Into the Dark – S01E01

Épisode 1 – The Body – 13/20
Je suis venu pour de l’horreur, j’ai eu une série qui se prenait au sérieux sur la réalisation, mais qui proposait un scénario plus comique qu’horrifique. C’est dommage parce que je n’ai pas du tout accroché et que les acteurs sont pour certains dans le surjeu pour tenter de vendre un scénario pas si crédible. Bref, je continuerai probablement cette saison, mais pas sûr que ce soit tout de suite. Peut-être que si quand même pour le deuxième épisode, histoire de voir si c’est toujours comme ça ?

> Saison 1


Spoilers

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It wasn’t a costume.

Quel étonnant début ! Une jolie petite musique classique, une villa de fou et un meurtre, avec un assassin gastronome. Pourquoi pas, ma foi ? Mais honnêtement, quelle horreur ! Il bouffe du fromage avec des vers dedans ? C’est vraiment un concept qui existe ça, je suis sûr, du coup, ben c’est bon, dès sa première scène, la série nous plonge dans une vraie ambiance d’horreur, quoi.

Un compte à rebours de quatre heures commence alors, et l’on découvre que comme c’est Halloween, il n’y a aucun problème à se balader avec un corps. Ca passe pour un costume. Ce n’est jamais que la deuxième fois en deux semaines que je me fais la réflexion qu’Halloween aux États-Unis, c’est limite The Purge. Ben oui, outre le cadavre qu’on peut déplacer, les voitures sont complètement défoncées par des jeunes qui s’amusent, apparemment.

C’est gênant parce que ça attire l’attention de la police, alors ça force notre assassin à accepter de se rendre à une fête avec d’autres jeunes encore plus insupportables que ceux qui lui ont crevé les pneus. C’est absolument dingue, mais oui : il parvient à se rendre en boîte de nuit avec le cadavre, ni vu, ni connu. C’est bien pratique ça.

La boîte de nuit est on ne peut plus cliché de toutes les déviances possibles, drogues, alcool, costumes de dingue… Pas de toute, c’est Halloween. C’est bien beau tout ça, mais le compteur tourne : seulement un quart d’heure est passé depuis le début, alors que ça paraissait déjà tellement plus long. Non, vraiment. La série prend quand même tout son temps. Pas étonnant que l’épisode dure 1h22 quand on voit tous les plans qui s’éternisent sur les costumes.

L’avantage, c’est que ça me valide carrément le point perruque du Bingo Séries tous les costumes. Quant à notre héros, du haut de la boîte, il peut surveiller la police et draguer une certaine Maggie qui est magnifique. Non seulement ça, mais en plus elle est carrément intelligente. Trop bavarde pour notre anti-héros, certes, mais carrément attirante autrement, non ? Ce n’est pas le sujet, pardon !

Ce qui est génial, en tout cas, c’est que le tueur en série ne lui raconte que la vérité : il trimballe un vrai cadavre, pas un accessoire, et il réfléchit déjà à ce qui pourrait être le mobile du tueur. J’ai bien aimé la scène, vraiment, autant pour la drague foireuse de Maggie que pour la réflexion sur le meurtre en général.

En tout cas, Maggie finit par proposer au tueur de le ramener, mais ce n’est pas si simple. Elle doit d’abord récupérer la voiture de Jack, l’organisateur de la soirée qui propose plutôt de boire un verre et de sniffer un peu de drogue. Il ne sait pas à qui il a affaire, lui. En plus, non seulement il prend des risques, mais en plus, il pourrit la vie de ses amis. Il les enferme avec un tueur, ça promet. Par contre, c’est un peu le problème : ça fait dix-huit minutes et pour l’instant, ça ne fait que promettre.

Il suffisait de demander, en tout cas. Le « cadavre » de notre tueur se met soudainement à bouger et tout le monde continue de trouver le costume super bien fait et drôle, jusqu’à ce que Jack lui écrase la face et finisse par comprendre que c’est un vrai cadavre. Voilà, bienvenue à Halloween : il ne faut pas faire confiance aux inconnus avec des cadavres, apparemment. C’est toujours une leçon bonne à retenir.

Le tueur nous tue alors l’ami geek un peu boulet du groupe parce qu’on lui dit qu’on ne tue pas les gens comme ça. C’est sympa, ça met dans l’ambiance horreur… avant d’en sortir tout de suite parce que le tueur parle et parle et parle et non, sérieux. En plus, Maggie est complètement fascinée par lui, sans qu’on ne sache trop pourquoi. Elle est toute heureuse de venir en aide aux tueurs, ignorant qu’elle va juste permettre à Jack et deux de ses amis de s’enfuir avec le cadavre… du début de l’épisode ? Ils laissent le cadavre du pote derrière eux, mais ils prennent le cadavre d’un inconnu parce qu’il n’est peut-être pas mort ?

Ce n’est pas très logique tout ça, surtout quand ils comprennent qu’ils n’ont pas de clé. Et ils sont complètement cons, puissance un milliard : Jack essaie de prévenir les gens invités à sa soirée que quelqu’un veut les tuer, mais personne ne le croit, ils trimballent un cadavre, mais refusent d’appeler les flics, préférant aller chercher un pauvre type en patrouille seul (d’où il fait sa patrouille seul ?). Bien sûr, le flic les prend pour des drogués, ce qu’ils sont, donc il ne les croit pas tant qu’ils n’ouvrent pas le scotch autour de la star… Et là, la série m’a perdu définitivement : les personnages se mettent à nous dire que la star qui est morte est belle. Alors euh… on vire dans la parodie, mais ça m’a détaché du peu d’ambiance horreur qu’il y avait. Moi, j’étais là pour de l’horreur…

Pendant ce temps, le tueur et Maggie sont coincés dans une pièce qui s’avère être un escape game. Ils ne mettent pas bien longtemps à sortir, puisqu’on nous a déjà dit qu’ils étaient intelligents. Ils débarquent donc dans le parking et le flic ne parvient pas à faire grand-chose pour les arrêter. Il tire dans l’épaule de Maggie pendant que le reste des jeunes se barre, toujours avec le cadavre.

Mais… Dans quel monde tu te tires avec un cadavre comme ça, franchement ? Tout ça n’a aucun sens, mais bon, ils sont contents d’être avec une célébrité. OOOOK. On est au milieu de l’épisode seulement et je suis totalement détaché. Les voilà qui se mettent à voler le caddie d’un SDF pour transporter le corps alors que Maggie est soignée par le tueur. Allez, au moins, la réalisation est jolie, on va dire ; et Maggie me fait bien rire à accuser les trois autres de meurtre, surtout que ça enchaîne sur une dispute prévisible entre eux parce qu’ils ne savent pas bien quoi faire et envisagent chaque fois les pires idées du monde comme des trucs sérieux.

Non, vraiment, je n’accroche pas trop, mais ce n’est pas pire que le couple Maggie/tueur qui se mettent à échanger des regards intenses et des récits de vie pas terrible. La série est plus marrante que flippante, puisqu’elle enchaîne carrément sur Maggie aux toilettes en train de se convaincre que le tueur est un bon parti. WTF ?

Pendant ce temps, le trio se décide à se débarrasser du corps de manière à éviter la présence de preuves gênantes, et ça se fait en suivant tout un tas de clichés, notamment la pince à cheveux pour faire sauter un verrou ou le type qui veut se servir d’une machette pour démembrer un corps, ou encore les trois amateurs qui savent exactement comment se débarrasser d’un corps et trouvent tout ce qu’il faut pour le faire. Le tout en s’engueulant.

En parallèle, le couple de tueurs papote tranquillement, avec Maggie qui totalement envie de sauter le tueur plutôt que de trouver le reste du trio – ce n’est pas totalement réciproque, pas de bol. Franchement, je me suis complètement détaché de l’épisode et j’ai arrêté de suivre ce qu’il se passait jusqu’à ce que le tueur reçoive un appel du commanditaire de sa soirée.

Et sans surprise, on tombe dans le cliché du commanditaire qui surveille le tueur. Par chance pour lui, Maggie est une sorte de magicienne de l’internet capable de télécharger les images des caméras de vidéosurveillance de la ville et d’envoyer au trio en train de se débarrasser du corps le moment où ils se sont présentés au flic. Non mais, sérieux ! Et ça permet à Jack de comprendre que Maggie est en train d’aider le tueur, non mais… LOL. Puis qu’est-ce qu’ils me saoulent à s’engueuler ce trio !

Dorothée se la joue soudainement leader du groupe et prend des décisions parvenant à convaincre les deux autres de faire tout ce qu’elle veut en parlant de plan à trois sur la plage. Et le plus génial, c’est encore qu’ils se mettent à déplacer le corps sans même se rendre compte qu’ils laissent une énorme coulée de sang derrière eux. Ils sont faciles à rattraper au moins.

Leur nouvel objectif ? De quoi incinérer le corps au milieu d’un cimetière. Ils sont ainsi suivis par Maggie et le tueur qui décide, alors qu’il ne lui reste plus qu’une heure de se débarrasser de Maggie. Il n’a absolument pas besoin d’elle, même si c’était apparemment cool de lui donner un baiser pour la poignarder. La musique s’emballe alors que Maggie comprend qu’elle s’est faite manipuler par un type qui lui a toujours dit la vérité, et elle agonise lentement en comprenant toutes les erreurs faites. Dommage.

La parodie est encore de mise ensuite avec le tueur qui rattrape le trio pile au moment où ils trouvaient un nouveau flic pour les aider. Celui-ci se fait tuer, le trio se barricade dans un bâtiment funéraire, Jack en profite pour se casser et Alan pour tenter d’embrasser Dorothée. Non, mais stop ! Je vais finir par avoir des crampes à force de rire, moi.

Ce n’est pourtant pas fini, avec ensuite le tueur qui peut entrer dans le bâtiment grâce aux clés du gardien qu’il a récupéré sans mal alors que Dorothée était persuadée qu’il ne pourrait pas les suivre. Non mais… Sérieusement ? Et le pire, c’est que malgré tout ça, elle continue de vouloir brûler le corps, parce qu’apparemment, c’est la priorité ?? C’est toujours mieux que la priorité de Jack qui est de faire du bruit à prier… avant de se cacher logiquement dans un cercueil.

Hum, personne n’a envie que ça lui arrive, mais ça simplifie le travail pour le tueur au moins. Il n’a aucun mal à le buter en lui crevant les yeux, comme ça, et à cacher directement le corps dans le cercueil.

Dans tout ça, le temps passe pour eux, plus vite que pour moi je peux vous le dire. Le tueur nous retrouve sans mal Alan et tombe rapidement dans le piège de Dorothée… mais celle-ci n’est pas fichue de tuer le tueur assez vite. Alan fait ce qu’il peut pour prendre le dessus, mais tout ce qu’il y gagne, c’est de perdre un bout de petit doigt bouffé par le tueur. Rapidement, ce dernier reprend donc le dessus et s’amuse bien à nous tuer nos héros d’un soir qui étaient plus bouffons qu’héros. Alan apprend à quoi ressemble la mort au moment de douiller sévère sur son dernier souffle.

C’est ensuite au tour de Dorothée d’y passer, dans la scène la plus drôle de l’épisode : elle tire sur le tueur, pensant s’en tirer, mais celui-ci s’en tire sans mal en se protégeant avec un plateau en métal qui renvoie la balle directement en plein dans son crâne. Non mais genre !

Pour se débarrasser des corps ? C’est simple, ils ont déjà allumé le four après tout. J’ai presque de la peine pour eux, mais bon, ils étaient si cons ! Il reste même 25 minutes au tueur pour se rendre à son point de rendez-vous rendre le corps de la star – bon, sans ses dents ou ses empreintes, mais c’est toujours ça de pris. Il le rend aussi sans ses fringues pour faire une photo au commanditaire, ravi d’apprendre qu’il ne reste aucun témoin.

Et comme il dit ça, on sait tout de suite que Maggie est toujours en vie : ne pas vérifier qu’elle était morte, c’était très con. Sans surprise, Maggie qui savait exactement où serait notre tueur à 2h du matin débarque et tire un coup dans le dos du tueur qui n’a plus la force de lui résister et finit par se faire trimballer à son tour dans du scotch, comme son cadavre de début d’épisode. Tout ça pour ça, donc.

Ma foi, je n’ai pas du tout eu la dose d’horreur que j’espérais avec cet épisode, mais au moins, j’ai beaucoup ri. Ce n’était pas le but, par contre, c’est dommage…

> Saison 1

Council of Dads (S01)

Synopsis : Un père de famille atteint d’un cancer en phase terminale s’inquiète pour l’avenir de ses cinq enfants. Il décide avec sa femme de demander de l’aide d’amis pour former un « conseil de pères » qui pourrait faire office de figures paternelles.

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Pour commencer, je me disais impatient de rattraper mes épisodes de retard dans mon article du jour hier, mais voilà que je me mets à commencer une nouvelle série… C’est que j’ai également insisté sur la priorité que je comptais bien laisser à mes hebdos, et cette nouvelle série commençait justement hier aux États-Unis. Pas de raison, donc, de la laisser de côté.

En plus, rien qu’avec la présence de Sarah Wayne Callies et J. August Richards, je sais déjà que je vais accrocher. Ce sont deux acteurs que j’aime beaucoup et qui me feront oublier la présence du tueur de fin de saison 6 de Grey’s Anatomy dans un rôle radicalement différent. Franchement, il va m’en falloir. L’acteur a répondu à un de mes tweets cette semaine – ouais, je me la pète désolé – et j’ai déjà failli avoir une micro crise cardiaque. Quoi, moi, dans l’excès ? Jamais !

En attendant, c’est parti pour tester cette nouvelle série, en espérant qu’elle soit mieux que ne le laisse présager son synopsis qui n’a rien d’exceptionnel…

Note moyenne de la saison : 16,5/20

S01E01 – Pilot – 16/20
C’est toujours difficile d’introduire une histoire familiale, et la série a quelques difficultés à le faire, principalement en ce qui me concerne à cause du choix narratif qui est fait dès le départ et qui fait que l’on manque un peu de prise : ça va trop vite sur plein de points. En revanche, il y a aussi énormément de très bonnes scènes, des acteurs que j’aime et des personnages qui sauront se rendre attachants. J’en suis sûr.

Voir aussi : Performance de la semaine – Tom Everett Scott

S01E02 – I’m Not Fine – 16/20
Oui, il y a beaucoup de monde à gérer dans ce casting, mais pour l’instant, la série arrive à le faire. On sent bien que l’équilibre est encore à trouver, mais à l’instar d’un personnage apprenant à faire du vélo dans cet épisode, la série y parvient petit à petit. Je pense qu’elle trouvera facilement sa vitesse de croisière et que ses aspects soap vont vite lui servir. On verra bien !
S01E03 – Who Do You Wanna Be ? – 15/20
Si elle n’est pas du tout au niveau de This is us qu’elle aimerait bien être, cette série s’en tire plutôt bien pour l’instant : je m’attache à ses personnages et certains d’entre eux me plaisent vraiment beaucoup. Ceux que je n’aime pas ne sont pas insupportables, et à vrai dire, l’ensemble est tellement sympathique que je n’ai pas envie de me concentrer sur les quelques faiblesses de l’épisode. Bref, j’aime bien, c’est divertissant.
S01E04 – The Sixth Stage – 17/20
La série marque plein de bons points auprès de moi avec cet épisode qui parle de sujets divers avec beaucoup d’humour et de justesse. En plus, il s’agit principalement d’un épisode qui se centre sur le désir sexuel, mais le fait avec des scènes qui paraissent aussi originales qu’inédites, là où beaucoup de séries s’engouffrent habituellement dans les clichés. Là, ça m’a paru à peu près mature et, à force de regarder des séries pour adolescents, je ne suis pas habitué. C’était chouette et ça m’a rappelé les bons moments de Brothers & Sisters.
S01E05 – Traditions! – 16/20
Si je regrette que le format choisi par la série ne permette pas toujours de creuser les personnages et les relations autant que je ne l’aimerais, je dois dire que cet épisode est tout de même très efficace et plein de petites scènes marquantes. Il va trop vite en besogne, c’est vrai, mais ça lui permet d’être surprenant à d’autres moments parfaitement entêtants. La série reste une belle découverte.
S01E06 – Heart Medicine – 16/20
Je reste mitigé avec cette série qui a de bonnes idées, mais aussi parfois des scènes auxquelles je n’accroche pas. Dans cet épisode, je reproche surtout une certaine lenteur de développement à l’égard de certaines intrigues dont on sait déjà qu’elles ne méritent pas tant d’attente avant même qu’il ne commence. Si c’est prévisible, ça n’en reste pas moins cool à voir et il y a deux personnages qui sortent du lot et qui font que j’espère vraiment un renouvellement pour une saison 2. Un jour, NBC se réveillera et nous dira ce qu’elle renouvelle j’imagine…
S01E07 – The Best Laid Plan – 17/20
Égale à elle-même, la série livre là un très chouette épisode qui continue d’aller bien vite dans le développement de ses personnages, tellement vite que je finis par être surpris de la rapidité et de la fluidité de cette saison. Le problème, c’est qu’ils se crament énormément de pistes pour la suite à aller si vite. En même temps, on ne sait pas encore s’ils auront une saison 2, alors.
S01E08 – Dear Dad – 16/20
La série reste solide pour cet épisode qui continue d’aller vite, en négligeant une partie du casting pour se concentrer sur l’intrigue en cours, dans la continuité de l’épisode précédent. C’est plutôt bien réussi et agréable à suivre ; la série continue de me surprendre avec des acteurs que j’aime beaucoup et quelques twists que je sens venir sans jamais réussir à les percer complètement à l’avance. La qualité est là.
S01E09 – Stormy Weather – 20/20
Je n’étais pas prêt du tout pour cet épisode qui est en fait la fin de saison (et série), écrite en deux parties. Pour moi, j’avais encore un peu de répit avant d’en arriver à un sentiment de toucher à la conclusion… La série prouve qu’elle est capable de beaucoup de choses et d’envoyer du lourd, même après tous les rebondissements déjà explorés dans les huit épisodes précédents. J’ai donc adoré, tout simplement.

Voir aussi : Performance de la semaine – Sarah Wayne Callies

S01E10 – Fight or Flight – 18/20
Il est déjà l’heure de dire adieu à la famille Perry puisque la série est malheureusement annulée, mais force est de constater que les scénaristes font bien les choses en bouclant leur saison d’une très jolie manière, avec des messages assez forts pour avoir la carrure d’une fin de série. La fin est ouverte, mais c’est une ouverture qui nous laisse finalement faire notre choix sur un détail de l’histoire par rapport à tout ce qu’ils ont présenté. Et ça ne me dérange finalement pas tant que ça.

La série est annulée à la fin de sa première saison, avec une fin légèrement ouverte. C’est très, très dommage.

 

Council of Dads – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 16/20
C’est toujours difficile d’introduire une histoire familiale, et la série a quelques difficultés à le faire, principalement en ce qui me concerne à cause du choix narratif qui est fait dès le départ et qui fait que l’on manque un peu de prise : ça va trop vite sur plein de points. En revanche, il y a aussi énormément de très bonnes scènes, des acteurs que j’aime et des personnages qui sauront se rendre attachants. J’en suis sûr.

> Saison 1


Spoilers

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How do you tell the story of a family ?

Quel étrange début de série ! On a une voix-off surprenante, avec la fille aînée d’une famille là où je m’attendais à avoir le père, et une famille à laquelle on nous fait accrocher de manière bien peu efficace. En effet, toute la famille est réunie pour voir le petit dernier, JJ, plonger dans l’eau depuis une hauteur qui lui fait peur. La narratrice nous présente tout le monde de son point de vue, ce qui n’aide pas forcément : il y a Robin, la belle-mère en tenue de médecin d’hôpital, Théo, le frère, Charlotte, la fille adoptée, JJ, le dernier et Scott, le papa.

On le sait déjà, mais ce dernier est un papa exemplaire qui aide JJ à sauter dans l’eau. Il est aussi malade et justement, Oliver, son ami et médecin, lui annonce au téléphone qu’il a un cancer, histoire de bien débuter la série. Pourquoi pas.

Le générique nous fait ensuite passer à l’automne, alors qu’on était la veille de la rentrée. C’est plutôt chouette, parce que ça veut dire que la tumeur a été retirée par Oliver, interprété par le génial J. August Richards. Quant à Robin, jouée par la géniale Sarah Wayne Callies, elle est heureuse d’annoncer à son mari qu’elle a acheté un chien.

Le chien s’appelle Cow-boy, Théo n’a aucune autorité sur lui, mais heureusement, Larry, un autre ami du père que Théo ne connaît pas en a bien plus. Larry, pour moi, ce sera toujours un psychopathe capable de flinguer tout un hôpital, mais bon, c’est un acteur après tout, espérons qu’il soit capable de me faire changer d’avis.

La série avance bien vite et nous propose ensuite de suivre la sortie de l’hôpital de Scott. C’est un bon moyen de voir tout le monde interagir : Charlotte qui fait du gâteau, Robin qui est une mère au foyer débordée, Oliver qui a une fille avec un certain Peter, et Luly, la narratrice, qui n’est pas là. Elle est à une réunion où elle rencontre Evan.

Ce dernier flirte lourdement avec elle, bien rapidement et de manière qui semble d’abord ennuyer notre héroïne avant que ça lui plaise. Pourtant, ce n’est pas du tout le lieu pour une rencontre amoureuse : ils sont à une session de thérapie de groupe pour des personnes en connaissant d’autres ayant le cancer.

De retour chez Scott, je suis dégoûté de voir qu’il s’occupe de citrouilles alors que j’ai déjà eu mon point de Bingo Séries sur le sujet. Concrètement, Scott est en train de les noyer, mais on nous dit qu’il en prend bien soin. Et il profite de retrouver sa femme dans ce jardin pour lui montrer que ça y est, il peut se remettre à marcher. C’est dingue comme Sarah Wayne Callies arrive à avoir de l’alchimie avec tous les acteurs avec qui elle bosse – à part peut-être Andrew Lincoln, mais c’était le but, je crois.

En tout cas, ils s’embrassent et sont interrompus par un autre ami de Scott, Anthony. Celui-ci a un caractère bien à lui, et un peu plus festif que le reste des héros. Il emmène donc le héros dans un bar où travaille… sa fille. Super, bonne ambiance pour Scott, j’imagine. En plus, bonjour les suspicions immédiates quand Luly remarque qu’Anthony était pote avec ses parents l’année où sa mère est tombée enceinte. Dans le langage universel des séries de drama familiales, ça veut dire qu’on a une bonne chance de la voir apprendre que son papa n’était pas son papa.

On verra bien. En attendant, Scott est bien le papa du bébé qui est en train de grandir dans le ventre de Robin. OK, la série arrive bien à nous faire attacher à ce couple Robin/Scott, et elle est quand même là pour ça. Ce n’était pas gagné comme on enchaîne ensuite avec l’Hiver. En toute logique, pour cette nouvelle saison, les personnages ont l’air d’être encore plus au milieu de l’été qu’avant.

En tout cas, on retrouve Evan et Luly qui travaillent désormais ensemble, et chantent ensemble, et flirtent ensemble, et s’embrassent ens… Oui, bon, difficile de s’embrasser autrement qu’ensemble, vous avez l’idée. Ils sont toutefois interrompus par Scott, ce qui nous fait le deuxième baiser interrompu en moins d’un quart d’heure de série. Soit. On apprend alors que le job au restaurant n’était pas vraiment le premier choix de Luly : elle voulait aller à New-York mais est restée dans son trou paumé pour son père, qui lui précise qu’il espère qu’elle choisit bien sa vie pour ne rien regretter.

Après Halloween, nous voilà à Noël où Larry débarque pour déposer un sapin de Noël. Deux scènes, deux cadeaux pour la famille et zéro vraie interaction pour le découvrir davantage. Cela dit, ça fonctionne. Dans cette scène-là, on apprend à connaître un peu mieux Tess, la fille d’Oliver (et Peter, je le répète pour retenir les prénoms), qui est la meilleure amie de Charlotte, apparemment.

On enchaîne alors avec un repas de famille où on sent une certaine tension dans le couple Robin/Scott. En effet, depuis son cancer, il semble vouloir à tout prix faire des grandes leçons de vie à ses enfants en permanence. Elle ne voit pas les choses comme ça : elle veut être sûre qu’il soit là pour sa future fille. C’est mignon… mais Scott est trop flippé d’un retour de cancer, et il lui explique qu’il envisage de former un « Conseil des Papas ». Ca sonne encore plus mal en français qu’en anglais, je trouve !

Elle se moque de l’idée sans la prendre au sérieux, loin de se douter qu’il va aller au bout de sa folie. Pourtant, elle se laisse piéger par l’idée, refusant d’y voir un certain Chris et expliquant qu’elle serait de toute manière celle qui aurait le dernier mot sur ce Conseil des papas. Merveilleux !

On passe alors au printemps, en toute logique, où Luly est folle amoureuse d’Evan, mais où elle est prise de court malgré tout quand il lui dit qu’il est en train de tomber amoureux d’elle. En même temps, elle lui envoie tous les signaux pour qu’il lui dise ça, à dire que sa famille le trouve parfait et tout. Malgré tout, ils se retrouvent dans une certaine gêne d’avoir les sentiments du monsieur évoqué comme ça alors qu’elle n’est pas prête et qu’elle envisage probablement encore sa vie à New-York.

Ben oui, elle n’a pas envie qu’il soit amoureux d’elle, parce qu’elle voit cette relation comme un truc temporaire. Ce pauvre Evan prend cher et pense être juste un pote pour l’accompagner dans les complications de la maladie de son père finalement. Autrement dit, on passe de deux charmants amoureux à une égoïste qui largue Evan sans même le vouloir. Au pire, elle aurait pu juste dire dès le début ce qu’elle voulait de sa relation ou, juste, lui laisser le choix de peut-être la suivre à New-York ?

Pendant ce temps, Théo prend des leçons de conduite auprès de Larry. Le problème, c’est que ça se passe mal parce que c’est un ado, que Larry s’énerve et que moi, j’ai toujours l’impression qu’il va sortir un flingue de sa veste. Pardon, ça va me hanter un moment et je vais pourrir les critiques avec ça ! La scène est autrement clichée mais sympa, avec juste ce qu’il faut pour qu’on s’attache à Larry et pas à Theo l’insupportable adolescent.

De manière prévisible, Larry est un ancien alcoolique. Je ne sais pas pourquoi je trouve ça prévisible, mais je trouve quand même que ça l’était. Et c’est pour ça qu’il fait son petit discours sur les nerfs que Théo doit passer dans l’air en courant plutôt qu’au volant d’une voiture.

En parallèle, Robin perd les eaux pendant un nouvel examen médical de Scott. La scène s’inscrit dans une longue tradition de femme perdant les eaux, franchement, mais est sympathique, comme le reste de l’épisode, parce qu’elle permet de mieux cerner le personnage de Robin et sa très cool amitié avec Oliver. Je n’ai aucune objectivité sur la question, bien sûr, car j’adore ces deux acteurs ! C’est l’occasion pour les personnages de parler du fameux « Conseil des papas », aussi. Oliver veut bien en être, mais Robin continue de dire que l’idée est pourrie.

Malheureusement pour elle, elle va devoir s’y faire parce que c’est le titre de la série. Et nous, on va devoir se faire à l’idée qu’on va perdre le personnage de Scott, pourtant papa très sympa à être tout souriant face à sa fille venant de naître. Ben oui, évidemment, Oliver a les résultats du scanner et il

On en arrive enfin à nouveau à l’été, où le temps est de nouveau totalement pourri. Certes, les personnages sont à la plage, mais il semble pleuvoir, avec plein de pluie. Les personnages ? Luly et Evan ! Elle l’a rappelé pour lui dire qu’il était plus qu’un soutien et qu’il lui manque. Une fois que c’est dit, elle se rend se baigner, puis lui annonce que son père est mort le matin même.

Outch. C’est violent comme manière de faire, avec des petits violons et tout alors que je m’attendais à une scène à l’hôpital. Et pourtant non, on a juste un très joli coucher de soleil contemplé par Robin, en larmes. On enchaîne sur un montage en voix-off de la part de Scott : il a envoyé une lettre à Larry, Oliver et Anthony, leur demandant à tous les trois de faire partir du Conseil des Papas à venir. Il leur demande ce service pour un an, afin de savoir si ça peut fonctionner ou pas… exactement comme le cancer laissait un an à Scott pour savoir s’il survivrait ou non.

C’est aussi le temps qu’ont les scénaristes pour que les audiences suivent et qu’une saison 2 voit le jour en théorie. En pratique, une série décalée jusqu’à avril, ce n’est jamais tout à fait bon signe. En plus, J. August Richards a l’habitude des annulations sauvages de ses projets… Dans tout ça, les trois amis acceptent en tout cas l’idée du conseil.

Le jour de l’enterrement, Robin est débordée par sa fille, alors elle demande justement de l’aide à Oliver pour qu’il s’occupe de Charlotte, à Larry qu’il s’occupe de Théo et à Anthony qu’il s’occupe de JJ. Là-dessus, la série a réussi à me bluffer : JJ est en fait avec sa grand-mère, et c’est le moment où on découvre que JJ était une petite fille à la naissance, mais qu’il a choisit d’être un garçon. La grand-mère ne s’y fait pas du tout, mais Robin la remet en place, avant qu’Anthony ne propose la meilleure résolution possible au problème : les mots de Scott. Et voilà, la série a réussi à me convaincre, parce que cette scène, juste après la mort de Scott, était très réussie pour les émotions.

Du côté des émotions, trois mois plus tard, on retrouve toute la famille au mariage de Luly et Evan. Bon, ça, c’est trop gros pour que ça passe, surtout que Luly fait le choix d’être heureuse parce qu’elle a compris que ses rêves ne faisaient pas tout. Evan est le choix parfait pour elle, apparemment. Une naissance, un enterrement et un mariage en un épisode ? Ils font fort. Quant à l’absence de Scott le jour du mariage, elle est comblée par le Conseil des Papas : Anthony, Larry et Oliver se relaient pour le remplacer dans l’allée qui la mène à son futur mari.

C’était une jolie scène, mais ça aurait fait une meilleure mi-saison. Ils se grillent des cartouches, surtout qu’on n’est pas assez investi dans la relation Luly/Evan pour être hyper ravi pour eux (bon, je parle en mon nom, comme d’habitude, hein). Je trouve dommage de laisser passer trois mois comme ça, alors qu’il s’agissait de trois mois cruciaux pour les personnages. Et puis… Organiser un tel mariage en seulement trois mois après s’être remis en couple, c’est… réactif, on va dire.

En fait, c’est la structure de l’épisode qui y va fort, avec un an et trois mois (le mariage est donc en plein hiver, mais c’est en extérieur) d’un coup. Ca ne permet pas de s’attacher à tout le monde, certains sont sous-exploités (Charlotte est en trop pour l’instant) et ça manque d’une direction claire maintenant que Scott est mort. On verra. On termine en tout cas sur ce mariage, avec aussi les peurs de Robin, son deuil pas encore fait et cette famille pourtant heureuse du mariage entouré des pensées de Scott, ils le savent. Jolies images, joli « Love » final et belle conclusion « nous sommes une famille », ma foi ! Ca me donne envie de voir la suite… mais ça peut aussi se suffire, en fait, je ne suis pas convaincu que ça fasse revenir tout le monde pour dix épisodes !

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> Saison 1

Emergence – S01E12-13

Épisode 12 – Killshot (1) – 13/20
Eh bien, ce n’est pas glorieux pour une fin de saison. Cet épisode laisse de côté tous les aspects de la série qui me plaisait le plus pour se concentrer sur son intrigue, inévitablement et logiquement. Le problème, c’est que cette première partie aurait gagné à être divisée par deux : franchement, cet épisode est non seulement prévisible, mais extrêmement répétitif dans sa construction, avec Jo avançant lentement vers ce qu’il est évident qu’elle fera. Dommage !

> Saison 1


Spoilers

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It’s starting.

Mieux vaut tard que jamais, je me suis dit qu’il était temps pour moi de voir cet épisode final de saison, surtout qu’il s’agit d’un épisode en deux parties et que c’est justement un point de ce Bingo Séries d’avril. Et puis, ça ne me fera pas de mal d’évacuer une série de ma liste de choses à regarder en ce moment où tout s’accumule un peu trop à mon goût.

Loin d’être maltraitée après son enlèvement, Emily est emmenée dans un restaurant avec des affaires de luxe. Il s’avère que nos méchants ont en fait besoin d’elle pour être transformé à leur tour et obtenir les mêmes capacités que Piper. Voilà qui promet, surtout que la grande méchante est déjà capable de se régénérer toute seule, comme elle en fait la démonstration à Emily tentant de l’égorger.

Puisqu’elle rate donc ce test, Emily est invitée à travailler à rendre plus fort un certain Justin, un acteur que j’étais content de retrouver. En revanche, cette intrigue Helen/Emily/Justin ne m’a pas passionné. Pourtant, j’aime bien Emily d’habitude, mais là, ses monologues, c’était too much pour moi. A priori, elle semble échouer… mais alors que Justin tente d’utiliser de potentielles capacités, une espèce de boule de matière se forme dans son dos et bouge toute seule, réagissant à l’énervement et à la douleur de Justin. Si Emily n’a aucune idée de ce qu’elle est en train de créer, ça a un impact sur les autres intrigues de l’épisode.

Chez Jo, Piper annonce qu’elle se sent différente depuis qu’elle a le bracelet de Benny. Elle tente de défendre ce dernier aux yeux de Piper, d’ailleurs, lui promettant qu’il ne leur veut plus que du bien, mais il va en falloir un peu plus que ça à cette mère adoptive. Tu m’étonnes. Jo s’éclipse donc pour recontacter son bel agent Brooks, mais c’est un échec : elle tombe en fait sur un autre agent du FBI, ce qui l’inquiète.

Elle appelle donc Chris pour qu’il se renseigne, parce qu’elle se doute bien qu’il lui est arrivé problème. Quand Chris lui confirme qu’Emily n’est jamais arrivée à destination, elle se met à stresser d’autant plus. Elle passe ses nerfs en allant interroger Benny sur les actions d’Helen, la grande méchante. Evidemment, il ne sait pas grand-chose, mais il offre une jolie piste à Jo : il existe un interrupteur qui pourrait éteindre absolument tous les robots selon lui. Jo n’y croit pas, parce que Jo ne croit pas les traîtres. Ben du coup, pourquoi tu l’interroges ?

Alors qu’elle apprend que son appartement est fouillé, Jo retrouve la piste de Brooks. Contre toute attente et logique, il n’est pas mort : il s’est fait admettre comme John Doe à l’hôpital. Comme il ne peut être question de le voir être récupéré par le FBI, Jo se débrouille pour le récupérer de là juste à temps. C’était plutôt rigolo à voir, surtout qu’ils sont aidés dans leur fuite par un infirmier qui cache l’agent derrière lui. J’ai bien ri de voir cette scène.

De retour au commissariat, Brooks explique qu’il pense qu’il a eu affaire à Helen. Il n’en faut pas plus pour qu’on retourne à une scène d’interrogation de Benny qui ne sait toujours rien, mais qui a toujours des informations à donner. Cela permet à notre duo de héros d’avoir une nouvelle mission à mener… mais Brooks ne l’entend pas de cette oreille quand il comprend que cela signifie aussi de continuer à fuir le FBI. Il se rend donc et tant pis s’il risque des poursuites judiciaires : il a perdu une prisonnière, tout de même.

Le truc, c’est qu’en plein milieu de son interrogation, il y a un marshall du département de justice qui débarque pour prendre les rennes, et ça semble craindre pour lui. Pourtant, c’est tout le contraire finalement : il obtient un nouveau badge, une nouvelle arme de service et même une nouvelle voiture. Ouep, le cas est clos, ce qui n’a aucun sens. Evidemment, dès qu’il sort, il est suivi…

Sans savoir tout ça, Jo rentre donc une nouvelle fois dépitée chez elle, mais au moins, les informations de Benny lui permettent de retirer le bracelet qui dérangeait Piper jusque-là. Une fois de plus, on la retrouve à bosser tard, et ça tombe bien car Brooks revient évidemment directement chez elle une fois libéré. Finalement, son arrestation n’est qu’un petit contre-temps.

Bien qu’il se sait suivi, il est venu là quand même pour la voir, ce qu’il lui révèle après une petite bière et surtout après avoir parlé d’autres choses et de l’enquête pendant un bon moment. Oh, et après avoir vu son beau-père aussi.

Oui, oui, son beau-père : j’oublie légèrement de mentionner qu’il a embrassé Jo au commissariat et qu’il le fait encore une fois lorsqu’il est dans son garage. C’est un couple qui fonctionne vraiment bien, mais ça me fait tout de même regretter l’absence d’Alex, qui était un personnage que j’aimais beaucoup et qui manque à cet épisode.

Oh, il est là quand même Alex, mais très peu. J’y reviens juste après. Avant ça, il est révélé que Brooks est suivi par un personnage qui ressemble trait pour trait à Helen, mais qui n’est pas elle. Il la découvre grâce à l’aide de Jo qui le prend en filature sans que cette sosie de la méchante ne la voit. Cette dernière annonce être Loretta, la créatrice d’Helen et, pour le prouver, n’hésite pas à se faire une entaille au visage. Bien, c’est une idée comme une autre ma foi. Il est alors révélé que Loretta bossait pour le gouvernement et que toute son équipe a fini par se faire tuer quand l’intelligence artificielle – et arme ! – qu’elle devait créer s’est avérée efficace.

Loretta annonce ensuite être celle qui a sauvé le job de Brooks – mais comment, c’est un détail qu’on n’aura pas le droit de connaître. Elle est prête à les aider à stopper Helen, un truc qu’elle n’a jamais réussi à faire seule, en échange du code source de Piper. Elle ne veut pas Piper, en fait, elle s’en fiche de la petite. Elle veut juste de quoi arrêter Helen… Mais ça n’a aucun sens : si c’est vraiment ce qu’elle veut, elle peut bien se passer du code de Piper et aider Jo et Brooks sans contrepartie.

C’est probablement ce que dit Jo car elle refuse d’accepter son aide. Bon, on se doute qu’elle n’aura pas le choix de le faire de toute manière. D’ailleurs, l’épisode enchaîne ensuite avec la fameuse scène étrange de la boule de matière qui se forme suite aux expérimentations d’Emily. Cette scène a plusieurs conséquences : d’abord, elle permet à Chris de localiser le portable d’Emily sur l’île Plum. Ensuite, elle nous fait flotter dans les airs Benny et Piper – l’occasion de voir Alex s’inquiéter pour elle avec le reste de la famille de Jo, sous-exploitée dans cet épisode final.

Flotter dans les airs ? Oh, apparemment, la boule de matière est le fameux truc qui pourrait venir à bout des robots et qui est le dessein d’Helen. En tout cas, Jo accepte d’interroger à nouveau Benny dès qu’il est en état pour en savoir plus sur l’île Plum. Comme d’habitude et pour la troisième fois de l’épisode, Benny jure qu’il ne sait rien et de manière tout aussi répétitive, Jo assure qu’elle aimerait le croire… mais ne le croit pas.

Pourtant, il semble n’avoir pas menti de l’épisode et elle fait plus ou moins tout ce qu’il lui dit de faire, hein. Elle monte donc une opération pour se rendre sur l’île Plum, mais elle compte le faire… en acceptant l’aide de Loretta. Bon, c’était prévisible, ça, de même que le fait que Loretta reste dans l’ombre était évidemment un signe pour moi que notre duo de héros parlait en fait à Helen… Ce n’est pourtant pas le cas, preuve qu’il faut que j’arrête de dire que tout est prévisible dans cette série.

Avant de partir, Jo a laissé un dernier cadeau à Chris, au cas où. Comme sur l’enveloppe, il est indiqué qu’il faut garder l’objet en sécurité, Chris ne trouve rien de mieux à faire que de le montrer à Benny. Ce dernier révèle qu’il s’agit du code de Piper, ce qui permet à Chris de comprendre que Jo ne l’a donc pas donné à Loretta comme il le supposait – et nous avec ?

De son côté, Alex se laisse convaincre par Piper de l’emmener auprès de Benny. Ca n’a aucun sens qu’il se laisse manipuler par cette gamine, mais admettons, c’est la fin de saison, il faut bien de l’action pour la deuxième partie.

Enfin, sur l’île Plum, Emily et Justin s’enfuient ensemble, effrayés de ce que pourrait leur faire Helen… Seulement, Emily se rend compte que c’est trop dangereux pour elle : elle préfère se débarrasser de Justin, le laissant dans une simulation lui faisant croire qu’ils s’enfuient. Les scénaristes vont loin avec ce personnage qui vient juste d’arriver : Emily le quitte sur un baiser d’adieu alors qu’elle le connaît à peine. Nous aussi, on le connaît à peine, et ça restera comme ça : il se fait tuer par Helen.

Son cadavre est retrouvé rapidement par Jo et Brooks qui tombent ensuite sur Helen. Cette dernière est surpuissante et les effets spéciaux sont bien mauvais : Brooks et Jo lui tirent dessus et ça suffit à ce qu’elle tombe en poussière… pour mieux se reconstituer ensuite. L’épisode se termine donc sur un drôle de cliffhanger où Jo et Brooks sont coincés avec un disque dur qu’Helen veut récupérer, quitte à ce qu’ils le paient de leur vie. Bien.


Épisode 13 – Killshot (2) – 16/20
Les scénaristes usent et abusent d’inventivité pour créer un final satisfaisant en ajoutant quelques éléments au dernier moment pour s’assurer des instants de grandes émotions et des twists bienvenus pour mener à une conclusion qui, dans l’ensemble, me paraît à la fois réussie et satisfaisante. Ce n’était pas gagné après la première partie de l’épisode pourtant !

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I’m just glad I’m me now.

Bon, comme prévu, Helen s’est décomposée à nouveau pour passer la porte blindée qui la séparait de nos deux personnages. Ceux-ci parviennent malgré tout à s’échapper, mais ils se savent poursuivis. Et en plus, Brooks est blessé, encore. Il s’est remis tellement vite de sa blessure de l’épisode 11, cela dit, je ne m’inquiète pas encore pour lui. Ils sont finalement surpris par un insecte qui s’avère être un nanorobot. Charmant.

Jo profite de ce répit pour révéler à Brooks qu’elle n’a pas donné le code source de Piper à Loretta, et il semble trouver ça plutôt malin. Malheureusement pour elle, elle est attaquée par l’insecte robotique qui rentre dans sa peau. C’est un faux moment dramatique : elle s’en sort bien vite et ça finit même par un super câlin avec Brooks, encore et toujours.

Au commissariat, l’épisode reprend avec Daphné et Chris inquiets pour Jo et l’arrivée de Piper et Alex. Chris, décidément très malin, décide de montrer le disque dur de Piper à Alex et cette dernière. Il laisse donc Piper en possession du disque quand elle demande à se rendre aux toilettes. What the actual fuck ? Sans aucune surprise de la part des téléspectateurs, Piper en profite pour aller libérer Penny et convaincre Chris et son père de partir à leur tour à la recherche de Jo.

Ben oui, OK, écoutons tous la gamine robot ! Ils arrivent hyper vite sur l’île Plum – ça n’a aucun sens – et tombent tout aussi rapidement sur Brooks et Jo. Au moins, les choses avancent vite. L’ensemble du groupe se terre alors dans une salle blindée où ils cherchent une solution pour s’attaquer aux nanorobots.

Tout ça finit par un chouette jeu où Piper demande à Brooks s’il préfère savoir comment ou quand il va mourir. Fun time ! Bien sûr, il y aussi pas mal d’engueulades dans la pièce, avec Jo qui ne supporte pas Benny, Alex qui ne supporte pas Brooks et Benny qui s’amuse à créer des diversions pour voler le disque dur volé par Jo à Helen et qui est, évidemment, le « killshot » tant discuté depuis l’épisode précédent : il contient une sorte de seringue à planter dans le robot qu’on veut désactiver.

Finalement, Benny s’évade donc avec le killshot et est poursuivi aussitôt par Jo… et Chris. Purée, je ne le sens toujours pas, le pauvre. Il a trop le rôle possible du traitre… Surtout quand il disparaît lorsque Jo se retrouve face à face avec Benny et n’a pas le cran de le tuer. Bon, je la comprends : même si c’est un traître, c’est aussi un ami qu’elle a soigné. Elle décide finalement de lui faire confiance pour le laisser parler à Helen et la distraire.

Il lui ment donc en affirmant que Piper et les autres sont sur le toit, mais c’est uniquement fait pour mieux tenter de venir à bout d’Helen. Pas de bol, l’arme qu’il avait et dont il comptait se servir pour se débarrasser d’elle n’est pas efficace du tout. Au contraire, même, Helen se remet sans mal et se retourne vers Benny pour le tuer.

Yep, on perd le personnage de Benny bien vite et c’est pendant qu’il agonise que Chris décide de redébarquer pour dire à Jo de se barrer parce que les lieux ne sont pas sûrs. Adieu cadavre de Benny le robot. Allez, je ne vais pas faire semblant, j’ai trouvé ça triste malgré tout. À croire que j’étais plus attaché que prévu au personnage de Benny.

Pendant ce temps, Alex, Brooks et Piper sont confinés ensemble. Oups, pardon pour le terme, le confinement n’était pas encore à la mode quand tout ça a été tourné. La tension entre les mâles est palpable, franchement, mais ils sont interrompus par l’arrivée de Jo. Celle-ci révèle que le killshot de Benny n’a pas marché contre Helen, mais qu’elle est là pour récupérer ce qu’elle a confié à Brooks et dont elle a besoin pour stopper Helen.

Si Brooks est prêt à se laisser berner comme ça, Alex est loin d’être dupe. Comme Piper, il comprend qu’il n’a pas affaire à Jo et il empêche Brooks de faire une connerie juste à temps. En effet, il s’agissait bien d’Helen sous la forme de Jo, parce que pourquoi pas. Helen récupère donc ce dont elle a besoin pour lancer son opération…

Mais elle est arrêtée hyper rapidement par Piper qui la distrait juste assez pour que Jo lui foute un coup de poing qui s’avère mortel quand elle tombe sur la boule de matière étrange. Ce faisant, elle meurt donc, mais elle casse aussi le cube qui la contenait et qui se transforme alors en ce que Piper pense être l’équivalent d’une bombe nucléaire.

Le disque dur de Piper ? Il finit dans les mains du grand-père qui le planque dans un placard de la maison. Très mauvais menteur, le grand-père finit par révéler la vérité en trois secondes et demi à sa petite-fille et à la meilleure amie de sa fille. C’est n’importe quoi. Il fait bien de les prévenir en tout cas, parce qu’ils sont aussitôt confrontés à Michael Denman, l’agent qui a libéré Brooks dans l’épisode précédent et qui débarque avec un mandat pour retrouver ce que Jo a volé au gouvernement.

Soit. Au passage, il en profite pour annoncer sans pression que le grand-père a un cancer, hein. Finalement, il ne réussit pas à obtenir le disque dur de Piper : elle est assez maligne pour avoir remplacé le disque par le collier que sa sœur lui avait donné, histoire de lui dire adieu. Oui, oui, adieu : Piper a décidé de se sacrifier pour sauver le monde. C’est gros, mais si on laisse de côté l’intrigue un peu bâclée, c’est très touchant.

Les personnages sont ce qui a toujours le mieux fonctionné dans cette série. Ainsi, voir Piper se sacrifier et dire adieu à Jo en lui rendant son disque dur, ce n’était pas rien. C’était beaucoup plus émouvant que la mort de Benny et si je n’avais pas mis autant de temps à voir cette saison, il est possible que j’aurais été assez investi pour pleurer. Ca n’a donc pas été le cas.

Finalement, Piper disparaît donc avec la boule de matière, laissant uniquement derrière elle le cadavre d’Helen, Jo et les trois hommes de la vie de Jo. Une fois de plus, le plus utile des trois s’avère être Alex, parce qu’il a l’idée du siècle : il propose à Jo de retirer le bracelet d’Helen. Comme elle n’est jamais qu’une coquille, il est possible qu’elle puisse être remplacée avec le disque dur de Piper et comme elle a la capacité de changer d’apparence, il est aussi possible qu’elle prenne l’apparence de Piper.

Allez, c’est un twist vraiment sympathique de la part des scénaristes, même si c’est gros car tous les éléments permettant de le réaliser sont introduits dans cet épisode. Malgré tout, c’est chouette à voir. Tout ? Ben disons que ça manque un peu de cohérence, avec Piper qui semble savoir où elle est… alors que son disque dur a été retiré il y a un moment maintenant. Si encore elle l’avait retirée de son bras juste avant.

On en arrive alors aux dix dernières minutes de la saison – et possiblement la série : tout le groupe rentre chez Jo, ce qui permet à cette dernière de faire examiner sa blessure, et à Piper de révéler qu’elle pense avoir la solution pour soigner le cancer de son grand-père. Cool. On en revient en tout cas à ce que je préfère dans cette série : une bonne scène de famille, avec les deux sœurs parlant des pouvoirs de Piper et Jo qui est forcée d’établir des règles strictes pour les pouvoirs de Piper.

Ces derniers laissent une véritable porte ouverte pour la saison 2, de même que la fouille du département de Justice intéressé par le code source de Piper. Ce sont des pistes qui pourront être dégrossies en cas de renouvellement (de même que le destin d’Emily), mais celui-ci tarde vraiment à venir. Peut-être que le confinement ralentissant le tournage des pilot sera bénéfique pour la série, on ne sait jamais !

En attendant, on termine la saison avec Alex décrochant le téléphone pour parler de son futur emploi et Brooks qui s’éclipse, tout en étant clairement amoureux de Jo. Celle-ci est radieuse pour ses dernières scènes, c’est la preuve que tout était bien géré dans cette saison pour qu’on voit sa fatigue s’imposer de plus en plus. Aussi radieuse soit-elle, elle prend mal d’entendre Alex lui avouer qu’il a choisi de prendre un job bien loin d’elle, avec également déjà un nouvel appartement qui l’attend.

Oh, elle lui demande de ne pas partir, mais elle abuse totalement. Il ne peut pas rester juste parce qu’elle le demande, surtout qu’elle ne l’aime pas alors que lui est toujours clairement amoureux d’elle. J’ai adoré cette scène de confrontation entre eux, parce qu’elle est hyper tendre et sincère. C’est bien joué et ça fait évoluer le personnage d’Alex dans le bon sens. Même si c’est un sens que je n’aime pas parce que ça veut dire qu’il sera absent ou moins présent pour l’hypothétique saison 2. Il ne pouvait pas rester là indéfiniment !

Bon, et sinon, pour conclure tout ça, on se retrouve une dernière fois sur l’île Plum avec Denman et Loretta qui bossent bien ensemble, comme cette dernière l’avait dit, à faire le ménage du laboratoire de l’île et à récupérer le corps de Benny. Pour la science, comme dirait Mia. Finalement, Loretta est tout aussi méchante que l’était Helen : elle révèle que le killshot a été utilisé en vain contre sa création, mais aussi qu’Helen est désormais Piper. Qu’elle le sache, c’est pire que tout, elle a donc une télécommande qui permet de diriger et réveiller Piper à distance…

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EN BREF – J’aurais mis autant de temps qu’il faut à voir 22 épisodes pour venir à bout de ces 13 épisodes, mais je suis content de l’avoir fait. Concrètement, la série est sympathique et se laisse suivre avec plaisir, principalement grâce à son casting et à ses personnages très attachants. Etonamment, ce qui me plaît le plus dans cette série de science-fiction est donc le lien familial qui se dégage du tout et qui permet de vraiment accrocher au destin de chacun.

Autrement dit, cette saison m’a plu. La série n’est pas un coup de cœur, mais elle était un divertissement efficace que je serais heureux de retrouver si saison 2 il devait y avoir. Si ce n’est pas le cas, eh bien, je me contente assez bien de ces treize épisodes. C’était chouette, et il faut parfois se contenter de la simplicité ! La fin ouverte fonctionne bien : les intrigues sont résolues, la dernière scène n’est pas un cliffhanger insurmontable.

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