Lessons in Chemistry – S01E01 – Little Miss Hastings – 19/20

C’est un excellent début. Ce n’est pas parfait, car j’ai senti une ou deux petites longueurs sur certaines scènes de l’épisode et parce que je trouve parfois trop schématiques les oppositions qui se dressent entre les personnages secondaires et les personnages principaux, pour s’assurer de la perfection des personnages principaux avec le message que veut faire passer la série, mais ce sont vraiment des points de détails à ce stade. L’ambiance, les idées, le scénario, le casting… C’est un vrai plaisir de découvrir cette série !

Spoilers 

La vie d’Elizabeth Zott, célèbre présentatrice TV… avant qu’elle ne soit présentatrice.

Don’t forget to smile from time to time.

Mamamia, l’épisode commence directement par une plongée dans l’univers télévisuel de son personnage principal – loin de ce que j’imaginais comme début. La première scène est un large plan séquence de près de deux minutes qui suit l’arrivée dans le studio de l’héroïne de la série, Elizabeth. Si l’on ne voit pas immédiatement son visage, cette scène a déjà tout ce qu’il faut pour être culte : les fans qui l’attendent, les décisions prises en un quart de seconde pour son émission culinaire, le producteur qui lui demande de sourire de temps en temps (tu m’étonnes que Brie Larson se jette sur le script après tout ce qu’elle s’est prise dans la tronche en tant que Captain Marvel !) et toute l’effervescence du tournage de l’émission en public… C’est juste génial.

Le plan séquence s’arrête donc sur un regard caméra qui nous introduit Elizabeth. Il ne faut alors que quelques secondes pour établir son caractère et le ton de son émission : son producteur veut qu’elle fasse de la pub pour des boîtes de conserve ? Très bien, elle la fait, avant de démolir la soupe pleine de produits chimiques qu’elle contient et qui ne manquera pas de tuer la famille de ses téléspectatrices, des ménagères prêtes à prendre des notes sur les recettes que proposera Elizabeth. Eh, je les comprends ! Elle a un ton professoral et une assurance qui donne envie d’aller faire des lasagnes, pour de vrai. On enchaîne ensuite avec le générique – un vrai générique, que j’aime beaucoup. Et comme prévu, ensuite, on repart en arrière pour savoir comment elle en est arrivée là.

Sept ans plus tôt

La série introduit d’abord un personnage d’homme très sportif – au milieu d’un lac, puis en train de faire son jogging. On le voit qui court jusqu’à un immeuble devant lequel Elizabeth se gare justement. Et là, la claque est violente : l’arrivée au travail d’Elizabeth dans ce laboratoire est bien différente de ce qu’elle sera quelques années plus tard. Elizabeth n’a pas un chignon impeccable et n’est pas spécialement attendue par ses collègues.

En fait, elle arrive avant eux et se fait harceler par une autre femme qui souhaite faire d’elle une femme potiche plus qu’autre chose – en l’inscrivant à un concours de miss indépendamment de son niveau d’étude (encore que, l’un n’exclue pas l’autre, hein, mais dans les années 50, si). Et cette femme ne semble pas vraiment comprendre ce que signifie le « non » clairement énoncé à plusieurs reprises par Elizabeth.

L’homme qui courait ? Il s’agit du Docteur Evans, mais bon, son titre n’est pas le plus important aux yeux des scénaristes apparemment. Non, le plus important, c’est de nous montrer ses fesses quand il se douche dans son laboratoire. Franchement, c’est de la nudité parfaitement inutile à ce stade de la série, mais bon, plaisir des yeux – et on voit l’audience que la série vise.

Bon, en tout cas, le docteur Evans est une sorte de rockstar dans le laboratoire. Il s’attire donc la jalousie et les moqueries de tous les hommes du labo, des collègues d’Elizabeth. Et même s’ils sont collègues, le sexisme va bon train. Il est assez clair qu’elle est plus douée qu’un grand nombre d’entre eux, mais bon, c’est une femme alors elle doit bosser deux fois plus pour atteindre deux fois moins, surtout dans les années 50. Elle est considérée comme une assistante par eux tous, se charge du ménage et subit les moqueries elle aussi.

Pourtant, elle rêve d’une carrière glorieuse, au point d’envisager de postuler au même prix que le docteur Evans. Lui, ça le soule de le faire. Elle, elle en rêve. On la voit donc faire de longues heures supplémentaires la nuit au laboratoire pour s’entraîner. C’est particulièrement efficace comme introduction de personnage, je trouve, et tout ce début de série me plaît déjà beaucoup.

Il faut dire qu’il y a tout pour me plaire, avec des personnages aux enjeux clairement définis et qui se croisent sans jamais se voir : Evans arrive en même temps qu’Elizabeth au labo, ils partagent la même cafétéria, elle a besoin de fouiller dans ses affaires la nuit… mais non, ils ne se croisent pas. En revanche, si Elizabeth ne le croise pas, il y a une assistante pour la voir et la dénoncer aussitôt à la direction.

Oh, Elizabeth se défend comme elle peut, expliquant qu’elle a son master et est une chimiste elle aussi, même si elle n’a pas le diplôme. La défense n’a que peu d’effets sur son patron : il ne la considère pas assez intelligente pour effectuer le travail qu’elle souhaite faire et lui demande plutôt de rejoindre le concours de miss organisé. Oh, il n’est pas obligatoire, mais eh, c’est la culture de la fac où elle bosse (c’est une fac, pas vrai ?). Bref, l’angoisse pour cette major de promo. Pour couronner le tout, on lui demande de sourire plus. Eh, ça fait grincer des dents, vraiment.

Concours

Elizabeth finit donc par être inscrite de force au concours, avec une photo prise par la secrétaire l’ayant dénoncée en cadeau. Elle rencontre également Evans, dans une scène qui ne pouvait que faire des étincelles, puisqu’il n’apprécie pas de savoir que quelqu’un est entré dans son laboratoire pour lui voler un ingrédient. La dispute entre eux est inévitable et est vite expédiée, surtout qu’il est sûr qu’elle n’est qu’une secrétaire.

Seulement voilà, quand il engueule sa propre secrétaire et lui demande de renforcer la sécurité, il apprend que Miss Zott a un master en chimie, et d’un coup, sa vision du monde semble changer un peu. Cela n’empêche pas qu’il a sa réputation de loup solitaire et qu’il n’est pas très aimé de tous. Pourtant, il décide de se rendre au concours de miss, une première pour lui. Ben oui, on force Elizabeth à y participer parce que c’est la culture de l’établissement, mais lui, il n’a pas besoin de se conformer à ce genre d’événements sociaux. Evidemment.

Il y participe toutefois, juste pour revoir Elizabeth. Elle est loin d’en être ravie, par contre, et elle n’hésite pas à le critiquer devant son fan-club de femmes plus vaniteuses et attirées par lui pour son physique que pour son intelligence. C’est un peu cliché comme manière de dresser les femmes entre elles, en revanche ; les collègues d’Elizabeth manquent un peu de subtilités et de nuances dans l’écriture. On est vraiment dans le club des pompom girls obsédées par l’apparence, et ce n’est pas un cliché exceptionnel pour une série qui se veut féministe par ailleurs. Après, il faut bien dresser les oppositions entre les personnages pour qu’Elizabeth sorte du lot.

Et pour sortir du lot, elle sort du lot : elle refuse d’imaginer qu’elle se mariera quand on lui pose la question, elle déteste les talents proposés par ses concurrentes et elle décide même de se barrer en plein milieu du show quand son boss lui fait des réflexions désagréables sur son manque de sex-appeal. C’était quelque chose. Et c’est là que le destin intervient : au moment de partir, elle tombe sur le Dr Evans, celui qui les fait toutes fantasmer, et il lui… vomit dessus ?

Il fait en effet une crise d’allergie à cause du parfum de Nancy Donatti et a besoin de partir bien vite lui aussi. Seulement, voilà, il n’est pas en état de rentrer chez lui. Elizabeth se propose donc de le ramener, ce qu’il ne comprend pas, parce qu’elle le déteste. Ah, c’est si parfait comme rencontre. On est dans la romcom de base à ce stade. Elle le ramène chez lui et la glace est brisée entre eux assez vite. Il s’excuse d’avoir imaginé qu’elle était une secrétaire – pourtant, il n’y a rien de mal à ça – et elle finit par lui expliquer qu’il s’excuse pour les mauvaises raisons, ne se rendant pas compte qu’il prend tout pour acquis et qu’il n’est qu’un homme fragile.

À ce stade, ça semble s’écrire tout seul tant c’est simple comme mise en scène. Il s’excuse une nouvelle fois, lui explique qu’il était au concours juste pour lui apporter l’ingrédient qu’elle avait voulu voler, puis il lui demande le talent qu’elle aurait montré – de la chimie, évidemment. Et de l’alchimie, il y en a entre eux, c’est évident. Toutefois, Elizabeth rentre vite chez elle et on en reste là pour l’instant.

Calvin

Comme nous sommes dans une série, il faut aussi une intrigue secondaire qui nous éloigne bien vite de cette intrigue principale. À force de regarder des films, je me rends compte que je suis de plus en plus matrixé et que ça m’embête presque, d’ailleurs. J’aurais préféré continuer sur la même histoire. L’intrigue secondaire nous introduit les voisins d’Evans, et c’est une bonne chose : la voisine, Harriet, maman de deux enfants, est jouée par Aya Naomi King. On découvre qu’elle s’oppose au tracé d’une route qui détruirait son jardin, il y a évidemment un fond de racisme dans ce projet, mais Evans est un allié qui accepte de s’occuper de ses enfants en babysitting.

Vraiment, il est loin de l’arrogant connard qu’on l’imaginait être. Et ça ne fait que continuer dans la suite de l’épisode, évidemment. Après une scène où Elizabeth est terrifiée par son boss qui la renvoie, en flashback, à ce qui ressemble fort à une agression sexuelle quand elle était étudiante (arf), nous retrouvons donc Evans et Elizabeth à la cafétéria. Et bordel, ça donne faim ! En effet, Elizabeth a préparé des lasagnes, pour la 78e fois, et ils ont l’air absolument parfaits.

Ce n’est pas son avis : elle n’aime pas trop l’émulsion du fromage – mais franchement, la chimie et la cuisine, ce ne sont pas mes domaines de prédilection. J’aime manger, m’enfin, je ne suis jamais les recettes à la lettre, alors m’imaginer entrer dans le détail à ce point… Nope, non merci, très peu pour moi. En tout cas, ça fascine Evans de découvrir ce passe-temps pour Elizabeth. Parce que oui, ce n’est qu’un passe-temps : son cerveau brillant est utile ailleurs, quand elle cherche à comprendre comment on passe d’une soupe d’atomes à des interactions sociales complexes.

Très vite, les deux personnages se découvrent donc un important point commun et passent dès lors bien des midis ensemble. Elizabeth fait la cuisine chaque jour (bonjour la charge mentale) et mange avec Evans, parlant de recherches scientifiques. C’est intéressant de voir que ça se fait bien naturellement. Ce qui n’est pas naturel pour Evans. Calvin Evans, autant lui donner son prénom maintenant qu’il est amoureux d’Elizabeth et qu’il est important pour elle aussi.

Il l’est suffisamment pour qu’elle ose lui expliquer ce qu’est le sexisme et pourquoi elle ne peut être une scientifique de renom à cause de son sexe qui l’empêche de gravir les échelons. Non, elle se contente de devoir préparer du café pour les scientifiques de son laboratoire… Cela gêne grandement Calvin qui propose aussitôt à Elizabeth de parler à leur boss pour qu’elle se retrouve à bosser pour lui. L’idée ? Elle bosserait avec lui officieusement, suivant ses recherches comme elle l’entend puisque ça aide celle de Calvin, mais sur le papier, officiellement, elle serait toujours technicienne de labo.

Vinyle

Calvin insiste toutefois pour dire qu’elle pourrait en définitive publier en son nom ses recherches, changeant alors les yeux du monde à son égard. Elle accepte donc… Et les deux se rendent compte que changer le monde n’est pas si simple : Donatti, le patron (et donc le mari de Nancy, je suppose ?), n’apprécie pas trop de voir Calvin lui imposer sa décision (et lui faire au passage un cours sur le sexisme) alors il le menace de le virer en cas d’échec de son projet ; Miss Frask, la secrétaire en cheffe en charge du concours et du labo de Calvin, est obligée d’expliquer à Elizabeth que Calvin voit sûrement en elle autre chose qu’une simple collègue.

Le pire ? Elle a raison : c’est évident qu’il y aura plus que des relations de travail entre eux. Cela dit, l’un comme l’autre feint face à l’autre que tout s’est bien passé. Aussi déterminés soient-ils à faire en sorte que tout se passe bien, ce n’est toutefois pas le cas : la cohabitation dans le même laboratoire est difficile pour eux. Ils n’aiment pas la même ambiance de travail, dirons-nous. Toutefois, ils prennent le temps de communiquer sur ce qu’ils aiment l’un et l’autre. La scène est vraiment sympa quand Elizabeth se lance à expliquer qu’elle aime une musique prévisible, contrairement à Calvin. Celui-ci prend donc la décision, le lendemain, d’alterner les vinyles qu’ils écouteront. Ah, c’est sexy le compromis, non ? Plus que le slip qui traine dans son laboratoire, en tout cas. Nous suivons donc les personnages qui apprennent à travailler ensemble, à avoir des intentions l’un pour l’autre, à se corriger l’un l’autre… À devenir partenaires, quoi.

Assez vite, Elizabeth se rend compte qu’elle est en train de craquer pour lui, par contre. C’est assez évident, et ça se voit à son sourire niais autant qu’au fait qu’elle finit par cramer son dîner quand elle est au téléphone avec lui. Elle est de plus en plus dérangée quoi, et ça finit mal : le lendemain, Calvin débarque au laboratoire tout heureux d’avoir fait une percée dans ses recherches pendant qu’il courait. Il ferme donc la porte derrière lui, et c’est une mauvaise chose. Elizabeth se sent aussitôt mal et est forcée de partir en courant de la pièce, expliquant que c’était une mauvaise idée de bosser ensemble. Et clairement, Calvin ne peut pas comprendre ce qu’il se passe. Ah, c’est frustrant, et c’est 100% le cliffhanger de l’épisode.

Lasagnes

Sept ans plus tard, on en revient alors à l’émission de télévision vue en début d’épisode. Elizabeth y préparait des lasagnes… Et pour la première fois à la télévision, Elizabeth a cramé quelque chose. Toute la foule est surprise, mais elle retombe malgré tout sur ses pieds, avec un très joli discours final sur les échecs qui peuvent parfois arriver – en science comme en cuisine. Bordel, c’est un personnage fascinant, et cette conclusion sur les enfants qui doivent mettre la table car la mère a besoin d’une pause ? C’est mieux que Super Nanny !

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Lessons in Chemistry (S01)

Synopsis : Brillante biologiste dans les années 50, Elizabeth Zott se retrouve bien malgré elle à la tête d’une émission de cuisine, à défaut de pouvoir vivre sa carrière rêvée.

Pour commencer, eh bien, par où commencer dans mes raisons de voir la série justement ? L’actrice principale, c’est Brie Larson, que j’adore. Dans les rôles secondaires, on retrouve Aja Naomi King, que j’adorais dans How to get away with murder et que je suis pressé de revoir à l’écran également. C’est une série Apple, un synonyme de très grosse qualité en général. En fait, la vraie question, c’est pourquoi ne pas l’avoir commencée avant ?

La réponse est toujours la même : le temps. Et puis, aussi, je me suis arrêté en cours de route pour The Crowded Room alors que j’adorais et qu’il y avait Tom Holland. Je ne sais pas, j’ai du mal à tenir la longueur sur les séries en ce moment, mais en même temps, je continue d’adorer avoir un épisode par semaine. Bref, c’est compliqué.

Je profite du temps des vacances scolaires pour au moins essayer entre deux séances de boulot de me mettre à jour dans les épisodes déjà diffusés… Mais je sais aussi que leur diffusion le vendredi ne sera vraiment pas idéale pour rester à jour. Qu’importe : Brie Larson, du féminisme, des années 50… Ca ne peut que me plaire ! Enfin, du coup, j’ai peur d’être déçu car j’en attends beaucoup. C’est compliqué de vivre dans ma tête, en fait.

Lessons in Chemistry – S01E05 – CH3COOH – 17/20

Deux mois plus tard, c’est toujours un coup de cœur. Cette série est on ne peut plus simple et chaque épisode raconte un chapitre de la vie d’Elizabeth avec beaucoup d’efficacité. Le scénario est plein de petits moments extrêmement…

Lessons in Chemistry – S01E06 – Poirot – 15/20

Pfiou, c’est un épisode qui ne fut pas simple à critiquer, car toutes les intrigues s’entremêlent dans cet épisode. Cela dit, ça me convient, parce que c’est toujours chouette à suivre. Je ne fais que me répéter : les personnages…

Percy Jackson and the Olympians – S01E01 – I Accidentally Vaporize My Pre-Algebra Teacher – 13/20

Je suis un peu déçu par ce premier épisode. J’espérais que le voir me permettrait de me souvenir des romans, mais alors pas du tout finalement. J’avais l’impression que la saga était bien plus épique et surtout que Percy était plus malin que ça… mais je crois que c’est mon souvenir le problème. Si la fin du premier épisode promet de meilleures choses et que les effets spéciaux sont excellents, j’ai déjà énormément de mal à supporter Percy, ce qui risque d’être un problème. Notons aussi qu’avant le dernier acte, j’ai eu l’impression que l’épisode était long alors qu’il ne dure que 39 minutes…

Spoilers 

Percy est un pré-adolescent un peu rêveur, harcelé pour ça et sur le point de découvrir qu’il n’imaginait rien.

Am I a trouble kid? Yeah, you could say that.

Percy

L’introduction de l’épisode, brumeuse, permet l’arrivée du héros, Percy Jackson. Il ressemble exactement à ce que j’imaginais – et au souvenir que j’en avais. De toute manière, la bande-annonce m’avait déjà confirmé que la série vaudrait le détour pour ça : les effets spéciaux, le casting, les choix faits sont tops. La voix-off, le titre de l’épisode à la première personne ; au moins, on sait directement à quoi ressemblera la narration de la série. Commencer par ce plan sous la pluie est une bonne idée pour introduire le héros, mais je ne suis pas tout à fait convaincu par la pertinence de la scène pour autant, parce que ça commence trop en mode mise en garde sortie de nulle part. J’imagine que c’est le but de toute manière.

Post-générique, on se retrouve avec une introduction déjà bien plus efficace. Percy Jackson a 12 ans et est un ado comme les autres, avec son tas de problèmes. Pour les comprendre, il faut déjà revenir en arrière, avec un Percy qui voit des animaux fantastiques dans le ciel à l’école. Puis dans la rue. Il n’arrête pas de voir des choses irréelles, avant qu’elles ne prennent une forme plus réaliste.

L’histoire est excellente, il n’y a pas à dire. La présentation de cette histoire par la série ? Je ne sais pas, j’ai du mal à entrer dans la série, déjà. La musique est déjà bien trop épique à mon goût pour ce qui n’est qu’une introduction du personnage principal. C’est sympa de le voir passer par la case psy et de savoir qu’il a rencontré son meilleur ami, Grover, mais on nous en fait déjà des caisses dans la mise en scène, alors qu’il ne s’est rien passé.

Pour qu’il se passe quelque chose, il faut donc attendre qu’il obtienne l’âge de 12 ans. C’est le point commun à tant d’histoires ! La sixième, c’est vraiment un moment marquant dans la vie d’un pré-ado, que voulez-vous. Bref, à 12 ans, il a une sortie scolaire qui lui permet d’admirer une statue de Persée. Un autre flashback (encore ? déjà ?) nous permet d’apprendre qu’il tient son nom de ce personnage mythologique. Sa mère lui a en effet expliqué l’origine de son nom alors qu’ils visitaient ce même musée. Au passage, les scénaristes modernisent un peu le roman problématique parfois en rétablissant l’histoire de Médusa, et ce n’est pas si mal fait, en vrai.

Forcément, dans le présent, Percy se laisse aller à la rêverie quand il revient dans ce musée. C’est plus ou moins une bonne chose : se souvenir de sa mère lui fait plaisir, mais il est victime aussitôt de harcèlement. Et même sa prof semble être une sacrée connasse. Percy s’en confie donc à Grover, son meilleur ami, qui lui conseille de ne surtout pas répliquer.

Nancy

Le conseil est franchement discutable, surtout que la gamine qui se fout de lui est carrément insupportable et n’hésite pas à leur balancer à la figure un sandwich, juste parce que c’est drôle. Percy en a marre, cette fois, et il décide donc de répliquer. Par contre, la réplique est beaucoup plus violente que prévu : il projette la gamine dans une fontaine en utilisant un pouvoir magique. Là, la série part quelque peu en vrille dans la manière de nous montrer ce qu’il se passe ensuite : Mrs Dodds la prof connasse ressemble soudainement à une harpie. Et ça ne semble pas agréable pour Percy de voir sa prof se transformer en monstre, bizarrement.

Elle se jette sur lui, assurant qu’il leur a fallu du temps pour le retrouver mais que ce sang-mêlé ne pourra pas se cacher éternellement. La harpie est aussi à la recherche de quelque chose, mais nous n’en saurons pas plus car Percy la transperce d’une épée sortie de nulle part… avant de se réveiller, après s’être évanoui à côté de la fontaine. Ben tiens.

Je ne me souvenais pas que l’écriture du roman était si chaotique. J’avais l’impression que tout ça était bien plus réaliste… mais en même temps, j’étais enfant quand je les lisais. Inévitablement, de retour à la réalité, Percy demande où est sa prof si flippante à un autre prof, bien plus bienveillant, en fauteuil roulant. Cet autre prof, tout comme Grover, explique alors qu’il n’y a jamais eu de Mrs Dodds. C’est con.

La journée peut alors reprendre comme si de rien n’était. PARDON ? Le prof demande à tous de continuer la journée alors qu’il a une gamine dans une fontaine et un autre évanoui ? Sérieusement ? C’est bien les mondes fictifs. Bon. Cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y a aucune conséquence pour Percy, hein. Une sorte de conseil de discipline est rapidement mis en place dans le bureau du directeur du collège.

Si Percy assure ne pas avoir touché Nancy, la gamine insupportable et que c’est techniquement vrai, personne ne le croit. En plus, face au directeur, Grover trahit finalement son ami. C’est quelque peu mérité à ce stade : il voulait de toute manière s’attaquer à Nancy, hein. D’accord, c’est un accident plus qu’un acte intentionnel, mais bon… Il ne tardera pas à se découvrir totalement responsable, non ?

En attendant, Percy rentre chez lui pour mieux tomber sur son insupportable beau-père. C’est un gamin héros de roman jeunesse, évidemment qu’il a un beau-père qui le maltraite un peu – une sorte de loser de qui sa mère s’est entiché pour une raison qu’il est compliqué de comprendre. Il est toutefois chouette de voir que la relation entre Percy et sa mère est toujours au beau fixe quand la série commence. Elle est aimante, lui pardonne ce qu’il s’est passé avec Nancy instantanément et écoute Olivia Rodrigo en restant sous la pluie… Je ne peux que l’adorer, non ?

Elle décide d’organiser une petite expédition avec Percy suite à ce qu’il s’est passé, et le gamin ne comprend pas trop pourquoi. Sa mère semble se décider soudainement, quand il lui confie ses doutes sur ce qui vient de lui arriver pendant la sortie. Et alors qu’il se dirige vers la plage avec sa mère (oui, oui, par une belle journée pluvieuse), la série nous propose un autre flashforward – ou plutôt un cauchemar de Percy. Il rêve qu’un être monstrueux vienne à lui… Le classique des romans d’aventure, quoi.

La plage

Je suis partagé face à l’adaptation en tout cas. Je ne me souviens pas bien du roman, hein, mais je trouve qu’elle manque de quelque chose pour le moment. L’épisode est un peu long, en fait, ça traîne en longueur et je ne sais pas pourquoi. Cela dit, il suffit que je m’en plaigne pour que l’on avance un peu dans l’histoire : Percy se confie, au coin du feu, à sa mère sur ce qu’il s’est passé et sur l’hallucination qu’il a eu au musée.

Et bim, sa mère en sait d’un coup plus que ce qu’il raconte : elle sait que c’est une femme qui s’est attaquée à Percy. Voilà donc la mère qui se met à raconter qu’ils viennent à la plage chaque année parce qu’elle a rencontré son père ici, et que son père était beau et parfait parce qu’il était un Dieu. Allez, bim, on passe à l’exposition de la saga – et quelque part, je trouve que ça a mis du temps à arriver alors que non. Bon, et pour le bien de la critique, qui fait le résumé aussi, il faut que je précise moi aussi ce qu’il en est : Percy est un demi-dieu de la mythologie grecque, aussi appelé un sang-mêlé.

Le problème, c’est qu’être un sang-mêlé, ça sonne classe dit comme ça, mais ça le met en danger dans le monde des humains, parce qu’ils sont pourchassés par des monstres. Difficile d’en savoir plus pour le moment : la conversation est interrompue par Grover. Il est rapidement révélé que celui-ci en savait beaucoup plus sur Percy : il a des pattes de chèvre et est en fait un satyre, envoyé pour protéger Percy.

Oui, il l’a fait renvoyer de l’école, mais c’était en fait pour son bien, pour éviter qu’il ne soit retrouvé trop vite par ses ennemis. Allez, admettons. Au moins, l’histoire avance plus vite soudainement et ce n’est pas plus mal. Grover prend moins de temps que la mère de Percy pour tout raconter à son meilleur ami : il y a donc une Brume qui dissimule le monde magique aux yeux des humains, mais pas aux yeux de Grover ou de Percy, parfois. En théorie. En pratique, Grover n’a pas vu arriver à temps Mrs Dodds.

Le Minotaure

C’est donc un peu étrange, mais c’est surtout le signe que de nouvelles attaques vont avoir lieu. Quand il y en a une, c’est foutu pour toujours, avec des attaques censées se multiplier. Grover a le temps, pour l’humour, d’ajouter qu’il a 24 ans, mais paf, l’épisode avance soudainement vers autre chose. Un Minotaure débarque donc de nulle part sur l’autoroute pluvieuse et prend en chasse la voiture de la mère de Percy.

C’est con, ils en avaient besoin pour atteindre la Colonie, un safe space où Percy pourra finir de se préparer à ce qui l’attend dans le futur. Ce qui l’attend ? Plein de monstres, bien sûr. Avant ça, il doit toutefois dire au revoir à sa mère. Bordel, Percy est deux de tension et j’ai bien du mal à comprendre qu’il soit si lent à percuter ce qu’il se passe : sa mère fait promettre à Grover de prendre soin de lui et il est très clair qu’elle va devoir abandonner Percy…

Seulement, Percy ne le comprend pas immédiatement. C’est une jolie scène tout de même : la mère aimante est forcée de dire au revoir à son fils unique. Ils prennent un temps monstre à le faire alors que le Minotaure en slip est déjà à les rattraper. Après un dernier discours bienveillant et un baiser rapide à son fils, la mère humaine fait le choix de se sacrifier pour protéger son fils. Elle attire le Minotaure à elle.

Le pire dans l’affaire ? Comme Percy voit sa mère mourir, la protection qu’elle lui accorde ne sert absolument à rien ! En effet, Percy est aussitôt énervé et transforme à nouveau son stylo en épée dorée. Il se sert de celle-ci pour aller attaquer le Minotaure, et donc lui révéler sa présence. Que c’est con ! Sa mère lui a donc gagné du temps pour qu’il se protège, et lui, il décide d’aller s’en prendre au Minotaure.

Vraiment, je vais avoir du mal avec ce personnage. Et pourtant, tout le monde le traite en héros en fin d’épisode : il parvient à lui seul à tuer le Minotaure. Tout le monde ? Il est arrivé à la Colonie après être tombé inconscient (encore !) durant son combat. Et ça fait un bon cliffhanger pour ce premier épisode… avant un excellent générique de fin, tout en symboles et images bien réussies.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Percy Jackson and the Olympians (S01)

Synopsis : Adapté des romans de Rick Riordan, cette série plonge au cœur de la mythologie grecque en suivant la vie d’un adolescent ordinaire, Percy Jackson, qui découvre un jour qu’il est le fils d’un dieu grec.

j’ai bien évidemment un train de retard dans le visionnage de la série et la publication de mes critiques, mais je suis sûr que personne ne m’en tiendra rigueur. J’avais aussi un train de retard, enfant, quand je me suis mis à lire les livres. Et c’était il y a si longtemps que je crois bien n’en avoir strictement aucun souvenir, outre le fait que j’avais dévoré tous ceux qui étaient disponibles dans ma bibliothèque à l’époque.

On se retrouve donc face à un problème : j’ai lu, mais tout oublié ; je vais voir la série… et vais sûrement avoir envie de lire ces livres aussi. J’en ai déjà tellement dans ma PAL pourtant. Comme les séries, vous me direz, et comme les saisons que je n’ai pas encore terminées.

Pourquoi entamer une nouvelle série, alors ? Je ne sais pas ! On est le 1e janvier, c’est bien normal de commencer quelque chose, non ? En plus, je n’ai que trois épisodes de retard pour le moment. Et puis, si je veux retrouver ma passion des séries en 2024, il va bien falloir que je m’aventure au maximum sur de nouvelles séries pour trouver enfin de quoi me redonner envie d’être à fond.

Je doute que celle-ci fasse l’affaire, mais bon, on ne peut pas savoir tant qu’on n’essaie pas !

Note moyenne de la saison : 15/20