Echo – S01E01 – Chafa – 14/20

Bon, comme je l’imaginais, ce n’est pas glorieux du tout comme introduction. Je comprends pourquoi la série n’a pas fait parler d’elle : l’intrigue proposée est extrêmement décousue et galère à introduire ses personnages, sa mythologie et ses enjeux. Disons que ça donne l’impression qu’ils veulent être sur trois fronts à la fois, sans arriver à en gérer un seul. Ceci étant dit, les scènes d’action sauvent l’épisode car elles sont hyper qualitatives.

Spoilers 

Maya a une enfance aussi malheureuse que ce qu’on connaît d’elle à l’âge adulte.

Maya… You and I, your father, we’re family.

Enfance malheureuse

La série commence déjà mal avec un « Marvel Studios » qui se passe du générique habituel. Je suis là pour avoir ma dose de Marvel, ça commence théoriquement par là. Bon, je vais essayer de ne pas en tenir rigueur à la série et de me concentrer un peu sur ce qui suit. Le problème, c’est que je ne suis pas sûr de comprendre ce qui suit avec des êtres tatoués de partout (marqués serait plus juste) qui sortent de Terre et boivent de l’eau d’une source magique avant d’être enterrés à nouveau lorsque le plafond (volcanique ?) s’écroule. Mais qu’est-ce que je viens de voir ?

Ce qui est sûr, c’est que la femme qu’on vient de suivre finit par atterrir dans ce qui ressemble à un jardin d’Eden, avec un oiseau qui se pose sur elle et sa peau d’argile qui se craquèle. En-dessous, il y a une peau humaine et des vêtements qui l’empêchent de finir à poil devant le reste de sa tribu, les Choctaw.

Tout ça n’est en fait qu’une histoire racontée en 2007 par une petite fille à une autre, sa cousine, malentendante. Bon, il est question de Maya, quoi, mais je ne suis pas convaincu par une introduction qui semble déjà se perdre dans une mythologie inutilement compliquée. Il me semble qu’une voix off pour expliquer ce qu’on voit n’aurait pas été de trop, pour une fois.

Après, on n’est pas en manque d’action : les parents des petites filles sont en train de se faire une bonne soirée qui se terminera mal. Les grands-parents de Maya (je suppose) partent en laissant les cousines ensemble sous une tente. Comme il pleut des cordes, elles finissent par rentrer et réclamer du chocolat chaud. Alors que Maya part avec sa mère acheter de quoi en refaire, elles ont alors un sacré accident de voiture parce que les freins de sa voiture ne fonctionnent plus.

La scène suivante nous apprend que ceux-ci ont été sabotés à cause de son mari, un criminel local. Ma foi, on le savait déjà, mais ça ne fait pas de mal de nous le rappeler. Dans l’accident de voiture, Maya a aussi perdu sa jambe et son père a perdu tout le respect de sa belle-mère. Forcément. Le père décide dès lors de partir à New-York, loin de sa belle-famille qui lui en veut, tandis que Maya passe son temps à culpabiliser pour l’accident dont elle se sent responsable. Elle voulait du chocolat chaud après tout.

Le départ pour New-York est super violent pour la petite en tout cas. Non seulement, elle a perdu sa jambe et sa maman, mais elle perd aussi le soutien de sa cousine. C’est compliqué pour elle. À New-York, son père fait tout ce qu’il peut pour offrir une vie différente de la sienne à sa fille. Il veut la maintenir loin du crime, mais bon, quand on a un papa criminel, c’est un peu impossible. Maya observe tout et comprend vite ce qu’il en est.

Malgré sa jambe en moins, elle a une prothèse qui lui permet de faire du judo, où elle croise Fisk. On ne nous le dit pas encore comme ça, mais on le comprend.

Fisk

Après cette longue introduction, il est temps de sauter dans le temps pour quinze ans à peu près. Nous retrouvons Maya sur un ring de boxe où elle met KO son adversaire sans le moindre souci. Elle part ensuite en moto vers un immeuble où elle tombe sur un véritable massacre en cours. Un type avec une épée semble être en train de dégommer tout le monde dans le bâtiment. Maya se fait aussi discrète que possible et assiste ainsi au meurtre de son père, transpercé par un sabre. Euh… OK.

C’est une introduction plus que chaotique tout ça, et ça continue quand la cousine envoie des SMS à Maya pour lui dire qu’elle est là en cas de besoin. Mouais. C’est étonnant comme manière d’introduire un personnage tout ça. On ne comprend pas trop pourquoi, mais Maya est ensuite arrêtée par la police dans une concession de moto. Elle balance une moto sur une voiture de flics, mais aucun d’entre eux ne lui tire dessus.

C’est plutôt une bonne chose, cependant : ça permet à Fisk de venir s’occuper d’elle. Il empêche son arrestation et l’embarque en limousine pour lui raconter que lui aussi a perdu son papa quand il était jeune. Pardon, mais si le but est de nous faire compatir pour Fisk, non merci hein. C’est un connard, on le sait. Bref, il recrute Maya et l’engueule pour qu’elle transforme sa peine en quelque chose d’utile (pour lui).

Elle se rend alors dans un autre repaire de malfrats où elle aura pour mission de tuer tout le monde, parce qu’ils ne sont pas sympathiques avec le Caïd. Soit. Les mouvements de caméra sont fluides et les scènes d’action sont plutôt bien fichus, parce qu’il y a le budget Marvel, mais le personnage de Maya n’est pas dingue pour l’instant. On la voit par exemple s’en prendre à un garde qui essaie de la peloter avant de se figer complètement au moment où l’action commence.

Finalement, un méchant lui tombe dessus, ce qui la fait sortir de sa léthargie. Elle met KO deux types très rapidement, avant de… se faire attaquer par Daredevil ! Alléluia. Enfin un personnage qui peut donner envie d’accrocher à la série. Les scènes d’action avec lui sont toujours aussi incroyables. Malgré tout, Maya parvient à s’enfuir après une action très fluide. Elle a fait ses preuves pour Fisk et c’est comme cela qu’elle entre dans le monde du crime. De mon côté, elle fait ses preuves comme excellent personnage pour les scènes de combat : on s’éclate en post-prod à nous retirer le son par moment et les chorégraphies sont géniales.

La série peut avancer à nouveau très vite et nous rappeler que Maya, on la connaît déjà bien : nous avons eu l’occasion de la voir découvrir la vérité sur le meurtre de son père dans une autre série. C’est donc Hawkeye qui lui explique que c’est Fisk qui a commandité le meurtre de son père. Elle a du mal à le croire, mais doit se rendre à l’évidence. Elle décide donc de le tuer d’une balle dans la figure, juste après la bataille de Noël vue dans Hawkeye, justement.

Cinq mois plus tard

Ah, nous y voilà enfin : la moitié du premier épisode permet d’en arriver là où je pensais que la série allait commencer. Il serait temps. Nous retrouvons Maya blessée au ventre. Elle se rend en Oklahoma sur sa moto, manquant de se tuer en chemin parce qu’elle s’endort au guidon. Je ne savais même pas que c’était possible de s’endormir en moto en vrai.

Bref, elle se rend dans sa maison d’enfance et en profite pour recoudre sa blessure, avant de se mettre à rêver de la tribu Choctaw et de Chafa, la première femme de la tribu. C’est très décousu comme manière de nous introduire l’intrigue, c’est terrible.

Au réveil, elle a l’impression que sa maison va être prise d’assaut, mais ce n’est finalement qu’un de ses cousins, ravi de la retrouver. Le plaisir ne semble pas trop partager par Echo que je trouve odieuse avec lui. Certes, elle essaie de se faire discrète, mais ce n’est pas une raison pour être si détestable. J’imagine que ça permet d’instaurer le cadre de la série, ce que l’épisode cherche clairement à faire ensuite en nous présentant toute la ville avec des filtres et des biais très précis. Maya est une motarde, c’est l’ambiance visée de manière pas très discrète.

Pas très discrète, c’est aussi une manière de décrire Maya, je trouve. Elle se trimballe avec une moto hyper bruyante pour espionner sa cousine, devenue pompier, puis continue d’être très discrète en se rendant dans… comment ça s’appelle ? Une piste de patinage ambiance disco. En vrai, ça a l’air rigolo comme endroit.

L’idée est qu’elle contacte le gérant de cet endroit parce qu’il peut la mettre en relation avec quelqu’un pour soigner sa blessure par balle – Gretchen, croque-mort. Le problème, c’est qu’elle passe par l’accueil, tenu par un certain Vickie qui n’hésite pas à balancer sa présence en ville, en échange d’une prime. La série galère un peu à introduire ses personnages quand même. Vickie sort de nulle part et est un malfrat de plus, le gérant est clairement lié à la famille de Maya puisqu’il connaît sa cousine aussi. Cela dit, on passe vite à autre chose quand Maya révèle qu’elle est en fait en ville pour s’attaquer aux hommes de Fisk – à Fisk Entreprise.

Le gérant le vit mal très mal et décide donc de l’abandonner. Soit. Le flashback de l’épisode nous révèle alors, sans la moindre surprise, que Fisk a survécu. Le mec se prend un camion dans la face, une balle dans l’œil, mais il vit encore ? Tss. Oh, sinon, le générique de fin a plutôt la classe.

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Echo (S01)

Synopsis : Maya Lopez est poursuivie par l’empire criminel de Wilson Fisk après avoir assassiné Fisk. Qui s’en souvient même ?

Pour commencer, il faut bien savoir que si je regarde la série avec tant de retard par rapport à sa diffusion, c’est parce que je ne suis pas sûr d’avoir vraiment envie de la voir. Je suis actuellement en période de manque post-bingewatching intensif de The Rookie, je me dis donc qu’une petite dose de Marvel ne peut pas faire de mal. Et quand je dis « petite », j’insiste bien sur le mot : cinq épisodes seulement, avec probablement dix minutes de générique chacun (j’abuse à peine), on est juste sur un film Marvel découpé grossièrement en série, non ?

Dire que les retours sur Echo sont mauvais serait un mensonge : ils ont été tout simplement inexistants. J’ai l’impression que personne n’a vu la série, que personne ne sait qu’elle existe. Pourtant, son personnage était sympa lors de sa première introduction. J’ai plus de mal avec Fisk, qui est un personnage qui m’a particulièrement déplu dans Daredevil et que je ne suis pas forcément ravi de retrouver – je ne me fais aucune illusion, il y aura forcément un milliard de flashbacks, au minimum. Bon, ça, c’est autre chose vous me direz, surtout que c’était un méchant que tout le monde adorait.

Bref, je me lance finalement dans la série sans grande conviction. Au moins, je serai rapidement à jour et ça va me permettre de dire que je le suis dans le MCU aussi !

Note moyenne de la saison : 11,5/20

Echo – S01E01 – Chafa – 14/20

Bon, comme je l’imaginais, ce n’est pas glorieux du tout comme introduction. Je comprends pourquoi la série n’a pas fait parler d’elle : l’intrigue proposée est extrêmement décousue et galère à introduire ses personnages, sa mythologie et ses enjeux. Disons…

Echo – S01E02 – Lowak – 12/20

Je commence à peine à m’attacher aux personnages qu’il y a déjà des répétitions dans les scènes proposées et les dynamiques. Les scènes d’action ? Le budget est sacrément réduit dans ce deuxième épisode et c’est beaucoup moins prenant. Quant…

Echo – S01E03 – Tuklo – 13/20

Le retour de l’action fait du bien à la série, mais l’écriture reste poussive, je trouve. On sent bien que le rythme peine à être trouvé et que les dynamiques sont expédiées sans transition d’un point à un autre,…

Echo – S01E04 – Taloa – 13/20

Une fois de plus, Marvel passe par la case « énorme raccourci » dans l’écriture du scénario. L’épisode est aidé par le fait qu’il s’appuie sur un personnage déjà bien établi et bien écrit, mais malgré tout, le rythme a du…

Echo – S01E05 – Maya – 05/20

C’est honteux. C’est juste honteux de supprimer un épisode pour proposer ce gâchis monumental en épisode de fin de saison. Concrètement, il manque des morceaux entiers d’histoire pour que l’ensemble puisse être cohérent : les personnages devinent des choses qu’ils…

Et si je retournais à Disneyland ?

Invite de rédaction Bloganuary
Citez une attraction ou une ville près de chez vous que vous n’avez toujours pas eu l’occasion de faire ou visiter.

Salut les sériephiles !

Alors, accrochez-vous, parce que ma réponse va vous étonner : Disneyland. Oui, oui, je sais, on pourrait croire que j’y passe mes week-ends quand on me connaît un peu et qu’on sait à quel point j’adore Disney, les séries, le MCU, Star Wars… mais détrompez-vous, je n’y suis pas retourné depuis quasiment dix ans ! Enfin, j’avais fait Disney Village. Mais ça ne compte pas vraiment, si ?

J’ai pourtant une sacrée raison d’y retourner avec l’ouverture du campus Avengers. Imaginez un peu : se balader dans l’univers Marvel, c’est du rêve éveillé pour tout fan de séries et de films qui se respecte ! Et je me respecte. Je respecte aussi mon portefeuille, c’est tout. Bref, je suis tiraillé entre ma radinerie (non mais vous avez vu les prix ? L’augmentation des pass annuels ??) et mon envie. De toute manière, je sais que Ludo a prévu d’y aller et que j’irai avec lui quand il reviendra en France. Mais, du coup, j’ai aussi envie d’y retourner avant pour bien maîtriser le parc – ou pour en profiter en couple, aussi.

Je suis super curieux de voir comment ils ont intégré tout l’univers Marvel dans un parc d’attraction. Entre les attractions hyper-technos, les décors qui nous plongent direct dans l’action, et les costumes plus vrais que nature, je m’attends à un truc assez dingue – avec la peur d’être déçu, c’est vrai. Je ne suis pas forcément attraction à sensation, alors c’est plus dur de me décevoir, mais si ça fait trop cheap, je risque de crisper les mâchoires. J’attends depuis un moment d’y retourner !

Bref, ma réponse est simple et basique pour n’importe quel francilien : retourner à Disneyland et m’immerger dans le monde Avengers. Je vous ferai un compte-rendu si ça devait arriver, évidemment !

What If… ? – S02E09 – What if Strange Supreme Intervened ? – 20/20

Je regrette de ne pas avoir fini mon année par cet épisode, parce qu’il est vraiment tout simplement excellent. Oh, bien sûr, c’est un peu surnoter que d’y mettre 20 parce qu’il tombe à de nombreuses reprises dans la facilité et que tout n’y est pas forcément des plus crédibles, mais il n’empêche que dans l’ensemble, c’est exactement ce que j’attendais de la saison 2 : plus de multivers, plus de personnages que j’adore et plus d’actions complètement dingues dans les combats. Un vrai plaisir visuel, un vrai plaisir tout court.

Spoilers

Strange demande à Peggy d’intervenir, pendant que le Gardien continue d’observer.

Saving the multiverse one universe at a time, huh ?

C’est amusant, je voulais me garder le dernier épisode pour encore plus tard, mais comme je n’ai pas trop aimé l’épisode précédent, j’enchaine finalement dans l’espoir d’avoir encore mieux avec celui-ci. C’est la fin de saison après tout et j’ai gardé un super souvenir de la fin de saison 1. Et celui-ci commence déjà à merveille avec un générique Marvel Studios repris à la sauce What if, avec chacun de ses héros. Captain Carter est donc bien mise au centre de cette série, et ça me va très bien comme ça.

Sanctum Infinitum

L’épisode reprend à peu près où le précédent nous a laissé, mais commence par nous résumer toute la vie de Captain Carter. On la connaît bien pourtant, mais le Gardien voulait monologuer une fois de plus, hein. Bref, Carter reçoit la visite dans ce Londres de 1602 d’un Strange qui vient la faire quitter cet univers après un petit dialogue plein d’humour et un verre de whisky. Je suis content de voir qu’on ne s’attarde pas trop sur cette époque qui ne m’a pas trop plu. À la place, Strange emmène Peggy dans son bureau – et le Gardien en profite pour nous rappeler cet excellent épisode de la saison 1 où Strange avait détruit son univers en tentant de sauver Christine.

Je ne sais plus si l’épisode était excellent, mais j’en garde en tout cas un excellent souvenir après deux ans. C’est déjà ça. Allez, enchaînons : le Gardien nous révèle que Peggy et Strange doivent faire équipe pour faire face à une menace que le multivers n’a jamais connue avant. Et pourtant, ce n’est pas tout à fait ce qui est dit quand Peggy se rend au Sanctum Infinitum pour savoir ce qu’il se passe.

Sur place, ce Strange Suprême révèle qu’il a pris l’habitude sur son infini temps libre d’aller intervenir dans tous les univers sur le point d’être détruit. Il collectionne donc les destructeurs d’univers et tente d’en sauver un maximum, exactement comme Peggy vient de le faire en 1602. Bon, par contre, comme Peggy, on voit vite où ça veut en venir : une telle collection ne peut être une bonne idée et il y en a forcément un qui s’est échappé. Ou plutôt, une.

Je m’attendais au moins à un duo pour expliquer que ce soit une menace inconnue, mais ce n’est finalement pas le cas. Strange se contente donc de demander à Peggy son aide pour retrouver cette destructrice dans un autre monde car il ne peut le faire lui-même : elle le connaît trop pour ça. Peggy ne demande même pas plus d’information que ça et ne cherche pas à savoir de qui il s’agit, elle se contente de passer un autre portail et se retrouve… sous la neige, bingo !

Le plan

Dans cet autre univers, Peggy découvre un monde où Hydra a gagné : pas de Captain America ou de Captain Carter pour les en empêcher. La puissance du Tesseract a détruit le monde. Bien sûr, ça, elle le découvre grâce à la présence du Gardien à ses côtés. Celui-ci continue de ne pas intervenir et de tout narrer, ce qui agace profondément Peggy.

Pourtant, quand elle se met à lui faire la morale sur le fait que Strange a trouvé un moyen d’agir, j’ai tout de suite eu le sentiment qu’on nous manipulait – et qu’on manipulait Carter. Il n’était pas dur de recoller les morceaux en plus : Peggy est envoyée pour retrouver Kahhori, et Kahhori n’est pas une destructrice, c’est plutôt l’inverse. Le combat entre les deux femmes est donc extrêmement court, parce que Kahhori n’a pas l’intention de la tuer.

C’est exactement ce que Strange espérait : il peut donc retrouver Kahhori et la faire revenir au Sanctum Infinitum en compagnie de Carter. Celle-ci commence toutefois à comprendre que quelque chose déconne. Même si Strange lui assure qu’il s’agit d’une ruse de Kahhori, Carter écoute Kahhori et commence à comprendre qu’il existe bien une Forge. Le but de la Forge ? Le Strange Supreme souhaite recréer un univers – le sien. Son but est une fois de plus de ressusciter Christine. C’en est presque lassant.

Bien sûr, Peggy doute un instant quand il lui explique qu’elle ferait la même chose pour Steve, mais elle comprend vite que ce n’est pas le cas. L’enjeu est trop grand pour que son égoïsme triomphe ainsi : ni elle ni Steve n’oseraient détruire le monde ainsi. Cependant, pour stopper un Strange bien plus fort qu’elle, Carter ne trouve rien de mieux à faire que de… libérer tous les destructeurs d’univers enfermé par Strange. Sincèrement ?

La diversion est efficace et elle permet aux scénaristes de s’éclater : il y a plein de références à des épisodes passés et des personnages que nous n’avions pas encore vus cette saison, par exemple Rocket, qui se retrouvent à se battre les uns contre les autres. Bien sûr, le Suprême ne peut se permettre une telle évasion, alors il fait aussitôt tout ce qui est en son pouvoir pour les emprisonner à nouveau.

Ce n’est pas si simple, de même qu’il n’est pas simple pour Kahhori et Carter de se diriger jusqu’à la Forge pour la détruire. Elles tombent ainsi sur une apocalypse zombies, encore. J’ai adoré la scène où Kahhori s’est amusée de la présence de zombies et s’est mise à se battre contre la Sorcière Rouge. Je reste un peu sceptique sur son aisance à en venir à bout, mais comme on avait peu de temps, on ne pouvait que difficilement y consacrer plus de temps.

Ce que j’ai adoré aussi ? Le budget de l’animé permet de réunir bien du monde à moindre frais. Après la sorcière rouge, tous les zombies cèdent soudainement au contrôle… d’Hela. C’est décidément sa saison à elle. J’aurais aimé que ce soit la version héroïne qui revienne, mais non, les scénaristes nous ramènent bien la déesse de la mort destructrice pour cet épisode. Si elle tente un temps d’arrêter Kahoori et Carter, elle est vite distraite dans sa tâche par… Ragnarok ?

La Forge

Les deux héroïnes continuent donc leur course folle vers la Forge. En chemin, elles tombent sur Thanos qui est rapidement effacé de l’existence par un claquement de doigts de… Killmonger, avec les pierres. Cette fois, c’est clair, les scénaristes s’éclatent. On manque encore de temps, cependant : Kahhori se débarrasse du corps de Killmonger en quelques instants, gardant avec elles l’armure dont Peggy assure avoir besoin pour faire face à Strange.

Et c’est ainsi que Peggy se retrouve avec une armure comprenant les pierres d’infinité. Oh bordel. C’est incroyablement génial comme concept, mais sa quête des pierres n’aura quand même pas été longue. Et puis Kahhori la connaît à peine, elle prend un sacré risque à lui laisser les pierres si vite. Un autre point que je trouve abusé : Killmonger est envoyé parmi tous les destructeurs qui ne peuvent que s’autodétruire, une solution un peu simple (mais OK).

Bien sûr, Strange rattrape donc les filles assez vite et s’en prend à elle, souhaitant coûte que coûte préserver la Forge de la destruction. Pourtant, on voit assez vite que ce ne sera pas possible. Je veux dire, Strange décide alors de faire appel à une multitude de clones de lui pour se battre contre le duo de femmes lui menant la vie dure. Peggy décide donc de faire pareil et fait venir d’autres univers d’autres Peggy Carter.

Le combat est impressionnant, mais fait perdre du temps quand il est évident qu’ils ne gagneront pas comme ça. On se débarrasse donc rapidement de tous ces clones, tous tués ou transformés en papillons (et tant pis pour les univers d’où ils viennent ?). Une fois que c’est fait, Strange tente un autre tour de passe passe bien trouvé de la part des scénaristes : ils renvoient Peggy à ses origines, quand Steve était encore en vie.

Elle ne se laisse toutefois pas faire et comprend vite le jeu de Strange, qu’elle n’a aucun mal à stopper. Nous en revenons donc à la Forge où Strange décide de faire tomber toute sa collection de prisonniers le plus rapidement possible. On entre alors dans un jeu un peu lassant de bras de fer entre les héroïnes et Strange : chacun tente de mener les prisonniers à un endroit différent, les uns vers le fond de la Forge, les autres vers leur maison.

Les prisonniers sont toutefois des êtres puissants capables de comprendre ce qu’il se passe : ils finissent donc par agir et lancer aux héroïnes tous les objets qui leur donnent toute puissance. J’ai tout de même un peu de mal à comprendre : les pierres suffiraient à Peggy pour revenir en arrière, en vrai. Tout le combat est terminé avec les pierres normalement.

Bon, cela dit, ça a une sacrée classe de voir Peggy et Kahhori avec les pierres, les anneaux, le marteau, le bouclier et tant d’autres choses qui leur donnent toute puissance sur le multiverse. Kahhori finit donc par réussir à renvoyer tous les prisonniers de Strange chez eux, mais il reste encore le cas Strange à régler. Il se prend toute la puissance de feu des deux femmes dans la tronche et parvient encore à résister.

Franchement, j’ai cru voir qu’une saison 3 était annoncée, mais après un épisode pareil, parviendront-ils à faire encore mieux ? Cela me semble compliqué tant la surenchère est complète dans cet épisode. Strange Supreme se transforme en véritable monstre, mais ensemble Peggy et Kahhori parviennent à lui botter les fesses. Contre toute attente, elles reçoivent à la dernière minute l’aide de Strange lui-même : il empêche sa version monstrueuse d’attaquer encore Peggy et le laisse tomber dans le fin fond de la Forge.

Le multivers

La Forge explose donc… et nous mène à la fin de cette saison. Le Gardien décide étonnamment d’intervenir pour renvoyer Kahhori chez elle, dans son univers, et pour faire venir Peggy à lui. Peggy peut donc enfin voir l’endroit d’où le Gardien explore le multivers, mais elle ne pense même pas à l’interroger sur son intervention. Et pourtant !

Le Gardien décide en plus d’emmener Peggy dans un autre univers, encore : celui que Strange vient de recréer. Dans cet univers, Christine est encore en vie, car c’est le sien, mais Strange ne viendra jamais au monde. C’est simple et efficace comme conclusion pour cet univers et je suis content que ça rétablisse la fin tout à fait affreuse qu’on lui proposait en saison 1. J’aime bien quand ça finit mal pourtant. Strange Supreme aura finalement eu ce qu’il voulait à la base : c’est lui qui est puni, pas Christine, pas son univers. Et c’est très chouette ainsi.

Le Gardien explique donc à Peggy que le multivers n’avait pas besoin de son intervention à lui, il avait besoin d’elle. De plus en plus fan du multivers, Peggy demande alors au Gardien de rentrer chez elle en passant par d’autres univers… C’est une jolie conclusion pour la saison et pour le personnage de Captain Carter. Et puis, comme ça, elle a probablement croisé Loki autrement que quand il était mauvais acteur !

En bref

À l’image de la saison 1, cette saison de neuf épisodes a été capable de proposer de très bons concepts, tout en s’appuyant sur l’idée d’une diffusion en pleine période de Noël. Les scénaristes s’en donnent à cœur joie pour mêler plein de références aux comics, aux films, aux séries ; pour faire intervenir un maximum de personnages et d’objets, un maximum d’univers. Cela donne un pot-pourri qui ne prend pas toujours – certains épisodes m’ont paru moins efficaces que d’autres, les concepts m’ont moins fasciné.

Cela dit, il faut reconnaître que ce dessin animé, en deux saisons, a su nous proposer deux nouvelles super-héroïnes qui sont vraiment excellentes et incroyables. Le Captain Carter, c’est une réécriture que je trouvais un peu lourde à la base mais avec laquelle ils ont su jouer pour donner un personnage vraiment génial à suivre – et en même temps, Peggy l’a toujours été. Kahhori, en revanche, est une création 100% originale de la série et je l’adore déjà.

Bref, tout ça me donne bien envie de découvrir la saison 3. Je ne vois pas comment ils parviendront à faire plus impressionnant que ce dernier épisode de saison qui mêlait déjà tous les univers et bien des références, mais j’imagine qu’ils trouveront bien une idée… Malgré un changement de scénaristes en chef.

Hâte de la voir, déjà, et curieux de savoir quand elle sortira – j’imagine qu’elle pourra combler certains vides laissés par la grève des scénaristes car elle est prévue depuis fort longtemps. Et puis, elle évolue de manière suffisamment indépendante du reste du MCU pour sortir un peu quand elle veut, a priori.