The Purge – S01E02

Épisode 2 – Take What’s Yours – 17/20
Si j’aime beaucoup ce que la série apporte au concept des films en terme d’univers étendu et de réflexion sur la moralité d’une telle nuit, cet épisode manque clairement du sentiment de peur qu’il essaye désespérément d’inclure. Il n’y a pas tellement de suspense, en fait, surtout que nous sommes au début d’une longue nuit. Il y a aussi quelques déceptions dans les choix d’explications de sous-intrigues. Cela reste une bonne série et un début plus lent permet d’être sûr que la série se garde quelques balles à tirer pour la suite.

> Saison 1


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So be an American and purge.

Que j’aime ce générique ! Je crois que je vais le choisir pour l’action selfie du Bingo Séries de ce mois-ci. On verra, j’ai encore le temps d’ici le 7. L’épisode reprend sur la terrifiante nuit qui commence, et c’est excellent de voir à quel point le concept a tout prévu : la Purge est une idée qui paraît totalement aberrante, mais une fois remise dans la logique américaine, ça paraît possible et crédible. On nous montre donc les préparatifs d’un tueur qui a tout prévu pour passer une bonne soirée. On ne le revoit qu’en fin d’épisode quand il se dirige vers la maison d’une femme, en train d’être envahie par deux purgeurs. Reste à voir s’il a pour but de tuer la femme ou de venir à son secours…

On retrouve Jane, notre employée dans de beaux draps quand elle dit au revoir à sa dealeuse et découvre la réalité de la purge quand cette dernière tue deux hommes devant elle. Pendant ce temps, sa secrétaire, Alison, la cherche dans son bureau et farfouille dans l’ordinateur de sa boss, découvrant probablement la nature de son deal financier.

Qu’importe, Jane parvient à remonter à l’étage sécurisé sans que rien de mal ne lui arrive. Félicitations, j’imagine. Un flashback arrive pour nous renseigner sur l’origine de la storyline de Jane avec un entretien d’embauche qui se passe plutôt bien ; même s’il est étrange. Elle ne dit pas grand-chose et est immédiatement embauchée. Les mouvements de caméra et les regards de son boss laissent toutefois peu de doute sur la nature de cette embauche, tristesse.

Elle est rapidement dans une bien mauvaise posture avec David, son boss, qui n’instaure pas une très bonne ambiance de travail avec son harcèlement permanent. Comme dans le présent, elle regarde un live feed de la nuit de la purge sur son portable, on finit par deviner qu’elle a probablement embauchée sa dealeuse pour autre chose qu’un deal financier obscur. Si elle cherche juste à tuer son boss, je vais être déçu de cette intrigue, parce que certes, c’est un connard, mais elle pourrait trouver mieux pour se venger que la purge.

Enfin bref, Alison revient dans son bureau et fait sa curieuse, tentant d’obtenir de Jane une confession sur son plan pour tuer David, qu’elle a probablement vu à l’ordinateur. C’est le genre de petites conversations assez intéressantes qui permettent de voir à quel point l’Amérique de la Purge est complétement tordue. Il est normal de parler de meurtres que l’on aurait envie de faire. Magnifique.

Un autre flashback nous montre Jane rencontrer la dealeuse/meurtrière et passer commande de sa purge.

Le couple de presque riches continue de découvrir la joie d’être riche et d’être dans un lieu « sûr » pour la nuit de la Purge. Jenna voit que Lila continue de l’éviter autant que possible, mais cette dernière prend soudain la décision de venir lui parler. C’est cordial entre elle, mais Alison reste perturbée par leur plan à trois, clairement.

Leila enchaîne ensuite avec un petit dialogue en compagnie de l’autre partie de ce plan à trois (Rick ?) qui tente beaucoup plus de se la jouer cool… alors qu’il est clairement tout aussi perturbé que sa fiancée par le passé. Et le problème, c’est que Lila n’a pas envie de les laisser tranquille très longtemps : elle préfère lui faire du chantage pour coucher une nouvelle fois avec.

Lila retrouve plus tard Jenna au bord de la piscine et hop, elle recommence à la draguer elle aussi, prenant sa température et la recoiffant pour l’embrasser. Elle exerce drôlement bien ses charmes, parce que ça fonctionne vite. La nuit de la purge commence bien pour les deux femmes, mais c’est rapide comme « rebondissement » de la voir craquer si vite. Je me demande ce que la suite va leur réserver.

Du côté de Miguel, toujours pas de changement : il est à la recherche de sa sœur Pénélope et tombe sur des infirmiers de fortune qui ont une sorte de passe-droit pour la purge parce que personne ne semble les attaquer. Soit disant que l’être humain a besoin d’ordre même dans une nuit comme ça. Mouais. Il les aide rapidement, espérant quelques informations sur sa sœur, mais il n’obtient rien de concret.

Il reprend donc la route et tombe dans un piège télévisuel peu vendeur de rêve : il est participant d’une émission de télé-réalité qui souhaite filmer en direct sa mort et qui lui propose de survivre en terminant un parcours. Facile.

Bien sûr tout le parcours est extrêmement piégé, avec une maison des horreurs, des scies par-ci par-là, des faux escaliers, etc. Pourtant, Miguel s’en tire miraculeusement bien. En même temps, nous ne sommes qu’au deuxième épisode, ce serait trop tôt pour le tuer. Et puis, c’est chouette, il gagne une nouvelle voiture placement de produit qui règle le problème de l’essence qui finirait immanquablement à… manquer.

Miguel peut donc continuer sa nuit et se rendre auprès de Pete, l’homme qu’il cherchait pour avoir un moyen de retrouver sa sœur, mais celui-ci n’en a rien à faire, ça va de soi.

Dans le bus, les prières ont repris de plus belle, et il faut quand même être totalement taré pour être encore motivé à mourir. Pourtant, Penelope continue de croire toute la théorie qu’on lui a apprise et elle la répand toujours à ceux qui sont submergés par le doute face à leur suicide, notamment Melissa. La pauvre est immédiatement choisie par la gourou du bus, parce qu’elle fait désordre (euh non, pardon, parce qu’un être supérieur lui dit de la choisir, bien évidemment).

Bien évidemment, Melissa supplie tant qu’elle peut pour ne pas mourir, mais elle n’a plus le choix. Même quand Penelope se propose pour y aller à sa place, elle se voit refuser le droit d’être purgé, parce que c’est au tour de Melissa de l’être et c’est tout. Gloups.

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The Outpost – S01E08

Épisode 8 – Beyond the Wall – 15/20
L’intrigue avance bien dans cet épisode qui semble se diriger lentement mais sûrement vers la fin de saison (qui sera probablement la fin de la série aussi, regardons les choses en face). Ironiquement, je commence de plus en plus à accrocher à la série, et pas seulement pour Gwynn, très peu présente cette semaine. Comme quoi, tout arrive.

Saison 1


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And we both have feelings for Garret.

Génial un épisode qui reprend sur Janzo, l’art de me motiver cette série ! Bon, l’avantage, c’est que lui et Talon sont de retour avec leurs provisions et qu’ils passent la douane sans trop de mal, grâce à l’expertise ridicule de Talon. Une fois à l’auberge, Janzo est maltraité par sa mère, mais cela ne dure pas : quand elle se rend compte de tout le colipsum qu’elle lui rapporte, elle est bien heureuse, même lorsqu’elle est apprend l’origine de sa marchandise. Que ça vienne de grands ennemis des humains ne semble pas la déranger plus que ça et pire que tout, elle est heureuse de voir Janzo commencer à se rebeller de manière ridicule.

Heureusement que c’est le cas cela dit, parce que dans son repère, Janzo reçoit la visite de Garret toujours menotté et demandant aussitôt à le tuer. Janzo refuse, préférant l’examiner même s’il est bourré. Talon débarque à son tour et apprend la contamination de son Garret, et elle ne veut pas le voir mourir, même si c’est à quoi tout le monde est résolu, apparemment. Elle demande à Janzo de trouver rapidement un antidote… et c’est un peu ridicule, ça aussi. Pour changer.

Garret envoie toutefois Janzo chercher Gwynn, histoire de lui faire ses adieux et de demander à Talon de le tuer. Et elle accepte, mais uniquement quand elle sera sûr qu’il est mort. Passionnant.

Pendant ce temps, le grand-méchant continue son plan avec l’étrange gamine muette et aveugle totalement terrifiante quand on y réfléchit. Rien de fou, quoi. Il se dirige avec une armée vers l’Outpost.

Dans les mines (parce que c’est là qu’il est prisonnier en fait), le Marshall se réveille et cherche un moyen de s’enfuir. Il se découvre alors dans de beaux draps : il est dans ce qui ressemble à un barrage haut de plusieurs dizaines de mètres. Lui qui comptait s’échapper, c’est mal barré. Il prend la décision de se suicider, ce que sa bienfaitrice refuse de laisser arriver, laissant donc le scénario tourner en rond. Elle lui rend donc une raison de vivre : s’il se suicide, les gens penseront qu’il y aura un moyen de s’échapper et ça fera chier leur maîtresse commune (humph ?). Bon, Frankie si tu passes par là et que tu as mieux suivi cette intrigue que moi… je suis perdu (ah ben super le blogueur !).

On retrouve enfin Gwynn dans cet épisode, et franchement, une fois de plus elle sauve mon intérêt pour l’épisode avec un jeu pas si mauvais (bon en même temps, face à Janzo…). Elle ordonne à Janzo de trouver un moyen de sauver la vie de Garret, lui promettant de le tuer s’il n’y arrive pas. Bizarrement, ça ne semble pas aider Janzo à travailler et ces deux-là se détestent cordialement.

Garret décide donc de faire ses adieux à une Gwynn en larmes, lui disant qu’il l’aime, devant Talon dont il se sert malgré tout pour se débarrasser de Gwynn. Sympathique triangle. L’avantage, c’est que ça nous offre une nouvelle scène entre Talon et Gwynn, et j’aime bien leur relation à toutes les deux. La blonde est une fois de plus plus perspicace qu’elle en a l’air, ayant évidemment vu les sentiments crevant l’écran (ou les yeux dans son cas) entre Talon et Garret. C’est plutôt sympa parce qu’elle s’en fiche.

Gwynn passe alors ses nerfs sur un garde muet, parce que c’est fun : elle lui demande d’être ses yeux et oreilles pour savoir tout ce qui se passe au niveau des portes de la ville.

Sinon, même si on s’en fout pas mal par rapport à l’intrigue Garret, Talon trouve le Book of Names : il se situe en plein territoire des Greyskins. Elle veut s’y rendre, mais ça ne rassure pas Janzo. À la place, Garret se propose de s’y rendre avec elle. De toute manière, il est déjà mort, lui, alors ce n’est pas sûr de convaincre Talon qu’il peut venir avec elle.

Jaloux, Janzo décide à son tour de s’y mettre, et c’est franchement ridicule, tout en étant nécessaire : il est capable de traduire après tout. Le trio se décide donc à partir en territoire ennemi, et d’un coup, Garret va beaucoup mieux, allez comprendre pourquoi. Gwynn apprend son départ et se précipite pour l’embrasser, prenant tous les risques par rapport à la maladie qui pourrait la contaminer.

Admettons. Les adieux sont censés être déchirants, mais même si j’aime les deux personnages, je n’ai pas accroché à leur couple plus que ça. On passe alors à une longue randonnée du trio au beau milieu de Westworld. C’est l’occasion pour Garret d’être menotté une fois de plus (par Talon cette fois) et de se mettre torse nu, pour les audiences. Ah lala les séries de la CW !

En plus, faut qu’on m’explique en quoi des menottes l’empêcheront de faire quoique ce soit s’il se transforme, parce qu’il est totalement libre de ses mouvements quand même. À la rigueur, baillonez-le, non ?

Rapidement, il est libéré de ses menottes par Janzo parce qu’ils sont pris d’assaut par des Greyskins. Ils s’en sortent assez facilement, et sont sauvés de justesse par Janzo, d’ailleurs, avec un peu d’acide à l’origine prévu pour la gorge de Garret. Qu’importe, Talon est heureuse de l’avoir pour héros et elle est encore plus heureuse de pouvoir menotter Garret et de passer à ça d’un baiser avec. Et on passe à un bon moment ensuite où Garret se plaint d’avoir froid, persuadé que c’est la maladie, alors qu’il est à moitié à poil, toujours.

Janzo le lui fait remarquer et Talon abuse véritablement à fond en dormant tout contre Janzo parce qu’elle a froid elle aussi. Alors qu’il est clairement amoureux d’elle. Come on, girl !

Ah et sinon en parallèle, on suit un nouveau personnage (il me semble), une sorte de sauvage vivant pour tuer des Greyskins sauvage et leur couper la jambe (on apprendra probablement dans le final que le colipsum, c’est le sang des Greyskins) pour la faire brûler et la manger. Qui s’en fout ?

En fin d’épisode, on voit bien sûr le grand-méchant ambassadeur arriver à l’outpost et terrifier Gwynn. Son « père » n’a toutefois d’autres choix que de laisser l’ambassadeur entrer dans l’enceinte, puisqu’il est toujours censé être un allié du Prime Order. Oui, mais non : l’ambassadeur sait pour Talon et il sait pour Gwynn. Il n’hésite donc pas à tuer notre faux papa de Gwynn, alors que celle-ci l’aperçoit par la fenêtre. Plutôt que de s’enfuir, elle préfère encore se morfondre. Sympathique épisode pour elle qui aura passé son temps à pleurer cette semaine !

Saison 1

You – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 20/20
Très bonne écriture, très bonne interprétation, très bon rythme haletant, très bonne ambiance filtrée à l’orange, voilà un pilot sacrément réussi et passionnant à suivre. On lui pardonne ses quelques facilités tant il parvient à happer dans le visionnage. Je ne regrette qu’une chose, c’est que toute la saison ne soit pas déjà disponible !

Saison 1


Spoilers

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Jesus, it’s like you’ve never seen a horror movie. Or the news.

Oh lala, les premières secondes ont suffit à me convaincre de nouveau que j’allais aimer cette série. On est directement dans la tête du tueur, du chasseur, Joe, qui repère sa proie, Beck. Sans attente, on assiste donc à la rencontre entre notre libraire et sa jolie future obsession, et c’est dur de ne pas immédiatement accrocher : le flirt entre eux est top, le filtre légèrement orangé met dans l’ambiance et hop, hop, hop, les pensées de notre psychopathe ruine tout. C’est très immersif comme série, mais c’est ce qui va en faire l’addiction.

Les pensées de Joe ? C’est simple, il est flippant : il observe tout ce qu’il y a à observer autour de lui, voyant le monde à sa façon, suivant son propre prisme, persuadé que les gens agissent de manière prévisible et pour lui. Il nous parle donc directement – ou plus précisément, il parle à Beck, et c’est addictif.

Il rentre chez lui où il est gentil avec son jeune voisin dont les parents se disputent, puis stalke Beck sur tous ses réseaux sociaux. C’est aussi rapide qu’efficace : il apprend rapidement tout de sa vie, surtout avec tous les réseaux en public. Son frère, sa sœur, le divorce de ses parents, son adresse, tout est facile d’accès.

Joe n’a plus qu’à passer la journée du lendemain à la stalker un peu plus, mais cette fois pour de vrai basculant vraiment dans la folie pure : il sait tout d’elle bien vite, et nous en informe tout en lui parlant. C’est génial, mais le scénario doit être sacrément long et plein : Joe parle tout le temps, en non-stop, et les infos vont vite : dès qu’elle est seule, Beck est sur ses réseaux, comme n’importe qui en 2018 ?, et quand elle est avec ses amies, elle n’a pas trop d’amies, en fait.

Oh, elle a bien une meilleure amie à tendance un peu trop hautaine, compatissante et à la main baladeuse, mais tout ça, Joe le voit bien lui aussi. Ce que Joe n’avait pas prévu toutefois, c’est l’ex de Beck qui est encore là quoi qu’elle en dise sur ses réseaux. Et Joe observe leurs retrouvailles sexuelles depuis la fenêtre, parce que nous sommes aux États-Unis et que personne ne semble connaître le vis-à-vis là-bas, même si dans des dizaines de séries, il y a un observateur au loin derrière la fenêtre.

L’ex de Beck ? un connard pur et dur qui vient tirer son coup puis disparaît presque aussitôt. Joe ? Etonnant comme il parvient à se faire discret en étant omniprésent devant sa fenêtre, y compris quand elle se masturbe pour enfin jouir. Dans la tête de Joe, il va sans dire qu’elle pense à lui à ce moment-là, et la série n’hésite pas à nous le montrer. Lui, il fantasme et se masturbe dans la rue alors qu’elle prend son pied dans son appartement.

Et quand il manque de se faire surprendre ? Il ne se lave pas la main avant d’aider la petite mamie qui a besoin d’aide avec sa valise, croyez-moi. Yerk. Quand il rentre chez lui, il retombe sur Parker, le fils de ses voisins qui a toute confiance en lui et le suit à la bibliothèque sans prévenir personne. Cette fois, ses parents sont en train de se réconcilier (enfin, sa mère et son beau-père, si j’imagine bien sa situation familiale désespérée).

Maintenant qu’on a cerné un peu la personnalité dingue de Joe, c’est flippant de voir le petit lui faire si confiance et le suivre dans la cave de la bibliothèque. Pour en rajouter, la série nous montre des flashbacks de Joe ado avec un vieux libraire étrange. Finalement, il ne fait que lui proposer de lire Don Quichotte. Pas mon préféré, mais pas si mal.

En rentrant chez lui, le petit se fait engueuler, et Joe se fait menacer, mais il n’en a rien à carrer en fait. Le lendemain est encore plus intéressant pour lui : il s’introduit chez Beck grâce à une jolie manœuvre complétement stupide et il observe tout d’elle sur son ordinateur. C’est trop simple. Pendant ce temps, elle se fait draguer lourdement par son prof abusant de son autorité. Qu’importe pour lui : il sait désormais que Beck a envoyé un message à ses copines après l’avoir rencontrée… et elle l’aime beaucoup plus, plus.

Il n’empêche qu’elle manque de le coincer dans son appartement. C’est franchement gros comme situation : on a Joe caché dans la douche et Beck qui ne se rend compte pas qu’il est là. Cela lui permet d’entendre qu’elle est invitée par ses amies et qu’elle détourne l’invitation vers un open mic dont il peut se servir évidemment. Il l’observe donc se bourrer là-bas, se ridiculiser sans le soutien de ses amies, mais avec celui de l’alcool, et surtout sans son ex, Benji.

C’est intéressant, même si on perd de plus en plus la crédibilité : il ne supporte pas de la voir comme ça, donc il s’en va… et Beck se fait probablement huer, donc elle se barre du bar. Là-dessus, elle est trop bourrée pour être seule sur un quai de gare, et elle se vautre sur les rails. Qui la sauve de justesse ? Joe, évidemment. On a une jolie scène où elle préfère son portable à sa vie, où il la sauve in extremis et où il se fait vomir dessus.

Magnifique première rencontre entre eux, très différente de tout ce que j’imaginais, évidemment. Le livre doit être sympa dis donc. Tout cela les force à se parler, et bien sûr à se reconnaître, enfin. Ils parlent donc un bon moment, prennent le taxi ensemble et la romance entre eux peut reprendre comme si de rien n’était. Notre stalker se plante une ou deux fois, mais rien ne le grille vraiment… ce qui est parfait pour leur romance.

Malheureusement, ils sont interrompus par Benji qui ne le prend pas si bien que ça de voir Beck avec un autre. Elle diminue bien sûr le charme de Joe devant lui et nous abandonne Joe bien rapidement en ne lui laissant qu’une pauvre adresse mail pour qu’ils se revoient. Cela pourrait être la fin de l’épisode, mais toujours pas.

De retour chez lui, Joe retrouve Parker en larmes de lui rendre le livre précieux que Joe lui avait confié, mais déchiré par son beau-père. Qu’à cela ne tienne, Joe lui montre comment réparer un livre, avec énormément de minutie… et on comprend bien vite que c’est cette même minutie qu’il met en place pour piéger Benji et le tuer.

Le tuer ? Pas vraiment, il le laisse en vie histoire que le cliffhanger nous le montre vraiment comme un psychopathe. Et franchement, chapeau bas à Penn Bagdley dont l’interprétation est parfaite sur ce coup-là. D’un côté, on a donc le psychopathe calculateur au sourire flippant, de l’autre, le gentil vendeur au sourire craquant que Beck vient remercier en lui offrant un livre plein de private jokes. C’est atroce, parce que ça donne envie de les voir flirter plus longtemps et sans faux pas, mais on ne veut pas d’une fin misérable pour Beck.

Vivement la semaine prochaine, c’est tout.

Saison 1

012

The Outpost – S01E06-07

Épisode 6 – The Book of Names – 15/20
J’y ai mis toute ma mauvaise foi, mais il faut reconnaître que cet épisode qui commençait mal a finalement réussi à me convaincre que la série avait ses bons moments. J’ai particulièrement apprécié les quelques quiproquos et les nombreuses blagues de l’épisode : ça passait beaucoup mieux que d’habitude grâce à ça, l’ennui n’étant plus trop de la partie quand on s’amuse.

Saison 1


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How much is this little joke worth?

J’ai énormément de retard dans d’autres séries que j’aime bien plus que celle-ci, mais je n’ai que deux épisodes à rattraper pour celle-ci et, comme d’habitude, je préfère me lancer dans quelque chose que je peux voir en une séance de visionnage plutôt qu’en plusieurs. C’est ainsi que je n’arrête pas de favoriser des séries que j’aime moins, mais au moins, ça me donne l’impression d’avancer quelque peu dans mes saisons en retard.

Je ne m’en souvenais pas plus que ça, mais nous reprenons exactement là où l’épisode précédent avait eu la bonne idée de s’arrêter  Talon est ainsi confrontée à son monstre et elle réussit à le convaincre de retourner dans sa dimension, allons savoir comment exactement. Elle comprend néanmoins que c’est son ami de quand elle était enfant, mais bon.

Elle se rend ensuite chez son conseiller qui n’est toujours pas mort. Elle le pleure malgré tout, c’est-à-dire malgré le fait que c’est le connard qui a tué une bonne partie de son village. Oui, mais bon, vous comprenez, il a changé d’avis au dernier moment alors c’est un gentil quand même, ben voui. Par chance, avant de pousser son dernier soupir, le petit vieux nous souffle une nouvelle intrigue, de justesse. C’était très mauvais comme enchaînement, mais ça passe.

Le petit vieux nous annonce l’arrivée d’un nouveau personnage et aussitôt après, on voit un nouveau vieux plutôt du camp des méchants qui interroge un homme dans les bois pour savoir où est le Livre des Noms. Le vrai problème, c’est qu’il a une enfant capable de révéler si l’homme lui ment ou pas et que même quand il apprend tout ce qu’il y a à savoir du Livre des Noms, il prend la décision d’exécuter toute la famille de l’homme. Ce dernier se met alors à invoquer la prophétie qui promet l’arrivée d’une Blackblood pour le venger, et il se fait dégommer lui aussi.

Le problème, c’est que la Blackblood en question, elle est occupée à faire son deuil d’un conseiller qu’elle détestait pourtant. Janzo la retrouve dans cette maison et apprend qu’il était l’homme qu’elle cherchait, alors que lui-même fait des avancées dans son autopsie. Il est toujours aussi insupportable même après près d’un mois sans regarder la série : je n’accroche pas du tout à son surjeu.

Mais alors vraiment pas du tout. En plus, j’ai l’impression que ça déteint sur sa « mère » qui est toute excitée d’apprendre que son nouveau fournisseur va entrer en contact avec elle. Elle demande éidemment à Janzo de l’aider, mais celui-ci se rebelle.

Et sinon, Gwynn est toujours en vie et elle demande à son capitaine s’il a agit pour laisser Talon en vie. Ce n’est pas le cas, bien sûr, et ça mène à un joli quiproquo vite dissipé : Gwynn est jalouse, le capitaine révèle la vraie identité de Talon. Oups !

Pendant ce temps, Talon est toujours en train de pleurer son ex-ennemi juré et prend la décision de quitter les lieux. C’est sans compter sur Gwynn qui la convoque par l’intermédiaire du Marshall. Le but ? La faire rester pour renverser le Prime Order. Ouep, il est temps pour Gwynn de révéler la vérité sur son identité à Talon. Il n’y a pas à dire, ce secret est vraiment ce qui me faisait rester devant la série, et la nouvelle haine de Talon envers Gwynn est chiante. La haine se reporte aussi sur Garret, qui a trahi son secret.

Pourtant, c’est grâce à eux deux qu’elle comprend sa nouvelle intrigue : le Livre de Noms est en fait un livre de noms de démons, ce qui lui permettrait de les invoquer dans notre monde, et ça l’intéresse beaucoup. Elle retourne donc auprès de Janzo qui en est arrivé aux mêmes conclusions qu’elle et craint quand même de la voir s’en servir. Cela dit, il a besoin d’elle pour transporter la marchandise de sa mère et elle a besoin de lui pour traduire des livres, alors les voilà qui font équipe.

Talon est censée l’aider à se protéger, mais elle est bien trop coincée pour ça. Qu’importe, elle pose tout un tas de questions pour comprendre ce qu’ils sont en train de transporter. Quand elle comprend qu’il y a de l’argent à voler, elle le fait sans hésiter malgré le refus apparent de Janzo. Ils reprennent la route pour mieux se faire arrêter par des chanteurs qui n’hésitent pas à les voler de ces nouvelles pièces. Bon, sans surprise, Talon les sort de cette situation, mais ça se fait avec un peu d’humour quand même (Janzo révélant malgré lui qu’il est amoureux de Talon), donc c’est chouette.

Je dois bien avouer également que je n’ai pas tout suivi à ce qu’il s’est passé ensuite du côté de Gwynn et Garret, mais ils se sont retrouvés à cheval et en danger de mort pour une raison ou une autre. Cela faisait ma foi une jolie scène d’action où Garret et ses hommes ont tué tout plein de chevaliers du Prime Order (et où Gwynn n’a pas eu le droit de rester à cheval pour le galop). Cela fait flipper Gwynn qui comprend qu’elle a un rôle politique majeur à jouer, parce que Garret la voit un peu comme une nouvelle Trump.

On en arrive alors à une scène où Gwynn et Garret se débrouille pour lever une armée contre le Prime Order, et pas seulement contre les Grey Skins. Bref, c’est la merde politique pour l’ordre qui va surtout faire face au désordre là… En effet, le « père » de Gwynn révèle enfin que Gwynn n’est pas sa fille, mais une princesse. Il y a des doutes évidemment, mais ils sont vite levés par des souvenirs de la princesse devenue Reine. C’est toute une armée qui s’agenouille alors devant elle… pendant que le méchant met en place son plan, ça va sans dire.

Quant à moi, mon plan est en place aussi : cet épisode m’a déjà validé deux points de la nouvelle grille du Bingo Séries, c’est déjà ça de pris.


Épisode 7 – The Colipsum Conundrum – 13/20
Un épisode bien plus moyen que le précédent parce qu’il manquait clairement d’humour, le seul truc capable de sauver la série apparemment. Bon, je suis mauvaise langue (sans jeu de mots ehe) parce que l’intrigue repart quand même sur une nouvelle piste plus intéressante avec le cliffhanger, et que celui-ci n’est pas trop trop mal amené…

Saison 1


07

I don’t need evidence to take your head.

J’enchaîne sur cet épisode qui commence drôlement bien avec le cadavre de ma servante préférée déterré par des paysans ne faisant que cultiver leur potager. Ils manquent tous d’intelligence dans cette série en fait, c’est pas possible. Tous sauf Gwynn, définitivement : elle comprend immédiatement la culpabilité du père de Garret, mais celui-ci jure la fidélité de son père à sa loi.

L’engueulade de couple ne mène nulle part : Gwynn congédie brutalement Garret quand son père débarque, histoire de choisir le sort de celui-ci. La reine qui a récupéré son trône n’hésite pas à accuser son beau-père du meurtre. Elle l’envoie donc en prison où il est forcément très bien accueilli puisqu’il est responsable de toutes les autres arrestations. Autant le tuer, ça irait plus vite… sauf que non, il survit, évidemment, ce serait trop beau d’abréger enfin une storyline.

Il est sauvé par une prisonnière qui prend soin de lui avec son œil en moins, parce que quelqu’un lui a demandé de le faire. Pas un ami cela dit, cela sent bon l’histoire de vengeance dissimulée en aide miraculeuse.

Tout cela n’a donc pas réussi à me motiver, malgré la présence de Gwynn. Les choses s’améliorent quand Gwynn et son « père » sont convoqués par Garret leur expliquant que des hommes ont tenté de s’enfuir pour révéler la véritable identité de Gwynn au Prime Order.

C’est gênant. Cela nous permet de voir la reine en action et sa première action est d’empêcher la torture des prisonniers (qui ne sont pas dans la même cellule que Marshall, ça va sans dire), puis d’affirmer son autorité comme elle peut. C’est très jouissif comment tout le monde applique bêtement tout ce qu’elle dit, c’est un sacré super pouvoir tout ça.

Cela ne suffit toutefois pas à sauver l’un des prisonniers beaucoup trop fan du Prime Order pour ça. Il se fait donc exécuter par Gwynn, et cette exécution suivant procès et sans torture suffit à convaincre tous les autres prisonniers qu’elle est une bonne reine. Euh.. Hein ? Bon, ben du coup, elle les libère. C’est de la géopolitique pour les nuls tout ça, j’imagine. Tout cela permet en tout cas de mener à une énième scène de romance entre Gwynn et Garret, avec ce dernier prêtant serment sur leur amour… J’imagine que j’aurais pu trouver ça mignon, si je n’étais pas fatigué.

Est-ce que je me suis surpris à bailler ? Oui, et c’est tant mieux pour le Bingo Séries. En même temps, les scénaristes cherchent quoi, avec une Gwynn qui embrasse Garret pour mieux être énervée dès qu’il rouvre la bouche. Elle ferait pourtant mieux d’être gentille avec parce que le pauvre va passer une mauvaise nuit : un garde se retrouve infecté et libère tous les prisonniers avec sa langue monstrueuse.

Tout pourrait bien se passer avec juste quelques morts, mais évidemment, Garret se fait infecter à la jambe, et oh oh, suspense !

Il rentre chez lui, mais personne ne le voit le lendemain, ce qui inquiète bien sûr Gwynn, partant aussitôt à sa recherche et réaffirmant une fois de plus son autorité, cette fois sans être très convaincante. Garret ? Il se menotte dans l’antre de Janzo, par peur de mal finir, et attend le retour de celui-ci, dans l’espoir d’un remède miracle…

En parallèle, Talon et Janzo poursuivent leur sous-intrigue qui devient intrigue principale de l’épisode alors qu’il est très clair que tout ça est juste un moyen de combler le temps et de rajouter quelque chose à dire dans ces dix épisodes. Malheureusement, je n’ai jamais accroché à l’intrigue du Colipsum, et ce n’est pas ce soir que ça va commencer, avec des scènes inutiles entre Janzo et Talon. Ce n’est pas comme s’ils formaient un couple crédible quoi.

Sans grande surprise, le fournisseur s’avère être un grand méchant : ce sont des Grey Skins, ceux censés nous terrifier. Ma foi, les effets spéciaux ne sont pas mauvais, mais ça ne suffit pas à terrifier Janzo au point de se casser sans son Colipsum.

Il tente de négocier comme il peut, et ce n’est pas bien brillant. Il lui faut Talon pour gérer la négociation et repartir avec plus de Colipsum que prévu, parce que les Grey Skins se laissent faire beaucoup trop facilement – assez en tout cas pour qu’on sache que ce n’est pas terminé.

On ne les retrouve que beaucoup plus tard dans l’épisode en train de rentrer chez eux et de faire un campement que je ne peux pas qualifier de fortune tant il est sophistiqué avec Janzo flippant que quelqu’un ne vienne les attaquer. Talon ? Elle ne perd pas le nord et attend de lui qu’il lise, évidemment.

Il finit donc par traduire un livre qui pourrait leur indiquer l’emplacement du Livre des Noms, mais il n’a pas spécialement beaucoup d’informations. Heureusement, Talon est bien plus aidée par ses monstres qui lui file des informations pendant la nuit alors que les Grey Skins sont par là à les observer dormir (du moins, je croyais). Comme elle se rendort bien vite, elle refuse de croire Janzo quand il entend quelque chose… et elle va vite le regretter, parce qu’un grand-méchant loup est là.

Et contre toute attente, c’est Janzo qui sauve la vie de Talon.

Du côté des méchants, on retrouve l’ambassadeur, le grand-méchant, qui continue de mener son enquête sur le Livre des Noms, tout en exécutant beaucoup trop de gens sur son passage. En même temps, on ne les connaît pas, alors l’impact est limité. Je suis plus curieux vis-à-vis de l’enfant aveugle détecteur de mensonges qui l’accompagne, surtout qu’elle est aussi capable de reconnaître Talon apparemment. On verra bien.

Saison 1