Gentleman Jack – S01E05

Épisode 5 – Let’s Have Another Look at Your Past Perfect – 18/20
J’ai plus accroché que la semaine dernière alors même que l’épisode m’a paru plus redondant et répétitif que jamais, allez comprendre. Je pense que le point le plus positif de cet épisode est qu’il se recentre sur la partie la plus intéressante de la série plutôt que sur les intrigues secondaires qui ne sont enfin plus que ça : des intrigues secondaires. Et c’est tant mieux. Comme quoi, la répétition peut avoir du bon, parfois.

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Spoilers

05

Miss Lister is unnatural, Miss Parkhill

Miss Walker fait une sacrée grasse mat pour ce début d’épisode : il est 10h22 quand elle se réveille. Quelle honte ! Non, je plaisante, c’est tout l’inverse en fait, la scène est super mignonne avec Anne qui réconforte Ann autant qu’elle peut par rapport à la situation et l’arrivée de son violeur, parce que bon, c’est ce dont il est question concrètement.

Le voilà donc qui arrive chez elle pour l’épouser, pour mieux découvrir qu’elle est plus bouleversée que lui par la mort de sa femme. Forcément. Il est très mauvais acteur ce personnage (pas comme l’acteur, hein), donc c’est drôle à voir franchement. Mr Ainsworth est très triste de voir Miss Walker trop malade pour le recevoir…

Les voisins (et la famille, donc) de Miss Walker, les Priestley, se chargent de le consoler comme ils peuvent et de le conseiller face à ce refus de la part de la jeune femme qui les met tous dans une position hyper délicate. Malgré les conseils d’y aller doucement, Ainsworth ne trouve rien de mieux à faire que d’insister autant que possible en se rendant alors à Crow Nest pour offrir un cadeau à Miss Walker, qu’il espère au moins entrevoir.

Le pauvre ne s’attendait clairement pas à entendre Miss Walker expliquer qu’elle ne voulait recevoir aucune visite, en-dehors de ces deux personnes déjà présentes. C’est super drôle à voir, parce que Miss Walker est évidemment entourée d’Anne et d’une autre amie. Alors que la porte est fermée au nez d’Ainsworth, on voit bien que la visiteuse comprend immédiatement ses intentions de mariage. C’est tant mieux : ça ajoute de l’humour et ça met une première graine pour la deuxième partie de l’épisode sur cette intrigue.

En attendant, Miss Walker doit tenir bon et refuser de voir Ainsworth, ce qui n’est pas si évident. Tant qu’Anne est avec elle, cependant, ça se passe bien. Si Miss Walker est contente de voir qu’Anne l’écoute et ne parle pas à Ainsworth, elle n’est pas au bout de ses peines parce qu’évidemment, Anne compte bien le faire quand il y aura besoin de le faire. Et la connaissant, même s’il n’y a pas besoin, elle le fera quand même, jalouse comme elle est.

Malgré sa jalousie, elle doit quand même rentrer à Shibden Hall. Miss Walker en profite pour lui donner les cadeaux d’Ainsworth dont elle veut se débarrasser, histoire d’énerver encore plus Anne après ce porc. Franchement, c’est tout ce qu’il est à ce stade. Bizarrement, si Anne doit rentrer, elle passe tout de même une bonne partie de la nuit dans le lit de Miss Walker.

Oh. Elle ne le fait pas que pour le plaisir du lit, hein, elle compte bien aussi lui demander un véritable mariage. Enfin aussi véritable que possible : elle lui propose tout simplement de jurer sur la Bible, en privé, pour avoir leur propre mariage. C’est une scène que je trouve drôlement intéressante, parce que ça montre que malgré tout son anticonformisme, Anne n’en reste pas moins une grande romantique qui veut ce que les autres ont : une relation fidèle et durable. Et ça, c’est beau, surtout pour l’époque et le contexte.

Quant à la manière dont ce mariage privé se déroulerait, eh bien, il suffirait de jurer sur la Bible, tout simplement. Si ça pouvait être si simple de rallier les religieux homophobes à la cause homosexuelle, le monde tournerait mieux, Anne !

Le lendemain matin, Ainsworth a donc la joie de voir revenir son colis de la veille (son propre livre sur lui, quel merveilleux homme), qu’il avait apporté personnellement, et il découvre au passage l’existence d’Anne Lister quand dans la missive qui accompagne le colis, Miss Walker lui explique qu’elle a demandé à Anne de lire toute sa correspondance. C’est inattendu pour lui qui pensait vraiment pouvoir se remarier en un instant. Il n’est en plus pas au bout de ses surprises puisqu’Anne débarque quasiment aussitôt chez les Priestley.

Ceux-ci ne s’y attendaient pas, mais elle a une faveur à leur demander… ou plutôt, elle a un bon prétexte pour passer chez eux. Elle fait comprendre que Rawson est responsable de l’accident de voiture du début de la série, jouant sur les sous-entendus et le suspense pour leur faire comprendre, tout en étant brillante dans sa manière de traiter Ainsworth comme un inconnu. Elle n’est là que pour lui, de toute manière. Le quiproquo qui s’installe l’air de rien avec les Priestley démontre une fois de plus que les scénaristes de la série sont vraiment brillants dans leur manière de mettre tout ça en place.

Bien sûr, quand elle s’en va, Ainsworth lui coure après pour lui parler. Rien d’étonnant à ça, vu la situation. Anne en profite pour lui faire comprendre qu’elle sait parfaitement qui il est et ce à quoi il joue, tout en lui expliquant qu’elle n’approuve pas spécialement la situation. Ainsworth en profite, lui, pour lui dire qu’il était juste sous l’influence de l’opium au moment d’écrire sa première lettre.

Aha, comme si c’était le problème. Anne est brillante dans cette scène où elle se montre hyper protective et juste très amoureuse de Miss Walker, finalement. Ainsworth ne se doute de rien pour autant, voyant en elle une amie zélée qui n’hésiterait pas à salir la réputation d’Ainsworth s’il allait trop loin dans ses demandes et se montrait trop insistant. Après tout, il l’a violée alors qu’il était encore marié, ce qui fait de lui un homme adultère et décadent. Non, vraiment, Anne est brillante dans ses menaces et la manière dont elle le domine. Je me répète beaucoup, on dirait que j’écris le scénario de cet épisode, hum hum.

Après tout ça, Mr Ainsworth n’a plus tellement envie de se marier avec Miss Walker, expliquant que le problème vient avant tout de son dédain, selon lui. Ah, mais quel connard, il sait comment capitaliser ma haine, lui. En tout cas, il se barre, et c’est bien la seule bonne chose qu’il fait de tout l’épisode.

Malheureusement, il faut bien en revenir aux intrigues secondaires ensuite. Tout ce premier quart de l’épisode était pourtant génial et suffirait à en faire une série génialissime. Bref, Anne rentre à Shibden et a énormément de choses à faire déjà. Elle a plein de travail, a emprunté de l’argent à Miss Walker pour gérer ses affaires et doit encore réprimander Elisabeth, à sa manière, d’avoir gardé le secret d’Eugénie. Cette intrigue est totalement laissée de côté à présent, et vraiment, ça semble n’avoir été qu’un moyen de perdre du temps.

À l’inverse, l’accident de début de saison continue donc de faire des remous sans être pleinement exploité, et les affaires des Lister perturbent les Rawson, qui voient bien qu’elle est en train de prendre le dessus sur eux financièrement. C’est gênant, bien évidemment.

En parallèle, on continue de suivre aussi la vie sentimentale de Marian. Elle a beau vouloir être amoureuse, on voit bien qu’elle ne l’est pas tant que ça, parce que son prince charmant est un sacré boulet. La scène ajoute beaucoup d’humour à l’épisode, surtout quand Marian tente de le faire paraître sous le meilleur jour possible alors qu’il n’y a rien qui puisse apparemment le sauver aux yeux de sa famille. C’est la nouvelle intrigue à la Eugénie, je pense, mais c’est marrant, surtout qu’Anne s’arrange bien évidemment pour éviter de prendre le thé avec eux, hein.

Pendant ce temps, chez Thomas, oups, la boucle de ceinture du père est retrouvée par la mère parmi la terre des cochons. Evidemment qu’elle comprend aussitôt ce qu’il se passe. Elle en est réduite à attendre le retour de Thomas, pour mieux le confronter et lui expliquer calmement son erreur de ne pas avoir pensé au métal.

Elle est au bord des larmes et on ne sait pas bien si elle lui en veut ou non, mais en tout cas, elle le couvre autant que faire se peut quand on vient réclamer des nouvelles de son mari. Cela veut tout dire, j’imagine.

Cependant, tout ça, ce ne sont que des intrigues secondaires peu évoquées et très réparties dans l’épisode qui se concentre principalement sur Anne et Miss Walker, quitte à être un brin redondant. Ainsi, à Crow Nest, Miss Parkhill continue de ne pas comprendre le refus de Miss Walker de se marier avec Ainsworth, de même qu’elle ne comprend pas bien la maladie qui semble frapper Miss Walker un peu quand ça l’arrange. Malheureusement, ça l’arrange lorsque Mrs Priestley vient lui rendre visite, soi-disant pour prendre de ses nouvelles pendant qu’Ainsworth est à l’église. Bref, Priestley se retrouve seule avec les incompréhensions de Miss Parkhill qui sait uniquement que Miss Walker est amoureuse, probablement d’un homme, ce qui oblige Priestley à lui balancer la vérité, en tournant autour du pot autant que possible pour le bien du quiproquo, puis en lui expliquant ce qui arrive aux homosexuels vis-à-vis de la justice : ils sont pendus. Ah.

La pauvre Miss Parkhill ne s’en remet pas du tout et révèle toute son homophobie parfaitement naturelle, évidemment, à Ann dès qu’elle en a l’occasion. C’est ainsi sans la moindre surprise que Miss Walker recommence donc une fois de plus à changer d’avis. C’est une vraie girouette à force, mais je la comprends, vu la société dans laquelle elle évolue. Il faudrait juste qu’elle arrive à se tenir à une décision ferme et définitive… ce qui retirerait cependant 80% du drama de la série. Et au moins autant de lettres dans la correspondance des deux femmes.

Bien sûr, après une telle lettre lui faisant comprendre que Miss Walker change d’avis, c’est dès le lendemain matin qu’Anne Lister est de retour à Crow Nest. Cela pose bien problème à Miss Parkhill. Autant elle admirait Anne Lister en début d’épisode, autant elle est incapable de la regarder dans les yeux désormais. Cette réaction permet à Miss Walker de comprendre qu’elle n’est pas prête à assumer sa relation avec Anne, et elle le lui explique dès que Miss Parkhill les laisse seule un instant.

Anne se retrouve à reprendre toujours les mêmes arguments : il suffit de continuer à s’afficher en tant que très bonnes amies pour que tout le monde leur fiche la paix et que Mrs Priestley passe pour folle dans ce qu’elle pense avoir vu. Elle demande aussi à Miss Walker d’avoir un peu de courage face aux ragots du voisinage, avant de lui apprendre que l’homosexualité n’est qu’un crime que pour les hommes. Eh oui, charmante époque. L’homophobie est toujours plus marquée envers les hommes ; à l’époque, personne n’imaginait que deux femmes puissent céder ainsi aux plaisirs de la chair. Et quand bien même, ça reste toujours moins dérangeant, puisqu’il y a tout le fantasme masculin qui va avec.

Bon, je m’égare, reprenons la critique : Anne est super touchante une fois de plus à dire qu’elle sait que Dieu l’a créée ainsi et elle se jette aux pieds d’Ann. Il est très clair qu’elle est amoureuse et qu’elle la veut pour femme, pour s’éviter une autre déconvenue encore. C’est tellement mignon.

Miss Walker a bien conscience qu’elle change d’avis chaque fois qu’Anne est là, mais elle finit par craquer une nouvelle fois. Leur relation est redondante, certes, mais elle est magistralement bien écrite et ça me convient parfaitement. On voit toute la faiblesse de Miss Walker face à ses sentiments.

Cependant, l’épisode se termine une fois de plus par… un changement d’avis de Miss Walker. Ben oui. Céder aux désirs d’Anne, c’est facile sur le moment, en théorie, quand elles échangent un baiser… En pratique, en revanche, c’est plus compliqué quand il faut faire face à Miss Parkhill qui n’est pas si naïve ni si dupe du jeu joué par les deux femmes.

Il faut dire qu’Anne ne tient pas du tout en place et essaie trop de vendre que tout va bien, avec un sourire et une hyperactivité pas si naturelle, si je peux me permettre l’expression qui passe mal (c’est comme ça que Mrs Priestley a présenté la situation à Miss Parkhill à la base). Miss Parkhill est excédée par la situation et fait comprendre à Anne qu’elle n’a qu’à aller se promener seule plutôt que forcer Miss Walker à céder à tous ses caprices, ce qui pousse Anne à lui dire de rentrer chez elle plutôt que de donner son avis.

Choquée, Miss Parkhill change simplement de pièce, ce qui permet aux amoureuses de sombrer dans une nouvelle querelle, inconscientes des oreilles indiscrètes qui pourraient traîner par là. Cette fois-ci, Miss Walker va trop loin cependant, à dire qu’elles vont à l’encontre de Dieu et qu’elle veut se marier à Ainsworth pour s’éviter bien des ennuis. Franchement, après un tel épisode, c’en est douloureux pour Anne. En amour, je n’aime pas tellement son caractère depuis le début de la série, mais là, elle ne peut qu’être blessée par des propos qui ne tiennent absolument pas compte de ses sentiments et du fait qu’elle est humaine aussi, en fait.

L’épisode se termine donc sur une Anne extrêmement énervée par sa compagne et future femme. Tu m’étonnes ! Comme cela ne suffisait toutefois pas à faire un cliffhanger suffisamment intéressant, apparemment, les scénaristes en rajoutent une couche en nous montrant que sur le chemin du retour, Anne est agressée par un homme. L’agression est hyper violente, l’homme lui demande de laisser tranquille Miss Walker, mais on passe à ça d’un viol (heureusement, Anne a de sacrés réflexes incroyables). Elle se prend quand même des coups de bâtons et poings hyper violents, ce qui fait qu’elle finit en sang.

Certes, l’homme prend la fuite… mais tout de même, le mal est fait. Et la scène est un tel contraste par rapport à celle où elle confrontait Ainsworth. C’est totalement voulu, c’est sûr, mais wow. C’est choquant comme fin d’épisode, surtout que parmi toutes les intrigues secondaires, celle-ci surgit de nulle part et vient contredire pas mal des théories de l’héroïne.

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Council of Dads – S01E09

Épisode 9 – Stormy Weather – 20/20
Je n’étais pas prêt du tout pour cet épisode qui est en fait la fin de saison (et série), écrite en deux parties. Pour moi, j’avais encore un peu de répit avant d’en arriver à un sentiment de toucher à la conclusion… La série prouve qu’elle est capable de beaucoup de choses et d’envoyer du lourd, même après tous les rebondissements déjà explorés dans les huit épisodes précédents. J’ai donc adoré, tout simplement.

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Spoilers

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My sixteen year-old is driving into a hurricane, Oli.

C’est parti pour ce qui est finalement l’avant-dernier épisode de la série… En effet, NBC a décidé d’annuler la série, ce qui est vraiment une très mauvaise décision à mon avis, concluant une série de mauvaises décisions de leur part en ce qui concerne sa diffusion et sa promotion. Pour moi, il y avait moyen de continuer ça pendant encore un bon moment, il y avait la carrure pour deux ou trois autres saisons malgré sa rapidité. Et ça va tellement finir sur un cliffhanger !

Tant pis pour moi ! Et peut-être aussi pour vous, car si vous lisez cette critique, c’est sûrement parce que vous aimez bien la série. L’épisode du jour reprend le lendemain du précédent, avec Luly qui veut faire en sorte que son article soit retiré du site internet qui lui a volé. Pas de bol pour elle, le journal a carrément décidé de publier, toujours sans son accord, dans tous les journaux de la ville. Bref, c’est le début de la célébrité pour elle, mais ce n’est pas exactement ce qu’elle souhaitait.

Au moins, ça lui permet de faire la connaissance de Denise, sa voisine. Elle décide ensuite de se rendre au restaurant pour se confier à Larry. Elle a besoin de l’aide d’un de ses pères pour gérer la situation, quoi. Pourtant, Larry a un peu autre chose à faire : Margot est débordée par la tempête, parce qu’elle doit s’occuper du restaurant et ne sait pas comment faire, surtout qu’elle découvre que c’est une tempête tropicale. Pas évident, tout ça.

Je veux dire, elle est obligée de mettre les papiers sous plastique, tout de même. J’ai bien aimé la voir pote avec Larry, je ne m’y attendais vraiment pas à cette amitié, surtout quand on voit d’où ils reviennent. Pourtant, ça fonctionne bien, de même que ça fonctionne de voir Larry s’inquiéter pour sa fille qui ne veut pas évacuer ou être celui qui rappelle à Luly qu’elle doit aussi protéger sa maison de la tempête qui approche. C’est bien beau d’avoir une tempête personnelle en cours, Luly, mais s’occuper de tes économies peut être une bonne idée aussi, effectivement.

La météo est donc à l’orage, et ça fait peur à JJ qui vient chercher de l’aide auprès de Théo. Ce dernier s’amuse à lui faire peur, puis JJ organise la maison avec Charlotte et va réveiller sa mère. Celle-ci en profite pour découvrir que Théo lui en veut toujours de ne pas pouvoir aller s’installer à Las Vegas, ce qui, selon lui, provoque aussi sa rupture avec Jules. Oh, c’est dommage. Bon, on n’aura pas trop eu l’occasion de voir tout ça se développer de toute manière, elle ne manquera pas vraiment !

Theo continue en tout cas de se confier à Anthony qui découvre la tempête en cours à la télévision et s’inquiète pour eux, alors que Robin et ses enfants abandonnent le chien, porté disparu, pour se rendre au plus vite chez Oliver, dont la maison, plus dans les terres, est beaucoup plus sûre.

Pendant ce temps, Oliver se plie justement en quatre pour faire plaisir à sa mère porteuse… et cela la fait culpabiliser de lui cacher son lourd secret. Ben oui, connasse, ce serait peut-être bien de lui dire la vérité plutôt que de te comporter comme ça. Je suis vraiment énervé, parce que je ne comprends pas comment elle peut cacher une information pareille. Evidemment, Sage, la mère-porteuse, n’est pas ravie de voir Robin débarquer avec sa famille.

Oliver, lui, est content et compte sur elle pour parler à Sage et tenter de comprendre ce qu’il se passe. S’il savait ! Robin fait donc ce qu’elle peut pour sympathiser avec Sage et lui conseiller de parler à Oli et Peter. J’aime bien la manière dont les personnages nous font accrocher à Sage, parce qu’effectivement, sa culpabilité d’être malade et de savoir que le bébé la verra mourir puisque le couple veut la garder dans la famille. C’est presque beau… mais ça n’empêche qu’elle abuse de ne pas en parler aux futurs pères. On sent bien, cela dit, que ça sera le cas.

La conversation entre Robin et Sage est interrompue par Charlotte qui n’a plus de réseau et qui permet à Robin de prendre conscience que Theo n’est plus là. En interrogeant JJ, elle finit par comprendre ce qu’il se passe : Theo est retourné chez eux pour sauver le chien, possiblement resté coincé dans la cave où il risque de se noyer, selon JJ. Ni une, ni deux, Robin se précipite après son fils, forcément. Clairement, affronter ensemble ce qui vient d’être déclaré comme étant un ouragan les aidera à se réconcilier, et c’est tant mieux. Par contre, le côté ouragan n’arrange pas du tout Anthony, qui déplace des montagnes pour se rapprocher autant que possible de sa famille.

Sa famille étendue, en tout cas. Et ils font bien de la merde avec Theo qui se précipite au cœur de l’ouragan pour peut-être sauver son chien. En arrivant, il découvre qu’il est là pile à temps : le chien est bien enfermé dans la cave qui est en train d’être submergé. Comprenant que la porte est ouverte, Cow-boy, le chien, s’enfuit… pour mieux revenir en arrière quand il entend Theo tomber dans l’escalier. Ben oui, avec l’eau, il glisse. Et en bon boulet, il se tord la cheville, puis perd sa lampe-torche. Bref, il se retrouve dans le noir bien vite.

De son côté, Robin utilise ses connaissances – Sam – pour convaincre un officier de la laisser passer sur le pont qui la sépare de l’île, et donc de Theo, mais aussi de l’ouragan. Elle retrouve Theo et le chien à temps, mais ce n’est pas une super nouvelle tout de même : la cheville de Theo est tordue certes, mais elle est surtout coincée dans l’escalier, ce qui la force à prendre des mesures radicales pour le libérer.

Une fois que c’est fait, il continue d’être un adolescent particulièrement insupportable. Franchement ! J’ai envie de bien l’aimer le Théo, mais son discours comme quoi il est banal et n’a rien de spécial… Urgh. La crise d’adolescence, quoi.

Elle réussit heureusement à le faire changer d’avis, puis à stabiliser sa cheville dans la voiture. Ce faisant, elle peut s’ouvrir à son fils et lui expliquer qu’elle s’est certes chargée des urgences ailleurs, mais qu’elle sait qu’il est là et qu’il sera un très bon adulte. J’aime beaucoup la manière dont la scène est gérée, même si c’est très américain comme manière de faire de gérer tout ça dans la tempête. Une vraie série, quoi !

Theo découvre donc la vérité sur Anthony et le prend super mal, mais au moins, ça lui permet de se réconcilier avec sa mère pour détester quelqu’un d’autre. Pas de bol, il va falloir qu’il se fasse à la présence d’Anthony dans sa vie malgré tout, puisque Luly lui a pardonné et surtout puisqu’il débarque au dernier moment pour aider de justesse Robin et Theo. Ben oui, au moment de partir, ces deux-là sont finalement coincés par un arbre qui s’écrase à l’arrière de la voiture. Une affaire de secondes avant qu’ils ne soient écrasés, eux aussi !

Anthony sort donc de nulle part pour leur venir en aide et la réaction de Robin en dit long : elle ne s’attendait pas à le voir et est bien forcée de reconnaître que même si elle lui en veut, il va lui être très, très utile.

En parallèle de tout ça, Sage prend la décision de quitter la maison d’Oliver, dont Peter et Tess sont absents pour l’ouragan, c’est malin. Elle explique à Oliver qu’elle ne veut plus leur donner le bébé, parce qu’ils ne sont pas bons pour elle. Ah ! C’est tout l’inverse. Le courant coupe pile à ce moment-là. Il ne manquait plus que ça. Ils ont heureusement un milliard de bougies avec eux, et ça force Sage à rester en place. Enceinte de plusieurs mois, ce n’est pas comme si elle pouvait se permettre de quitter la maison en plein ouragan.

Enfin, ouragan ou pas, elle est sacrément limitée dans ses déplacements quand elle se rend compte qu’elle est en train d’accoucher alors qu’Oliver était en train de tenter son meilleur discours pour la convaincre de lui donner malgré tout son bébé. J’ai beaucoup aimé la scène, surtout que ça pousse Oliver dans ses retranchements, alors même qu’il a peur des ouragans.

Il se retrouve à devoir gérer trois enfants de Robin et un accouchement à la fois, et les scénaristes se débrouillent plutôt bien dans ses scènes, rendant Charlotte sacrément attachante dans la manière dont elle s’occupe de JJ, puis d’Oliver qui est stressé et lui confie que le bébé qu’il va devoir faire naître n’est peut-être pas le sien. J’aime vraiment beaucoup Charlotte, et c’est dommage, j’aurais adoré une saison 2.

Finalement, Oliver se retrouve à devoir faire accoucher Sage, et c’est à ce moment-là que celle-ci se retrouve à lui annoncer qu’elle est malade. Malgré sa maladie, il va de soi qu’Oliver reste à ses côtés pour l’aider à supporter les contractions, dans une scène très belle. Cela fait un bon cliffhanger de savoir que les choses avancent dans le bon sens pour eux.

Pendant ce temps, Luly et Larry se rendent chez la fille de ce dernier et Luly fait tout ce qu’elle peut pour s’assurer que la fille soit en sécurité. Etant nul en géographie américaine, je comprends donc enfin que la série se déroule depuis tout ce temps à cheval entre une île et le continent. Bref. Le but est de faire en sorte que la fille de Larry, sa petite-fille et le cochon d’Inde ne restent pas sur l’île pendant l’ouragan. Dans le genre, Luly est plutôt convaincante.

Lauren accepte donc de les suivre, mais pas pour aller chez Oliver. Non, à la place, ils se rendent chez Luly, et c’est une bonne chose parce que ses travaux de consolidation de la maison réussissent à résister à l’ouragan et l’inondation. Ouep. Evan et Larry ont fait du très bon travail et Luly se retrouve à devoir accueillir tout le quartier. Et tout le quartier aime forcément beaucoup le projet d’Evan et Larry, ce qui signifie que tout le monde admire Larry dans la maison, même sa petite-fille.

Oh, par contre, pour Lauren, c’est plus compliqué que ça. Elle a en effet lu l’article de Luly et comprend que Larry peut être un bon père. Au fond, elle le savait déjà puisqu’elle a eu un joli début d’enfance, avant qu’il ne s’enfonce dans l’alcool. Cela n’empêche pas qu’elle part désormais du principe que son père n’a pas vraiment sa place dans sa vie. Bien sûr, Larry entend tout ça et le vit plutôt mal… on dirait même qu’il nous fait un début de crise cardiaque, mais ce n’est pas bien sûr. Je pense que ce qui me fait penser ça, c’est qu’on enchaîne les cliffhangers et que ça ressemblait vraiment à une fin de saison.

Il reste toutefois un épisode la semaine prochaine… Il y a tant à gérer, je ne sais pas s’ils réussiront à tout conclure, ni si c’est ce qu’ils avaient envie de faire. En tout cas, ça promet un excellent épisode encore la semaine prochaine, surtout que JJ et Charlotte découvrent que Scott n’était pas le père de Luly, eux aussi. Ben oui, plutôt que de dormir, trop inquiets de ne pas savoir où sont Robin et Theo, ils décident de lire le journal… Aïe.

bonus Oliver Sage

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Gentleman Jack – S01E04

Épisode 4 – Most Women Are Dull and Stupid – 17/20
La scène finale relève tellement le niveau de l’épisode que j’en oublie presque que j’ai trouvé une fois de plus qu’il partait dans tous les sens, et pas toujours pour le meilleur. Si je me plaignais de la rapidité des précédents, celui-ci est plus lent… mais utilise tellement de personnages que tout n’est plus toujours très clair. Bref, ça m’a un chouilla moins plu, mais ça reste une série devant laquelle je sais que je vais passer un bon moment à chaque fois.

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Spoiler

04

We were nothing but inconvenience to him.

J’aime beaucoup cette série… mais je trouve que les épisodes sont lourds à digérer et du coup quand je m’arrête de la regarder, je n’ai pas envie de la reprendre. C’est très paradoxal : j’adore, mais j’ai la flemme de la lancer. Cela n’empêche pas que c’est idiot d’avoir les DVD avec moi depuis si longtemps sans prendre le temps de la finir. En plus, Poluss va finir par me tuer, je crois. Six mois après mon premier épisode, c’est donc reparti !

Et ça repart mal avec la voisine, qui est évidemment de la famille de Miss Walker, qui bave tout de suite auprès de son mari ce qu’elle a surpris à la fin de l’épisode précédent. Non contente de lui annoncer ça, elle raconte aussi qu’elle a déjà expliqué ses soupçons à Mr Rawson et à une bonne partie de sa belle-famille, superbe. Ils prennent aussitôt la décision de parler avec Miss Walker, mais c’est déjà trop tard.

Celle-ci s’est enfuie avec Anne Lister, histoire de prendre du bon temps. Qu’il est étrange de voir Anne avec ses cheveux détachés, au lit. Oui, bon, elles sont à York parce que Miss Walker a mal au dos, en théorie, mais elle n’a pas l’air si mal une fois au lit, franchement. Elle voit tout de même un docteur, dont elle connaît aussi la sœur. Franchement, je suis perdu dans les relations familiales de cette série, tout le monde se connaît, c’est terrible.

Et ce n’est que le haut de l’iceberg, je sais bien. Au passage, Anne Lister continue de se renseigner sur l’accident de voiture du début de la série et sur l’homme qui aurait vu Rawson, tout en ignorant le problème d’Eugénie, qui selon elle est simplement malade lorsqu’elle voyage. Hum. Tout ce petit monde rentre finalement chez Miss Walker, qui est heureuse d’annoncer à sa tante qu’elle est prête à partir en voyage et que son médecin ne s’y oppose pas.

Son médecin, non, mais sa tante et la vie oui : la tante avertit Miss Walker de la mort d’une certaine Mrs Ainsworth et de l’arrivée prochaine de sa famille, pour l’enterrement. Bien. Miss Walker s’évanouit en apprenant la nouvelle, titillant à nouveau la jalousie d’Anne Lister que je n’aime pas beaucoup pour ça. En plus, elle n’a pas raison d’être si jalouse : Miss Walker est simplement terrifiée par la mort. Moui.

Le lendemain matin, Anne change de sujet et propose à Miss Walker de retourner chez la voisine : selon elle, il vaut mieux confronter le problème et faire comme si elles n’avaient rien à se reprocher, plutôt que de se planquer et de confirmer les soupçons qui pourraient peser sur elles.

J’aime bien cette manière de voir les choses, et c’est aussi ce qui fait que j’aime bien le personnage, même si elle force beaucoup dans la scène suivante, avec sa bonne humeur surjouée quand elle annonce que Miss Walker pourra voyager. Je ris bien devant la série, toujours, c’est déjà ça.

Pendant ce temps, Marian vient voir sa tante à Shibden Hall pour mieux apprendre que celle-ci a « laissé s’échapper » le nom de Mr Abbott auprès d’Anne. C’est une jolie manière de présenter les choses, dis donc. Le père a la bonne idée de défendre la relation de sa fille, ce qui la rassure un peu et qui est une scène plutôt mignonne. Il est vraiment bien ce père.

Anne aussi finit par revenir à Shibden Hall pour régler quelques-unes de ses affaires, notamment avec Jeremiah Rawson. Elle est toujours aussi dure en affaire, évidemment, et la scène ne semble pas déboucher sur quelque chose de nouveau. Anne se rend ensuite à Halifax en compagnie de Marian qui en profite pour s’excuser de la dispute de l’épisode précédent, tout en se débrouillant pour amener le sujet de Miss Walker sur le tapis.

Si Marian l’approuve, c’est surtout parce qu’elle espère l’approbation d’Anne pour son vendeur de tapis. Ouep, elle aime les tapis Marian avec cette critique, je n’ai pas trouvé de meilleures transitions, c’est comme ça. En vrai, la scène fonctionne vraiment bien et montre qu’Anne Lister n’était pas facile à vivre pour sa famille avec ses idées tranchées, arrêtées et, tout de même, assez égoïstes quand on y réfléchit. C’est dommage.

La scène s’arrête donc sur Anne Lister critiquant le choix de sa sœur pour John Abbott, mais ça ne semble pas perturber Anne plus que ça, bien au contraire. Elle enchaîne avec une journée de travail improbable pour une femme à l’époque, acceptant d’aller dans les mines pour voir comment ça se passe. Elle se retrouve donc pleine de suie et terre quand elle retrouve Marian ensuite, histoire de se prendre la tête une fois de plus… et du crottin pour la chaussure de Marian. La pauvre !

Son apparence physique est le dernier des soucis d’Anne, cependant. Elle n’hésite pas à aller, dans cet état, rendre visite à un certain Mr Parker. Il y a tellement de personnages partout, ça reste compliqué de tout suivre, tout de même, mais on apprend bien plus tard dans l’épisode que c’est son avocat (peut-être qu’on le savait déjà). Je retiens que même si ce n’est pas le sujet principal de la conversation, elle indique la disparition du père Sowden qui l’inquiète, parce qu’elle ne sait pas quoi faire de ses locataires.

Ce n’est qu’après ça qu’elle prend son bain, pour mieux être interrompue par une lettre de Miss Walker qui la force à se rendre en toute urgence à Crow Nest pour la retrouver. Oui, il y a urgence : Mr Ainsworth n’a pas encore enterré sa femme qu’il envoie déjà des missives à Miss Walker pour lui faire comprendre son intention de se remarier avec elle. Charmant. Cela énerve Anne et bouleverse Miss Walker, cette dernière étant amoureuse d’Anne, pas de cet homme qui veut se marier avec elle.

Malgré tout, Anne est invivable pour une toute autre raison : elle en veut à Miss Walker de refuser de lui montrer la lettre en question, et insiste auprès d’elle y compris durant la nuit pour savoir pourquoi. C’est simplement marqué « privé » dessus selon Miss Walker, mais ça nous laisse Anne en pleine insomnie. Le lendemain matin, elle demande donc à Miss Walker de prendre sa décision sur leur futur plus vite que prévu. Elle lui laisse en fait le week-end pour choisir son futur : se marier avec Ainsworth et dire adieu à Anne ou décider de vivre sa vie avec Anne.

Rien que ça. L’ultimatum est énorme et violent, franchement. Anne rentre donc à Shibden Hall pour écrire dans son journal ces terribles événements et, pour une fois, la série prend vraiment son temps pour nous montrer tout le trouble du personnage. Elle va jusqu’à en vomir, la pauvre, tout de même. Malgré tout ce que l’ultimatum a de toxique en soi, la série parvient donc à rendre Anne super attachante dans sa douleur. C’est une très belle écriture et une très belle interprétation, ma foi.

La série enchaîne malheureusement sur une scène entre plein de personnages auxquels on n’est pas encore attaché, et auxquels on ne le sera probablement jamais, alors ça diminue quelque peu l’impact de la scène. Le but de cette nouvelle scène est de nous montrer la propagation des rumeurs autour du couple Anne/Miss Walker, tout en revenant sur la réputation d’Anne, y compris au travail.

Ce n’est que plus tard qu’Anne obtient une réponse de Miss Walker, sous la forme d’un joli panier de fruit et d’une lettre qui peut être dévastatrice, surtout au moment où elle arrive et où son père vient de lui dire qu’il était temps qu’elle se case, y compris avec Miss Walker si ça lui chante. Mignon. La lettre l’est beaucoup moins : Miss Walker refuse de prendre une décision et laisse le destin faire son œuvre, en la laissant tirer au sort une réponse… qui est évidemment négative d’abord.

Anne Lister, s’en remettant au sort ? C’est mal la connaître, ça. Anne débarque donc à Crow Nest pour confronter Miss Walker sur son incapacité à faire un choix. Sa colère finit par payer et lui donner raison quand bien même j’aurais préféré la voir adopter une autre attitude : Miss Walker finit par lui révéler qu’elle a déjà couché par le passé avec Ainsworth, parce qu’il l’a violée, lui disant qu’il l’aimait et que sa femme était vieille de toute manière. La scène est terrible à voir, surtout que Miss Walker se sent désormais obligée de se marier avec lui. Oh, quelle époque terrible le passé.

Miss Walker est un personnage carrément attachant dans cette scène de révélations qui relève beaucoup le niveau de l’épisode, je trouve. L’amour d’Anne s’en trouve renforcé, au point d’utiliser le prénom de Miss Walker, Ann (donc je vais éviter de le faire), et de lui assurer sa protection. Elle lui explique qu’il l’a violée et qu’elle n’a rien à se reprocher, ni à lui devoir… mais elle prépare aussi très clairement sa revanche, quoiqu’elle en dise à Miss Walker quand elle affirme ne pas savoir encore ce qu’elle fera.

En parallèle, Eugénie rentre donc en larmes pour annoncer qu’elle pense que son bébé est mort, puisqu’elle a saigné, énormément. Ben oui, forcément, l’aller-retour à York, ça ne devait pas être une bonne idée pour elle. Elle s’en confie à Elizabeth, son amie femme de chambre aussi, et ça donne quelques scènes sympathiques en français (approximatif ?) où l’on apprend un peu mieux la vie des servantes.

En revanche, autant je me plaignais qu’Anne allait souvent trop vite et s’éparpillait dans tous les sens, ce que je trouvais dommage car j’aurais aimé mieux comprendre tout ça, autant je ne comprends pas trop l’intérêt de cette intrigue finalement. Sans elle, on aurait des épisodes de genre cinquante minutes, et ça ne serait pas plus mal, non ? En tout cas, Eugénie veut à présent annuler le mariage.

Ainsi quand Anne Lister veut en parler à celui qu’elle pense être son futur mari, elle apprend cette annulation et comprend aussitôt qu’Eugénie était enceinte et a perdu le bébé de George à York. C’est si triste. Anne se rend compte que tous les serviteurs le savaient et qu’elle n’avait rien vu, ce qui est un peu inquiétant pour Eugénie, mais ce qui est le plus choquant pour Anne, c’est encore qu’Elizabeth ne lui parle pas de la grossesse d’Eugénie. Voilà qui est fait.

De son côté, Thomas ment à son patron, disant que son père a disparu et s’est probablement barré. Hum. Ce n’est pas exactement ce qu’il s’est passé… mais il est le seul à le savoir. Sa mère s’inquiète d’ailleurs pour son mari qui est parti sans la moindre économie, ce qui force Thomas à lui expliquer qu’il est probablement aux États-Unis comme il l’avait toujours envisagé. Il n’est plus à un mensonge près. Et Il fait bien, parce que les bonnes nouvelles pleuvent ensuite quand il est révélé par l’intermédiaire d’une lettre de Mr Washington et d’une jolie lectrice qu’Anne Lister permettra à la famille de rester encore huit mois sur place – deux dans l’attente et l’espoir du retour du père, six dans un marché passé avec Thomas.

Par contre, Thomas ne s’inquiète pas plus que ça de voir Eliza, une autre petite fille, se balader du côté des cochons auxquels elle voue une fascination enfantine… alors que c’est flippant, franchement.

> Saison 1

Perry Mason (S01)

Synopsis : Ce reboot nous plonge à Los Angeles en 1932 avec le cas d’une vie pour le personnage de Perry Mason, un avocat, au cœur de l’expansion folle de la ville, loin de la Grande Dépression qui frappe encore le pays.

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Pour commencer, je vais être honnête, j’ai peur de ne pas aimer la série, parce qu’elle n’est pas du tout ma tasse de thé à vue de nez. Pourquoi je la regarde ? Parce que j’adorais Matthew Rhys dans Brothers & Sisters et que ça m’embête déjà d’avoir raté The Americans à laquelle je n’accrochais pas des masses (à l’époque, en tout cas). Bien sûr, je la regarde aussi parce que Tatiana Maslany est au casting, c’est évident. Sans ces deux acteurs, j’aurais passé mon chemin directement.

Est-ce que l’amour de deux acteurs peut être suffisant pour accrocher à la série ? Probablement pas, mais j’espère une bonne surprise malgré tout ! Je sais que la série d’origine avait plutôt bien cartonné et j’ai confiance en ces acteurs : ils sont assez malins pour faire de bons choix de carrière.

Reste à voir maintenant si la série sera agréable à suivre pour un nouveau téléspectateur, qui ne sait rien de l’origine et qui n’a pas envie de se renseigner plus que ça sur celle-ci, histoire de se conserver des surprises. Un ancien succès est-il destiné à le redevenir ? On le saura vite, si j’arrête de blablater !

Note moyenne de la saison : 15/20

Chapter 1 – 15/20
Le moins qu’on puisse dire, c’est que la série parvient bien à nous plonger dans son ambiance et que le budget est là, de même que le casting cinq étoiles. Malheureusement, ça ne fait pas tout et ça ne compense pas les longueurs de ce premier épisode qui ne fait qu’introduire l’histoire en effleurant du bout des doigts beaucoup de choses, mais avec peu d’explications. Il faudra revenir la semaine prochaine pour en savoir plus, j’imagine.
Chapter 2 – 15/20
La série se poursuit sur la même lancée et plaira sûrement beaucoup aux amateurs du genre, mais comme ce n’est pas tellement ma tasse de thé, je m’arrête sur certains détails qui me dérangent, comme souvent avec les dramas se déroulant dans le passé, finalement. Pourquoi est-ce que je reste ? Parce que j’adore vraiment le casting, que je n’ai pas grand-chose à me mettre sous la dent en hebdo en ce moment et parce que c’est quand même bien fichu tout ça.
Chapter 3 – 15/20
J’ai l’impression que les scénaristes complexifient volontairement cette histoire pour l’étendre sur huit épisodes, avec plusieurs sous-intrigues qui ne sont pas si palpitantes que ça. Leur seul avantage, c’est qu’elles apportent des personnages secondaires supplémentaires que je préfère largement aux personnages principaux. Malgré tout, je reste curieux devant cette série, mais j’en regrette vraiment beaucoup la longueur, surtout qu’il y a cinq bonnes minutes que l’on pourrait retirer sans rien changer à l’histoire ou au développement des personnages…
Chapter 4 – 13/20
Non contente de fournir des épisodes d’une heure parfaitement interminable chaque semaine, la série se prive cette semaine de personnages que j’aime bien, en développe d’autres dans des directions clichées et s’assure enfin que je n’aime pas ceux qu’ils restent. Tout est exactement comme je l’attends de la série, cependant, et la qualité est là. Je ne suis pas le public visé, par contre, ce qui fait que je fais clairement autre chose pendant les épisodes… Et ça fait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Pas pour moi, donc, mais une bonne série quand même. La schizophrénie…
Chapter 5 – 15/20
Ah ben c’est malin, je prévois de dire plein de mal de la série et l’épisode qu’elle propose cette semaine est l’un de ses meilleurs ! On se sépare enfin d’un paquet de problèmes inhérents à la série pour insister sur le point de vue de certains personnages qui étaient sous-exploités et pour nous faire avancer un peu plus rapidement vers la fin de saison. Bien sûr, ce n’est pas si simple et on a encore pas mal de moments bouche-trous, mais il y a du mieux, vraiment.

Voir aussi : Faut-il vraiment tolérer le sexisme (et tout le reste) de Perry Mason ?

Chapter 6 – 16/20
Donc si je résume, les cinq premiers épisodes servaient simplement à mettre en place ce qu’est censée être cette série depuis le départ ? Pas étonnant que ça paraisse long puisqu’on a eu l’équivalent des vingt minutes d’introduction de plusieurs séries en… cinq heures. L’avantage, c’est que cet épisode propose par conséquent un bien meilleur rythme dans les rebondissements et des répliques intéressantes, avec des personnages plus réactifs et une intrigue bien plus crédible. On avance, ouf !

Voir aussi : Gayle Rankin (#99)

Chapter 7 – 14/20
Le rythme ralentit à nouveau dans cet épisode, parce que c’est l’avant-dernier et qu’il ne faut apparemment pas tout résoudre tout de suite. Malheureusement, ça se sent un peu trop que l’on procrastine pendant trois quarts d’heure. L’avantage, c’est que le dernier quart d’heure est fort en révélations et rebondissements et que le dernier épisode devrait être beaucoup plus intéressant ! L’inconvénient, c’est que je me suis encore trop ennuyé devant celui-ci et que je baisse volontairement la note, même si j’ai aimé la fin.
Chapter 8 – 15/20
Bon, ma foi, c’est une conclusion, mais c’est à l’image de la saison… Pas exactement ce que j’en attendais, avec des détours et avec des longueurs. Je pense que je viendrais quand même regarder la saison 2 parce que la conclusion propose de bonnes choses pour la suite. Pour autant, je peux déjà vous dire que la série ne va pas me manquer, du tout.