Westworld – S04E01

Épisode 1 – The Auguries – 17/20
La série nous propose un nouveau labyrinthe – ou une nouvelle pelote de laine à démêler – c’est certain. J’ai beaucoup aimé retrouver l’ambiance de la série et ses acteurs, mais ça semble pour l’instant manquer d’ambition dans l’histoire. On ne retrouve pas tout le monde, et c’est gênant. Comme en saison 3, par contre, la direction artistique de l’épisode est au top, que ce soit pour le visuel ou le son. Cela joue toujours beaucoup dans mes appréciations, je crois, et la scène finale ne contredit vraiment pas cet argument.

Spoilers

William recommence à faire de la merde sept ans après la saison 3. Sauf qu’on sait que ce n’est pas William.

Is this up to me or did you write this too ?

Cette saison 4 commence sans même nous proposer un récap des précédentes, ce que je trouve un peu abusé avec la complexité de cette série. En plus, l’épisode ne dure que 54 minutes, ça n’aurait pas coûté grand-chose de nous remettre trois minutes de résumé pour entrer dans l’ambiance – ou pour confirmer qu’on regarde la bonne série.

Le début nous montre en effet un homme dans une baraque de dingue, avec un flingue à portée de main, le costard qui va bien et la réunion d’hommes d’affaire qui s’ensuit. La vie typique du type détestable, en vrai, on est dans le cliché de l’homme d’affaire américain. Il s’inquiète du rachat des villes par un homme qu’on ne connaît pas, mais qui s’avère rapidement être William. Evidemment. Il a pris un sacré coup de vieux, je trouve.

Il se pointe en plein désert à bord d’un engin dont je ne connais pas le nom, mais qui semble avoir remplacé l’hélicoptère dans ce futur proche. Nous suivons toute la réunion qui suit avec l’homme d’affaire du début. William lui révèle rapidement au cours de la visite d’un barrage qu’il souhaite tout racheter. Même quand l’homme indique que ce n’est pas à vendre, William affirme qu’en Amérique, tout s’achète.

Je crois qu’il a raison. Pourtant, l’homme d’affaire n’a vraiment pas envie de lui vendre à lui le barrage. William ? On sait bien qu’il s’agit d’un robot, mais on ne nous le rappelle pas en début de saison. Par conséquent, tout ça semble bien détaché de la série, jusqu’à ce que William affirme vouloir acheter le barrage pour retrouver ce qu’elle lui a volé il y a huit ans. Bon, tout ça est encore lié à Dolores alors.

L’homme du cartel – parce que finalement, c’est un cartel – rentre chez lui sans avoir vendu ses terres à William, mais avec une promesse de celui-ci : il cèdera le lendemain son barrage à William sans en toucher le moindre profit. Chez lui, il découvre plusieurs mouches un peu partout, ce qui ne l’inquiète… puis un immense essaim de mouches au plafond. Tout ça me fait un point du Bingo Séries, parce que bien sûr, l’homme est embêté par les mouches.

La série reprend alors le lendemain : l’homme se réveille et se rend auprès de ses boss pour leur transmettre le message de William et les tuer. Euh ? On avait dit que ça ne rapporterait rien de donner les terres le lendemain, pas que ça tuerait tout le monde. Pourtant, clairement William n’a aucun scrupule : il récupère le contrat vendant le barrage pour absolument rien et laisse l’homme du cartel se suicider. Bon, la nanotechnologie est toujours au point si quelques mouches sont capables de faire un truc pareil.

Il est ensuite temps de retrouver le générique si génial de la série. Si la musique reste toujours la même, le générique nous offre la surprise de nouvelles images. J’ai essayé de ne pas trop les décortiquer pour le moment, mais ça nous confirme que le robot n’est plus au cœur de l’intrigue. Au contraire, on est désormais sur les liens entre chacun, avec des hommes coincés dans des bulles en fin de générique.

Après celui-ci, il est l’heure de retrouver Dolores dans un appartement hyper moderne qui donne bien envie de vivre dans le futur – ou dans le passé, parce que Dolores se réveille exactement comme en saison 1. C’est entêtant cette image et cette manière de se raccrocher au passé. Par contre, faut m’expliquer : Dolores est donc en vie ? Et elle vit avec une femme qui l’appelle Christina. Et Christina est harcelée au téléphone, avec aussi l’impression qu’elle est espionnée en permanence. C’est gênant comme tout pour elle, et sa colocataire veut la faire sortir plus de l’appartement pour qu’elle reprenne confiance en elle.

Pourtant, avec son look hyper badass, elle devrait déjà avoir confiance en elle franchement. Le monde a donc bien évolué depuis le chaos de la fin de saison 3 : la vie semble avoir repris son cours dans une ville futuriste hyper travaillée. Buildings immenses, espaces verts partout, voiture du futur, masque covid pour une figurante (ah ??), open space repensé pour l’entreprise Olympiad où Christina bosse. Eh, ça donne envie d’y vivre !

En plus, à Olympiad, elle écrit des histoires qui prennent vie immédiatement sur un hologramme, ça donne trop envie. Cela dit, si ça donne envie, les histoires que Christina raconte ne plaise pas à son boss – du tout. Il en a marre des histoires à l’eau de rose et il garde Christina uniquement parce qu’elle a écrit auparavant une histoire qui se terminait bien mal pour un type perdant tout et harcelant une femme.

Le problème, c’est que c’est apparemment ce qui a déclenché le harcèlement dont elle est victime : un homme lui laisse des messages vocaux pour lui dire qu’elle détruit sa vie avec son jeu. Etonnant.

Le soir, Christina rentre chez elle et reçoit un appel de Maya voulant vérifier si elle est bien en chemin pour la fête prévue. Pas de bol, Christina, tu vas devoir t’y faire : ta coloc est vraiment aux petits soins avec toi.

Oui, mais : Christina entend ensuite du verre se briser à proximité, et ça l’inquiète suffisamment pour se rendre sur le balcon de l’appartement. Ici, elle trouve un pot de fleur brisé – le bruit entendu – et un symbole labyrinthique, forcément. Elle raconte la première partie à Maya quand elle se rend à une soirée speed dating avec elle. Reste à savoir si on peut vraiment faire confiance à Maya ou non – et à savoir qui est Dolores exactement quand elle joue à Christina.

Son rencard semble se dérouler à peu près bien – elle explique son travail au type, et son travail reste passionnant en vrai. Elle est scénariste, oui, mais pour les personnages secondaires dans les jeux, les PNJ, les personnages qu’on ne peut interpréter… Tu m’étonnes qu’elle trouve la vie déprimante après ça ; et après son rencard où le type lui propose de prendre des cachets pour soigner sa dépression. Franchement, le type sait parler aux femmes, ça se voit. J’ai éclaté de rire tellement c’était ridicule.

Pas aussi ridicule que les appels qu’elle reçoit encore, avec un type qui insiste pour dire qu’elle est en train de détruire sa vie et qu’elle doit absolument tout arrêter afin qu’il ne le fasse pour elle. Il parle aussi d’une tour, et Christina raccroche… pour mieux retrouver l’homme, Peter, en train de l’attendre devant chez elle. J’aime beaucoup l’intrigue qui se développe là, même si ça reste surprenant pour la série de prendre cette direction : les personnages que Christina invente sont en fait des gens qui subissent ce qu’elle invente. Cela ne leur plaît pas.

Peter agresse donc Christina, mais se fait finalement casser la gueule par un autre type avant que les deux ne disparaissent sans crier gare. Le lendemain, Peter la rappelle pourtant depuis le toit de l’immeuble en face pour… mieux se suicider ? Avant de le faire, il demande toutefois à Christina si c’est son libre-arbitre qui le fait se suicider, ou si c’est l’écriture de la scénariste qui provoque cela. C’est une bonne intrigue après tout le délire d’Incite, mais ça vient donc encore d’une grande compagnie.

L’épisode se termine pour Christina au moment où elle commence à écrire une nouvelle histoire sur une fille qui cherche quelque chose pour remplir le vide de sa vie. La série marque vraiment des points avec cette scène toute bête, voire niaise, grâce à la musique qui l’accompagne et au montage qui nous fait le lien avec les autres intrigues au même moment. Oui, il y a d’autres intrigues pour l’épisode tout de même, il n’y a pas que cette fin stupide que personne ne veut entendre et ce cliffhanger improbable où depuis la rue, Teddy est en train de l’observer. Teddy ? Allons bon. J’en suis à me demander si on est de retour dans un parc, déjà.

Loin de la ville, nous retrouvons ainsi Maeve dans ce qui ressemble à un chalet à la montagne – ou au moins dans la forêt. Une fois de plus, elle est obsédée par le souvenir de sa fille à Westworld. Pour elle, nous avons droit à quelques flashbacks nous rappelant la vie franchement compliquée qu’elle a eu au cours des trois premières saisons.

La fin de saison 3 nous la laissait à promettre un futur heureux à Caleb, futur dans lequel il pourrait être qui il veut. Malheureusement, ça ne se semble pas être le futur que les scénaristes lui réservaient : des flashbacks semblent indiquer que Caleb est mort dans une autre opération de destruction avec Maeve. Euh ? Embêtant de nous tuer le personnage comme ça. Les souvenirs douloureux finissent par couper le courant de la cabane… et des alentours.

En effet, le surlendemain, Maeve se rend faire ses courses habituelles pour mieux apprendre que des amis à elle seraient passés vingt minutes plus tôt. Elle achète aussitôt une hache pour se protéger et retourne à la cabane. Sur place, un commando armé est clairement à sa recherche. Cela ne l’impressionne pas tellement, forcément.

Elle met au point un piège pour faire exploser sa voiture grâce à ses talents de sniper et déjà blessé certains des hommes à sa poursuite. Elle est en terrain connu et a un sacré avantage sur eux. On comprend donc qu’elle n’a aucun mal à les tuer et à prendre le dessus. La hache ? Elle finit par s’en servir contre leur chef histoire d’obtenir quelques informations supplémentaires. Elle découvre donc que la panne de courant est ce qui fait qu’on l’a retrouvé bien vite, et elle explique qu’elle n’aime pas bien l’idée après sept ans à ne déranger personne.

Comme le chef était un robot, elle lui arrache la tête et récupère bien vite les données de son « cerveau ». Grâce à cela, elle découvre que c’est William qui est à sa recherche. Il n’en faut pas plus pour qu’elle se décide à cramer sa cabane. Tu m’étonnes.

De son côté, Caleb n’est pas mort comme le flashback semblait le suggérer – ou alors c’était vraiment un flashback et j’ai oublié un bout de la saison. C’est entièrement possible. En tout cas, il est encore en vie, c’est pourquoi on le retrouve une fois de plus en ville, à bosser comme il le faisait en début de saison 3 : il est à faire quelques travaux sur le toit d’un immeuble, avec un collègue complètement débile. Ce dernier n’est pas fan des émeutes de la fin de saison 3 parce que selon lui, Incite ne disait pas ce quelqu’un allait/pouvait être, mais ce que quelqu’un était déjà. En quelques répliques, les scénaristes nous font donc comprendre que la lutte de la saison 3 est loin d’avoir été aussi simple qu’il n’y paraissait. Bien sûr que les extrémistes ne la vivent pas de la même manière ; bien sûr que c’est remis en question.

Une autre scène nous fait suivre l’entraînement au tir d’une petite fille par… Caleb ? Il est désormais papa d’une petite Frankie qui a sept ans. Ah. Et ça doit être un anniversaire particulier, parce que sa femme lui rappelle que malgré la journée compliquée, c’est bon, la guerre est finie, il faut s’en remettre. Tout cela ne me dit rien qui vaille.

En tout cas, une chose est sûre : Caleb est parano. Il entraîne sa fille à tirer au flingue, il est toujours aussi fort lui-même quand il s’agit de tirer et il s’inquiète dès qu’il entend du verre brisé (décidément !) en-dehors de chez lui. Au point d’aller chercher un flingue caché chez lui, oui. Intrigant tout ça. Sa femme arrive heureusement à le calmer… mais peut-on lui faire confiance ?

Je ne sais pas trop. Elle fait ensuite une crise à Caleb parce qu’elle se rend compte que leur fille se met à prétendre avoir elle-même un PTSD. Pire que tout, elle se met à craindre que Caleb ne soit pas flippé à l’idée d’une guerre, mais plutôt qu’il a envie d’y revenir. La dispute entre les parents réveille en tout cas Frankie, qui s’inquiète ensuite d’entendre un autre bruit en-dehors de la maison.

Cette fois, il s’agit bien d’un raton laveur fouillant les poubelles… mais elle fait tomber son ours en peluche par la fenêtre. C’est une erreur grossière, mais tout va bien finalement : il y a bien un homme qui veut parler à Caleb en lui tirant dessus, sauf que l’homme se fait finalement tuer par Maeve.

Eh oui, l’intrigue nous fait déjà le lien entre Maeve, Caleb et William. Finalement, ce que craignait Caleb est bien sur le point de recommencer : William veut lancer une nouvelle guerre, reste à savoir exactement laquelle, et il va devoir reprendre du service. La femme de Caleb comprend bien que la guerre n’est pas finie finalement, et que oui, son mari n’est pas juste parano. Il doit donc quitter sa famille quelque temps – mais la femme a juste peur qu’il se fasse tuer. Ce n’est pas vraiment comme s’il avait le choix si William en est à envoyer des assassins chez lui…

Caleb laisse toutefois quelques hommes pour protéger sa famille avant de faire équipe avec Maeve. Elle n’est pas trop partante et elle le lui dit, mais elle part tout de même avec lui, sachant que la prochaine cible de William est un sénateur en Californie. La suite au prochain épisode probablement.

Westworld (S04)

Synopsis : Plusieurs années après les émeutes de la fin de saison 3, chacun tente de reprendre le cours de sa vie… seulement, la guerre est loin d’être terminée.

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Pour commencer, je ne sais que ça ne se voit pas du tout, mais je suis vraiment en train de me jeter sur ce début de saison. Je me rends compte à quel point je ne prends plus le temps pour les séries : l’épisode est sorti lundi dernier, on est vendredi, et c’est le premier moment où j’ai vraiment le temps de le regarder ? Rien ne va plus. De toute manière, c’est aussi les conditions de visionnage qui font ça : pour Westworld, il faut tout de même pouvoir se poser une bonne heure, voire un peu plus, histoire de savourer pleinement l’épisode, puis d’en écrire la critique. La publication, je n’en parle même pas avec mes problèmes WordPress.

Bref, ceci étant dit, je m’étais motivé tout seul à découvrir ce nouvel épisode en écrivant un résumé de la saison 3 le week-end dernier. Je sais bien que la saison 3 m’avait déçu par rapport aux précédentes, mais là aussi, c’est à nuancer : malgré la déception, la saison était d’une qualité tout à fait agréable et appréciable. Je suis curieux de connaître la trajectoire retenue pour cette saison 4, parce que la fin de saison 3 semblait presque marquer la fin de la série.

Voir aussi : Westworld revient et j’avais bien besoin d’un récap

J’imagine que cette saison 4 développera donc son univers dans une toute nouvelle direction, et ça me rend curieux. Forcément.

Note moyenne de la saison : 18,5/20

S04E01 – The Auguries – 17/20
La série nous propose un nouveau labyrinthe – ou une nouvelle pelote de laine à démêler – c’est certain. J’ai beaucoup aimé retrouver l’ambiance de la série et ses acteurs, mais ça semble pour l’instant manquer d’ambition dans l’histoire. On ne retrouve pas tout le monde, et c’est gênant. Comme en saison 3, par contre, la direction artistique de l’épisode est au top, que ce soit pour le visuel ou le son. Cela joue toujours beaucoup dans mes appréciations, je crois, et la scène finale ne contredit vraiment pas cet argument.
S04E02 – Well Enough Alone – 18/20
Eh, j’ai tout compris (ou presque) ! Ce doit être le signe que la série a fait le tour de ce qu’elle avait à dire et j’avoue que j’ai envie de croire que cette saison 4 puisse être la dernière, surtout avec les twists de cet épisode. Quoiqu’il en soit, la qualité est toujours là : c’est un excellent épisode qui est tout simplement un plaisir à découvrir, tant pour son intrigue que pour ses effets spéciaux. Une belle réussite. Ah vivement lundi prochain !
S04E03 – Années Folles – 19/20
Cette fois, la série est vraiment en train de renouer avec l’excellence. C’est un véritable plaisir de découvrir cet épisode : il n’a pas besoin d’apporter des réponses, juste de développer son intrigue et ses rebondissements. Chargé de clin d’œil à un passé qu’on ne connaît que trop bien, l’épisode passe à une vitesse dingue. Un vrai plaisir.
S04E04 – Generation Loss – 19/20
Les saisons passent et se ressemblent, mais j’arrive encore à me laisser entraîner par la série qui développe son intrigue de manière toujours aussi intéressante. Les surprises de l’épisode sont parfaitement dosées pour qu’on les devine juste avant la révélation, ce que j’aime beaucoup : ça permet de se sentir pleinement investi dans ce que l’on regarde. Par contre, la série parvient moins à surprendre qu’avant – on connaît trop la mélodie désormais. Ce n’est absolument pas un problème pour adorer ce que je regarde, heureusement, car il n’y a toujours pas de fausse note.
S04E05 – Zhuangzi – 18/20
Après les révélations de l’épisode précédent, les scénaristes peuvent passer à la vitesse supérieure, ou au moins à l’étape suivante du plan qu’ils suivent, et ça se sent dans cet épisode. S’il est moins bouleversant ou renversant, il n’en reste pas moins une histoire palpitante apportant bien des pièces du puzzle de cette saison. Tout se met en place un peu plus clairement désormais, mais il reste encore à comprendre où les scénaristes veulent vraiment aller avec tout ça. En tout cas, c’est un plaisir d’être encore du voyage.
S04E06 – Fidelity – 17/20
Je suis un peu moins passionné par cet épisode, à vrai dire, même si je ne saurais trop expliquer pourquoi. Peut-être qu’il était un brin plus prévisible, peut-être que je n’ai pas été assez attentif à certains détails sur le moment, mais en tout cas, ça fonctionnait un peu moins. C’était tout de même hyper qualitatif, ça ne changera jamais ; c’est juste que je m’attendais à avoir le cerveau retourné une fois de plus, et ce ne fut pas le cas.
S04E07 – Metanoia – 19/20
C’est bien simple, cet épisode ressemble déjà énormément à une fin de saison. Pourtant, il nous reste encore un épisode (un seul, malheureusement) la semaine prochaine, ce qui fait que j’ai été bien surpris du rythme, des révélations et des avancées dans les intrigues. Parfois, ça semblait presque être trop rapide, mais en même temps, c’est tant mieux, car la dernière partie de cet épisode est ainsi incroyablement cool. Curieux de voir ce que proposera le dernier épisode maintenant.
S04E08 – Que Sera, Sera – 19/20
La série n’est pas officiellement renouvelée, mais j’ai bon espoir que cet épisode ne soit pas la conclusion définitive pour autant. Il fonctionnerait en tant que tel, mais il y a une dernière histoire à raconter avec ces personnages et j’ai fort envie de la découvrir. Avant de parler du futur, on peut toutefois faire un point sur cet épisode : il est génial à bien des égards et apporte les dernières réponses. Je craignais que les scénaristes s’égarent avec ce dernier volet, mais il faut vraiment que j’arrête de les sous-estimer.

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Westworld revient et j’avais bien besoin d’un récap

Salut les sériephiles,

Vous aussi vous avez l’impression que le premier confinement était dans une autre vie ? Vous avez à peu près raison. Le problème, c’est que la saison 3 de Westworld a été diffusé dans celui-ci, et que tout ce que HBO nous propose comme résumé pour se remettre dans l’ambiance avant le début de la saison 4 (demain, mais je ne le regarderai probablement pas dès demain), c’est… eh bien, cette vidéo de trois minutes :

Clairement, trois minutes, c’est bien peu et je n’y croyais pas tellement, mais quand je vois qu’une bonne minute du résumé sert à faire de la promo de la série sans rien nous dire, autant vous dire que j’ai vite capté qu’il allait falloir me replonger dans mes critiques pour me souvenir de tout le délire concernant Rehoboam. En espérant que la quatre fasse mieux, par contre !

Voir aussi : Les critiques de la saison 3


Attention spoilers sur les trois premières saisons


Rehoboam n’est jamais qu’un reboot de Person of Interest

La saison 3 nous éloignait du parc western que nous connaissions pour nous amener dans le monde réel, où l’ambiance était bien différente. Dans un futur pas si lointain, la technologie domine sur le monde et les robots ont réussi à s’échapper du parc, pour mieux mener la guerre contre les humains. Tels étaient les prémices de la saison… et c’est par là qu’on commençait, avant de mieux s’en éloigner. https://www.melty.fr/wp-content/uploads/meltyfr/2021/08/media-2862.jpgAssez vite, on nous présentait une Dolores magnifique en couple avec le PDG de la société Insight, connue pour son intelligence artificielle, Rehoboam.

Cette intelligence artificielle a beau être présentée par son créateur comme révolutionnaire et géniale, on comprend assez vite que ce ne sera pas le cas. Cela se confirme quand l’intelligence artificielle détermine que Caleb, un simple travailleur de chantier (en apparence), ne fera jamais rien d’autre qu’un petit job. Oui, Rehoboam, c’est la machine de Person of Interest, mais en version méchante : elle devine en avance les choix des gens et permet à son créateur de contrôler le monde.

Evan Rachel Wood on Instagram: “OG Dolores and Caleb. @aaronpaul thank you for being the best partner this season. Cou… | Evan rachel wood, Fashion, Wedding dressesDolores le déteste donc, mais elle sort avec pour mieux le berner. Elle flirte donc assez rapidement avec Caleb, parce que ce dernier est aussi un petit criminel utilisant une application pour mener à bien des missions. Pourquoi Caleb ? L’épisode final nous révélait que Dolores avait eu l’occasion de le voir en tant que soldat de l’armée américaine. Et en tant que soldat, c’était un chouette type empêchant le viol de femmes-robots. Dolores a aimé ça, apparemment, suffisamment pour faire de lui sa clé dans la guerre contre les humains et contre Rehoboam.

Gérer Westworld grâce à Charlotte

Westworld: All the References and Details You Might Have Missed in “The Absence of Field” | Vanity FairEn parallèle de tout ça, Dolores a aussi fait une copie d’elle-même dans un robot ayant le corps de Charlotte. Cette dernière est morte lorsque Dolores prend cette décision, mais comme personne ne le sait, Dolores peut se faire passer pour Charlotte sans le moindre souci. Cela lui permet de flirter avec elle-même (wtf ?) et de constater que même si elle est un robot, son programme peut vite dévier de sa course.

En effet, Charlotte et Dolores partagent un plan commun, gérer Westworld et avoir tout contrôle dessus, mais elles n’ont pas du tout les mêmes intentions, Charlotte souhaitant protéger la vie de son petit garçon (qui est celui de la vraie Charlotte, pas du robot créé par Dolores) et de son ex-mari.

Where Do the Simulations End in 'Westworld'? - The RingerLe plan des deux Dolores ne passe pas inaperçu à Westworld : Bernard (recherché pour le massacre de la fin de la saison 1) y engage Ashley Stubbs pour mettre un terme à tout ça. Ils espèrent retrouver à temps Dolores pour l’empêcher de déclarer une guerre aux humains, et pour ça, Bernard est prêt à tout, y compris manipuler Ashley, qui est un host lui aussi. Forcément. Cela dit, Bernard n’est pas le seul à vouloir stopper les Dolores.

À la recherche du Sublime…

WESTWORLD's Mysterious New Villain and System Explained - Nerdist
Maeve est aussi incapable de tuer Serac, parce qu’il est malin le type

En effet, loin de tout ça, n’oublions pas non plus Maeve, son pouvoir de contrôler télépathiquement les host autour d’elle et son intrigue toute pétée en saison 3 : Serac, un petit frenchy, la détient prisonnière après sa réussite à elle d’avoir mené plein d’hosts vers Sublime, the Valley Beyond, une sorte de paradis pour robots où repose déjà sa fille. Bref, alors que Dolores cherche à provoquer le chaos dans le monde, Maeve a plutôt pour intention de rejoindre le paradis, quitte à s’associer pour ça avec Serac.

WATCH: Pixomondo's 'Westworld' Season 3 Breakdown Reel | Animation World Network
Un génie, certes, mais voilà ce que font ses créations…

En effet, celui-ci est un inventeur de génie : il a déjà créé Solomon, une intelligence artificielle permettant de deviner le futur et permettant ensuite la création de Rehoboam. Serac promet ainsi à Maeve un accès à Sublime si elle parvient à mettre un frein aux actions de Dolores – espérant bien que ce soit Dolores qui détienne la clé de Sublime.

La fin de la saison 3

Pas de chance pour Maeve, Dolores a deux corps et est clairement plus forte qu’elle : elle publie ainsi toutes les informations collectées par Rehoboam dans le monde. Et bizarrement, les gens qui découvrent qu’une intelligence artificielle a décidé pour eux qu’ils seront médiocres à vie ne semblent pas très heureux de l’être. La révolte citoyenne qui s’ensuit provoque le chaos tant recherché par Dolores et Maeve n’a pas non plus ce qu’elle veut, puisqu’on apprend que la clé d’accès pour Sublime est en fait dans la tête de Bernard.

https://www.ecranlarge.com/uploads/image/001/173/westworld-photo-evan-rachel-wood-vincent-cassel-1173454.jpgQuant à Dolores, elle n’est pas la plus chanceuse du monde non plus : Serac fouillait sa tête à la recherche de la clé, et comme elle ne lui est d’aucune utilité, il la reboote complètement.  Face à ça, Maeve trahit à son tour Serac, puisqu’il ne peut lui donner ce qu’elle veut – et ce qu’il voulait lui aussi : la clé vers Sublime lui aurait donné accès à des données perdues qui lui permettraient d’affiner son projet pour sauver l’humanité grâce à une intelligence artificielle plus précise – et laisse au passage à Caleb le soin de devoir stopper Rehoboam. C’est une chose d’avoir donné à chacun l’accès à ses informations, c’en est une autre de vérifier que plus personne n’est contrôlé par l’intelligence artificielle. Caleb demande donc à celle-ci de s’autodétruire.

Reste à évoquer le cas de William, le fameux homme en noir de la saison 1 qui a tué sa fille en saison 2. La saison 3 n’a pas été non plus de tout repos pour lui : confronté à Charlotte-Dolores, il a pris conscience que les robots le manipulaient. Westworld' Season 3 Post Credits Scene Explained - What Happened to The Man in Black?Sa nouvelle mission semble être de détruire autant d’hosts que possible, expliquant pourquoi il se retourne contre Bernard et Stubbs en cours de saison. Ces derniers l’ont libéré dans leur quête d’arrêter Dolores ; mais William a préféré s’échapper pour mener son propre plan à bien.

Pas de chance pour lui, tout ça l’a mené face à face avec Charlotte-Dolores, qui n’a pas hésité à le faire tuer par… un robot de William. Ils y passeront tous : le but de Charlotte-Dolores est de faire des hosts l’espèce dominante sur notre planète. Y parviendra-t-elle ? La saison 4 se déroulera sept ans plus tard et devrait commencer à répondre à cette question. J’espère. Sinon, c’est que je n’avais rien compris à la saison 3.

Westworld Season 3 Finale Recap - IGN
Bien sûr, Bernard tentait aussi d’accéder à Sublime en fin de saison… Et se réveillait des semaines/mois/années (?) plus tard dans la même chambre d’hôtel.

Voir aussi : Westworld me manque… et vous ?

Je misais sur une reprise de la série en début d’été, et je ne me suis pas trompé. Maintenant, il n’y a plus qu’à !

Euphoria – S02E08

Épisode 8 – All My Life, My Heart Has Yearned for a Thing I Cannot Name – 18/20
La série n’a rien perdu de sa force de frappe pour son dernier épisode de la saison, mais on sent passer les vingt minutes supplémentaires, tout de même. Surtout, elle reste trop bavarde parfois. Je sais pourquoi, je vois à peu près où ça mène, mais c’est trop bavard pour la critique. La conclusion de la saison ? Elle est plus fermée que celle de la saison 1, malgré de nombreuses pistes ouvertes pour une suite. Une fois de plus, il est difficile de résumer Euphoria en quelques mots seulement.

Spoilers

Alors que la pièce de Lexi est interrompue par la vengeance de Cassie, nous découvrons pourquoi Fez n’a pas pu s’y rendre.

Is this a part of the play?

Mieux vaut tard que jamais, et mieux vaut le 25 mars journée de la procrastination pour enfin voir cet épisode qui m’attendait depuis quasiment un mois. Je crois que j’étais dans le déni de la fin de saison, tout simplement. D’une certaine façon, l’attente de la saison 3 sera moins longue comme ça… et surtout, j’ai trop peur de ce qu’il va se passer dans cet épisode en vérité.

Et je crois que j’ai bien fait, parce que l’épisode reprend immédiatement sur Fez qui se prépare à partir au théâtre et est interrompu par son meilleur ami le salopard qui souhaite le dénoncer aux flics, Custer. Bien sûr, Fez est loin de se méfier de lui et pourrait bien se faire avoir.

Il est heureusement sauvé de justesse par Faye : celle-ci décide de briser un verre pour avertir Fez qu’il est sur écoute de manière peu discrète. Je n’aurais jamais cru qu’elle serait si vive d’esprit et si utile à Fez, parce qu’elle en vient même à monter tout un mensonge pour accuser Laurie du meurtre qui risquait fort de retomber sur Fez. Et tout ça aurait dû fonctionner, sauf qu’Ash est clairement lent d’esprit.

Ne comprenant pas qu’il est sur écoute, il décide de tuer Custer d’un bon coup de couteau dans la gorge. La scène est si violente, si surprenante et surtout si problématique : Custer est sur écoute. Pour éviter tout problème, Fez n’a plus d’autres choix que de l’achever, en s’assurant qu’il ne puisse pas respirer. Oh putain. C’est reparti pour un meurtre, du coup, et pour un sang-froid assez incroyable tout de même.

Et alors que tout va mal pour Fez, les scénaristes ne trouvent rien de mieux à faire que de nous ramener en arrière sur la relation parfaite entre lui et Lexi. Bon, parfaite, je ne sais pas si une relation quasi uniquement au téléphone devant La Petite Maison dans la prairie est vraiment une relation parfaite, mais il semble aimer ça vraiment. Les deux personnages partagent tout ce qu’ils pensent de la vie, des réseaux sociaux, de leur humour et des enfants qu’ils veulent avoir.

C’est bien mignon tout ça, mais Custer est mort dans l’affaire, et Fez n’a aucun alibi parce que Lexi voit bien qu’il n’est pas là au théâtre. Heureusement, elle ne lui envoie pas pour autant de SMS, ce qui permet déjà d’éviter un drama avec les flics plus tard, j’imagine. En attendant, Lexi va en avoir du drama : le retour de Cassie est au théâtre est terrifiant, avec tout le monde qui remarque son entrée en fin de spectacle. Elle est clairement énervée après sa sœur, et même sa mère s’en rend compte immédiatement, c’est dire à quel point « Our life », la pièce de Lexi, ne plaît pas à Cassie.

Cette dernière n’hésite pas à monter sur scène pour détruire la pièce de sa sœur comme celle-ci vient de détruire sa vie, et j’avoue que ça part en vrille à une telle vitesse que c’est parfaitement effroyable à voir. Quelque part, c’est logique : Cassie n’allait pas regarder sa vie être exposée et démontée comme ça sans réagir après tout. J’ai tout de même de la peine pour Lexi, qui essaie bien de rester cachée… mais sans y parvenir.

Cassie n’allait pas la laisser s’en sortir comme ça. Cela force même Suze, la mère des filles à monter sur scène pour les calmer. Elle félicite Ethan pour son rôle d’elle-même, et elle me fait trop rire. Bon, la lisibilité de la suite de la scène n’est vraiment pas dingue, avec trop de mouvements de caméra et des miroirs dans tous les sens, m’enfin, on comprend tout de même l’essentiel. Cassie reproche à Lexi d’être une simple passante qui ne prend pas le temps de vivre, ce qui explique pourquoi elle n’est pas blessée par la vie. Outch. Le pire, c’est qu’il y a des gens pour applaudir Cassie.

Il faut dire qu’il est difficile de voir ce qu’il en est et de démêler le vrai du faux : tout se passe sur scène et le drama familial paraît être scripté à certains quand d’autres se font totalement spoiler la pièce de Lexi puisque Cassie révèle la suite – avec l’avatar de Nate qui finira par coucher avec l’avatar de Cassie. Maddie s’en mêle alors et cette fois-ci Jules kiffe clairement sa vie alors qu’en coulisses, c’est le stress de savoir quoi faire.

Cela part dans tous les sens, avec une Lexi qui parvient finalement à quitter la scène quand sa fausse Kat débarque avec une réplique étrange. Cassie en profite pour s’attaquer à son double, jouant sur un cheval de carrousel (si chelou) alors que Maddy monte sur scène pour nous éclater la tronche de Cassie et la faire fuir elle aussi.

Et si Suze essaie de faire croire que tout était scripté, je doute fort que ça n’arrive à convaincre grand-monde. Pauvre lycée, ça fait beaucoup d’un coup. Pauvre nous, aussi, parce que ce n’est que le début de l’épisode, et la narration repart en vrille bien rapidement. On découvre ainsi que quelques jours avant le spectacle, Rue est passée chez Elliot pour lui expliquer qu’elle lui pardonnait de l’avoir trahi – et pour le remercier d’avoir sauvé accidentellement sa vie. Pour autant, elle ne compte pas dénoncer sa prise de drogue à lui.

Les deux amis peuvent donc se parler à nouveau de Jules – à qui Rue n’a toujours pas parlé – avant qu’Elliot ne se mette à chanter une petite ritournelle. J’aime beaucoup sa voix, sérieusement, mais pas tellement la chanson ? Elle est sympathique dans les paroles, puisqu’elle parle de Rue et de la relation qu’il a avec elle, mais c’est trop calme pour moi.

Les paroles sont vraiment chouettes, en vrai, à déclarer à Rue qu’elle est la seule amie d’Elliot et qu’il espère que sa trahison valait le coup. La chanson arrive presqu’en retard : il lui chante ses excuses clairement, mais elle l’a déjà pardonné. La douceur de la chanson contraste tellement avec ce qui a précédé en plus – et Rue qui se met à sourire, en plus.

Difficile après ça d’en revenir au théâtre, et pourtant, c’est ce qu’il se passe : l’assistante de Lexi la retrouve et parvient à la convaincre que la pièce n’est pas terminée et devrait continuer. Elle a réussi à convaincre tous les acteurs que la dispute faisait partie de la pièce, et comme dans le public on a Rue qui décide de se mettre à scander le nom de Lexi, la pièce peut reprendre.

Show must go on, met il reprend par Lexi qui explique qu’un de ses amis lui a dit que parfois, les gens ont besoin d’être blessé et que c’est pour ça qu’elle a osé proposer cette pièce. C’est donc ça l’excuse des scénaristes ? Parce que nous sommes clairement blessés, nous, par l’attitude des scénaristes à l’égard de Fez. On le voit ainsi faire en sorte de prendre sur lui le meurtre commis par Ash. C’est horrible à voir, mais ce n’est même pas le pire : le pire, c’est qu’Ash décide de s’enfermer dans la salle de bain avec assez d’armes pour commettre un bain de sang. Bref, la décision de Fez pour le protéger ne sert un peu à rien.

Et les flics mettent tellement de temps à débarquer, alors que Faye est en train de les attendre là. Frustrant. Et quand ça part enfin, ça part trop vite dans tous les sens. C’est tellement frustrant de voir Fez mettre trois plombes à lâcher le couteau ; tellement frustrant de l’entendre répéter qu’il y a un enfant dans la pièce d’à côté et qu’il ne faut pas le tuer ; tellement frustrant de voir Ash se mettre à tirer.

Je n’ai jamais vraiment kiffé ce perso, mais tout de même, Ash a juste eu une malchance de dingue tout au long de sa vie. Il est né au mauvais endroit au mauvais moment, de toute évidence, et il continue encore jusqu’à son dernier souffle de manquer de chance franchement. Oh, c’est l’éducation qui veut ça aussi, avec un Ash qui n’hésite pas à tirer sur un flic après avoir fait semblant d’être mort.

Pas étonnant qu’il se fasse tuer pour de vrai après ça, sous les yeux d’un Fez s’étant déjà pris une balle de son propre frère dans le ventre. Quelle tristesse. Et pour bien accentuer cette tristesse, on enchaîne sur un retour à la pièce de Lexi, avec une référence à l’enterrement du père de Rue, une scène où le père de Lexi est à l’hôpital avec ses filles à son chevet, une où Rue est à l’hôpital avec Lexi et sa mère à son chevet, et des câlins, et Suze qui fait ce qu’elle peut pour Rue.

C’est une scène poétique, et une fois de plus, il ne faut pas trop s’attacher à la chronologie de ce qu’on est en train de regarder. Nous sommes juste propulsés dans une spirale de dépression et de tristesse, avec un Fez qui se fait arrêter et une Rue qui pleure toutes les larmes de son corps à l’enterrement de son père, mais trouve encore le temps de faire un joli discours.

Et ce discours est repris par Lexi dans sa pièce, à laquelle Rue assiste – et Jules aussi. C’est ce discours sur le deuil et sur ce qui fait basculer Rue dans la drogue, parce que la cicatrice est là à jamais, qui permettra probablement de vraies réconciliations entre Jules et Rue.

En attendant, nous enchaînons sur une scène le lendemain de la pièce de Lexi. Rue décide d’appeler Lexi pour la féliciter parce qu’elle adore sa pièce, et ça fait quand même bien plaisir à Lexi de savoir que quelqu’un l’aime. Tout de même. La pièce se terminait par un rappel de ce qui a suivi le discours de Rue : Rue, Lexi, Cassie, Maddy et Kat étaient réunies sur le porche de la maison pour parler de ce moment difficile – et Suze qui débarque pour prendre une photo.

Il n’y a que Suze pour oser faire un truc pareil. Il n’empêche qu’elle a eu raison, parce que ça marche bien dans la pièce de Lexi. La conclusion fonctionne et mène à une conversation efficace entre Lexi et Rue sur l’absence du père, sur l’importance de boucler son deuil et la raison pour laquelle il est important de donner une raison à ce qu’il s’est passé. Bref, la série reprend ses habitudes bavardes, mais ça ne surprend personne et ça n’en est pas moins touchant quand Rue explique à Lexi qu’elle sait que son père l’aime elle plus qu’il ne s’aime lui-même, et que c’est pour ça qu’il ne la rappelle pas, parce qu’il veut être bien pour elle.

C’est une très jolie scène… et l’on découvre qu’il ne s’agit pas du lendemain de la pièce, mais de la pièce elle-même : Lexi termine sa pièce sur la déclaration que Rue lui manque –et sur une standing ovation entendue jusque dans les toilettes du lycée. Dans celles-ci, on retrouve une Cassie qui saigne du nez, une Maddy qui saigne du pied (sans avoir un seul ongle manucuré cassé ??) et Kat qui assiste à ce long silence entre les amies. Si elles ne sont plus meilleures amies, Cassie se confie tout de même à Maddy sur la rupture entre elle et Nate, permettant à Maddy de lui assurer que ce n’est que le début. Outch.

Cette scène était si violente.

De son côté, Nate est en train de foncer en voiture et de remplir en même temps une à une les balles d’un flingue. Oh bordel ? Il est sérieux là ? C’est quoi l’intérêt de faire ça. Putain, Nate. Il se rend donc au taf de son père, occupé à faire la fête avec des gens bien trop jeunes pour lui – et trop dénudés aussi.

Nate joue le jeu de la fête quand il arrive, mais ça n’est pas rassurant du tout pour nous : on sait très bien qu’il a une arme à feu, encore, et je plains tous les gens à moitié à poil dans cette pièce. La scène traîne en longueur et je n’ai pas réussi à rentrer dedans autant que d’habitude : Nate devrait me faire flipper pourtant, avec ce flingue.

Il prend tout son temps pour le sortir, laissant le temps à son père de faire partir ses amis avant de lui expliquer qu’il ne souhaite que prendre sa revanche. Il a ainsi appelé les flics après leur avoir fourni une clé USB avec tout ce que son père a fait.

Eh. J’ai de la peine pour Cal… mais en vrai, Nate fait plutôt une bonne chose sur ce coup-là ? C’est probablement pour de mauvaises raisons qu’il décide de faire arrêter son père, mais c’est efficace – et surtout, il était temps que quelqu’un arrête Cal.

La saison peut alors se terminer sur Jules qui ose s’approcher de Rue à la fin de la pièce de Lexi pour lui dire qu’elle mui manque, et qu’elle sait que c’est trop tôt car elle lui en veut encore, mais elle l’aime. Elle y gagne un baiser sur le front. C’est déjà pas si mal – et Rue conclue même que Jules était son premier amour en voix off.

La conclusion est d’ailleurs une vraie fin pour la série. Désolé, je sais qu’il va y avoir une saison 3, mais on sent bien que ce n’était pas forcément prévu. Il est clair qu’ils savaient que le renouvellement allait être compliqué : toutes les intrigues sont bouclées – il y a des fins ouvertes (notamment Cassie), mais la série a fait passer son message et, en plus, Rue annonce qu’elle est restée clean jusqu’à la fin de l’année scolaire.

EN BREF – Cette saison 2 est à la hauteur de ce que j’en attendais, avec une réalisation et un jeu d’acteurs toujours aussi impeccables de bout en bout. Je ne peux pas en dire autant du scénario, avec une narration qui se perd parfois tant elle est éclatée. On sent bien que c’est voulu et que c’est chaque fois pire quand Rue se drogue, mais ça n’empêche que certains épisodes finissent par être difficilement lisibles et compréhensibles.

Dans l’ensemble, la saison 2 n’a fait que développer et conclure les destins de certains personnages, mettant beaucoup plus en avant Cassie et Lexi, mais ignorant presque trop Maddy et surtout Kat. Franchement, Kat m’a manqué cette saison, elle est trop cantonnée à un rôle de figurante. Je suis bien content que Lexi en soit sortie en revanche.

Si je conclue ma critique du dernier épisode en indiquant que ça ressemble à une fin de série, je tiens tout de même à souligner que les portes sont ouvertes pour une saison 3 : Fez est arrêté, mais nous ne savons rien de la réaction de Lexi pour l’instant. Cassie est embarquée dans une relation toxique avec Nate qui vient de rompre avec elle, mais on peut garder espoir pour Nate maintenant qu’il a fait arrêter son père. Kat et Maddy ont tout à reconstruire maintenant qu’elles sont célibataires. Rue et Jules aussi, avec un Elliot qui ne peut plus être leur ami et une relation amoureuse stoppée par la drogue et la détox de Rue.

La dernière réplique en voix off nous indique aussi que la saison 3 ne devrait pas se passer au lycée. La porte est ouverte à un changement de narratrice puisque Rue va mieux ; et j’imagine assez mal une série reprenant beaucoup plus tard ; tout comme j’imagine mal la série sans sa narratrice droguée. Je suis curieux de ce que ça donnera… À dans un an.