Est-ce que la série Heated Rivalry est fidèle au roman ?

Salut les sériephiles,

La diffusion française de la série Heated Rivalry commence aujourd’hui grâce à HBO Max. Si comme moi, vous tombez dedans dès le premier épisode, la question va se poser bien vite : est-ce que cette adaptation respecte le roman Heated Rivalry ? Après lecture du livre, la réponse est étonnamment simple : oui, la série est fidèle. Très fidèle. Parfois même presque trop. M’enfin, ça ne fait pas un article très intéressant si je m’arrête ici.

J’ai lu le roman un mois après avoir terminé la saison 1 de la série. Je ne vais pas spoiler évidemment, mais mon ressenti, c’est que dès les premières pages du roman, une impression claire s’impose : c’est exactement ce que j’attendais et j’avais même l’impression de revoir la série. Bon, OK, le début réserve tout de même une légère surprise, avec un contexte hockey un peu plus développé. Les cinq premières pages prennent le temps d’installer cet univers, contrairement à la série je trouve (c’était d’ailleurs quelque chose que je reprochais à la série). Ensuite, le roman déroule une histoire que la série a repris presque intégralement et point par point : les scènes, les situations, les dialogues… on est souvent à la réplique près.

Heated Rivalry (S01)

#911onFox est de retour (2×01-02) et elle n’a rien perdu de son rythme, sa folie, mon addiction.

Forcément, l’accroche est immédiate si vous avez aimé la série. La lecture (toujours en anglais pour ma part, comme je le disais en faisant le point sur Game Changer il y a deux jours) se fait sans effort, non pas parce qu’il y aurait des révélations permanentes, mais parce que le récit fonctionne très bien. Il n’y a pas tant de suspense, c’est juste qu’on a envie de les voir finir ensemble et obtenir le happy end promis.

Le principal apport du livre par rapport à la série tient aux pensées des personnages. Être dans la tête de Shane et d’Ilya permet de mieux comprendre leurs hésitations, leurs contradictions, leurs peurs. Cela dit, la série s’en sort remarquablement bien sans voix off : les deux acteurs sont excellents, et chez Shane Hollander en particulier, les émotions et les conflits intérieurs se lisent directement sur le visage. Pour Ilya Rozanov, c’est encore plus simple : il dit tout ce qu’il pense, sans aucun filtre.

Le roman est long, mais il se lit facilement. Il partage toutefois avec la série le même petit défaut : le temps passe extrêmement vite. Les années s’enchaînent sans que leur poids soit toujours perceptible. On pourrait s’attendre à ce que le livre développe davantage cet aspect, mais en réalité, la série a déjà exploité quasiment tout ce que le roman proposait, parfois même mieux grâce à des montages montrant le temps qui passe.

L’étiquette enemies-to-lovers continue pour ma part de poser question. L’attirance sexuelle entre Shane et Ilya est immédiate, trop immédiate pour qu’on ressente véritablement l’antagonisme (mais eux aussi, justement). Le livre permet d’en comprendre un peu mieux les mécanismes grâce aux pensées internes, mais on n’a jamais vraiment le temps de les voir comme de vrais ennemis. Ils sont certes rivaux sur la glace, mais la glace n’est jamais trop développée dans le roman. Ce sentiment se voit finalement davantage dans les tomes suivants de la saga, à travers le regard des autres personnages, que dans ce roman précis. Parce que oui, je lis le reste de la saga aussi. Foutu pour foutu…

Faut-il lire Game Changer de Rachel Reid ?

Salut les sériephiles, Je sais que le début du mois de janvier où j’arrivais à tenir le rythme d’un article par jour ou presque est déjà loin, mais que voulez-vous, j’ai encore décidé de me laisser déborder par le travail. Enfin, c’est surtout que quand il empiète sur quelque chose, c’est sur le blog et…

À la lecture de la saga, une évidence s’impose très vite : Ilya Rozanov est le moteur du récit. Drôle par sa franchise désarmante, excessif, charismatique, parfois agaçant, toujours cinglant, je l’aime de plus en plus (et pourtant, j’aime déjà Shane). Plus les scènes s’enchaînent, plus le personnage gagne en épaisseur, et plus il devient clair pourquoi la série est devenue aussi culte. Le couple qu’il forme avec Shane dépasse largement le cadre de ce seul tome et s’impose peu à peu comme le véritable fil rouge de toute la saga — parfois ça me paraît même plus marquant que le couple mis en avant dans le tome 1 (pourtant je préfère la relation Kip/Scott de très loin, aussi fade paraisse-t-elle dans sa simplicité).

La comparaison avec Game Changer est inévitable, et elle est sans appel. Heated Rivalry fonctionne bien mieux pour sa tension sexuelle entre les deux rivaux, qui justifie sûrement bien plus tout le sexe trop omniprésent (ça me lasse bien vite). Là où le premier tome présentait un couple plat et prévisible, celui-ci installe davantage de tension, un vrai suspense émotionnel dans la relation, et ce petit piment qui manquait auparavant. On comprend immédiatement pourquoi c’est ce livre-là qui a été choisi pour une adaptation en série, et pas les autres.

À la lecture du roman, tout s’éclaire : le succès actuel n’a rien d’un hasard. Heated Rivalry avait déjà tout pour devenir un phénomène, et la diffusion française ne va faire que donner un nouveau coup de projecteur à une histoire qui fonctionne aussi parfaitement sur le papier.

Pourquoi Heated Rivalry a tant de succès ?

Salut les sériephiles, Il faut battre le fer tant qu’il est chaud, je suppose, alors parlons peu, parlons Heated Rivalry, la série qui se transforme depuis quelques semaines en phénomène et dont tout le monde parle. Bon, d’accord, j’exagère : mes réseaux sociaux sont submergés par la série, mais c’est mon algorithme qui doit jouer, surtout…

Alors, est-ce que lire le livre après la série a un intérêt ? Oui. Pas pour découvrir une autre histoire, mais pour approfondir : les pensées, les silences, les hésitations, certaines nuances de caractère. Et pour ceux qui n’ont pas encore commencé la série, lire le roman avant peut aussi être une excellente option, d’autant que la diffusion française se fait à raison d’un épisode par semaine. Une façon idéale d’alterner chapitres et épisodes, sans frustration (autre que la frustration sexuelle, peut-être, mais ça, ce sont vos affaires, maintenant, vous savez dans quoi vous vous embarquez je crois).

Allez, bon visionnage, bonne lecture et bon week-end !

Faut-il lire Game Changer de Rachel Reid ?

Salut les sériephiles,

Je sais que le début du mois de janvier où j’arrivais à tenir le rythme d’un article par jour ou presque est déjà loin, mais que voulez-vous, j’ai encore décidé de me laisser déborder par le travail. Enfin, c’est surtout que quand il empiète sur quelque chose, c’est sur le blog et les séries plus que sur le reste de ma vie, parce que j’ai eu le temps d’aller une dizaine de fois au cinéma quand même… et de lire trois romans. Rien que ça !

Je reviens toujours à l’écriture à un moment ou un autre, cela dit, et j’ai plein d’idées d’articles qui me trottent dans la tête. Comme j’ai justement 25 minutes devant moi, j’ai envie de commencer par un petit bilan de lecture, parce qu’il me semble que j’avais dit que je le ferai. Bref, comme le titre l’indiquait, je suis là pour vous parler de Game Changer de Rachel Reid.

Oui, je me suis mis à lire la saga à l’origine d’Heated Rivalry. Je l’avais dit que la série me restait en tête et que, si elle ne m’avait pas convaincu du tout au premier abord, j’allais inévitablement y revenir d’une manière ou d’une autre. Rien de mieux que la lecture pour découvrir cette histoire comme elle a été écrite à l’origine. Oui, mais voilà, la série s’attarde sur le tome 2. Et avant ça, il y a le tome 1.

Ainsi donc,Game Changer, c’est le premier tome d’une saga de six (bientôt sept) romans, alors quand je me suis lancé, je savais que je m’embarquais dans une grande galère. Six romans, tous de la romance gay, tous dans l’univers du hockey auquel je ne connais rien. Bon, cette partie, évacuons-là tout de suite : le hockey a certes son importance dans les intrigues, mais ce n’est vraiment pas le cœur du livre et ne rien y connaître ne pose pas tant problème ; on nous explique ce qu’il y a à savoir et pour le reste, ma foi, on comprend quand il y a pénalité sans connaître les règles parce que le personnage est vexé d’aller sur le banc, par exemple.

Du côté de l’écriture, les chapitres sont assez longs pour que ça prenne plus de dix-quinze minutes pour les lire (je lis en anglais), donc j’ai fini par calculer que ça me prenait entre quatre et cinq heures pour lire les tomes de cette saga. Finalement, ce n’est pas tant que ça, pas vrai ? Game Changer raconte l’histoire d’amour entre Kip, un serveur de smoothie (en attendant de trouver meilleur job), et Scott Hunter, une superstar canadienne de hockey. Et grosso modo, les trois quarts du roman tiennent dans l’épisode 3 de Heated Rivalry.

Comme c’est l’épisode que j’ai préféré, j’étais plutôt content de découvrir ce roman. L’idée est assez simple et basique, avec une romance comme on en voit dans tous les livres du genre : les personnages se rencontrent, tombent amoureux, rencontrent quelques problèmes qui les éloignent un temps et paf, ils se remettent finalement ensemble pour un happy end. D’ailleurs, c’est bien simple, c’est publié chez Carina Press qui garantit le happy end ! Si on ajoute à ça le fait que je connaissais déjà l’histoire, il ne restait vraiment pas tant de suspense que ça.

Oui, mais voilà : Scott et Kip sont vraiment des personnages que j’apprécie. Et puis, j’ai eu la surprise de découvrir que François Arnaud n’avait rien à voir avec la description physique de Scott dans le livre – il est blond, mince, qu’est-ce qui s’est passé dans le casting ?

On est sur une romance toute douce, où chacun apprend à se connaître et où tout se passe bien et, finalement, ben ça fait du bien de lire ça parfois. J’ai beaucoup écrit sur l’importance de la représentation et sur le fait que ça faisait du bien de voir ça dans une série (particulièrement quand on les revoit dans l’épisode 5) : je vais répéter ici les mêmes idées si je m’étale plus ! Le fait d’avoir les pensées des personnages était sympathique. Bien sûr, la série saute inévitablement plein de choses, alors j’ai bien aimé avoir quelques infos de plus et voir comment tout s’enchaînait.

Le truc que je n’ai vraiment pas aimé et pour lequel il faut vraiment s’accrocher dans cette saga ? Les scènes de cul. Je ne peux pas dire que ce soit une surprise car je savais très bien à quoi m’attendre, mais j’ai vraiment eu le sentiment que la moitié du bouquin consistait à voir les personnages coucher ensemble dans toutes les positions. Au départ, ça se comprend, il y a même, toujours dans cette idée de la représentation, un intérêt à avoir certains détails de l’intimité du couple et de voir comment ça se passe quand tout est safe et fait avec le consentement (et l’excitation) des deux partenaires.

À part le sexe, j’ai vraiment eu l’impression de lire ce que j’avais déjà vu mis en image. Et c’était très bien comme ça.

Par contre, il y a un moment du livre où, vraiment, ça m’a fait trop. Genre, avançons dans l’histoire un peu, non ? Malgré tout, je crois qu’on peut dire que j’ai bien aimé ma lecture. Elle est complètement portée par ces deux personnages que j’aime beaucoup et ça m’a permis de me rendre compte à quel point la série était fidèle au matériel d’origine. Et ça m’a surpris un peu, parce que j’ai l’habitude d’adaptations prenant bien plus de libertés.

Bref, pour répondre à la question du titre si vous avez aimé Scott & Kip dans Heated Rivalry, vous pouvez y aller les yeux fermés (enfin… façon de parler) : vous aimerez aussi Game Changer. Les pages se tournent un peu toute seule, vous verrez. Si vous ne les avez pas aimé ? Eh, passez votre chemin, je crois. Et faut-il forcément lire le tome 1 avant de lire le tome 2 ? Absolument pas. Chaque tome est indépendant et peut se lire sans jeter un œil au reste. Après, si vous êtes complètement amoureux (bon, ou amoureuses, je sais) d’Ilya, il y a (aha) des miettes à se mettre sous la dent dans ce tome. Et oui, ce tome est un game changer pour les gens qui ne lisent pas tellement de romance, gay ou non, précisément parce que la représentation y est si réussie. Et ça fait plaisir.

L’’Arbre de Noël de Dostoïevski

Salut les sériephiles ! 🎄

Parfois, Noël peut nous réserver des surprises littéraires un peu… moins festives que prévu. Après avoir découvert L’Arbre de Noël de Dostoïevski, je me demande pourquoi j’ai voulu chercher des récits de Noël dans les textes classiques quand l’intelligence artificielle m’a proposé de lire un autre texte de Noël. Je viens à peine de me remettre du conte d’Andersen, Le Sapin, lu la semaine dernière, qui m’avait déjà laissé une sensation d’amertume. Mais visiblement, je n’avais pas encore touché le fond.


Une histoire brutale

Avec L’Arbre de Noël, Dostoïevski nous plonge dans un Noël glacial, du point de vue d’un enfant pauvre qui erre dans une Russie où les fêtes riment avec abondance pour certains… et désespoir pour d’autres. Pas besoin de suspense : ce n’est pas une jolie histoire de rédemption ou de générosité. C’est une claque, pure et simple, et une critique sociale bien triste.

L’enfant est accablé par le froid, rêve de chaleur et d’un monde où il serait enfin accueilli, mais ce qu’il trouve est loin de la magie de Noël. On ressent toute l’injustice sociale que l’auteur veut dénoncer, et c’est terrible de constater que, bien évidemment, ce genre de contraste existe encore aujourd’hui.

En vrai, quand j’avais lu Le Sapin d’Andersen, je pensais avoir touché le fin fond des contes de Noël mélancoliques. Avec L’Arbre de Noël, on passe pourtant encore un cap. Pas de poésie, pas de beauté dans la tristesse, pas de petite morale pour se rassurer sur le fond quand la forme n’allait plus. Non. Dostoievski, c’est juste une réalité crue, brutale, qui laisse un vide. En même temps, j’aurais dû m’y attendre ! C’est Dostoievski.


Pourquoi je l’ai lu ?

À l’origine, je cherchais un texte narratif court autour des légendes de Noël, et j’espérais plonger dans les récits des trolls islandais. Malheureusement, impossible de trouver ce que je cherchais – si vous en connaissez, je suis preneur.

En me tournant vers les classiques accessibles, je me suis rendu compte que je connaissais déjà bien trop les textes européens. Et puis, je suis tombé sur L’Arbre de Noël de Dostoïevski. Je me suis dit : pourquoi pas ? Si ça peut changer des clichés qu’on connaît tous avec un auteur aussi incontournable… Pourquoi pas ? En théorie, il ne pouvait qu’apporter une touche intéressante à ce calendrier de l’Avent. Ce que je n’avais pas prévu, c’est à quel point cette lecture serait… quelque peu déchirante.

Après ce genre de lecture, une chose est sûre : je vais avoir besoin d’une histoire joyeuse pour compenser. Déjà que je manque de soleil et que la période est déprimante, là je suis servi, vraiment. Promis, pour le 22 décembre, ce sera un conte de Noël qui redonne le sourire que l’intelligence artificielle me fournira, même si elle doit l’écrire elle-même (quoique, ça pourrait être l’occasion d’en écrire une tiens !).

Parce qu’un calendrier de l’Avent, c’est aussi fait pour se rappeler pourquoi on aime cette période, en théorie. Là, j’ai l’impression de m’être fait avoir !

Le Sapin de Hans Christian Andersen

Salut les sériephiles ! 🌲

Pour ce 8 décembre, mon calendrier de l’Avent m’a proposé une pause littéraire bienvenue avec la découverte d’un conte de Hans Christian Andersen : « Le Sapin ». Ce récit a beau être un classique, écrit en 1844, je n’avais jamais eu l’occasion de le lire, alors j’étais content de la proposition. Dispo sur Wikisource, c’était idéal pour un dimanche chargé.

De quoi ça parle ?

« Le Sapin » raconte l’histoire d’un petit arbre qui ne rêve que d’une chose : grandir et découvrir le monde au-delà de sa forêt. Impatient, il ignore les plaisirs de l’instant présent et ne réalise que trop tard l’importance de ce qu’il possédait. Si l’histoire est assez prévisible, sa morale tout aussi prévisible frappe juste et rend la lecture agréable. Ça ne prend que quelques minutes et c’est idéal avant d’aller se coucher, ce que je vais faire dès cet article en ligne, croyez-moi bien.

Si on voit tout de suite vers quoi on se dirige, ce conte de Noël m’a aussi permis d’en apprendre davantage sur une tradition danoise un rien surprenante : décorer les sapins avec des bougies allumées pour Noël et des bonbons, et laisser les enfants dévaliser le sapin. Je n’ai pas vu ça en regardant les deux saisons de Home for Christmas, moi… Et ça ferait aussi un super épisode de 9-1-1, je vois ça d’ici. Andersen, lui-même Danois (j’ai donc lu une traduction, même si le texte original est aussi sur Wikisource si jamais vous avez l’esprit d’un aventurier – ou si vous parlez la langue) capture l’ambiance de Noël avec une touche de nostalgie très juste.

Certes, Noël n’est pas toujours la plus joyeuse des fêtes pour tous, mais quand même, je ne m’attendais pas à ce que ce conte de Noël soit si empreint de tristesse. Bien sûr, la morale est efficace et universelle, mais l’histoire du petit sapin laisse une impression mélancolique. Heureusement, l’avoir lu en début de mois atténue cet effet, car je préfère garder des récits plus joyeux et plus dans l’esprit des fêtes à l’approche du jour des cadeaux.

Bref, lire un conte de Noël en décembre, c’est une activité que je recommande. Celui-ci a aussi l’avantage d’être super court. En fait, je me suis dit que j’aurais pu tout aussi bien me faire un Avent avec que des contes et autres nouvelles de Noël. Ou des fanfics, tiens ! Et même si Le Sapin m’a surpris par sa mélancolie, il faut bien dire que mon calendrier de l’Avent fait par l’intelligence artificielle est une vraie bonne surprise pour le moment, je ne pensais pas qu’il y aurait si peu de ratés et tant de bonnes propositions.

Espérons que ce soit encore le cas demain ✨

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Ps : c’est une énième photo prise à Disneyland, pas de celui d’Andersen et encore moins chez moi, hein… Même si je ne dis pas non pour vivre dans l’hôtel Disneyland Paris.