Hawkeye – S01E02

Épisode 2 – Hide and seek – 17/20
J’ai légèrement plus accroché aux personnages dans cet épisode, même si j’ai un peu de mal à comprendre ce qu’ils tentent de faire de Clint pour le moment. L’épisode était mieux dosé dans son humour et son action, et je ne regrette pas d’avoir mis de côté la série pour m’enchaîner les épisodes car ça fonctionne bien niveau rythme. Ah oui, c’est important à noter, même s’il y a quelques lenteurs dans l’épisode, ça passe bien.

Spoilers

Clint et Kate apprennent à mieux se connaître – et à se protéger l’un l’autre.

And my name is on the buzzer.

J’enchaîne sur l’épisode 2 puisque j’en ai la possibilité et que je suis curieux de voir ce qu’il donnera. Par contre, le résumé est un peu longuet, et la première scène aussi puisqu’elle repart sur la dernière scène du premier épisode. Kate décline rapidement son identité à Hawkeye qui est franchement étonné de découvrir une gamine si jeune derrière le masque de Ronin.

Il cherche évidemment à savoir d’où sort le costume, mais ils ne peuvent pas continuer leur conversation dans la rue. Kate l’emmène donc dans son appartement où il découvre qu’elle a 22 ans, qu’elle est une archère et qu’elle a un chien – même si ce n’est pas son chien. Bien sûr, elle lui rend le costume… mais ça ne peut pas s’arrêter là.

Il fallait bien de l’action pour une série d’action, et on en a. La Mafia du Survêt en a vraiment après Ronin, et ils ne lâchent pas l’affaire comme ça. Comme ils ont suivi Kate depuis le gala, ils savent très bien où est son appartement. Alors qu’elle affirmait à Hawkeye, son héros de toujours, que personne ne pouvait faire le lien entre elle et le costume, la mafia débarque directement chez elle. Et honnêtement, Kate est hilarante.

Ce deuxième épisode semble déjà bien beaucoup mieux parti que le premier, parce qu’on se retrouve avec un duo digne d’un père/fille qui est hilarant à bien des égards. Kate s’en sort bien pour s’attaquer à la mafia, Hawkeye aussi. A eux deux, ils les mettent en déroute… mais malheureusement, l’appartement de Kate est abandonné derrière : en flammes alors que la police arrive, il est un peu trop risqué d’y rester.

Kate, Hawkeye et le chien s’enfuient, passent en pharmacie chercher de quoi se soigner et vont se planquer chez la tante de Kate, qui n’est pas à New-York pour le moment. Eh, ça tombe bien. Le problème, c’est tout de même qu’ils ont tout de même abandonné derrière eux le costume de Ronin. Hawkeye retourne donc sur place, se déguise en pompier comme si de rien n’était et… ne retrouve pas le costume. Il faut dire qu’il y a parmi les pompiers des joueurs de LARP, alors le costume doit les intéresser.

Après tout ça, Hawkeye retourne donc voir Kate, l’aide à se soigner et… découvre qu’il a bien une piste. Le problème, c’est qu’il doit encore retrouver le pompier qui a le costume et s’en vante sur les réseaux sociaux alors que Kate me semble toujours en danger. Clint décide donc de rester plus longtemps que prévu dans un New-York plein de chants de Noël.

Le lendemain matin, il dit donc au revoir à ses enfants qu’ils renvoient auprès de leur mère, et ça ne fait pas plaisir à ses enfants de voir que leur père risque de ne pas être là cinq jours plus tard. La fille est particulièrement vexée d’être renvoyée sans avoir plus d’informations que ça, et je dois dire que les gamins me paraissent plus sympathiques dans cet épisode.

C’est un peu le cas de tout le monde pour le moment, même si Kate est pas mal naïve tout de même : elle semble découvrir que se trimballer comme une justicière masquée dans toute la ville n’était pas exactement discret. Elle fait donc la une à nouveau, cette fois-ci car elle est suspectée du meurtre d’Armand troisième du nom. Sur sept.

Quoiqu’il en soi, elle ne peut pas rater le travail, mais elle est tout de même en danger sur son trajet, forçant Hawkeye à l’accompagner. C’est plutôt une bonne chose : les deux personnages apprennent à se connaître. On nous confirme que Clint n’entend plus d’une oreille à cause de sa vie de super-héros, mais aussi que Kate est un personnage plutôt cool. C’est malheureusement la dernière fois qu’ils se voient d’après lui : il lui laisse bien son numéro au cas où, mais c’est tout ce qu’il souhaite faire pour elle, espérant bien récupérer le costume avant la fin de la journée… et rentrer chez lui, évidemment.

Pas évident de rentrer chez soi, cependant : du côté de Kate, l’appartement est en feu, elle porte les habits de sa tante et découvre que son beau-père est aussi omniprésent qu’il est insupportable : il insiste pour un dîner le soir-même. La série est plutôt marrante, mais on sent bien que cet épisode galère un peu à se rendre où il veut aller. Kate est une jeune femme bien trop drôle et agréable à suivre heureusement.

On la voit donc recontacter Clint par SMS, puis se faire contacter par la police. Oups. Kate est plutôt marrante, vraiment, à chercher à ne pas perdre la face devant les flics. Elle gagne aussi du temps, juste ce qu’il faut pour pouvoir passer la soirée tranquillement avec sa mère et son beau-père. Bon, tranquillement, c’est un dîner qui se termine bien vite en duel d’escrime entre les deux. Le générique nous avait confirmé qu’elle en faisait de toute manière.

Par contre, elle est agacée de découvrir que son beau-père la laisse gagner : persuadée qu’il cache quelque chose, elle essaie de prouver à sa mère qu’elle n’est pas avec un homme très bien pour elle. Et c’est intéressant à voir, parce qu’elle n’a aucun mal à prouver que Jack minimise son niveau d’escrime. Malheureusement, ça ne suffit pas à sa mère : loin de se méfier de son fiancé, elle tente plutôt de rationnaliser sa fille. Celle-ci est après tout une ado en crise, rien de plus.

C’est fou, n’empêche. On nous dit que le personnage a 22 ans, ce qui semble coller avec l’actrice, mais elle semble bien trop jeune dans l’écriture. Par contre, elle se rend compte bien vite qu’elle a des soupçons envers Jack qui ne font qu’augmenter : elle est rapidement persuadée que Jack est coupable du meurtre de son oncle, Armand. Tué au sabre, c’est étonnant comme meurtre dans New-York. Et quand en plus Jack à un des caramels qu’elle a vu sur la scène de crime dans l’épisode précédent, ben… Suspect as fuck.

De son côté, Clint s’essaie donc pour la première fois au LARP, un jeu de rôle dans lequel tout le monde prétend vivre à l’époque médiévale. Il y a des règles à suivre, bien sûr, et tout ça nous permet de rire un coup de voir le personnage être si ridiculisé. Par contre, on est loin des scènes d’action attendues d’un Marvel.

Clint accepte de se faire « tuer » dans le jeu de rôle par la personne qui porte le costume, uniquement parce que les pompiers et les flics jouant à ce LARP refuse de le laisser passer en tant que Clint Barton. Il doit prétendre être un joueur, et le duel permet au pompier qui avait le costume de s’en tirer avec le beau rôle.

Le costume récupéré, il reste à gérer la mafia du survêtement. Quel nom de merde, je me suis contenté des sous-titres. Bref, pour se faire, il annonce à sa femme avoir besoin d’une journée de plus à New-York : c’était une scène longuette mais qui mène à la fin de l’épisode assez efficacement. Clint se laisse kidnapper par la mafia pour assurer que Kate n’est coupable de rien…

Pas de bol pour lui, Kate est inquiète pour lui quand, après avoir quitté Jack et sa mère, elle se rend compte que Clint a été enlevé. Elle le localise donc grâce à son numéro – et grâce à son job dans la cybersécurité. Encore peu à l’aise avec son nouveau rôle d’héroïne, Kate finit par s’éclater au sol et aux pieds d’un Hawkeye qui gérait bien mieux la situation seul qu’avec elle.

Rendez-vous au prochain épisode pour voir ce qu’ils deviendront et si les scénaristes continueront de se moquer perpétuellement du personnage d’Hawkeye (je veux dire, le gag sur Katniss était marrant, mais entre ça et le LARP, on a l’impression qu’il est ridiculisé plus qu’autre chose pour l’instant)… alors que la fin d’épisode nous révèle le look de la patronne de cette mafia.

Hawkeye – S01E01

Épisode 1 – NEVER meet your heroes – 16/20
Comme pour Loki, cette série n’est pas du tout ce que j’attendais. Cette fois-ci, c’est clairement le titre qui est trompeur car le personnage mis en avant n’y est pas encore le plus intéressant. Bizarrement, j’ai plus eu l’impression d’être devant un pilot d’une série sur un autre personnage et ça n’était pas forcément pour me déplaire. En revanche, ça n’était pas non plus (pour le moment) à la hauteur d’autres séries Marvel. Pressé de voir comment ça va évoluer, donc.

Spoilers

Clint est à New-York pour un moment avec ses enfants à l’occasion des vacances de Noël ; Kate est une jeune adulte qui fait quelques bêtises avec ses incroyables talents d’archères.

I need a bow and arrows.

Toujours un plaisir d’entendre le générique de Marvel Studios. Vraiment. Je l’ai dit tout au long de l’année et je n’en démords pas, surtout après avoir vu No Way Home en salle il y a si peu de temps. La série commence de manière étrange en 2012. Je ne m’y attendais vraiment pas, car pour moi, on commencerait après Thanos, et puis c’est tout.

Ce n’est pourtant pas le parti pris, puisque la série décide de commencer sur le personnage de Kate. Elle sera clairement centrale si on en croit la promo de la série – et par-là, j’entends uniquement les affiches. Kate est en tout cas encore une enfant avec des parents en plein milieu d’une dispute. Ce n’est pas forcément la première scène la plus intéressante, mais on sent bien que la gamine va être pleine de ressources rien qu’à sa manière d’écouter aux portes.

Derek, le père, fait ce qu’il peut pour réconforter sa fille malgré les disputes, mais on sent assez vite que ça va déraper. 2012, c’est la bataille de New-York. Cela ne manque pas : après un petit-déjeuner avec sa mère, Kate remonte dans sa chambre et est aux premières loges pour observer dans le ciel de New-York la bataille qui se déroule.

Une invasion extra-terrestre, ça fait toujours plaisir, non ? Non, pas vraiment. Ses parents ne lui répondent pas et on ne sait absolument pas où ils ont bien pu être au début de la scène, mais sa mère finit par débarquer pour sauver Kate. Avant ça, on a eu droit à une très jolie scène où la petite observe depuis son salon au mur détruit la bataille. Clint la sauve de justesse, probablement sans même le savoir, en faisant exploser le vaisseau d’un alien qui allait s’en prendre à elle.

La gamine est clairement fascinée par cet archer qui manque de mourir pour elle, et c’est pour cela qu’à l’enterrement de son père, dommage collatéral de la bataille, elle demande à sa mère de lui fournir un arc et des flèches. Pour une série nommée Hawkeye, on sent que le personnage principal sera plutôt Kate finalement. Et ce n’est pas plus mal, j’accroche bien plus aux origin stories en général. Le générique sur lequel on enchaîne juste après est quant à lui très sympathique.

Cette longue introduction nous a présenté le personnage de Kate et nous enchaînons à présent avec la petite fille devenue adulte. Neuf ans plus tard, Kate est une archère de talent, forcément. Elle est aussi une jeune adulte stupide comme beaucoup d’autres. Sous la neige et en pleine période de Noël, elle fait le pari de faire sonner la cloche d’une tour-horloge avec son arc et ses flèches. Elle y parvient évidemment… mais ce n’est pas la meilleure des idées pour autant.

Elle se retrouve bien malgré elle à détruire la tour en question. Bon, autant vous dire qu’elle va vite être virée de son équipe d’archers, hein. En attendant, elle a un portable résistant à la neige, et ça c’est cool. C’est bien la seule chose cool pour elle, cependant. Pour nous, il y a du cool dans cette ambiance de Noël : on retrouve en effet Clint, enfin, à une représentation musicale du spectacle Rogers.

J’ai adoré à la fois l’idée et le spectacle : c’est une comédie musicale sur la bataille de New-York. Aussi ridicule que ce soit, j’ai trouvé ça beaucoup trop entraînant comme chanson. Ce n’est pas l’avis de Clint, plutôt triste de ce rendu. En plus, ça lui rappelle la mort de Natasha quand même. Quelle tristesse. Pas étonnant qu’après une rapide conversation avec sa fille, il décide de s’éclipser un temps. Aux toilettes, Clint est ravi de découvrir sur un urinoir une signature affirmant que Thanos avait raison et de rencontrer aussi un fan, choisissant l’urinoir juste à côté. Au secours, quoi.

Il retrouve ensuite ses enfants devant le théâtre, parce que ceux-ci ont bien senti le malaise de leur père. Ils quittent donc ce spectacle musical sans en voir la fin, allant au restaurant avec leur père. Bon, bien sûr, toute cette ambiance de Noël est très sympathique, mais il faut avouer que la série commence lentement. En six épisodes, ils auraient pu entamer plus rapidement sur l’action, non ?

Non, peut-être pas, c’est toujours bon d’avoir le temps de mettre en place tous les enjeux. On nous rappelle aussi l’attachement de Clint à ses enfants et à sa famille grâce à des scènes qui développent un peu les personnages. Ce n’est pas forcément une bonne chose car les enfants sont plutôt fades pour le moment, mais c’est nécessaire pour mieux comprendre la suite de la série, j’imagine. Et puis, ils sont mignons à se prévoir six jours à fond pour le programme de Noël.

De son côté, Kate vit toujours à New-York chez sa mère. Tout l’appartement est reconstruit comme avant la bataille de 2012. Il y a clairement de l’argent pour ça, et on nous le confirme rapidement avec la mère qui est prête à rembourser le clocher de l’université détruit par sa fille. Sympa. Elle fait quand même la morale à sa fille, mais bon, c’est du vite fait.

La gamine, pour se faire pardonner, lui ramène une médaille car elle est championne d’arts martiaux… et ne peut plus vraiment avoir son mot à dire sur la nouvelle relation de sa mère, je pense. Celle-ci est en effet un couple avec un certain Jack ; et on sent bien que Kate n’approuve pas. Elle n’est pas au bout de ses surprises pourtant : lors d’un gala, elle apprend d’Armand, un ami de la famille, que sa mère est sur le point de se marier avec Jack.

Bordel, le vieux est dans l’abus le plus total, mais c’était marrant comme scène. Kate ne vit pas ça comme quelque chose de marrant bizarrement. Sa mère est sacrément égoïste de la traîner à un gala sans la prévenir à l’avance, sérieusement. Kate sort un moment prendre l’air, et quand elle revient, elle entend sa mère se disputer avec Armand. La dispute ressemble même à des menaces de la part d’Armand, mais une fois de plus, la mère nie tout auprès de sa fille.

On sent bien que Kate est trop curieuse pour ignorer totalement son angoisse : elle se met aussitôt en quête d’obtenir des réponses. Elle suit donc Armand, ce qui est simplifiée par sa tenue : elle ressemble fort aux serveuses du gala. Prétextant être une serveuse, elle peut ainsi se rendre dans les caves et entendre Armand parler de sa mère, Eleanor. Dans les caves à vin, elle découvre une étrange vente aux enchères.

Se faire passer pour une serveuse, ça fonctionne un temps, évidemment, mais ça n’est pas une solution idéale. Elle est rapidement obligée de se débarrasser d’un serveur, puis de son boss, l’empêchant de suivre correctement toute la vente. Pendant que son nouveau beau-père se dispute un sabre de Ronin trouvé dans les ruines du QG Avengers, elle cherche donc à comprendre ce à quoi elle assiste exactement ;

Une seule certitude : la vente n’est pas menée à son terme, interrompue par une explosion. Celle-ci permet à Jack de récupérer secrètement le sabre de Ronin alors qu’il offre à Kate la possibilité d’enfiler le costume de Ronin. L’explosion ? Elle est l’œuvre d’hommes embauchés pour voler une montre bien sûr. Elle fait aussi trembler tout l’épisode, ce qui fait qu’Eleanor et le reste du gala sont évacués bien rapidement.

Alors qu’Eleanor s’inquiète enfin pour sa fille, Kate, elle, enfile le costume du Ronin et vit sa meilleure vie à sauver Jack et se servir de bouteilles qui doivent coûter une fortune pour mettre K.O un à un tous ses adversaires. La scène est sacrément bien chorégraphiée et c’est plutôt chouette à suivre, même s’ils semblent tous sacrément cons à la prendre pour le vrai Ronin.

Dans tout ça, elle parvient finalement à s’enfuir, mais pas sans se faire un nouveau compagnon de route : un chien éborgné qu’elle avait vu plus tôt et qui l’aide par un hasard de circonstances à stopper le braquage. Il n’en faut pas plus pour que Kate mette sa vie en danger pour sauver ce chien et se mette à lui raconter toute sa vie.

C’est plutôt drôle à voir, mais ça signifie aussi qu’elle sort dans la rue déguisée en Ronin. De retour dans sa chambre d’hôtel, Hawkeye découvre donc que quelqu’un lui a volé son identité secrète de grands malfrats pour interrompre un gala… et ça ne lui plaît pas. Loin de se douter de tout ça, Kate ramène le chien errant chez elle, le nourrit comme elle peut, puis repart à l’aventure, comptant bien en apprendre plus sur Armand.

Eh, c’est une héroïne sympathique et une série qui fonctionne : nous sommes clairement sur l’origin story d’une nouvelle héroïne, et ce n’est pas du tout ce que j’attendais avec ce titre. Les mystères commencent à s’accumuler aussi : après la vente aux enchères tenues par un groupe mystérieux et l’identité de Jack inconnue, nous voilà donc avec Kate qui découvre le cadavre d’Armand, transpercé très clairement par un sabre.

Bon, pour nous, le coupable est assez évident : Jack. Pour Kate, ce n’est pas si clair et, de toute manière, la priorité est de s’enfuir. Bon, elle est rapidement attaquée par un groupuscule qui la prend réellement pour Ronin… Fort heureusement, elle est ensuite sauvée de justesse par Hawkeye. Et il fallait bien que ce premier épisode s’arrête quelque part, et c’est ici : elle découvre qu’elle vient d’être sauvée à nouveau par Hawkeye et il découvre qu’il est face à face avec… qui, au juste ?

C’est plutôt marrant comme cliffhanger, et c’est efficace. Bien content de pouvoir enchaîner tout de suite par contre, ça m’évite de réfléchir trop longtemps à cette scène aberrante où ils se retrouvent tous malgré la grandeur de New-York ? Et puis, j’ai envie de connaître la suite.

Hawkeye (S01)

Synopsis : Après le retour de 50% des êtres humains sur Terre, Clint, alias Hawkeye dans les Avengers, cherche à retrouver sa famille à temps pour Noël.

Pour commencer, quelle meilleure période de l’année que celle-ci pour regarder la série ? Je voulais honnêtement la commencer le 25 décembre, mais ce fut un brin trop compliqué. Tant pis, entre Noël et le nouvel an, ce n’est pas mal non plus.

J’ai réussi à passer à côté de quasiment tous les spoilers de la série. A part une scène en bande-annonce et le fait qu’il valait mieux voir Black Widow avant cette série, je ne sais donc rien… Et c’est tant mieux, je n’ai pas envie que ça se passe autrement. Je suis curieux de découvrir ce que vont donner ces six épisodes – et pas mal triste aussi de savoir qu’il s’agit de ma dernière dose de Marvel avant un long moment. Ils nous ont bombardé tout 2020 pour finalement nous laisser trop de temps de digestion avant le prochain. Ce n’est pas bien réfléchi tout ça.

Bon, qu’importe, c’est comme ça, et ça ne va pas me gâcher mon plaisir, quand même.

Note moyenne de la saison : 17,5/20

S01E01 – Never meet your heroes – 16/20
Comme pour Loki, cette série n’est pas du tout ce que j’attendais. Cette fois-ci, c’est clairement le titre qui est trompeur car le personnage mis en avant n’y est pas encore le plus intéressant. Bizarrement, j’ai plus eu l’impression d’être devant un pilot d’une série sur un autre personnage et ça n’était pas forcément pour me déplaire. En revanche, ça n’était pas non plus (pour le moment) à la hauteur d’autres séries Marvel. Pressé de voir comment ça va évoluer, donc.
S01E02 – Hide and seek – 17/20
J’ai légèrement plus accroché aux personnages dans cet épisode, même si j’ai un peu de mal à comprendre ce qu’ils tentent de faire de Clint pour le moment. L’épisode était mieux dosé dans son humour et son action, et je ne regrette pas d’avoir mis de côté la série pour m’enchaîner les épisodes car ça fonctionne bien niveau rythme. Ah oui, c’est important à noter, même s’il y a quelques lenteurs dans l’épisode, ça passe bien.
S01E03 – Echoes – 20/20
Un épisode tout bonnement magistral malgré un début qui m’a fait peur, juste pour mieux nous surprendre ensuite : les héros sont attachants comme il faut quand il faut, l’humour prend à chaque fois et l’on entre pleinement dans l’action par un biais plus détourné que ce que j’imaginais. Au-delà de l’action, l’épisode marque déjà la mi-saison : sans trop de surprise, on apprend donc davantage d’informations et l’intrigue avance à son rythme. Et au milieu de tout ça, l’émotion n’est pas oubliée ; Noël non plus. Un très bon cocktail.
S01E04 – Partners, Am I Right ? – 17/20
Le rythme redescend d’un cran ou deux, et les personnages mettent parfois du temps à comprendre certains éléments qui me paraissent évidents, mais l’intrigue avance bien vite vers des scènes attendues et tout à fait géniales à découvrir. La série se met au niveau des autres productions Marvel et parvient à y rester, c’est parfait.
S01E05 – Ronin – 17/20
Si cet épisode se concentre sur un personnage que j’adore énormément, cela ne m’aveugle pas sur son rôle d’épisode de transition avant la fin que j’espère explosive. On avance beaucoup dans l’intrigue et les révélations sont faites, mais bon, tout ce qu’on veut désormais, c’est le fin mot de cette histoire. Dommage qu’il arrive si vite, d’ailleurs, quelques épisodes de plus n’auraient pas été de refus !
S01E06 – So This Is Christmas ? – 18/20
Beaucoup plus d’intrigues entremêlées que prévues dans cet épisode de conclusion, mais ce n’est absolument pas dérangeant car tout y est fluide et vraiment réussi. La série offre une belle conclusion à cette année de productions Marvel et elle le sait, en jouant jusqu’au bout comme il le fallait. Un vrai régal, et oui, je suis bon public, c’est comme ça, il faut s’y faire.

What if…? – S01E09

Épisode 9 – What if… The Watcher Broke His Oath ? – 20/20
Pourquoi suis-je surpris quand la fin de cette saison 1 ne pouvait absolument pas être différente de ce qui est proposé ici ? Je ne sais pas, je crois que j’ai posé mon cerveau à côté tout du long pour savourer cette série. Elle étend l’univers Marvel comme il faut et propose de bonnes choses qui s’inscrivent beaucoup plus que prévu dans le message de la phase 4 sur le multivers. Quant à la formule de cet épisode, c’est une formule que Marvel ne connaît que trop bien depuis le premier Avengers. Avec eux, ce n’est plus pourquoi changer une équipe qui gagne, c’est pourquoi changer une formule qui gagne ? Et effectivement, pourquoi ? C’est efficace.

Spoilers

Le Watcher brise son serment de ne pas intervenir pour mettre un terme à la menace Ultron.

You are the Guardians of the multiverse.

J’ai récupéré mon ordinateur, quoi de plus normal que mon premier visionnage de ce week-end soit le dernier épisode de cette série Marvel. Bien que légèrement spoilé sur l’existence d’un personnage particulier dans cet épisode, j’ai réussi à éviter la majorité des révélations à venir dans cet épisode et j’en suis heureux, parce que ce n’était pas gagné. J’ai fait un bon ménage dans ma TL apparemment. Et j’ai hâte de voir comment cette saison va se terminer – même si j’aurais aimé qu’elle continue encore un peu. Après, je me dis que sa fin va aussi me permettre d’avancer davantage dans les autres séries qui viennent de revenir.

Bon, allez, c’est pas le sujet de l’article en théorie, on est là pour un résumé et une critique de ce dernier épisode. Et il commence super bien, avec le retour de Peggy Carter et de son bouclier ! Captain Carter fait désormais équipe avec Black Widow pour battre les super-méchants et à moins d’être comptable et s’appeler Bernard, cet épisode commence super bien. C’est vraiment pas cool pour les Bernard de la compta, en revanche.

Captain Carter est toujours aussi badass, mais son combat contre un super-vilain est interrompu soudainement par le Watcher qui, comme promis par le titre de l’épisode, décide de rompre son serment et d’intervenir afin de sauver le multivers de la menace aperçue la semaine dernière. Wow. C’était inattendu, mais ça aurait dû être prévisible : le Watcher décide d’intervenir en faisant une petite récolte de super-héros dans les épisodes précédents.

C’est génial, tout simplement, car ça nous permet de retrouver une super équipe d’Avengers bien originale. Et en plus, on nous ajoute une Gamora destructrice de Thanos dans l’équipe ! J’aurais aimé avoir son épisode, mais bon, admettons. Qui sont les héros qui sont kidnappés par le Watcher pour devenir les Gardians of the multiverse ?

Gamora, Thor ado-pourri-gâté, T’challa Starlord, Captain Carter, le méchant Killmonger, Dark Strange. Une belle équipe, quoi. L’épisode explique ensuite rapidement les enjeux : cette super-équipe doit aller détruire l’Ultron de la semaine dernière qui est parti en vrille avec son armée de super-robots et ses gemmes. Autant dire que c’est une mission impossible, surtout que ces héros ne se connaissent pas encore. Bizarrement, le gardien les réunit, puis reprend à nouveau son rôle d’observateur qui n’intervient pas.

Oui, il ne cherche pas spécialement à les aider quand il les envoie en mission. Et oui, il les laisse servir d’appât à Ultron quand tout le monde accepte la mission improbable du Watcher. Bon, il leur accorde encore sa magie pour les aider à mettre en place un plan,, mais c’est sans compter sur le Thor immature qui refuse parfaitement de le suivre, préférant s’écrier un bon Viva Las Vegas.

Pas très efficace. Heureusement, Dark Strange est là pour protéger nos nouveaux héros. Un sort de protection leur permet de mettre en place ce nouveau plan, finalement, après un premier coup d’Ultron qui nous montre à quel point il possède des pouvoirs redoutables. Le plan ? Il est assez malin, je trouve : il consiste à voler la Pierre de l’Esprit en se servant des talents de T’Challa. Tout ça fonctionne et ça fonctionne même sacrément bien : j’aime beaucoup la manière dont tout s’enchaîne, avec des répliques très fluides. Et puis, toute cette équipe !

Elle manquait encore un rôle féminin d’envergure, même si Captain Carter prenait naturellement le lead : ça se produit quand Carter retrouve une Natasha Romanov d’un autre monde, celui où elle est la dernière survivante de l’espèce humaine bien sûr. Avant ça, il faut encore que Dark Strange se la pète en balançant un tas de zombies sur Ultron – parmi lesquels se trouvait aussi WandaZombie. J’aime beaucoup comment cet épisode fait le lien entre tous les épisodes et nous montre à quel point le format de l’anthologie était un leurre.

J’aurais dû m’y attendre, ce n’est pas la première fois que je suis confronté à ce genre de construction… mais ça marche super bien, et ça se fait avec surprise en ce qui me concerne. Bref, Ultron se débarrasse bien vite de Wanda, malheureusement, et tout ça devient une course à la Pierre de l’Esprit entre lui et nos gardiens du Multivers. Et c’est brillant à voir. Par contre, Ultron a toujours pas mal de pierres sur lui, alors il est un ennemi redoutable. Ces héros aussi le sont. Quelle scène géniale de voir Natasha et Peggy sacharner avec un bouclier ! Quel dommage de ne pas avoir un meilleur rôle pour Gamora ! Et la pierre qui est au milieu de tout, c’est génial à voir.

Vraiment, l’épisode est excellent. Malgré tout, nos super-héros sont encore une fois sur le point de perdre. Ultron récupère la pierre d’esprit et s’apprête à l’utilier… Mais c’est sans compter Dark Strange et sa transformation en poulpe. Grâce à un ultime effort de tous nos héros, Gamora récupère sa pierre d’esprit et peut mettre un terme aux actions d’Ultron.

C’en est presque trop facile, comme le souligne Thor. Ainsi donc, le robot utilisé par Gamora pour détruire les pierres d’infinité n’est pas conçu pour détruire les pierres d’infinité d’un autre univers. C’est problématique : en pensant détruire les pierres, tout ce qu’ils ont fait, c’est lui donner l’accès à toutes les pierres. À nouveau.

Ultron peut donc revenir plus puissant que jamais – mais il oublie encore à qui il a affaire. Et il a affaire au duo Natasha/Peggy qui est l’une des meilleures trouvailles de l’épisode. Malgré le fait qu’elles viennent de deux univers différents, les femmes arrivent à s’entendre juste ce qu’il faut pour mettre au point un plan se servant de la dernière flèche du Clint de l’épisode précédent. Cette flèche contient un virus et Natasha l’envoie dans l’œil d’Ultron pile à temps.

Pour être plus précis, elle vise son casque, mais Peggy retire le casque au bon moment, alors que la flèche avec le virus anti-Ultron arrive. Et c’est juste à temps : Ultron était en train de tuer tous les autres super-héros. Et oui, il suffit d’un petit virus de rien du tout pour venir à bout d’Ultron. C’est rapide et plus qu’efficace. Et pas cher. C’est Marvel que j’préfère. Pardon, c’était nul ça.

Il reste un problème : nos héros font équipe avec Killmonger, et il récupère les pierres sans scrupule. Killmonger se met aussitôt à dos les héros autour de lui, avant de les rallier à sa cause par un joli petit discours leur expliquant qu’ils peuvent tous sauver leur maison ; leur planète ; leur univers. Chacun un, tous pour un ? Cela ne prend pas sur nos héros.

La bataille reprend contre Killmonger, sauf que ce dernier oublie un autre détail : le corps d’Ultron, aka Vision. Celui-ci se relève pour récupérer les pierres, avant d’être interrompu par Dark Strange, se sacrifiant pour séparer les pierres… et pour surveiller ensuite un « pocket-universe » duquel les autres ne doivent plus jamais sortir. Ah. Tony ayant été mis à l’écart (j’ai ri face à cette scène bien plus que face au moment où le Watcher récupère Thor), il ne reste presque que des personnages qu’on serait susceptibles de revoir dans le MCU. J’ai du mal à croire que Scarlett ne revienne jamais (oui, malgré le procès). Bon, après, T’Challa évidemment, c’est bien triste.

Quoiqu’il en soi, ces personnages peuvent enfin faire le choix de retourner chacun dans l’univers qui leur appartient. Oui, même Carter qui demande pourtant un happy end, en vain. Reste un problème : Natasha n’a aucun monde auquel retourner. Et cela l’énerve encore plus. Elle se retourne assez logiquement contre le Watcher qui mangeait du popcorn quand sa famille était détruite, le confondant avec nous, de toute évidence.

Le Watcher décide malgré tout d’intervenir une dernière fois, non pas en rendant à Natacha son univers, mais en lui rendant une raison d’exister : il l’amène dans un univers qui a besoin d’elle pour vaincre Loki, dieu de la malice en train de terrasser le S.H.I.E.L.D. Décidément. Black Widow peut ainsi revenir à temps pour sauver un monde dans lequel elle n’existait plus car elle était morte, et ça fait bien plaisir à Nick Fury. Eh, le multivers offre bien des possibilités.

Le Watcher nous révèle aussi que le multivers est sa maison et qu’il la protègera quoiqu’il en coûte. C’est une jolie fin, et j’ai du mal à envisager une saison 2 à présent ; de même que j’ai du mal à imaginer la suite de la phase 4 sans lui. J’aurais aimé un lien avec la série Loki et le TVA aussi, mais bon… il faudra se contenter d’une étonnante scène post-générique dans laquelle Black Widow révèle à Captain Carter de retour dans son monde qu’elle a retrouvé l’écraseur d’Hydra… Avec quelqu’un dedans. Allons bon, est-ce un happy end à venir ?

Peu importe, on aura forcément un épisode de la saison 2 avec Peggy, et ça, j’approuve.

EN BREF – On nous a vendu un format anthologie pour noyer le poisson, mais la série a tout à avoir avec le reste de la phase 4 Marvel. Elle nous énonce quelques règles de base du multivers, nous montre bien que celui-ci est beaucoup plus poreux que prévu et montre à quel point la formule de base du film Avengers reste efficace sous toutes les formes de réécriture. J’ai adoré ces deux derniers épisodes, et ça signifie que j’ai adoré la saison dans son ensemble.

Voilà une série qui valait vraiment le détour ! Je suis fan de ce qu’ils proposent avec cette réunion du multivers et j’ai hâte de voir la suite de la phase 4. Trois séries sur quatre ont montré que le multivers avait ses limites et ses craquelures, tout ça va bien finir par péter sur grand-écran à un moment ou un autre.

En attendant, je reste au rendez-vous pour les projets suivants : The Eternals, la série Hawkeye et le prochain Spider-Man. Toutes les dates de cette fin d’année sont déjà dans mon agenda, et je suis bien content de me dire que l’année 2021 aura été marquée tout du long par des projets Marvel de qualité. Rien n’a atteint le niveau de WandaVision pour le moment, mais est-ce vraiment un problème quand tout est génial à savourer ?