout cas, j’ai trouvé ça plus mauvais qu’autre chose !

The Social Dilemma - Le digital pour tous

The Social Dilemma

Ah les américains ! Le tout Twitter américain s’extasiait tellement devant ce documentaire que je me suis dit que je pouvais bien aller faire un saut de ce côté-là sur Netflix. Le documentaire revient sur la menace que présente les réseaux sociaux, sur les aspects négatifs de ces nouveaux outils et promet presque de nous convaincre de désactiver nos comptes grâce à des interviews croisés de toute une armée d’américains ayant bosser à la conception de ces réseaux.

Concrètement, les personnes interrogées forment une liste vraiment impressionnante et… c’est bien pour ça que je suis surpris d’avoir assisté à un « documentaire » si inintéressant. On enchaîne du blabla avec encore plus de blabla, on a une partie fictive intéressante mais pas exceptionnelle pour illustrer les propos et dans l’ensemble, on n’apprend pas grand-chose. Peut-être que j’étais déjà trop sensibilisé sur le sujet pour apprendre vraiment quelque chose, peut-être que je ne me ferai jamais aux documentaires américains qui ne construisent rien mais empilent les anecdotes et errent sans fin.

Une chose est sûre, pour moi, la partie la plus intéressante, c’était… Le générique de fin ! C’est au cours de celui-ci que j’ai eu ce pourquoi j’étais vraiment venu : des exemples concrets d’utilisation des réseaux par ces personnes qui nous déconseillent de les utiliser alors qu’ils en sont les créateurs. Ça, c’était intéressant et ça aurait mérité d’être vraiment développé. Bref, ce documentaire devait révolutionner ma vie, autant vous dire que ça n’a pas porter ses fruits.

face claims - JENNIFER GARNER - Wattpad

Miracles for Heaven

Un bon film de dimanche, tout simplement. Inspiré d’une histoire vraie, et c’est ça le plus fou, ce film suit la vie d’une petite fille qui tombe malade du jour au lendemain et celle de sa mère qui va se battre jusqu’au bout pour comprendre quelle maladie a son enfant, et tenter par tous les moyens de sauver sa vie.

Hyper américanisé, ce film est porté par Jennifer Garner et une jeune actrice qui s’en tirent bien toutes les deux pour nous vendre cette relation mère/fille. L’histoire est absolument folle pour plein de raisons, on est sur du feel-good typique et vraiment, c’est bien pour le dimanche. En même temps, les films de Jennifer Garner, c’est souvent ça. J’adore cette actrice, pourtant, mais elle a des choix de films qui me laissent toujours un peu perplexe.

Timothy Green Sun | Green movie, Best movie lines, Movies

Timothy Green

Autant rempiler tout de suite, du coup, avec un autre film parfait pour le dimanche. Je ne saurais dire lequel des deux j’ai préféré. Dans celui-ci, qui est disponible sur Disney+, un couple apprend qu’il ne pourra pas avoir d’enfant et fait son deuil en imaginant l’enfant qu’ils auraient eu sur des bouts de papier. Ils enterrent ces papiers dans une boîte et au fond du jardin… mais dans la nuit un orage éclate, un éclair tombe sur l’emplacement de la boîte et il en surgit, vous l’aurez deviné comme moi je pense, un petit garçon, Timothy Green.

Ce don du ciel a toutefois une particularité aux jambes qui va avoir son importance pour la suite ; et l’on sait dès le départ que le couple ne le gardera pas à vie, puisqu’on les voit tenter de convaincre quelqu’un de leur permettre l’adoption. Très prévisible, ce film a souvent l’allure d’un conte. C’est du Disney, après tout ! Ca se sent, mais ce n’est pas négatif… si on est dimanche. Un autre jour, bof, je pense.

Allez, c’est tout pour moi ce soir, je retourne sur Twitter voir où en est cette élection américaine de dingue. A chaque connexion, un nouveau scandale a éclaté franchement…

 

Hamilton (Vus #38)

Salut les sériephiles,

Encore un article qui fait un focus dans mes films vus cette année, mais c’est pour un enregistrement vidéo d’un spectacle qui a fait parler de lui depuis quelques années pour son succès outre-Atlantique. Et si j’ai mis bien de la mauvaise foi avant de le voir (c’est historique ! C’est vraiment pas mon style de musique ! C’est franchement pas si génial cette chanson !), ça fait maintenant plus de deux mois que je l’écoute en boucle. Ah.

L’article est à peu près sans spoiler, même si j’évoque quelques réactions et des idées générales qui révèlent peut-être deux trois petits trucs. De même, les gifs peuvent en dire un chouilla trop et les vidéos… ben regardez pas les vidéos si vous n’avez pas encore vu le spectacle ; allez le voir, puis revenez relire l’article en faisant play cette fois !

Il était donc temps d’en parler, surtout qu’il est toujours disponible sur Disney +. C’est une vraie bonne idée de la plate-forme de l’avoir rendu dispo à l’international comme ça, et je ne regrette que l’absence de sous-titres français. Ben oui, il faut tout de même s’accrocher, avec un passage à 19 mots en 3 secondes… Et en tout une moyenne de 144 mots par minute sur l’ensemble du spectacle. Tout va à toute vitesse et suivre l’histoire et les pointes magiques de l’écriture du spectacle demandent bien de l’attention – et il faut le revoir. Pas étonnant qu’à entendre des chansons au pif balancées par des amis voulant me convaincre que j’allais aimer j’avais mes réticences.

Malgré tout, je sais reconnaître mes torts, et je sais aussi faire confiance aux amis en question. J’ai donc pris 3h de mon été pour me lancer dans le visionnage d’Hamilton, et je n’ai pas regretté. Du tout.

The Struggles of Every "Hamilton" Fan Who Has Never Actually Seen "Hamilton" (avec images) | In the heights, Dear evan hansen, Théâtre musical
Quand t’arrives avec cinq ans de retard

Oui, c’est historique, clairement, mais c’est très bien fait, avec une modernité évidente du texte et un véritable jeu de Lin-Manuel Miranda pour faire des références à la politique américaine (le spectacle date de 2015, mais il n’a pas encore pris une ride… Au contraire).  On notera que Lin-Manuel Miranda interprète Hamilton, tout en étant le cerveau derrière l’écriture et la mise en scène de ce spectacle. Un génie pareil, ça fait rêver.

7 PR lessons from 'Hamilton' - PR Daily
Oui, c’est ton bébé, mais why do you write like you’re running out of time ?

La modernité vient aussi du choix de la musique, avec énormément de rap, et du casting, avec peu de comédiens blancs. Il était temps que Broadway ouvre ses portes à ce genre de spectacle. Fonder le génie du spectacle sur son seul casting serait une erreur cependant, et une insulte à Miranda, probablement : la simplicité apparente des décors et costumes contrastent avec une chorégraphie minutieuse et bon nombre de déplacements de décor astucieux. Ça doit donner le tournis !

Personne n’en laisse rien paraître et on se retrouve embarqué dans l’histoire, à force de répétitions des mêmes refrains entêtants. Concrètement, c’est autour de Helpless/Satisfied que je me suis senti à fond dedans, merci le rewind, une autre astuce moderne tout de même très bien sentie.

Ceci étant dit, le travail de Miranda est probablement grandement facilité par la richesse de son matériel de base. Le spectacle raconte la vie d’un père fondateur des États-Unis, Hamilton donc, avec une vie de fou et un rythme d’écriture à me faire rougir de jalousie et de honte avec mon petit article par jour de rien du tout !

La comédie musicale est-elle le meilleur antidote à l'ère Trump? | Slate.fr

Le spectacle se découpe en deux actes et nous permet une vraie plongée dans l’histoire américaine, ce qui est un vrai plus ! Le premier acte contient mes chansons préférées (celles ci-dessus, mais aussi toutes celles de Jonathan Groff, clairement ma came de base), mais n’est pas mon favori du côté de l’histoire. Il faut en effet introduire tout ce petit monde et l’histoire, et autant dire que si on sent bien que l’Histoire est en marche, j’ai eu du mal la première fois à m’attacher à tous les personnages (c’est forcément compliqué quand on est hyper fan d’Angelica et qu’elle n’est pas le choix dans Helpless, mais pourquoi ??).

Le deuxième acte renverse la table. Pour moi, il casse la barraque du côté des sentiments, mais aussi de la véracité historique. Bien sûr, c’est un spectacle qui met de côté une partie de la vie d’Hamilton (hum, et quelques enfants tout de même), mais il se concentre sur ce que j’en préfère, à savoir une histoire purement dramatique, tant sur le plan politique que personnel. Je n’ai compris qu’en cours de route que ce Hamilton du titre était en fait le même Hamilton dont la vie m’avait été contée brièvement il y a dix ans par un prof d’histoire que je n’aimais pas beaucoup (ou alors, c’était l’inverse, mais bon « carte laide », ça n’a pas attiré ma sympathie).

Pas surprenant que j’avais oublié dans un coin de ma tête tout ça, mais terrible de m’en être souvenu en cours de route, parce que je savais alors très bien où ça allait pour avoir fait moi-même des recherches sur le sujet après ce cours. J’étais ce genre d’élève, sorry.

L’histoire méritait vraiment d’être adapté d’une manière ou d’une autre, et ce musical est parfait pour le faire, dressant des parallèles judicieux dans la vie du personnage, avec ses refrains répétitifs qui paraissent alors être des présages une fois le spectacle fini.

Tous les personnages sont travaillés et approfondis. Bien sûr, on a des clichés (à faire frémir les fans de Lafayette que je connais), mais l’Histoire reprend toujours ses droits, avec chaque fois un clin d’œil à saisir pour le (télé)spectateur et un bon terreau de moments méta comme je les aime (la chanson Burn est désarmante de justesse avec cette idée répétée par Eliza du « narrative »).
Eliza Schuyler Hamilton | Hamilton Amino

Bref. J’y suis allé un peu à reculons et j’étais moyennement convaincu à la base, un point de le commencer à 23h. Par contre, je l’ai vu d’une traite jusqu’à tard dans la nuit et depuis, je l’écoute intégralement au moins une fois par semaine… Tout en l’ayant vu quatre fois. Hum. Parfois, en faisant autre chose quand même.

Certes, je suis en retard à la fête, mais voilà, c’était ma pierre à l’édifice gigantesque des fans de ce musical. Merci à Disney+ d’avoir eu la bonne idée de le diffuser, et merci aux amis qui m’ont bourré le crâne avec ça plutôt que du rhum (hey Sophie, il est pour toi cet article !).  Si vous le regardez une fois, sachez en tout cas que vous y reviendrez probablement. Et ça aussi, Miranda l’avait prévu :

dean miller | Tumblr

PS : Sinon, comment c’est possible de passer de ce spectacle de folie au rôle de Dean dans Station 19 ??? Voilà, c’était la petite phrase pour faire genre que je suis encore un blogueur séries, et pour justifier de mon attachement grandissant à Dean malgré une écriture approximative sur la fin de saison 3.

 

La Reine des Neiges 2 (2019)

Salut les cinéphiles,

Bon, forcément, vous vous en doutiez avec l’article d’hier sur le premier, j’ai vu La Reine des neiges 2 hier au cinéma et je ne peux que vous en parler, parce que j’ai adoré le film – genre beaucoup plus que le premier. Ce n’est pas le premier Disney avec lequel ça me fait ça et je m’attends à me sentir bien seul, mais vraiment, j’ai préféré. C’est peut-être grâce à son ambiance plus automnale, parce que j’adore l’automne !

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Bon, cela dit, je suis déjà passé en mode hiver avec le froid (surtout hier), alors c’est peut-être grâce à ses chansons, peut-être grâce à l’animation magnifique, peut-être grâce à ses personnages plus complexes… Je n’en dis pas plus sans spoiler, donc je vous invite à quitter l’article et à revenir quand vous aurez vu le film si ce n’est pas déjà fait ! Et pour les autres, c’est parti pour la liste de ce que j’ai aimé !

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  • Le premier truc qui me vient en tête (c’est dans un autre MOOOOOOOOOOONDE), c’est la réussite des différentes références au premier film. Ma préférée a été celle sur « Let it go » qui m’aura bien fait rire, mais même Olaf a fini par m’être appréciable dans son interprétation du premier film (et dans la scène post-générique aussi !), ça m’a bien fait rire.Résultat de recherche d'images pour "frozen 2"
  • Pour faire comme hier et parler des personnages, je trouve qu’il y a une grosse amélioration de ce côté-là. Non seulement, j’ai apprécié Olaf, mais en plus, même Kristoff est devenu un personnage super cool à voir évoluer. Le running-gag sur la demande en mariage est efficace et on sait dès le début où ça va, mais ça permet au personnage de bien évoluer… Et de nous sortir un clip digne des années 80 ! Les enfants ne comprendront pas les références, mais qu’est-ce que j’ai ri pendant sa chanson « Lost in the woods » (oui, je l’ai vu en VO, j’y reviens après).
  • Je dis que les enfants ne comprendront pas les références aux années 80, mais si je suis parfaitement honnête, je pense qu’il y a beaucoup de choses qui échapperont aux enfants au premier visionnage. On sent que le premier film était il y a six ans : le parti-pris est que le public a grandi. C’est moins enfantin, parce que le premier film a été un tel succès qu’ils savaient que des adultes viendraient le voir… et ils ont bien fait. L’évolution du personnage d’Anna, sa relation avec Kristoff et Olaf, c’est une grande réussite. Je suis encore plus amoureux d’Anna qu’avant.

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Olaf qui grandit, ça a sûrement déplu à beaucoup de fans, mais j’ai trouvé que ça le rendait beaucoup plus supportable que dans le premier film où j’étais saoulé une fois sur deux quand il prenait la parole.

  • Il faut dire qu’ils ont eu la bonne idée dans ce film de la remettre en avant et d’équilibrer les choses : elle n’est peut-être pas l’héroïne marketing des films, mais elle est bien une héroïne qui mérite son titre de reine et est à nouveau celle qui permet de sauver Elsa. Le renversement des rôles par rapport au premier film (la sœur gelée) est efficace, les répliques fonctionnent bien et j’aime la voir faire grandir Olaf, tout en grandissant elle-même. Le sacrifice final qu’elle fait sans y réfléchir plus que ça (dans une chanson que j’aime moins, OK) est un bel exemple de son évolution quand même !

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Et la relation entre les soeurs est vraiment cool aussi !

  • Difficile de retarder plus longtemps l’évocation d’Elsa en ce qui concerne les évolutions de personnages, parce qu’elle est enfin remise au centre de l’attention  : les deux sœurs grandissent en parallèle dans le film et c’est bien géré ! Elsa grandit bien dans ce film, mais j’ai adoré la manière dont les scénaristes ont réussi à la complexifier. Dans le premier film, elle vivait dans le secret de son pouvoir, et sa chanson la libérait (délivrait) du poids qui pesait sur elle. Cette fois, elle vit à nouveau dans le secret, celui d’un désir de liberté qui est plus grand que la simple révélation de son pouvoir. Et dès qu’on le comprend dans « Into the unknown », je trouve que le personnage prend subitement une étoffe supplémentaire (et pas celle de sa mère, non).

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Et puis sa détermination, c’est très cool, aussi, non ?

  • Aucune chanson n’atteint la classe de « Let it go » je pense, mais je n’aurais pas forcément choisi « Into the unknown » comme chanson-phare du film. J’ai largement préféré « Lost in the woods » (mais bon, ce n’est pas l’héroïne, ça ne passe pas) et surtout « Show Yourself ». Et puis, clairement, comme avec « Let it go », les paroles de « Show Yourself » sont clairement géniale comme métaphore du coming out. On prend donc les mêmes ingrédients et on recommence… elle aurait été parfaite comme chanson-phare ! Bon, après, je reconnais que pour l’instant, j’ai plutôt tendance à avoir envie de chanter « Into the unknown » à chaque fois que je l’entends… Métaphore du coming out ou pas, Elsa finit à nouveau célibataire et c’est très bien comme ça. PRésultat de recherche d'images pour "frozen 2"ar contre, j’ai trouvé dommage l’insistance sur la création de relations de couples hétérosexuels qui n’avaient aucune utilité (notamment les deux nouveaux personnages de la tribu ??)… ça donnait l’impression que Disney revenait en arrière par rapport au message du premier film, et c’est dommage.
  • En revanche, comme dans le premier film, difficile de ne pas parler de la perfection de l’animation. Non, vraiment. Les looks d’Elsa sont à tomber, ses pouvoirs donnent lieu à des scènes magnifiques et même si dans ses chansons, ils partent parfois un peu trop en vrille, j’ai adoré. En plus, chaque personnage a son look vestimentaire (forcément), mais il a aussi un look plus visuel dans l’ambiance de chacune des chansons, et ça fonctionne !

Bon, vous l’aurez compris, j’ai beaucoup de bonnes choses à dire de ce film ! Je n’ai pas eu le temps d’évoquer le scénario qui conclue les pistes ouvertes dans le premier film, notamment sur les parents des filles… La conclusion semble plus définitive que dans le premier, alors que pourtant, j’aurais presque envie d’un troisième tellement celui-ci était cool. Il ne faut pas trop en demander, je sais !

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Puis ils ont bien prévu le coup côté marketing déjà !

Un dernier point pour mon choix de le voir en VO… Très franchement, je suis arrivé au cinéma au moment où la séance VF venait de commencer, et j’ai eu peur de rater le début. En plus, je ne le savais pas encore, mais rater le début aurait été problématique avec ce film à l’exposition très importante. De toute manière, j’ai vu le nom de Dany Boon et ça ne m’a pas motivé à aller le voir en VF, et je ne regrette pas, parce que j’aime beaucoup moins les chansons en français à cause des voix d’Olan et Sven (trop exagérées dans les gamineries je trouve – mais c’est un Disney, c’est un choix logique, je sais, je suis juste difficile)…

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Anna est tellement géniale !

Par contre, vraiment, les chansons interprétées par Charlotte Hervieux, je suis fan. OK, ça aide qu’elles soient parmi mes préférées en VO, mais quand même, cette voix, c’est dingue ! Disney a fait un bon choix, et c’est tout !

Allez, je vous laisse, j’ai encore écrit beaucoup plus que 500 mots ! Mon mot de la fin ? Aha-ahaaaa !

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(oui, j’ai même envie de le revoir, c’est improbable !)