9-1-1 Lone Star – S04E12

Épisode 12 – Swipe Left – 16/20
Si certaines choses m’ont bien énervé – et dès le début de l’épisode en plus – je trouve que la saison continue de très bien jouer la carte de l’humour. Comme il n’y a qu’un seul personnage que je n’aime pas dans la série, ça a pour avantage que j’adore inévitablement chaque épisode. En plus, les différentes interventions de l’épisode fonctionnaient bien avec les intrigues en cours et l’idée de base de l’épisode était suffisamment divertissante pour nous proposer de passer un vrai bon moment.

Spoilers

Quelques rencards, beaucoup d’humour.

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Is this against hotel policy?

Ce début d’épisode est surprenant, avec TK et Carlos qui stressent avant des entretiens pour trouver la personne qui les unira à vie. Dans cette série, je m’attendais plutôt à ce qu’ils se tournent vers un pompier. Cela limite le budget. Bon, on n’est pas à l’abri que ce soit la conclusion finale, surtout quand on voit les entretiens.

Concrètement, c’est un Enfer – et je ne parle pas du même que celui du révérend qui leur promet une vie éternelle ensemble là-bas : le révérend homophobe, le rabbin qui veut convertir Carlos après un entretien parfait, la femme très spirituelle qui ne croit pas en l’importance du temps… Autant dire que ce n’est pas gagné pour le mariage.

L’autre chose qui n’est pas gagnée et qui m’a énervé comme rarement, c’est que Carlos révèle au passage qu’il ne veut pas d’enfants – contrairement à TK. Oh putain. Comment est-ce que c’est possible, en 2023, d’envisager un mariage sans s’être possiblement demandé avant s’ils voulaient ou non des enfants ? Vraiment, les séries me soulent. C’est toujours LE sujet qui vient briser les meilleurs couples.

Je ne sais pas, dans la réalité, on en parle avant, non ? Le débat qui suit entre Carlos et TK m’a donc passablement énervé, parce que les voir s’engueuler pour ça, ça m’a soulé. C’est le genre de choses que j’ai tendance à penser évacuées bien avant qu’on envisage d’emménager ensemble, même. Je dois être dingue – ou j’ai vu trop de séries par rapport à ces personnages, au choix. En plus, quelle tristesse : j’aurais parié sur le contraire, je vois bien Carlos avec des enfants moi – même si effectivement il a fait de la merde avec leur lézard. Le pire, c’est qu’en fin de conversation, ils finissent par ignorer le sujet, concrètement.

Le sujet reste central durant tout l’épisode, cependant, avec notamment TK s’interrogeant sur la relation entre Tommy et ses filles. Il était tout mignon à lui en parler. Bien sûr, Tommy est fière de voir ses filles grandir – et j’avoue que je suis un peu choqué de les voir si grandes d’un coup. J’ai l’impression qu’elles avaient dix centimètres de moins en début de saison, mais c’est sûrement moi qui suis fatigué.

La première intervention de l’épisode a mis du temps à venir, mais elle valait le coup de l’attendre. On nous ramène l’insupportable couple qui avait eu la bonne idée de faire un procès à Marjan pour se foutre d’eux, mais en attendant, ils sont insupportables. J’ai eu envie de casser ma télé quand ils hurlaient depuis leur décapotable là… et j’ai possiblement dit à voix haute que j’avais hâte qu’ils aient un accident, surtout pendant la course complètement irresponsable.

Je ne m’attendais pas cependant à ce qu’ils soient recouverts, littéralement, de fertilisants et d’excréments. Cela ne donnait pas envie d’être à leur place, mais l’humiliation atteint son paroxysme quand les pompiers qui débarquent pour les sortir de là sont ceux de la caserne 126. Le karma est à son comble, vraiment.

Bien sûr, les scénaristes profitent de l’occasion pour en faire des tonnes, surtout avec Owen qui prend tout son temps et laisse finalement à Marjan l’opportunité de choisir si oui ou non ils porteront des masques pour réduire l’odeur. On en arrive alors, une fois de plus, à un cas qui me pose problème sur l’éthique morale de ce que veut vendre la série avec les réseaux sociaux de Marjan : elle accepte de leur donner des masques s’ils acceptent de tourner une vidéo pour sa story.

On casse totalement le réalisme de ce que serait cette intervention dans la vraie vie, d’une part ; mais en plus, d’autre part, je trouve que ça ne met pas forcément en valeur Marjan. Bien sûr, elle fait passer un bon message et empêche un couple toxique de nuire à des gens qui leur ont pourtant donné de l’argent pour leur payer une nouvelle voiture qu’ils ont dégommé bien vite… mais bon, ce n’est pas tellement son boulot a priori.

J’ai décidé de ne pas trop me concentrer sur cet aspect de l’épisode, cependant, histoire de rester bien centré sur le côté humoristique qui est efficace. On enchaîne avec un acteur de Zoey’s Extraordinary Playlist, et ça m’a fait tout bizarre de le voir comme ça, en coach de physiothérapie qui drague très clairement Marjan, plus encore qu’il ne l’aide à se remettre de sa blessure. C’était drôle de voir la réaction de Paul face à ce flirt, d’ailleurs, parce qu’il se rend compte très vite de ce qu’il se passe entre cette patiente et son coach.

Il l’embête avec ça donc elle réagit de manière logique en fuyant sur les réseaux sociaux. Sa joie de voir les Gerald être ridiculisés se volatilise bien vite par contre : elle découvre que son ex Salim vient d’avoir un bébé. Merci Instagram. Elle est inévitablement triste de la situation et ça la remet face à son célibat.

Toute la caserne s’en mêle aussitôt, pour savoir pourquoi elle ne reprend pas les rencards. Il lui faut théoriquement un chaperon pour ça, et c’est loin d’être le problème qu’elle souligne que c’est : elle a toute la caserne pour ça. Inévitablement, Owen se mêle aussi de la conversation, évidemment, et lui conseille de télécharger trois applications de rencontre.

Marjan prend alors conseil de la part de tout le monde, et ça me fait rire de la voir ramer comme ça avec ses potentiels rencards. Nancy et Carlos sont de bons conseils, au moins. Ils font aussi de bosn chaperons, contrairement à Owen – sous le charme du prétendant encore plus que Marjan – ou Mateo – qui est de loin le pire. Mon prétendant préféré était clairement celui présent avec TK et Carlos, mais bon, c’était un fan d’Harry Potter un tout petit trop peu radical.

Finalement, Marjan espère pouvoir donner suite avec le prétendant qu’elle rencontre lorsqu’elle est avec Owen. Moi, je ne le sentais pas et je suis bien satisfait de ce qu’a donné l’épisode ensuite. Avant d’y arriver, toutefois, Marjan s’est retrouvée à devoir attendre d’avoir de ses nouvelles, ce qui prenait beaucoup plus de temps que ce qu’elle espérait. J’étais content que Marjan veuille se rebeller contre le patriarcat, expliqué par toute la caserne, mais bon, les scénaristes s’amusent juste à lui faire recevoir un texto au moment où elle allait briser le silence entre eux.

Tout ça nous mène finalement à une deuxième intervention. On suit une femme enceinte débarquer à un motel où elle aperçoit la voiture de son mari. C’est pas ouf, ça. Elle essaie donc d’obtenir le numéro de chambre de son mari en négociant avec l’homme à l’accueil. En vain. La pauvre se fait donc dégager bien vite, car ce n’est pas la politique de l’hôtel de donner la moindre information sur les clients – surtout qu’elle n’est pas la première femme trompée de la semaine à essayer d’obtenir cette information. On lui promet même d’appeler les flics… ce qui serait possiblement une meilleure idée que ce qu’elle se décide de faire ensuite : elle vole un engin de chantier pour venir éclater la baie vitrée du restaurant du motel. Elle a l’air de trouver ça fun apparemment.

C’est le genre d’épisode qui donne envie d’être cascadeur pour pouvoir s’éclater à faire de même. Après… Détruire un mur, c’est cool, mais s’acharner comme elle fait, ça craint, franchement. Le No-Tell Motel devient clairement un motel qui attire l’attention – en étant à moitié détruit, en plus. L’avantage de ce genre d’intervention, c’est que ça nous permet de retrouver un peu tout le monde sur scène : Carlos est là pour arrêter la femme, les pompiers sont là pour sécuriser les lieux et l’équipe médicale est là pour s’occuper de la femme enceinte.

Bon, avant ça, il faut déjà la sortir des décombres dans lesquels elle s’est foutue. On peut compter sur Mateo, Paul et surtout Marjan pour ça. Ils m’ont bien fait rire à insister sur le fait qu’aucun juge ne la condamnerait, surtout au Texas. Je suis à peu près sûr qu’il y a un fond de vérité, mais elle a quand même détruit la moitié d’un motel, alors j’imagine que les répercussions seront loin d’être cool quand Carlos l’aura arrêtée.

Bien sûr, on n’en saura rien, car je doute que la série donne suite à cette histoire. Finalement, la femme enceinte voit son mari sortir de la chambre avec sa copine… et bim, le mari n’est autre que le prétendant parfait de Marjan. Décidément, l’épisode joue la carte de l’humour jusqu’au bout. La réaction de Marjan était parfaite, celle de la femme enceinte aussi (et ma foi, celle de Carlos a aidé à m’achever).

En revanche, celle d’Owen ? Putain, mais reste à ta place. Il me soule lui. Il déprime tellement qu’il décide de s’acheter plein de poulet fris tout seul, quoi. Par chance pour lui, TK passe le voir pour parler avec lui de la crise que traverse son couple. L’épisode est plutôt sympathique sur le sujet : il nous met en parallèle la conversation entre Owen et son père, et celle entre Carlos et sa mère. C’est enrichissant, parce qu’on voit le point de vue des deux personnages du couple. Et ça me réconcilie avec Carlos : il ne veut pas devenir père par peur de ne pas être à la hauteur, à cause de la relation qu’il avait lui-même (ou plutôt n’avait pas) avec son père.

C’était bien comme manière d’approcher le sujet, et ça mène à la très jolie conclusion que le couple est en fait prêt à attendre. Tout ce qu’ils veulent, c’est être ensemble. Si Carlos arrive un jour à se décider à vouloir être père, alors tant mieux. Sinon, tant pis. En attendant, ils auront un Louis II à retrouver comme ils peuvent, parce que Carlos offre à TK un animal de compagnie – la première étape selon lui (humph, j’ai un doute) – qui se fait la malle à la première occasion. C’était marrant comme manière de conclure l’épisode.

Quant à moi, avant de conclure la critique, il me faut encore parler de Marjan et de sa vie amoureuse. Sans trop de surprise, quand on suit Marjan et Paul en train de faire des courses pour qu’elle aille préparer à son collègue un dîner avec sa nouvelle copine, Marjan se retrouve nez à nez avec son coach. Dans un magasin qui vend des produits halal, si j’ai bien suivi (non, je n’avais pas les sous-titres). Marjan découvre que son coach est musulman et lui donne rendez-vous le jeudi prochain après une petite scène toute sympathique. L’avantage, c’est qu’elle a un chaperon avec elle : Paul insiste donc pour qu’il soit invité le soir-même.

Bon, on le reverra notre acteur de Zoey, et c’est très bien comme ça. Espérons juste que Grace sera là aussi, parce qu’elle n’a pas eu de temps d’écran cette semaine – Judd n’en a pas eu beaucoup non plus d’ailleurs. De toute manière, cette saison, c’est le Marjan Show j’ai l’impression. Et j’adore ça !

9-1-1 – S06E13

Épisode 13 – Mixed Feelings – 14/20
La série nous propose un épisode plutôt classique cette semaine, ce qui est un brin décevant après deux semaines de pause. Cela dit, il y a tout de même quelques développements qui auront un impact sur le plus long terme au milieu de gags efficaces, alors il n’y a pas de quoi se plaindre. Ce qui est étonnant, c’est que je termine l’épisode sans avoir le sentiment d’avoir retrouvé les personnages – elle ne me manque jamais vraiment, elle fait partie du décor à ce stade. Je crois que c’est positif.

Spoilers

Hen et Karen s’apprêtent à découvrir le secret de Denny, tandis que Buck se découvre un don.

 


The buzzing comes from inside the house.

J’ai eu une grosse sensation de déjà vu sur le début d’épisode de cet épisode qui voit un coach de sport faire un malaise après avoir bu toute sa bouteille. Il le fait devant toute sa classe, qui s’inquiète rapidement pour lui et appelle nos secours. Nos héros comprennent vite ce qui a dérapé : la boisson énergétique qu’il offre à ses élèves lui a fait faire une overdose – et rapidement, toute la classe tombe comme des mouches.

Non, vraiment, j’avais clairement l’impression d’un énorme déjà vu pendant toute la première intervention de l’épisode. N’ont-ils pas déjà fait le coup ? Cela me perturbe. C’était peut-être dans une autre série après. Le truc, c’est que même la scène suivante m’a fait douter : on y voit Athéna lire un livre – et elle nous fait un point de Bingo que j’ai déjà marqué hier en faisant ça – en attendant que Bobby rentre de son jogging matinal. Cela aussi m’a donné une impression de déjà-vu.

Ce qui m’a rassuré sur le fait qu’on était bien en saison 6 est une scène ensuite entre Chimney et Denny. Je l’ai trouvée plutôt très sympathique comme scène : Chimney dépanne Hen pour amener Denny à l’école, et ça aide Denny à se faire une raison sur les erreurs possibles des parents.

L’intrigue Denny est développée dans cet épisode, mais avant ça une deuxième intervention m’a fait découvrir une nouvelle angoisse : se faire couper les cheveux avec du FEU. Sérieusement, le coiffeur avec son chalumeau m’a clairement déclenché des crises de panique, alors j’étais plutôt content de voir que l’intrigue se dirigeait vers tout autre chose : un incendie rapide et une allergie à l’eau pour l’adolescente qui l’avait provoqué malgré elle et se retrouvait sous l’alarme incendie du local. Aïe. J’ai eu vraiment mal pour elle, surtout qu’elle n’était qu’un dommage collatéral pour la série.

En effet, la série voulait surtout en venir à Hen qui conseille à la mère de la gamine de ne pas s’en vouloir de ce qui est arrivé. Il était important de la voir donner des conseils sur la manière d’être un bon parent, parce qu’elle s’apprêtait à vivre une crise elle-même : Karen l’appelle pour lui dire que Denny n’est pas rentré à la maison… et c’est inquiétant, parce que ça fait des semaines qu’il n’est pas rentré en bus, contrairement à ce qu’il leur disait.

Hen le retrouve cependant à l’hôpital : Denny y est amené parce que son père a eu un accident de voiture en le ramenant de l’école. Outch. Hen découvre donc que Denny a repris contact avec son père de la pire des manières. C’est après plusieurs mois qu’elle s’en rend compte par contre, donc je les trouve un peu dans l’abus avec Karen de hurler sur le gamin. Si le pire devait se produire, il se serait produit bien avant… là, il semble qu’il a bien retrouvé un père qui s’occupe de lui.

Je ne sais pas, je n’ai pas d’enfant, c’est facile de juger, mais j’ai du mal à me dire qu’il a pu passer plusieurs mois à voir son père sans que personne ne s’en rende compte. Il y a un défaut de surveillance quelque part, non ? Elles ne semblent pas tellement s’interroger pourtant, préférant s’énerver – surtout Karen. Le soir, elles se retrouvent autour d’un verre de vin blanc à essayer de comprendre ce qu’il se passe.

Difficile de savoir que son enfant a menti pendant des mois – difficile aussi de ne pas en vouloir au père, Nathanaël, qui n’a jamais pris la peine de les prévenir qu’il voyait son fils. En tout cas, Denny refuse à présent de parler à ses mères, ne comprenant pas le problème dans son attitude. Mouais. Il doit bien le savoir, sinon, il leur en aurait parlé dès le départ.

En tout cas, Nathanaël a eu besoin de se faire opérer, mais il va finalement bien. Denny qui fait la tête ? Facile à gérer : Hen appelle sa mère pour qu’elle lui parle… et elle arrive très vite à expliquer à son petit-fils la situation. En vrai, il n’y a rien de bien difficile à comprendre et ils terminent en câlin bien vite.

La grand-mère doit ensuite expliquer à sa fille que Denny a un peu raison quand même : il s’agit de son père, et même si Nathanaël brise sa promesse et les règles de base, c’est bien normal de vouloir une relation avec son père. L’épisode se termine donc avec Karen et Hen qui se rendent à l’hôpital pour rencontrer Nathanaël et établir quelques règles afin qu’ils puissent se voir. Elles m’ont fait de la peine à souffrir de la situation, mais c’est une bonne chose pour le long terme en vrai. En plus, l’idée que Denny puisse voir son père en présence de sa grand-mère est une vraie bonne idée, je trouve.

En parallèle, Buck se découvre une nouvelle capacité pour le calcul mental. Il le fait en début d’épisode pendant la première intervention, puis impressionne Christopher quand il est capable de calculer le carré de nombres complexes… Cela semble perturber Buck, alors Eddie fait quelques recherches pour en savoir plus. Après avoir été frappé par la foudre, il est apparemment possible de développer de nouvelles capacités. Du moins, c’est ce qu’il trouve sur Internet, mais qui est très questionnable.

Les scénaristes s’amusent probablement à partir d’anecdotes et témoignages, mais ce n’est pas si dérangeant, car ça fait quelques bons gags. C’était moins brillant quand on voit Eddy traîner Buck à une soirée poker avec la cheffe des pompiers, par contre. On voit donc Buck compter les cartes et plumer un peu toute une table de poker… C’est la pire exploitation possible de son don, et c’est surtout bien peu discret. Il pourrait au moins faire semblant de perdre quelques tours, surtout que la cheffe sait qu’il est possible de développer des dons après avoir été frappé par la foudre.

J’ai moins accroché à cet humour, pour le coup. C’était mieux lors de la troisième intervention de l’épisode, qui voit les pompiers aider une femme avec un vibromasseur perdu en elle et Buck qui se met à calculer les probabilités que ça arrive.

De son côté, Maddie commence sa journée en stress parce qu’elle est en retard… Cela se voit, vraiment énormément dans sa manière de se comporter, mais ça ne semble absolument pas gêner sa nouvelle voisine qui s’incruste carrément dans sa nouvelle maison avec des muffins. En soi, c’est plutôt sympathique, mais elle a un côté sitcom qui doit faire peur, à s’incruster comme ça et à regarder tout ce qu’il se passe dans la maison.

Carol, c’est son nom, tape très rapidement sur le système de Maddie, et ça se voit. Elle en parle à Chimney quand il découvre le plat de muffins, sans avoir pu en manger, le pauvre. Le problème, c’est que quand elle se décide à ramener le plat, Maddie rencontre alors Carol, sa vraie voisine. Et elle est loin de ressembler à la Carol qui s’est présentée à elle plus tôt. La scène m’a fait sourire : ce genre de suspense et mystère avec Jennifer Love Hewitt qui voit quelqu’un que personne ne connaît ? Eh, on se serait cru devant Ghost Whisperer. Et ce n’était pas pour me déplaire.

Rapidement, Chimney demande toutefois à Bobby et Athena de venir manger chez eux, histoire de s’occuper de ce mystère. Athena donne son avis de professionnelle (toujours bon d’entendre parler d’arnaques par des gens se faisant passer pour d’innocents patients) et conseille tout simplement à Maddie de rappeler la Carol qui lui a laissé son numéro, afin de monter une opération pour la prendre la main dans le sac – ou plutôt dans le courrier. En fait, c’est une ancienne prisonnière, et elle a organisé tout un trafic. Elle espérait pouvoir récupérer le courrier en l’envoyant vers une maison abandonnée.

La maison ne l’est plus cependant, et elle est bonne pour retourner en prison. Athena, elle, est bonne pour refaire un jogging avec son mari et prouver qu’elle est toujours sacrément sportive pour son âge – je ne m’en remets pas d’avoir découvert récemment l’âge de l’actrice à qui je donnais environ quinze ans de moins, pardon.

> Saison 6

 

9-1-1 Lone Star – S04E11

Épisode 11 – Double Trouble – 14/20
Je suis partagé, parce que ce n’est pas exactement l’épisode que j’avais envie de voir. Je trouve que les développements proposés par l’épisode pourraient être bons, mais ils ont été rushés pour être casés sur un seul épisode quand il y avait des intrigues pouvant tenir sur plus longtemps. Au-delà de ça, il y a un détour méta qui n’est pas fascinant à regarder, pas forcément utile, mais eh, si tout le monde a pu profiter d’un bon délire, tant mieux.

Spoilers

Wyatt a de grandes nouvelles à annoncer à Judd sur sa vie ; Mateo a un cousin dont nous n’avons jamais entendu parler.

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So… the cancer just saved my life?

C’est le retour du fils de Judd ! Je me demandais quand il reviendrait dans la série, et c’est désormais chose faite. Wyatt revient avec une certaine Leigh Ann (un prénom bien pratique qui n’a pas du tout nécessité que j’aille voir l’orthographe sur IMDB), une étudiante qui souhaite devenir professeur. S’ils sont mignons en couple, la conversation tourne assez mal quand Wyatt déclare qu’il souhaite arrêter l’école.

Judd n’a pas eu le temps d’être un père pour son fils pendant toute son enfance, mais ça ne l’empêche pas d’être le pire cliché possible du texan désormais qu’il l’est. Comment Grace peut-elle le supporter ? Il s’énerve donc avant d’écouter concrètement son fils, qui lui révèle qu’il n’a pas besoin de diplôme pour ce qu’il souhaite devenir… Il souhaite devenir un pompier.

En soi, pourquoi pas… Sauf que le problème, c’est qu’il a raté les dates pour les recrutements et qu’il a besoin de Judd pour faire passer le mot au chef qu’il serait un candidat parfait quand même. Il n’a plus le temps d’attendre. Ben oui, Wyatt révèle que Judd est sur le point de devenir grand-père, et que c’est pour ça qu’il a tant besoin d’argent. Allez, bim.

Judd ne le prend pas si bien que ça. Le lendemain, il décide donc de s’épuiser à l’entraînement à la caserne. Tommy tombe sur lui et lui ordonne de se calmer, voyant bien qu’il rumine quelque chose de bien grave. Elle le pousse ainsi à se confier et devine d’elle-même qu’il souhaite devenir pompier, parce qu’après tout, Wyatt ne fait qu’idéaliser et vouloir ressembler à son père.

Son père, en revanche, ne veut pas d’un fils qui lui ressemble et soit aussi bête que lui alors qu’il pourrait faire bien mieux de sa vie. Tommy est plutôt chouette avec Judd, lui faisant prendre conscience que de toute manière, si son problème est d’avoir un fils qui lui ressemble, alors il n’a pas vraiment de problème. C’était joliment formulé.

Malgré tout, Judd refuse d’appeler le chef des pompiers d’Austin pour rendre service à Wyatt. Ce dernier vient le voir à la caserne pour le relancer et apprend la nouvelle que son père ne veut pas l’aider. Le pire n’est pas tellement que Judd ne l’aide pas, le pire, c’est qu’il ne le fait pas parce qu’il pense que son fils est trop doux pour ce job. Allez, bim. C’est une manière de se venger, j’imagine.

Il n’empêche que Judd est frustré par la situation : son fils se barre sans vraiment lui dire au revoir (on le comprend) et même si Judd a bien raison, c’est énervant d’en rester là entre eux. C’est donc sans surprise qu’il fait une insomnie ensuite et que Grace se retrouve à devoir écouter son mari lui raconter tout ça au beau milieu de la nuit. C’est le moment de découvrir que Judd s’en veut d’avoir dit à son fils qu’il le trouve doux – il a vu son visage blessé, et ça le blesse de l’avoir blessé.

Grace est parfaite pour le réconforter et ça termine avec un peu d’humour, quand Judd souligne que Grace sera une grand-mère sexy. Effectivement. Après avoir parlé avec Grace, Judd décide en tout cas de rappeler Wyatt pour l’entraîner lui-même : il pense que c’est le seul moyen pour lui de possiblement réussir en tant que pompier un jour. L’entraînement qu’il lui concocte est plus urgent que prévu, en plus : Wyatt a contacté lui-même le chef des pompiers et commence à l’académie une semaine plus tard.

Pendant ce temps, à la caserne, les pompiers ne bossent plus… mais jouent encore à Catan. Cela semble frustrer Marjan. J’aime assez le fait que malgré son retour à la caserne, elle ne puisse pas bosser tout de suite sur le terrain. Marjan décide tout en cas de faire une liste des tâches à expédier à la caserne plutôt que de jouer. C’était une introduction sympathique pour l’épisode, alors que la vraie intrigue était ailleurs.

Elle commence lorsque Mateo reçoit un appel d’un certain Marvin, son portrait craché. Personne ne croit qu’il s’agit d’un vrai appel, mais il s’agit pourtant de son cousin, même si son cousin est exactement identique à lui. La différence réside dans la mèche rose de ses cheveux et dans sa tenue orange : Marvin est en effet en prison à Los Angeles après avoir volé une voiture. Encore. Mateo explique en effet ensuite à Owen que son cousin emprunte fréquemment des voitures luxueuses.

L’appel en début d’épisode ? Marvin souhaite que son cousin l’aide à payer sa caution – une fois de plus. Il a payé deux à cinq fois la caution par le passé, mais il est encore prêt à payer pour son cousin une fois de plus. Le truc, c’est qu’il n’a pas l’argent, car la caution a bien augmenté par rapport à avant. Forcément.

Mateo demande l’aide d’Owen pour payer, mais son chef lui refuse une telle avance étant donnée la situation. Il trouve que ce ne serait pas aider Marvin que de payer la caution, même si Mateo se sent redevable envers son cousin – sans vraiment expliquer pourquoi. Par chance pour Mateo, quand il essaie de vendre ses cartes Pokemon pour se faire de l’argent, c’est Nancy qui s’en mêle et apprend le montant excessif de la caution à payer.

Comme elle a beaucoup d’économies depuis son adolescence, elle décide de faire un sacré virement à Mateo. Leur couple est vraiment mignon, c’est une belle trouvaille de la série. Cela semblait sortir de nulle part à la base, mais ça fonctionne super bien. Je les adore comme ça et je trouve cool que Nancy n’hésite pas plus que ça pour venir en aide à son copain. Pourtant, il est question d’une sacrée somme d’argent – c’est à se demander comment elle a pu économiser autant si elle est prête à avancer de tels frais. Mateo promet de la rembourser, avec intérêt… mais ça reste une promesse à l’oral, quoi.

Deux heures après avoir reçu l’argent, Marvin décide cependant de voler une autre voiture. C’est déjà grave en soit, mais en plus, il se tue au volant. Mateo apprend la nouvelle bien rapidement, devant un Owen qui est désolé pour lui, mais ne peut pas changer grand-chose à la situation. Il peut tout de même lui prêter l’argent pour aller à l’enterrement, parce que Mateo est toujours sur la paille évidemment.

Il doit en plus un paquet d’argent à Nancy désormais. Il ne lui en veut pas, évidemment, mais il s’en veut d’avoir accepté l’argent et de devoir expliquer à sa famille que tout est sa faute. Il m’a fait beaucoup de peine, alors que Nancy, elle, a agi comme une petite-amie parfaite à vouloir le soutenir tout en lui laissant l’espace dont il avait besoin.

Malheureusement, la culpabilité de Mateo était un vrai poison et elle aurait mieux fait de rester avec lui comme elle le conseillait. De retour chez lui, Mateo décide de boire, et pas qu’un peu. Il finit par s’éclater la tête sur une table basse. Les scénaristes nous font alors le coup du rêve/coma dans lequel Mateo imagine une vie de sitcom avec son cousin.

J’ai soupiré fort. En vrai, la première scène était amusante et il y avait de bonnes blagues, mais c’était redondant car 9-1-1 nous a fait le coup du coma, il y a peu. Je suis le premier à adorer ce qui est méta et à trouver que l’humour des sitcoms est sympathique en général. Cette fois-ci, j’ai trouvé que c’était trop lourd dans l’exécution.

Il y avait quand même de bonnes idées et du budget, l’air de rien : le générique était marrant ; voir tous les acteurs dans de nouveaux rôles était sympathique également – grâce à des costumes clairement dans l’excès (je veux dire, la robe de Tommy ? Judd en laitier tout en blanc ? TK en flic ?! Marjan s’en tire bien).

Toute la scène était longuette, malgré l’humour bien pensé, mais menait finalement à la révélation de la dette que Mateo avait envers Marvin : lorsqu’ils étaient adolescents, c’est Mateo qui faisait des bêtises. Lorsque l’école du coin a brûlé, c’était ainsi de sa faute. Pour éviter que Mateo ne soit déporté, Marvin s’est dénoncé à sa place, se teignant au passage les cheveux en rose pour avoir les mains aussi rouges que la peinture utilisée pour dégrader l’école à la base.

La comédie termine ainsi en drama, avec un Mateo qui culpabilise fort d’avoir envoyé Marvin en prison et sur un très mauvais chemin. Le vrai Mateo se réveille alors, avec une bonne gueule de bois. Elle continue le lendemain quand Nancy le soigne. Sa culpabilité continue de le ronger en tout cas : il décide d’expliquer à Owen et Nancy qu’il est coupable d’un crime commis quand il était adolescent. Il est temps pour lui de révéler la vérité et clarifier le nom de Marvin.

C’est du grand n’importe quoi. Nancy le souligne évidemment, mais Owen accepte malgré tout d’emmener Mateo au commissariat. Le type va dénoncer son crime au moment où il n’y a plus rien pour l’accuser, quand même. La vérité prime toujours sur le reste, vous me direz. Ce n’est pas exactement ce qu’Owen semble penser, cependant : il l’emmène non pas au commissariat, mais à la caserne (jouant sur le mot « station » en anglais), pour lui faire prendre conscience de tout le bien qu’il fait en tant que pompier. C’est toutefois rushé car c’est la fin de l’épisode et c’est dommage : pour une fois qu’on a un épisode sur Mateo, il aurait fallu lui laisser plus de temps (et virer la partie sur Wyatt ?) pour être développé.

Autrement, l’unique intervention de l’épisode était marquante comme bien souvent, même si éclipsée par cet épisode de sitcom : on y suit une vieille dame désagréable avec les enfants de son voisinage. J’ai de plus en plus de mal avec ce genre de personnages : les enfants sont juste mal élevés en vrai, alors bon. Ils finissent par utiliser un arc et planter une flèche directement dans la gorge dans la voisine.

L’intrigue était sympathique : la femme survit parce que la flèche se loge dans une tumeur, tumeur qui en plus risque fort d’être prise à temps d’après Tommy. Au passage, Tommy souligne que les enfants lui ont sauvé la vie, alors la vieille dame décide d’être gentille avec eux désormais. Mouais. Tout est bien qui finit bien, hein. Moi, je trouve quand même que ma soirée était bizarre entre The Mandalorian qui se prend pour un procédural et cet épisode qui se prenait pour une sitcom.

9-1-1 Lone Star – S04E10

Épisode 10 – Sellouts – 15/20
L’épisode fonctionne vraiment bien, parce qu’il apporte beaucoup d’humour, sans oublier d’être un tantinet dramatique du côté des interventions. On retrouve tout le sel et l’adrénaline propres à la franchise, c’est donc un vrai plaisir, seulement un peu gâché par son personnage principal qui me tape de plus en plus sur le système au fur et à mesure des épisodes. Mais bon.

Spoilers

Tommy, TK et Nancy n’apprécient pas trop de voir une boîte privée essayer de leur voler leur job.

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You have to help us beat them there.

L’épisode commence par une drôle d’intervention de l’équipe médicale habituelle : Tommy, TK et Nancy se rendent chez un couple qui semble tout de même surpris de les voir, après avoir appelé le 9-1-1. C’est amusant, mais on ne comprend pas bien le pourquoi de cette introduction avant que l’intervention soit terminée : en effet, Tommy retire une douzaine de lentilles coincée dans l’œil d’une femme (au secours, c’était horrible) et s’apprête à se rendre à l’hôpital avec sa patiente… lorsqu’une ambulance privée débarque.

Tommy y retrouve avec grand plaisir Pierce. Il bosse pour une clinique privée, et nos ambulanciers découvrent que le couple a l’habitude de faire appel à des ambulanciers privés – parce que c’est la femme qui appelle, pas l’homme. J’ai trouvé ça perturbant de voir Pierce connaître très bien le couple et les détourner de l’hôpital comme ça pour les emmener vers la clinique. Concrètement, ça m’a donné l’impression qu’on se lançait dans une intrigue où ils font exprès de superposer les problèmes médicaux pour arnaquer des personnes fragiles. On verra.

En attendant, Tommy n’est pas heureuse de ce qu’il se passe et elle se lance en vendetta contre ces ambulanciers privés quand elle apprend que la ville a désormais un deal avec Paragon, le nom de cette société privée. Bien sûr, quand Tommy vient s’en plaindre à sa cheffe – Reynolds – elle passe pour une cinglée qui n’apprécie pas de voir d’autres ambulanciers sur son territoire. Elle a en partie raison en plus : dans d’autres villes, ça a commencé comme ça et ensuite, les services d’urgences ont été privatisés.

Cela mène donc à une course sympathique entre les ambulances lorsqu’un nouveau cas est déclaré au 9-1-1 et que Grace le transfère à Paragon, parce que c’est ce qu’on lui dit de faire. Tommy entend tout à la radio et l’appelle pour lui demander de l’aide et arriver en première au niveau du bus où le patient les attend. On est clairement sur une intrigue plus humoristique que nécessaire.

La course poursuite se termine bien pour Tommy, qui arrive la première sur scène et est donc la capitaine en charge ; y compris des activités Paragon. Le but est clairement de montrer qu’ils sont meilleurs et elle n’hésite pas à se venger en leur faisant distribuer de l’eau. Pourtant, leur présence est finalement ce qui sauvera Dan, le patient en question, car ils ont apporté avec eux des poches de sang supplémentaires dont la 126 a besoin à défaut d’en avoir.

C’est énervant comme intrigue, parce que je vois que les USA en sont au même stade que nous avec la privatisation d’à peu près tout, hein. Après, j’ai bien aimé l’histoire de ce Dan, qui était tout sympathique à se montrer amical dans le bus et à manquer de mourir d’hémorragie à cause d’un accident tout idiot parce qu’il voulait juste laisser sa place dans le bus. Au-delà de la sympathie pour le personnage, l’intrigue avec le sang glissant et les pompiers qui galèrent était juste assez originale pour que ça fonctionne dans le divertissement. Tout ça n’aurait rien de drôle ou divertissant en vrai, mais c’est une série. Et puis, le bus s’est arrêté, c’est un point du Bingo Séries (je galère tellement dessus !).

Toujours est-il que Paragon gagne sur ce tableau-là, ce qui est frustrant. L’intervention suivante voit également Pierce arriver en premier sur les lieux et en profiter aussitôt pour se venger : il laisse Tommy, Nancy et TK distribuer des bouteilles d’eau à la foule de curieux – pas même aux employés d’un potentiel empoisonnement chimique. Finalement, il s’agit d’une fausse alerte et tout est bien qui finit bien… sauf que nos ambulanciers ne comprennent pas pourquoi Paragon insiste pour hospitaliser un homme.

Il a juste senti un peu trop d’huiles essentielles, mais rien de bien grave. Tommy fait donc savoir sa manière de penser à Pierce, et ça termine en insultes de sa part – et de celle de Nancy et TK.

Cette fois, il est à peu près certain qu’ils vont tous finir par pointer au chômage puisque Pierce leur promet d’en parler à ses supérieurs. Seulement voilà, il n’a pas le temps de le faire : son ambulance explose. C’était super choquant comme passage, je ne m’attendais pas du tout à ce qu’un épisode volontairement comique nous ponde une telle scène.

Finalement, tout le monde survit, y compris Pierce qui est sauvé in extremis par Nancy et surtout par les réflexes médicaux géniaux de Tommy. En fin d’épisode, celle-ci se rend donc auprès de lui pour prendre de ses nouvelles à l’hôpital. C’est l’occasion de réconciliations improbables : Pierce souligne que Tommy a vraiment trouvé sa vocation, puis annonce au dirigeant de Paragon qu’il compte bien lui faire un procès. Si l’ambulance a explosé, c’est à cause d’un matériel défectueux qu’il avait signalé à plusieurs reprises : en fait, les ambulances sont pleines à craquer d’objets d’occasion. Pas idéal pour sauver une vie.

Quand on retrouve la caserne, elle a subi un relooking étonnant : un gala est organisé pour récolter des fonds contre le cancer. Owen est tout content de faire un discours, mais ses pompiers ont plus de mal à satisfaire les bienfaiteurs : Judd est aidé par Grace, heureusement, car il est barbant à parler mécanique ; TK et Carlos ne font qu’apeurer tout le monde avec leurs histoires ; Marjan est de nouveau sur pied, mais ça fait peur aussi en vrai, Tommy se plaint, elle, des restrictions budgétaires. Cela ne me paraît pas idéal comme attitude pour récolter des fonds contre le cancer, mais bon, elle finit par s’en rendre compte d’elle-même.

Heureusement, ils ont Mateo et Nancy pour gérer en parlant de Dostoievski – même si Mateo n’en lit pas vraiment. Dommage. Ce qui est le plus remarquable durant la soirée, c’est toutefois la barmaid, qui est en fait une riche héritière qui tape dans l’œil d’Owen, inévitablement. C’est toujours pareil avec Owen dès qu’il y a une nana qui se pointe dans la série ; à se demander si en tant que producteur, il n’insiste pas pour que son personnage soit un tombeur à force.

Cela dit, l’épisode prend une tournure inattendue quand Kendra, c’est son nom, se barre après une nuit d’amour avec Owen en laissant dans sa cuisine un chèque de cent mille dollars. Comme ça se passe devant Mateo et Nancy, ça devient inévitablement un sujet de conversation à la caserne : Owen est-il pris pour un gigolo ou non ? Difficile à dire. Lui imagine qu’elle voulait peut-être juste laisser un don aux associations contre le cancer.

Pour s’en assurer, il accepte un deuxième rencard avec elle. Elle lui apporte la meilleure bouffe d’Austin, qui s’avère être un simple burger là où il imaginait le meilleur, et refuse de sortir en ville, mais elle semble vraiment amoureuse de lui quand elle voit son chien cancéreux. Ils refont donc l’amour, elle part à deux heures du matin sans laisser de chèque, ce qui laisse Owen tout heureux… jusqu’à ce qu’il reçoive un virement bancaire de Kendra, avec un smiley os.

Forcément, Owen ne peut que s’imaginer qu’elle le prend pour ce qu’il n’est pas. Certes, Judd lui souligne que cet argent pourrait sauver des vies pour leur caserne, mais il n’est tout de même pas convaincu de vouloir faire ce double emploi – pompier prostitué, c’est inattendu. Owen prend donc la décision très mature, comme toujours avec lui, de ghoster Kendra.

Cette dernière ne l’entend pas de cette oreille pour autant : elle débarque donc chez lui pour savoir ce qu’il en est, ce qui lui permet d’enfin comprendre où est le problème d’Owen. Elle le rassure et lui explique qu’il s’agissait bien de donations. L’os ? Rien à voir avec un jeu de mots salace (qui ne fonctionne pas en français, d’ailleurs), c’est simplement en référence à son chien cancéreux, car il s’agit d’une donation pour le refuge…

Euh, OK. Kendra semble complètement déconnectée du monde réel, surtout qu’elle fait ses donations extrêmement généreuse à un particulier. Ce n’est pas super crédible et elle me tape déjà sur le système, mais comme tout est bien qui finit bien du point de vue gigolo de la situation, Owen va probablement commencer à sortir avec elle. Ma foi, il n’a pas l’air de savoir ce qu’il perd avec Catherine.