Morbius est-il si raté que ça ?

Morbius - film 2022 - AlloCinéSalut les cinéphiles,

Oui, je propose un troisième article cinéma cette semaine, mais c’est parce que j’ai envie d’en parler, parce que je n’ai pas envie de parler du sujet de la soirée ; parce que ça aurait dû être l’article de mercredi dernier et parce que sur la semaine qui arrive, je vais plutôt parler Animaux fantastiques. Bref, c’était aujourd’hui ou dans trop longtemps ; la décision est prise.

Vendredi, j’ai donc ENFIN pris le temps d’aller regarder Morbius en rentrant du boulot. Ça a été déjà compliqué de trouver où le voir d’ailleurs… Le film est un flop en salle et auprès des critiques, ce qui fait qu’il a déjà disparu de pas mal de salles. La concurrence est super rude en 2022… et en même temps, même moi, je vous conseille plutôt d’aller voir En Corps, malgré son jeu de mots en titre qui n’est pas si exceptionnel.

Un flop plutôt justifié pour un scénario creux (spoilers)

En effet, le scénario est au mieux creux, au pire bancal. Nous suivons donc l’histoire de Morbius, un homme atteint d’une maladie dont on ne sait pas grand-chose, mais qu’il n’est pas le seul à avoir. Grosso modo, le sang est mal géré par son corps, alors il a l’idée d’aller utiliser de l’ADN de chauve-souris buveuse de sang pour améliorer son propre ADN. Oui, parce que c’est un docteur super intelligent et calé sur le sujet, même qu’il a créé un sang de synthèse figurez-vous.

L’idée scientifique en elle-même pose probablement débat, mais le vrai problème est que l’idée est amenée bizarrement, avec une première scène à laquelle on ne comprend pas tout – même une fois le film terminé. Pourquoi les chauve-souris ne l’attaquent-elles pas ?

Trop souvent, des questions se posent et n’ont pas de réponse. Trop souvent, le rythme du film est haché, voire bâclé : on avance à toute vitesse et tant pis si certains enjeux n’ont pas tellement de sens. Pourquoi le meilleur ami se laisse-t-il déborder par sa soif de sang quand Morbius arrive si bien à la maîtriser ? Mystère, d’autant qu’il semblait bien plus posé que Morbius ?

Et puis, il est évidemment question de vampires puisqu’une fois transformé, Morbius doit boire du sang… Mais toutes les références aux vampires semblent tomber comme un cheveux sur la soupe et n’avoir aucun sens. A aucun moment Morbius n’est un vampire au sens traditionnel du terme, alors pourquoi des scientifiques iraient-ils voir ce que disent les textes littéraires sur le sujet ? Et pourquoi (bon, je répète : spoilers sur la fin du film cette fois) parvient-il à transformer sa petite-amie aussi parce qu’elle est clairement transformée ?

Des performances plutôt fades

Bien sûr, Martine, la petite-amie, sauve le film comme elle peut, mais… Jared Leto, que se passe-t-il ? Je ne connais pas vraiment l’acteur, mais bon dieu, sa performance était loin d’être incroyable. Je ne sais pas si le problème vient du scénario ou de l’acteur en lui-même, mais il y a plein de moments où j’avais l’impression de décrocher des émotions du film parce qu’il les gérait mal.

Le problème ne s’arrête pas à lui, cependant. Matt Smith lui-même est loin d’être à son avantage ici, et ses meilleurs moments à l’écran sont ceux où il fait peur… grâce aux effets spéciaux uniquement. C’est gênant pour l’acteur, tout de même.

De jolis effets spéciaux 

Finalement, je retiens surtout du film la réussite de ses effets spéciaux. S’ils ne suffisent pas à sauver le film d’un flop plutôt mérité, ils atténuent beaucoup l’ennui : le film est joli à regarder à plusieurs reprises et j’ai bien aimé l’ambiance que ça instaurait. C’était beau, il y avait des choses à regarder… et ça finit par être illisible dans certains moments d’action, dommage.

Après, il est possible aussi que ce que j’ai aimé, ce soit l’ambiance qui flirtait parfois avec le film d’horreur. Un peu comme la tentative de The New Mutants, on sent que l’idée est de s’éloigner du Marvel grand public pour tenter un truc plus sombre. C’est loin d’être purement réussi, car ce n’est pas du tout ambitieux ou assumé jusqu’au bout, mais ça apporte un point positif au film malgré tout.

Et au sein du MCU ?

Bref, vous l’aurez compris : je n’ai pas passé un horrible moment, mais de n’était pas non plus complètement incontournable. Je pensais naïvement qu’il s’agissait d’un film Marvel Studios. Quand j’ai vu dès le début du film le logo WB, j’ai rapidement compris tout le mal que j’avais pu en lire. Vraiment, la WB ne réussit pas à s’en sortir avec les super-héros ?

La fin du film et ses scènes post génériques me laissent bien perplexe en plus. Est-ce qu’on va nous proposer un autre Spiderman, encore ? Ce serait du réchauffé d’avoir Tom Holland confronté à nouveau au même méchant.

Puis, le film a tenté tout du long de faire de Morbius un gentil pour conclure sur le fait qu’il devenait une menace ? Pas maîtrisé tout ça. Je ne vois même pas encore comment ils justifieront le délire de multivers qui semblent déranger absolument personne ?

Perplexe. Pas incontournable en tout cas. Je ne suis pas déçu de l’avoir vu, c’était mieux que Venom 2 (pas bien difficile), mais pas inoubliable non plus. Ca ne marquera pas l’année.

Magnifique moment de cinéma : En Corps

Salut les cinéphiles,

En corps - film 2022 - AlloCinéJ’avais promis la publication de cet article ce matin, mais j’ai finalement eu d’autres priorités, à commencer par aller voter. Difficile de trouver ce que je voulais vraiment d’ailleurs, mais c’est pas le sujet. Evadons-nous plutôt pour parler du magnifique En corps de Cédric Klapisch. 

Je le teasais hier bien sûr : j’ai adoré ce film et je vous le recommande fortement pour un tas de raisons.

C’est dur de savoir par où commencer sans spoiler, mais voilà les principales raisons pêle-mêle :

Des personnages plus vrais que nature

C’est tout l’avantage des personnages de Klapisch : les répliques sont incroyables de justesse et sonnent toujours hyper vraies. Cela permet de nous offrir des personnages cohérents et complets, qui donnent cette impression qu’on pourrait les croiser dans la rue, les aborder, les fréquenter. C’est un sentiment toujours étonnant quand ça arrive, mais j’ai eu l’impression que le film parlait de la vie de certains amis.

En ce qui me concerne, c’est un point positif non par nombrilisme, mais parce que ça permet d’identifier plus vite chacun d’entre eux et d’en évaluer les discours. Parfois, le discours est volontairement parodique, mais dans le fond, on sent que c’est pour faire passer l’humour et que le message ne se perd pas.

C’est un autre bon point du film : il ne fait jamais dans le misérabilisme grâce à son humour percutant.

Et pourtant, il y aurait de quoi faire dans le misérabilisme : l’héroïne voit son rêve brisé par une blessure à la cheville alors qu’elle est danseuse classique – non, ce n’est pas du spoil, c’est le synopsis. Cela dit, méfiez-vous des spoilers dans la suite de l’article.

Un scénario finement pensé

Je partais vraiment sceptique sur le scénario on ne peut plus classique, mais finalement, la réaction de l’héroïne est ce qui va apporter l’originalité au film : en effet, le but est plutôt de nous montrer une héroïne qui apprend à rebondir et à faire une citronnade quand la vie lui donne des citrons (comme dirait l’autre).

Concrètement, le passage de danse classique à danse contemporaine se fait très naturellement dans le film, et la transition est à la fois crédible et attachante. Il est difficile de ne pas s’attacher à l’héroïne et à ses doutes tant l’interprétation est bonne.

Des performances réussies 

C’est évidemment mon point suivant : le film est une réussite grâce aux interprétations de tous les acteurs. J’étais un peu déçu de voir débarquer Muriel Robin. Autant je trouve que l’actrice n’est pas mauvaise, autant on a du mal à oublier qu’elle est elle, et c’est un peu dommage dans ce genre de film qui repose beaucoup sur le sentiment de vrai.

Qu’importe : sa performance est réussie elle aussi, et c’est bien le minimum. Ceci étant dit, les meilleures performances ne sont pas forcément les performances des acteurs en tant qu’acteurs. Non, ce qui fonctionne particulièrement bien dans le film, c’est la justesse des performances en danse. Elles sont éblouissantes et ça rend le film très sublime à regarder.

Il y a plusieurs numéros de danse et tous sont très beaux – de la danse classique à la danse contemporaine.

Bien sûr, ça peut être un peu long à regarder par moments, mais le film est construit intelligemment autour des performances de danse et de la transition d’un type de danse à l’autre – avec une performance de fin qui répond au spectacle du début. C’est peut-être là que je peux chipoter : la dernière danse du film mériterait d’être plus longue pour que toutes les émotions très justes qui passent puissent nous emporter encore davantage.

Un Paris sublimé

Normal, c’est Klapisch : la vision de Paris est magnifique à plusieurs reprises. Le film n’est pas enfermé dans la capitale bien sûr, mais chaque fois qu’on y passe, on y sent un amour de la ville en elle-même qui donne presque envie de sortir plus souvent dans les rues parisiennes pluvieuses. Je suis moi-même toujours admiratif de certains coins de la capitale, alors ce genre de vision fait plaisir.

C’est toujours bien de voir des personnages courir dans Paris de toute manière. Et plus sérieusement, le travail technique du film est bien là, avec des plans assez mémorables l’air de rien. J’ai des scènes qui me restent en tête.

Quant aux possibles longueurs qu’on pourrait reprocher au film, je trouve qu’elles se justifient assez bien. Oui, il dure une vingtaine de minutes de trop, mais en même temps, moi j’ai envie de retourner le voir, alors ce n’est pas si grave que ça.

Bref, vous aurez largement compris que le film vaut vraiment le détour !

Sept clichés TV sur… le cinéma

Salut les sériephiles,

Je passe de plus en plus de temps à me triturer le cerveau pour trouver mes prochains thèmes de « sept clichés sur », mais chaque fois que je pense avoir fait le tour, je finis par trouver de nouvelles idées. Après quelques séances de cinéma, me voilà donc assez logiquement à revenir sur le lien entre séries TV et cinéma. Ce n’est pas toujours évident, car les deux formes de divertissement sont parfois mises en concurrence pour de mauvaises raisons, mais eh, les personnages vont quand même au cinéma parfois. Petit tour d’horizon des clichés dans ces cas-là.

This is us : la série a-t-elle perdu son élan ? - News Séries à la TV - AlloCiné

  1. Tout le monde achète des popcorns et bavarde au cinéma, comme dans This is us

Si les personnages de votre série sont dans une salle de cinéma, vous pouvez être à peu près certains qu’ils auront des popcorns et/ou des sodas avec eux. C’est un truc que l’on voit dans plein de séries et la première qui m’est venue en tête est celle-ci, parce qu’on voit Jack les acheter et que c’était marrant. Pourtant, aux avant-premières de Kevin, ils n’en ont pas toujours, mais c’est plus l’exception qui confirme la règle, je crois. Par contre, je commence par un cliché qui va diviser : perso, c’est FAUX, je suis radin et pas forcément fan de popcorn. À la rigueur, j’achète des bonbons parfois, et encore, vu le prix. Je sais cependant que certaines personnes achètent des popcorns à chaque séance ou presque… Sinon, pour les bavardages, c’est inévitable : si on voit les personnages dans un cinéma, il faut bien les voir parler aussi. Pour la réalité… Ouais, si, il y a souvent des bavardages, tout de même.

  1. On décide d’aller au cinéma avant de choisir un film, comme dans Plus belle la vie

Un truc qui me marque souvent dans les séries, c’est que les personnages proposent d’aller au cinéma sans avoir la moindre idée du film qu’ils iront voir. Au prix que coûte la séance, ça paraît assez dingue, surtout pour des personnages qui ne semblent pas y aller souvent. Cela permet ensuite d’avoir la traditionnelle scène où les personnages débattent pour savoir quel film (ou quel genre de film) ils iront voir. Perso, je n’ai jamais fait ça, c’est FAUX. Je repère les films et je propose d’aller les voir au cinéma, les gens me disent oui ou non, mais ça me paraît prendre le problème à l’envers de se dire « tiens, on va au ciné, mais je ne sais pas pourquoi ».

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  1. Le cinéma va occuper une place centrale de la vie des persos, comme dans Charmed

Souvent, lorsqu’une série se donne la peine de faire un épisode où les personnages vont au cinéma, c’est pour en faire le thème central de l’épisode : les personnages vont en parler dans tout l’épisode, un enfant va s’enfuir pendant que le père dort… ou alors le film va devenir soudain réalité quand on est dans une réalité fantastique. Bon, ce dernier point, ça ne marche pas, mais les deux autres, ma foi, j’imagine que le cliché est plutôt VRAI ? Quand je vais au cinéma, il y a toujours un ou deux moments où j’en parle ensuite – que ce soit avec la personne avec qui je l’ai vu, sur le blog, avec des collègues, etc.

  1. Les personnages vont au cinéma… en drive-in, comme dans That ‘70s show

Gros cliché des séries des années 90, et surtout des séries pour ados : les fameux cinémas plein-air où l’on vient en voiture assister à la projection d’un film. Je continue d’être bouche bée à chaque fois que je vois ça à l’écran, parce que le concept me paraît super bizarre. Une voiture, c’est pas hyper confortable ; c’est toujours au milieu de champs qui doivent regorger de moustiques et ça se passe mal quasiment à chaque fois. Vraiment, c’est un concept que je ne connais pas et qui m’épate. Ni vrai, ni faux, mais c’est un cliché que je ne pouvais pas ignorer.

Le cinéma où a travaillé Hannah Baker et Clay Jensen dans 13 Reasons Why | Spotern

  1. Il y a toujours une belle file d’attente quand on va au cinéma, comme dans 13 Reasons why

Bon, les personnages de la série travaillent dans un cinéma, je ne sais pas si ça compte, mais il semble y avoir toujours du monde à attendre quand ils vendent des tickets – genre y a quelqu’un avant et quelqu’un après. Alors désolé de casser l’ambiance, mais c’est FAUX, il y a plein de cinémas dans lesquels il n’y a pas tant de monde que ça, surtout dans les petites villes.

  1. Le cinéma est une référence commune, comme dans Community

C’est un cliché facile et vérifiable un peu partout, parce qu’il est VRAI : évidemment que tout le monde a entendu parler des « boring-ass Marvel movies » (cette réplique m’a traumatisé à ce point, oui) et peut faire des références à Star Wars. Les films qui sortent au cinéma sont le sujet de conversation entre des personnages qui ne vont peut-être pas au cinéma ensemble, mais tout de même. La culture se partage donc, et ça, même sur le petit écran.

Abed From Community Quotes. QuotesGram

  1. Le cinéma est mort, plus personne n’y va, comme dans Grey’s Anatomy

Il est possible que je me plante et j’attends de voir si Aurélien passera par ici pour me contredire, mais il me semble vraiment que sur les dix-huit saisons de Grey’s Anatomy, on n’a pas eu de scène où les personnages allaient au cinéma. S’il y en a eu, ce n’était pas marquant et ça ne changera pas ce que je veux dire avec ce point : il est super rare de voir des personnages aller au cinéma finalement. Pourtant… Ben, je sais pas, j’y vais tout le temps moi ? Difficile de ne pas constater par contre que c’est plutôt VRAI, surtout avec le covid : les séances sont de plus en plus désertes tout de même.

Un rattrapage Sonic cet aprèm

Salut les cinéphiles,

Je sais que j’ai dit récemment que Marvel me manquait beaucoup, mais je n’ai de toute évidence pas le temps ce soir pour me lancer dans leur nouvelle série. Et dans la journée, j’ai privilégié une séance pour Sonic plutôt que pour Morbius, principalement à cause des horaires – il m’aurait fallu voir une VF sinon, et non merci, déjà que le film ne me tente pas, n’en rajoutons pas.

Voir aussi : À quand le prochain Marvel ?

Bref, vous l’aurez compris, j’ai passé mon après-midi avec Sonic, d’autant plus que je n’avais pas vu le premier film quand je me suis levé ce matin.

Sonic

Sonic le film en Blu Ray : Sonic, le film - AlloCinéJe me suis vite souvenu de la raison pour laquelle j’avais mis de côté le film à sa sortie en 2020. Ce n’était pas pour le Covid, mais c’était parce que la bande-annonce ne me disait rien qui vaille avec un Sonic déambulant dans des rues on ne peut plus modernes. Finalement, tout est bien expliqué en début de film… mais la frustration reste présente. J’aurais adoré un film jouant à fond sur la nostalgie des anneaux à accumuler et des îles à explorer. Il y avait à mon sens de quoi faire déjà, mais non.

Le but ici est de proposer une comédie plutôt qu’un film d’action, et ça fonctionne tout aussi bien. J’ai aimé découvrir James Marsden dans un rôle loin de ceux que je lui connais avec X-Men ou Westworld, et l’histoire elle-même est efficace : je ne me suis pas ennuyé une seconde.

Cela ne signifie pas non plus que le film est sans défaut : le ratio hommes/femme (sans s, ouais, franchement à ce stade) est digne d’un film des années 90 et d’ailleurs je n’accroche pas tellement à l’humour de Jim Carrey, que j’ai tendance à trouver trop lourd. Ici, l’équilibre se fait heureusement, et on reste sur un film à destination des enfants de toute manière : la musique ne trompe pas, l’humour et les bonnes blagues non plus. On n’est pas sur un film dont quelqu’un ressortira traumatisé et le méchant est plus ridicule qu’autre chose, mais c’est ce qui fait que c’est sympathique.

J’étais surpris tout de même de voir que la fin du film ouvrait déjà sur un deuxième volet : c’est ambitieux, tout de même… mais j’avoue que le personnage principal est suffisamment attachant pour justifier une suite.

Sonic 2

Sonic 2 le film - film 2022 - AlloCinéJe m’attendais à être déçu après avoir aimé le premier film, mais c’est plutôt l’inverse. Si le ratio hommes/femmes reste sensiblement le même (on peut y mettre un s cette fois), le film reprend intelligemment les pistes ouvertes par le premier, surfant parfois sur des simples répliques pour proposer un nouveau scénario plus complet. Bon, le scénario pose problème par moments, faute de cohérence ou de totale logique dans l’enchaînement des événements.

Ce n’est pas bien grave, nous ne sommes pas là pour ça et, une fois de plus, c’est à destination des enfants tout ça. Le film fonctionne bien avec un Sonic qui prend désormais la place d’un adolescent dans sa famille trouvée par hasard. Le premier film insistait sur la solitude du personnage qui jalousait les humains ; le voilà désormais en quête d’amis parce qu’il a un couple parental de substitution. Le premier film ne suivait pas tellement l’idée d’une relation père/fils, alors ça déroutait un peu ; mais c’est plutôt efficace sur du long terme.

Les nouveaux personnages introduits sont sympathiques, chacun avec un caractère bien particulier. J’aime aussi le développement de ceux qui sont là depuis plus longtemps, surtout chez les méchants, mais pas que. L’équilibre entre les différents types d’humour est toujours le bon, même s’il y a peut-être plus de liberté de Jim Carrey. En tout cas, sur ce deuxième volet, il y a eu des moments où mon attention partait ailleurs.

Pas bien grave, la musique, les moments d’action, voire de danse, et les nouveaux personnages ont su me raccrocher à un moment ou un autre. Cela donne finalement un film qui fonctionne bien – et qui nous annonce un troisième volet aussi, même si je ne sais pas s’ils le feront. Je me dis que s’il y a eu un deux malgré le covid, c’est que ça doit rapporter de l’argent tout de même.

Sonic le Film : une nouvelle bande-annonce, avec un Sonic (joliment) remodelé

Et puis… Même charte graphique et même volonté de nous donner envie de retourner jouer à la Sega, clairement. C’est dingue, mais vraiment, les génériques de ces deux films, au début comme à la fin, donnent envie de jouer. Cela faisait longtemps que ça ne m’était plus arrivé ! Bref, des films qui n’ont rien à voir avec les jeux vidéo de mon enfance, mais des films qui sont marrants et entraînants malgré tout.

Pas incontournables, donc, mais divertissants tout de même.