Pourquoi Heated Rivalry a tant de succès ?

Salut les sériephiles,

Il faut battre le fer tant qu’il est chaud, je suppose, alors parlons peu, parlons Heated Rivalry, la série qui se transforme depuis quelques semaines en phénomène et dont tout le monde parle. Bon, d’accord, j’exagère : mes réseaux sociaux sont submergés par la série, mais c’est mon algorithme qui doit jouer, surtout que je regarde la série et donc que je like certains posts. M’enfin, tout de même, elle rencontre un succès certain.

Retrouvez toutes mes critiques des épisodes de la saison 1 sur le blog :

Heated Rivalry, c’est quoi ?

Commençons donc par la base : il s’agit d’une série canadienne qui, sous la direction de Jacob Tierney, raconte le coup de foutre (pardon, foudre) entre Shane et Ilya, deux joueurs de hockey internationaux qui se trouvent être des rivaux. Si je me permets ce jeu de mots cru, c’est pour vous mettre tout de suite dans l’ambiance : on m’a vendu une romance et ce n’est pas le cas au début de la série. Du tout.

Il s’agit aussi d’une adaptation des romans de Rachel Reid. Les romans ? Eh oui, il y a toute une série de six livres sur des joueurs de hockey tous plus gays les uns que les autres, apparemment. Anecdote intéressante à mon sens : Heated Rivalry n’est pas le tome 1 de cette saga, qui commence en 2018 avec la sortie de Game Changer. Bref, autant s’y faire : on en a pour un moment avec la série, qui pourrait devenir un phénomène à plus long terme si tout est bien géré (mais c’est à mon sens déjà mal parti : la saison 2 n’est pas écrite et ne sera pas diffusée avant 2027… Voilà qui me laisse le temps de lire et découvrir les romans).

Pourquoi ça fonctionne ?

C’est toujours difficile d’apporter une seule réponse à ce genre de question très large, mais l’un des éléments à prendre évidemment en compte, c’est déjà qu’il s’agit d’une adaptation de romans à succès. La romance est un sous-genre littéraire qui rencontre elle-même un succès phénoménal, alors bien sûr que ça attire les lecteurs et lecteurs vers la série. Oui, on ne va pas se mentir, la romance a un lectorat principalement féminin (même si ça bouge beaucoup), y compris quand il s’agit de MM (comprendre male/male, comprendre relation homosexuelle entre deux hommes).

Heated Rivalry suit également un trope extrêmement populaire dans la romance (et à vrai dire, un peu partout, parce qu’il y a de la romance dans toutes les bonnes histoires) : celui du enemies to lovers qui consiste, comme son nom l’indique, à suivre la relation de deux ennemis qui vont tomber amoureux l’un de l’autre. Il y a toujours une part de fascination et de curiosité dans ces histoires.

Enfin, la série cartonne aussi et surtout grâce à l’alchimie phénoménal de ses deux acteurs principaux, Connor Storrie et Hudson Williams. L’ensemble du casting est extrêmement bon. Ajoutez à cela que personne n’a froid aux yeux, que la réalisation est très léchée et que les corps des acteurs le sont aussi dans les scènes de sexe nombreuses et hyper-détaillée, et vous obtenez un cocktail explosif… surtout dans un contexte où les séries américaines mettent de moins en moins de personnages LGBT+ en avant (on est sur un recul terrifiant depuis deux ans, merci Trump).

Pourquoi ça fonctionne sur moi ?

Clairement pas pour les mêmes raisons. Oh, je ne crache pas dans la soupe et je dois bien reconnaître que depuis 2024, je tombe progressivement dans la romance. J’imagine qu’avoir un ami qui écrit des romans dans le genre aide bien (allez tous lire Comment survivre à Noël avec son ex de Ludo de Boer et/ou son tome 2, ça prolongera votre Noël), mais même, l’angle de la romantasy m’a un peu happé par accident. Maintenant que c’est dit, il y a quand même deux énormes problèmes avec Heated Rivalry.

Le premier, c’est qu’à mes yeux, les deux premiers épisodes ne sont pas une romance, mais alors pas du tout. Je l’ai dit plus haut : c’est un plan cul entre deux types qui ne s’apprécient pas des masses, et le plan cul va s’étendre sur plusieurs années avant de devenir quelque chose.

Par conséquent, ça m’a plutôt déplu à la base cette série : trop de cul, certes très bien mis en scène et avec des détails qu’on ne voit jamais à la télévision (dans les positions, dans les gestes, dans les questions et les regards), ça n’a jamais été ma came. Pourtant, là encore, l’alchimie entre les deux acteurs m’a fait rester et je ne le regrette pas.

Le second, c’est justement le passage du temps et la chronologie de manière globale dans la série qui sont extrêmement frustrants. Six épisodes, ce n’est pas suffisant pour représenter toute l’histoire. Le choix est fait de se concentrer sur la relation amoureuse d’Ilya et Shane, soit, mais c’est au détriment de leur rivalité qui est pourtant dans le titre. On ne voit pas de match de hockey, on ne comprend pas, sans lire le livre, comment évolue cette rivalité sur le terrain, à quelles équipes ils appartiennent, comment fonctionne le hockey, etc. Et pour une série qui porte le nom Heated Rivalry, c’est con.

Ouais, mes deux problèmes sont donc qu’elle est trop Heated et pas assez Rivalry.

Bonheur aussi de retrouver à l’écran François Arnaud dans un rôle où il est plus à l’aise et plus crédible que ce dans quoi j’ai pu le voir avant, j’avoue.

Seulement voilà, l’épisode 3 se concentre sur le roman Game Changer dans un énorme détour qui s’éloigne de Shane et Ilya pour se concentrer sur Scott et Kip. Et là, ça m’a énormément plu : on a droit à une romance, pour de vrai, qui est hyper bien menée et très intéressante à découvrir pour son réalisme.

Et c’est là le plus gros succès de la série : elle est très réaliste dans les relations, que ce soit le sexe ou la relation amoureuse en elle-même. Les personnages sont crédibles et vivent des problèmes que beaucoup de gays connaissent. Il est bien évidemment question de coming out, il est question de plein de choses, parfois en y mettant les mots, parfois juste grâce à des gestes ou regards des acteurs. La série cartonne aussi et surtout grâce à ça : elle offre une représentation qui manque cruellement encore en 2025. C’est un peu frustrant de se dire que les scènes les plus importantes à ce sujet arrivent dans les épisodes 4 à 6, quand on arrête enfin les scènes de sexe à tout va, car on a inévitablement perdu une partie de l’audience… Mais c’est aussi grandiose. La fin de l’épisode 5 ? J’ai dû la revoir 150 fois en une semaine. Vraiment. Chaque fois que j’ouvre Twitter ou Insta, j’y ai droit.

Je refuse de la spoiler plus que ça.

Voilà, si je dois expliquer pourquoi la série fonctionne autant, c’est vraiment pour cette dernière scène de l’épisode 5 qui montre à quel point la représentation change tout dans une vie. Maintenant, j’ai moi aussi de vacances au cottage. Huh.

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Joyeuses fêtes (à l’ancienne !)

Salut les sériephiles,

Il est plus que temps que je reprenne la parole ici dans un article hors critique pour vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d’année (comprenez bien que la formule est idéale pour cacher le fait que je suis en retard pour souhaiter « joyeux Noël »).

Franchement, je comptais publier un petit quelque chose ici le jour de Noël, mais les festivités ont connu des prolongations que je n’avais pas vu venir – et je ne suis rentré qu’à 20h chez moi le 25, alors ça cassait un peu la dynamique pour me mettre à écrire. Oh, bien sûr, j’aurais pu programmer la veille un article et c’est d’ailleurs ce que j’avais prévu. Oui, mais voilà, entre l’emballage (particulièrement désastreux en ce qui me concerne) des cadeaux, les courses de dernière minute (quelle idée d’oublier les citrons pour le jus) et surtout la journée à passer en cuisine pour que tout soit prêt le 24 au soir, le blog est passé à la trappe.

Une fois de plus, oui. Cela fait quasiment un mois que je pense régulièrement, pour ne pas dire quotidiennement, à vous qui me lisiez beaucoup il y a quelques années et au blog qui n’est plus que l’ombre de ce qu’il a été. C’est que la période des fêtes s’y prête bien : il fait froid, on reste au chaud chez soi et on se rend compte qu’on oublie vite les bonnes habitudes qu’on avait par le passé. Bon, il y a aussi qu’avec mon arrêt maladie, puis les vacances, je commence à sortir la tête de la montagne de choses que j’ai envie de faire !

Enfin… Même ça, c’est faux : j’ai encore tout mon agenda 2026 à préparer. Je procrastine donc en publiant sur Instagram une centaine de vidéos en story (au moins) histoire d’aller vider ensuite mon portable sur mon disque dur. C’est ça la dure vie que j’ai choisi de mener : travailler pour me payer des sorties toutes les semaines (et pas qu’à Disneyland, promis), tout filmer pour en conserver le souvenir, tout revivre en partageant sur Insta. À deux doigts de devenir influenceur avec mes « A la Une », mais non, mon compte est privé (ajoutez-moi, je ne refuse que les élèves, je crois) et je ne montre pas tant que ça mon visage (mais encore trop).

Je m’égare si je me mets à faire ici la pub de mon insta et, si vous voulez tout savoir, j’approche déjà des 500 mots habituels en écrivant ces quelques lignes (le temps que mon portable arrête de surchauffer et que je puisse continuer de partager mes vidéos du concert Disney Autour du monde qui était tout bonnement incroyable… Caricature, je vous dis).

Bien sûr, sachez qu’écrire me manque toujours autant. Je me dis parfois que les articles quotidiens étaient vraiment chouettes, j’ai plein d’idées d’articles que je pourrais publier, mais je ne vais pas faire de promesses en l’air, je sais bien que je ne vais pas être éternellement en vacances (n’en déplaise à bien des détracteurs). En attendant, je continue de critiquer les épisodes que je regarde, même si j’en regarde beaucoup moins qu’avant pour les raisons citées plus haut. Pas grave : le succès récent d’Heated Rivalry ramène à peu près autant de monde sur le blog que tous les articles du jour sur deux mois. Et du coup, bienvenue à vous, nouveaux lecteurs, j’espère que ce petit coin cosy dont les menus ne sont plus vraiment à jour vous plaira quand même.

De mon côté, je continue de réfléchir à comment faire évoluer ma vie en ligne pour qu’elle reflète au mieux ce que je suis devenu et qu’elle s’adapte à mon quotidien mouvementé. J’ai bien envie que ça continue d’être ici que tout se passe, les sirènes d’Insta m’appellent sans que je ne sache bien quoi en faire, les vieilles habitudes de Twitter vieillissent de plus en plus mal. Bref, joyeuses fêtes et à très vite pour la suite des aventures : promis, j’essaie de passer un peu plus souvent quand j’ai quinze minutes devant moi pour préparer un article. La promesse d’essayer ne vaut pas la promesse de réussir, vous ne pourrez pas m’en vouloir si j’échoue, n’est-ce pas ?

Heated Rivalry – S01E03 – Hunter – 18/20

Je suis complètement dérouté par cet épisode qui change totalement de point de vue et raconte une histoire bien différente de celle des deux premiers épisodes. Et, en fait, il me raconte ce pour quoi j’étais venu à la base. C’est juste beaucoup mieux, c’est simple, c’est de la romance efficace parce qu’elle est basique, justement. Les personnages sont bien écrits, on vit les dramas avec eux, la romance avec eux. C’est vraiment un bon épisode et ça fait plaisir à regarder.

Spoilers

Tiens, Scott, le coéquipier de Shane, cache lui aussi bien des secrets…


Oh so you’re kind of wild.

Oui, je suis encore là ; oui, je recommence à regarder la série. Ce n’est pas grandiose, mais ça vaut bien le détour entre deux quintes de toux et après une bonne sieste. L’épisode recommence en février 2014 et s’éloigne très clairement du couple principal qu’on essaie de nous vendre sans que ça ne m’accroche. Peut-être que ce sera positif ? On s’intéresse dans cet épisode à Scott Hunter, le coéquipier et pote de Shane.

Je suis un peu perplexe. L’idée est de repartir sur la scène des JO où il est question du pote probablement gay de Shane. Partant de là, on voit bien qu’il est plus gêné encore que XXX et la série nous entraîne dans un flashback quatre mois plus tôt. C’est vraiment étrange comme introduction d’épisode. Le détour est aussi quelque chose auquel je ne m’attendais pas du tout. C’est le contenu d’une saison 2 de faire un tel détour, pas d’une saison 1.

Admettons, cela dit. Je suis prêt à me laisser embarquer dans ce détour parce que c’est un acteur que j’aime bien après tout et parce qu’il a l’air d’une timidité maladive quand il rencontre Kip, le vendeur avec qui il va flirter pendant tout l’épisode. Comme quoi, ces scénaristes savent nous proposer une vraie romance qui ne ressemble pas qu’à un plan cul.

En effet, on voit Scott faire son footing et s’arrêter pour un smoothie. Il rencontre alors un serveur qu’il trouve clairement mignon quand il le voit endormi. Il réveille celui qui s’appelle Kip et très vite, il y a de la drague entre eux. Je veux dire, le flirt est clairement visible. Kip n’a aucune idée de qui est Scott, sa collègue non plus, mais un autre client finit par le reconnaître.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour que la petite drague vue par Elena, la collègue et amie de Kip, finisse par être le gros sujet du soir quand ils se retrouvent dans un bar à regarder le match de hockey avec d’autres amis. Scott est victorieux et revient dès le lendemain au bar à smoothie pour en commander un nouveau. Il faut dire que Kip fait bien les smoothies (ça me donne envie d’essayer cette recette, tiens) et qu’après une victoire, Scott essaie de reproduire ce qui a mené à la victoire. BEN VOYONS. Il m’a fait trop rire.

L’air de rien, il expose surtout à Kip le moyen de le revoir : il suffit d’être de service les jours de matchs. Et avec une pote comme Elena au travail, il est rapidement présent après chaque match de Scott.

Le temps passe vite, mais moins vite que dans les épisodes centrés sur Shane et Ilya. Très clairement, on a affaire ici à un couple qui évolue à un rythme plus classique et habituel. On n’est pas sur de la haine, juste sur de l’attirance. Ainsi, c’est seulement deux jours plus tard que nous voyons Scott être charrié par Ilya ; puis c’est le lendemain que ça tourne vinaigre avec Shane : Scott trouve que Shane commence à sonner comme Ilya, et il le lui dit. Les deux joueurs sont amis, mais se disputent sur le terrain. Si on est quatre mois avant les JO, on devrait donc avoir déjà suivi cette dispute, non ? C’est un peu étrange et on ne se concentre toujours pas sur le hockey.

Le lendemain de la dispute, Kip est en retard pour aller au boulot car il ne trouve pas son costume. Ils sont si marrants les scénaristes à trouver les excuses les plus idiotes pour mettre à poil son casting. Bon. Il s’avère que finalement Kip travaille comme serveur avec un de ses meilleurs potes, et il travaille dans une belle soirée de gala où il croise par hasard Scott.

Et quand je dis « croise », Kip le percute avec un plateau plein de bouffe. La femme avec Scott le dénigre très violemment, ce qui fait qu’un peu plus tard Scott se sent obligé de s’excuser. Une fois que c’est fait, il invite Kip à dîner dans un fast-food juste en face de la réception, après son service évidemment. Voilà donc Scott qui attend très longtemps pour revoir Kip, mais eh, ça ne le dérange. On ne peut pas faire plus explicitement gay friendly que ça, si ?

Si la relation était mignonne jusque-là et que j’ai eu la dose de romance que j’attendais de la série avec son couple principal, je suis tout de même un peu dérouté par la suite : il y a trop de monde à attendre le fast-food, alors Kip se fait inviter directement chez Scott. L’excuse est qu’ils peuvent commander à manger là-bas. La théorie est bien différente de ce qu’il se passe en pratique, par contre : Scott se déshabille dès qu’ils rentrent dans l’appartement.

Ils couchent donc ensemble et, apparemment, tout se passe bien entre eux alors même qu’ils ne s’étaient jamais embrassés jusqu’ici. C’est un peu gros d’avoir le coéquipier de Shane tout aussi gay que lui, je trouve, mais soit. Durant la nuit, Kip envisage de partir, mais Scott lui demande de rester. C’est tout bénef : le lendemain matin, au réveil, il a un smoothie qui l’attend et la possibilité de le baiser à nouveau. Wow. C’est un peu hot cette manière de lui demander « Can I fuck you ? », mais soit.

Une fois que c’est fait, ils partagent donc un bon smoothie, sans prendre la peine de vraiment se rhabiller. Scott en profite pour demander à Kip de ne pas partir. Je suis bien plus fan de ce couple que du couple principal, bordel. Bon, le problème, c’est que Scott révèle qu’il n’invite jamais personne chez lui parce qu’il ne peut pas faire son coming-out et que Kip est un imprévu dans son planning. Mais bon. Il avait très envie de Kip, comme il a très envie de le voir rester : il sait qu’il abuse, que c’est fucked-up, mais il a envie de lui et autant demander ce qu’on veut.

Oh bordel. Comme je suis d’accord avec Scott. On peut dire ce qu’on veut, mais la communication dans une relation humaine – et surtout quand il y a du sexe à prendre en compte – c’est la clé de tout. Et autant dire clairement les choses. À quoi bon faire des détours ? Il a envie de lui, il le réclame. Quoi de plus normal ?

Je suis un peu partagé par la réponse de Kip : il est OK pour rester, ce que je comprends, mais il se laisse ensuite un peu trop être le jeu sexuel de Scott. Si la timidité et la pudeur n’est toujours pas ce qui étouffe la production de la série, les scènes de sexe sont quand même moins longues ici – ce qui rend ça moins gênant que les premiers épisodes. Bien sûr, Kip garde sa relation secrète, mais Elena me fait mourir de rire dans chacun des échanges qu’elle a avec lui, alors que Kip a accepté de vivre chez Scott sans se poser deux fois la question.

Elena sait très bien qu’ils sont en couple, même si Kip tente de garder le secret. Il faut bien des défauts, et ce sera celui de Scott de vouloir garder ce secret. Kip ne semble pas en avoir quand il fait la cuisine pour Scott et s’occupe de tous ses besoins par contre. En contrepartie et parce qu’il est amoureux, Scott s’intéresse aussi à Kip en tant que personne. Ainsi, il décide d’emmener Kip à une exposition de son artiste préféré pour lui faire plaisir, même s’il n’est pas sûr d’assumer de sortir en public avec.

Et ça ne manque pas de poser problème. Quand la galeriste commence à leur parler, Scott est clairement angoissé et décide donc de se barrer. Pourtant, Kip lui avait proposé de se barrer avant. J’ai un peu plus de mal avec certaines des décisions de Scott ici, mais à vrai dire, ce n’est pas évident de devoir cacher son homosexualité. Toute la question est de savoir s’il doit vraiment le cacher ou s’il n’est pas en train de s’ajouter des barrières dans une société qui est prête à évoluer. Mais peut-être pas. Bref. Je le comprends, je crois.

En plus, il a de la chance parce que Kip est une perle rare qui reste avec lui malgré tout, sans grand reproche. J’ai toujours autant de difficultés avec les séries et cette manière qu’ils ont tous de faire l’amour devant d’immenses baies vitrées, mais soit, Kip est une perle rare, allez.

Il offre même des chaussettes à Scott avant son match, qu’il regarde au bar avec Elena. Celle-ci est saoulée : elle voit que son pote est fou amoureux et elle voit qu’il ne dit rien à personne. En vrai, ça ne fait que deux mois qu’ils sont en couple et elle réagit comme si ça faisait cinq ans qu’ils se cachaient. Deux mois, ce n’est pas si long pour un couple ordinaire – mais alors un couple avec une célébrité, et en plus une célébrité homo ?

Je ne sais pas, la série fait un pataquès de pas grand-chose. Le problème, c’est qu’Elena lui met des idées dans la tête et que Kip va commencer à douter après tout ça. Sa relation avec Scott est belle, c’est dommage de tout foutre en l’air si vite. Et en même temps, ce n’est pas le sujet de la série. On sait bien que nous n’avons qu’un épisode consacré à eux…

Tout se dénoue donc lors d’un gala organisé en l’honneur de Scott, où il a bien sûr invité Kip. Ce dernier vient accompagné d’Elena, comme lors des premiers rendez-vous (j’ai oublié d’en parler, mais Elena avec son popcorn au match de hockey était hilarante). Elle reprend le rôle de la meilleure amie parfaite à essayer de détendre l’atmosphère entre eux. Il va de soi que Kip est tout stressé de voir son mec en public sans pouvoir le toucher – il a surtout peur de la réaction de Scott puisqu’Elena est courant. Celle-ci en profite pour réclamer une danse, histoire de parler avec lui. Elle aime trop son pote pour le voir souffrir comme il souffre. Elle veut donc clarifier les choses avec Scott, parce qu’elle le trouve génial lui aussi, mais ils méritent l’un comme l’autre le bonheur – et un peu de lumière du soleil. C’est vrai que ça fait du bien le soleil.

Le problème, c’est que ce n’est pas si simple pour Scott. Le soir même, il se retrouve dans une conversation avec Kip qui pose problème : Kip veut organiser son anniversaire dans un bar gay et y inviter Scott, sauf que Scott n’est pas prêt à ça. Il espère l’être prochainement ; mais il sait aussi que ça pourrait prendre quelques années. OK. Donc au moment des JO, Scott est de nouveau célibataire, c’est ça l’idée ?

Kip a beau être au courant dès le départ de la distance infranchissable entre eux et dans leur relation, la situation n’en est pas moins douloureuse. Et je crois que je le comprends. Il a emménagé du jour au lendemain chez Scott, sans crier gare, sans avertissement. Il est évident que son père et sa vie d’avant lui manquent. Il a beau comprendre la triste vie de Scott, ça ne simplifie pas tout pour autant – la vie de Scott est triste, avec ses parents morts dans un accident quand il était enfant et une bourse d’étude en compensation lui permettant de devenir star de hockey.

Finalement, la distance dans leur couple vient surtout de l’extérieur de leur couple. Ensemble, ils fonctionnent bien. La pression de la société, en revanche, fait qu’ils ne peuvent pas vraiment être ensemble. Et c’est tellement le cas de plein de couples gays que c’est vraiment bien écrit, je trouve.

Kip rentre chez lui dépité et finit en larmes dans les bras de son père. Oh doudou, il me fait de la peine. Il fête finalement son anniversaire (deux semaines plus tard, putain !) dans son bar avec tous ses potes, mais sans Scott, qui reste à l’observer depuis l’extérieur du bar. Y a pas à s’écraser comme ça et à disparaître putain.

Bref. Pas étonnant qu’en Russie, Scott se sente un peu mal. L’épisode se termine sur le match qu’il va disputer là-bas pour la médaille d’or. Et bien sûr, il porte les chaussettes offertes par Kip.

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Heated Rivalry – S01E02 – Olympians – 13/20

Si le hockey n’est toujours pas une préoccupation pour la série, le côté romance pointe (très !) timidement le bout de son nez dans cet épisode. On tourne beaucoup en rond, le temps passe toujours trop vite, les protagonistes sont énervants (parce qu’inactif ou chiant, selon le perso), mais petit à petit, ça se dirige vers une histoire qui pourrait être appréciable. Il y a encore du taf pour y arriver, mais je suis frustré de ne pas avoir tout de suite le prochain épisode. Et ça, c’est plutôt très bon signe.

Spoilers

Loin des yeux, proches du sexto.


I need to win.

J’ai beau dire que je vais attendre avant de voir le prochain épisode, la vérité, c’est que je n’ai pas tellement de séries en ce moment, parce que je suis tellement en retard partout que je n’ose me lancer dans rien. Par conséquent, c’est un peu par défaut, beaucoup par curiosité que me revoilà pour un deuxième épisode avant même d’avoir pris le temps de diffuser la première critique. Malin. Faut croire que les canadiens savent faire des séries, écoutez.

Le résumé de l’épisode 1 m’a fait un peu rire au début de celui-ci : on y évacue tout le sexe, et ça fait que ça tient en 40 secondes. C’est un bon résumé de la série. La série reprend avec nos deux héros séparés : l’un est un Moscou, l’autre à Montréal. Nous sommes désormais à l’été 2011 et la colère est retombée, Shane assurant qu’il n’est pas énervé de leur dernière rencontre. Mouais.

La série me frustre à nouveau dans ce début d’épisode très sympa pour sa musique… mais pas du tout pour la relation entre nos deux héros. Les mois passent, vraiment. On se retrouve bien vite un an plus tard, en 2012. Entre temps, nos héros échangent des SMS. Bon. Est-ce que le roman fait des énormes avancées comme ça ? Je me dis qu’il y a six épisodes donc ils ont le temps de développer. Le roman doit être une suite interminable d’énormes avancées dans le temps si sur six épisodes ils avancent si vite, non ? C’est… particulier. Et en même temps, ça me passe l’envie de lire le roman, donc tant mieux.

Toujours est-il que la tension sexuelle entre nos héros se résume désormais à des échanges par SMS, des jeux de mots salaces et une attente interminable pour se revoir. Ne sont-ils pas foutus d’acheter un billet et partir en « vacances » pour se voir ? C’est finalement alors qu’il est dans une chambre d’hôtel avec un coéquipier que Shane reçoit ce qui ressemble fort à un numéro d’une autre chambre d’hôtel de la part de Lily. Il peut selon Ilya y retrouver ce qu’il désire vraiment – et ce qu’il désire vraiment ? Eh, il reçoit une dickpick bien méritée après cette question.

Par contre, la réaction de Shane ? On dirait un gamin. Pour autant, il ne voit pas Ilya et on continue de les voir s’échanger des sextos de plus en plus intenses, de moins en moins timides. Ilya a toujours envie de Shane, et particulièrement de son postérieur. Il le lui dit et ça leur permet d’attendre avant de se revoir, apparemment. Ils sont étranges comme tout, j’aurais craqué bien avant.

J’ai du mal avec leur relation : ils sont incapables de tenir plus de cinq minutes dans la même pièce sans se sauter dessus, mais ils attendent deux ans avant de se revoir ? Et pendant les deux ans, on ne sait rien de leur vie en plus, tout est centr » sur les rares interactions entre eux.

Bref. Les deux se retrouvent donc finalement en secret, au printemps 2013, après un match – et après un échange de sextos particulièrement hot avant un match où Shane gagne. Après le match, il envoie évidemment un texto à son mec et ils se retrouvent donc enfin, directement chez Shane qui a un appartement immense, mais aussi celui d’à côté. Allez. Les banalités échangées, ils passent au lit où Ilya pénètre enfin Shane comme il le souhaitait. La série est bien plus timide et prude que dans l’épisode précédent quand il s’agit de les voir faire l’amour, avec des coupes une fois le consentement de Shane clairement donné et les préservatifs vus à l’écran. Malgré les coupes, la scène reste longue à voir, je trouve. Au moins, il n’y a pas de doute : ils prennent beaucoup de plaisir ensemble. On est content pour eux.

Beaucoup de bon temps et une douche d’Ilya plus tard, il est temps pour nos héros de se dire au revoir. J’ai juste envie que le scandale de leur couple éclate au grand jour à ce stade-là de l’histoire, mais non.

Le titre indiquait clairement ce qu’il en était : la suite de l’épisode se déroule, après un dernier baiser entre eux, aux Jeux Olympiques d’Hiver de 2014, en Russie. Chez Ilya, donc. Shane a encore changé de portable au passage et on nous parle de hockey aux détours de conversations auxquelles je ne comprends pas tout parce que le hockey n’est pas ma passion finalement. Peut-être que le livre arrive mieux à rendre toute la partie sur le hockey, mais la série, vraiment, elle est en difficulté.

Bon, Shane aussi quand il est question d’un athlète américain qui lui parle d’homosexualité en plein cœur de la Russie où les homosexuels ne sont pas hyper bien acceptés. Il le fait parce que Shane l’invite à assister à du patinage artistique.

Sur place, Shane aperçoit Ilya, le visage fermé. Il essaie d’aller lui parler, prétextant aller aux toilettes, mais se fait envoyer bouler très sèchement par Ilya. L’ambiance est tout de suite moins hot entre eux. Concrètement, Ilya a encore des problèmes familiaux (là où Shane est tranquille carses parents n’ont pas pu venir en Russie pour le soutenir) avec son père. Cela a l’air si chiant d’être dans sa vie. Il est beau, hein, mais qu’est-ce qu’il me soule et est détestable comme personnage.

Ce n’est rien par rapport à son père, évidemment, qui est encore plus détestable. Évidemment. On rencontre enfin le père d’Ilya, qui est parfaitement détestable et fait plein de reproches à son fils. La scène prend une tournure différente quand le père reproche à la mère d’Ilya de ne pas savoir faire les nœuds papillon… et qu’Ilya lui rappelle que sa mère est morte. Ambiance.

La dépression constante d’Ilya est un peu plus compréhensible. Est-ce que ça justifie de parler comme de la merde à son plan cul ? Probablement pas, surtout quand on nous le fait passer pour son copain dans la série. Trois ans après, Illya est toujours en compagnie de la même copine en public, en plus. Après, elle semble savoir ce qu’il en est de la sexualité d’Ilya ? Elle le ramène directement auprès de Sasha qui est très clairement attiré par Ilya vu le petit coup de langue qu’il se donne en le voyant. C’est le fils de son coach, je suppose, il est très attiré par la drogue aussi. Top. La conversation tourne enfin autour du hockey quand ils sont tous les trois !

Le problème, c’est que c’est dur de s’y intéresser quand on n’y connaît rien. La série semble faite pour ceux qui suivre le hockey bien plus que moi. Ce serait cool si elle se mettait à aborder davantage encore la place de l’homosexualité dans le sport, d’ailleurs. Ce n’est pas trop le cas apparemment. En tout cas, dès que la copine d’Ilya s’éclipse, Sasha se jette sur Ilya, essayant de le rendre jaloux en parlant des garçons français qu’il croise à Paris avant de l’exciter par quelques caresses et une proximité malaisante, si vous voulez mon avis. Ilya reste toutefois de marbre face à son ancien amant. Pour autant, il ne répond pas non plus à Shane.

Je pensais vraiment qu’on nous parlerait plus longtemps des jeux olympiques, mais non : on enchaîne directement au printemps suivant. Les deux garçons ne se sont toujours pas revus. Cette fois, Shane rejoint son équipe pour regarder à la télévision un match d’Ilya qui est sur le point de gagner la coupe. Nous ne verrons rien du match. Certes, Ilya comme Shane sont désormais des capitaines, certes, ils sont les meilleurs en hockey, certes on voit Ilya motiver son équipe… mais non, la série n’en a rien à faire du hockey.

OK. Moi non plus, je n’en ai rien à faire ! Mais je ne sais pas, il me semble que cette série devrait s’y attarder un peu plus, non ? Peut-être que si elle ne durait pas six épisodes, ils le feraient. Peut-être que si elle ne durait pas six épisodes, je ne la regarderais pas. Bref. Shane est heureux de voir Ilya gagner, mais il n’a aucune nouvelle de lui avant l’été.

Durant l’été, les deux se retrouvent enfin pour une remise d’award. Ils doivent remettre un prix ensemble, le font avec des petites blagues écrites pour eux et des selfies qui permettent à Ilya de se rapprocher de Shane. Malheureusement, la frustration est toujours là pour Shane qui ne comprend pas ce qu’Ilya lui cherche. Ils se retrouvent donc ensemble dans les toilettes, histoire qu’Ilya lui rappelle qui’il souhaite toujours être sucé par Shane. Ben super.

Shane répond que c’est à lui de le faire et Ilya demande alors la politesse. OK. Cette fois, on est sur un enemies to lovers qui fonctionne plutôt bien, je trouve. La tension entre eux est évidente. Le côté « toilette sale », en revanche, vraiment ça casse le truc. Je sens que c’est censé être le cœur de la tension sexuelle de la scène, vu comment c’est répété, mais pfiou. Non. Shane demande gentiment, Ilya refuse toutefois de le sucer, contrairement à ce qu’il semblait promettre. Il préfère frustrer encore et toujours Shane, qui se laisse faire avec un plaisir non dissimulé : ils savent que la promesse d’une soirée d’attente à avoir envie fera que leur nuit sera bien plus intéressante. Mouais.

Shane rejoint donc Ilya dans sa chambre d’hôtel et j’ai pété un câble de le voir se déshabiller totalement à la demande d’Ilya. Apparemment, il est encore question de la coupe que l’équipe de Russie a gagné, parce que c’est sa nuit spéciale, soi-disant, et il mérite donc que Shane fasse tout ce qu’il lui demande. De là à se foutre à poil devant autant de fenêtres ? Quoi ? Il n’y a pas de paparazzis pour le hockey ?

Shane finit par faire remarquer à Ilya les fenêtres, qui se décale donc dans la chambre où le lit est situé… juste devant une fenêtre ? Du coup, j’ai du mal à comprendre pourquoi Shane dit que c’est OK comme endroit. J’ai aussi un peu de mal avec Ilya qui s’assoit face au lit et demande à Shane de se masturber pour lui. Je ne dis pas que ça n’a pas un côté érotique certain la notion de voyeurisme (et déjà avec l’affaire de la douche, on voyait bien qu’Ilya avait un côté voyeur), je dis juste que reprocher les fenêtres pour finalement faire ça devant les fenêtres, c’est bizarre. Et ça semble un brin malsain aussi.

Shane réclame un peu de vodka pour se détendre, mais ce sera sa récompense finale, si le spectacle qu’il offre à Ilya lui plaît. Et ça lui plaît quand Ilya parle de la coupe et que Shane se soumet totalement : il se déshabille devant lui et lui dit qu’il a besoin de lui. Cela motive Ilya à se lever et se déshabiller. On enchaîne sur une autre scène de sexe finalement peu développée entre eux. C’est mieux que le premier épisode qui ne tournait qu’autour de ça, au moins.

Cet épisode s’intéresse un peu plus à l’après, particulièrement ici. Heureusement. Il serait temps ! Shane s’inquiète de savoir pourquoi Ilya a déjà prévu de retourner en Russie, alors qu’il pourrait rester avec lui et que ce n’est peut-être pas safe. N’est-il pas mignon ? Malheureusement pour lui, Ilya ne saisit pas les perches qu’il lui tend.

Ilya dit avoir besoin de dormir, alors Shane se prépare à rentrer chez lui. Sans douche. Sans baiser d’adieu. Il abandonne Ilya sans le revoir, alors que celui-ci a juste une clope au bec. Tss. On se rapproche de la fin d’épisode en tout cas. Cette fois, on sent que Shane n’est pas satisfait de ce qu’il se passe entre eux : il s’en va et, dans l’ascenseur, hésite entre un nouveau « On se voit la saison prochaine » et un « On ne s’est même pas embrassés ».

Putain, enfin. On se dirige donc vers une romance et il est plus que temps que ça arrive, parce que tout cet épisode ne fait que tourner en rond.

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