Ouais, bon, on commence à avoir fait le tour de leur délire et il serait temps que la série en revienne à un fil rouge plus conséquent. Je ne sais pas, j’ai moins accroché à ce qu’il se passait dans cet épisode, parce qu’on enchaîne les clichés sans trop de raison. C’est sympathique à voir, l’ambiance change des saisons précédentes mais… Disons qu’il est temps que ça se termine !
Spoilers
Betty et Archie font face aux conséquences de leur petit spectacle.
Sans trop de surprise, l’épisode reprend avec les conséquences du cliffhanger précédent : Archie et Betty s’amusaient à se mater l’un l’autre lors d’un strip-tease improvisé entre deux maisons. Au début de cet épisode, ils sont donc punis… La pire punition étant finalement celle d’Alice qui décide de téléphoner à ses amies pour leur raconter ce qu’il s’est passé ; menant au fait que toute la ville est rapidement au courant des activités nocturnes des adolescents. C’est encore mieux que les réseaux sociaux, ma foi.
La punition pour Archie ? Une conversation gênante avec son oncle sur son absence de pantalon et les douches froides nécessaires. La punition pour Betty ? Être obligée de danser tous les soirs au bal organisé par son père. Ah oui, ça va vraiment mettre un terme à ce qu’il se passe et aux envies sexuelles de Betty de la faire danser avec des garçons. La punition est toutefois bienvenue, c’est un point de Bingo Séries !
Ceci étant dit, les réactions hyper sexistes qui suivent au lycée ne sont pas géniales : Betty est sifflée et ridiculisée, Archie est applaudi… Tss. J’imagine que c’est une bonne chose d’amplifier à ce point le sexisme pour une série diffusée en 2023. Ma foi, si ça peut aider à faire bouger les choses en insistant sur les inégalités en place pour les combattre ? Ouais. Je prête beaucoup trop de force et d’intention à la série, je sais.
Je veux dire, on en est au stade où on nous impose ensuite une scène où Cheryl révèle qu’elle adore danser pour l’émission du père de Betty – et on la comprend parce qu’elle danse très bien. M’enfin, ce n’est tout de même pas grandiose. J’ai beaucoup ri de la voir faire une pub en famille pour le sirop d’érable, mais pas autant que devant un certain Troy décidant de danser avec Betty pour mieux la toucher. Ben oui, c’est une fille facile bien sûr.
Il obtient en retour une gifle bien méritée, diffusée à la télévision devant toute la ville. Il va en être ravi pour sa réputation – la réputation étant d’ailleurs la seule chose qui préoccupe Alice ensuite. Elle accuse ainsi Betty de se faire une mauvaise réputation quand on sait tous que c’est Alice qui lui fait une mauvaise réputation, en fait. Bon, bref, l’essentiel, c’est encore qu’Alice laisse malgré tout sa fille punie se balader en ville seule. C’est sans surprise qu’elle retombe ainsi sur Archie chez Pop’s.
Bon, cela dit, ce n’est pas pour l’intrigue de Betty que ça a son importance. Pour se venger définitivement de sa mère, Betty décide finalement d’utiliser une autre émission de danse de son père pour s’affirmer une fois pour toutes – et surtout pour être bannie à jamais de l’émission. Elle utilise donc le segment sur le twirl pour faire une petite démonstration de danse parfaite : elle tourne juste assez pour montrer sa culotte à la caméra.
Alice est choquée, évidemment, parce que sa fille est en pleine révolution sexuelle : elle sait ce qu’elle veut et elle sait comment l’obtenir. C’est un vrai problème pour tout le monde autour d’elle apparemment, à commencer par le principal du lycée. Ben oui, il faut bien qu’il s’acharne sur ses lycéens lui !
Veronica aussi a droit à quelques remontrances de ses parents : Alice les a prévenus de la bonne idée de Veronica pour Betty et Archie et ils décident donc de la punir. Elle a été une mauvaise fille et doit donc être punie elle aussi : elle se retrouve à devoir bosser au Babylonium. Ce n’est toutefois pas un casino, mais un cinéma.
Si Veronica le vit d’abord comme une punition, elle débarque finalement très joyeuse et heureuse au Babylonium, où elle se retrouve à bosser avec son patron et Clay. Et c’est tout. On verra si cette intrigue mène quelque part par la suite… Pour l’instant, on se retrouve avec Clay et Veronica qui deviennent amis, puis avec Veronica découvrant que le cinéma où elle doit travailler est absolument désert. Forcément.
La série se met à nous pondre un discours pour sauver les cinémas désormais, critiquant l’impact de la télévision et du cinéma plein-air sur les palaces comme le Babylonium. Veronica enregistre donc une publicité, et je me demande bien avec quel matériel et avec quel argent, mais c’est en vain : le propriétaire du cinéma a décidé de vendre le Babylonium et vient justement de signer avec… les parents de Veronica. Et tant pis s’ils décident de transformer le palace en parking, hein. C’est dur de ne pas rire devant cette série, tout de même ! Je crains toutefois le pire : ils vont finir par nous ramener Hiram à ce stade, c’est sûr.
Je veux dire, on en est au point où Veronica décide de se séparer d’un tableau original de Hopper qui est chez ses parents pour racheter le théâtre à la place de ses parents. Le tableau n’est même pas vraiment à elle donc je me demande bien comment c’est jouable comme vente, mais ça se saurait si les scénaristes se souciaient des détails dans cette série… Voilà donc Veronica, adolescente, qui finit à la tête d’une entreprise. Peu importe l’époque, c’est donc toujours pareil !
De son côté, Kevin découvre en sortant de sa douche que son père a fouillé sa chambre et trouvé son magazine porno gay. Allez, j’exagère, ce n’est pas vraiment du porno. Kevin s’en justifie comme il peut, expliquant que c’est un magazine de bodybuilding. Le shérif n’est pas idiot, cependant, il voit bien que son fils a un penchant qui ne lui plaît pas du tout. Pour combattre ce penchant, que fait le shérif ? Il force son fils à rejoindre l’équipe de basket de Riverdale High. Belle idée que de le faire entrer dans les vestiaires du lycée plus que nécessaire, non ?
Non. Archie s’inquiète auprès de son oncle pour savoir ce qu’il se passe avec Kevin, puis il force l’amitié avec lui. C’est assez fou : je me rends compte qu’ils n’ont partagé que très peu de scènes depuis le début de la série, tout de même. Les voilà en tout cas qui se retrouvent amis, parce qu’Archie décide de marquer quelques paniers avec lui puis de le protéger de Julian dans les vestiaires.
Oui, oui, Julian s’attaque à Kevin dans les vestiaires, mais pas comme on l’imaginerait : il se contente de lui demander s’il est puceau et s’il est prêt à ne plus l’être pour faire partie de l’équipe, l’invitant à aller voir une prostituée. Mais c’est vraiment passionnant cette intrigue ! Kevin se porte volontaire avec plaisir, avant d’angoisser longuement : il s’en plaint à Archie et ne comprend pas pourquoi lui est forcé de prouver qu’il est un homme en couchant avec Twyla quand Archie est puceau lui aussi.
La question est certes intéressante pour une série pour ados, mais le problème, c’est qu’après sept ans de diffusion, il n’y a plus vraiment d’ados dans les gens regardant la série. Si ? Je ne sais pas trop. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que chez Twyla, les choses se passent mal pour Kevin qui est incapable de coucher avec elle et finit en larmes. Comment on le sait ? Eh bien, Archie vient à sa rescousse après s’être fait engueuler par Betty. Bien sûr, Twyla imagine aussitôt qu’Archie et Kevin sont en couple, mais Archie ne semble pas s’en rendre compte et affirme à Kevin qu’ils vont sauver sa réputation en prétendant qu’il a bien couché avec Twyla. Mouais.
En rentrant chez lui, Kevin n’est pas au bout de ses surprises, en plus. Il découvre que c’est son père qui avait suggéré l’idée de l’envoyer chez Twyla. Et il est suffisamment pote avec elle – ou riche pour la payer, au choix – pour savoir tout ce qu’il s’est passé avec elle. Il décide donc de retirer son fils de l’équipe de basket et Archie en profite pour découvrir que son oncle est homophobe, ce qui semble lui poser problème. Archie décide donc de rester ami avec Clay et Kevin malgré ses soupçons… Il est si tolérant !
Enfin, Jughead en est toujours à ses considérations d’écriture de comics et de trahison d’auteur de son enfance. Ce n’est pas bien intéressant, et ça ne s’améliore pas quand le principal convoque Jug pour lui reprocher son passe-temps extrascolaire. En fait, il va jusqu’à comparer les comics books à de la pornographie afin de forcer Jug à mettre un terme à son activité d’écriture.
Yep. Soit il arrête l’écriture de comics, soit il arrête l’école. Le dilemme est clair, la décision de Jug aussi : face à ce nœud gordien, il décide d’arrêter les cours, comme tous les adolescents à sa place. Pourtant, son auteur préféré, qui est censé le détester et ne plus lui parler, lui fait ensuite la morale. Il lui trouve également une solution : il suffit d’écrire sous un alias ses histoires d’horreur, mais aussi de faire du chantage au principal, parce que ce qu’il fait est illégal et que la Cour Suprême trouverait sûrement à y redire. Jughead peut ainsi continuer à écrire des BDs, sur un personnage pas si différent que ça de Donald Duck (mais juste assez pour s’éviter un procès j’imagine), et à aller en cours.
Bref, Jug finit l’épisode en étant de nouveau pote avec son auteur préféré, et tout est bien qui finit bien… sauf que bon, l’auteur reçoit la visite d’un vendeur de lait serial killer. Oupsie.
J’ai beau vouloir rester positif et apprécier certains choix faits pour la saison, cet épisode part à nouveau dans tous les (mauvais) sens et ne parvient pas vraiment à me convaincre. Chaque intrigue avance plutôt efficacement et toujours aussi rapidement, mais l’ensemble manque trop de cohésion – à moins que les obsessions sexuelles des personnages et des scénaristes soient la cohésion en question.
Spoilers
Betty aime le sexe, Cheryl aussi. Par contre, Archie n’aime pas son oncle et Jug n’aime pas le plagiat.
Oui, oui, me revoilà déjà devant un épisode de la série (cette intro fonctionne moins bien que prévu : en vrai, j’ai vu cet épisode le lendemain du précédent, mais je n’ai pas eu le temps de mettre en page depuis) ! En vrai, j’aime bien l’ambiance un peu vieillotte et le fait que ce soit si peu prise de tête cette saison, alors j’ai eu envie de continuer pour me mettre à jour petit à petit. Et puis tant que j’ai envie de la regarder, autant en profiter, parce que c’est loin d’être le cas tous les jours, hein !
Jug découvre que son rêve tourne au cauchemar : l’éditeur pour lequel il travaille est en fait un grand habitué des plagiats, et il s’en prend à présent à des auteurs que Jug adore. C’est gênant. On nous rappelle que le plagiat, c’est mal, mais moi, ça me fait rire venant de ces scénaristes qui passent tout leur temps à reprendre d’autres histoires.
Pour autant, cela n’empêche pas Jug de se rendre directement chez son auteur favori pour lui annoncer que Pep Comics est en train de le plagier. Bien sûr. C’est du pur Riverdale, ça. Comment Jug peut-il retrouver l’adresse de son auteur préféré plus de dix ans après, dans une décennie qui n’a pas Internet et à peine le téléphone ?
Allez, qu’importe, l’essentiel, c’est qu’il arrive à faire comprendre à l’auteur qu’il est plagié et que ça a été le cas huit fois. Il fait bien de le faire, parce qu’il peut ensuite éviter les problèmes légaux de Pep Comics et se faire bien voir de son patron en lui évitant un procès couteux. Et bien sûr, Jug fait tout ça dans son intérêt perso : il souhaite être le prochain à pouvoir adapter les histoires de son auteur préféré ; et il n’hésite pas à lui demander.
Bon, je vois bien qu’il y a une trame en fil rouge pour les comics, mais je ne sais vraiment pas où elle est supposée nous mener. En plus, on a complètement oublié Ethel à présent ! Allez, qu’importe : Jug commence à avoir sa petite réputation d’auteur de comics book et il accepte même de se remettre à écrire des nouvelles pour les faire lire à son auteur préféré.
Seulement voilà, une fois chez lui, Jug est tiraillé par la curiosité quand il découvre que son auteur préféré s’est remis à écrire apparemment. Il vole donc son manuscrit et se fait dégommer par l’auteur le lendemain, parce qu’il n’apprécie pas ce qu’il considère être le même genre de vol que le plagiat.
Et c’est après tout ça qu’on en revient finalement au fil rouge : la secrétaire du principal confisque un comic et se rend compte qu’il a été écrit par Jug. On avancera donc, peut-être, au prochain épisode.
De son côté, Archie a donc vu son oncle revenir dans sa vie suite au délire avec Cheryl. J’avoue que j’avais tout oublié et que ce n’était pas plus mal d’avoir oublié… L’oncle décide de reprendre en main son neveu et de faire en sorte que sa vie retrouve le droit chemin : il le fait s’excuser auprès de sa mère et prend rendez-vous avec le principal pour cela.
Ce rendez-vous lui permet aussi de devenir le coach de l’équipe de basketball, parce que pourquoi pas ? Archie n’a plus envie d’être dans l’équipe une fois que c’est fait. En plus, son oncle lui mène vraiment la vie dure : il confisque même sa belle voiture sans le prévenir et ne lui rend pas tant que ses notes ne remonteront pas.
Mieux encore : si Archie n’est plus dans l’équipe de basket, il doit à présent être celui qui leur sert des verres d’eau pendant l’entraînement et les matchs, mais aussi celui qui fait le ménage. Euh ? En quoi est-ce que ça remontera ses notes de perdre autant de temps ? On ne sait pas trop, mais l’oncle les enchaîne, en trouvant ensuite un job à son neveu chez Pop’s.
Comme à l’entraînement, Archie doit alors supporter Julian qui se moque de lui. Inévitablement. Il peut au moins compter sur l’amitié de Pop et sur le souvenir de son père ce héros pour se consoler. Cela ne dure qu’un temps, évidemment : très vite, Archie est lassé des moqueries de Julian et finit par se battre avec lui. Cela nous permet de subir une super scène entre Archie et sa mère. Il ne manquait plus que ça, vraiment, la bienveillance américaine de base qui permet à Archie de se réaffirmer en fin d’épisode : il rejoint à nouveau l’équipe de basket. Julian n’en veut pas, mais il n’a pas son mot à dire, évidemment.
WTF ? La série n’y va pas de main morte ensuite et continue de traiter de manière très directe son obsession de la saison : le sexe. Ainsi, Archie prend une douche et en sort avec une simple serviette autour de la taille, histoire que Betty puisse le mater depuis sa chambre. Bordel, il y a eu tellement de zooms, on sait que le compteur va encore s’affoler. Non, plus sérieusement, le but, c’est de nous rapprocher ensuite Betty et Veronica.
Ouais, je sais, on ne s’y attend pas, mais voilà : Betty demande conseil à Veronica pour savoir ce que ça fait de faire l’amour, pare qu’elle est si sexy qu’elle imagine que Veronica n’est plus pucelle. Ce n’est finalement pas le cas, mais Veronica lui conseille tout de même d’essayer un peu de lingerie pour se découvrir sexy elle aussi.
Le conseil de Veronica, puis ses murmures à l’oreille de Betty, finit par porter ses fruits auprès de Betty. Elle met une jolie tenue et se mate dans le miroir, pour regagner confiance. Veronica insiste alors pour que Betty porte ces sous-vêtements tous les jours, même quand elle a gym. Bizarrement, Betty ne trouve pas l’idée si confortable, hein.
Les deux amies prennent le temps d’en parler, avant que Betty ne finisse par confier qu’elle aimerait bien qu’Archie la remarque et sorte avec lui. Pas de bol pour Betty, Archie a autre chose en tête dans cet épisode, parce qu’il doit absolument remonter ses notes. Il est donc forcé de refuser le rencard que lui propose Betty, et… c’est en toute subtilité qu’on voit Veronica être heureuse de ce râteau de sa nouvelle meilleure amie.
On a bien compris que Veronica voulait se faire Archie, elle aussi. En attendant, elle console Betty qui ne croit pas trop à l’excuse (pourtant légitime) d’Archie et propose à la blonde d’aller trainer vers l’école privée des garçons, histoire de se trouver un nouveau petit-ami. Et oui, la série ne nous épargne pas ça non plus. On voit donc Betty et Veronica dans un double rencard avec des types chez Pop’s, mais Betty préfère clairement mater Archie par la fenêtre. Elle en a l’habitude après tout.
Veronica finit par le découvrir aussi et dès qu’elle sait que Betty peut mater Archie à son aise quand elle veut, Veronica demande sa place pour une représentation. Evidemment. Sans surprise, Archie finit par les voir en train de le mater et PARDON ? Il y a des rideaux pour cette fenêtre ? Mais depuis quand ? Et pourquoi ne les ferme-t-il jamais ?
La réponse vient peut-être dans la scène suivante : Archie est tout excité (son mot, pas le mien !) de donner un rendez-vous à Betty pour le soir-même, à minuit, histoire qu’ils se voient l’un l’autre depuis la fenêtre. Et elle promet de porter quelque chose de spécial pour lui. L’épisode termine sur les deux héros très heureux et souriants de se déshabiller l’un devant l’autre. Et oui, on nous fait subir ça aussi, une sorte de soft porno plein d’érotisme qui n’a pas grand-chose à faire là en théorie. Pas du tout gênant des adultes qui se prennent pour des adolescents en train de se mater et de se foutre à poil l’un devant l’autre hein.
Pas de bol, Betty est surprise par son père et Archie par son oncle PILE au moment où ils allaient finir nus. Dommage, n’est-ce pas ?
Il n’y a pas que le sexe cette saison comme obsession pour les scénaristes ! Il y a aussi Toni et Cheryl. Wtf ? Le couple semblait avoir été totalement enterré et oublié en saison 6, mais non, on y revient une fois de plus. J’ai presque de la peine pour Fangs, mais bon, il faut faire avec : Cheryl ne s’assume pas lesbienne dans cette réalité, mais elle l’est totalement.
Elle rend donc le roman à l’eau de rose lesbien à Toni et flirte un peu avec elle, mais sans assumer et sans donner suite, contrairement aux envies de Toni. Ce n’est pas grave, cette dernière a plus d’un tour dans son sac : elle auditionne ensuite pour être une pom-pom girl. Il y a bien sûr Evelyn qui est contre l’idée de voir Toni rejoindre l’équipe, mais Evelyn est de toute manière une ennemie de Cheryl dans l’équipe, que Cheryl le reconnaisse ou non.
Evelyn se rend en tout cas chez Cheryl pour la prévenir qu’elle ne veut pas d’une fille comme Toni dans l’équipe, et pas parce qu’elle est noire, mais parce qu’elle est lesbienne. Cheryl prend aussitôt sa défense et assure que c’est faux, mais bon, Evelyn voit bien qu’il y a anguille sous roche. Elle fouille donc le casier de Toni, trouve le bouquin et la confronte. Tout ce qu’en retient Toni, c’est évident, c’est que Cheryl parle d’elle et prend sa défense.
Par contre, elle ne veut pas qu’on prenne sa défense et surtout, elle ne veut pas que Cheryl définisse qui elle est pour elle : elle se rend donc auprès de Cheryl pour la remettre à sa place et lui dire qu’elle ne veut plus être liée à elle – elle ne cherchera plus à la draguer. C’est une catastrophe pour Cheryl qui se retrouve forcée de lui dire qu’elle est attirée par les filles, en général, et par elle, en particulier. Ne sont-elles pas mignonnes ?
Allez, plus vite on avance dans cette intrigue, plus vite on aura une chance de rejoindre notre réalité et la conclusion de la série, j’imagine. Cheryl et Toni prennent donc un café ensemble, histoire d’avoir un rencard pour parler des autres homosexuels de la ville – Clay et Kevin, donc – et pour parler du coming-out. Pas si simple : Toni se retrouve à vivre chez sa grand-mère tandis que Cheryl assure qu’elle ne peut pas le faire car sa mère est homophobe et a renié sa sœur pour ça.
Malgré tout, Cheryl a bien envie de plus avec Toni – et comme ça commence à se faire, elle en profite aussi pour lui donner un beau rôle chez les pom-pom girls, et Toni la remercie avec un bon gros smack tout ce qu’il y a plus de romantique. Tant qu’à faire.
C’est… un épisode d’Halloween peut-être ? Avec une St Valentin à un moment ? Non, bon, je ne sais pas commenter critiquer ça de manière objective et sans spoiler, mais disons que même si les scénaristes semblent avoir un plan et un fil rouge pour la saison, ça avance tellement lentement qu’on comprend bien qu’ils continuent de se donner carte libre pour tester tout ce qu’ils n’ont jamais trop eu l’occasion de faire avant. Le pire, c’est que comme les acteurs paraissent s’éclater, je n’ai pas envie de descendre sous la moyenne. Après, il y a un problème de rythme et les meilleures idées sont en début d’épisode, avant que ça ne fasse qu’empirer par la suite.
Rien de tel qu’un dimanche soir pour se rendre compte qu’on est à la bourre dans absolument toutes ses séries. Après deux semaines sans rien voir et une à ne faire que commencer de nouvelles saisons, j’avais le choix entre me lancer enfin dans la si critiquée The Idol pour me faire mon avis ou faire semblant de me remettre à Riverdale. Histoire que cette dernière ne me soit pas spoilée alors que son épisode final se rapproche de semaine en semaine, je me suis dit que le choix le plus logique était d’enfin m’y remettre. En plus, bon, je suis un peu fatigué et rien ne vaut un Riverdale quand c’est comme ça.
Cet épisode commence par un meeting un peu glauque du maire Blossom et du principal du lycée, parce que c’est bien connu, les principaux de lycée ont un pouvoir de dingue sur une ville apparemment. Le but de la réunion est rapidement révélée : il va falloir bannir les comics books de la ville, parce que c’est à cause d’eux que les meurtres comme ceux des parents d’Ethel finissent par se produire en ville apparemment. OK boomer avant l’heure, eux.
Nous retrouvons ensuite Jug qui se rend chez son éditeur et lui assure qu’il est capable de boucler une édition de quatre histoires de sept pages sans aucun souci avant le lendemain matin. Pourtant, ce n’est pas si simple de trouver une bonne idée parmi les cartons à idées que l’éditeur lui donne. Heureusement, il a l’idée de tordre le coup aux attentes en se concentrant à présent sur des histoires d’horreur qui mettraient en scène des adolescents. Alors comment dire… C’était peut-être original à l’époque à laquelle il est en train de vivre, mais bon, pour nous, c’est du réchauffé.
C’est donc un problème : l’épisode promet d’être hyper long et déjà vu avec son idée de base et ça se confirme rapidement quand Jug raconte la première histoire à Veronica.
La première histoire concerne un gardien de clés – un key-keeper – du lycée qui nous raconte avec sa voix pseudo-horrifique une histoire qui fait peur et qui commence par un cours de gym (parce que qu’est-ce qui fait plus peur qu’un cours de gym ? J’ai plein d’idées, moi !). La série s’amuse avec son concept, se donnant des allures de comics par moment, mais bon, l’histoire en elle-même est pourrie.
On se retrouve avec un cours de basket qui se passe mal pour un certain Dilton, incapable de tirer un panier correct. On lui demande pourtant d’être capable d’envoyer un ballon dans le panier et ça ne semble pas dur, mais la pression ne lui réussit pas. La pression ? Tous ses coéquipiers se retrouvent à devoir faire du sport en attendant. En plein cours de sport ! Rendez-vous compte… Julian, qui en fait partie, est donc très énervé !
Il décide de s’en prendre à lui dès la fin du cours et l’enferme dans un casier de vestiaire, malgré les protestations d’Archie. Le lendemain matin, Dilton est devenu un autre adolescent : sa claustrophobie l’a fait virer psychopathe, avec le refrain « garde ta tête dans le jeu » en boucle dans sa tête. Le voilà donc qui récupère une hache pour mieux décapiter l’ensemble de l’équipe de basket du lycée. Ouais, ouais, la série s’amuse à proposer à Dilton de marquer des paniers avec les têtes de Julian et Archie. Ca m’a fait sourire.
Je sais bien que c’est fait exprès, mais l’ensemble avait vraiment des allures de films sans budget – le moment où Dilton récupère la hache ? C’était sacrément naze !
La deuxième histoire nous met en scène un Archie qui a bien la tête sur les épaules, je vous rassure. Il se rend au manoir Blossom où il tombe sur une Nana flippante, en plein orage, alors qu’il a crevé. Malgré tout, il demande à rester passer la nuit au manoir, par peur de ne pouvoir s’en sortir dans la tempête et parce que la ligne téléphonique est coupée. C’est vrai que le monde était encore plus horrible avant, on était vite coupé des autres (le rêve !).
Nana accueille donc Archie chez elle et lui sert du thé. En échange de son hospitalité, elle demande à Archie de s’enfermer à clé pour la nuit dans sa chambre afin qu’il ne croise pas sa petite fille qui est évidemment une perverse qui a absolument besoin de toucher les autres. Oh, Archie est au paradis quand il regarde le portrait de Cheryl, ça se voit, mais bon… il promet tout de même à Nana de bien s’enfermer. On le croit, évidemment.
Dès qu’il en a l’occasion, il laisse donc la porte entrouverte et prend soin de dormir en caleçon, histoire d’être sûr d’attirer Cheryl à lui. Cela fonctionne à merveille et la série nous redonne l’occasion de voir un peu d’action entre Cheryl et Archie. Enfin de voir… C’est là tout l’essentiel de cette histoire et de cette scène : tout se passe dans le noir, avec un jeu d’ombre sympathique.
C’est moins sympathique le lendemain matin quand Archie se réveille, tout heureux d’avoir « dormi » chez Nana. Il aurait mieux fait d’allumer la lumière cependant : pendant son petit-déjeuner, il apprend de Nana qu’en fait Cheryl a la lèpre et est super contagieuse. Il découvre donc qu’il est bon pour mourir. Pire encore, Nana avait tout planifié depuis le départ et avait provoqué l’accident qui l’a emmené chez elles. Evidemment. Allez, les acteurs semblent s’amuser, c’est déjà un bon début…
Mais franchement, difficile de ne pas être d’accord avec Veronica quand on en revient au présent : c’est grotesque. Marrant, certes, mais pas si flippant cette affaire. Cela permet en tout cas à Veronica de raconter à Jug les derniers potins sur les vrais Cheryl et Archie, mais aussi de tenter de draguer un peu Jug.
La troisième histoire se concentre sur Betty, qui se trouve apparemment très fade quand elle se rend au lycée. Personne ne la remarque, parce que sa queue de cheval est on ne peut plus classique. Elle est pourtant habillée en rose, on ne voit qu’elle, je trouve. Mais bon, faisons comme si. Betty se rend chez le coiffeur et demande à sa coiffeuse quelque chose qui lui permettra de se faire remarquer.
Oh, elle reçoit la promesse d’une coiffure parisienne qui fera que tout le monde la remarque. Ah ben ça c’est sûr : pour l’entretenir, on lui dit de ne plus jamais laver ses cheveux autrement qu’avec une bombe bien plus particulière.
La coiffure ? Elle est absolument immonde et nécessite tellement de laque que j’ai failli m’étouffer rien qu’en regardant Betty. Le problème, c’est que si on la remarque, c’est aussi pour se moquer d’elle. Après, c’est surtout Cheryl et Veronica qui se moquent. Les garçons, eux, sont juste très fans de ce qu’ils voient, insistant pour lui rendre des services et lui filer des rencards.
Bref, tout se passe bien pour Betty, qui s’asperge de laque en permanence… Mais bon, on nous promet une histoire d’horreur malgré tout. L’horreur met juste du temps à arriver, et on se tape un rencard Archie/Betty en attendant. Ils vont chez Pop’s et se mettent à danser de manière la plus ridicule possible. Fort heureusement, le rencard tourne court : Betty fait un malaise et meurt sur place, sous le nez d’Archie.
Reste à savoir pourquoi, n’est-ce pas ? On s’en fout pas mal et la sériep part alors dans l’une des scènes les plus comiques de la série : une autopsie qui commence par la coupe de cheveux, à l’intérieur de laquelle le médecin légiste découvre plein d’araignées. Oui, oui, c’est ça qui fait peur : Betty s’est fait bouffer le cerveau par des araignées.
La morale ? Il ne faut pas vouloir la beauté à tout prix apparemment. Cette histoire ne plaît pas trop à Veronica, qui demande une dernière histoire dont elle serait la vedette. Ben oui, tant qu’à faire. Oui, oui, les scénaristes nous font clairement un aperçu de leur salle des scénaristes et ce n’est pas grandiose.
La dernière histoire de l’épisode n’est toujours pas grandiose non plus, ça va de soi. On se retrouve ainsi avec un Archie qui aurait des rencards avec Veronica un jour sur deux, des rencards avec Betty un jour sur deux ; et seulement le dimanche pour lui, pour dormir et arrêter de tourner au café afin de ne pas s’effondrer.
C’est un joli triangle amoureux, ma foi. Non. En fait, toute l’intrigue est super gênante, avec les filles qui sont en plus au courant, mais OK avec la situation ; se laissant endormir par le même mensonge, et les garçons tous jaloux de ce qu’Archie parvient à faire, parce que c’est bien connu, ça donne envie d’avoir deux copines à la fois.
On ne peut pas faire plus cliché que ça, non ? Allez, c’est le sexisme de ces années-là, c’est un grand classique, on va dire qu’on ne va pas leur en vouloir… mais nous imposer ça, c’est de la merde. C’est de la merde aussi pour Veronica et Betty, qui sont sûres chacune d’être la favorite d’Archie.
Bien sûr, elles finissent par comprendre qu’Archie les manipule complètement, à cause d’une St Valentin qui tombe un dimanche et qui leur permet de se rendre compte qu’il bave sur l’une et sur l’autre, et pas seulement en les embrassant, hein. Elles s’en rendent compte devant Cheryl qui s’amuse de la situation, ce qui pousse Betty et Veronica à aller confronter directement Archie. Lui, il a déjà tout prévu : il parle de son père mort pour justifier qu’il passera la St Valentin avec sa mère. Et les deux adolescentes réagissent à ça comme elles le feraient devant un truc mignon ? Tss. Ce n’est même plus du sexisme à ce stade, c’est juste horriblement écrit…
Finalement, Betty et Veroncia décident de passer la St Valentin ensemble à Pop’s, pour mieux découvrir qu’Archie avait en fait un rencard avec Cheryl. On le sentait venir à des kilomètres ce retournement de situation, et ça mène à une situation où les filles veulent se venger de lui, inévitablement. Et on peut toujours compter sur Betty pour avoir des bonnes idées de vengeance.
Le lendemain, Archie se voit donc proposer par Betty et Veronica un rencard auquel il ne s’attendait pas : les deux filles s’offrent à lui en même temps. C’est exactement tout ce dont il rêvait, soi-disant. Bon allez, c’est un ado débordant d’hormones et il accepte évidemment ce rencard, espérant ainsi passer la meilleure nuit de sa vie avec les deux filles. Au moins, les actrices semblent s’amuser de cette intrigue.
Betty et Veronica donnent alors un café bien particulier à Archie : c’est du poison. Il s’effondre après quelques effets d’Astérix buvant de la potion magique… et se réveille finalement complètement attaché à une table de l’atelier du lycée. Les filles ont trouvé une solution idéale pour le partager : elles décident de le couper en deux, tout simplement.
Je m’attendais à ce qu’il soit coupé en deux de manière verticale, mais non : Veronica garde le haut, Betty le bas. Mouais. Tout ça va se passer de commentaire de ma part – j’aurais tellement à dire !
Au moins, Veronica finit par expliquer à Jug qu’elle n’est pas ravie de l’histoire, surtout que ça démonise les adolescentes à chaque fois. Alors… On n’a pas eu droit aux mêmes histoires, apparemment. Après, tant mieux : cette histoire permet au moins de séparer le couple Veronica/Jug une fois pour toutes si on en croit la narration de Jug. Cet épisode aura au moins servi à quelque chose comme ça.
C’est bien le seul intérêt, parce qu’il n’a pas réussi à faire vraiment peur ou à être vraiment drôle. J’aime bien l’idée de départ, mais elle ne fonctionne tout simplement pas. Et bien sûr, le journal de Riverdale finit par oublier le meurtre des parents d’Ethel pour plutôt se concentrer sur la mort nécessaire et à planifier des comics books. Soit.
Jug ? Son travail est adoré par son éditeur qui finit par lui offrir… son nom imprimé dans le comic-book. Voilà donc Jughead Jugular Bone crédité pour son travail. Et il en est ravi ! Mais bon, to be continued. Ah. On tente de nous revendre le fil rouge là ? Mais bordel, vivement qu’il avance alors !
Je pensais vraiment qu’ils allaient foirer la fin… et finalement, ce n’est pas le cas ! C’est simple, mais efficace : la fin n’est pas exceptionnelle, elle n’est pas belle à regarder quand il est question des effets spéciaux, mais elle était suffisamment forte pour foutre quelques frissons et rentabiliser d’y avoir passé presque tout le week-end. Content d’avoir le fin mot de l’histoire, en tout cas !
J’ai beau critiquer la série, j’arrive enfin au bout et je préfère voir ce dernier épisode un dimanche à 20h plutôt que de manger. Elle a donc ses réussites, j’imagine.
L’épisode reprend à King Moutain au petit matin, avec le réveil de tous les passagers du vol 828 qui ont l’impression d’étouffer au réveil. Ah. C’est une date d’expiration… mais ils respirent encore tous. Eden cherche bien sûr son frère, mais elle a toujours TJ pour s’occuper d’elle. Olive rassure son père : elle affirme qu’elle sent toujours Cal, même s’il n’est plus là. Il est toujours là.
Si tout le monde espérait que c’était fini avec Cal se prenant pour un spotlight au milieu de la nuit, ce n’est évidemment pas le cas : ce n’était en fait que le début. En fait, il y a toujours des secousses et en jouant avec Eden dans les bois, Olive et TJ découvrent une inscription sur une souche de bois juste en face de l’inscription d’enfance de Michaela et Ben qui est… l’inscription de la carte Monde. Malheureusement, celle-ci est dégradée par la promo de 1999 d’allez savoir qui.
Par chance, ils ont peut-être une photo de l’inscription d’origine dans les photos prises par la mère de Ben et Michaela à l’époque. Je l’avais dit que ce serait important cette info pour Olive. Elle peut donc embarquer pour une dernière chasse au trésor, malgré l’avis de Ben.
Michaela affirme que c’est une bonne chose qu’Olive souhaite partir : les dates d’expiration, ce n’est pas beau à voir pour un enfant. Elle pourrait donc emmener Eden avec elle. Jared se propose de l’accompagner pour la sécurité… mais pas TJ ? Qu’est-ce qui empêchait TJ de suivre sa copine sur place, sérieusement ?
Drea suit aussi le groupe, bien sûr, même s’ils décident de se mettre en danger en retournant chez les Stone où Angelina est censée crécher. M’enfin, écoutez, apparemment elle est plus en sécurité avec une psychopathe que sur une faille volcanique. Je pense que le débat se tient – mais qu’Angelina est mille fois plus dangereuse qu’un volcan.
Une fois que tout le monde est parti, Ben parle de son réveil difficile avec une crise de panique… ce qui leur permet de tous se rendre compte qu’en fait, c’est la manière dont ils devaient mourir : manquant d’oxygène à bord d’un avion. Oups. Ils sont ensuite rejoints par TOUS les passagers de l’avion, à l’exception d’Angelina et ses acolytes de secte. Même les plus gros cons sont pourtant là.
Il y a une explication logique cependant ! De son côté, Angelina emmène tout son groupe à un magasin de souvenirs. Je n’ai pas bien compris pourquoi, mais une chose est sûre : ils ne sont pas malins. Ils abandonnent leur van, permettant à Eagan et Adrian de le trafiquer pour les empêcher de partir. Le but est de gagner du temps, comme Eagan l’explique ensuite à Ben. Ouais, Ben et Adrian se pointent à King Moutain, sans la moindre hésitation. Je vous avais dit que les plus gros cons étaient de la partie !
Les retrouvailles de tous les passagers permettent de conclure encore quelques intrigues supplémentaires, avec les couples (LGBT principalement ?) qui ont eu un happy end, des remerciements dans tous les coins et des moments de retrouvailles sympathiques.
La nuit tombe vite et mène à la fin de cette date d’expiration bien plus vite que je ne le pensais. Il reste quand même trois quarts d’heure quand la nuit tombe et que Ben se retrouve à faire son dernier (j’espère !) grand discours pour expliquer que eh, ils vont vivre une journée qui va les changer et qu’ils ont tous suivis le signal de Cal pour une raison.
Jared et Drea, enceinte jusqu’au cou je rappelle, se rendent donc chez les Stone où… Angelina n’est plus. Cela tombe bien, dis donc. Après une scène où Drea aide Jared à vérifier qu’Angelina n’est pas dans la maison, flingue en main, Jared s’inquiète de… la voir monter les escaliers. Il l’installe donc devant la télévision, parce que quand même, elle est en danger, non ? Jusqu’au bout ils m’auront fait rire comme ça !
Elle a évidemment les premières contractions dans cet épisode, parce qu’il faudra qu’elle accouche avant la fin. Cela arrive pile à temps niveau timing : la faille volcanique vient de s’ouvrir à côté de là où elle est, comme un peu partout dans le monde, ce qu’elle a eu le temps de voir à la télévision. Avant les premières contractions, il reste aussi le dernier mystère à démêler. Cependant, ça ne servira finalement à rien car Olive ne parviendra pas à contacter Ben pour lui en dire le contenu.
La dernière énigme ? Olive, Jared et Drea parviennent à trouver une photo de l’inscription sur le bout de bois dans la forêt – souche d’arbre qui est là depuis 1990 sans que personne ne s’en occupe. En vrai, tout le délire d’Al-Zuras restera un mystère pour la série, l’événement métaphysique qui ne s’expliquera pas parce qu’il faut bien des « c’est comme ça, ta gueule » de temps en temps. Pardon, je m’embrouille !
L’inscription sur la souche ? « Le pardon allège le cœur », mouais, pas très subtil pour faire passer le message de la série. Il est aussi écrit « PIXLAZ ». Olive parvient assez vite à le déchiffrer et non, il n’est pas question de Pix, cette plateforme évaluant le niveau numérique de tous les élèves français. Non, non, non : c’est en fait un chiffre latin et entre deux contractions, Drea peut aider Olive (spécialiste de la mythologie qui ne connaît pas… les chiffres ???) à le déchiffrer.
Cela mène Olive à la page cinquante du bouquin d’Al-Zuras que l’on n’avait plus vu depuis des lustres ; page à laquelle on voit Olive portée par Ben devant les flammes. Et comme il faut qu’il soit question de pardon, Olive semble soudainement comprendre quelque chose de très important : elle a toutes les réponses d’un coup et on aimerait bien comprendre comment. Elle devine donc que Ben doit pardonner à Angelina. SOIT. Mais… Comment en arrive-t-elle à cette conclusion franchement ? Une fois de plus, ce sera une supposition qui sera la bonne et puis cherchez pas plus loin !
Quant à pardonner Angelina, ils ne rendent pas la situation facile franchement, même pour nous – même pour moi qui déteste une partie de la série. Est-ce qu’on a vraiment envie de pardonner Angelina quand elle est la pire connasse du monde depuis qu’on la connaît ? C’est donc ça le message de la série ? Donner sa seconde chance à tous et pardonner quoiqu’il arrive car ça allège le cœur ? Ma foi.
En parallèle, bien sûr, Drea est aussi en train d’accoucher. C’est donc à Jared et Olive de faire en sorte qu’elle puisse accoucher, malgré la fin du monde. Ben oui, amazing tout ça ! Olive abandonne cependant Jared à l’accouchement pour s’occuper d’Eden à la place, hein… M’enfin, gardez l’espoir, c’est la fin du monde, c’est le début d’un nouveau monde pour Hope.
Du côté de King Moutain, les passagers s’apprêtent à présent à vivre le jugement dernier : sont-ils suffisamment bons pour que l’humanité survive ? Ou leurs actions sont-elles trop problématiques pour ça ? Difficile à dire, mais c’est tout le but de la saison que de mener à ce canot de sauvetage du jugement dernier. Ce qui est sûr, c’est que l’avion 828 surgit soudainement du sol et de la lave pour que les passagers puissent monter à nouveau dedans. Dur de ne pas souffler fort. J’ai commencé à voir vers quoi on se dirigeait et, sans mentir, c’était plutôt évident que ça finirait comme ça.
En attendant, la lave est très moche. Ils auraient pu trouver une meilleure manière de faire revenir l’avion s’ils n’avaient plus le budget pour sérieusement. Ben et Michaela comprennent vite que cet avion sera leur balance du jugement dernier et ils invitent tous les passagers à remonter dans l’avion.
Ils sont étrangement d’accord pour le faire, malgré quelques doutes. Ce doit être l’embarquement le plus long du monde – un monde qui, d’ailleurs, est dans la merde parce qu’il y a des volcans en éruption qui se réveille sous les plus grandes villes du monde. La merde, c’est aussi la situation des passagers du vol 828 : Angelina débarque avec un flingue, forcément. Elle insiste pour que seuls ses huit élus puissent monter dans l’arche.
Ce n’est pas si simple pourtant, surtout que c’est Cal qui a rapporté l’avion, pour tout le monde, clairement. Un orage se réveille au même moment, et on voit les personnages tous monter dans l’avion malgré le fusil. Dans la panique, Ben propose même à Angelina de monter dans l’avion, hein, en lui tendant la main et tout. Pourtant, cette connasse d’Angelina n’est toujours pas motivée à l’idée de faire équipe avec Ben, même quand l’ensemble de ses acolytes finit par accepter de le suivre lui plutôt qu’elle.
Elle se retrouve avec un flingue face à Ben qui n’ose plus tellement lui proposer d’embarquer avec lui. On sait pourtant à présent que c’est ce qu’il doit faire absolument. Une énième secousse volcanique au timing parfait fait qu’Angelina perd l’équilibre et tire sur Saanvi. Celle-ci est ainsi blessée au bras, mais elle survit tout de même. Cela énerve tout de même Ben suffisamment pour qu’il envisage de s’en prendre vraiment à Angelina.
Ben se rapproche donc d’Angelina pour la tuer, mais il l’écoute tout de même, même quand elle lui explique qu’elle ne voulait pas tuer Grace. C’est suffisant pour que Ben se décide à porter Angelina et ses immondes ballerines jusqu’à l’avion. C’est là le message de la série : le pardon est plus important que la rancœur. Tout de même ! Je ne sais pas si Angelina mérite tout à fait le pardon à ce stade de la série. Ben est un personnage au grand cœur, on va dire. C’est la version gentille de ce que je pense vraiment.
BREF. Tout le monde est à présent assis dans l’avion, y compris le copilote devenu pilote et demandant à Michaela d’être sa co-pilote. Paf, la piste de décollage apparaît devant eux et paf, voilà les moteurs qui démarrent. Les réflexes ont la vie dure : l’hôtesse de l’air propose aussitôt à tous les passagers d’attacher les ceintures et… l’avion décolle au-dessus et loin du volcan.
Pour aller où ? C’est un mystère qui reste à élucider, tout de même. Une fois l’avion en vol, les passagers peuvent en tout cas voir que le monde se détruit petit à petit avec des volcans en éruption absolument partout – sous l’eau comme Gupta les traquait, mais aussi sous terre. Cela dit, ce qu’il se passe à l’extérieur n’est que le cadet de leurs soucis quand soudainement, la peau de Paul se met à craqueler et qu’il… explose ? Pardon ?
Je sais, je sais : c’est un connard fini, mais sur la toute fin, il a accepté de monter dans l’avion en trahissant Angelina. C’est un peu violent de le tuer comme ça. En plus, Ben et Michaela essaient de rassurer tout le monde, mais ce n’est pas si évident quand des passagers se mettent à voir des craquelures un peu partout et des explosions. Ainsi, Autumn peut mourir à son tour, explosant devant Angelina, lui reprochant de ne pas l’avoir sauvée comme promis.
Adrian semble alors sur le point de mourir à son tour… Et ça c’est abusé. Il a fait du bien autour de lui dernièrement, non ? C’est ce que semble penser Eagan aussi. Il décide donc de demander à Dieu de laisser tomber Adrian et de le prendre lui à la place. Eagan sait bien qu’il est égoïste et qu’il mérite une mort atroce… mais Adrian lui fait remarquer qu’on n’est pas égoïste quand on demande à sauver la vie d’un autre. Et bim, voilà Eagan sauvé à son tour. Tu parles d’un jugement dernier !
Ben se rend compte que Saanvi aussi se craquelle peu à peu. Elle est prête à mourir, parce qu’elle sait qu’elle a retirer une vie et fait tout un tas de merde en quatre saisons. Par contre, sauver Eagan mais pas Saanvi ? Ce serait impossible. Elle survit donc. Est-ce parce qu’elle le mérite ou parce qu’elle s’est pardonnée ? Pour moi, c’est clair : le pardon allège les cœurs, ça veut dire qu’il suffit d’avoir le pardon pour ne pas mourir. C’est ce qu’il se passe pour Adrian, pardonné par Eagan au point que celui-ci soit prêt à mourir ; pour Eagan, pardonné par Adrian (était-ce vraiment à lui de le pardonner ? Il y a débat) et pour Saanvi, largement pardonnée par Ben depuis un moment. Qu’est devenue la fille de la major, hein ?
Angelina ne comprend pas à temps qu’elle a besoin de pardon, cela dit. Certes, Angelina demande l’aide de Ben, mais c’est bien trop tard ! Ainsi, elle finit tout de même par exploser dans ce qui semble être une atroce souffrance. Et honnêtement… Bien fait ? Je sais, il faut la pardonner… m’enfin, Ben l’a fait pour nous, ça me suffit bien. Peut-être que la série aurait pu faire passer son message encore plus fortement en la sauvant, maintenant, c’est bien aussi de montrer que certaines rédemptions sont impossibles. Jusqu’au bout, Angelina était donc persuadée d’avoir raison. Et c’est donc au beau milieu d’un avion que ça fait bim, bam, boum (pardon, c’était trop tentant !).
Finalement, onze passagers (seulement ? Ca a paru bien plus !) explosent donc à bord de l’avion, tandis que tous les autres survivent car ils ont été assez malins pour suivre les Appels et sauver le LIFEBOAT.
On notera qu’Angelina est une telle connasse qu’elle semble encore revenir hanter les passagers ensuite quand une ombre surgit de l’endroit où elle était pour venir s’attaquer au passager. C’est très clairement sous la forme de l’ange de la Mort qu’elle revient : la faucheuse débarque donc au milieu de l’avion. J’avoue ne pas très bien comprendre pourquoi : le jugement dernier a été fait avec les explosions des gens, non ?
Pour se battre contre la Mort elle-même, Michaela et Ben essaient de faire le résumé du bien fait par tous les passagers, espérant que ça puisse être assez. Ils chassent ainsi l’ombre qui finit par disparaître. Oui, oui, c’était aussi simple que « regardez machin a fait le bien et bidule a sauvé truc ». C’est à retenir pour le jour où on sera confronté à la Mort, car c’est comme ça qu’elle peut disparaître. Dès que c’est le cas, Leo (c’est son nom pas vrai ?) peut faire une petite blague sur le fait qu’il était sur le point de se pisser dessus, puis le silence retombe. Et voilà comment le monde a pu être sauvé. Si simplement que ça ? En hurlant au hasard quelques bonnes actions ?
Cool. Cela semble simple. Le pilote appelle alors Michaela dans le cockpit pour qu’elle puisse l’aider à prendre une décision. Il voit en effet la lumière bleue qui les pourchassait cinq ans plus tôt, et il décide… de la pourchasser à son tour. Wow. Il est temps pour l’avion de foncer dans la jolie lumière blanche de la conscience divine. Que se serait-il passé si elle avait fait un choix différent ? Auraient-ils pu rentrer chez eux, dans ce monde-là ? On ne saura pas exactement.
L’avion ne semble plus du tout bouger, entouré d’une jolie lumière blanche. Plus besoin de pilote dans ce cas. Bon, le monde est sauvé, c’est top… mais et ensuite, que faire ? Eh bien, avoir assez confiance pour sortir de l’avion et sauter dans la lumière blanche apparemment. Oula. Oui, que faire alors ? Eh bien, subir de très moches effets spéciaux, avec les passagers de l’avion sortant dans la lumière blanche pour voir ce qu’il se passe. Je pensais sincèrement que c’était là que la série allait nous montrer les personnages en profiter pour redonner les Appels, un à un. Cela aurait pu être sympa de boucler la série avec quelques flashbacks. Finalement, comme pour Al-Zuras, il restera un mystère de ce côté-là.
Bon, les passagers marchent en tout cas jusqu’à une porte qui s’ouvre devant eux et les amène… à l’aéroport. Oui. Ils reviennent dans leur passé, avant que l’avion ne disparaisse, comme s’il n’avait jamais disparu.
Grace est plus magnifique que jamais quand elle fait un geste de main à Ben et Michaela. Franchement, ça m’a fait sourire de la revoir et la série a réussi à provoquer les émotions qu’elle voulait, petits frissons et tout. Je veux dire, Michaela peut se précipiter vers sa mère et pleurer toutes les larmes de son corps sans qu’elle ne sache pourquoi. Grace aussi a beaucoup de chance d’avoir le câlin de Ben. Youpi.
Il n’empêche que Cal n’est pas là… mais il finit par rejoindre sa famille en courant lui aussi. Ah, c’est donc là que l’argent des effets spéciaux est passé ?? On a un joli plan zoomé sur la tête de Cal enfant. Bon. Même ça, on sent les effets spéciaux. C’était chouette de pouvoir le retrouver enfant, c’est top de savoir qu’il aura son enfance et qu’il sera forcément sauvé de sa maladie par Saanvi, mais tout de même, les effets spéciaux sont trop visibles.
Bethany appelle alors Ben et Michaela pour… eh bien, juste leur faire signe, ma foi. Tu parles d’un vol ! L’hallucination est collective. Cal ne se souvient pas de tout ce qu’il s’est passé, en revanche : il obtient son enfance en cadeau – ce n’était pas un sacrifice. Et ainsi, Olive aura son jumeau pour vieillir heureuse. Les voilà donc le 7 avril 2013. C’est chaud quand même, tout ça pour ça ?
Saanvi a peut-être changé, mais elle a quand même une blessure par balle mystérieuse. Bon courage pour faire soigner ça aux USA sans être arrêtée ? Evidemment, à l’exception des onze explosés dans le jugement dernier, même ceux qui étaient morts ressortent finalement du sas de l’aéroport. On ne revoit pas le pilote, mais j’imagine que lui aussi. Bon, ça va être dur d’expliquer à toute leur famille ce qu’il s’est passé quand même. Et heureusement que Saanvi et Ben ont fait le choix de ne pas rester en couple, hein.
L’avantage de cette fin, c’est que c’est un happy end facile : les gens morts en cours de route sont de nouveau en vie ; Charlie est de nouveau un bébé, les retrouvailles sont belles. C’est un LOST en plus simple et plus joyeux encore. Eagan peut même appeler ses parents pour tenter de se faire pardonner (bon, il se fait raccrocher au nez hein). Toutes les intrigues de la série sont ainsi résolues.
Il y a tout de même onze personnes qui disparaissent dans ce vol, hein, donc on a une petite fin ouverte du côté de Vance qui a tout oublié et est chargé de mener l’enquête… M’enfin, son enquête ne mènera probablement nulle part ? En vrai, il interrogera forcément les passagers et il y en aura bien un qui craquera sous la pression, non ? Mystère. C’est peut-être une porte ouverte pour permettre un spin-off (au secours, pitié, non).
Sinon, les scénaristes se sont acharnés à trouver un happy end pour tous les personnages, malgré quelques difficultés, du genre Cal qui récupère sa maladie. Bon, Saanvi peut le soigner. TJ, lui, perd Olive. Il retrouve la petite fille et… tombe aussitôt après sous le charme de Violet. Ah ben super. Il était vraiment amoureux d’Olive, ça se voit. C’est un peu brouillon tout de même.
Comme on se retrouve de nouveau en 2013, il faut aussi gérer l’intrigue Michaela/Jared, parce qu’elle devait le retrouver pour lui dire si elle acceptait ou non de rester fiancée avec lui. Et contre toute attente, Jared a conscience qu’il a fait sa demande en mariage à Michaela au mauvais moment. C’est beau comme tout… mais c’est foireux tout de même, car ce n’est pas ce qu’on pensait savoir du personnage jusque-là. Michaela explique donc à Jared qu’ils ne veulent pas les mêmes choses et qu’elle en a pris conscience. Se marier n’est donc pas une bonne idée, ni maintenant, ni jamais. Elle lui explique même qu’il doit avoir Espoir. BEN OUI, pas « garder espoir », mais « avoir espoir ». Il doit avoir sa petite fille, merde. Vous avez compris le jeu de mots ?
Putain, ils nous boucleraient quatre saisons de triangle romantique en laissant Michaela seule ? C’est une bonne chose, car il fallait vraiment que Jared et Michaela ne finissent pas ensemble ; et c’est bien qu’elle en prenne conscience dans cette saison 4. Cependant, elle a droit à son happy end comme tout le monde. Quand Ben lui parle du taxi qu’ils vont prendre, Michaela comprend quelque chose de très important. Elle peut ainsi courir dans l’aéroport et aider les scénaristes à boucler quelques autres intrigues. Par exemple, Saanvi finit bien avec sa copine. Quatre ans à nous la faire errer dans son amour pour Ben pour qu’elle puisse avoir un happy end avec sa copine qu’on ne connaît quasiment pas, bien joué !
Michaela parle au téléphone à la femme de Bethany et croise d’autres passagers sur son chemin, sans jamais s’arrêter. Elle a pris une décision radicale : se rendre au plus vite vers les taxis de l’aéroport pour y retrouver… Zeke ! Plus tôt dans la saison, il avait affirmé qu’il était à l’aéroport. Quel beau timing, à croire que tout était préparé pour un happy end, dis donc.
Elle annonce ainsi que Zeke est son mari à un passager qui allait prendre le taxi et voilà comment elle s’introduit dans la voiture de Zeke. Oh. C’était bien vu d’introduire cette idée toute naze et d’en plus nous caser un « it’s all connected » par rapport aux différents quartiers de New-York. C’était aussi naze qu’efficace en vrai, ça m’a fait sourire et ça m’a donné le petit feeling de fin bien attendue.
La série peut ainsi se terminer dans la joie et la bonne humeur. Certes, la police débarque aussi sur les lieux, mais c’est histoire que Jared puisse croiser Drea et tomber sous son charme immédiatement. Bordel, il vient juste de quitter Michaela par contre, vraiment, les scénaristes y vont trop fort dans leur désir de happy end. Au moins, tout est bouclé vous me direz.
Michaela peut conclure la série en voix off et expliquer que le 7 avril 2013 était le jour où la vie a changé pour toujours. Huuuuuugh. On pouvait difficilement faire plus niais et creux comme conclusion, mais niais et creux, ça résume pas mal d’épisodes de Manifest !
La saison 4 est efficace et mène son avion à bon aéroport sans trop de difficulté. Si la série fut souvent pénible avec des effets spéciaux peu réussis, des jeux d’acteurs plats (ou gênants) et des mystères aux résolutions parfois expéditives, elle aura tout de même réussi à se conclure d’une belle manière. On a failli se retrouver sans fin et ça aurait été dommage, parce que même si Manifestn’a rien révolutionné, elle reste un divertissement efficace.
J’en garderai le souvenir de ses dramas familiaux rarement justes, de ses mystères qui nous prenaient juste assez pour qu’on soit dedans et surtout, surtout, d’une construction d’épisode qui était très souvent savamment maîtrisée pour que les intrigues se recoupent les unes aux autres. De loin, c’était la plus grande réussite de la série : it was all connected en permanence, et c’est ce qui rendait le tout vraiment prenant.
De là à revoir la série ? J’en doute. M’enfin, il ne faut jamais dire jamais, surtout quand ça se bingewatche si simplement !