Un long week-end de cinéma

Salut les cinéphiles,

Drôle de titre n’est-ce pas ? C’est que je suis allé trois fois au cinéma ce week-end, et comme d’habitude, je viens vous faire le point sur ce qui est en salle actuellement avant de voir les films sortis cette semaine. Plusieurs d’entre eux m’intéressent… mais purée, que c’est compliqué de trouver parfois des salles diffusant les films ? Genre, il est bien mignon le covid et c’est cool d’avoir quinze films par semaine, mais c’est galère de trouver une séance pour Moonfall pas trop loin de moi alors que je veux juste avoir mon film boum boum où tu poses ton cerveau avant d’entrer dans la salle. Bref.

Nightmare Alley

L’histoire d’un type qui se fait embaucher dans un cirque, un peu avant la seconde guerre mondiale.

Nightmare Alley - film 2021 - AlloCinéGrosse déception ! Le film est loin d’être mauvais, mais je trouve qu’il n’arrive pas à savoir ce qu’il veut être : ce n’est pas un film d’horreur, ce n’est pas un drame, ce n’est pas un film fantastique… Il y a un mélange de plusieurs ingrédients, c’est sûr, mais la sauce ne prend pas vraiment – ou en tout cas ne prend pas sur moi.

La musique est ce qui sauve le film en nous permettant de rester toujours dans l’ambiance, mais j’ai trouvé que c’était quand même super long pour en arriver à une conclusion que j’avais vu venir depuis un bon moment. Et en plus, ça manquait d’un moment vraiment choc dans les révélations finales, parce que vraiment, autant il y avait des enjeux, autant la motivation des personnages m’a laissé perplexe. Pour ne rien arranger, j’ai trouvé le traitement des personnages féminins hyper problématique, parce qu’on nous laisse vraiment sur notre faim.

Bref, un film avec Bradley Cooper, j’aurais dû savoir à quoi m’attendre. J’aime beaucoup cet acteur, mais jamais ses films – et pourtant, ça fait toujours un carton quand on regarde les critiques ? C’est étonnant quand même. C’était un bon moment, mais c’est typiquement le genre de films qui ne me marquera pas. En fait, quand je racontais lundi midi à mes collègues ce que j’avais vu au cinéma durant le week-end, j’avais déjà oublié celui-ci. Oups.

Vaillante

Une petite fille rêve de devenir pompier… Et elle le fera, n’en déplaise à son père, capitaine qui refuse de voir sa fille s’engager dans cette voie.

Vaillante - film 2021 - AlloCinéPour une fois, j’avais vu la bande-annonce avant d’aller au cinéma… Et je l’ai bien évidemment regretté. Je ne vais pas reprocher à la bande-annonce de nous avoir tout révélé, car pour une fois, ce n’est pas le cas : je lui reproche de ne pas en montrer assez et d’être montée de manière à nous faire croire à un film hyper-féministe alors que ça finit en pétard mouillé. Simple avis, bien sûr, et le générique de fin est génial ; et le message du film passe très bien malgré tout.

C’est juste que j’aurais aimé (attention, spoilers dans la fin de ce paragraphe) voir une héroïne qui se retrouve dans une caserne pleine de vrais pompiers. Là, OK, on voit sa détermination et son courage, mais… parmi des recrues plus paumées et moins débrouillardes qu’elle, et donc sans vrai challenge pour elle. C’est pourtant ce que le trailer promettait.

Au-delà de cette déception, le film est un petit bijou ; un bon moment avec parfois des images qui m’ont filé le vertige. Très prévisible dans son scénario, il est lui aussi vraiment sauvé par la musique – et heureusement, car il est encore plus prévisible que le film précédent. La bande-originale et la musique du big bad de ce film particulièrement sont particulièrement entêtantes et réussies. Je suis bien content de l’avoir sur grand-écran. Sur petit écran, j’aurais peut-être eu envie de zapper…

SUPER-HÉROS MALGRÉ LUI – Bande-annonce officielle – Philippe Lacheau (2022) - YouTube

Super-héros malgré lui

Lorsqu’il est victime d’un accident, un acteur incarnant un super-héros dans un film croit être véritablement un super-héros.

On m’a un peu traîné pour aller le voir parce qu’il avait des moments drôles et des références à plein de films que j’aime, et je ne regrette pas du tout de l’avoir vu. J’ai en effet passé un bon dimanche soir, j’ai bien ri devant quelques gags et certaines scènes sont mémorables, y compris dans les effets spéciaux et cascade, fait à souligner pour un film français.

En revanche, qu’est-ce que c’est lourd. J’ai l’impression que toute la bande est restée coincée en adolescence, et j’ai du coup l’impression d’être en train de super mal vieillir. Il y a un humour qui est parfois trop dans l’exagération pour que ça me plaise vraiment. C’est dommage, hein, mais il y a des sujets bien trop touchy pour un film d’une envergure grand public. C’est un film français, j’ai du mal avec l’humour des films français, j’ai l’impression qu’on a vingt ans de retard parfois, et ce n’était pas toujours agréable.

Par contre, le projet est quand même hyper abouti, le scénario est super sympa et des trois films que j’ai eu l’occasion de voir ce week-end, c’est celui qui a le plus réussi à me surprendre grâce à un détail que je n’avais pas vu venir dans un de ses twists. J’aurais peut-être dû, mais bon, on était dimanche. Bref, c’est drôle très souvent, gênant/clivant très rarement. Pas forcément incontournable, donc, mais amusant quand même. Un moyen de faire semblant de construire ses abdos.

PS : je mets cette « affiche » avec le « bande-annonce officiel » en gros dessus, parce que sérieusement, je trouve que l’affiche spoile énormément un truc qui est bien construit dans le film ? Content de ne pas l’avoir vue avant, du coup…

Et c’est tout pour moi cette semaine. C’est déjà pas mal, vous me direz.

Mes films préférés en janvier 2022

Salut les cinéphiles,

J’aurais vraiment dû tenir ma résolution qui était de planifier à l’avance les articles du jour, parce que là, je me retrouve à écrire à la va-vite avant d’aller faire à manger tout aussi rapidement ! Dans une heure au moment où j’écris cette intro, il faudra que je sois en ligne pour le prochain podcast de 42 minutes qui concernera les anthologies.

En l’attendant, je viens donc vous parler cinéma. Comme le dernier film que j’ai vu au cinéma, Les Promesses tenait toute sa promesse d’ennui initial (je n’ai pas aimé du tout malgré une actrice principale toujours aussi charismatique et douée), ce ne sera pas lui qui aura l’honneur d’une critique express sur le blog. Je viens à la place vous parler de trois films vus en janvier – deux genres de films complètement différents – que j’ai adorés.

Voir aussi : Ma critique d’En attendant Bojangles, un film qui mérite aussi d’être cité dans cet article

Oui, le titre est mensonger : je ne parle pas de tous mes films préférés dans le mois. Je me garde de côté les films d’horreur pour des articles spécifiques et ceux dont j’ai déjà parlé.

The Belko Experiment

The Belko Experiment - film 2016 - AlloCinéMelonie Diaz dans un film, il ne fallait que ça pour me lancer dans le visionnage, par curiosité. Je ne savais pas du tout de quoi parlerait le film, mais il avait une bonne note. Franchement, au départ, je n’étais pas convaincu du tout, parce que l’introduction est longue à se mettre en place à nous présenter tous les personnages – employés d’une boîte un peu mystérieuse – qui seront finalement les victimes d’un jeu grandeur nature aux allures de slasher.

En effet, le film nous raconte une « expérience » se déroulant dans une des filiales de Belko, une grosse entreprise : tous les employés sont enfermés dans l’immeuble avec un type leur annonçant que dans quelques heures, seule une poignée d’entre eux seront encore en vie. Pour survivre ? Il faut suivre les règles, et les règles sont assez meurtrières, bien sûr.

J’ai bien aimé le film, malgré parfois des ficelles énormes (la puce !) qui sont peu crédibles. Je me suis pris au jeu, j’ai été vraiment frustré de voir que la personne que je souhaitais voir gagner perdait (mais je m’en doutais) et j’ai trouvé qu’il y avait de vrais bons moments et de bonnes idées parfois. Jamais on n’est surpris au point de tomber de sa chaise, mais le travail est fait efficacement. On retrouve au casting plein de têtes connues des sériephiles – Tony Goldwyn (le Fitz d’Olivia), John Gallagher Jr ou Josh Brener par exemple, ce qui fait que le film se transforme parfois en jeu de « d’où je le connais lui ? » quand les scènes se font longuettes.

Bref, il y a toujours de quoi se divertir, et si vous aimez les films type Battle Royale ou Hunger Games, vous passerez un excellent moment devant celui-ci !

Bad Samaritan

Bad Samaritan en DVD : BAD SAMARITAN-NL - AlloCinéUn film avec David Tennant sur l’affiche, c’est toujours bon signe, mais je ne m’attendais vraiment pas à cette qualité-là de film en le lançant. J’avais repéré la présence de Jacqueline Byers, qui sera à jamais associée à son rôle de gourdasse (pardon, je déteste ce terme, mais quelle écriture pourrie pour son personnage !) dans Salvation au casting, donc je m’attendais à quelque chose de plutôt moyen. Finalement, je suis entré dans le film bien plus que je ne le pensais.

Le film suit un personnage principal dont on découvre rapidement qu’il est voleur. Pas de bol pour lui, il se retrouve à vouloir cambrioler une maison dans laquelle il aurait mieux fait de ne jamais entrer, car ce qu’il y trouve le force à contacter la police. Seulement, qui ira croire un type comme lui qui a tout du loser s’inventant une vie ? Eh bien, personne. Notre bon samaritain ne pourra toutefois pas abandonner son affaire, parce qu’une vie est en jeu.

J’ai adoré principalement le film grâce à son duo d’acteur – Tennant et Robert Michael Sheehan. Ils sont excellents chacun à leur manière et permettent au film de passer tout seul. On n’invente rien, il y a une escalade de violence digne d’un vrai bon thriller et le moment passé devant ce film est juste tout simplement très bon. Je conseille le film, je n’ai pas envie d’en dire trop ou de le survendre.

Parler de coup de cœur est sûrement excessif, mais comme je n’en attendais rien, j’en garde le souvenir d’un excellent moment !

You should meet my son !

You Should Meet My Son! - WikipediaAvec une affiche pareille, je m’attendais à un film particulièrement nul, mais drôle. Résultat des courses, il était sacrément drôle, et nul dans le bon sens du terme, avec des acteurs qui sont employés exactement comme il faut pour nous faire éclater de rire et qui surjouent volontairement.

L’histoire ? Une maman poule est complètement aveugle à l’homosexualité de son fils et lui présente des femmes – jusqu’au jour où un événement lui ouvre les yeux et qu’elle embarque sa sœur Rose dans une mission bien différente concernant l’avenir de son fils. Comme je n’en savais pas tant devant le film, j’ai été surpris par la rapidité du premier twist où elle ouvre les yeux, mais de toute manière, j’étais déjà convaincu par l’humour du film qui m’avait fait mourir de rire une ou deux fois avant.

Oui, voilà, c’est un film qui a réussi à me faire rire plein de fois et tout du long. Il y a des rebondissements amusants, une ambiance sacrément fun et une ouverture d’esprit rafraîchissante. Alors oui, il faut y aller pour le trouver ce film, les images ne sont pas de la plus grande qualité… mais l’essentiel, c’est qu’on se marre bien, non ? Je n’ose du coup pas regarder le deux par peur d’être déçu !

Clairement ce film est un projet à petit budget, mais c’est le genre de petit projet qui est finalement hilarant et brillant là où on s’attendait à du médiocre. Bref, je recommande… et ça pour le coup, je crois que c’est un coup de cœur qui dépasse le simple moment du visionnage.

Resident Alien est de retour : le récap de la saison 1

Resident Alien (S01)

Synopsis : Après s’être posé en catastrophe sur Terre, un alien doit prendre l’identité d’un homme pour passer incognito. Il se retrouve malgré tout bien rapidement lié à l’enquête sur la mort mystérieuse du docteur d’une ville du Colorado.…

Salut les sériephiles,

Il y a un compteur sur le blog depuis un peu plus d’une dizaine de jours alors ce n’est une surprise pour personne : aujourd’hui, Resident Alien revient pour sa deuxième saison. Et j’ai beaucoup trop hâte de la regarder !

Voir aussi : Resident Alien nous envahit ce soir sur Syfy France

Critique Resident Alien : Alan Tudyk prend ses quartiers sur Terre (et sur Syfy)

Comme d’habitude, je n’affirme pas que je vais me tenir à jour et la voir dès ce soir en rentrant du travail, mais je voulais quand même proposer le résumé de la saison 1 dans les temps pour ceux qui seraient plus ponctuels que moi. En attendant que Syfy France diffuse à son tour le début de cette saison 2, voilà en tout cas un bref rappel d’où la saison 1 s’arrêtait.

Voir aussi : Toutes les critiques de la saison 1

Resident Alien Saison 2 - AlloCinéL’humanité était sauvée !

La dernière scène de la saison nous révélait, et c’est le plus important, qu’Harry réussissait bien à quitter la terre, en grande partie grâce à l’aide d’Asta.

Bien qu’ayant découvert la véritable identité de l’alien, elle a tout fait pour lui venir en aide et est restée une amie/flirt fidèle, c’est plutôt cool. Elle regardait donc son vaisseau s’envoler vers de nouvelles aventures loin, très loin, de se douter qu’à l’intérieur de celui-ci se trouvait également… Max !

Le gamin s’était caché dans le vaisseau pour éviter quelques coups de feu en direction majoritairement d’Harry, cet extra-terrestre qui voulait détruire la planète mais s’est laissé convaincre par Asta de ne tuer personne, parce que c’était chouette d’avoir des amis.

Harry n’a pas fini de regretter d’avoir laissé l’humanité en vie après ça

Vraiment, je vous jure qu’il va en vouloir à Asta, ce n’est pas possible autrement. Cela faisait une fin efficace : avec Max dans le vaisseau, on sait qu’Harry n’aura pas d’autres choix que de revenir sur Terre, non ? Je n’ai rien vu concernant cette saison 2, aucune image et pas même la lecture du moindre comics, j’ai donc hâte de pouvoir la commencer pour savoir ce qu’il en sera.

Des pistes pour la saison 2

J’imagine que Ben et Kate, les parents de Max, vont être morts d’inquiétude. Cela devrait ré-éloigner Ben de D’Arcy, et ça vaut mieux. D'arcy Bloom | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirD’Arcy, la meilleure amie barmaid d’Asta, avait eu une belle évolution en cours de saison 1, mais la fin ne lui rendait pas trop service : elle finissait en effet la saison quelque peu trahie par Asta. Cette dernière ne lui révèle pas le secret d’Harry, bien sûr, mais elle laisse aussi l’impression à D’Arcy qu’elle a aidé Harry à transporter un cadavre. Bon, le cadavre en question, c’était Harry, mais D’Arcy ne risque pas de le savoir.

Elle ne sait pas grand-chose, finalement, même si elle joue la tante cool avec Jay, la fille biologique d’Asta, toujours brouillée avec elle.

J’ai hâte que Darcy en apprenne plus, parce que l’actrice est une mine d’or côté comédie !

Après, D’Arcy n’est pas celle qui en sait le moins : le pire reste le shérif qui se laisse balader depuis le début de la série, alors même qu’il a une Liv hyper efficace comme coéquipière. Je suis curieux de voir comment avancera l’enquête sur le pied retrouvé ou comment l’agence gouvernementale va encore se mêler de tout ça, avec la coéquipière de Richard cherchant toujours à le tuer.

max the resident gif | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirVoilà pour un tour rapide des intrigues entamées en saison 1. Il y a plein d’autres petites pistes possibles, mais soyons honnêtes, je me rends compte que si j’ai adoré la saison 1 et que j’attends impatiemment la deuxième, j’ai quand même oublié un tas de choses de l’ambiance et des twists de la série. Je ne l’avais pourtant pas vue en binge-watching. Je sais donc qu’elle fait une série hebdomadaire sympathique, et je l’ajoute à ma longue liste interminable de séries à voir en cours de semaine.

février 2021 – Just One More Episode

Et je vais encore m’étonner d’être en retard après… Bonne journée à tous, et surtout, bon épisode !

Ces films français actuellement en salle

Salut les cinéphiles,

La semaine dernière, j’ai mis de côté le brouillon de cet article parce que l’actualité était triste, mais il est peut-être temps pour moi de rentabiliser mon abonnement cinéma et de vous parler des films encore en salle que j’ai vus récemment au cinéma. Bon, il y a uniquement des films français, ça change beaucoup de ce que je regarde d’habitude, mais il se trouve que je suis à proximité d’un cinéma qui ne passe beaucoup de cinéma en VO. Bref, pour rentabiliser à fond, il me faut de la VF, et comme je n’aime pas la VF, il me faut des films français. Ceci étant dit, on a des bons films français en ce début 2022. La preuve !

En attendant Bojangles

Entre eux, c’est toujours la fête, toujours des histoires imaginaires, magiques, vertigineuses. Ils mènent leur vie en dansant sur Mr Bojangles. C’est un couple atypique et terriblement attachant.

undefinedJ’ai entamé mes visionnages cinéma de l’année par ce film, et je ne l’ai pas regretté. La promo abusive sur les quais des gares de banlieue parisienne a été efficace : à force de voir Virginie Efira que j’adore et Romain Duris tous les matins à plusieurs reprises, je me suis dit que je pouvais peut-être tenter ce film.

Je n’en savais rien du tout avant d’aller à la séance et je n’ai jamais lu le livre, donc j’étais incertain de ce que ça allait donner. Quand je vois les synopsis officiels, je me dis que personne n’en sait jamais rien, cela dit ; et j’ai dû improviser le synopsis ci-dessus.

Pendant un bon moment, j’ai même cru que je n’allais pas aimer le film parce que j’ai eu du mal à entrer dans le film : je ne comprenais pas trop le jeu des acteurs qui me semblait mécanique.

En fait, tout était calculé par rapport à la métrique et la poésie du texte, très particulière, mais aussi particulièrement savoureuse pour un littéraire.

Une fois embarqué par le film et par sa musique envoutante et entêtante de Mister Bojangles par contre, c’était dur d’en décrocher et j’ai écouté la BO du film un bon nombre de fois tout de même. Romain Duris est toujours un excellent acteur, tout le casting est excellent, mais Virgine Efira est particulièrement exceptionnelle ici. Je crois que c’est vraiment son meilleur rôle !

Le film est particulièrement bouleversant et je ne peux que trop le conseiller. La principale critique que j’ai pu lire dessus est qu’il n’ose pas assez nous faire voyager avec ces personnages, mais je trouve au contraire que le parti pris est incroyable parce qu’il permet justement de mettre en avant les acteurs et leur imagination sans jamais succomber à la facilité des effets spéciaux.

En fait, ce film est un coup de cœur je crois, principalement parce qu’il était une bonne surprise et qu’il a su m’embarquer. Alors, évidemment, j’aurais beaucoup à redire de la fin et on peut en parler en commentaire si vous l’avez vu, mais je ne vais pas spoiler ici.

Adieu Monsieur Haffmann

Les Allemands envahissent Paris. Monsieur Haffmann met à l’abri sa famille et reste une journée de plus pour confier sa bijouterie à son vendeur… Il va rester alors coincé dans un Paris occupé par les nazis.

Adieu Monsieur Haffmann - film 2020 - AlloCinéEh, je m’en doutais, mais j’ai eu beaucoup de mal avec ce film. C’est une jolie reconstitution historique et un film étouffant par son ambiance de huis-clos qui n’en est pas un du tout… mais l’ensemble est largement sauvé par Sara Giraudeau qui est une excellente actrice et brille dans son rôle d’épouse en souffrance.

Là aussi, j’ai eu beaucoup de mal avec la fin du film, et cela s’explique surtout parce que, malheureusement, il laissait un nombre incroyable de pistes ouvertes. Je déteste les films qui me font m’intéresser à des personnages pendant deux heures pour laisser sur une fin ouverte. Alors bien sûr, ce n’est pas si ouvert que ça… mais le sort des personnages principaux n’est pas scellé quand commence le générique de fin – une période se termine, soit, m’enfin, je veux en savoir tellement plus sur eux.

J’en oublie presque d’expliquer ce que je pense de ce film. Concrètement, c’est une vraie bonne surprise, mais une surprise qui dérange aussi : le film nous rappelle bien ce qu’est l’occupation et les choix horribles qu’elle imposait à certaines personnes. En pleine période électorale, elle tend un miroir dérangeant par moments, je trouve, parce que l’on voit bien que l’occupation s’est imposée aux parisiens qui restaient tous dans la certitude que rien de bien négatif ne pouvait leur arriver. Cela donne parfois envie de crier aux personnages de se bouger, c’est terrible.

Autrement, j’ai accroché aux trois personnages principaux, et je ne m’y attendais pas du tout.

Pour le coup, je ne suis pas fan des acteurs de ce film, mais j’ai trouvé qu’ils arrivaient à être juste dans ces rôles plutôt historiques. L’histoire proposée ici est belle, avec un bon message sur l’altruisme et la nécessité de ne pas oublier que l’autre est humain. Et j’en profite donc pour changer de film, parce qu’au fond, c’est aussi le thème du film suivant.

Presque

Par la force des choses, deux hommes se retrouvent à prendre la route de Lausanne vers le sud de la France, dans un corbillard.

Presque - film 2020 - AlloCinéLa bande-annonce tournait en boucle depuis la mi-décembre dans les cinémas, et j’avoue que j’étais curieux de ce film qui semblait très bien, mais dont les répliques me dérangeaient parfois. Finalement, c’est un joli voyage que proposent les scénaristes, avec une ode à la tolérance, évidemment. En effet, Igor, l’un des deux personnages principaux est handicapé, mais ça n’empêche pas du tout une jolie amitié de se lier.

Le film est très inspirant, en tout cas. Les sujets traités sont loin d’être faciles et sont même plutôt lourds, mais ça fonctionne à merveille : le synospsis parle de deux hommes. L’un est croque-mort, l’autre handicapé. La vie les fait se rencontrer au détour d’un accident… et ça donne un très bon film, abordant à demi-mots des sujets trop souvent tabou.

Le deuil, le décès, l’acceptation de la mort, mais aussi du handicap, le regard de l’autre, la question du désir… Il n’y a pas vraiment de tabou dans le film.

Pourtant, à aucun moment ne domine cette impression d’aborder un sujet tabou. Oh, il y a bien une scène qui se démarque et est un peu abusée côté nudité, mais j’en comprends l’utilité et le message, alors je ne vais pas en tenir rigueur au film – puis, je ne vais pas jouer au prude alors que je regarde Euphoria, c’est juste que je ne l’attendais pas dans ce film vu le style.

Côté casting, c’est une vraie réussite : Alexandre Jollien sait rendre son personnage attachant et le commentaire qui est fait sur le handicap fonctionne dans l’ensemble. La scène avec les policiers est en trop par contre, alors qu’elle était efficace dans la bande-annonce. Dans le film, je la trouve… gênante, en trop. Tant pis. En ce qui me concerne, la plus grosse révélation fut Bernard Campan qui est génial dans le film.

J’ai adoré le personnage de Louis, ce qui aide bien, parce que je trouve son travail fascinant tout de même – comme beaucoup – et parce que je me dis quand même que c’est profondément humain comme métier. Ce ne devrait plus être un tabou (et ça finit par l’être avec une coupe surprenante en fin de film). Tout semble glisser sur le personnage, c’est vrai, et l’acteur le joue bien.

Bien sûr, c’était aussi un véritable plaisir de retrouver Tiphaine Daviot dans ce film. Il faudrait vraiment que je prenne le temps de regarder Marianne parce que j’aime beaucoup cette actrice que j’avais eu l’occasion de croiser au Comic Con pour l’avant-première de Dark Stories. L’occasion de vous dire qu’elle est aussi sympathique et bienveillante qu’elle en a l’air à l’écran, et que son rôle semble presque sur-mesure par moments.

Bref, un bon moment, très divertissant. Ce ne sera sûrement pas mon film de l’année, là aussi, je n’aurais pas dit non à une scène de plus pour conclure sur le personnage de Cathy, mais c’était top. Et la dernière scène est magnifique, mais je n’en dirais pas plus !