Perry Mason (S01)

Synopsis : Ce reboot nous plonge à Los Angeles en 1932 avec le cas d’une vie pour le personnage de Perry Mason, un avocat, au cœur de l’expansion folle de la ville, loin de la Grande Dépression qui frappe encore le pays.

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Pour commencer, je vais être honnête, j’ai peur de ne pas aimer la série, parce qu’elle n’est pas du tout ma tasse de thé à vue de nez. Pourquoi je la regarde ? Parce que j’adorais Matthew Rhys dans Brothers & Sisters et que ça m’embête déjà d’avoir raté The Americans à laquelle je n’accrochais pas des masses (à l’époque, en tout cas). Bien sûr, je la regarde aussi parce que Tatiana Maslany est au casting, c’est évident. Sans ces deux acteurs, j’aurais passé mon chemin directement.

Est-ce que l’amour de deux acteurs peut être suffisant pour accrocher à la série ? Probablement pas, mais j’espère une bonne surprise malgré tout ! Je sais que la série d’origine avait plutôt bien cartonné et j’ai confiance en ces acteurs : ils sont assez malins pour faire de bons choix de carrière.

Reste à voir maintenant si la série sera agréable à suivre pour un nouveau téléspectateur, qui ne sait rien de l’origine et qui n’a pas envie de se renseigner plus que ça sur celle-ci, histoire de se conserver des surprises. Un ancien succès est-il destiné à le redevenir ? On le saura vite, si j’arrête de blablater !

Note moyenne de la saison : 15/20

Chapter 1 – 15/20
Le moins qu’on puisse dire, c’est que la série parvient bien à nous plonger dans son ambiance et que le budget est là, de même que le casting cinq étoiles. Malheureusement, ça ne fait pas tout et ça ne compense pas les longueurs de ce premier épisode qui ne fait qu’introduire l’histoire en effleurant du bout des doigts beaucoup de choses, mais avec peu d’explications. Il faudra revenir la semaine prochaine pour en savoir plus, j’imagine.
Chapter 2 – 15/20
La série se poursuit sur la même lancée et plaira sûrement beaucoup aux amateurs du genre, mais comme ce n’est pas tellement ma tasse de thé, je m’arrête sur certains détails qui me dérangent, comme souvent avec les dramas se déroulant dans le passé, finalement. Pourquoi est-ce que je reste ? Parce que j’adore vraiment le casting, que je n’ai pas grand-chose à me mettre sous la dent en hebdo en ce moment et parce que c’est quand même bien fichu tout ça.
Chapter 3 – 15/20
J’ai l’impression que les scénaristes complexifient volontairement cette histoire pour l’étendre sur huit épisodes, avec plusieurs sous-intrigues qui ne sont pas si palpitantes que ça. Leur seul avantage, c’est qu’elles apportent des personnages secondaires supplémentaires que je préfère largement aux personnages principaux. Malgré tout, je reste curieux devant cette série, mais j’en regrette vraiment beaucoup la longueur, surtout qu’il y a cinq bonnes minutes que l’on pourrait retirer sans rien changer à l’histoire ou au développement des personnages…
Chapter 4 – 13/20
Non contente de fournir des épisodes d’une heure parfaitement interminable chaque semaine, la série se prive cette semaine de personnages que j’aime bien, en développe d’autres dans des directions clichées et s’assure enfin que je n’aime pas ceux qu’ils restent. Tout est exactement comme je l’attends de la série, cependant, et la qualité est là. Je ne suis pas le public visé, par contre, ce qui fait que je fais clairement autre chose pendant les épisodes… Et ça fait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Pas pour moi, donc, mais une bonne série quand même. La schizophrénie…
Chapter 5 – 15/20
Ah ben c’est malin, je prévois de dire plein de mal de la série et l’épisode qu’elle propose cette semaine est l’un de ses meilleurs ! On se sépare enfin d’un paquet de problèmes inhérents à la série pour insister sur le point de vue de certains personnages qui étaient sous-exploités et pour nous faire avancer un peu plus rapidement vers la fin de saison. Bien sûr, ce n’est pas si simple et on a encore pas mal de moments bouche-trous, mais il y a du mieux, vraiment.

Voir aussi : Faut-il vraiment tolérer le sexisme (et tout le reste) de Perry Mason ?

Chapter 6 – 16/20
Donc si je résume, les cinq premiers épisodes servaient simplement à mettre en place ce qu’est censée être cette série depuis le départ ? Pas étonnant que ça paraisse long puisqu’on a eu l’équivalent des vingt minutes d’introduction de plusieurs séries en… cinq heures. L’avantage, c’est que cet épisode propose par conséquent un bien meilleur rythme dans les rebondissements et des répliques intéressantes, avec des personnages plus réactifs et une intrigue bien plus crédible. On avance, ouf !

Voir aussi : Gayle Rankin (#99)

Chapter 7 – 14/20
Le rythme ralentit à nouveau dans cet épisode, parce que c’est l’avant-dernier et qu’il ne faut apparemment pas tout résoudre tout de suite. Malheureusement, ça se sent un peu trop que l’on procrastine pendant trois quarts d’heure. L’avantage, c’est que le dernier quart d’heure est fort en révélations et rebondissements et que le dernier épisode devrait être beaucoup plus intéressant ! L’inconvénient, c’est que je me suis encore trop ennuyé devant celui-ci et que je baisse volontairement la note, même si j’ai aimé la fin.
Chapter 8 – 15/20
Bon, ma foi, c’est une conclusion, mais c’est à l’image de la saison… Pas exactement ce que j’en attendais, avec des détours et avec des longueurs. Je pense que je viendrais quand même regarder la saison 2 parce que la conclusion propose de bonnes choses pour la suite. Pour autant, je peux déjà vous dire que la série ne va pas me manquer, du tout.

Council of Dads – S01E08

Épisode 8 – Dear Dad – 16/20
La série reste solide pour cet épisode qui continue d’aller vite, en négligeant une partie du casting pour se concentrer sur l’intrigue en cours, dans la continuité de l’épisode précédent. C’est plutôt bien réussi et agréable à suivre ; la série continue de me surprendre avec des acteurs que j’aime beaucoup et quelques twists que je sens venir sans jamais réussir à les percer complètement à l’avance. La qualité est là.

> Saison 1


Spoilers

108

We just found out that Anthony… He’s your biological father.

L’épisode enchaîne directement sur la scène de fin du précédent, et c’est très bien comme ça : je suis content d’avoir attendu pour les voir ensemble, du coup, parce que ça fait un double épisode très solide. Et la réaction de Robin est de se réfugier dans la colère, ce que je n’attendais pas tellement d’elle mais qui est parfaitement légitime.

Face à Anthony, elle prend l’ampleur du mensonge qui s’est établi pour la vie de Luly et elle n’arrive pas à croire qu’une telle trahison soit possible : Scott n’était tout de même pas au courant de cette affaire qui n’est pas une mince affaire, tout de même. Robin le vire donc de sa vie, parce que c’est gros à porter comme nouvelle. Elle est quand même soulagée que Scott soit mort pour ne pas avoir à le voir traverser cette épreuve. Soulagée de la mort de son mari, c’est dire à quel point ça va loin pour elle, là.

Evidemment, Robin réunit le reste du conseil dès le lendemain matin pour leur expliquer ce qu’il s’est passé, découvrant donc qu’Oliver était au courant. Celui-ci s’en tire bien à lui dire qu’il voulait lui dire de vive voix, mais ça n’empêche qu’il faut à présent gérer la crise que représente à la fois le départ d’Anthony et sa paternité surprise.

La décision est alors prise de dire la vérité à Luly, évidemment. Larry prend toutefois la peine d’aller voir Anthony pour essayer de lui expliquer qu’il prend les mauvaises décisions à se barrer comme ça. Oui, le message vient de Larry qui ne parle plus à sa fille, mais ça fonctionne tout de même plutôt bien d’avoir Larry qui menace Anthony pour lui faire comprendre qu’il est en train de prendre le mauvais choix, parce qu’il sera rongé par la culpabilité. Tu m’étonnes.

Pendant ce temps, Luly vit sa meilleure vie avec Evan maintenant qu’elle est réconciliée avec lui. Ils prennent donc ensemble une bonne douche brûlante avant qu’elle ne soit convoquée chez sa mère adoptive pour apprendre qu’Anthony n’a pas dit au revoir aux autres enfants. Dès ce moment-là, il est évident pour elle que les choses ne sont pas tout à fait normales.

La situation est plutôt bien gérée par Robin qui doit donc déclarer la vérité à Luly et le fait en trainant un peu, et toujours avec l’aval d’Oliver. Jolie amitié. Robin a beau avoir un bon discours et Oliver a beau confirmer la science derrière tout ça, Luly doit quand même digérer l’information, et c’est une sacrée information. La pauvre.

Elle prend la décision de retrouver sa mère biologique pour lui parler de tout ça et savoir ce qu’il en est. Elle lui explique donc ce qu’il s’est passé, décrivant sa nuit avec Anthony comme un accident dû à l’alcool, après avoir réussi à faire en sorte que Scott accepte de devenir sobre. Ah. La vie est mal faite parfois, même s’ils ont eu Luly grâce à ça. Cette dernière s’énerve quelque peu de la situation : les erreurs d’adolescents, elle comprend ; mais les adultes se comportant comme des adolescents, elle a du mal.

J’ai tellement ri : Luly n’arrête pas de prendre des décisions d’adolescente impulsive depuis le début de cette série quand même. Certes, elle est plus jeune, mais elle est aussi présentée comme une adulte, non ? Ce n’est pas si simple de passer de l’adolescence à l’âge adulte, j’imagine.

En tout cas, Luly rentre chez elle pour y découvrir Larry, et elle espère bien qu’il puisse appeler Anthony. Larry n’en a pas tellement envie, mais il est forcé par Evan de soutenir Luly dans sa démarche, parce qu’après tout, il dit être son père. J’ai bien aimé cette scène… contrairement aux suivantes. Franchement, Larry qui remonte le moral d’Anthony et parvient à le convaincre de parler à Luly, ça fonctionne, mais qu’il reste à la table d’à côté comme il le fait, ça ne ressemble à rien.

Si Luly est énervée après Michele, sa mère adoptive, elle a beaucoup moins de mal à pardonner à Anthony. C’est bien logique vu la relation qu’ils ont depuis le début de la saison, et j’aime plutôt bien la manière dont tout ça est présenté dans la série. Le pardon est rapide, le retour de Las Vegas pour Larry et Luly est expéditif et tout est bien qui finit bien.

Luly écrit ça comme elle peut dans son livre, ajoutant une jolie lettre à son père qu’elle amène ensuite à Robin pour qu’elle puisse la lire et savoir tout l’amour qu’elle portait à Scott, son papa, même s’il n’est pas son père. C’est joli, mais je n’ai jamais vu personne écrire si facilement une telle lettre. Dans tous les cas, Theo révèle d’un coup qu’il veut devenir un cuisiner, comme Scott et comme Anthony, voulant quitter le lycée pour aller en école de cuisine. Eh, ça fait beaucoup d’un coup.

Tout comme ça fait beaucoup pour Robin de savoir que Luly veut publier la lettre, et qu’elle l’a déjà mise en ligne sur son blog. Seulement voilà, Robin veut surtout protéger les enfants : elle demande donc à Luly de retirer la lettre du blog et d’attendre avant de révéler la vérité sur Anthony. C’est amusant parce qu’elle fait alors le contraire de ce qu’elle voulait en début d’épisode où la vérité était plus importante que tout. Et Luly va dans son sens. Cela se tient de dire que les enfants ont eu pas mal de dramas, mais ce genre de secret ne pourra qu’exploser à un moment ou l’autre.

En parallèle, et parce que l’air de rien, un mois complet se déroule dans cet épisode apparemment, Robin et son beau policier Sam continuent de se voir régulièrement, pour ne pas dire quotidiennement. Il tente en vain de l’inviter au bowling, mais elle s’y refuse tant que l’affaire Luly/Anthony n’est pas réglée. Une fois que c’est fait, en revanche, Robin suit ses envies, les miennes en tant que spectateur et les conseils d’Oliver : elle retourne voir Sam et se met en couple avec.

En parallèle, Oliver et Peter continuent de construire leur famille, tout de même. Ils sont très fans de la mère porteuse qui réclame spécifiquement un couple homosexuel, pensant qu’ils forment les meilleures familles. Ils sont donc très heureux de savoir qu’ils vont pouvoir avoir un nouvel enfant. C’est un peu bizarre les histoires de mère porteuse aux USA, en revanche, parce que la mère porteuse débarque donc chez eux pour s’y installer, pour le bien du bébé.

Il s’agira d’un petit garçon, puisqu’elle fait une cérémonie de gender reveal, et elle s’installe confortablement dans leur vie, étant aussitôt suivie à l’hôpital par Robin. Je ne sais pas pourquoi, mais dans une série comme ça, j’ai du mal à lui faire confiance et je sais au fond de moi que ça ne se passera pas aussi bien que le souhaitent Peter et Oliver.

Et ça ne manque pas : la fin d’épisode voit Robin découvrir que cette mère porteuse qui ne connaît rien de sa famille biologique a une maladie dégénérative héréditaire. Bien sûr, la mère porteuse refuse immédiatement que Robin en parle à Oliver et Peter, craignant qu’ils ne veulent plus de l’enfant… Bonjour la position de merde pour Robin. Les scénaristes sont bons sur ce coup-là, car je n’ai pas vu ça venir.

Enfin, Larry est secoué par ce qu’il s’est passé pour Anthony et Luly, surtout que Luly est capable de pardonner à son père biologique, qu’elle reconnaît comme l’un de ses pères. Il s’en confie à Robin, avant de décider à reprendre contact avec sa fille, qui accepte de le revoir quand il dit que c’est urgent. Eh ! Je suis si heureux de voir qu’il s’agit de Brooke Nevin ! Je ne l’avais pas encore reconnue jusqu’ici, la Nikki des 4400. Le hasard fait bien les choses, je parlais de cette actrice dans un article hier !

Et en plus, elle est meilleure actrice désormais, apparemment. Elle n’est pas prête à pardonner à son père biologique, pour l’instant… Mais clairement le contact étant rétabli et Larry affirmant qu’il veut continuer de s’excuser nous confirme qu’on la reverra, alors je suis content. Quant au cliffhanger, il s’agit cette fois de Luly découvrant que cette lettre est publiée par un gros journal en ligne malgré son retrait de son blog. Voilà qui est fait.

> Saison 1

Council of Dads – S01E07

Épisode 7 – The Best Laid Plan – 17/20
Égale à elle-même, la série livre là un très chouette épisode qui continue d’aller bien vite dans le développement de ses personnages, tellement vite que je finis par être surpris de la rapidité et de la fluidité de cette saison. Le problème, c’est qu’ils se crament énormément de pistes pour la suite à aller si vite. En même temps, on ne sait pas encore s’ils auront une saison 2, alors.

> Saison 1


Spoilers

107

You’ve got dads everywhere.

Alors que je m’approche de ma deuxième semaine de retard dans la série, j’avoue avoir eu du mal à me motiver à lancer cet épisode. Pourtant, ce jour de fête des pères est la journée parfaite pour reprendre la série et j’ai vraiment envie de voir où se dirige la saison, alors je me fais un peu violence pour faire play et ça devrait bien se passer !

L’épisode commence par une maison déjà bien rénovée par Luly et Evan. Franchement, ils en sont au point où ça donne déjà envie d’y habiter, puisqu’ils passent à l’extérieur. Le quartier fait déjà bien rêver, quoi. Le problème, c’est qu’elle commence aussi à attirer l’attention d’acheteurs potentiels alors qu’ils ont l’intention de vivre là… C’est du moins ce que pensait Luly, au départ, mais voilà qu’Evan commence à être désespéré par sa situation et envisage de vendre la maison.

Ce n’est toutefois pas leur seule intrigue pour l’épisode : la série nous introduit en effet la mère d’Evan, très religieuse, au point d’avoir une médaille pour 25 ans de services rendus à l’Eglise. Si cela apporte un peu de bonheur dans la vie d’Evan et Luly, ça n’empêche pas qu’Evan se rend bien compte que leur maison s’effondre peu à peu.

Ce n’est pas la seule chose qui s’effondre cela dit : Luly aussi s’effondre quand elle entend des propos transphobes sur son petit frère dans les toilettes. Elle demande aussitôt à Evan de s’échapper de cette fête pleine de gens qui sont contre sa famille. Clairement, l’épisode nous balance plein de problèmes de couple pour ces deux-là d’un seul coup. Bien sûr, ça couvait depuis le premier épisode avec leurs décisions précipitées en permanence, mais tout de même, ça éclate de manière surprenante, je trouve.

Passer par JJ pour que ce soit la goutte d’eau, je ne m’y attendais pas. Il faut dire aussi que l’Eglise est la famille d’Evan, et que les membres de sa communauté sont transphobes, alors ça n’aide pas. Elle lui tape une crise en public, se barre et s’engueule ensuite avec lui chez eux quand il la rejoint enfin après être resté avec sa mère pour la fête de la cérémonie.

Larry entend tout derrière la porte, parce qu’il voulait juste aider Evan à reconstruire la maison, y compris le moment où Evan critique le conseil, et pas qu’un peu. Sympathique. Luly se barre pendant que les deux hommes réparent la maison, préférant se réfugier auprès d’Anthony quand on lui pointe qu’elle a des problèmes à régler du coup de ses daddy issues. Tu m’étonnes.

De son côté, Anthony est débordé par les enfants de Robin qui débarquent tous le voir après une semaine d’absence. Il semble avoir manqué à peu près à tout le monde, mais c’est surtout qu’il a gardé le silence sur la raison de son départ et sur le contenu de son voyage.

Larry, lui, fête ses cinq ans de sobriété… mais a juste peur de voir Anthony quitter la ville pour Las Vegas. Il a eu une sacrée opportunité professionnelle et l’envisage, ce qui est un coup de massue pour tout le conseil et pour Luly. Ca l’est surtout pour cette dernière qui a peur d’être responsable de ce départ, d’une manière ou d’une autre.

Moi, je suis surtout content de voir Margo de retour dans la série. Elle est toujours gérante du restaurant après tout, et j’ai bien aimé la scène entre eux. Elle ne sert pas à grand-chose, mais elle fonctionne bien pour nous montrer que la relation est finie et qu’ils sont assez matures pour avancer. Margo peut rester dans la série comme ça.

Ou pas. La scène suivante voit en effet Anthony envoyer Robin faire en sorte que Margo accepte de le laisser partir. Après tout, il est sous contrat avec elle. Le seul problème, c’est que Margo finit par comprendre à voix haute qu’Anthony est probablement amoureux de Robin et que c’est pour ça qu’il se barre. Bon, bien sûr, il doit y avoir le cas de Luly qui n’aide pas aussi, mais je pense sincèrement que ça joue aussi : les scénaristes se dirigent malheureusement dans cette direction chaque fois qu’ils sont tous les deux.

Et ils le sont pour qu’il dise au revoir aux enfants et leur explique sa décision. Il est évident qu’il part pour de mauvaises raisons aux yeux de tous, et qu’il le fait moins d’un an après sa promesse, mais tout de même, c’est triste. Quant à Robin, elle parle à Oliver et Peter de la théorie de Margo sur le départ d’Anthony… mais Oliver entend vite la vérité, de la part d’une totale inconnue : Luly ressemble trop à Anthony (c’est vrai qu’il y a un petit truc, mais ce n’est pas si évident) qui semble être son père. Il se précipite aussitôt à l’hôpital pour vérifier son intuition.

C’est un sacré épisode avec tout qui s’entremêle, donc. Ainsi, Luly demande à Anthony de rester, n’ayant pu le faire avec son père… mais c’est un échec total, car il ne souhaite pas le faire. C’est une scène terrible plutôt bien géré par l’actrice. J’ai du mal à apprécier le personnage de Luly, mais sur cette scène, l’actrice fait vraiment un bon travail pour nous faire ressentir le désespoir de son personnage, qui finit par manquer de se faire renverser et se rendre dans la chambre de son frère.

C’est plutôt chouette de voir cette scène entre Theo et Luly, même si c’était trop court. Les relations entre frère et sœur promettent du bon si les scénaristes commencent à les exploiter. D’ailleurs, j’aimerais bien avoir un peu plus de JJ aussi. Je ne suis pas le seul : Anthony aussi veut passer plus de temps avec les enfants, ne parvenant pas à leur dire au revoir.

Au moment de s’enfuir sans rien dire, Anthony est toutefois stoppé par Oliver qui lui révèle qu’il connaît son secret : le groupe sanguin de Luly n’est pas compatible avec Scott. Anthony prend très mal la révélation de son secret et est assez insupportable à s’énerver après Oliver, mais bon, il faut bien qu’il passe ses nerfs sur quelqu’un.

Malheureusement, Oliver confie aussitôt le secret à Peter. C’est assez logique puisque c’est son mari, mais ça pose problème parce que ça veut dire qu’une personne de plus le sait, et ça commence à faire beaucoup d’avoir quatre adultes dans sa vie au courant. En plus, Anthony enchaîne avec un achat de voiture impulsif pour Luly, parce qu’il a peur qu’elle se fasse renverser à faire toute sa vie en vélo. Cela mène en tout cas à une chouette scène entre lui et Robin.

Avant ça, il faut en revenir à Robin que l’on suit bizarrement au travail cette semaine, où elle aide une femme à préparer sa grossesse. La série a le potentiel de se transformer en série médicale si elle le veut, mais l’intérêt est ici tout autre. J’ai d’abord pensé qu’il allait être question de trouver rapidement un bébé à Oliver et Peter qui veulent donc adopter (même si Oli a des doutes pile au moment où ils reçoivent un mail leur disant qu’ils ont une mère porteuse), mais non : il est surtout question pour Robin d’apprendre que si elle s’attend toujours au pire, la vie apporte parfois le meilleur.

Ainsi, malgré un accident de voiture, le couple finit heureux avec un bébé en bonne santé. C’était un message sympathique dont elle peut se servir avec Anthony. Au passage, Robin retrouve tout de même son beau policier qui lui explique que son divorce est définitivement signé cette fois. Il se lance dans une grande logorrhée pour finalement lui demander de réessayer d’arranger les choses entre eux. Ah ben c’est chouette. C’est aussi beaucoup trop rapide par rapport à ce que j’attendais.

Ce n’est pas la seule intrigue qui va vite : Luly rentre chez elle pour se réconcilier auprès d’Evan, qui a déjà arrangé la situation, y compris leur situation financière. Larry se propose en effet d’être un investisseur pour leur projet au moment où sa mère souligne que personne ne voudra lui accorder de prêt et, ma foi, cet épisode est le premier où je commence à apprécier vraiment Larry. Il serait temps, mais j’avais un passif avec l’acteur, aussi. Et puis, son intrigue sur les cinq ans de sobriété, c’est un peu lourd, on voit ça dans toutes les séries, j’ai l’impression.

Le cliffhanger de l’épisode nous ramène en tout cas à Anthony et Robin, cette dernière finissant par le confronter sur son départ si précipitant, craignant qu’il ne soit malade ou amoureux d’elle. Clairement, elle ne s’attendait pas plus que moi à ce qu’il lui révèle son secret : il est le père de Luly. Bien, à ce stade-là, Luly n’est pas prête de s’en sortir avec ses complexes paternels et le secret n’en est plus un pour longtemps.

> Saison 1

Council of Dads – S01E06

Épisode 6 – Heart Medicine – 16/20
Je reste mitigé avec cette série qui a de bonnes idées, mais aussi parfois des scènes auxquelles je n’accroche pas. Dans cet épisode, je reproche surtout une certaine lenteur de développement à l’égard de certaines intrigues dont on sait déjà qu’elles ne méritent pas tant d’attente avant même qu’il ne commence. Si c’est prévisible, ça n’en reste pas moins cool à voir et il y a deux personnages qui sortent du lot et qui font que j’espère vraiment un renouvellement pour une saison 2. Un jour, NBC se réveillera et nous dira ce qu’elle renouvelle j’imagine…

> Saison 1


Spoilers

106

Everyone thinks they know me and they don’t.

La série fait le choix de reprendre juste avant son cliffhanger de la semaine dernière et ce n’est pas très gentil de nous replonger là-dedans au début de l’épisode, même si je comprends l’idée, car ça permet de revenir vraiment dans le stress et d’être dans l’ambiance voulue directement. Ainsi donc, Charlotte a des problèmes cardiaques depuis un bon moment : elle a eu une première opération à cinq ans.

On découvre rapidement sa nouvelle chirurgienne qui promet à Robin de prendre soin d’elle. Bon, le côté drama médical n’est pas la plus grande réussite de la série pour le moment, mais ça fonctionne bien dans l’ensemble. Bien sûr, Charlotte va très bien et reprend sa vie d’adolescente bien vite. Elle est plutôt maligne et vraiment appréciable comme gamine, surtout que dans les séries, c’est rarement le cas d’habitude.

On reprend dans cet épisode sur sa relation avec Tess, mais aussi avec une amie avec qui elle passe tout son temps sur son portable, au point de rendre Tess jalouse. Charlotte supporte mal de voir son amie jalouse, au point de recommencer à nous faire une crise, à l’hôpital. Cela permet de révéler qu’elle a plus de problèmes que ce qu’elle faisait paraître, et qu’elle a besoin d’une opération urgente et immédiate.

Elle arrive tout de même à négocier d’avoir avec elle les cendres de son père, dans un sac hermétique, pour se sentir plus en sécurité. C’est plutôt drôle à voir, surtout qu’on apprend que les enfants se les partagent à tour de rôle et les placent dans des endroits improbables. C’est donc à les retrouver que sert Larry dans cet épisode – Larry qui garde aussi JJ et le bébé (qui est encore un bébé malgré tous les mois qui passent).

La scène réussit à apporter de la légèreté dans un épisode assez lourd sur le cœur de Charlotte et sa chirurgie à cœur ouvert, avec un arrêt cardiaque nécessaire. Comme elle meurt artificiellement dans cet épisode, elle peut se retrouver dans le coma et revoir Scott. Oh, je ne m’attendais pas à ce genre de scène et quelque part, je trouve ça dommage d’en avoir une de ce genre.

En effet, j’aimais bien le côté réel de la série, et ça, ça casse le rythme. Au moins, ça permet d’approfondir le personnage de Charlotte, une fois le small talk avec son père passé. Elle parle à nouveau de sa nouvelle meilleure amie de téléphone, et la direction que veut prendre la série est claire. C’est malheureusement tellement lent. La voir faire du ukulélé avec Scott… bon, je sais, c’est touchant qu’elle retrouve son père, mais je dois avoir un cœur de pierre sur ce coup-là. Je n’ai pas accroché à cette longue partie de l’épisode.

Bien sûr, Tess est traumatisée d’avoir vu Charlotte en pleine crise et elle finit en larmes dans les toilettes de l’hôpital, avec Oliver qui fait ce qu’il peut pour la rassurer. Bien sûr, il est le papa parfait pour Charlotte dans ce moment difficile. Il reste aussi un excellent meilleur ami pour Robin, la distrayant comme il peut pendant l’opération.

J’adore cette relation amicale qui s’est instaurée en quelques épisodes entre deux acteurs que j’adore, et vraiment, je trouve toutes les scènes parfaites, aussi classiques soient-elles. Ainsi, on se retrouve avec une scène où ils font du jogging surplace pour qu’Oliver annonce qu’il envisage un nouveau bébé avec son mari.

Malgré tout, ça n’empêche pas qu’ils sont tous les deux impatients d’avoir des nouvelles de Charlotte et que l’absence de mise à jour sur son état médical les rend horriblement anxieux. J’ai beaucoup ri de voir des médecins dans cette situation, mais c’est très crédible comme scène, surtout quand Tess les filme pour montrer ça à Charlotte à son réveil.

Pendant que ces deux-là stressent, Theo tente de passer du bon temps avec sa copine, que je commence à apprécier aussi. Au moins, ils se disent qu’ils s’aiment, et c’est déjà ça. Sinon, Larry amène Hope et JJ à l’hôpital, parce qu’il faut bien que ces personnages fassent quelque chose de l’épisode.

En parallèle, Luly décide de reprendre contact avec ses parents adoptifs de quand elle était bébé, comme on l’avait appris dans l’épisode précédent. Pourtant, elle n’est pas très rassurée à l’idée de le faire. Heureusement, Charlotte la pousse à se rendre au rendez-vous… sauf qu’au passage, elle tombe en panne en s’y rendant, étant alors obligée d’être secourue par Anthony. Comme par hasard, elle se rapproche encore et toujours plus de son vrai père sans le savoir – cette fois au prétexte qu’Evan n’est pas disponible.

C’est gênant comme tout, ces scènes : Anthony est en tout cas vraiment dans l’abus à accepter d’accompagner Luly jusque chez ses anciens parents adoptifs quand il est évident qu’il y a beaucoup de tensions entre eux, et ce, dès qu’il franchit le seuil de la porte. Evidemment, la scène est pleine de bons sentiments quand le père adoptif retrouve Luly et lui demande toutes les infos possibles sur sa vie.

La mère adoptive finit par révéler qu’elle est là elle aussi, mais qu’elle déteste Anthony, pour ses mensonges lors du procès. Yep, Luly finit par découvrir qu’elle n’aurait pas dû être adoptée par ses parents, en fait. Anthony a certifié au juge que Scott était sobre depuis plusieurs mois lors du procès, alors que ce n’était pas le cas. Si elle est énervée par la situation, Luly assiste malgré tout aux excuses d’Anthony auprès de la famille à qui il a retiré un enfant sur un mensonge.

Tout de même, ce n’est pas rien. Par contre, ce n’est pas grand-chose à côté de l’autre secret qu’il garde pour lui pour l’instant. De toute manière, ce n’est pas le moment avec Charlotte toujours à l’hôpital, ils ont autre chose à gérer. Ils le découvrent une fois dans la voiture et se précipitent aussitôt à l’hôpital.

Ils sont ainsi présents avec tout le reste du casting pour apprendre que Charlotte s’en tire sans le moindre souci. À son réveil, elle peut donc enfin faire son coming-out à Tess, puis à l’ensemble de sa famille, y compris à son père. En effet, toute la famille se réunit pour jeter les cendres dans le lac derrière la maison en faisant un dernier au revoir à Scott – même si Robin refuse d’appeler ça un au revoir. Luly pardonne comme elle peut à son père, Charlotte le remercie et… Theo a déjà arrêté le football américain, mais ce n’est pas comme si on en avait grand-chose à faire.

Le coming-out de Charlotte fut long à venir, tout de même, mais la scène est sympathique, surtout que j’ai bien aimé les réactions de Robin et Oliver. Si à ce stade, vous n’avez pas encore compris que j’adore les personnages de Robin et Oliver, je ne sais plus quoi faire pour vous !

> Saison 1