NCIS Tony & Ziva (S01)

De quoi ça parle ?

Cinq ans que Tony et Ziva se sont retrouvés, avec leur fille Tali, à l’aéroport. Cinq ans qu’on n’a plus de nouvelles d’eux. Que devient donc ce couple mythique du petit écran ?

Ce que j’en attends

J’ai du mal à savoir moi-même pourquoi je vais regarder la série, mais ça se résumerait en quatre lettres s’il me fallait vraiment un argument : Ziva. C’est un personnage que j’adore, tout simplement : elle a apporté à la série d’origine tellement de choses ! La répartie avec Tony, le passé alambiqué avec Israël et le Mossad, l’histoire familiale tordue, eh, vraiment, c’est un personnage qui a tout pour plaire et que personne n’oserait écrire en 2025. Il y a vingt ans, ça passait bien. Aujourd’hui, je suppose qu’ils vont beaucoup gommer son passé pour s’éviter des polémiques.

En revanche, il y a un personnage que je déteste, et ça tient en quatre lettres aussi : Tony. Sexiste et machiste, harceleur de ses collègues, bouffon dans les ¾ de ses enquêtes, c’est un personnage avec lequel j’avais du mal avant même que ce soit mainstream de détester les personnages comme lui. Rien ne s’est arrangé avec le temps : je tiens l’acteur pour responsable de l’arrêt de la carrière d’actrice d’Eliza Dushku, parce qu’il lui a fait des blagues sexistes en coulisse et qu’il n’a pas apprécié qu’elle le dénonce et le remette à sa place. La victime s’est retrouvée compensée financièrement, virée et hop, tais-toi on n’en parle plus. Comment l’acteur peut-il encore avoir une carrière, c’est un mystère.

Pourquoi je regarde alors ? Eh. Je suis en plein conflit entre Ziva que j’adore et Tony que je déteste. La curiosité me pousse pour le reste : j’aime bien la franchise, mais ils ne peuvent pas proposer un « NCIS Paris », quoi. J’ai envie de savoir ce que ça va donner, en fait.

Note moyenne de la saison : 14/20

NCIS Tony & Ziva – S01E01 – No Country is Safe – 13/20

La série capitalise autant sur la nostalgie que la curiosité, et ça fonctionne plutôt bien quand ils le font. J’ai envie de voir les deux personnages principaux se retrouver, même si j’ai aussi envie que Tony meure, par exemple. Par contre, si j’adore l’actrice et si c’est fun de se prendre des coups de vieux…

NCIS Tony & Ziva – S01E02 – No Friend of Mine – 13/20

Je suis sûr que l’intrigue n’a rien de compliqué, mais je me suis laissé perdre dans l’insipide suite d’explications à rallonge. Qu’importe, je suis surtout là pour les personnages et, de ce point de vue-là, c’est un plaisir de les retrouver. Après, je suis désolé, mais la simplicité des enquêtes de la franchise manque quand…

NCIS Tony & Ziva – S01E03 – Cover Story – 15/20

Je pensais que la fatigue allait me faire détester cet épisode, finalement, elle fait que je suis plus indulgent. J’ai beaucoup aimé ce que j’ai vu dans cet épisode qui s’éloigne du fil rouge pour des moments plus comiques et plus raccords avec le couple Ziva/Dinozzo. Concrètement, cet épisode réussit à me faire apprécier davantage…

NCIS Tony & Ziva – S01E04 – Wedding Crashers – 16/20

La construction de la saison a le mérite de me surprendre en bouclant plus vite un pan de l’intrigue que je ne l’imaginais. C’est une bonne chose, car ça aurait tiré en longueur autrement ! Du côté des personnages, je trouve cet épisode un peu plus prenant, que ce soit grâce aux scènes d’action, aux deux…

NCIS Tony & Ziva – S01E05 – To Be Determined – 15/20

Allez ! Les enjeux s’accélèrent dans l’épisode maintenant que les masques tombent les uns après les autres. Les scénaristes continuent de mettre quelques gags et même si dans l’ensemble, c’est très prévisible et pas toujours bien logique quand on s’attarde sur des détails de l’intrigue, je dois bien dire que la série fonctionne déjà mieux qu’à…

NCIS Tony & Ziva – S01E06 – We’ve Got Company – 15/20

Voilà un épisode très détaché du reste de la saison, mais ça fait du bien de pouvoir respirer de ce fil rouge inutilement complexe et pas franchement intéressant. Là, les enjeux sont clairs et bien menés. Certes, il y a des moments prévisibles et des grosses ficelles qui plombent un peu le rythme, mais l’épisode…

NCIS Tony & Ziva – S01E07 – Dark Mirror – 14/20

Un épisode avec assez peu d’action, mais des approfondissements de chaque personnage principal vraiment bienvenu. J’ai aimé la manière dont les scénaristes usaient de tous les subterfuges possibles pour développer les dynamiques et les relations de manière plutôt cohérente. C’est à souligner principalement parce que le reste de l’intrigue et de l’action n’est pas toujours…

NCIS Tony & Ziva – S01E08 – Fire Sale – 14/20

Il faut bien avouer que j’ai totalement lâché la série à quelques épisodes de sa fin. Franchement, les intrigues d’espionnage alambiquées à la mords-moi-le-nœud ne parviennent pas du tout à m’accrocher. Heureusement, les personnages sont sympathiques pour la plupart et il y a quelques situations comiques qui font que la série reste plaisante à regarder,…

NCIS Tony & Ziva – S01E09 – Ride or Die – 14/20

Le rythme s’accélère et le dernier épisode a de quoi remonter le niveau, je pense, parce que j’aime bien comment cet épisode de transition nous mène vers une intrigue finale qui devrait permettre la victoire des héros après quelques épreuves de plus. La construction de la saison est basique, mais pourquoi pas. Quant à cet…

NCIS Tony & Ziva – S01E10 – Full Circle – 14/20

Eh bien, la saison s’achève sans que la qualité ne soit vraiment au rendez-vous. Vraiment, tout du long, ça aura été une série qui surfe uniquement sur la hype de ses personnages et sur les dynamiques. Cela fonctionne juste assez, en vrai : on s’amuse bien, il y a ce qu’il faut de suspense et on…

Alien Earth – S01E01 – Neverland – 12/20

La note parle d’elle-même : je suis déçu. Je ne peux pas critiquer la qualité des images ou l’aspect très léché de la production en général, mais j’ai trouvé que le scénario manquait vraiment d’originalité. Il manque sacrément de rythme et ne parvient pas à me convaincre pour le moment : les personnages sont caricaturaux, dans le mauvais sens du terme, les répliques hyper convenues et vraiment, que c’est lent à se mettre en place ! Et en vrai, ce n’est pas forcément un problème la lenteur, parce que parfois c’est bien fait et ça fait du bien… Mais là, bon, y a beaucoup de moments où ça ne se justifie pas. Quand je regarde le temps qu’il reste à plusieurs reprises sur un premier épisode, c’est que quelque chose est foiré dans l’immersion.

Spoilers

Un vaisseau s’apprête à s’écraser sur Terre, mais il va prendre son temps.

I’m not your brother.

La série commence par une mise en contexte écrite. Je n’aime pas toujours ces idées tordues où on ne retient rien d’un texte à rallonge à première lecture comme dans Star Wars, mais là, ça me va. C’est court, mais efficace : nous sommes dans le futur où une guerre fait rage entre Cyborgs, Synthétiques et Hybrides. Jusque-là, ça va. Peut-être qu’on pourrait nous en dire un tout petit plus sur ce qu’est un Synthétique, mais eh, ce serait me tirer une balle dans le pied que de le dire après cette introduction de critique. Non ?

Bref, nous sommes au début de la série en 2120 à 1300 millions de kilomètres de la Terre dans un vaisseau spatial où cela fait 65 ans que la mission Maginot a commencé. On y assiste au réveil d’un groupe d’explorateurs qui dormait dans des pods me rappelant ceux de Dollhouse… Ils étaient cryogénisés, bon, classique pour un voyage dans l’espace, vous me direz.

Ensuite… Eh, on ne comprend rien en vrai. C’est un peu longuet en plus, tu m’étonnes que l’épisode dure une heure ! Il y a plein de personnages qui parlent de gens qu’on ne connaît pas bien, puis des quatre entreprises – pardon, cinq – qui dominent le monde. On en a une qui a toute l’Amérique et la Lune, par exemple. OK. Il n’y a pas de pays, mais des entreprises, et la guerre qui fait rage entre les trois groupes vise à déterminer quelle entreprise gagnera. On insiste particulièrement sur la petite dernière, dirigée par le jeune Kavalier. Cela aura sûrement un impact pour la suite. C’est une exposition déjà lourde pour une saga qu’on connaît. Ne sommes-nous pas là juste pour voir des aliens ?

Onfinit par en voir quand l’équipe se trouve confronté à un gros problème : ils n’ont plus de communication, plus de journal de bord et brûle trop de carburant. Ils envisagent donc de se débarrasser des spécimens qu’ils ont récupéré (dans l’espace ?). Le seul problème, c’est que leur mission, c’est de les collecter. Certains autres envisagent donc de prévenir la sécurité si la conversation devait se prolonger.

C’est assez clair, tout en étant un peu étrange, car il y a beaucoup de personnages et je ne sais pas trop quoi en penser. Sont-ils les héros de la série ou vont-ils tous crever dans trente secondes comme je m’y attendais au départ. Ils retournent se coucher et le montage nous indique qu’ils sont possiblement en danger : la musique devient terrifiante, il y a quelques petits flash et zoom sur les spécimens… Je n’ai pas envie d’être à leur place, hein.

Sur Terre, nous découvrons l’île de Neverland (le pays imaginaire, pas de doute, c’est Disney +) où se situe un laboratoire de recherches. On y rencontre un scientifique et son enfant chauve (et malade) qui a peur des scorpions. Je peux comprendre, mais c’est bien tout ce que je comprends pour le moment. Il aurait peut-être fallu que je revois quelques films avant. En tout cas, l’enfant est amené dans un laboratoire pour un transfert de conscience dans le corps d’une femme qui me paraît plus âgée, mais bon.

On retrouve dans ce laboratoire le personnage de Kavalier qui dirige apparemment les choses. Il indique à la gamine qu’elle va être la première personne humaine à être transférée dans une synthétique. Eh, ça je l’avais vu dans la bande-annonce au ciné et ça me donne l’impression que la série commence enfin. J’espère qu’une fois l’intro longue passée, ça va évoluer dans un sens un peu plus dynamique. Non, parce que là, on a des répliques très clichées (je suis spéciale/tu es très très spéciale) et des extraits de Peter Pan (je rêve mes séries en couleur, faut croire). Si le futur, c’est juste comme aller chez le dentiste et regarder un écran au plafond pendant qu’on nous lobotomise, non merci. On découvre en tout cas que la gamine, Marcy, trouve que son futur corps ressemble à une Wendy.

Marcy ou Wendy, peu importe : elle voit sa vie défiler devant ses yeux pendant le transfert. À son réveil, elle peut admirer Neverland depuis une falaise et se faire appeler Wendy pour de bon. L’avantage d’être une synthétique ? Elle peut sauter de la falaise et atterrir bien en vie sur ses pieds quelques dizaines de mètres plus bas.

Elle n’est plus humaine, en revanche, et c’est une enfant dans un corps d’adulte. On a beau me dire que son esprit est là, moi, je me dis que ce n’est pas de la vie, ça. Oh, en face d’elle, on essaie de lui recréer une adolescence artificielle, mais bon, ce n’est pas grandiose. On confie vite à Wendy la fille si spéciale une mission : aider de prochains enfants (perdus) à se faire à leur transition vers des corps de Synthé. On comprend bien qu’il est question d’enfants malades qui se voient offrir une vie meilleure en tant que synthé adultes. C’est quelque peu perturbant, en plus, de voir que Wendy est déjà très adulte dans certaines répliques, alors que c’est toujours une enfant.

Et puis, tout n’est pas si merveilleux dans le monde de nos enfants qui deviennent synthétiques : on apprend ainsi qu’ils ne pourront jamais retourner chez eux. J’ai trouvé l’épisode un peu lourd avec Peter Pan aussi : on a compris le parallèle enfants perdus/synthé très vite. En fait, l’appeler Neverland aurait déjà suffi. Nous montrer en boucle les scènes de Peter Pan, puis faire en sorte que Kavalier lise le livre… Eh, c’est lourd, non ? La série fait aussi plein de mystères avec des plans coupés et serrés qui ne montrent pas grand-chose a priori, ou rien qu’on ne connaisse déjà en tout cas.

Cette intro pour Wendy étant passée, on retourne sur le vaisseau où une alarme se déclenche et ou une voix robotique annonce une collision imminente. Le crash que j’attendais dans la première scène va-t-il enfin se passer ? On est en droit de l’espérer alors qu’un scientifique essaie de confiner tous les spécimens.

Morrow, c’est son nom, est bien enfermé dans un sas où il sait qu’il peut survivre. Il a la sympathie de laisser une de ses collègues se faire tuer par un alien alors qu’elle le suppliait de le sauver. Un alien ? Pas n’importe lequel : un Xenomorphe. Il n’exprime aucune émotion et fait un peu peur le garçon si vous voulez mon avis. Sa collègue ? Elle se fait tuer par un alien qu’on ne connaît que trop bien et qui est ensuite assez malin pour chercher à s’en prendre à Morrow.

Celui-ci se prépare tranquillement au crash du vaisseau en entrant dans une soute à impact. Il se prend un peu de bave de Xenomorphe sur la joue, mais eh, c’est sa meilleure chance de survie. Je suppose que s’il avait sauvé sa pote, il n’aurait pas eu autant de temps et qu’il n’y aurait pas eu de place pour deux en soute. Cela reste un sacré bâtard. Au moins, ça m’a fait un peu d’action, c’est ce que j’espérais. On voit le vaisseau se prendre un satellite, puis se diriger vers la Terre pour un crash que Morrow a jugé inévitable.

De notre côté, on retourne observer Wendy qui, de son côté, observe Joe – apparemment, son frère. Elle parle toute seule – à ses peluches – et nous fait une voix off nous présentant le personnage de Joe. Il croit sa petite sœur morte, est devenu médecin et vit une vie toute calme dans une Terre qui n’a pas grand-chose de futuriste finalement. Bon, OK, sa sœur est un robot qui ne peut plus manger, ça change un peu du présent… mais c’est à peu près tout, parce qu’ils regardent dans le futur les mêmes films que quand j’étais gamin, quoi. Inventez des films, au moins, mince, un peu de budget !

Le budget finit par arriver pour le crash de Maginot, le vaisseau du début : Joe et ses amis assistent ainsi au crash de l’immense vaisseau sur une skyline un brin futuriste elle aussi. Et, pourquoi finit-il dans des tours triplées ? J’ai vraiment pensé au 11 septembre 2001, c’est trop étrange.

Joe fait partie de l’unité d’élite qui se rend en premier sur les lieux pour chercher des survivants et évacuer les blessés. Bien sûr, son unité est rapidement plongée dans le chaos. La série aurait pu commencer là, en vrai, c’est bien plus efficace comme début. La scène est impressionnante, il y a du budget dans les SDX, même si tout ça semble un peu faux – je n’irai pas jusqu’à dire qualité DC, mais vraiment, on se croirait dans un jeu vidéo par moments. Ceci dit, c’est impressionnant pour une série, c’est vrai.

Bon, l’équipe se dirige dans les bâtiments et cherche des victimes à sauver des décombres et à amener vers le centre médical de premiers soins et secours à l’extérieur. Ils trouvent rapidement le vaisseau et tous les dégâts qu’il a causés, s’intéressent de savoir d’où il vient et le pénètrent pour le fouiller. Ils vont libérer l’alien qui est à l’intérieur, pas vrai ? C’est un vaisseau chargé de transporter des formes de vie, ce serait bien de se méfier un peu.

Ils sont surpris de découvrir des spécimens dans le laboratoire et très sincèrement semblent terrifiés de ce qu’ils voient pour la première fois. Je peux comprendre, il y a des spécimens vraiment peu ragoûtants. Il y en a même un qui tombe sur l’épaule d’un membre de l’unité sans qu’il ne s’en rende compte.

Dans le vaisseau, Morrow est toujours en vie. Le Xenomorphe s’est échappé et éloigné de lui, alors il sort de sa soute et prévient l’intelligence artificielle du vaisseau qu’il est pris d’assaut par des terriens. Quand il tombe sur deux d’entre eux, il les menace aussitôt avec son flingue et les transforme en otages. Sans raison. Du moins, on ne les connaît pas encore. Les membres de l’équipe Prodigy sont peu rassurés. Ils voulaient sauver des vies avant l’effondrement de l’immeuble, ils se retrouvent menottés à des tuyaux. Pas cool. Morrow, lui, refuse de leur venir en aide même quand ils supplient : c’est un cyborg, il n’est pas leur frère, ben super.

Les pauvres soldats sont vraiment sacrifiés : ils sont rapidement trouvés par un spécimen qui fait un véritable buffet avec cette bouffe qui ne peut s’échapper. C’est triste pour eux.

De son côté, Wendy finit par découvrir ce qui est arrivé en ville et à son frère alors qu’elle faisait un test avec un scientifique stérile. Wendy veut aussitôt se rendre sur place pour aider son frère. Kavalier est surpris de la qualité de son travail car la synthé paraît super humaine, mais ça le convainc de l’envoyer à la rescousse. Il a besoin que les gens soient sauvés et sait que son travail permettra de le faire. Hop, il envoie les Lost Boys à la rescousse. Ce sont des enfants dans des corps d’adultes invincibles… Qu’est-ce qui pourrait mal tourner en les envoyant en ville, hein ?

Dans le vaisseau Maginot, Joe et une partie de son équipe commencent à comprendre ce qu’il s’est passé : le crash n’est pas qu’un accident, il y a des cadavres qui datent d’il y a plusieurs jours. L’épisode se termine par l’effondrement d’une partie du vaisseau et de l’immeuble. Pour autant, Joe et ses potes parviennent à continuer les fouilles, tandis que Wendy explique à son créateur que son frère ne va pas mourir parce qu’elle va le sauver. Pff. C’est ça le cliffhanger ? C’est un peu pété, tout de même.

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Eyes of Wakanda – S01E01 – Into the Lion’s Den – 17/20

L’épisode a su éteindre toutes mes craintes d’une anthologie peu intéressante. Cet épisode s’attarde sur une héroïne qui m’a beaucoup plus et une histoire simple à comprendre. J’aurais aimé que ce soit plus long tellement j’ai accroché aux personnages principaux : ça aurait pu faire une bonne série, en vrai ! Et pourtant, ce ne sera qu’une anthologie, une histoire sans lendemain. Inévitablement, ça veut dire aussi que ce n’est pas complet… mais je ne regrette pas d’avoir regardé, loin de là !

Spoilers 

Le Wakanda est un royaume aux nombreux secrets.

No one is my master and I already have a home

J’en ai un peu marre de moi : j’ai lancé cet épisode parce que je me suis dit, « tiens, je vais préparer Disney + pour demain matin, c’est bien de regarder au réveil »… Et puis, changement total d’avis en voyant les miniatures des épisodes. Le style de dessin est totalement différent de ce que j’imaginais, parce que je pensais plutôt qu’on aurait un style à la What if.

Si je ne suis pas forcément fan des trais et de l’absence de contours parfois, je dois dire que je trouve les couleurs absolument magnifiques. Vraiment, c’est un régal à regarder. La série en elle-même ? Une anthologie, ce n’est pas fait pour moi, en théorie, quatre épisodes, c’est du foutage de gueule, mais eh, après une pause dans le visionnage d’absolument toutes mes séries d’à peu près deux mois, un animé qui sort du cadre de ce que je regarde habituellement ne peut pas faire de mal, je suppose.

Le générique m’a laissé parfaitement indifférent je dois dire, mais on verra si avec la répétition de quatre épisodes, il me gagne. En attendant, bon, et si je commentais l’épisode ?

L’idée est de repartir loin dans le passé, en Crète, lorsque des pirates débarquent et pillent un village. Les bandits brûlent ce qui est sur leur chemin, font quelques otages et décident de faire d’eux des esclaves qui serviront leur maître, nommé le Lion. Seulement, voilà, parmi les otages, il y a l’héroïne de ce premier épisode, qui s’appelle Noni. Alors qu’on essaie de faire d’elle une esclave, elle se lève et se rebelle, assurant qu’elle n’a pas de maître.

On comprend à son accent qu’elle vient du Wakanda, ce que la série confirme vite avec un flashback, six semaines plus tôt, où elle est encadrée par des Dora Milaje. Bon. Je pensais que la série repartait si loin dans le passé précisément pour nous faire une origin story des Dora Milaje ou du Wakanda. Tant pis, ce ne sera pas le cas. Pour autant, l’histoire de Noni est plutôt sympathique. Elle est envoyée six semaines plus tôt à la recherche de Nkati – le Lion. C’est embêtant : le wakandais (ça se dit comme ça ?) est devenu un méchant gourou ?

Eh oui. Le Lion a trahi le Wakanda, s’est barré malgré toutes les règles du royaume et a en plus volé des armes en partant. Il a une avancée technologique qui pourrait faire de lui rapidement un roi, un tyran même, à la tête d’une armée qui pourrait détruire le Wakanda. Inévitablement, c’est un danger pour le Wakanda et on demande à Noni de devenir un fantôme pour le retrouver et l’arrêter au plus vite.

C’est intéressant comme point de départ, d’autant plus que Noni n’est pas une Dora Milaje : elle a échoué, parce qu’elle refusait de s’intégrer au groupe des guerrières et voulait garder son libre-arbitre. C’est étonnant de l’envoyer elle à la recherche du Lion, mais le but est évidemment d’avoir une guerrière qu’il ne connaît pas déjà : il a vu les Dora Milaje, mais pas Noni. Soit !

Dans le présent, Noni se libère de son geôlier et part vite à la recherche du Lion maintenant qu’elle en apprend plus sur lui. Elle n’est pas déçue de son voyage, découvrant qu’il tente aussi d’avoir des esclaves sexuelles au passage, en les faisant éduquer par une de ses guerrières. Cela ne plaît pas à Noni qui s’interpose aussitôt. Et là, on en vient à un défaut un peu inévitable pour la série et que je regrettais sur les meilleurs épisodes de What if aussi : le rythme est beaucoup trop rapide ! J’aimerais que ça dure le temps d’un film, en fait, et qu’on m’introduise mieux le personnage de Noni.

Le point positif, c’est que je l’aime beaucoup et que j’accroche bien plus que ce que j’imaginais quand j’ai entendu parler de la série la première fois. Le point négatif, c’est que je sais que ça va être court et que je regrette presque la longueur des scènes d’action. Je veux des approfondissements, je veux en savoir bien plus.

Et pendant que j’écris tout ça, Noni se bat contre les guerriers du Lion et je décroche déjà un peu de ce qu’il se passe. Elle gagne évidemment son combat, ce qui n’est pas une surprise : il s’agit d’une série sur des figures héroïques du Wakanda, ce serait con de commencer par une défaite. Pourtant, je trouve ça un peu étrange aussi de commencer par une héroïne qui ne soit pas une Dora Milaje. À l’inverse, c’est hyper cohérent que le Lion soit un homme se sentant plus puissant que les autres et voulant à tout prix étaler sa domination sur le monde, à coup de statues de Lion en or.

Noni finit par se retrouver nez à nez avec Nkati, évidemment. Celui-ci est surpris de voir pour la première fois une guerrière qu’il n’a pas formée lui-même, mais ça ne l’empêche pas d’essayer de convaincre Noni de rejoindre ses rangs. Pour se faire, il lui raconte qu’il a été envoyé hors du Wakanda par le Wakanda : on ne lui a pas dit en l’envoyant en mission, mais Noni sait bien que le Wakanda a plein de secrets.

Le récit de Nkati ? Le Wakanda a des « Hatut Zeraze », des chiens de guerre, qui sont des espions envoyés par le Wakanda à travers le monde pour effectuer des missions les aidant à conserver des secrets ou obtenir quelques richesses. Soit. Les esclaves ? Nkati a une jolie réponse : il a besoin d’eux pour créer les générations libres de demain. Il a beau essayer de convertir Noni à sa cause, c’est un échec : Noni refuse de suivre Nkati. Le combat inévitable commence alors et je suis tellement du côté de Noni. Les scénaristes ont fait du bon boulot. Et puis, cette guerrière, ce n’est pas sans me rappeler les Tueuses de Buffy. Franchement, il y a de très jolis moves (j’ai adoré le moment où ils sont suspendus aux draps par exemple, simple et efficace) !

Bien évidemment, Noni remporte le combat contre Nkati. Elle perd un œil au passage et lui fait exploser son bateau pour éviter qu’elle ne puisse remporter avec elle tout ce qu’il avait volé au Wakanda. Le problème, c’est qu’elle considère ainsi avoir échoué dans sa mission qui était d’arrêter la menace (partie réussie) que représentait le Lion, certes, mais aussi de ramener tout ce qu’il avait volé.

On lui assure tout de même qu’elle a réussi et qu’elle est victorieuse, lui offrant au passage un rôle parmi les Dora Milaje. Elle le refuse, préférant garder son indépendance et étant parfaitement consciente qu’elle ne peut pas bosser dans l’armée comme on le lui demande. Qu’à cela ne tienne, on lui propose alors de continuer à servir le Wakanda en tant que… chien de guerre. Bim. Nkati disait la vérité, et je n’en suis même pas surpris.

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Eyes of Wakanda (S01)

De quoi ça parle ?

Une petite (minuscule, même) série animée d’anthologie sur des héroïnes et héros du Wakanda à travers les âges.

Ce que j’en attends

À vrai dire, pas grand-chose. J’ai peur de ne pas aimer : les anthologies, ce n’est pas mon truc. Le format animé, ça ne me plaît quand même pas toujours. Les saisons de What if étaient hyper inégales et m’ont parfois franchement… Je ne sais pas, je m’ennuyais. Pour autant, j’ai envie de donner sa chance à cette nouvelle proposition de Disney/Marvel.

Je ne cacherais pas ici que je suis un grand fan de Marvel de toute manière et qu’il y a une large majorité de ce qu’ils proposent auquel j’adhère même quand personne n’aime. Du coup, tenter Eyes of Wakanda, c’est une solution de facilité (ça dure 2h, et même moins vu qu’il va encore y avoir dix minutes de générique par épisode je suppose) par rapport à Iron Heart et j’ai envie que ça se passe bien.

Je suis partagé, donc : j’ai peur de ne pas aimer car il y a plein de signaux qui font que ça ne me motive pas plus que ça… Mais j’ai vraiment envie d’aimer, surtout que je vois le potentiel de toute la mythologie du Wakanda. J’espère donc qu’ils n’ont pas foiré ce projet !

Note moyenne de la saison : 17/20

Eyes of Wakanda – S01E01 – Into the Lion’s Den – 17/20

L’épisode a su éteindre toutes mes craintes d’une anthologie peu intéressante. Cet épisode s’attarde sur une héroïne qui m’a beaucoup plus et une histoire simple à comprendre. J’aurais aimé que ce soit plus long tellement j’ai accroché aux personnages…

Eyes of Wakanda – S01E03 – Lost and Found – 15/20

J’adore toujours autant la série qui impose un style visuel très classe et surfe agréablement sur la mythologie Marvel extrêmement riche et féconde, mais il y a un mais. Il est même de taille : cet épisode n’a pas réussi…

Eyes of Wakanda – S01E04 – The Last Panther – 17/20

C’est déjà la conclusion de cette mini-série, définitivement trop courte. Il y a plein de potentiel, il resterait plein (mais alors vraiment plein) de pistes à explorer et je sens qu’on ne fait qu’effleurer les nombreuses idées des scénaristes.…