Westworld – S04E07

Épisode 7 – Metanoia – 19/20
C’est bien simple, cet épisode ressemble déjà énormément à une fin de saison. Pourtant, il nous reste encore un épisode (un seul, malheureusement) la semaine prochaine, ce qui fait que j’ai été bien surpris du rythme, des révélations et des avancées dans les intrigues. Parfois, ça semblait presque être trop rapide, mais en même temps, c’est tant mieux, car la dernière partie de cet épisode est ainsi incroyablement cool. Curieux de voir ce que proposera le dernier épisode maintenant.

Spoilers

Les choses s’accélèrent pour tout le monde, la Résistance espérant bien mettre un terme aux actions de Charlotte – ce qu’elle-même souhaite faire, mais pas de la même manière.

It’s time for us to leave behind our human bodies.

Nous sommes lundi matin, ce qui signifie qu’il est temps pour moi de me plonger dans un nouvel épisode de Westworld. Je l’ai attendu impatiemment toute la semaine, car j’avais bien envie de voir ce qu’allait devenir Christina/Dolores après l’épisode 5, mais bon, on ne l’a pas vue de tout l’épisode 6. Les scénaristes jouent avec nous, comme toujours.

Et ils continuent encore dans cet épisode qui commence par nous introduire le barrage détenu par Charlotte. J’imagine que c’est le même que lors du premier épisode de la saison, et on nous explique que c’est parce que le barrage est un bon moyen de stocker le Sublime. Et il faut bien dire ce qui est : c’est sublime comme cadre, les acteurs doivent s’éclater.

Les acteurs ? Maeve et Bernard se rendent sur place, parce que Bernard a la fameuse clé qui va permettre d’accéder au Sublime. Pendant que tout se lance pour qu’ils puissent y aller, Bernard propose de boire un verre. Je ne comprends pas trop l’intérêt : ce sont des robots, à quoi ça servirait de boire ?

Eh bien, ça sert à perdre du temps, parce qu’ils ne sont pas pressés du tout : Maeve comprend assez vite qu’ils sont déjà dans le sublime. Pour ne pas changer, la série nous propose en effet un flashback, avec l’une des simulations envisagées par Bernard pour essayer de déterminer le chemin qui mènerait à un futur sympathique. Pour l’instant, Bernard n’a vu que l’apocalypse à chaque fois.

Cela ne l’empêche pas de continuer d’espérer – ce qui est ironique pour un robot. Il propose tout de même à cette fausse Maeve, fruit de son imagination, de se démerder pour ramener la vraie Maeve dans le Sublime, avec sa fille. Et bien sûr, elle en serait ravie (mais c’est logique car son interlocutrice est ce qu’il imagine). Épuisé, le robot se retrouve à nouveau en entretien à l’entrée du Sublime et il déclare savoir comment tout cela va se terminer. Espérons.

Ce flashback terminé, nous revenons au présent et, ironiquement, le présent est très similaire au flashback. Maeve y fait sensiblement les mêmes réflexions et Bernard l’empêche de faire trop de la merde, pour éviter de devoir se retrouver noyé par l’eau du barrage qui lui tomberait dessus. Ils arrivent finalement auprès de Sublime, détruisent un robot, mais ce n’est toujours pas suffisant pour atteindre la liberté qu’ils veulent et pour gagner la guerre : il faut s’occuper de Charlotte d’abord.

Ce qui est intéressant est toutefois que Maeve demande cette fois à Maeve de pouvoir retourner auprès de sa fille à la fin de la guerre. Ce n’est pas lui qui propose, c’est bien elle qui emmène cette possibilité dans la conversation, après la guerre : elle souhaite vraiment revoir sa fille dans ce « paradis » sur mesure. Mais pas tout de suite. Elle en aurait pourtant l’occasion : quand ils repartent du barrage, Maeve et Bernard ont bien ouvert une porte vers le Sublime.

Après une bonne dizaine de minutes de l’épisode, nous retrouvons enfin Christina ! Cela commençait à traîner en longueur alors je suis bien content de la revoir dormir comme toujours. Elle est cette fois-ci surveillée par Teddy qui lui explique que si, bien sûr que si, elle a en elle tout ce qu’il faut pour diriger le monde autour d’elle. Il souhaite aussi lui révéler la vérité sur ce qu’ils sont.

Bon, il le fait en parlant par énigme : plutôt que de dire qu’ils sont des robots, il lui présente l’idée qu’ils sont des reflets de leurs créateurs. C’est limite trop religieux tout ça. Teddy fait tout de même l’erreur de l’appeler Dolores, ce qui révèle à Christina que tout ça est bien plus compliqué qu’elle ne le pensait instinctivement. Il faut dire qu’elle n’a pas d’instinct la pauvre, elle est un robot. Cela ne l’empêche pas d’avoir envie de prendre un petit bain. Heureusement qu’on avait la musique du générique pour accompagner cette scène, parce que c’était un brin longuet, tout de même.

Dans son bain, Christina essaie de se suicider – ou en tout cas de remarquer qu’elle a un souffle incroyable sous l’eau. Teddy s’inquiète de ne plus l’entendre, mais elle, elle prend conscience qu’elle est capable de respirer sous l’eau. Et ça, ce n’est pas normal. C’était plutôt une jolie scène, et on remercie bien les compositeurs qui subliment tout ça (sans jeu de mot).

Christina comprend en tout cas que Teddy n’est vraiment pas en train de lui mentir, et elle en profite pour poser des questions sur Dolores, afin de comprendre qui elle était avant. C’est toujours par énigmes dignes du Père Fourras que Teddy lui répond, mais en même temps, on avance dans l’intrigue puisque Christina s’assume de plus en plus comme un robot.

Ainsi, quand ils se rendent ensemble à Olympiad, Christina propose aux gardes d’aller en vacances. C’était amusant d’ailleurs : elle s’adresse directement à eux, contrairement à ce qu’elle fait ensuite ou à ce qu’elle faisait dans l’épisode d’avant, à simplement dicter un scénario à tout le monde. Le scénario qu’elle dicte dans cet épisode est hyper amusant, parce qu’elle fait en sorte que les employés humains d’Olympiad détruisent tout, tout en sortant du bâtiment dès que possible.

Pendant ce temps, dans la Tour, Caleb a été ramené à la vie, une fois de plus, par une Charlotte qui veut papoter de nouveau avec lui. C’est tout ce qu’elle fait cette saison apparemment. Caleb veut toujours s’enfuir pour voir sa fille, Charlotte veut juste nous montrer ses outfits de malade tout en jouant les infirmières pour Caleb.

Il la questionne sur les brûlures qu’elle a choisi de garder sur les bras, mais elle contourne la question, expliquant que ses cicatrices sont plus jolies. Elles sont surtout un rappel, et ça ajoute de la complexité au personnage de voir qu’elle souhaite conserver ce souvenir. Bon, tout en soignant Caleb, Charlotte révèle qu’elle a pris une décision radicale concernant la ville – et les villes qu’elle contrôle en général : elle a décidé de les désactiver, tout simplement. Trop d’hosts sont morts selon elle, elle veut donc mettre un terme à tout ça en stockant les humains comme on a pu stocker les robots pendant longtemps. Flippant comme futur, effectivement.

Charlotte retourne donc dans sa Tour pour faire une petite annonce à tous les robots : elle leur apprend que c’est le dernier jour pour visiter les villes car il est temps pour eux de laisser derrière le passé – et les humains. On sent bien que ça pose un problème à William tout ça, alors celui-ci se rend… discuter une fois de plus avec son alter-égo. Qu’est-ce que je n’aime pas ce personnage ! C’est dingue comme il me saoule à chaque scène.

Bon, le robot-William se plaint de Charlotte qui veut détruire son monde, mais bon, ce n’est pas comme son alter-égo allait pouvoir l’aider ? Pour une fois, j’ai aimé le dialogue qui soulignait à quel point les questions de William sont insipides et insupportables. Le robot bloqué dans sa cage révèle qu’il est encore plus partisan de l’apocalypse que Charlotte : il sait bien que les humains suivaient un chemin d’autodestruction et que le vrai but des robots, celui que les humains ne s’avouaient pas eux-mêmes, était de détruire l’humanité.

Selon lui, donc, les hosts sont des armes de destruction. Et il nous manipule clairement le William qui est libre afin qu’il prenne la décision d’aller s’accomplir en tant qu’arme de destruction. La destruction commence par la mort de cet alter-égo dans sa cage. Alléluia, c’était peut-être notre dernière scène avec lui ! Je croise les doigts en tout cas, un de moins, c’est toujours une bonne chose.

En parallèle, Frankie prend le temps de se réconcilier avec sa copine : elle sait désormais qu’elle n’est pas la taupe, puisque c’était l’autre leader la taupe. Elles prennent sur elles pour supporter Stubbs, et ça, c’était plutôt marrant à voir. Le trio est rejoint par Maeve et Bernard, de retour du barrage, et tout ce petit groupe se rend ensuite en ville.

Leur but ? Infiltrer Olympiad et retrouver Caleb, pour Frankie en tout cas. Ils vont toutefois se séparer et Maeve sent bien qu’elle n’aura pas l’occasion de revoir Caleb puisqu’elle souhaite s’en prendre à Charlotte avec Bernard en allant détruire la Tour. Stubbs ? S’il reste avec Frankie, il apprend aussi de Bernard qu’il a attendu 23 ans pour finalement ne pas survivre à cette bataille qui se profile pour détruire la Tour et Olympiad.

Toujours est-il que quand il arrive à Olympiad avec Frankie pour l’infiltrer, il a la surprise de découvrir que l’évacuation est en cours, lancé par Christina. Mieux encore : elle a ordonné à un garde d’ouvrir toutes les portes du bâtiment, alors ils n’ont aucun mal à s’infiltrer et découvrir le cadavre de l’alter-égo de William (je ne sais vraiment pas comment l’appeler). Stubbs affirme que c’est une bonne chose et rate de très peu Christina et Teddy.

Par contre, c’est vraiment super rapidement que Stubbs parvient à mener Frankie directement à Caleb. Après tous les délires et la torture de Charlotte, celui-ci est plutôt méfiant et violent envers sa fille, mais elle parvient à le convaincre qu’elle est bien sa fille, et ça mène à un moment très mignon entre eux. Si c’est mignon, je reste sur mon a priori de début de paragraphe en revanche : c’était beaucoup trop rapide. C’est la quête de la vie de Frankie de retrouver son père, ça aurait pu être sympa qu’elle mette un peu plus de trois épisodes à l’atteindre. Il n’y a finalement aucun obstacle sur son chemin dans cet épisode, et c’est un peu dommage.

Du côté de la Tour, tout se passe bien également pour Maeve et Bernard. Ce dernier est super bien préparé en même temps, il a même de quoi désactiver les robots de sécurité les plus dangereux. Les robots blancs ? Le duo peut facilement s’en débarrasser aussi. Ils perdent en revanche du temps quand Maeve lui explique qu’elle le pardonnera de son égoïsme quand elle pourra enfin rejoindre sa fille dans le Sublime.

Malheureusement, Bernard est alors forcé de lui révéler son lourd secret : le monde court à sa perte, c’est inévitable. Peu importe ce qu’ils feront, il sera impossible de sauver le monde – mais peut-être qu’ils réussiront à en sauver une petite partie, et peut-être que cette petite partie sera suffisante pour leur donner l’espoir d’une suite meilleure. Charmant.

Malgré cette révélation, Maeve prend la décision de continuer de se battre aux côtés de Bernard. Elle se rend donc auprès de Charlotte qui était sur le point de subir une petite lobotomie. Sentant la présence de Maeve, elle arrête son robot et l’accueille à sa manière dans son laboratoire. Elles ne se sont pas revues depuis une vingtaine d’années, et c’est intéressant : Charlotte a ainsi hésité à ressusciter Maeve elle aussi.

Elle n’en voyait toutefois pas l’intérêt : Charlotte veut transcender le monde des humains, Maeve n’avait pas vraiment d’intérêt de vivre dans ce monde-là. Pourtant, Charlotte révèle aussi qu’elle espère que tous les hosts comprendront sa décision et la rejoindront, y compris ceux piégés dans Sublime. Le problème que souligne Maeve est alors intéressant lui aussi : Charlotte n’a pas du tout envie d’abandonner le monde des humains derrière elle, et elle en a la preuve sur le bras.

Le truc, c’est que Charlotte refuse de le reconnaître, alors les deux femmes-robots sont forcées de se battre. La scène était plutôt cool à suivre, avec un fond magnifique pour la bataille dans un bassin d’eau. Interrompues par un robot du côté de Charlotte, les femmes se battent jusqu’à ce que Maeve révèle qu’elle a bien compris qu’ils ne pourraient pas gagner. Son but est désormais de placer ses espoirs dans le monde qui suivra celui-ci, qui va être détruit. C’était un joli discours de victoire amère pour Maeve qui est venue pour survivre et placer son espoir dans un autre monde… mais elle se fait tuer aussitôt par William. AAAAH !

Bordel, je le déteste. Il la tue en lui tirant une balle dans le dos, donc elle n’a même pas le temps de voir venir ce qui lui arrive. Ce n’est pas le cas pour Charlotte : elle est sûre d’avoir encore l’ascendant sur William, mais c’est une grossière erreur. Il souhaite juste prendre le dessus sur elle aussi, persuadé que la loi du plus fort est la seule qui vaille : il tue donc Charlotte d’une balle dans le crâne. Je vous jure, je le déteste, il vient de tuer mes deux personnages préférés en une minute ? C’est insupportable que la série lui donne toujours tant d’importance.

William se rend ensuite auprès de Bernard qui tentait de libérer la ville comme il le pouvait. Malheureusement, il sait bien aussi qu’il est là pour mourir, Bernard, il l’a vu dans le Sublime. Devinez qui va le tuer ? William, bien évidemment. Quel bâtard celui-là ! Il empêche Bernard de sauver la ville, avant de lancer un dernier jeu dans celle-ci.

Il reprogramme la fréquence de la Tour pour que tous les humains essaient de s’entretuer, tout simplement. Il fout la merde en très peu de temps, il n’y a pas à dire : en ville, Stubbs, Frankie et Caleb découvrent ce nouveau programme et galèrent donc à la quitter. Frankie se prend même une balle au passage mais, contre toute attente, Stubbs survit. Vraiment, je pensais qu’il allait y passer aussi au point où on en était.

Face à tous les humains qui tentent de s’autodétruire, Christina a aussi la fâcheuse tendance à culpabiliser énormément de ce qu’elle a fait à Olympiad. Elle n’y est pourtant pour rien, et Teddy lui confirme : si tout ce qui se passe dans le monde est réel, personne ne la remarque car elle… n’est pas réelle ? Je me demande bien ce que signifie ce cliffhanger, tandis qu’on enchaîne sur la destruction de la Tour par William qui parvient à s’enfuir, au son de David Bowie, The Man who sold the world. Evidemment.

Tout cela sentait bon la fin de saison, et pourtant, elle n’est que la semaine prochaine. Plus inquiétant encore, la série n’est pas renouvelée pour une saison 5 pour l’instant. Si cet épisode nous fait croire qu’il serait possible de terminer la série rapidement, je n’y crois pas tellement : je pense que le dernier épisode sera au contraire un moyen d’ouvrir de nouvelles pistes… et ça a intérêt à avoir une vraie fin cette série, après toute la qualité de ces quatre saisons (ouais, même la saison 3, allez, même si elle a vu une chute de 70% de l’audience tout de même).

Cette scène m’a énervé au plus haut point, vraiment. Maeve et Charlotte en même temps ? Mais putain de scénaristes 😥

Westworld – S04E06

Épisode 6 – Fidelity – 17/20
Je suis un peu moins passionné par cet épisode, à vrai dire, même si je ne saurais trop expliquer pourquoi. Peut-être qu’il était un brin plus prévisible, peut-être que je n’ai pas été assez attentif à certains détails sur le moment, mais en tout cas, ça fonctionnait un peu moins. C’était tout de même hyper qualitatif, ça ne changera jamais ; c’est juste que je m’attendais à avoir le cerveau retourné une fois de plus, et ce ne fut pas le cas.

Spoilers

Frankie et Bernard essaient de réactiver Maeve, Caleb de fuir Charlotte.

They’re coming. Don’t move.

J’étais apparemment trop occupé hier à me balader dans une fête foraine et à filmer des biches dans les bois pour voir cet épisode, mais eh, mieux vaut tard que jamais. Bon, ça, c’est facile à dire pour moi, mais ce n’est pas vraiment l’expression préférée des personnages de ce début d’épisode. On y suit en effet des résistants qui viennent secourir un homme en ville.

L’homme se souvient de l’existence de son frère, mais pour lui, c’est trop tard : il a déjà été embarqué par les robots, et la résistance ne peut plus rien faire pour lui. La résistance ? Dans cet épisode, elle est représentée par une Frankie toute jeune, par sa mère et par un homme qui ne parvient pas à rester assez discret en ville.

Par conséquent, le trio de résistants et leur nouvelle recrue se font rapidement repérés par les robots de la ville, qui figent tout le monde avec la Tour Blanche. Les résistants parviennent à rester figés un long moment, pour éviter d’être pris, mais l’homme qui était pressé se fait finalement avoir… à cause d’une mouche. C’est horrible, j’ai de la peine pour lui : une mouche se pose sur son visage et vient marcher sur son œil. Il n’y a que dans cette série que ça arrive, à chaque fois, et ça le force à battre des paupières.

Un robot le repère et s’attaque immédiatement à lui. Les autres s’enfuient bien vite (et je n’ai pas trop compris la logique de bouger d’un coup ?) et réussissent à s’en sortir. Les deux femmes embarquent le nouveau dans un QG de la Résistance qui n’est jamais qu’une petite maison abandonnée en plein désert, et l’on y découvre que Frankie s’obstine à envoyer des messages à son père, chaque jour.

Des années plus tard, Frankie embarque Bernard vers une ville de la Résistance en plein désert afin d’y réparer Maeve. Je n’ai pas trouvé la conversation entre ces deux-là vraiment passionnante, mais on va dire qu’ils apprennent à se connaître, alors c’est plutôt cool. Après tout, nous on connaît par cœur le personnage de Bernard, mais Frankie ne sait rien de lui.

Elle découvre ainsi au cours de l’épisode qu’il a travaillé à Westworld, puisqu’elle l’emmène au sein d’un parc fermé depuis tellement longtemps qu’il est recouvert de poussière. Ce n’est pas un souci pour Bernard : il se retrouve les yeux fermés dans le parc de toute manière. Il peut donc conduire Frankie directement dans les sous-sols/laboratoires du parc afin d’y trouver de quoi réparer Maeve.

Il a en effet besoin de matériel spécifique, et il le trouve là, avec de quoi donner à Maeve un bain régénérant et un cerveau.

Pendant que ça se fait, il explique à Frankie que les données étaient à l’origine collectées via les chapeaux à Westworld. C’était toutefois trop lent pour Charlotte lorsqu’elle a voulu mener à bien son plan grâce à quelques simulations. Par conséquent, elle a décidé d’utiliser des miroirs pour que l’analyse soit plus rapide. Si Bernard raconte tout ça, c’est surtout pour récupérer derrière un miroir de quoi accélérer le processus de transfert des données dans le nouveau cerveau/carte-mère de Maeve.

Pourquoi l’accélérer ? Il sait, grâce à un algorithme et une simulation, que les amis de Frankie sont sur le point d’arriver. Et il sait aussi, pour les mêmes raisons, que Maeve ne sera disposée à les aider qu’environ 60% du temps. Il prend tout de même le temps de la remaquiller et de soigner toutes les craquelures sur son visage et sur son corps.

Pendant qu’il le fait, Frankie révèle toute sa haine des robots et particulièrement de Maeve. Après tout, c’est logique : la dernière fois qu’elle a vu son père, il était justement avec Maeve, et on sait comment ça s’est terminé pour elle – et pour Caleb. Frankie n’a jamais revu son père, alors les robots, elle n’aime pas trop.

Elle a ainsi tendance à être capable de les reconnaître, et elle n’hésite pas à tirer sur Bernard quand les autres résistants arrivent. Elle révèle du même coup que Lindsay est probablement un robot aussi, mais qu’elle refuse de détruire Maeve ou les deux hommes-robots pour l’instant. Elle a encore besoin d’eux pour avoir des informations sur son père. Ma foi, elle est un véritable disque rayé à parler tout le temps de Caleb comme ça.

Malgré son manque de confiance dans les robots, elle prend quand même le temps d’écouter quelques-unes des prédictions de Bernard. C’est loin d’être rassurant pourtant : il lui annonce qu’il y a bien une taupe parmi les résistants, expliquant pourquoi l’autre groupe a été si vite repéré en ville. Toutefois, il ne sait pas qui est la taupe dans cette réalité : dans les simulations, la taupe n’était jamais la même. Allons bon, les simulations ont finalement des limites ?

Bizarrement, Bernard révèle que la taupe peut même être Stubbs, mais pas un instant il ne semble envisager que ça puisse être Frankie. Je trouve ça étrange, surtout quand il lui explique qu’elle va devoir tuer l’un de ses amis avant qu’ils ne la tuent. Cela la rend un brin paranoïaque, mais il y a de quoi dans cette série. Ainsi, quand sa copine se met à lui poser trop de questions gênantes, Frankie n’hésite pas à se débarrasser d’elle en l’enfermant dans une pièce. Sympa pour la survie de son couple, ça.

Elle se rend ensuite auprès de Maeve, qu’elle veut définitivement réparer car elle est l’arme dont elle a besoin pour avoir des informations sur son père. Elle se confie même que au leader des résistants qu’elle déteste pour lui révéler, on ne s’en doutait pas du tout, qu’elle continue d’envoyer des messages quotidiens à son père sur les vieilles fréquences radio. Oh putain, je vous assure que Frankie est en train de me souler grave à parler en permanence de son père.

C’est pourtant une bonne chose finalement : elle parle au leader, Jay, qui est l’homme du tout début d’épisode, avec vingt ans de plus. Je n’avais pas fait le lien jusqu’au moment où Jay lui affirme qu’elle est comme une sœur pour lui. Là, j’ai compris que c’était censé être le même personnage et, partant de là, que Jay était la taupe.

Cela ne manque pas, et Frankie s’en rend heureusement compte : Jay s’est fait remplacer lorsqu’ils étaient en ville. Elle s’attaque donc à lui, permettant tout de même à Jay de lui dire ses quatre vérités.

Pendant ce temps, Caleb continue de rêver de sa fille et de demander des nouvelles de Frankie. Il est un vrai disque rayé et je peux comprendre que cela énerve Charlotte. En même temps, elle le contrôle suffisamment pour le forcer à penser à autre chose, en théorie… En pratique, il renverse la situation : Caleb est capable de résister au parasite de Charlotte, c’était le premier des outliers après tout.

C’est précisément ce qui l’intéresse et qui explique qu’elle passe autant de temps à le torturer, en le ramenant à la vie à travers de nombreux robots. Cette fois, par contre, on voit que Caleb épuise la patience de Charlotte à refuser de lui donner l’information qu’elle souhaite. En conséquence, elle décide de l’informer qu’elle a envoyé quelqu’un chercher Frankie. Oui, elle est encore en vie et a la réponse que Charlotte souhaite avoir, alors pourquoi se faire tant chier avec Caleb ?

On se le demande, un peu, mais bon, elle aime clairement le torturer de toute évidence : elle n’hésite pas à lui révéler de manière plus concrète à quel point elle s’amuse avec lui, en lui montrant qu’il est dans une cage de laboratoire de Westworld à côté d’autres cages qui contiennent toutes… une autre version de Caleb.

C’est de la torture post-moderne, on va dire. L’un des Caleb, le plus mal en point, explique à celui que l’on suit depuis le début de saison qu’il a besoin de plus de temps pour tenter de s’enfuir. Il se débrouille ainsi pour le faire se piquer franchement à la manière de la Belle au bois dormant. Le but ? Accélérer le processus qui le tue pour lui donner une chance de s’échapper ensuite.

C’est efficace : dès qu’un robot le déclare hors service, Caleb est censé être détruit, par le feu. Il parvient toutefois à s’enfuir par une grille souterraine – et les effets spéciaux n’étaient pas dingues. Dans le souterrain, Caleb trouve tout un tas de cendres qui viennent d’anciennes versions de lui, mais aussi d’autres Caleb qui avaient réussi comme lui à descendre là, sans aller beaucoup plus loin. Je ne suis pas sûr d’y voir un grand intérêt, mais bon.

Caleb essaie donc de s’enfuir du laboratoire comme il peut, mais il tombe bien vite sur un robot sans visage qui s’attaque à lui. Ce n’est qu’un petit contretemps pour Caleb : il parvient à nous détruire le crane du robot sans trop de mal, finalement. Ce n’est toutefois pas la première fois qu’il y parvient : des empreintes ensanglantées au plafond de la pièce où il cache le robot le confirment. C’est énervant : il suit les mêmes traces que d’autres versions que lui, espérant une conclusion différente.

Il arrive finalement au bout des tunnels de ventilation par lesquels il s’enfuyait, pour mieux tomber sur un de ses cadavres coincé. La seule issue ? Il y a deux Caleb morts qui l’attendent en bas. La solution ? Utiliser le cadavre pas si mort du Caleb coincé dans la ventilation pour réussir à atterrir en douceur au sol.

C’est un coup de bol d’en avoir un coincé comme ça, dis-donc. Une autre partie de l’épisode nous offre aussi quelques flashbacks sur le passé de Caleb, lorsque son infirmière et future femme s’occupait bien de lui à l’hôpital. On y découvre une obsession de Caleb pour Maeve, mais celle-ci n’est jamais revenue prendre de ses nouvelles. Un autre flashback nous montre comment Caleb était un super papa pour Frankie, lui apprenant à ne jamais abandonner, même quand elle se blessait.

Apprendre à Frankie à se relever, c’est le souvenir qui nous motive finalement assez Caleb pour qu’il réussisse à se relever lui aussi et à s’échapper – alors que Clémentine affirmait à Charlotte qu’il n’irait pas loin.

Il ne va pas vraiment loin remarque, il s’arrête sur le toit du laboratoire pour envoyer un message radio à sa fille, lui rappelant qu’elle va gagner et que ce qu’elle a est réel quand le reste du monde est un mensonge. Il lui passe aussi le relai de sa mission, s’excusant de ne pas avoir réussi à faire mieux pour elle. J’ai hâte que Frankie-la-reloue-qui-parle-tout-le-temps-de-Caleb entende ce message dis-donc.

Elle ne peut pas tout entendre malheureusement, parce que Jay détruit la radio de la voiture où elle pouvait l’écouter. Cela mène à un combat sympathique entre eux, mais sacrément expéditif : Frankie finit par révéler ce à quoi je m’attendais depuis un moment, à savoir qu’elle a planqué la perle de Maeve… dans Maeve, tout simplement.

Maeve peut donc nous détruire sans trop de mal ce faux Jay et faire la connaissance de Frankie pour la première fois Elles ont toutes les deux entendu que Caleb étaient encore en vie – les pauvres – ce qui leur permet de partir sur des bases bien différentes de ce à quoi on aurait pu s’attendre en début d’épisode. Malheureusement, Frankie avait aussi pour espoir que son père soit encore en vie grâce à Maeve, et la savoir ici semble indiquer que ce ne sera pas le cas, malgré le message radio.

Les deux ont quand même bien l’intention de partir en quête de Caleb. Celui que nous avons suivi pendant tout l’épisode est finalement rattrapé sur le toit par Charlotte. Sans trop de surprise, elle lui révèle qu’elle est celle qui avait organisé sa petite évasion, pour comprendre enfin ce qui pouvait expliquer les outliers.

Elle n’aime pas bien la réponse que Caleb lui fournit : personne ne veut vivre dans le monde de Charlotte, tout simplement, et c’est pourquoi les robots s’autodétruisent au contact des outliers. En fait, Charlotte n’aime tellement pas cette réponse qu’elle se débarrasse de lui, puis nous brûle tout un tas de Caleb, pour retourner ensuite en interroger un autre. Eh, on ne sait jamais, peut-être qu’elle obtiendra une réponse différente en recommençant à zéro avec un autre.

J’ai presque eu de la peine pour Charlotte à ce stade, mais finalement, je me suis contenté d’écouter la nouvelle version du générique, un brin plus électro, qui accompagnait cette fin.

Westworld – S04E05

Épisode 5 – Zhuangzi – 18/20
Après les révélations de l’épisode précédent, les scénaristes peuvent passer à la vitesse supérieure, ou au moins à l’étape suivante du plan qu’ils suivent, et ça se sent dans cet épisode. S’il est moins bouleversant ou renversant, il n’en reste pas moins une histoire palpitante apportant bien des pièces du puzzle de cette saison. Tout se met en place un peu plus clairement désormais, mais il reste encore à comprendre où les scénaristes veulent vraiment aller avec tout ça. En tout cas, c’est un plaisir d’être encore du voyage.

Spoilers

Christina commence à remettre en question la nature de sa réalité, bien malgré elle.

They are experimenting God. The problem is God is bored. Bored, bored, bored.

Qu’est-ce que c’est encore que ce titre d’épisode ? Et pourquoi donc l’épisode dure-t-il une heure complète cette semaine ? Des questions qui me donnent envie de me jeter dessus, même si j’ai une journée de retard. J’ai eu du mal cette semaine à tout gérer, mais eh, je ne me vois pas prendre du retard dans cette série, bizarrement.

L’épisode début par un dîner tout sympathique de William avec un couple, dans un restaurant chic à la petite musique jazzy au piano et aux conversations hyper profondes sur l’état de la société là. L’angoisse, ou le rêve, c’est au choix ? Dans tous les cas, la conversation tourne au cauchemar quand le couple se rend compte qu’il est loin d’être autant dans le contrôle que ce qu’il pense.

En effet, William leur fait prendre conscience qu’ils sont des robots, qu’ils n’ont aucune idée de son nom et qu’ils ne servent à rien. C’est une belle manière de nous réintroduire au monde dominé par Charlotte : les robots sont partout, ne savent pas qu’ils en sont et sont perturbés de le découvrir – à moins que le couple ne soit justement qu’un couple d’humains manipulés par des mouches robotiques. Ce serait bien plus intéressant comme torture, franchement.

En tout cas, William s’amuse de la situation jusqu’à ce que Clémentine vienne le chercher, par besoin de son expertise pour une nouvelle situation qui la dépasse : une gagnante du jeu qui ne se contente pas d’avoir gagné. Ah. Il y a évidemment de nouvelles règles qui nous dépasse, nous, dans ce monde. Nous ne sommes pas prêts à tout savoir, apparemment.

En attendant, on nous donne des miettes : William intervient sur un lieu de meurtre où tout le monde est figé, à l’exception de la meurtrière. Celle-ci ne respecte apparemment pas les règles d’un jeu dont on ne sait rien et qui n’a pas vraiment de règles, autres que la nécessité de ne pas gâcher les robots. On peut les utiliser comme William le fait – les torturer car le couple l’attend pendant une bonne heure, sans bouger, mais en ayant conscience d’être en train de l’attendre – mais pas les tuer pour le plaisir de les faire taire.

On ne sait pas bien ce que la femme (robot, forcément) pensait gagner en tuant tout le monde, ni le jeu dont il est question, mais une chose est sûre : William la laisse en game-over, demandant à Clémentine de la ramener d’où elle vient.

Le lendemain, dans une rue de la ville, nous retrouvons autrement Charlotte-Dolores. Très clairement, Tessa Thompson s’éclate dans son rôle : elle incarne à présent une sorte de déesse donnant ses ordres à tous les passants de la rue. Il y a un pianiste torturé et obligé de jouer en permanence, malgré ses doigts en sang ; il y a des passants qui se mettent à danser sous ses ordres, il y a un type faisant de la structure sur glace.

Et la torture ne fait que commencer, sans que les humains ne semblent même se rendre compte de ce qu’elle leur fait – la douleur est illisible sur les visages. Les fréquences régulières que l’on entend nous rappelle qu’il s’agit là d’humains manipulés pour faire tout ce que les robots demandent, et on comprend bien que le parc s’est inversé. Westworld est désormais peuplé d’humains à la disposition des robots – mais on ne peut pas les remplacer, d’où le problème de William en début d’épisode avec la robot qui gagnait le jeu.

William débarque justement pour essayer d’arrêter Charlotte, qui ne vient pas souvent en ville (heureusement) mais est vraiment blasée d’avoir les humains à sa disposition. Selon elle, les robots devraient se donner une nouvelle image désormais et se séparer des humains, plutôt que de jouer les dieux comme ça. C’est sombre comme vision de notre futur en tant qu’humanité… mais qu’est-ce que j’ai kiffé voir Charlotte s’affaler sur sa chaise humaine, blasée. Cette actrice est géniale.

Charlotte emmène ensuite William vers la fameuse Tour qui permet de contrôler les hôtes à distance. On y retrouve la femme du début d’épisode, Hope, morte cette fois. Elle a vraiment gagné le jeu décidément : d’après Charlotte, elle est infectée par les humains et c’est ce qui explique sa mort alors qu’elle devait transcender.

Il reste à savoir ce que signifie cette transcendance – même si ça semble être d’abandonner l’humanité. Ce n’est pas si facile à faire, et ça énerve Charlotte de voir que les robots ne le font pas. Elle leur laisse le libre-arbitre, parce qu’elle n’est pas humaine et ne veut forcer personne comme les humains forçaient les robots, mais elle ne comprend pas comment il est possible que les robots persistent tant dans les traits humains.

C’est d’autant plus incompréhensible que Charlotte est face à un problème : il existe des humains qui finissent par ne plus répondre aux fréquences que la Tour leur envoie. Il s’agit d’outliers, un problème que Charlotte pense pouvoir régler en tuant tous les humains qui ne respectent plus ce que la Tour leur envoie comme ordre. C’est là le jeu dont il était question avec Hope : des robots se portent volontaires pour retrouver au plus vite les outliers, et pour les tuer.

Tout pourrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes robotiques, sauf que les hosts qui s’amusent à tuer des outliers rencontrent eux aussi parfois un problème de taille pour Charlotte. On découvre ainsi qu’Hope a parlé à sa cible, un homme lui ayant demandé si la fleur qu’il avait dans la main était au moins réelle. Je comprends la volonté de cet homme de lui demander si la fleur est réelle, parce que ça ne doit pas être évident de découvrir que toute sa vie est un mensonge.

On a déjà assisté plus tôt dans la saison à un suicide pour cette même raison, d’ailleurs : l’homme qui harcelait Christina était clairement un outlier. Toujours est-il qu’Hope a parlé à l’homme, et ça l’a détraquée : elle s’est mise à tuer tout ce qui bougeait, nous menant à la situation du début d’épisode. Une fois remisée et ramenée à la Tour sans transcender, Hope a fait le choix que trente-sept autres robots avaient fait avant elle : elle s’est suicidée.

C’est intrigant, et on comprend facilement en quoi ça peut énerver Charlotte de voir des robots se tuer au contact des humains. On apprend alors que William a désormais un job qui lui permet de remplacer un humain, mais en étant moins efficace que l’humain en question, ce qui explique également l’énervement de Charlotte. D’ailleurs, le bras de celle-ci semble prendre assez cher dans son stress, parce qu’elle s’arrache la peau. Et alors qu’elle cherche à comprendre si son problème ne pourrait pas venir de William, elle lui confie une mission : retrouver une nouvelle outlier.

Cette fois, il n’y aura pas d’autres hosts sur le coup, mais par contre, des rebelles sont présents en ville, donc William doit se dépêcher. Et effectivement, nous découvrons qu’un groupe de révolutionnaires débarque en ville, expliquant les règles à Leslie Stubbs, loin de se douter qu’il est un robot. Les règles ? Ils doivent retrouver l’outlier avant les robots qui vont la chasser pour la tuer, comme si elle n’était qu’un divertissement – ce que les humains sont de toute manière pour les robots.

J’ai du mal à comprendre, par contre, comment Leslie peut ne pas savoir tout ça : il a bien dû voir Charlotte prendre le pouvoir en attendant Bernard, non ? Qu’importe, le fait d’être un robot lui donne une longueur d’avance sur ses coéquipiers révolutionnaires : il capte les fréquences de la Tour et sent bien qu’ils sont repérés avant que ça ne soit visible. Cela le devient rapidement : le groupe est attaqué par un ensemble de passants, sur ordre de William qui a vu bien vite la présence des intrus en ville.

Cela permet à William d’avoir une longueur d’avance pour retrouver l’Outlier et… lui parler. Il devait pourtant la tuer immédiatement. Il préfère pourtant l’écouter lui dire que le monde n’a aucun sens et lui révéler qu’elle voit la Tour, comme son mari le faisait aussi avant de mourir – et probablement avant de se faire tuer. C’est intéressant comme tout et ça explique pourquoi la femme a décidé de monter sur le toit d’un immeuble.

De là, elle peut apercevoir la Tour et manquer de très peu d’être tuée par William. Celui-ci se fait finalement tirer dessus par un résistant au moment où il allait l’abattre, et ça permet à la résistance de fuir la ville avant qu’il ne soit trop tard. C’est un échec pour William qui prend très mal ce qui lui arrive. Après avoir parlé avec l’Outlier, il a peur d’avoir chopé un virus qui le ferait se tuer et il décide donc… d’aller parler à William. Il me semblait bien que Charlotte s’en était débarrassée il y a peu de temps, mais non, apparemment. Et ce William en permanence relié à une machine manipule le William de cet épisode assez simplement, lui faisant prendre conscience qu’il est temps pour lui de remettre en question la nature de sa réalité.

Autrement, lorsqu’on retrouve Dolores, elle est toujours Christina dans sa tête, et elle est toujours dans cette même pause matinale. Elle dort de la même manière depuis quatre saisons, l’actrice doit en avoir tellement marre, c’est fou. Cela dit, cette saison, elle joue quelque chose de totalement différent : il est rare de la voir sourire autant que lors de ce lendemain de rencard avec Teddy.

Elle se réveille plus tôt que d’habitude, en tout cas, ce qui étonne sa colocataire qui continue d’avoir des cauchemars de ce pique-nique où des mouches l’attaquent. La série nous titille là, mais sans nous donner tous les éléments que l’on voudrait avoir… Et elle continue quand Christina se rend à Olympiad pour commencer un nouveau scénario sur une jeune femme, fille de fermier, qui se réveille chaque jour avec une lucidité plus grande sur son monde. Elle raconte très clairement l’histoire de Dolores – mais sans souvenir de son prénom.

C’est intrigant tout ça, parce qu’autant les règles de ce nouveau monde semblent se préciser au cours de l’épisode, autant je ne comprends pas ce que Dolores ou Teddy peuvent bien faire là. La ville est peuplée d’humains infectés pour se comporter comme des robots, pas de robots : pourquoi Teddy et Dolores seraient-ils là ?

En plus, Teddy semble vouloir ouvrir les yeux de Christina sur le mensonge que représente le monde dans lequel ils vivent. Il l’appelle au boulot pour la convaincre de le rejoindre à un rencard où il essaie de lui expliquer que Peter, l’homme qui s’est suicidé, disait entièrement vrai. Pour cela, il lui montre deux personnes en train de s’ennuyer et lui demande d’imaginer une issue différente.

Aussitôt, les deux femmes se mettent à se parler… jusqu’à ce que Christina/Dolores envisage de les renfermer dans leur solitude. Et ça fonctionne, faisant d’elle une déesse dans ce monde, une déesse qui devrait être capable de voir la Tour, normalement. Ce n’est pas encore le cas. Et même si maintenant elle a ouvert les yeux, Teddy insiste pour que Christina reprenne le cours normal de sa vie, sans faire comprendre aux autres robots qu’elle se sait robot.

C’est curieux comme tout et je me demande toujours le but de Teddy dans cette intrigue. Est-il fermement opposé à Charlotte ? J’imagine que c’est le cas et qu’il est pour le bien des humains. Le problème, c’est que Charlotte est une amie de fac de Christina, et elle entend bien tout surveiller de la vie de son « amie ». Cherche-t-elle à se venger de Dolores, du coup ?

En tout cas, Christina comprend vite qu’elle ne peut pas lui faire entièrement confiance et n’a pas envie de lui parler de Teddy quand le sujet vient dans la conversation. Elle provoque donc une dispute dans un couple à l’arrière-plan, et ça lui permet de prendre la fuite. Charlotte n’aime pas du tout voir Dolores lui échapper comme ça, même si elle maintient les apparences comme elle peut.

Christina, quant à elle, décide de retourner au travail, mais ce n’est toujours pas au bon horaire. Son boss est inévitablement sur son dos, surtout que Christina fait des recherches sur Charlotte Hale, puis sur… Dolores Abernathy. Le boss l’interroge donc sur ce qu’elle est en train de faire, sur les mensonges qu’elle raconte, sur sa capacité à lui mentir.

Il aurait mieux fait de s’abstenir : tout ce qu’il fait, c’est donner une indication trop précise à Christina, qui comprend qu’elle doit se méfier de Charlotte… et qu’elle est capable d’arrêter aussi Emmett, son patron, simplement en le lui demandant. En bonne scénariste, Christina se met donc à diriger ce que fait son boss, l’invitant à rentrer chez lui après lui avoir dit toute la vérité. Il n’en faut pas plus pour que Christina accède à un plan du « jeu », qui n’est autre que le plan de la ville. Elle en profite alors pour découvrir que tout n’est qu’une histoire qu’elle raconte, car tous les gens qu’elle croise au quotidien ne font que suivre un scénario. Oups.

Christina rentre alors chez elle où elle retrouve Teddy, à qui elle confie qu’elle voit la tour. Se comprenant manipulée depuis toujours, elle cherche un responsable, pour mieux apprendre de la part de Teddy que le responsable… C’est elle.

Westworld – S04E04

Épisode 4 – Generation Loss – 19/20
Les saisons passent et se ressemblent, mais j’arrive encore à me laisser entraîner par la série qui développe son intrigue de manière toujours aussi intéressante. Les surprises de l’épisode sont parfaitement dosées pour qu’on les devine juste avant la révélation, ce que j’aime beaucoup : ça permet de se sentir pleinement investi dans ce que l’on regarde. Par contre, la série parvient moins à surprendre qu’avant – on connaît trop la mélodie désormais. Ce n’est absolument pas un problème pour adorer ce que je regarde, heureusement, car il n’y a toujours pas de fausse note.

Spoilers

Caleb est infecté par le parasite de Charlotte-Dolores.

Always insist on mutual satisfaction.

La canicule est définitivement là : il fait déjà près de trente degrés à l’intérieur de mon appartement, c’est parfaitement ridicule cette affaire. Pourquoi est-ce que je raconte ça ? Eh bien, parce que je me suis installé sur un drap de bain humidifié pour voir cet épisode, ce qui me fait un point de Bingo Séries. On va les chercher où on peut, comme on peut, même si ce n’est pas du tout ce que j’imaginais, évidemment.

L’autre avantage, c’est que Westworld va détourner mon attention de la chaleur du moment, et j’en ai eu confirmation dès les premières notes du générique. Je ne comprends vraiment pas comment on peut prendre l’habitude de zapper les génériques, quand une telle musique nous remet immédiatement dans l’ambiance. Quel plaisir de l’écouter, de le chantonner et d’avoir l’impression de se rafraîchir au passage.

C’était nécessaire d’avoir cette petite minute réintroductive, en plus, ça m’a donné la possibilité de me souvenir où on en était : LES MOUCHES BORDEL. Caleb a pris cher avec, et ça le ramène dans ses souvenirs. L’épisode commence ainsi par un flashback sur le duo Maeve/Caleb, ce qui est l’occasion d’en découvrir plus sur leur travail d’équipe. On avait déjà vu, dans le premier épisode, des bribes de cette scène en bord de mer, mais nous la retrouvons donc en version rallongée ici.

Maeve et Caleb pénètrent à bord d’une maison isolée de tous et de tout pour y détruire à coup de bombes un Rehoboam. Et non, je ne parle pas de bouteilles de vin (j’ai découvert depuis que ça pouvait en désigner, fou non ?). Si l’opération est un succès, Caleb se prend malheureusement une balle dans la côte au passage.

Ce n’est pas très réconfortant de le voir cracher du sang et de voir Maeve faire ce qu’elle peut pour le soigner – et ça, même si l’on sait bien qu’il est présent dans cette saison 4. En attendant, Maeve lui donne un goût de la liberté en hackant ses « limbics », des implants foutus là par les méchants de la saison précédente pour contrôler ses émotions. Oui, j’en avais oublié l’existence, mais c’est une bonne réutilisation de ce qui avait été présenté il y a deux ans, je trouve.

La liberté ? Le fameux champ adoré de Maeve ! Pas trop le temps de l’explorer cependant : la série nous renvoie ensuite dans le présent où Caleb se réveille face à une Charlotte-Dolores qui est bien heureuse de lui expliquer qu’elle a fait de lui son animal de compagnie. C’est plutôt sympathique comme intrigue et au moins le plan est extrêmement simple à comprendre : Charlotte-Dolores rouvre Westworld pour transformer en hôte tous les gens qui y viendront. Avec son parasite, elle dominera petit à petit le monde entier.

Le suicide des humains dans l’épisode précédent ? Juste Charlotte qui s’amuse, en fait. À présent, son amusement est plutôt de voir Caleb lutter contre ce qui est en train de lui arriver, tout en lui expliquant son grand plan. Simple, efficace.

En parallèle, Maeve comprend enfin que l’homme en noir est devenu un robot. Yep, William-Dolores, donc, on le savait déjà. Sans trop de surprise, elle essaie de trouver un moyen de contrôler le robot pour gagner son combat… mais change ensuite de plan, se contentant d’une surcharge auditive avec la machine de Charlotte.

Grâce à celle-ci, une explosion se produit, mettant KO William assez longtemps pour qu’elle s’échappe et rejoigne Caleb et Charlotte. L’explosion a aussi donné la possibilité à Caleb de prendre le dessus sur Charlotte, ce qui fait qu’assez rapidement on en arrive à une scène où Maeve décide de la garder en otage, le temps de trouver de quoi soigner Caleb du parasite.

Cela permet de retourner dans la rue du parc où Maeve trouve rapidement des menottes pour embarquer Charlotte. Malheureusement, en souterrain, William se réveille et remet en route la machine qui permet de contrôler les hôtes – y compris les parasités. Maeve ne s’en inquiète pas trop, prise d’un excès de confiance, comme elle connaît beaucoup trop Westworld.

Toutefois, elle ferait mieux de faire attention : elle sous-estime la violence du parasite et des scénarios du parc d’attraction. Caleb se fait ainsi poignarder sous sa surveillance, alors qu’il était sur le point de lui tirer dessus à cause du parasite. C’est que ça complique les choses ce parasite ! J’ai bien aimé, en tout cas, la manière dont tout se déroule et surtout les échanges de répliques entre Charlotte et Maeve. C’était savoureux comme j’aime : même prisonnière, Charlotte est encore sûre de gagner sans problème contre Maeve et d’obtenir tout ce qu’elle souhaite.

Elle sous-entend aussi qu’elle en sait plus que nous sur cette fois où Caleb a failli mourir après avoir pris une balle, expliquant que Maeve aurait pu mener une vie paisible sans Caleb. C’est étonnant comme formulation, alors Maeve se retrouve forcée d’expliquer à Caleb que cette fois-là, elle a été confrontée pour la première fois à la mortalité. Voyant qu’il pouvait enfin avoir une vie libre, elle a pris la décision de le laisser avec son infirmière (sa future femme).

Maeve est donc partie pour laisser Caleb vivre en paix une jolie vie de famille… sauf qu’elle a fini par être curieuse et se demander ce que devenait Caleb. Il s’agit là des événements du début de saison, qui prennent d’un coup plus de sens : elle a cherché à savoir ce qu’était devenu Caleb, permettant à Charlotte et William de les retrouver.

Par contre, à nous donner toutes les réponses si vite comme ça, la série perd en complexité par rapport à d’habitude. Pourront-ils encore nous surprendre et nous retourner le cerveau ? Pas si sûr. En attendant, Caleb et Maeve essaient de s’enfuir avec Charlotte comme otage. Elle n’y met pas trop de mauvaise volonté, heureusement pour eux.

William les attaque toutefois alors qu’ils arrivent à la porte de sortie du parc, forçant Maeve à laisser une arme à Caleb. Ce n’est pas très rassurant avec le parasite en lui, et ça ne l’est pas non plus quand il est question pour lui de contacter son équipe, alors que toute son équipe est désormais remplacée par des robots, non ? Ce n’est pas si sûr : l’homme qui lui répond finalement explique qu’ils ont perdu Carver, sous-entendant qu’il n’est donc pas un robot et qu’il a appris ce qu’il s’était passé.

Nous verrons bien. En attendant, Charlotte fait une petite démonstration de force dans l’utilisation de son parasite, expliquant à Caleb qu’elle le possède désormais et qu’elle peut faire de lui ce qu’elle veut. Elle le force ainsi à pointer sa mitraillette sur Maeve… mais il parvient à lutter, résistant juste assez pour tirer sur William.

Il désobéit donc à une Charlotte qui ne comprend pas comment c’est possible. Malheureusement, ce n’est pas suffisant : William n’est pas mort. C’est un host, il faut un peu plus qu’une mitraillette pour nous le détruire. Il tire donc sur Maeve, mais je pensais encore franchement que ça allait aller pour la suite. Je me trompais lourdement : il est aussi armé d’un couteau qu’il nous plante en Maeve.

Comme elle est désormais sûre de mourir, et dans le parc des mains de William en plus ?, elle décide d’utiliser ses capacités pour activer l’ordinateur et le système de sécurité du parc. Elle le retourne contre elle, utilisant des bombes qui explosent et les soufflent, elle et William. Définitivement. Bon, peut-être pas définitivement – on connaît cette série et sa tendance à ressusciter tout le monde.

Cependant, voir Maeve en si mauvaise posture, alors que nous ne sommes qu’à peine à la mi-saison, et la voir mourir, c’était franchement inattendu. La série n’en fait pas assez sur sa mort/disparition pour que nous soyons totalement tristes… mais je ne sais pas, la scène a réussi à faire son effet malgré tout.

Et alors que l’hélicoptère venant en aide à Caleb arrive, Charlotte recommence à le manipuler, soulignant au passage qu’elle pourra toujours reconstruire William, contrairement à Maeve, qui était spéciale. Et sans surprise, elle nous torture Caleb en expliquant que les lumières d’hélicoptère qu’il voit là ne sont pas celles de ses hommes à lui, mais celles de ses hommes à elle. Elle lui annonce donc qu’il est mort là, et il semble s’en souvenir, jouant à nouveau sur la temporalité et la réalité de ce qu’on voit depuis le début de saison.

Bon, ça ne peut pas être totalement une surprise, mais il faudra encore qu’on en découvre davantage au prochain épisode pour bien tout comprendre, je pense. En attendant, Charlotte révèle à Caleb qu’il est un robot. Qu’il ne s’inquiète pas : il est toujours une version de lui-même, mais juste la 278e.  Yep, elle explique que les manipulations sur les humains durent depuis un moment. Caleb est mort 23 ans plus tôt, faisant de sa fille une adulte que l’on connaît, inévitablement.

La révélation ne vient pas immédiatement, mais Caleb comprend donc qu’il est un robot et que Charlotte le torturait avec les souvenirs de sa mort.

En parallèle, nous reprenons enfin l’intrigue de Dolores/Christina après une semaine de pause. Elle se rend compte qu’elle a dormi trop longtemps quand Maya, sa coloc, vient la voir pour lui raconter ses souvenirs d’un cauchemar de mouches venant les attaquer elle et ses parents. Evidemment, vu le début d’épisode, on comprend bien que son cauchemar n’en est peut-être pas un, mais nous n’en saurons pas plus pour l’instant.

Tout ce que nous saurons, c’est que Christina peint de très jolies toiles qu’elle bousille ensuite avec de la peinture noire et que Maya a vraiment pour but de faire sortir sa colocataire tous les soirs pour qu’elle se change les idées. C’est encore une réussite pour Maya qui emmène donc Christina dans un bar où elle pourra rencontrer Teddy. Celui-ci est en effet le rencard organisé par Maya pour Christina, et on note que la rencontre entre ces deux-là est la même que d’habitude : Dolores/Christina fait tomber quelque chose, rattrapé par Teddy, si chevaleresque avec elle.

J’avais déjà oublié qu’ils nous avaient teasé son retour, alors ça me fait une bonne surprise. Après, le rencard en question en arrive rapidement à parler de métro-boulot-dodo et de la répétition interminable des mêmes tâches… on a connu plus passionnant. Pourtant, Teddy s’en sort bien : il est très beau, Christina est sûre de l’avoir déjà rencontrée, et il est sous-entendu que Teddy se souvient très bien de sa vie dans le parc. Il nous propose même une petite philosophie de vie intéressante sur les apparences trompeuses, sur la réalité qui ne l’est parfois pas et sur la remise en question de tout ce que l’on voit.

Pendant ce temps, Bernard et Leslie sont toujours dans le désert à attendre que leurs nouveaux alliés décident de leur sort. Le chef, Jay, décide de les tuer, mais C, la rebelle présentée la semaine dernière, s’y oppose. Il faut finalement l’arrivée d’une troisième femme, Odina d’après les sous-titres (c’est pratique de les avoir activés), pour négocier une sortie de crise. Si elle est aussi investie, c’est parce qu’elle est la petite-amie de C. Soit.

En tout cas, il faut en retenir que Bernard et Leslie sont finalement séparés. Bernard se rend avec C et son équipe pour retrouver une arme. Ce n’est toutefois pas si évident quand ils sont poursuivis par un drone. C sauve de justesse la « vie » de Bernard face au drone, et cela les mène sur une nouvelle piste : en suivant un insecte, Caleb est sûr de trouver ce qu’il cherche. Bien.

Alors qu’il commence à creuser, il parle avec C de son père, et étant donné les informations que nous avons eu juste avant concernant Caleb et les 23 années, nous comprenons donc qu’elle est la fille de Caleb. C’était si évident, j’aurais dû le voir venir dès l’épisode précédent. La série réussit finalement à surprendre à nouveau, même si ça fait un peu réchauffé comme manière de présenter les choses.

Quant à l’arme que Bernard cherche à creuser ? Eh ben, il s’agit de Maeve évidemment.

La résistance que nous voyons est donc celle qui lutte contre Charlotte-Dolores, et il y a apparemment du taf. Toute la ville de Christina nous est donc révélée ensuite comme étant la victoire de Charlotte-Dolores. Evidemment que les scénarios de Christina se concrétisent donc : Olympiad est l’entreprise de Charlotte, qui contrôle tous les humains.

Oui, Charlotte a gagné… mais ça ne saurait durer éternellement. Par contre, ça veut dire que tout ce qu’on nous avait vendu sur la saison se passant sept ans plus tard est donc un mensonge : nous sommes en fait trente ans plus tard si je calcule bien. Oh, et la Tour qui obsède tant Christina (au point de la peindre) ? Eh bien, c’est la tour permettant d’envoyer les ondes (et le son) qui contrôle tous les hôtes parasités par des mouches…