Pluie de Disney pour Noël (#50)

Salut les cinéphiles,

On est le premier décembre, ce qui signifie qu’il est temps que je me bouge très sérieusement pour mettre au point tout ce que je mets habituellement en place pour Noël. Autant il y a deux semaines, je me sentais serein, autant ce n’est plus du tout le cas ce soir qu’il est 20h et que je n’ai rien de prêt. Tant pis, on va faire comme si. Pour ce premier article cinéma de décembre, je me suis dit que j’allais me mettre dans l’ambiance cocooning de Noël et revenir sur quelques films Disney revus cette année pour la première fois depuis des années.

Mon idée était de faire ça pour tout le mois de décembre, mais il y a plein de films que j’ai envie d’aller voir. Bon, et je n’ai pas de carte de cinéma jusqu’à ce week-end, et je ne vais pas être beaucoup sur Paris… c’est pas grave, hein, on fera avec, il y aura des articles Disney et des articles sur les nouveautés. Si tout va bien. Bref, là aujourd’hui, on est en plein Disney :

Pocahontas

Pocahontas, une légende indienne - version française - Bande originale de dessins animés - CD album - Achat & prix | fnacLes pleurs du chat sauvage au petit jour, je les connais par cœur, mais ça n’empêche pas que je n’avais pas revu le dessin animé depuis que j’étais enfant. J’en gardais un souvenir plutôt mitigé avec une histoire où je ne comprenais pas pourquoi Pocahontas était amoureuse de John Smith… Eh bien, je ne comprends toujours pas. J’espère que ça ne me fera pas le même effet avec Tarzan le jour où je le verrai…

Je suis ressorti de Pocahontas avec les mêmes idées que ce que j’avais eu devant Avatar, à savoir que c’est bien sympathique tout ça, mais elle est vraiment trop bête de lui faire confiance à bien des moments. Les dessins restent magnifiques, les chansons sont sympathiques, mais la vision idéalisée de l’état sauvage m’a toujours posé problème, même enfant. Et ça me pose des problèmes politico-philosophiques à l’âge adulte. Le message d’amour pour les enfants est chouette, on va dire.

La Petite Sirène

La petite sirène de Disney - Album - Livre - DecitreAh Ariel. Sa voix française est toujours aussi magique, puisque c’est celle de Buffy et Susan Mayer, et ça me fait marrer de la reconnaître sur certaines intonations parfois. Pour le reste, c’est un dessin-animé que je continue de trouver très efficace parce que j’ai toujours eu un faible pour la méchante qu’est Ursula. Oui, je sais, ce n’est pas le but… pourtant, je trouve qu’Ariel est assez stupide d’accepter de passer le contrat, parce que dès le départ, les conditions de Ursula sont très claires : la princesse ne peut que se faire avoir.

Certes, Ursula finit par nous trahir en se déguisant et en utilisant la voix d’Ariel, ce qui fait qu’elle n’est pas si réglo que ça, mais elle avait quand même tout prévu dès le départ pour être celle qui gagne. Je n’en restais pas moins enfant et heureux de voir le bien et l’amour triompher, mais je me souviens qu’enfant, je trouvais Ariel stupide et Ursula super maligne.

Ce n’est peut-être pas le meilleur film pour les enfants, du coup ? Non parce qu’on peut y ajouter une once de racisme avec Sebastien, un brin de traumatisme sur les droits des animaux et beaucoup de musiques qui vont rester dans la tête des parents pour 150 ans. Eh, les musiques sauvent tout d’ailleurs, ça camoufle ce qui ne passe plus et on passe un excellent moment. Un Disney, donc.

Peter Pan

Peter Pan - L'histoire du film - Walt Disney - broché - Achat Livre | fnacAïe. J’adorais Peter quand j’étais enfant, je regardais le film assez souvent et je passais en boucle la première chanson du film ou la file indienne… Quand je l’ai relancé, j’ai déjà eu peur dès les premiers instants en voyant s’afficher le message d’avertissement comme quoi les temps avaient changé et que ça ne reflétait plus vraiment les opinions des personnes travaillant à Disney, tout ça, tout ça.

Bon dieu, que le film est pénible à voir aujourd’hui, avec des clichés racistes et sexistes en veux-tu en voilà. Ah, si c’est ça de rester un enfant toute sa vie, non merci. Je crois que je n’ai jamais autant compris Wendy que pendant ce revisionnage. J’adore ce personnage et ce concept… mais vraiment, il faut savoir grandir, Peter.

Vite, faites-nous un bon remake, encore.

Taram et le chaudron magique

https://www.ecranlarge.com/media/cache/1600x1200/uploads/image/001/129/z9mu3mpozymuzf2j3cdqqzc9sz7-070.jpgLe vilain petit canard des studios Disney, celui qui a failli couler la boîte en coutant une fortune sans que personne n’aille le voir en salle ensuite… Mais bordel, qu’est-ce que je le comprends ! Entre la voix féminine parfaitement insupportable et l’intrigue hyper glauque, le film réussit l’exploit de se mettre à dos les adultes sensibles aux voix aigues et les enfants facilement terrifiés. Comme je n’étais ni l’un ni l’autre, c’est un autre Disney que je regardais énormément en boucle quand j’étais petit.

Pourtant, contrairement aux autres, je ne m’en souvenais vraiment pas beaucoup en le relançant au mois de juin. Ce fut une redécouverte, avec chaque fois des moments où je me disais « oh, je me souviens, il va se passer ça », quand ce n’était pas carrément la réplique suivante qui me revenait en tête. Le cerveau humain est fascinant.

Ce film-là aussi est fascinant : je ne peux que le recommander chaudement tant il est très cool. Il va juste falloir se préparer à détester la gamine, mais tout le reste du film vaut le coup, avec une intrigue sortant des sentiers battus et des moments plus noirs que dans beaucoup de Disney. En plus, ça peut plaire aux gens pas funs qui n’aiment pas les chansons – oui, je parle ici de Ludo ehe.

Allez, ça fait déjà presque deux fois 500 mots, on va s’arrêter là et s’en garder pour la prochaine fois – avec aussi certains « vieux » Disney regardés pour la première fois au programme !

PS : on s’étonne de ma passion pour Riverdale après, mais euh, Taram et Peter sont clairement de la même team qu’Archie, je découvre des trucs fous sur moi-même, je crois. Par contre, Disney est dans l’abus, ce sont les deux mêmes, sérieusement.

Last Night in Soho (#49)

Salut les cinéphiles,

Last Night in Soho - film 2021 - AlloCinéMieux vaut tard que jamais : alors qu’il m’a fait de l’œil sur toute la période où il était en salle, je n’ai pas pu regarder Last Night in Soho. J’ai donc profité de pouvoir le regarder cette semaine, et sans trop de surprise, il est devenu un coup de cœur à son tour. J’en parlais d’ailleurs à demi-mot dans mon article sur Red Notice, peut-être que certains l’auront deviné avec la référence à Downtown. J’adore cette chanson, le simple fait que ce film l’utilise était déjà bon signe pour lui.

Voir aussi Red Notice : entre classique et modernité, un bon moment sur Netflix (#48)

Bon, ce n’est pas la seule chose qui vaille le détour avec ce film, encore que la bande originale est faite quasi-entièrement de chansons que j’adore, alors ça a largement aidé à en faire un coup de cœur. Pour le reste, il faut déjà passer par la case synopsis : Eloise Turner est une jeune étudiante en mode qui se retrouve bien malgré elle propulsée dans les années 60 durant la nuit lorsqu’elle est forcée de déménager à cause de sa colocataire invivable. Dans ses rêves, Eloise suit toute la vie très sixties de Sandie, une jeune femme comme elle qui espère percer dans le chant à Londres. Malheureusement, pour obtenir la gloire et la célébrité, tout n’est pas toujours rose.

Last Night in Soho's dance trick, explained by Matt Smith and Edgar Wright - Polygon

Forcément que tout n’est pas rose, car le film est classé dans la catégorie des films d’horreur psychologique. Bon. Je n’ai pas trop vu l’horreur dans ce film. Il y a certes des moments pour faire peur, mais l’ensemble est très psychédélique, et ça n’a jamais provoqué de frissons de mon côté. En revanche, la photographie très léchée avec ses jeux de miroirs et de couleurs, les décors sublimes me donnant envie de retourner à Londres (particulièrement durant le générique de fin que j’adore tout simplement pour son originalité), les looks et la bande-son, c’est un grand oui.LastNightInSoho's GIFs on Tenor

Le casting également : au côté de Thomasin McKenzie qui a le rôle-titre, on retrouve aussi deux acteurs qu’on ne présente plus aux sériephiles, à savoir Anya Taylor-Joy et Matt Smith. Un gage de réussite ? Je pense que ça y contribue largement, parce que le succès ne peut pas venir du scénario. Etirée sur deux longues heures, cette histoire est très classique et prévisible. Seulement, on ne prend pas le temps de deviner à l’avance les événements, bercés par les images et tous les beaux détails à admirer. Dans le fond, ça m’a parfois rappelé Cruella, ce côté mode hyper présent qui côtoie la bonne musique, c’est toujours un plus pour moi.

Last Night in Soho | TIFF21 GIFs - Find & Share on GIPHYJ’ai donc passé une excellente soirée devant ce film et mis un peu plus d’une heure à écrire un article très court devant. C’est là tout le paradoxe : si le film se classe dans les coups de cœur pour sa simplicité sublime, j’ai quand même pris le temps de faire autre chose devant… Ce qui veut dire qu’un deuxième visionnage sera peut-être pénible et long. Je vais donc en garder un bon souvenir initial et m’arrêter à cet article qui vous en dit du bien.

Si vous cherchez de quoi passer une bonne soirée, ou si vous êtes très peureux mais avez envie de vous aventurer sur un film d’horreur, ça me paraît être le bon film. Vous n’en sortirez pas traumatisés, juste satisfaits. Ou remboursés ? Nope, je n’ai pas l’argent pour ça, assumez vos choix – si vous écoutez mes conseils et que ça ne vous plaît pas, tant pis pour vous (et moi, puisque j’y perds une personne qui me lisait, snif, revenez quand même svp). Rrrrrrr-ghghghghgh! — Last Night in Soho (2021) dir. Edgar WrightAprès, si vous êtes traumatisés par ce film, c’est que l’horreur n’est vraiment pas faite pour vous, car j’étais même surpris de (re)découvrir pendant le film que c’était censé être de l’horreur tellement c’est mignonnet.

Bonne fin de soirée à tous !

Red Notice : entre classique et modernité, un bon moment sur Netflix (#48)

Salut les cinéphiles,

Red Notice - film 2021 - AlloCinéJ’étais parti à l’origine pour cet article sur l’idée d’écrire mes derniers coups aujourd’hui. Franchement, ça me paraissait une bonne idée, j’avais du temps et on était en milieu de mois… Et puis, paf, la vie s’en est mêlée, il est 22h quand je commence à rédiger cet article et c’est foutu (oui, ça fait plus d’une heure pour un petit article, mais je suis devant un autre bon film en même temps). Du coup, je me suis dit qu’il était tout aussi intelligent de ma part de corriger ma boulette d’hier : je voulais écrire un article sur Red Notice pour coller à l’actualité, et puis, j’ai oublié.

Il est temps de corriger ça, donc, et de vous annoncer que pour une fois, j’ai vu le dernier gros film Netflix dès sa sortie (ou presque). Il faut dire qu’il avait un argument de taille en la personne de Gal Gadot – bon, j’aime aussi le duo d’acteurs qui l’accompagne sur l’affiche et autour de qui le film se concentre totalement. Heureusement, du coup. Le synopsis du film ? Un profileur aide le FBI à coincer un grand voleur d’œuvre d’art. L’un des plus grands. Le deuxième plus grand à vrai dire, le premier est celui qui aide à le coincer justement.

C’est un scénario tout bateau, mais ça fonctionne bien… À l’image de l’ensemble du film, finalement. Non, parce que ce film est très sympathique, mais soyons honnêtes, ce n’est pas un coup de cœur non plus. Comme trop souvent, on se retrouve avec le schéma classique d’un duo d’acteurs pour une seule actrice. Le film ne passe même pas le Bechdel Test alors qu’il est assez long, d’ailleurs, il me semble. Cela ne m’a pas empêché de passer un moment divertissant devant, surtout que… ben… Gal Gadot, quoi.

RED NOTICE (2021) ━ Dir. Rawson Marshall Thurber | i belong to no one in 2021 | Bodycon dress, Gal gadot, FashionC’est la raison pour laquelle j’ai lancé le film, et je ne regrette pas. J’aime cette actrice, elle me fait toujours rire et le rôle lui allait très bien là – mieux que Wonder Woman d’ailleurs. C’est l’effet Downtown à tous les coups (je dis ça, je suis en train de regarder un autre film qui l’utilise et, ouais, définitivement, cette chanson me plaira toujours). Bon, après, j’étais donc vendu rien que par sa présence dans le film, mais ce n’est pas la seule raison pour laquelle j’ai aimé le film, sinon ça ne vaudrait pas un article sur le blog. Non, le film vaut aussi le coup pour le budget que Netflix a mis dedans : on en prend plein les yeux et on voyage beaucoup, ce qui est un plus en temps de pandémie, hein.

Les paysages sont magnifiques, les scènes d’action prenantes et la réalisation prenante, avec des mouvements de caméra fluides, des plans séquences bien foutus et tout ce qu’il faut pour que je sois à fond dedans dans les scènes d’action. Red Notice sur Netflix : James Bond, Indiana Jones... avez-vous vu ces "hommages" grossiers ?Et ça n’a pas toujours été le cas avec ce genre de films, parce que généralement je suis blasé par les castings cinq étoiles et les histoires toutes basiques déjà vues avant… Bon, j’exagère, l’histoire n’est pas toute basique pour Red Notice, et c’est aussi ce qui le rend fun à regarder.

Le film a un syndrome que je retrouve dans pas mal de films d’action est qui est celui d’une première scène qui crame une bonne partie du budget, avec beaucoup d’action pour nous accrocher, de beaux effets spéciaux et une scène de dingue… avant que le rythme ne ralentisse beaucoup. Vraiment, le film m’a même rappelé Jungle Cruise tant les scènes se ressemblaient (un peu au moins). Ce n’est pas très grave, évidemment, tant qu’on passe un bon moment.Red Notice The Rock GIF - Red Notice The Rock Rock - Discover & Share GIFs

En plus, Red Notice se distingue tout de même, avec un casting cinq étoiles et beaucoup de moments vraiment prenants. Il y a assez d’humour et de rythme pour qu’on reste dedans tout du long. Et même si une grosse partie du film est très prévisible, il a aussi ses twists vraiment originaux et réussis, ce qui fait que ce film d’action vaut le détour. Disons qu’on en voit la modernité malgré le schéma classique et daté. C’est original à sa manière, sans être parfait.

Et puis, Netflix va forcément vouloir capitaliser dessus : le film a reçu des bonnes critiques pour le moment et il y a largement de quoi faire une suite. En attendant, prenez le temps de le voir, c’est parfait pour un dimanche soir, c’est fun, entraînant, y a de la bonne musique, des bonnes images et on s’éclate bien ! Franchement chaque acte du film nous transporte dans un pays différent et c’est efficace.

Tu me manques : coup de cœur inattendu en Bolivie (#47)

Salut les cinéphiles,

Encore une semaine où je vais plus parler de films que de séries sur le blog, avec en prime aucun épisode de la franchise NCIS à me mettre sous la dent pendant mes trajets en train. C’est un mal pour un bien : j’ai fait le plein de copies, et c’est loin d’être terminé pour les semaines à venir. Bref. Ce n’est pas le sujet, hein, je suis plutôt ici pour évoquer à nouveau un film coup de cœur. Et dans le genre improbable, celui-ci se place là : il s’agit d’un film bolivien datant de 2019. Et c’est l’adaptation en film d’une pièce de théâtre inspirée d’une histoire vraie déprimante, avec en plus la particularité que le film nous montre des répétitions pour la pièce et des extraits de la pièce de théâtre. Et c’est en espagnol sans sous-titres français dispos.

https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2021/07/11/tu-me-manques-dvd.jpg?width=200&height=306&width_format=pixel&height_format=pixelBon, maintenant que vous avez tous pris la fuite, je peux déverser tout mon amour pour ce film LGBT, parce qu’il a vachement parlé au littéraire en moi. Le synopsis du film va encore faire fuir certains d’entre vous : il nous raconte le cheminement d’un père pour comprendre son fils, Gabriel, mort juste avant le début du film. Pour se faire, le père, Jorge, va quitter la Bolivie pour se rendre à New-York où il rencontrera Sebastian – et pas besoin de vous faire un dessin pour que vous compreniez qui était Sebastian pour Gabriel.

Je m’attendais à un film tout classique, et ce fut loin d’être le cas. C’est peut-être parce que j’ai vu le film sans sous-titres et qu’il a fallu que je m’accroche vraiment à chaque mot, mais la première scène était bouleversante et, de là, j’étais pleinement plongé dans cette histoire. Je trouve l’angle vraiment intéressant, avec un père qui accepte finalement beaucoup de choses pour comprendre son fils et espérer gérer la part de culpabilité énorme qu’il ressent.

Tu me manques (2019) | MUBIBeaucoup de choses, donc, et même un peu trop par moments. Il y a des scènes qui manquaient de crédibilité, c’est vrai, mais une fois à la fin du film, on en comprend l’intérêt. Et en attendant, on découvre une galerie de personnages homosexuels plus ou moins à l’aise avec qui ils sont, avec l’image qu’ils ont face à leurs amis et familles, avec les autres homosexuels. Les personnages mis en avant dans le film ont tous des failles, ils ont tous vécu quelque chose les brisant… et ça marche pour qu’on les aime.

En parallèle de ces personnages que l’on découvre, nous avons donc également une étrange chronologie avec des flashbacks qui s’intercalent pour nous montrer les souvenirs qu’a Sebastian de Gabriel… mais avec un twist là encore. Pour ne jamais remplacer le souvenir de Gabriel, le vrai car c’est une histoire vraie, la décision a été prise de le faire jouer par plusieurs comédiens en même temps au cinéma. Un parti pris que reprend le film : il y a trois acteurs qui se succèdent, parfois au sein d’une même scène, pour jouer le personnage de Gabriel.

Pain Is Stronger Than Homophobia—'Tu Me Manques', dir. Rodrigo Bellott, 2019 - Supamodu

C’est déroutant, mais je trouve que ça participe aux messages du film : c’est un film qui parle de deuil, d’acceptation de soi, d’acceptation de l’autre, de temps qui passe, d’art et d’amour. C’est beaucoup pour un seul film, mais ça m’a vraiment scotché au canapé pour toute la durée du film.Could 'Tu Me Manques,' a Bolivian Film on Gay Suicide, Win an Oscar? Alors oui, c’est particulier ces passages du film au théâtre, ces choix faits en coulisses, mais ça fonctionne vraiment. Le film est poétique, il laisse place à l’imagination parfois, et il est déprimant parce qu’inspiré d’une histoire vraie qui est vouée à se répéter encore et encore. À moins qu’une pièce de théâtre n’ouvre le débat et les mentalités…

La pièce a eu un succès fou en Bolivie, ce qui explique l’adaptation en film, et elle a provoqué quelques changements dans la société. Le film est passé encore trop inaperçu, peut-être jugé difficile d’accès… mais franchement, j’espère que ça changera vite. En plus, des boliviens qui aiment le français – oui, le titre « Tu me manques » est le titre VO – ça mérite le détour, non ? J’espère que cette histoire arrivera jusqu’à nos frontières, et le texte théâtral aussi, ce serait pas mal.Tu me manques - Film - SensCritique Ouais, je suis frustré de ne pas pouvoir lire tout ça : le film donne envie de voir la représentation ou, au moins, de lire exactement le texte. Il y a des choses à côté desquelles je suis passé sans sous-titres. C’est la vie.

Regardez ce film si vous le pouvez, vraiment. Depuis, je l’ai revu partiellement avec des sous-titres anglais, et vraiment, il est d’une très belle richesse littéraire et d’une grande beauté pour son histoire. Et puis, les acteurs ont un talent fou, particulièrement en ce qui concerne Sebastian et Jorge, le papa. C’est extrêmement prenant. Et le générique de fin !

Film-Forward – Tu Me Manques | NewFest 2019

PS : et s’il y a des fans de Flash ou Vampire Diaries dans la salle, sachez aussi que Rick Cosnett a un rôle dans ce film. Je ne sais toujours pas ce qu’il fout là, mais il est là et j’ai bien ri de reconnaître un acteur de Quantico dans un film coup de cœur Tout peut arriver !