Grand Hotel – S01E02

Épisode 2 – Smokeshow – 16/20
Ce second épisode est toujours un bon mélange équilibré entre humour et drama familiaux, avec un soap efficace, une enquête fil rouge intrigante et des personnages attachants malgré les stéréotypes qu’ils représentent. On s’amuse bien, pas de prise de tête, c’est l’été !

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Spoilers

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OK, you’re better be looking at porn if you’re not looking at me.

Les portes du Grand Hotel rouvrent aujourd’hui et nous recommençons par un flashback de la nuit de l’ouragan, où Sky est évidemment extrêmement stressée. Avant de se rendre voir Jiji, elle décide de passer un coup de fil extrêmement cryptique à son frère tout en cachant une clé dans son casier des vestiaires. Notons bien qu’elle dit avoir découvert quelque chose qui lui fait peur, parce que ça sera forcément utile par la suite.

Dans le présent, nous voyons donc Danny mener son enquête pour savoir ce que sa sœur a bien pu découvrir avant de disparaître. Pour un type qui est là pour espionner et possiblement trouver un coupable, il n’est pas discret du tout dans sa recherche : coup de marteau sur le casier, multiples questions sur Sky… C’est grillé, vraiment.

De son côté, Alicia décide donc de rester plus longtemps à l’hôtel, en tant que manager, et se prend rapidement une colonne de l’hôtel, trop occupée qu’elle est à mater Danny. Mais bon, ils veulent garder leur relation professionnelle, il paraît. Tellement professionnelle que Danny en profite pour ne pas être discret avec elle non plus, s’intéressant de prêt à son pass pour circuler partout dans l’hôtel… bon, et à elle aussi, évidemment.

Comme il est super discret, la mère de son collègue ne met pas longtemps à faire vider le casier de Sky et comme Danny maîtrise bien aussi ses sentiments, il est vite grillé par ce même collègue en train de s’énerver. Ouep, le fils de Mrs P passe son temps à surveiller Danny, mais il ne le voit toutefois pas provoquer une dispute entre deux employés ou voler la carte d’accès d’Alicia en flirtant avec elle, le tout dans l’espoir de récupérer la boîte des affaires de sa sœur dans le bureau de Mrs P.

Alicia se rend bien vite compte que sa carte d’accès est manquante et la fait désactiver, mais pas assez rapidement : Danny parvient à récupérer la clé cachée par sa sœur et une coupure de journal sur la mort de la mère d’Alicia. Aha. Ca sent bon le meurtre, cette affaire. Cela dit, Danny est rapidement grillé par son collègue à qui il est forcé d’avouer la vérité… avant d’être interrompu par une alarme incendie. Mais pour ça, il faut que je résume une autre intrigue !

Bien sûr, après l’échec de la vente de l’hôtel, Santiago décide de faire en sorte de le garder et explique à Jiji qu’il a trouvé un plan pour ne pas avoir à le vendre. Cela dit, pour ça, il faut réduire le personnel… Santiago cherche avant cela la manière de se débarrasser d’El Rey, la star qui reste encore à l’hôtel après avoir fait foirer le mariage, alors qu’Alicia veut le voir rester faire des concerts à l’hôtel pour gagner de l’argent.

Il demande à sa fille de le virer de l’hôtel, pour mieux changer d’avis rapidement quand Matteo lui fait un chantage financier. D’un coup, il veut bien de l’argent des concerts et il demande à Alicia d’organiser le concert pour le vendredi suivant. Bon courage. Bon courage aussi à Jiji qui voulait juste le voir dégager pour réconcilier au plus vite les jumelles. Ah oui, parce que du côté des intrigues ridicules, Yolanda est toujours vexée par ce que sa sœur lui a fait en lui piquant El Rey. Elle décide donc de lui demander de… se faire une frange. Of course.

On sent que Jiji a à gérer de vrais problèmes, quoi, et elle finit super vexée quand elle découvre qu’après tout ça, Santiago a aussi pris la décision de garder El Rey à l’hôtel sans lui en parler. Bref, elle finit super énervée et cela la motive à faire la morale à Carolina. On sent qu’elle n’a jamais connu de déception ou de sermon dans la vie, celle-ci. Elle décide donc de se réconcilier avec sa sœur en… se servant d’El Rey. Pas sûr que ce soit le bon plan.

Le concert a lieu et El Rey y dédicace une chanson pour la bonne sœur… mais les techniciens éclairent encore Carolina, n’en déplaise à Yolanda. C’est triste. Pas le temps de s’en émouvoir, parce qu’El Rey met le feu à une tente de l’hôtel. Oui, après avoir mis le feu à sa maison, il met le feu à l’hôtel. C’est en théorie une catastrophe pour la réputation de l’hôtel, mais Jiji en profite pour en faire une opportunité marketing de dingue. Voici donc les réservations qui pleuvent sur l’hôtel pour voir le spectacle en feu d’El Rey. Tu m’étonnes.

Cela arrange les affaires de tout le monde, et particulièrement de Jiji, que Santiago promeut en vice-présidente de l’hôtel. Il a aussi l’argent pour Matteo grâce au concert d’El Rey. Oui, tout va bien qui finit bien, sauf pour Alicia donc : elle a Jiji en nouvelle boss et elle découvre que Carolina est intéressée par Danny, que le fils de Mrs P (Jay, je crois ?) décide de ne pas dénoncer malgré la découverte de ses vraies intentions vis-à-vis de l’hôtel.

Pendant ce temps, Ingrid s’est renseignée sur Javier de manière à avoir de quoi le convaincre qu’ils ont couché ensemble, et elle s’en sort plutôt bien. C’est drôle à suivre, mais ça lui explosera à la tronche assez rapidement, quand même. Elle se débrouille aussi pour se débarrasser au passage de Matteo, lui expliquant qu’elle a géré le « problème » sans lui.

Cela ne l’empêche pas d’être crevée et de s’endormir dans la chambre de clients, comme le lui avait conseillé le fils de la manager dont je ne me souviens pas le nom. Le problème, c’est que Mrs P, la manager donc, cherche à virer plein de monde, alors elle en profite. Evidemment, Ingrid en profite pour demander à Javier de sauver son emploi, et il n’a pas vraiment le choix de faire ce qu’elle lui dit.

Elle n’avait juste pas prévu qu’il le ferait en allant voir Matteo et en lui révélant qu’il a mis enceinte Ingrid.

Forcément, il en parle à celle-ci et lui de se méfier, car elle joue avec le feu : cette famille est dangereuse. Apparemment, il est bien placé pour le savoir, puisque quelqu’un se met à lui faire du chantage. Ouep, c’est l’arroseur arrosé : en fin d’épisode, il retrouve le badge de Sky dans une boîte sur son bureau, et il semble comprendre qu’il y a un message caché derrière ça. Aha. Il est donc lié à sa disparition… Plus qu’à attendre la suite.

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Euphoria – S01E02

Épisode 2 – Stuntin’ Like My Daddy – 14/20
C’est bizarre comme série. Tous les personnages sont ravages, tout est bon pour nous montrer autant de nudité que possible et tout est écrit pour des adolescents, tout en étant tourné de manière adulte. Malgré ces innombrables défauts, la série est intéressante à suivre, parce que sa structure un peu chaotique fonctionne bien et parce que l’approfondissement autour des personnages donne envie d’en savoir plus. Et puis, il s’y passe des choses révoltantes qui donnent envie d’un happy end (qui n’aura jamais lieu).

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Spoilers

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I’m not googling child pornography.

Oui, je suis de retour devant la série pour son deuxième épisode… on verra bien ce que ça donne, écoutez, je suis curieux de voir ce que peut donner son intrigue, même si je n’ai pas été aussi convaincu que ça par le premier… Et je dois vous avouer que, du coup, j’ai des prénoms déjà oubliés.

Heureusement, j’ai encore celui de Ru en tête, parce que c’est elle qui assure la narration de la série, toujours… Quitte à nous raconter des choses qu’elle ne peut pas savoir, parce que la drogue lui permet de tout savoir, même que quand il avait 11 ans, Nate a trouvé la collection de porno de son père et l’a regardé… même si la collection en question, c’était des photos de son père en train de coucher avec plein, plein de gens, dans un motel. Et avec à chaque fois le même modus operandi qu’avec Jules dans le premier épisode.

Et c’est comme ça qu’une série cassa à jamais l’image de McDreamy… tout en nous montrant un enfant qui regarde du porno. Merveilleux. Après tout ça, Nate a décidé de se mettre au sport et son entraînement a été évidemment efficace. Bon, j’ai profité de ce petit montage sur l’enfance et l’adolescence du personnage pour prendre conscience que la série n’invente rien : elle reprend le format de Skins, avec chaque épisode se concentrant sur un personnage.

Cette semaine, l’intrigue autour de Nate est apparemment l’excuse idéale pour se permettre pas mal de full frontal masculin gratuits, dans les vestiaires. Si c’est intéressant du point de vue « psychologie » du personnage, ce n’est pas brillant pour la manière dont la nudité gratuite est mise en scène, ni pour le personnage en question, dont on découvre d’un coup tous les fétiches – l’absence de poil apparemment – et petites manies. Le scénario se tient jusque dans sa relation avec Maddy rapidement développée, du début à ce qu’on pense encore être sa fin.

On y apprend que Nate a des super fantasmes avec sa copine, où il l’imagine se faire kidnapper et où il peut tuer son ravisseur. Charmant. Tout ça nous mène finalement à la soirée du pilot où il a hésité à retourner dans le bureau de son père pour en voir les pornos et s’est retrouvé à devoir lui dire au revoir. Et la tension entre eux est aussi palpable que flippante.

On continue aussi de suivre Nate dans le reste de cet épisode, histoire de mieux comprendre à quel point les fétichismes et bizarreries de son père ont eu un impact sur la manière dont il vit désormais sa vie. Ainsi, il suit le mec avec qui Maddy a couché à la fête, Tyler, ce qui est directement un brin flippant après l’introduction et sa volonté de tuer des gens dans son fantasme. Il ramène aussi son ex chez elle, avec la ferme intention de la reconquérir. De toute manière, elle dit avoir eu un black out pendant la soirée pour justifier ce qui est arrivé. N’empêche que l’intro nous ayant précisé que Nate aimant l’idée que Maddy soit vierge avant lui, il ne peut pas bien prendre ça et on sait vers quoi on se dirige.

C’est donc sans surprise qu’on le voit s’équiper et escalader la façade de l’appartement de Tyler. Il l’accuse d’avoir violé Maddy, qui est encore mineure, et Tyler tombe de haut. Elle lui avait menti sur son âge, bien sûr, mais elle était surtout extrêmement consentante, alors il ne comprend pas bien ce qui est en train de lui arriver (et ce qui l’attend). Bien sûr, Nate ne le croit pas et le tabasse. La scène est censurée, préférant nous montrer Nate prendre une douche et voler de nouvelles affaires à Tyler plutôt que Tyler être tabassé, mais c’est super violent comme ça : Tyler ne pourra pas porter plainte sans que Nate ne l’accuse d’avoir violé une mineure et il est bon pour vivre dans la peur pour le reste de sa vie. Après, c’est un peu simpliste et à aucun moment Tyler semble n’avoir vraiment pris la peine de se défendre autrement qu’en disant la vérité, ce qui était un peu étonnant.

Tyler n’a donc rien pu faire face à son agresseur : Nate a totalement le contrôle et récupère Maddy chez elle, pour l’emmener au bowling et se remettre rapidement en couple avec elle, qui n’a pas du tout conscience du cinglé de petit copain qu’elle a, même si elle n’aime pas la lingerie qu’il lui offre.

En parallèle de tout ça, nous assistons à la rentrée scolaire, deux jours après la fête où Jules et Rue ont finit par se droguer ensemble. Elles sont donc désormais les meilleures amies du monde dans un lycée où tout le monde est sérieusement allumé, même la prof de théâtre qui demande à ses étudiants de raconter une histoire de leur été pendant CINQ minutes (c’est super long pour improviser) et qui commence par Rue. Ben oui, commençons par celle qui était en détox, quelle belle idée.

Rue n’ose trop rien raconter, puisque le souvenir qu’elle a en tête, ce sont ses retrouvailles avec Gia – alors qu’un flashback nous a aussi montré les secours intervenir pour aider Rue. Son souvenir est finalement un roadtrip familial sympa avec montage musical pour nous, mais il est révélé que la drogue est une composante bien trop importante de la vie de Rue. Même là, c’est tout ce à quoi elle pense, au milieu de ses camarades de classe. Elle finit donc en larmes à refuser de raconter ses souvenirs, prétendant ne pas en avoir. Pas du tout flippante la nana pour une rentrée.

Oh, Lexi la défend devant les autres et court après elle quand elle s’enfuit, mais elle le regrette vite : elle surprend Rue au moment où elle allait se droguer, ce qui fait qu’elle empêche son amie de se droguer. Bien sûr, Rue est hyper violente avec elle après ça. C’est un personnage ravagé, ce que l’on savait déjà. On la retrouve ensuite aux alcooliques anonymes, ou une réunion du genre, et on découvre donc qu’elle a commencé à se droguer alors qu’elle s’occupait de soigner son père gravement malade, en lui volant des pilules.

Il ne manquait plus que ça. Elle avait au moins une bonne relation avec son père, se droguant et étant perchée chaque fois qu’elle s’occupait de lui. Sinon, aux alcooliques anonymes ? Elle fait de la merde et s’arrange pour avoir des signatures prouvant qu’elle était à certaines réunions, alors que ce n’était pas le cas.

Autrement, nous continuons de suivre Kat qui a perdu sa virginité à la fête et a fait en sorte que tout le monde soit au courant. C’est bête : deux jours plus tard, elle rencontre Ethan, qui a tout du geek qui va la faire craquer rapidement, c’est sûr. Pas de bol, Kat est connue dès le lendemain comme la fille à la sextape. Evidemment qu’elle s’est fait filmer pendant la fête.

Si elle le vit mal, elle reprend vite le dessus de la situation, menaçant d’aller à la police. Hop, il n’en faut pas plus pour que la rumeur change et affirme que ce n’est pas Kat. Bien sûr, ça revient aux oreilles du principal, mais comme on ne voit jamais le visage de Kat sur la vidéo, elle affirme au principal que ce n’est vraiment pas normal de dire que cette fille est forcément elle parce qu’elle est grosse. Et ça le calme.

Kat se débrouille aussi pour obtenir du shopping gratuit de la part de celui qui a osé la filmer et pourrait finir sur les listes de la police si elle le dénonçait. Charmant. En fin d’épisode, elle se rend compte que malgré la suppression, la vidéo porno d’elle est toujours en ligne, avec des commentaires élogieux et des personnes qui seraient prêtes à donner beaucoup d’argent pour en voir plus. Et ça, l’argent facile, ça parle à l’adolescente.

Après cette parenthèse, on découvre une fête au beau milieu de la cafétéria, histoire de retrouver des pom-pom girls et des sportifs. Bref, une série pour mater, quoi : même si plein de plans sont adultes, c’est toujours pour les ados. Cette transition ne servait pas à grand-chose et on passe rapidement à la scène suivante où Jules est invitée par Rue à venir dîner chez elle pour le week-end. Ch’est meugnon. Elles se séparent alors qu’un orage éclate, forçant Rue à se rendre chez son dealer, Fez, au pire des moments : celui où celui-ci aussi va être fourni en drogue par Mouse.

Normal. Le deal a lieu dans la maison de Fez, comme si de rien n’était, en présence de Rue (un brin flippée par l’existence de flingue dans la pièce) et du petit frère de Fez. Forcément, Mouse est tout content de voir un nouveau visage et il propose donc à Rue une drogue plus forte que ce qu’elle a pris jusque-là. Et bien évidemment, elle est forcée de le faire. Il la force aussi à devoir le payer 300 dollars qu’elle n’a pas et envisage donc de la violer – parce qu’elle est tellement droguée qu’elle dirait oui à tout.

Heureusement, Fez est là et paye la « dette » de Rue, et même plus, pour s’assurer que Mouse ne la viole pas et s’en aille. Sympathique manière de se mettre en danger bêtement de la part de Rue tout ça, mais Fez s’occupe plutôt bien d’elle, contactant ensuite Jules pour avoir de l’aide. Je ne vois pas trop comment il connaît son existence, mais admettons, ça fonctionne bien. Jules la ramène dormir chez elle… et passe la nuit à parler à « shyguy118 » qui dit s’appeler Tyler, mais n’est autre que Nate, évidemment. Oh le bordel.

Enfin, nous suivons toujours le couple de Cassie et McKay que nous avons vu coucher ensemble la semaine dernière, et c’est peut-être le couple le plus sympa de cette série, parce que c’est le plus classique et/ou crédible… Avec même McKay qui reproche à Cass de vouloir être trop sexuelle quand il veut juste lui parler. Bim, j’ai beaucoup ri pour le coup. Enfin bon, elle finit l’épisode en faisant quelques nudes pour lui qui lui demande avec insistance, tout de même. Pas sûr de voir où ils veulent en venir, s’ils veulent en venir quelque part.

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Tales of the City – S01E01

Épisode 1 – Coming Home – 17/20
Franchement, cela fonctionnerait mieux avec des épisodes plus courts – genre 30 minutes. C’est plutôt sympathique comme série, mais je ne vois pas trop où ça va, ni si ça veut en venir quelque part d’ailleurs. La communauté présentée est jolie et donne envie, mais j’ai toujours trouvé San Francisco magnifique, alors ça ne me surprend pas vraiment. J’ai déjà mes favoris en tout cas, et c’est une série qui fonctionne bien en cette période estivale, c’est déjà ça.

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101

Well, uh… We’re still people, aren’t we? Flawed, narcissistic and doing our best.

Un premier bon point : j’aime beaucoup le générique, aussi simple soit-il. On commence par une interview vidéo d’Anna Madrigal affirmant que la ville de San Francisco n’a pas trop changé depuis les années 60. C’est en fait une reporter blonde qui fait un reportage sur San Francisco et la dissolution de la communauté gay… ça commence bien, dans le genre prise de tête.

Dans un avion, nous suivons le retour de Mary Ann, qui angoisse beaucoup, au point de demander du champagne et de regarder des photos du passé. Cela fait donc 20 ans qu’elle n’est pas venue à San Francisco, et son stress se voit aussi dans la voiture qui l’emmène en ville, puis à l’hôtel quand elle se prépare avec son mari, Richard.

Autrement, il y a beaucoup de monde à introduire et à nous présenter ; et ce n’est pas gagné dès le départ. Mais bon, c’est San Francisco, je l’ai désignée comme une ville où j’avais envie d’aller passer des vacances, alors il faut bien que j’assume. Les plans de la ville sont d’ailleurs magnifiques dans cette série, et on la reconnaît vite.

On retrouve à San Francisco, la fille des photos de Mary Ann, Shawna, qui vole les lumières d’un bar, celui de Ida, qui n’en a en fait rien à faire. Ses lumières sont volées pour l’organisation des 90 ans d’Anna Madrigal, qui vit dans une sorte de petite communauté de maisons où tout le monde se connaît et est une famille.

Et moi, je me rends compte que j’y connais un tas d’acteurs, au moins de vue, même si je ne les replace pas tous, j’avoue. Dans une maison, nous suivons la morning routine d’un homme, Michael (Mouse), qui s’avère en couple avec l’acteur de Russian Doll qui s’appelle ici Ben. La différence d’âge est rapidement mise en avant, avec un Ben jeune et un Michael plus âgé.

Un autre homme, Brian, est vu en train de boire une bière de bon matin, autrement. Tout ce petit monde prépare les 90 ans d’Anna Madrigal, qui est une sorte de figure historique du quartier. On lui offre son gâteau d’anniversaire dans une boutique où deux queers, Jake et Margot, vont le récupérer, se lançant dans un débat en chemin parce qu’on les a pris pour un couple hétéro.

Du côté des personnages que j’ai adoré directement, il y a les jumeaux, Jonathan et sa sœur, qui essaient de devenir célèbre bien rapidement grâce à Insta. Ce n’est pas gagné leur affaire, mais eh, s’ils veulent devenir influenceurs, pourquoi pas.

Quand l’anniversaire commence, Mary Ann débarque et retrouve avec joie Michael qui lui présente Ben. Le truc, c’est qu’elle sait déjà tout de Ben quand il est visible que Ben ne sait pas grand-chose d’elle. Les retrouvailles sont particulières, avec aussi la présentation du mari de Mary Ann à Michael. Et puis, Mary Ann retrouve Anna, et elles se fument un petit joint ensemble avant d’être interrompues et de retourner à la fête où Mary Ann tombe par surprise sur Brian… qui n’est pas heureux de la retrouver. Bon, la tension est visible entre eux, on a donc là deux ex divorcés avec encore assez de tension sexuelle… Et Shawna, qui vit désormais dans les maisons elle aussi. Beaucoup de monde, mais les deux se croisent très rapidement et la gêne est palpable avec tout le monde qui les observe.

Shawna étant la fille de Brian, il paraît logique d’imaginer qu’elle est aussi celle de Mary Ann, sauf qu’il est révélé rapidement que non. Il s’agit simplement de son ex belle-fille, donc. De toute manière, les relations familiales sont compliquées dans la série, c’est clair dès le départ : Anna appelle tous ses voisins ses « enfants ». Comme on les retrouve en pleine fête, ils sont tous rapidement attachants, même Mary-Ann que tout le monde, hormis Michael, semble vouloir éviter pendant la soirée, laissant son mari lui poser des questions sur son passé.

Elle les élude bien vite et décide finalement de monter sur le toit de l’ensemble de maisons, reliées entre elles par des escaliers. Franchement, ça a vraiment la classe comme communauté. Et comme prévu, on tombe vite dans la drogue, avec Shawna qui propose un deuxième joint à Mary Ann, avant de lui avouer qu’elle l’évitait. C’est fou comme Ellen Page paraît plus jeune que la dernière fois que je l’ai vue dans un rôle. Elle gère bien le côté adolescent… sauf qu’elle devrait avoir 25 ans dans cette série, en théorie. Elle ne les fait pas du coup, c’est fou ! En tout cas, Shawna reproche à Mary Ann de s’être barrée après lui avoir donné naissance.

C’est gênant : elle pense donc être la fille biologique de Mary Ann, qui rentre à l’hôtel avec son mari pour mieux se disputer avec. Je notais déjà qu’ils dormaient dans des lits à part, mais la manière d’appeler la « famille » de Mary Ann des « freaks » en dit long sur les relations entre eux et la manière dont Mary Ann a repris sa vie ailleurs pendant vingt ans. Et en parallèle, la fête prend fin avec Anna qui reste seule à regarder les étoiles dans le ciel.

La fête continue dans un bar où Shawna travaille, avec Jake et les jumeaux. Et Margot qui fait un show très déshabillé. Les jumeaux me font beaucoup trop rire avec leur compte instagram – et leur changement de nom en Anna et Raven, mais l’ambiance du bar est étrange tout de même. C’est un mix de San Francisco gay et de Netflix, en même temps, je m’y attendais un peu. Et puis, j’ai ri de voir les amis de Shawna faire des paris pour savoir avec qui elle coucherait et se planter misérablement : évidemment qu’elle finit dans une ruelle avec la reporter (histoire que je me demande où je l’ai déjà vue).

Après tout ça, Margot et Jake rentrent chez eux et retrouvent Anna endormie dans le jardin. Jake prend donc la décision de la coucher et cela leur permet de parler un peu des problèmes de Jake. Il a changé de sexe, comme Anna, et ne comprend pas pourquoi le monde change d’attitude avec lui maintenant que sa transition est terminée. Et du coup, il se retrouve attiré par les mecs pour la première fois, ce qui pose apparemment problème pour lui avec Margot.

De son côté, Shawna retourne au bar – où elle est censée travailler – pour mieux découvrir que son père l’y attend. Il essaie de lui parler sans vraiment y parvenir, nous permettant de découvrir une relation père/fille qui fonctionne plutôt bien. Shawna rentre finalement chez elle, seule, et se met à regarder une VHS (mon dieu, son magnétoscope fonctionne encore ET est relié à une télévision !) sur laquelle elle a enregistré l’émission télévisée de sa mère, tournée dans les années 90.

Le lendemain, Mary Ann débarque dans la boutique de son ex-mari, qui est fleuriste, pour lui reprocher de ne pas avoir dit la vérité à Shawna… qui n’est pas non plus sa fille. Oula, y a du secret de famille dans l’air, ça promet cette adoption non sue par la principale intéressée. En théorie, Mary-Ann est censée retourner ensuite chez elle, mais après tout ça, j’ai un doute. Quant au cliffhanger, il nous révèle que Anna a elle aussi un secret, et que quelqu’un le connaît.

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In the Dark – S01E12

Épisode 12 – Rollin’ with the Homies – 17/20
C’est un épisode que j’ai trouvé très sympathique, même si je n’en aime pas du tout la fin, car j’ai trouvé l’avant-dernière scène un peu trop précipitée dans son intrigue et la dernière est un cliffhanger que je n’attendais pas. Cela dit, la série s’amuse bien avec ses différents personnages, et ça, c’est toujours très efficace, parce qu’ils sont super bien écrits et que leurs dynamiques portent la série de manière simple et efficace.

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Spoilers

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Happy birthday, though.

Oui, oui, je sais, je prends du retard dans la publication de cet article, mais j’ai essayé de le voir hier et l’idée même d’un épisode qui commençait par Barbie Girl, ça m’a fatigué. Il s’agissait pourtant évidemment d’un flashback permettant de découvrir que l’amitié de Jess et Murphy remonte à il y a bien longtemps.

Dans le présent, Murphy s’ajuste à la vie seule, avec beaucoup de difficultés, alors que Jess fait de même chez Felix, en étant bien sûr obsédée par ce que peut bien faire Murphy. Il faut dire que c’est son anniversaire, et la première fois depuis longtemps qu’elles ne le passent pas ensemble. Cela déprime Murphy au point de s’acheter une bouteille à boire seule.

Ou pas seule : Dean vient lui rendre une visite non annoncée… et se retrouve à faire le ménage parce que sans Jess, c’est le bordel. Bon, il est surtout là pour lui faire un cadeau, parce qu’il a retenu que c’était son anniversaire. Arf, c’est-y pas mignon et totalement un truc de psychopathe. Son cadeau ? Un gadget qui reconnaît les couleurs. Mouais.

Murphy est sceptique, mais feint bien mal la joie avant de lui expliquer qu’elle voudrait juste oublier que c’est son anniversaire. Ce n’est pas comme ça que ça marche avec Felix en boss. S’il n’a pas envie de faire une grande fête qui s’éternise, il prépare tout de même un gâteau puisque les parents de Murphy sont toujours là. C’est assez drôle comme scène, parce que c’est super gênant, avec le père qui veut absolument une photo de Murphy et, par habitude, demande à Jess de se pointer dessus parce que c’est le seul moyen d’avoir une photo de Murphy.

C’est sympathique de voir une scène entre les deux meilleures amies, parce qu’il est nécessaire de nous montrer que ce n’est pas si évident de les séparer. Cela déprime quand même bien Murphy de voir Jess refuser de se rapprocher d’elle, alors elle s’isole dans les toilettes. Elle y est retrouvée par Jules qui lui rend une petite visite impromptue après être passée en toute inconscience par la prison. Ouep, elle va voir Darnell en prison, comme si de rien n’était et enchaîne avec Murphy, parce qu’elles croient toutes les deux en l’innocence de Darnell. C’est mignon.

Elles repartent sur la piste des SMS reçus et en attendant que Jules parvienne à obtenir des informations que la police ne pouvait avoir plus tôt, Murphy se rend au bar. C’est l’occasion d’apprendre que Dean est amoureux d’elle de la part de sa serveuse préférée – tout en développant encore un peu plus son handicap et la force de sa relation à Jess dans une scène touchante – et de rencontrer Nia, qui vient la menacer directement sur place. Voilà qui est fait.

Cela ne sert pas à grand-chose, à part à ajouter une menace sur Murphy pour le reste de cette saison – il ne reste pas beaucoup de temps. C’est nécessaire, cela dit, parce que l’enquête de Jules et Murphy ne les mènent pas loin : elles se retrouvent dans un cybercafé où les SMS ont été envoyés à Murphy, mais c’est une impasse. Le truc, c’est que Murphy y récupère des allumettes qui auront forcément un intérêt plus tard vu l’insistance faite autour de celles-ci, et que Jules demande à Murphy de lui faire confiance.

C’est ce qu’elle fait : elle lui parle donc de la visite de Nia pour mieux découvrir après coup que la policière ne lui fait pas confiance du tout. La mère de Tyson révèle en effet à Murphy que Jules a eu un crush d’ado sur Darnell. C’est une sacrée information quand même, mais Murphy n’en fait rien : le minimum serait d’en parler à Dean quand même. En plus, elle se rend chez lui, histoire de lui parler de tout autre chose, parce que même si elle dit détester son anniversaire, c’est son anniversaire quand même.

Murphy lui raconte donc son meilleur anniversaire : celui de son adolescence, vu en début d’épisode, où elle était avec Jess à faire du patin. C’est plutôt mignon, parce que Dean prend alors la décision d’appeler Jess, les parents de Murphy et de ramener Murphy exactement au même endroit.

Avant cela, au travail, Jess culpabilise de laisser Murphy seule et s’en confie à Felix avant de recevoir un appel de Vanessa qui la met dans tous ses états. Le seul problème, c’est que Felix n’est d’aucune aide pour Jess, parce qu’il stresse pour tout et n’est jamais sûr de rien, ce qui ne l’aide pas elle, puisqu’elle a tendance à tout analyser trop en détail.

Bon, forcément, elle a envie d’en parler avec Murphy, alors elle se rend au bar avec Felix sans y trouver Murphy, mais en trouvant plutôt Vanessa et une fille canon. Felix lui conseille d’aller la confronter parce que c’est une sacrée manipulation de sa part de l’appeler et de se pointer au bar. C’est l’occasion pour Jess de se ridiculiser : Vanessa a supprimé son numéro et est venue récupérer sa carte bleue oubliée au bar depuis la rupture. C’est que ça commence à faire un long moment quand même.

Comme elle reçoit le coup de téléphone de Dean, Jess se pointe ensuite au club de patin à roulettes et se réconcilie très rapidement avec Murphy, qui en plus, se souvient subitement de son anniversaire d’ado et de Jess qui y faisait du patin pour la première fois. C’est beau et ça enchaîne ensuite sur une scène où Jess confirme qu’elle reviendra habiter à l’appartement, avant que Murphy ne confronte Dean sur les sentiments que lui prête Chelsea.

C’est ainsi que de manière précipitée, Dean et Murphy s’embrassent soudainement, avant que le flic ne dise devoir rejoindre Jules. Le problème, c’est que Jules est en train de filer Nia et que jamais il ne la rejoint. Par contre, quelqu’un qui a le même porte flingue que lui rencontre Nia… Bref, cette fin d’épisode nous vend le tout charmant couple Dean/Murphy, pour mieux nous apprendre juste après que le flic est loin d’être aussi gentil et parfait qu’on nous le vendait depuis douze épisodes. C’est gros comme rebondissement, franchement, mais c’était inévitable de le lier à toute cette affaire à un moment ou un autre.

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