One Piece – S02E02 – Good Whale Hunting – 16/20

Il y a du mieux dans cet épisode, en grande partie grâce à son rythme et parce que je me suis remis dans l’intrigue, surtout. Cependant, je continue de trouver que la construction des épisodes n’est pas idéale, avec des bouts d’intrigues qui se déroulent en parallèle sans toujours se recroiser. Dans les points positifs, il est à noter tout de même que la nouvelle chronologie proposée me paraît éclaircir des zones d’ombre des mangas en apportant plus rapidement que ceux-ci des réponses, et ça, je trouve ça plutôt cool.

Spoilers

Grand Line n’est pas facile d’accès.


You don’t know my crew.

L’épisode est long, mais il ne perd pas de temps à nous remettre directement dans l’ambiance. Luffy et son équipage doivent traverser encore un danger pour aller sur Grand Line. Comme toujours, il y a débat sur la marche à suivre, mais Luffy fait une confiance aveugle en sa navigatrice. Tout le monde suit donc la théorie de Nami et le bateau traverse des récifs dangereux… Mais grâce aux pouvoirs de Luffy, une bonne dose de chance et beaucoup de technique, nos héros s’en sortent.

Bon, il n’y aurait plus de série s’il ne s’en sortait pas. C’est toutefois cool que l’épisode reprenne très vite sur cette scène d’action et de navigation. C’est un peu ce qu’on attend d’une série de pirate, aussi folle soit-elle. D’ailleurs, la folie finit par reprendre le dessus : alors qu’ils sont en train de profiter d’une superbe attraction (vraiment, ce bateau qui tombe dans le vide, c’est trop cool !), l’équipage se rend compte qu’ils sont en train de foncer droit dans la gueule d’une baleine.

En essayant de les sauver de ce sort, Luffy se retrouve projeté hors du bateau et la baleine avale tous ses amis. Au réveil, Luffy essaie de se prendre la tête à la baleine, mais bon, c’est assez vain comme on pourrait s’en douter. Il est toutefois aidé par le gardien d’un phare qui endort la baleine et lui assure que ses amis à l’intérieur de celle-ci sont déjà morts. Heureusement, Luffy connaît ses amis et sait bien que c’est faux. Par contre, en attendant, il est fait prisonnier dans le phare.

Ce n’est pas dans l’habitude de Luffy de se laisser faire, cependant, alors il insiste, insiste, insiste et finit par obtenir l’aide du gardien pour approcher la baleine et voir si ses amis sont en vie. Je me souviens vaguement de cette intrigue et je me souviens surtout que la partie de Luffy avec le gardien n’avait pas été mon arc préféré – ainsi, c’est sans surprise que dans la série aussi je trouve que ça apporte quelques longueurs.

Il faut dire qu’on nous sort aussi des flashbacks de l’arrivée de ce gardien dans la baie, sa rencontre avec Naboon la baleine et… En fait, j’ai envie de suivre l’équipage de Luffy, pas forcément tous ces flashbacks. C’est amusant, la série respecte vraiment bien le matériel d’origine et n’hésite pas à faire des détours pour étoffer toute la mythologie (gigantesque !) derrière One Piece, mais ça fait qu’elle reprend ce qui me donnait du mal aussi dans les mangas, finalement.

En tout cas, on apprend dans ce flashback que Naboon s’était lié d’amitié avec d’autres pirates et qu’elle attend à présent leur retour, exactement comme le gardien du phare. L’histoire est en fait assez triste : Naboon passe son temps à s’éclater la tête contre le récif qui mène à Grand Line dans l’espoir de rejoindre l’équipage des pirates qui sont ses amis. Le gardien sédate donc régulièrement la baleine, mais le sédatif est de moins en moins efficace. Bien sûr.

Il faut donc que Naboon comprenne que son équipage est parti loin. Luffy fait sa mission de lui faire comprendre ce qu’il en est et espère aussi retrouver son équipage ainsi. Cela commence par un peu de combat entre eux quand la baleine se réveille, mais le dialogue finit par se faire quand Luffy chante la même chanson que les pirates – que quelqu’un lui chantait il y a fort longtemps.

Comme prévu, l’équipage survit sans trop de mal dans la gueule de la baleine. Il y avait de la place pour leur bateau et ils se retrouvent coincés dans celle-ci. Ils ne sont pas les seuls, par contre. Usopp et Sanji tombent ainsi sur un cadavre qui n’en est pas un mais s’avère être finalement un type bizarre. J’ai beaucoup ri des cris d’Usopp et vraiment, ça ne fait que confirmer ce que je pensais en saison 1 : son casting est absolument brillant. L’acteur est génial, tout simplement. Bon, le type bizarre est rapidement maîtrisé par Sanji, bien sûr, mais il annonce l’arrivée d’autres méchants pour leur prendre le bateau.

En parallèle, Nami et Zoro sont sur le pont du bateau et n’ont aucune idée de ce qui les attend. Alors qu’ils cherchent une solution pour sortir de la baleine, Nami est ainsi attaquée par une très jolie femme aux cheveux bleus. Elle assure avoir besoin de son bateau pour elle… mais bon, Usopp et Sanji débarquent à temps avec leur otage pour qu’elle lâche Nami sans la blesser. C’était plutôt fun à regarder.

Faits prisonniers, l’identité de ces deux personnages est finalement révélée par Zoro qui comprend qu’ils sont de la même organisation que Mr. 7. Il est temps de développer un peu l’intrigue de Baroque Works, et la série explicite les choses bien plus que tout ce que je me souvenais : Zoro a tué 7, il reconnaît 8, apprend l’existence de Mrs Wednesday. Ils font partie d’une organisation de pirates bien plus larges qui est une menace aussi pour la Marine. Voilà, ça éclaircit les enjeux.

Il y a ensuite un peu de suspense avec Usopp qui manque de tomber du navire et de mourir lorsque la baleine se réveille, mais tout est bien qui finit bien : Naboon accepte de laisser partir les amis de Luffy, parce que Luffy est aussi son ami désormais.

Cela dit, 9 et Wednesday sont là aussi : il va falloir décider quoi faire de ces assassins. En attendant, Nami se sent dépasser par Grand Line et ses conditions de navigation très différentes d’avant. Par chance, le gardien du phare a plein de très bons conseils à lui donner pour les aider.

Avant de partir, il reste à peindre une tête de mort sur la tête de Naboon pour s’assurer qu’elle ne se cogne plus jamais la tête. Luffy lui promet aussi de revenir pour elle… Dans une autre saison, au mieux. La navigation peut en tout cas reprendre…

La série continue de suivre aussi la Marine. C’est l’occasion de retrouver les personnages oubliés de la saison 1 et ceux de l’épisode précédent : ils se rencontrent et sont tous à la recherche de Luffy. Ben super. Tashigi se retrouve à devoir jouer les guides et elle n’en est pas ravie.

Pendant ce temps, les leaders de la marine s’entretiennent. C’est l’occasion d’entendre parler de la princesse disparue d’Alabasta et de commencer à semer des graines, mais j’avoue que je n’accroche toujours pas à cette partie de la série. Pour moi, One Piece, c’est avant tout Luffy et son équipage. Le reste, c’est du folklore, c’est souvent marrant, mais ce n’est pas ce que j’ai envie de voir. Et ça se sent devant la série : je décroche trop facilement de ses scènes. Allez, ce n’est pas ce qui me plaît et ces intrigues sont si détachées que je peux suivre la série sans suivre le détail de ces scènes, apparemment ? C’est étrange, tout de même. En tout cas, Tashigi découvre qu’elle a été contactée par Baroque Works en espionnant son chef, et c’est plutôt intéressant.

Tashigi vient aussi avec sa propre intrigue secondaire : elle veut retrouver tous les sabres célèbres qui sont tombés entre les mains des pirates. Elle se fait de nouveaux amis au passage et insiste pour continuer sa quête des pirates. OK, vu.

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One Piece – S02E01 – The Beginning and the End – 14/20

Je pense que le problème vient de moi, mais je n’arrive pas à me remettre dans l’ambiance de la saison 1 : l’épisode est un petit bijou d’écriture qui réintroduit progressivement tous les personnages et les intrigues, tout en offrant des enjeux pour la saison 2 et en proposant des gags comme des effets spéciaux réussis. Et pourtant ! J’ai trouvé que c’était long, parfois un peu poussif et je ne retrouvais pas ce que j’avais adoré à la lecture (trop peu de souvenirs désormais) – j’espère que la suite va réussir à m’embarquer davantage !

Spoilers

L’équipage de Luffy se rend à Logue Town.


Piracy isn’t over.

Comment ça, l’épisode dure 1h06 ? J’étais content de me dire que je n’en avais que quelques-uns à rattraper, franchement.

J’étais rassuré que la série n’adapte pas encore les tomes que je n’ai pas lus, mais franchement, cette saison commence directement avec ce que je n’ai pas lu. Ou si j’ai lu ça, c’est très grave de ne pas m’en souvenir à ce point ! La série continue de nous proposer des scènes qui sont loin de Luffy et ses amis. C’est plutôt une bonne chose, car ça rajoute du suspense et ça donne une idée de ce qui se déroule en parallèle.

On assiste à une jolie scène de début de saison, en tout cas, avec la Marine qui se fait dégommer rapidement par quelques méchants pirates plein de pouvoirs. Les effets spéciaux sont bons et c’est assez kiffant à voir. Bon, certains des personnages sont assez cons à se laisser tirer dessus sans bouger, mais bon, cette méchante avec des bras qui sortent de nulle part ? C’est excellent.

Bien sûr, tout ça nous mène à la révélation que Luffy s’est fait des ennemis en tuant Mr.7. Il a fait ça en saison 1 ? C’est loin, je ne me souviens plus tellement. Vous savez quoi ? J’aurais aimé un petit résumé de la saison 1 avant de reprendre. Peut-être que Netflix le proposait, mais j’avoue que j’ai fait play directement sur le premier. Ce n’était peut-être pas ma meilleure idée ?

Les retrouvailles avec l’équipage de Luffy sont bien foutues pour nous remettre chaque personnage en tête, par contre, et ça c’est plutôt bien joué. Les scénaristes font trainer en longueur toute une scène de débat pour savoir si oui ou non l’équipage doit se rendre à Logue Town. Usopp ne le veut vraiment pas, mais Sanji veut davantage de provisions pour la cuisine, Nami veut faire des emplettes, Zoro y voit l’opportunité de trouver de nouveaux sabres et même Luffy se laisse finalement convaincre quand Nami lui explique que la légende du One Piece a commencé à Logue Town.

C’est simple et efficace pour nous rappeler l’enjeu des têtes mises à prix, de l’immaturité de Luffy et l’humour de la série. Par contre, j’ai eu du mal à me remettre tout à fait dans le style, avec des acteurs qui me semblaient sonner faux. Ont-ils vieilli ? Est-ce ça qui m’a posé problème ? Je ne sais pas. Peut-être. Luffy semble toujours kiffer autant son rôle, au moins.

L’équipage arrive dans une ville de la Marine (très jolie ville, avec une bonne ambiance) et Nami insiste sur le fait qu’il faut rester discret, mais Luffy court et crie partout dès le départ, alors ce n’est pas gagné. La série divise rapidement ses personnages.

Nami reste avec Usopp pour acheter du linge. Rapidement, il se cherche de quoi cacher sa véritable identité et abandonne ainsi Nami, qu’il disait vouloir protéger pourtant. Lol. Nami est capable de se débrouiller toute seule, et on le sait. Elle trouve en ville un livre de cartographie tandis que lui se trouve de superbes lunettes sur le marché, puis se met à raconter toutes ses aventures au téléphone. Il est si discret, cet abruti. Bien sûr, Nami se fait un nouveau pote dans la rue en lui volant son portefeuille et en lui expliquant comment être un bon voleur – l’art de se faire des amis.

Zoro a besoin de sabre – et d’argent. Nami lui dit de négocier et est apparemment la seule qui a de l’argent dans cet équipage. Il trouve en ville le sosie (ah ce facepalm) de Kuina, Tashigi (je ne suis pas convaincu par le casting là ?), mais l’ignore pour vraiment se concentrer sur ses armes, parce que c’est tout ce qui compte. En fait, c’est tellement tout ce qui compte que c’est tout ce qui intéresse Tashigi aussi.

On assiste à une scène un peu longuette où le marchand de sabre essaie d’arnaquer Zoro, en vain. Il ne parvient pas à lui racheter son sabre mythique, mais il réussit au moins à lui en vendre un supposé maudit – la malédiction ne fait pas peur à Zoro, bien au contraire, elle attise sa curiosité.

Sanji et Luffy vont chercher la nourriture. C’est sûr : emmener Luffy dans un endroit où il y a de la bouffe et s’attendre à ce qu’il soit discret. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Sanji l’abandonne un instant pour faire ses courses, ce qui fait que Luffy se retrouve embarquer par le nouveau pote de Nami – celui à qui elle a dit de trouver un abruti et l’isoler pour mieux le voler.

Luffy est l’abruti originel à ce stade, en plus. Il est un touriste paumé qui cherche désespérément l’échafaud, alors il est facile de l’embarquer où il le veut. Malheureusement pour lui, ce voleur de pacotille va découvrir que Luffy a aussi quelques ennemis. Pour la discrétion, on repassera : Luffy est pris en otage par Baggy le clown et Alvida. Les deux font désormais équipe et, pire, Alvida a mangé un fruit du démon aussi : elle ne peut plus prendre aucun coup.

Bref, Luffy est rapidement pris en otage, quoi, malgré une petite scène de combat. J’aime beaucoup le personnage de Baggy et j’aime beaucoup le faux procès qui suit, avec le clown qui joue l’avocat et Alvida l’accusatrice. Le but est de mettre à mort Luffy devant tout le cirque, mais c’est une fois de plus oublier qu’il a tout un équipage avec lui.

Pour une reprise de saison, c’est efficace de retrouver des méchants qu’on connaît et d’avoir droit à une grande baston. Les différentes intrigues se recoupent bien, en plus : l’équipage se retrouve à temps pour venir en aide à Luffy, mais il est tout de même trop loin d’eux pour le sauver tout à fait de Baggy (James Ward est un acteur de génie, vraiment). Pas grave : au moment où il devrait mourir, la foudre tombe d’un coup sur Baggy. Ainsi, Luffy survit et la légende fera le reste : il a tout de Roger. Au moment de mourir, il sourit et rit. C’est typique de Luffy, mais c’est justement l’idée que la Marine veut combattre à tous prix, alors ça va poser problème et ça va faire qu’il sera encore plus poursuivi par la marine cette saison.

Il faut donc retourner au bateau au plus vite, mais avant ça, Zoro doit découvrir que Tashigi fait partie de la marine. Et oui, elle découvre qu’il est un pirate et essaie de l’arrêter. Malheureusement pour elle, elle ne fait pas le poids face à lui. Elle est rapidement maîtrisée et abandonnée derrière.

Plus loin, Luffy et Sanji se retrouvent à devoir faire face au Colonel Smoky. Il fait partie de la Marine aussi, mais il a mangé un fruit du démon qui lui permet de se transformer en fumée. C’est problématique comme tout : il met KO Sanji, puis s’en prend à Luffy. Et franchement, bouffer de la fumée comme le fait Luffy, ça ne fait pas envie. Cela dit, Luffy est une fois de plus sauvé in extremis, cette fois par un homme qui refuse de voir Luffy perdre.

Luffy peut ainsi rejoindre son navire et la fin de l’épisode voit l’équipage arriver à Grand Line. Allez. Ils sont talonnés, évidemment, par Smoky et Tashigi (désormais contactée par les méchants de Baroque Works, elle), la Marine ne pouvant laisser Luffy s’en sortir comme ça. Ce sont de belles promesses, mais ça m’a donné l’impression d’être un tout qui n’appelle pas forcément au binge-watching autant que je m’y attendais – j’avais souvenir des épisodes fonctionnant par deux, par exemple.

Ah, et aussi, j’ai eu du mal à suivre tout ce qui était détaché de l’équipage de Luffy, finalement. On a ainsi un joli flashback de Logue Town au jour de l’exécution de Gold Roger – ce qui a lancé la légende du One Piece. On le voit dévoiler qu’il a un fils et confier sa recherche à un autre homme.

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One Piece (S02)

On en était où ?

Qui s’en souvient en fait ? Luffy et son équipage naviguent sur la mer avec pour but de choper le One Piece. Est-ce que ce n’est pas suffisant pour revenir ? C’est plus ou moins le résumé de la saison 1 : pirate intrépide, quête du trésor, camaraderie et baston, allez.

Ce que j’en attends

Cette saison deux a le bon goût de s’arrêter au tome 17, et ça m’arrange tellement, parce que depuis la saison 1, c’est bien simple, je n’ai toujours pas avancé ma lecture de One Piece (j’en suis donc encore et toujours au tome 22). J’imagine que ce serait bien de m’y remettre un jour ? En tout cas, cette saison 2 ne me spoilera pas tellement – même si je suppose qu’ils vont continuer de jouer avec la chronologie par rapport aux mangas. Bref, je sais à peu près ce qui m’attend du côté de l’histoire, j’espère que ça va me remettre tout en tête et, qui sait, me donner envie de lire !

En attendant, ça fait deux mois (ou presque) déjà que la saison est sortie, il serait peut-être temps de m’y mettre ? Je n’arrête pas de me plaindre d’être en retard dans mes séries hebdos et de ne plus trouver des séries qui me plaisent, mais en vrai, la saison 1 de celle-ci était plutôt réussie. Je crois que l’aspect huit épisodes d’un coup tous les deux ans continue de vraiment beaucoup me bloquer.

En plus, j’avais bon espoir de la voir dans les temps quand elle est sortie… mais bon, elle est sortie cinq jours avant que je parte accompagner un voyage scolaire en Grèce, alors je ne sais pas trop comment j’ai pu me convaincre que ça irait pour la voir quand elle sortirait. En attendant, j’ai bien envie de la voir, parce que c’est la seule qu’il me reste sur ma liste qui soit un tant soit peu dans le fantastique (c’est faux, je n’ai jamais terminé le reboot de Charmed et j’ai bien quelques autres séries fantastiques non commencées, mais vous voyez l’idée ?).

Par contre, j’avoue que j’ai assez conscience que les critiques seront peu lues (publier les articles deux mois après, aussi, quelle idée), donc y a moyen que les bâcle un peu. Vous ne m’en voudrez pas, j’espère !

Note moyenne de la saison : 16,5/20 

One Piece – S02E05 – Wax On, Wax Off – 17/20

J’ai presque envie de dire que la série suit un long fleuve tranquille à un rythme de croisière, mais en vrai, cette saison réussit justement parce qu’elle n’est pas si tranquille. Toutes les péripéties s’enchaînent bien, les intrigues s’emboîtent les…

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Home for Christmas – S03E08 – New Year Surprise – 16/20

Non, vraiment, j’ai plein de choses à critiquer sur ce dernier épisode qui n’est pas à la hauteur de mes souvenirs de la série… mais en même temps, j’ai pris tellement de plaisir à le regarder et je suis satisfait de la fin proposée qui, comme d’habitude, n’appelle pas forcément une suite. J’espère quand même une saison 4, parce que c’était un vrai plaisir de retrouver la série et qu’elle parvient toujours à nous mettre dans l’ambiance de Noël. J’ai envie de continuer à suivre ces personnages et ça, c’est la plus grande preuve de leur succès.

Spoilers

Bonne année !

Bon. Je n’ai pas envie d’attendre le 25 pour voir cet épisode, alors je le regarde directement. Comme j’ai pris du retard dans la diffusion de mes articles, je me dis aussi que je vais poster la critique de cet épisode le 31 décembre, ce sera raccord. Il est assez court (27 minutes) par rapport aux autres et commence à l’hôpital, ce à quoi je ne m’attendais pas du tout.

Johanne est allongée sur un lit d’hôpital et ne comprend pas ce qui lui arrive. Il y a plein de médecins autour d’elle : après son malaise, Johanne est tombée sur la nuque. Elle ne se réveille que le 31 décembre. Mon dieu, quelle horreur, une semaine de perdue dans ta vie – et la semaine des cadeaux en plus ! Et puis, du coup, elle ne fut pas à la maison pour Noël ?

Il faut dire qu’elle s’est retrouvée avec une commotion, mais celle-ci est due à une crise cardiaque. Oh non. Johanne est cardiaque, mais elle ne le savait pas. Tout l’hôpital semble s’être donné rendez-vous dans sa chambre, mais Vera laisse finalement entrer la famille de Johanne. Elle a appris qu’elle allait mieux et qu’elle allait sortir le lendemain… mais face à sa famille, elle comprend qu’elle a ghosté Bo une nouvelle fois. Elle est hilarante : à cause de la commotion, elle a clairement oublié une bonne partie de cette saison et tout lui revient progressivement.

Je détesterais raconter toute ma vie comme elle le fait à toute ma famille réunie, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle panique trop. Vera demande donc à la famille de Johanne de repartir, avant d’aller chercher son portable dans son casier. Elle le lui rapporte, mais le téléphone n’a plus de batterie, évidemment.

Pendant que sa famille s’inquiète du fait d’avoir failli perdre Johanne dans le couloir, elle, elle reçoit la visite de sa meilleure amie Jeanette. C’est l’occasion pour Johanne de se souvenir qu’elle a failli coucher avec Trym. Jeanette est déjà au courant et n’en a rien à faire. Elle aime sa meilleure amie et est divorcée depuis six ans après tout. Elle aide Johanne à retourner à son casier pour récupérer son chargeur de portable (pratique d’en avoir un), mais la réabandonne pour aller au travail.

Tout est bien qui finit bien : sa collègue insupportable avec sa phobie, Mari, s’excuse et lui explique qu’elle a découvert qui était son secret santa… L’autre collègue insupportable qui voulait juste saboter le Secret Santa pour prendre le poste de Johanne. Évidemment. Cela ne change rien au fait que Magne, l’inspecteur, a déjà rendu son rapport.

Le chef de l’hôpital s’arrange donc pour parler un moment avec Johanne (technique de bâtard de prendre le fauteuil roulant sans la prévenir et de parler avec une employée en arrêt, hein !). Le rapport de Magne paraît à première vue absolument horrible pour elle, mais c’est pour mieux indiquer que ses méthodes peu orthodoxes portent finalement leurs fruits. Ainsi, le chef annonce à Johanne qu’il a besoin qu’elle guérisse, parce qu’elle a obtenu le poste.

Tout est bien qui finit bien pour le côté professionnel, c’est déjà ça de pris. Il reste encore à gérer la romance, à présent. Johanne rebranche son téléphone qui s’allume plus vite que jamais. En une semaine, elle n’a aucune notif apparemment et peut directement essayer d’appeler Bo – qui est toutefois injoignable. Son numéro n’est pas disponible et il ne répond pas non plus à ses SMS. Plutôt que de dire qu’elle est à l’hôpital, elle lui envoie qu’elle aimerait s’excuser. Pardon, mais… pourquoi ?

Elle passe sa journée à attendre des nouvelles de Bo et à le harceler de messages, en vain.

Le soir du Nouvel An ? Elle le passe dans sa chambre d’hôpital. Quand elle la quitte, c’est pour mieux découvrir que la fille de son patient est finalement venue le voir. Elle reprend contact avec son père, même s’il est déjà trop tard pour vraiment développer quelque chose. C’est une bonne chose qui tend à transformer Johanne en vraie mère Noël finalement.

Puisqu’elle peut rentrer chez elle, elle passe par le vestiaire où Vera se prépare pour un réveillon très festif. Quand elle apprend que Johanne n’a pas de plan et veut des nouvelles de BO, elle décide de l’emmener directement dans le bar préféré de Bo. Et tant pis s’il y a un excès de vitesse au passage. La barmaid s’avère une fois de plus bien trop sympathique et note carrément l’adresse de Bo pour qu’elle puisse y aller.

Vera l’y emmène, nouvel excès de vitesse, mais malheureusement, Bo ne semble pas être chez lui. C’est un fail qui n’était pas prévu. Tout semble perdu, mais elle croise le voisin de Bo : Nick. Le monde est tout petit dans cette ville après tout. La ville n’est pourtant pas si petite : Bo est parti à l’aéroport pour prendre son avion.

La ville est toutefois assez petite pour que Vera puisse déposer Johanne à l’aéroport avant le décollage de l’avion et que l’aéroport soit désert. J’ai ri de voir avec quelle facilité Johanne se retrouve sur le tarmac. Par contre, je trouve que Vera prend vraiment la place de Jeanette cette saison, et je trouve étrange que l’une et l’autre se démènent tant pour une nouvelle amitié.

Vera demande même à rester passer le nouvel an avec Johanne. Elle lui offre une robe dorée, qu’elle la force à enfiler dans le hall de chez elle – et pour cause : toute sa famille est réunie dans le salon pour lui faire une surprise. Pardon, mais l’épisode commence par nous dire que Johanne est cardiaque, avant de la faire courir dans toute la ville et à travers un aéroport pour finir par une douzaine de personnes qui lui hurlent « Surprise » dessus ??

Il y a tout le casting, vraiment : Jeanette, toute la famille de Johanne, les enfants et même Bente ! Ils veulent tous s’excuser auprès de Johanne, ils ont tous eu peur de la perdre. N’empêche que maintenant, ils sont là pour un réveillon chez Johanne et ils ont même un cadeau pour elle. Morten a réussi à trouver le cadeau parfait sur une aire d’autoroute : Bo.

Là, ça devient carrément gênant : ça veut dire que Bo a rencontré toute la famille avant même de commencer quoique ce soit avec Johanne ? Cela ne semble déranger personne d’être là quand ils se retrouvent et de vouloir tout voir de ce qu’ils ont à se dire. Johanne finit par avoir le réflexe de s’isoler, mais vraiment quelle famille étrange.

Une fois dans la salle de bain, Johanne se lance dans un long discours d’excuses pour expliquer toute la vérité sur les deux lapins à Bo. C’est plutôt marrant, parce qu’on sent que Bo n’en a rien à carrer et a juste envie de l’embrasser, en fait. Il finit par lui révéler qu’il a eu le cœur brisé le 24 décembre et qu’il a passé six jours à pleurer en forêt. Ben super. Johanne l’avait anticipé, mais ne s’attendait pas à ces six jours, ni à ce qu’il lui dise avoir le cœur brisé, ni à ce qu’il lui révèle avoir craqué pour elle dès l’entretien d’embauche. C’était si sûr. On ne fait pas toute une cuisine si vite sans arrière-pensée.

Johanne verrouille donc la porte pour pouvoir l’embrasser. Bon, en vrai, la porte est transparente, je ne suis pas sûr que ça change grand-chose, mais écoutez si ça lui fait plaisir, tant mieux. L’abus est total : ils couchent carrément ensemble dans la salle de bain alors que toute la famille de Johanne est là. Je répète : le verre est un peu trouble, mais la porte a une fenêtre transparente. Et puis, pour une première fois, le sol de la salle de bain, je ne sais pas trop, je trouve ça… moyen. Sont-ils vraiment obligés de se sauter dessus ?

La réponse est oui d’après les scénaristes : Johanne est contente de pouvoir rendre sa robe de nonne d’or à Vera et c’est plutôt drôle. Je vois l’idée, mais je trouve que ça fait un début de relation précipité et pas hyper crédible après un mois à se tourner autour. C’est un joli réveillon dans le réveillon, en tout cas, avec un feu d’artifice. En plus, ça permet à Vera de tomber sous le charme de Trym en un regard. Hilarant.

Bente et le père de Johanne se tiennent enfin la main à minuit et Johanne profite de son nouveau bonheur avec Bo. C’est un peu précipité, mais comment faire autrement en huit épisodes, je suppose ?

C’est chouette de finir la saison sur une Johanne si heureuse, mais je suis frustré de ne pas avoir la suite. Il va falloir une saison 4 pour savoir comment ça se passe entre eux, non ? C’est bizarre : autant avec Jonas, ça m’allait que ça se termine sur un moment de joie comme ça, autant là, j’ai peur que ça ne tienne pas la durée…

En bref

Cette saison 3 est aussi réussie que les deux premières, mais son existence vient gâcher un peu la conclusion de la saison 2 et je ne sais pas si je lui pardonne. J’insiste pour dire que j’aurais préféré une saison 3 se concentrant sur un autre personnage de l’entourage de Johanne, histoire de continuer de la voir évoluer avec Jonas. J’aime beaucoup Bo, mais leur relation n’est finalement pas vraiment développée cette saison.

Je me retrouve à espérer une saison 4 pour en savoir plus et passer à nouveau du temps avec ces personnages. Très sincèrement, j’adore la série et je trouve qu’elle apporte une fraîcheur qui manque beaucoup, avec une dose de réalisme et la magie de Noël comme on aime. Ceci étant dit, je pense qu’une saison devrait faire 24 épisodes et nous montrer chaque fois une journée complète, histoire que ce soit un calendrier de l’avent. Que voulez-vous ? Je ne suis jamais satisfait !