You (Parfaite) – S01E02

Épisode 2 – The Last Nice Guy in New-York – 19/20
On continue sur la très bonne lancée du premier épisode avec un épisode qui ne perd pas de temps à faire avancer son intrigue et à développer la psychologie des personnages. C’est tout simplement excellent à suivre, et très intéressant. Bref, je suis en train de devenir accro à cette série, et vous devriez faire pareil si vous n’avez pas encore commencé à la regarder !

Saison 1


Spoilers

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Looks like I have to finish the job.

Bon, Beck ne s’est toujours pas achetée de nouveaux rideaux, ni de nouveaux vêtements, mais un nouveau portable, pas de problème. Le sens des priorités. Elle récupère donc un portable et ne remarque même pas que Joe est toujours en train de l’espionner. Autant la semaine dernière, ça passait bien, autant cette semaine qu’ils se connaissent, c’est un peu gros qu’il passe la moitié de la journée à la surveiller.

J’aurais eu du mal tout le pilot avec le nom du gamin, mais il s’appelle donc Paco et il est de retour à la librairie pour lire beaucoup et avoir droit au meilleur côté de Joe. Il lui conseille de lire Frankenstein, et c’est rigolo comme choix de lecture, parce qu’évidemment, ça offre le point de vue du monstre. C’est qu’on frôle presque le méta dis donc !

Le pire côté de Joe ? Il a toujours Benji en otage et il lui fait manger du gluten. Et le problème, c’est qu’à lui parler, Benji finit par le reconnaître, ce qui est une sacrée complication. Heureusement, c’est un junkie, ce qui donne à Joe une sacrée marge de pouvoir : il le fait marcher au chantage. Une ligne de coke en jeu et hop, Benji lui abandonne son téléphone.

Du côté de Beck, Joe est toujours aussi charmant : il l’invite à un rencard où il est plus obsédé par elle que par ce qu’il dit. Et comme elle est totalement sous son charme, ça passe bien. Cela dit, même sous son charme, elle continue de s’inquiéter pour Benji qui ne lui donne aucune nouvelle.

Joe s’en occupe rapidement une fois qu’il a le téléphone : il lui offre une nouvelle vie sur les réseaux sociaux où il l’affiche comme le drogué qu’il est. Juste de quoi lui ruiner la vie, quoi. C’est un choix intéressant, plus que le meurtre auquel je m’attendais.

Rassurée pour Benji, Beck doit encore gérer son professeur de thèse qui est très insistant et veut clairement coucher avec elle. Elle en parle à ses amies qui n’en ont pas grand-chose à faire, même si Peach semble s’en inquiéter quelques secondes, avant de se rappeler qu’elle est plus importante que le reste du monde apparemment. Elle veut fêter l’anniversaire du divorce de ses parents, pour penser à autre chose.

Beck galère avec son prof et elle perd en toute logique le poste qu’elle voulait à tout prix garder. Connard. Dépitée, elle appelle Joe qui est une fois de plus à deux doigts de se faire griller, mais réussit à faire volte-face. Hop, nous assistons donc à un deuxième rencard entre eux où Joe prend complétement la confiance et séduit tellement Beck qu’il finit par être invitée par elle chez Peach.

Peach ? De la famille Salinger, rien que ça. C’est un peu gros, mais ça m’a fait rire. Je trouve ça cool qu’une série possède autant de bonnes références littéraires. La suivante est pour Stephen King qui sort un livre ramenant plein de gens à la librairie… au point que Paco est forcé d’aller chercher des livres dans la cave. Cela fait bien sûr flipper Joe, mais il l’arrête juste à temps, en s’énervant une fois de plus. Bref, un vrai comportement de psychopathe.

Il n’est pas beaucoup mieux quand il oblige Benji à choisir parmi trois verres lequel est son soda pour soi disant le libérer… pourtant, si Benji échoue misérablement, il s’en tire bien en proposant un marché à Joe : il lui explique de Beck est en train de le manipuler, qu’elle a besoin de lui pour faire bien devant Peach.

D’ailleurs, Peach qui est riche et qui n’est pas une si mauvaise amie, parce qu’elle décide de donner de l’argent à Beck pour qu’elle s’en sorte. Finalement, je vais finir par bien l’aimer, parce que c’est aussi une excellente détective qui repère bien les énormités du scénario de la semaine dernière, et la bizarrerie de Joe qui reste seul en permanence. Il est excellent de la voir enquêter, en quelque sorte, alors que Joe a lui mené son enquête et connaît absolument tout le monde à la soirée.

Sa solitude au milieu de toutes ces personnes de fac nous permet un charmant flashback où il se fait battre par l’ancien propriétaire de la librairie, charmant. Au rang du passé mystérieux de Joe, il y a également Candace dont on entend parler plusieurs fois dans l’épisode et qui semble être son ex s’étant barrée à Rome sans prévenir personne. Tiens, tiens. Il n’en est donc pas à sa première victime avec Beck, et ça le rend encore plus antipathique, si possible.

Quant à Beck, elle ferait mieux de se méfier, parce qu’à se dire amie avec Joe, elle exacerbe sa méfiance. Benji a eu bien raison de lui dire qu’elle n’était pas forcément la Beck qu’il voyait, mais plutôt une fêtarde utilitariste. C’est plutôt intéressant dans la psychologie du personnage, par contre Joe finit par oublier totalement Benji.

Celui-ci pète un câble, détruit quelques livres et finit par avoir une idée qui lui assure sa liberté : il offre à Joe une vidéo de lui se rendant coupable d’un meurtre (involontairement certes, mais quand même). La destruction mutuelle assurée est une super méthode pour se sortir de beaux draps : avec ça, Joe peut lui faire du chantage et donc s’assurer que Benji ne dise rien de son enlèvement. Toutefois, il ne voit pas les choses aussi simplement. Il préfère tuer Benji avec son allergie à la cacahuète tant qu’il a sa confiance. Ce n’est pas un tueur, mais puisqu’il s’agit de sa nouvelle petite amie, il est prêt à tout apparemment.

De son côté, Beck tente de retourner voir son professeur de thèse pour montrer les dents, parce que c’est le conseil que lui a donné Joe. Et ça fonctionne : elle bluffe en disant avoir trouvé sept autres étudiantes se plaignant du même prof, et hop, le connard perd la face et lui rend son job. Cela ne prend pas beaucoup de temps et n’aide en rien la prochaine qui aura problème, mais bon, c’est sympa que l’intrigue avance vite.

En plus, ça permet à Beck de comprendre que Joe est beaucoup trop sympa, a de bons conseils et mérite autant un donut qu’un baiser. Les voilà donc officiellement en couple après ce deuxième épisode, alors que Joe est officiellement un meurtrier. Un meurtrier oui, mais un meurtrier plutôt intelligent parce qu’il a bien cerné Beck et le problème que Benji créait : à trop vouloir la mettre dans un rôle qui ne lui correspondait pas, il l’a changée et fait devenir comme il pensait qu’elle était. C’est un grand classique de la psychologie, surtout à l’heure des réseaux sociaux, et ma foi, ça rendait très bien à l’écran.

Saison 1

The Purge – S01E02

Épisode 2 – Take What’s Yours – 17/20
Si j’aime beaucoup ce que la série apporte au concept des films en terme d’univers étendu et de réflexion sur la moralité d’une telle nuit, cet épisode manque clairement du sentiment de peur qu’il essaye désespérément d’inclure. Il n’y a pas tellement de suspense, en fait, surtout que nous sommes au début d’une longue nuit. Il y a aussi quelques déceptions dans les choix d’explications de sous-intrigues. Cela reste une bonne série et un début plus lent permet d’être sûr que la série se garde quelques balles à tirer pour la suite.

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So be an American and purge.

Que j’aime ce générique ! Je crois que je vais le choisir pour l’action selfie du Bingo Séries de ce mois-ci. On verra, j’ai encore le temps d’ici le 7. L’épisode reprend sur la terrifiante nuit qui commence, et c’est excellent de voir à quel point le concept a tout prévu : la Purge est une idée qui paraît totalement aberrante, mais une fois remise dans la logique américaine, ça paraît possible et crédible. On nous montre donc les préparatifs d’un tueur qui a tout prévu pour passer une bonne soirée. On ne le revoit qu’en fin d’épisode quand il se dirige vers la maison d’une femme, en train d’être envahie par deux purgeurs. Reste à voir s’il a pour but de tuer la femme ou de venir à son secours…

On retrouve Jane, notre employée dans de beaux draps quand elle dit au revoir à sa dealeuse et découvre la réalité de la purge quand cette dernière tue deux hommes devant elle. Pendant ce temps, sa secrétaire, Alison, la cherche dans son bureau et farfouille dans l’ordinateur de sa boss, découvrant probablement la nature de son deal financier.

Qu’importe, Jane parvient à remonter à l’étage sécurisé sans que rien de mal ne lui arrive. Félicitations, j’imagine. Un flashback arrive pour nous renseigner sur l’origine de la storyline de Jane avec un entretien d’embauche qui se passe plutôt bien ; même s’il est étrange. Elle ne dit pas grand-chose et est immédiatement embauchée. Les mouvements de caméra et les regards de son boss laissent toutefois peu de doute sur la nature de cette embauche, tristesse.

Elle est rapidement dans une bien mauvaise posture avec David, son boss, qui n’instaure pas une très bonne ambiance de travail avec son harcèlement permanent. Comme dans le présent, elle regarde un live feed de la nuit de la purge sur son portable, on finit par deviner qu’elle a probablement embauchée sa dealeuse pour autre chose qu’un deal financier obscur. Si elle cherche juste à tuer son boss, je vais être déçu de cette intrigue, parce que certes, c’est un connard, mais elle pourrait trouver mieux pour se venger que la purge.

Enfin bref, Alison revient dans son bureau et fait sa curieuse, tentant d’obtenir de Jane une confession sur son plan pour tuer David, qu’elle a probablement vu à l’ordinateur. C’est le genre de petites conversations assez intéressantes qui permettent de voir à quel point l’Amérique de la Purge est complétement tordue. Il est normal de parler de meurtres que l’on aurait envie de faire. Magnifique.

Un autre flashback nous montre Jane rencontrer la dealeuse/meurtrière et passer commande de sa purge.

Le couple de presque riches continue de découvrir la joie d’être riche et d’être dans un lieu « sûr » pour la nuit de la Purge. Jenna voit que Lila continue de l’éviter autant que possible, mais cette dernière prend soudain la décision de venir lui parler. C’est cordial entre elle, mais Alison reste perturbée par leur plan à trois, clairement.

Leila enchaîne ensuite avec un petit dialogue en compagnie de l’autre partie de ce plan à trois (Rick ?) qui tente beaucoup plus de se la jouer cool… alors qu’il est clairement tout aussi perturbé que sa fiancée par le passé. Et le problème, c’est que Lila n’a pas envie de les laisser tranquille très longtemps : elle préfère lui faire du chantage pour coucher une nouvelle fois avec.

Lila retrouve plus tard Jenna au bord de la piscine et hop, elle recommence à la draguer elle aussi, prenant sa température et la recoiffant pour l’embrasser. Elle exerce drôlement bien ses charmes, parce que ça fonctionne vite. La nuit de la purge commence bien pour les deux femmes, mais c’est rapide comme « rebondissement » de la voir craquer si vite. Je me demande ce que la suite va leur réserver.

Du côté de Miguel, toujours pas de changement : il est à la recherche de sa sœur Pénélope et tombe sur des infirmiers de fortune qui ont une sorte de passe-droit pour la purge parce que personne ne semble les attaquer. Soit disant que l’être humain a besoin d’ordre même dans une nuit comme ça. Mouais. Il les aide rapidement, espérant quelques informations sur sa sœur, mais il n’obtient rien de concret.

Il reprend donc la route et tombe dans un piège télévisuel peu vendeur de rêve : il est participant d’une émission de télé-réalité qui souhaite filmer en direct sa mort et qui lui propose de survivre en terminant un parcours. Facile.

Bien sûr tout le parcours est extrêmement piégé, avec une maison des horreurs, des scies par-ci par-là, des faux escaliers, etc. Pourtant, Miguel s’en tire miraculeusement bien. En même temps, nous ne sommes qu’au deuxième épisode, ce serait trop tôt pour le tuer. Et puis, c’est chouette, il gagne une nouvelle voiture placement de produit qui règle le problème de l’essence qui finirait immanquablement à… manquer.

Miguel peut donc continuer sa nuit et se rendre auprès de Pete, l’homme qu’il cherchait pour avoir un moyen de retrouver sa sœur, mais celui-ci n’en a rien à faire, ça va de soi.

Dans le bus, les prières ont repris de plus belle, et il faut quand même être totalement taré pour être encore motivé à mourir. Pourtant, Penelope continue de croire toute la théorie qu’on lui a apprise et elle la répand toujours à ceux qui sont submergés par le doute face à leur suicide, notamment Melissa. La pauvre est immédiatement choisie par la gourou du bus, parce qu’elle fait désordre (euh non, pardon, parce qu’un être supérieur lui dit de la choisir, bien évidemment).

Bien évidemment, Melissa supplie tant qu’elle peut pour ne pas mourir, mais elle n’a plus le choix. Même quand Penelope se propose pour y aller à sa place, elle se voit refuser le droit d’être purgé, parce que c’est au tour de Melissa de l’être et c’est tout. Gloups.

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The Outpost – S01E08

Épisode 8 – Beyond the Wall – 15/20
L’intrigue avance bien dans cet épisode qui semble se diriger lentement mais sûrement vers la fin de saison (qui sera probablement la fin de la série aussi, regardons les choses en face). Ironiquement, je commence de plus en plus à accrocher à la série, et pas seulement pour Gwynn, très peu présente cette semaine. Comme quoi, tout arrive.

Saison 1


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And we both have feelings for Garret.

Génial un épisode qui reprend sur Janzo, l’art de me motiver cette série ! Bon, l’avantage, c’est que lui et Talon sont de retour avec leurs provisions et qu’ils passent la douane sans trop de mal, grâce à l’expertise ridicule de Talon. Une fois à l’auberge, Janzo est maltraité par sa mère, mais cela ne dure pas : quand elle se rend compte de tout le colipsum qu’elle lui rapporte, elle est bien heureuse, même lorsqu’elle est apprend l’origine de sa marchandise. Que ça vienne de grands ennemis des humains ne semble pas la déranger plus que ça et pire que tout, elle est heureuse de voir Janzo commencer à se rebeller de manière ridicule.

Heureusement que c’est le cas cela dit, parce que dans son repère, Janzo reçoit la visite de Garret toujours menotté et demandant aussitôt à le tuer. Janzo refuse, préférant l’examiner même s’il est bourré. Talon débarque à son tour et apprend la contamination de son Garret, et elle ne veut pas le voir mourir, même si c’est à quoi tout le monde est résolu, apparemment. Elle demande à Janzo de trouver rapidement un antidote… et c’est un peu ridicule, ça aussi. Pour changer.

Garret envoie toutefois Janzo chercher Gwynn, histoire de lui faire ses adieux et de demander à Talon de le tuer. Et elle accepte, mais uniquement quand elle sera sûr qu’il est mort. Passionnant.

Pendant ce temps, le grand-méchant continue son plan avec l’étrange gamine muette et aveugle totalement terrifiante quand on y réfléchit. Rien de fou, quoi. Il se dirige avec une armée vers l’Outpost.

Dans les mines (parce que c’est là qu’il est prisonnier en fait), le Marshall se réveille et cherche un moyen de s’enfuir. Il se découvre alors dans de beaux draps : il est dans ce qui ressemble à un barrage haut de plusieurs dizaines de mètres. Lui qui comptait s’échapper, c’est mal barré. Il prend la décision de se suicider, ce que sa bienfaitrice refuse de laisser arriver, laissant donc le scénario tourner en rond. Elle lui rend donc une raison de vivre : s’il se suicide, les gens penseront qu’il y aura un moyen de s’échapper et ça fera chier leur maîtresse commune (humph ?). Bon, Frankie si tu passes par là et que tu as mieux suivi cette intrigue que moi… je suis perdu (ah ben super le blogueur !).

On retrouve enfin Gwynn dans cet épisode, et franchement, une fois de plus elle sauve mon intérêt pour l’épisode avec un jeu pas si mauvais (bon en même temps, face à Janzo…). Elle ordonne à Janzo de trouver un moyen de sauver la vie de Garret, lui promettant de le tuer s’il n’y arrive pas. Bizarrement, ça ne semble pas aider Janzo à travailler et ces deux-là se détestent cordialement.

Garret décide donc de faire ses adieux à une Gwynn en larmes, lui disant qu’il l’aime, devant Talon dont il se sert malgré tout pour se débarrasser de Gwynn. Sympathique triangle. L’avantage, c’est que ça nous offre une nouvelle scène entre Talon et Gwynn, et j’aime bien leur relation à toutes les deux. La blonde est une fois de plus plus perspicace qu’elle en a l’air, ayant évidemment vu les sentiments crevant l’écran (ou les yeux dans son cas) entre Talon et Garret. C’est plutôt sympa parce qu’elle s’en fiche.

Gwynn passe alors ses nerfs sur un garde muet, parce que c’est fun : elle lui demande d’être ses yeux et oreilles pour savoir tout ce qui se passe au niveau des portes de la ville.

Sinon, même si on s’en fout pas mal par rapport à l’intrigue Garret, Talon trouve le Book of Names : il se situe en plein territoire des Greyskins. Elle veut s’y rendre, mais ça ne rassure pas Janzo. À la place, Garret se propose de s’y rendre avec elle. De toute manière, il est déjà mort, lui, alors ce n’est pas sûr de convaincre Talon qu’il peut venir avec elle.

Jaloux, Janzo décide à son tour de s’y mettre, et c’est franchement ridicule, tout en étant nécessaire : il est capable de traduire après tout. Le trio se décide donc à partir en territoire ennemi, et d’un coup, Garret va beaucoup mieux, allez comprendre pourquoi. Gwynn apprend son départ et se précipite pour l’embrasser, prenant tous les risques par rapport à la maladie qui pourrait la contaminer.

Admettons. Les adieux sont censés être déchirants, mais même si j’aime les deux personnages, je n’ai pas accroché à leur couple plus que ça. On passe alors à une longue randonnée du trio au beau milieu de Westworld. C’est l’occasion pour Garret d’être menotté une fois de plus (par Talon cette fois) et de se mettre torse nu, pour les audiences. Ah lala les séries de la CW !

En plus, faut qu’on m’explique en quoi des menottes l’empêcheront de faire quoique ce soit s’il se transforme, parce qu’il est totalement libre de ses mouvements quand même. À la rigueur, baillonez-le, non ?

Rapidement, il est libéré de ses menottes par Janzo parce qu’ils sont pris d’assaut par des Greyskins. Ils s’en sortent assez facilement, et sont sauvés de justesse par Janzo, d’ailleurs, avec un peu d’acide à l’origine prévu pour la gorge de Garret. Qu’importe, Talon est heureuse de l’avoir pour héros et elle est encore plus heureuse de pouvoir menotter Garret et de passer à ça d’un baiser avec. Et on passe à un bon moment ensuite où Garret se plaint d’avoir froid, persuadé que c’est la maladie, alors qu’il est à moitié à poil, toujours.

Janzo le lui fait remarquer et Talon abuse véritablement à fond en dormant tout contre Janzo parce qu’elle a froid elle aussi. Alors qu’il est clairement amoureux d’elle. Come on, girl !

Ah et sinon en parallèle, on suit un nouveau personnage (il me semble), une sorte de sauvage vivant pour tuer des Greyskins sauvage et leur couper la jambe (on apprendra probablement dans le final que le colipsum, c’est le sang des Greyskins) pour la faire brûler et la manger. Qui s’en fout ?

En fin d’épisode, on voit bien sûr le grand-méchant ambassadeur arriver à l’outpost et terrifier Gwynn. Son « père » n’a toutefois d’autres choix que de laisser l’ambassadeur entrer dans l’enceinte, puisqu’il est toujours censé être un allié du Prime Order. Oui, mais non : l’ambassadeur sait pour Talon et il sait pour Gwynn. Il n’hésite donc pas à tuer notre faux papa de Gwynn, alors que celle-ci l’aperçoit par la fenêtre. Plutôt que de s’enfuir, elle préfère encore se morfondre. Sympathique épisode pour elle qui aura passé son temps à pleurer cette semaine !

Saison 1

You – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 20/20
Très bonne écriture, très bonne interprétation, très bon rythme haletant, très bonne ambiance filtrée à l’orange, voilà un pilot sacrément réussi et passionnant à suivre. On lui pardonne ses quelques facilités tant il parvient à happer dans le visionnage. Je ne regrette qu’une chose, c’est que toute la saison ne soit pas déjà disponible !

Saison 1


Spoilers

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Jesus, it’s like you’ve never seen a horror movie. Or the news.

Oh lala, les premières secondes ont suffit à me convaincre de nouveau que j’allais aimer cette série. On est directement dans la tête du tueur, du chasseur, Joe, qui repère sa proie, Beck. Sans attente, on assiste donc à la rencontre entre notre libraire et sa jolie future obsession, et c’est dur de ne pas immédiatement accrocher : le flirt entre eux est top, le filtre légèrement orangé met dans l’ambiance et hop, hop, hop, les pensées de notre psychopathe ruine tout. C’est très immersif comme série, mais c’est ce qui va en faire l’addiction.

Les pensées de Joe ? C’est simple, il est flippant : il observe tout ce qu’il y a à observer autour de lui, voyant le monde à sa façon, suivant son propre prisme, persuadé que les gens agissent de manière prévisible et pour lui. Il nous parle donc directement – ou plus précisément, il parle à Beck, et c’est addictif.

Il rentre chez lui où il est gentil avec son jeune voisin dont les parents se disputent, puis stalke Beck sur tous ses réseaux sociaux. C’est aussi rapide qu’efficace : il apprend rapidement tout de sa vie, surtout avec tous les réseaux en public. Son frère, sa sœur, le divorce de ses parents, son adresse, tout est facile d’accès.

Joe n’a plus qu’à passer la journée du lendemain à la stalker un peu plus, mais cette fois pour de vrai basculant vraiment dans la folie pure : il sait tout d’elle bien vite, et nous en informe tout en lui parlant. C’est génial, mais le scénario doit être sacrément long et plein : Joe parle tout le temps, en non-stop, et les infos vont vite : dès qu’elle est seule, Beck est sur ses réseaux, comme n’importe qui en 2018 ?, et quand elle est avec ses amies, elle n’a pas trop d’amies, en fait.

Oh, elle a bien une meilleure amie à tendance un peu trop hautaine, compatissante et à la main baladeuse, mais tout ça, Joe le voit bien lui aussi. Ce que Joe n’avait pas prévu toutefois, c’est l’ex de Beck qui est encore là quoi qu’elle en dise sur ses réseaux. Et Joe observe leurs retrouvailles sexuelles depuis la fenêtre, parce que nous sommes aux États-Unis et que personne ne semble connaître le vis-à-vis là-bas, même si dans des dizaines de séries, il y a un observateur au loin derrière la fenêtre.

L’ex de Beck ? un connard pur et dur qui vient tirer son coup puis disparaît presque aussitôt. Joe ? Etonnant comme il parvient à se faire discret en étant omniprésent devant sa fenêtre, y compris quand elle se masturbe pour enfin jouir. Dans la tête de Joe, il va sans dire qu’elle pense à lui à ce moment-là, et la série n’hésite pas à nous le montrer. Lui, il fantasme et se masturbe dans la rue alors qu’elle prend son pied dans son appartement.

Et quand il manque de se faire surprendre ? Il ne se lave pas la main avant d’aider la petite mamie qui a besoin d’aide avec sa valise, croyez-moi. Yerk. Quand il rentre chez lui, il retombe sur Parker, le fils de ses voisins qui a toute confiance en lui et le suit à la bibliothèque sans prévenir personne. Cette fois, ses parents sont en train de se réconcilier (enfin, sa mère et son beau-père, si j’imagine bien sa situation familiale désespérée).

Maintenant qu’on a cerné un peu la personnalité dingue de Joe, c’est flippant de voir le petit lui faire si confiance et le suivre dans la cave de la bibliothèque. Pour en rajouter, la série nous montre des flashbacks de Joe ado avec un vieux libraire étrange. Finalement, il ne fait que lui proposer de lire Don Quichotte. Pas mon préféré, mais pas si mal.

En rentrant chez lui, le petit se fait engueuler, et Joe se fait menacer, mais il n’en a rien à carrer en fait. Le lendemain est encore plus intéressant pour lui : il s’introduit chez Beck grâce à une jolie manœuvre complétement stupide et il observe tout d’elle sur son ordinateur. C’est trop simple. Pendant ce temps, elle se fait draguer lourdement par son prof abusant de son autorité. Qu’importe pour lui : il sait désormais que Beck a envoyé un message à ses copines après l’avoir rencontrée… et elle l’aime beaucoup plus, plus.

Il n’empêche qu’elle manque de le coincer dans son appartement. C’est franchement gros comme situation : on a Joe caché dans la douche et Beck qui ne se rend compte pas qu’il est là. Cela lui permet d’entendre qu’elle est invitée par ses amies et qu’elle détourne l’invitation vers un open mic dont il peut se servir évidemment. Il l’observe donc se bourrer là-bas, se ridiculiser sans le soutien de ses amies, mais avec celui de l’alcool, et surtout sans son ex, Benji.

C’est intéressant, même si on perd de plus en plus la crédibilité : il ne supporte pas de la voir comme ça, donc il s’en va… et Beck se fait probablement huer, donc elle se barre du bar. Là-dessus, elle est trop bourrée pour être seule sur un quai de gare, et elle se vautre sur les rails. Qui la sauve de justesse ? Joe, évidemment. On a une jolie scène où elle préfère son portable à sa vie, où il la sauve in extremis et où il se fait vomir dessus.

Magnifique première rencontre entre eux, très différente de tout ce que j’imaginais, évidemment. Le livre doit être sympa dis donc. Tout cela les force à se parler, et bien sûr à se reconnaître, enfin. Ils parlent donc un bon moment, prennent le taxi ensemble et la romance entre eux peut reprendre comme si de rien n’était. Notre stalker se plante une ou deux fois, mais rien ne le grille vraiment… ce qui est parfait pour leur romance.

Malheureusement, ils sont interrompus par Benji qui ne le prend pas si bien que ça de voir Beck avec un autre. Elle diminue bien sûr le charme de Joe devant lui et nous abandonne Joe bien rapidement en ne lui laissant qu’une pauvre adresse mail pour qu’ils se revoient. Cela pourrait être la fin de l’épisode, mais toujours pas.

De retour chez lui, Joe retrouve Parker en larmes de lui rendre le livre précieux que Joe lui avait confié, mais déchiré par son beau-père. Qu’à cela ne tienne, Joe lui montre comment réparer un livre, avec énormément de minutie… et on comprend bien vite que c’est cette même minutie qu’il met en place pour piéger Benji et le tuer.

Le tuer ? Pas vraiment, il le laisse en vie histoire que le cliffhanger nous le montre vraiment comme un psychopathe. Et franchement, chapeau bas à Penn Bagdley dont l’interprétation est parfaite sur ce coup-là. D’un côté, on a donc le psychopathe calculateur au sourire flippant, de l’autre, le gentil vendeur au sourire craquant que Beck vient remercier en lui offrant un livre plein de private jokes. C’est atroce, parce que ça donne envie de les voir flirter plus longtemps et sans faux pas, mais on ne veut pas d’une fin misérable pour Beck.

Vivement la semaine prochaine, c’est tout.

Saison 1

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