Evil – S01E04

Épisode 4 – Rose390 – 19/20
Qu’est-ce que cette série est excellente ! J’adore vraiment l’ambiance qu’elle instaure, le côté horrifique est efficace et je suis prêt à pardonner quelques-uns de ses personnages les plus insupportables de la télévision rien que pour ça. Ce qui est mis en place en quatre épisodes seulement est assez dingue, j’adore, c’est franchement osé. Et la fin… Pardon ? Sur un network, à heure de grande écoute ?

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Spoilers

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So you’re here to evaluate me?

J’ai l’impression d’avoir vu bien plus que trois épisodes, c’est fou. Pourtant, il faut bien que je me rende à l’évidence, j’en suis encore au début de la série. J’ai donc plein d’épisodes à savourer aujourd’hui. On verra bien si j’arrive à accrocher assez pour tout me dévorer pendant ce #WESéries ou si je freinerai le rythme à un moment.

Notre trio de héros arrive dans une maison tout ce qu’il y a de plus classique et normale… si l’on en excepte les verrous posés là par les parents inquiets pour la sécurité des enfants, sur les placards, le frigo, un peu partout. Ils enferment ainsi Eric, leur fils, terrifiés par lui. C’est assez dingue et on est tout de suite plongé dans l’ambiance horrifique de la série. Cette mise en place fonctionne totalement, honnêtement. C’est sacrément efficace aussi parce qu’il est question d’un enfant et que les enfants, c’est toujours flippant.

Comme on est encore au début de la série, reprendre après plusieurs mois n’est pas un souci : les personnages se présentent un à un à Eric, ce qui permet de vite se remettre dans l’ambiance. Quant à Eric, il reste à savoir s’il est possédé ou s’il a mordu sa sœur par plaisir. Il paraît un peu sociopathe tout de même, notamment lorsqu’il parle de ses camarades d’école. Le bonheur, il n’a pas l’air de connaître.

Pendant que Kristen et David l’interrogent, Ben vérifie les canalisations et la salle de bain. Pour lui, il est possible que le fils qui déraille le fasse à cause du métal oxydé. Moui.

En attendant, ses parents n’arrivent pas à le soigner ; malgré de nombreuses tentatives. Ils ne peuvent même pas s’en débarrasser, les pauvres : l’Etat le refuse. Tout ça nous laisse nos héros perplexes, mais l’enquête peut commencer au moins. Quant à Kristen, elle demande à Ben de passer checker ses canalisations maintenant qu’elle sait ça.

Pour en revenir à Eric, on suit ensuite des expérimentations psychologiques plus poussées de la part de Kristen, alors que David propose à Eric de se projeter à l’Eglise, ce qu’il n’aime pas faire dis-donc, c’est fou. Cela permet aussi de relancer les discussions métaphysiques de la série, parce qu’à quoi bon un Dieu si c’est pour créer des sociopathes de neuf ans ? La solution psy comme religieuse est en tout cas la même pour le moment : il faut faire comme si Eric était normal pour qu’il finisse par le devenir. Peut-être.

Le tout, en continuant d’enquêter, évidemment. Le problème de cette enquête, c’est que ça finit par être trop bavard et pas assez rythmé. Pourtant, tout ça finit par avoir un effet sur Eric : il prie durant la nuit, fait des corvées de jardinage, travaille ses maths comme il faut… et tente de noyer le bébé dans la piscine. Heureusement que David s’en rend compte à temps !

Il pensait avoir bien cerné Eric, mais là, son côté « je prie pour que Dieu me débarrasse de ma petite sœur » était glaçant. Cela le pousse à demander un exorcisme à son autorité, et même Kristen appuie sa demande, expliquant que la psychologie cherchera toujours à faire plus, mais que la famille sera tuée avant que de vrais résultats soient connus. David est tellement heureux qu’il finit par demander à Kristen de venir boire un verre avec lui un jour. Super, la vie continue quoi, mais… Les pauvres parents n’empêche, que faire d’un enfant comme ça ?

Eh bien… Ils s’en débarrassent. C’est terrible comme conclusion à cet épisode, mais c’est pourtant ce que les scénaristes choisissent de faire : le jour de l’exorcisme, la police est là pour constater la « disparition » d’Eric. Il est très clair, au discours de la mère, qu’Eric a été tué par ses parents, tout simplement. La scène est lourde, mais très efficace, avec un « pray for Eric, pray for us » qui résume tout. Je ne m’attendais pas à une fin comme ça pour une série de network.

Pendant ce temps, la mère de Kristen offre des lunettes de réalité virtuelle à ses insupportables petites-filles qui les testent immédiatement. Il n’y en a que deux pour quatre, parce qu’il faut tout de même rester crédible niveau finance. Les petites sont toutes excitées et la série nous lance dans une deuxième intrigue pour cet épisode lorsqu’elles tentent un jeu vidéo d’horreur en réalité augmentée.

Des araignées, des monstres, tout ça dans la maison ? Bien joué, la grand-mère. Les gamines insupportables en temps normal se mettent à hurler encore plus qu’avant, mais cette fois, elles ont de bonnes raisons.

Personnellement, même à mon âge, ce n’est pas le genre de jeu que je testerais. Les petites aiment apparemment se faire peur, alors les grandes sœurs testent en première avant de passer les lunettes à leurs cadettes. Super aussi les grandes-sœurs, y en a pas une pour rattraper l’autre dans cette famille. Sans surprise, la benjamine est la plus terrifiées de toutes, particulièrement quand un monstre se met à la pourchasser.

Le jeu a beau être interrompu par Kristen et une plus grande sœur, la petite continue d’apercevoir le monstre… Ce n’est pas très rassurant. Après, même si on m’avait prévenu, les filles sont véritablement insupportables à s’engueuler en permanence et à parler toutes en même temps. Heureusement que Ben a un peu d’autorité sur elles…

Je veux bien que tout ça soit fait exprès, mais ça ne les rend pas attachantes du tout et ça m’a donné envie de couper le son plus d’une fois. Ben aussi a clairement envie de couper le son, mais heureusement qu’il ne le fait pas trop pour les surveiller même s’il n’est pas là pour ça, parce qu’elles recommencent à utiliser les lunettes.

Les filles acceptent alors de jouer en ligne avec une certaine Rose390 qui a tout d’une gamine de Shining. Cette série sait comment faire flipper, surtout que la petite fille en question peut quand même voir toute la maison sans le moindre problème. Quelle drôle d’idée. Elle attire les deux ainées dans la chambre de leur mère pour leur faire conjurer un monstre, et c’est la formule très inspirée qui finit par attirer Ben dans la chambre.

Une fois qu’un adulte est au courant, les filles finissent par dire la vérité à Kristen qui se met à flipper, inévitablement. Ben essaie donc de mettre en place le contrôle parental pour elle… mais ce n’est pas si évident quand Rose390 débarque à nouveau pour l’en empêcher. C’est creepy, la série est franchement efficace. D’ailleurs, elle l’est encore plus durant la nuit quand Rose390 revient parler aux filles malgré le filtre parental.

Elle leur annonce ainsi que leur père n’est pas sur l’Everest comme prévu, mais qu’il est en fait au Paradis. Cette fois, c’est sans hurler que les filles rejoignent leur mère pour leur demander des nouvelles de leur père. Je ne savais pas qu’il y avait encore un père dans l’équation normalement, mais j’aime bien l’idée d’un job dangereux et lointain pour lui, ça fonctionne parfaitement.

Inévitablement, Kristen interdit aux filles de jouer avec les lunettes et leur fait envoyer un message au père, et je reconnais que les filles étaient subitement beaucoup plus touchantes. Mais pas autant que leur mère en larmes en fin d’épisode suite à la mort d’Eric…

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Future Man (S03)

Synopsis : En fin de saison 2, le trio de nos héros voyageant dans le temps se retrouvait très, très loin dans le futur et devenaient les stars d’une télé-réalité qui voulait les juger. Oups !

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Pour commencer, je m’étais dit que j’attendrai la diffusion sur Prime Video pour regarder cette saison 3, mais elle tarde vraiment à venir et je suis quelque peu impatient. Le #WESéries 14 m’a donc paru vraiment propice au visionnage de cette saison, parce que je voulais connaître le fin mot de l’histoire et parce que des épisodes de 25 minutes, c’est plutôt un bon moyen de grapiller des minutes sans se lasser.

Après, je connais l’humour de la série et si je devais venir à me lasser, il me suffirait de passer à une autre série, tout simplement. On verra bien, mais sur deux jours, je devrais réussir à atteindre la fin, qui me rend d’autant plus curieux que c’est la fin de la série. Rien que ça.

Sur ce, c’est donc parti pour les critiques de toute la saison ! Et oui, j’ai attendu sagement d’en arriver au bout pour la diffuser sur le blog, pace que c’était plus simple. Quant à la présentation, elle devrait malgré tout vous permettre d’avancer assez vite dans les épisodes… enfin j’espère !

Note moyenne de la saison : 18/20

Aller à l’épisode : 01 | 02 | 03 | 04 | 05 | 06 | 07 | 08


S03E01 – The Precipice of Yesterday – 16/20
La saison reprend avec de bonnes idées, mais j’ai eu du mal à accrocher. Je me souvenais que les répliques s’enchainaient à toute vitesse, ça oui, mais là, j’ai eu du mal à trouver de quoi faire ma critique, parce que la série reprenait en plus ses schémas classiques. Et en même temps, pourquoi changer une équipe qui gagne quand la dynamique est si parfaite ?
S03E02 – There Will Be Borscht – 19/20
Que c’est bon de retrouver la série exactement comme je l’adorais en saison 1. Je ne m’attendais pas à ça du tout : la saison prend une tournure parfaitement inattendue par rapport au cliffhanger de la deuxième et ça permet aux scénaristes de recommencer à s’amuser avec leur meilleure arme, à savoir l’humour temporel. Le tout se fait toujours avec beaucoup de fluidité, de références et malgré tout, un scénario qui tient la route. Bien content de les retrouver aussi en forme !
S03E03 – Trapper’s Delight – 16/20
Malgré de bons gags et anecdotes, toujours, avec ce qu’il faut de parodie, cet épisode comble un peu le temps de la saison, et c’est dommage. Autant l’épisode précédent était excellent du côté du rythme, autant celui-ci avait bien du mal à rester passionnant et être fluide. De toute manière, j’aime les personnages, alors je n’ai pas besoin de ça pour passer un bon moment.
S03E04 – The Outlaw Wild Sam Bladden  – 16/20
C’est plus confus dans cet épisode avec une séparation en deux intrigues se rejoignant que j’ai trouvée un peu moins efficace. Il faut aussi dire que je me suis retrouvé confronté face à une limite de mon humour : la série a toujours était un brin poussive de ce côté-là, mais cette fois, c’était un peu la goutte d’eau pour moi. Certaines choses sont encore trop récentes pour que je ris sans arrière-pensée. C’est bien dommage, parce qu’autrement l’histoire est relancée pour la deuxième partie de saison, évidemment.
S03E05 – Haven is for Real – 20/20
Oh la la, quelle idée de génie ! Je ne peux pas en dire autre chose tant cet épisode enchaîne les bonnes réflexions, les blagues efficaces et les références geek, culturelles, historiques, artistique… Non vraiment, il fallait y songer à cet épisode : c’est à la fois évident dans la lignée de la série et particulièrement bluffant. Bref, du génie.
S03E06 – The Land After Time – 19/20
J’ai presque envie de dire que cet épisode était interminable, mais c’est tellement volontaire que je ne peux pas leur en vouloir, surtout qu’il contient possiblement la meilleure réplique de toute la série et qu’il est excellent lui aussi. J’aime vraiment beaucoup l’idée directrice de l’épisode, qui parodie totalement certains films – un en particulier – et le fait bien. Par contre, je retire un point à la note, parce que la division des intrigues n’est pas bien équilibrée et parce que j’ai envie que la série avance, pas qu’elle fasse du surplace comme ça !
S03E07 – Time Rogues III: Escape from Forever – 16/20
C’est étrange comme une idée géniale peut l’être bien moins quand elle traîne en longueur. Heureusement, nous sommes sur l’avant dernier épisode de la saison, alors on finit par suivre quelques développements qui sont bien pensés pour mener plutôt naturellement à la fin de la saison et, par la même occasion, de la série. Les personnages me manqueront. Je sais, on n’en est pas encore là.
S03E08 – Return of the Present – 20/20
Je ne pensais pas qu’ils y arriveraient, mais même s’ils ont peu de temps pour tout conclure, les scénaristes ont en stock de bonnes pirouettes et parviennent à proposer une fin de série qui ne fait pas tache du tout après les deux premières saisons. C’est un très bon épisode, à l’image de la série, avec un message et toujours autant de parodies et références. Un très bon final, donc.

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Épisode 1 – The Precipice of Yesterday – 16/20
La saison reprend avec de bonnes idées, mais j’ai eu du mal à accrocher. Je me souvenais que les répliques s’enchainaient à toute vitesse, ça oui, mais là, j’ai eu du mal à trouver de quoi faire ma critique, parce que la série reprenait en plus ses schémas classiques. Et en même temps, pourquoi changer une équipe qui gagne quand la dynamique est si parfaite ?

Spoilers

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I would remember if they wiped my memory.

OK, le résumé de la saison passée est zappée au profit d’une présentation version jeu de télé-réalité de nos trois personnages que sont Tiger, Wolf et Josh. C’était bien drôle comme manière de procéder, surtout que c’était efficace pour faire un bon récap d’où on en était : Josh, Tiger et Wolf sont donc condamnés à mort par le divertissement. Et tout ça enchainait par une première scène loin de tout ce qu’on en attendait.

En effet, la voix off du jeu est un présentateur qui mène sa vie bien pépère dans le futur, avec la peur que la centième saison du jeu se passe mal pour lui faute d’audience. Il a heureusement sa femme pour l’aider et le réconforter, quand il la programme pour ça en tout cas. Ah ben oui, c’est un robot sa femme. Tout s’explique. Il a aussi une petite fille, Stanley, qui les interrompt pendant une chaude nuit d’amour. Soit. Drôle, sympathique, la première scène n’est toutefois pas celle que j’attendais.

Tant pis, c’est comme ça, et ça va tellement vite qu’on en arrive vite à notre trio prêt à entrer pour la première fois dans l’arène du Diecathlon. Ou pas : Josh se prend une lance dès les premières secondes et ne quitte même pas la cage d’ascenseur dans laquelle ils étaient. C’est bête.

Après tout ça, Josh se réveille dans un caisson rempli d’eau bien étrange, parce qu’il a survécu. Cette eau s’appelle le Goo et peut apparemment le guérir petit à petit – ou lui donner le cancer, c’est au choix. On découvre que Wolf et Tiger n’ont eu aucun mal à survivre. Ils sont ainsi tout heureux de venir narguer Josh sans même se rendre compte que ce qu’ils sont en train de faire et sont bien curieux de voir ce que ce Diecathlon peut bien avoir à leur proposer ensuite. Le suspense est de courte durée : ils auront affaire à des dinosaures, comme le leur révèle le présentateur, très heureux des performances du duo venu d’un futur qui est désormais dans le passé.

Le lendemain, Josh est de retour à la vie, avec des nanorobots qui le guérissent petit à petit. Il est en cage et est observé par des fans de Diecathlon, mais on apprend en tout cas qu’il va pouvoir guérir bien vite. Le jour 2 du Diecathlon peut donc commencer avec nos héros qui se rendent à nouveau à l’arène pour affronter des dinosaures… ou pas.

La surprise de ce deuxième jour, c’est que Tiger et Wolf semblent rebooter et reprennent leurs dialogues et blagues du premier soir. Josh ne comprend pas trop ce qu’il se passe, mais il en déduit que tout va recommencer, et il évite donc la première lance. La musique est épique, il est plein d’espoir et… il ne sort toujours pas de l’ascenseur se prenant une deuxième lance. Ah la vache, l’humour de la série me manquait.

Il se réveille à nouveau dans le caisson de goo, où il entend une voix dans sa tête. Le premier jour, on lui disait qu’il allait être un héros, le second, il est considéré par un loser par cette voix off qui pourrait être Dieu, selon lui. Mouais. La voix lui propose de s’enfuir par l’ascenseur pour retourner dans un endroit et une époque qu’il a appelé une fois maison.

C’est intéressant, car ça introduit une variation dans la boucle temporelle mise en place, que Wolf et Tiger refusent évidemment de reconnaître. On en revient toujours au même avec la série : Josh sait quelque chose et les deux autres ne croient pas ce qu’il leur dit. Malgré tout, Josh refuse de les abandonner et il explique à la voix dans sa tête qu’il s’agit de la dynamique habituelle du groupe.

Seulement voilà, c’est bien beau tout ça, mais on passe à un montage où Josh ne parvient pas à les convaincre le lendemain, ni toute la semaine, ni tout le mois. Et chaque fois, il se fait blesser de manière différente, conne et immédiate, alors que Wolf et Tiger s’en sortent toujours. Et à chaque fois, Josh doit réapprendre à se relever et doit subir les nanorobots.

Il a aussi énormément de fans qui ont de la pitié pour lui et qui se marrent bien de sa situation, parce que c’est super drôle de le voir se relever à chaque fois pour être blessé dans les premières secondes. Petit à petit cependant, Josh finit par écouter la voix dans sa tête et à manipuler ses coéquipiers pour obtenir tout ce qu’il veut. Et il faut aussi dire, quand même, que le tout se fait avec la même musique en boucle à chaque fois. L’épisode se termine par Josh réussissant à s’échapper grâce à tous les objets ramenés par Wolf et Tiger, qui le suivent. N’en déplaisent au présentateur.

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Épisode 2 – There Will Be Borscht – 19/20
Que c’est bon de retrouver la série exactement comme je l’adorais en saison 1. Je ne m’attendais pas à ça du tout : la saison prend une tournure parfaitement inattendue par rapport au cliffhanger de la deuxième et ça permet aux scénaristes de recommencer à s’amuser avec leur meilleure arme, à savoir l’humour temporel. Le tout se fait toujours avec beaucoup de fluidité, de références et malgré tout, un scénario qui tient la route. Bien content de les retrouver aussi en forme !

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That’s new and fresh concept. I like it.

Cette fois, ça y est, on a un vrai résumé, mais il ne sert plus à grand-chose, car on est tout de suite dans l’action de la fuite de nos héros. Ce ne sont pas eux qu’on suit directement, évidemment, mais le présentateur frustré de la disparition de ses stars le jour où il a ramené sa fille au boulot. On découvre aussi qu’il a des collègues, notamment une femme qui s’amuse bien de son échec. Apparemment, ce n’est pas son premier échec.

Par ailleurs, nos héros ont tué une bonne partie de l’équipe de télévision avant de voler une machine leur permettant de voyager dans le temps… et dans l’espace, cette fois. Ils se retrouvent donc loin dans le temps, mais aussi dans la géographie : ils s’imaginent au Moyen-Âge, en… France. Il y a des poules et une Eglise, évidemment que c’est la France. Et Wolf parle français, grâce à Jean-Claude Van Damn. DAMN. Anyway.

Les gags fonctionnent bien et il va de soi qu’ils sont à présent des fuyards temporels pourchassés par des gens du futur qui les veulent morts pour tout ce qu’ils ont osé dérailler dans le passé. Et la femme qui les poursuit à distance numérique les connaît bien. Pourtant, loin de tout ce qu’elle surveille, Josh prend le temps de prier Dieu… qui lui répond, par la voix dans sa tête, voulant être appelée « Ami ». Eh, je ne suis pas naïf : ce n’est pas Dieu et il y a fort à parier que ça finira mal pour Josh de suivre tous ses conseils…

Surtout quand le conseil est de voler la machine gardée par Tiger ! Pas si évident, cependant, surtout quand ils sont chassés par des gens du futur chaque fois qu’ils font dérailler l’espace-temps avec un sandwich inventé, par exemple. Finalement, ils se retrouvent au Japon huit cent avant JC. C’est bien drôle tout ça. Ils restent une bonne semaine sur place avant d’être repéré à nouveau à cause de Wolf tuant un grand guerrier. C’est bien drôle cette fuite continuelle à travers le temps et l’espace, en tout cas.

Ils se retrouvent ensuite en 1915 en Russie, n’en déplaise à Josh persuadé d’être aux États-Unis. Rapidement, ils sont hébergés dans une grange grâce à une femme russe tombant évidemment sous le charme de Wolf. C’est toujours pareil. Mais ça aide Josh qui se retrouve à dormir juste à côté de Tiger. Le truc, c’est que même quand elle dort, elle est capable d’attraper et bouffer des moustiques, alors bon, ça calme.

Ils restent donc deux semaines en Russie à faire des travaux difficiles de jardinage pour leur nouvelle amie. Enfin, c’est plus l’amie de Josh que de Tiger qui est énervée de faire du jardinage. Elle s’ennuie ferme dans une timeline où Josh est le seul à être excellent à quelque chose, et elle veut alors se souvenir des joies d’être une guerrière du Diecathlon.

Dans le futur, le présentateur à la voix-off fait bien son travail et finit par comprendre que Josh a eu de l’aide. Il a une bonne motivation à vouloir découvrir la vérité : sa collègue se moque de lui en permanence, tout de même. En même temps, sa collègue se moque de tout, y compris d’un grand trou noir temporel aspirant des timelines et provoquant des incohérences et des collisions, qui commence à se voir dans la série, notamment pour Josh qui ignore le problème.

Il ignore pas mal de choses, notamment le bruit du front de la Première Guerre Mondiale qui est intenable pour lui ou la Russe qui drague Wolf de manière bien comique. On s’amuse bien avec cette série, toujours, les gags sont bons et surprenants. En parlant de surprises, je ne sais pas pourquoi je n’ai pas pensé plus tôt que Wolf et Tiger ignoraient ce qu’était la Première Guerre Mondiale.

C’est pourtant le cas, ce qui explique que nos héros ne se soient pas déjà enfuis de cette époque. Ca, et Wolf qui voulait draguer la veuve Russe probablement. Il en avait marre de la paille et ça l’arrangeait bien de trouver un vrai lit, là où ça arrangeait bien la Russe de trouver un homme doux et tendre avec elle. La série part un peu loin à se moquer de la religion et de son mari, mais bon, ça reste drôle.

Et pendant que Wolf prend son pied, Josh souffre, regrettant presque les bruits du Front. Le pauvre. Tiger disparaît, Wolf laisse encore une trace dans l’Histoire à rendre son humanité à cette Russe publiée plus tard. Inévitablement, dans le futur, il est alors décidé d’envoyer des machines pour les tuer. Ces machines sont sous forme humanoïde, sinon ce ne serait pas drôle.

Tiger ? Elle est partie faire la guerre, évidemment, en laissant derrière elle de quoi faire des voyages temporels. Cela arrange bien Josh qui le cache à Wolf, mais de toute façon, Wolf se rend compte que des machines sont là pour les tuer. Les tuer eux et tous les gens autour d’eux, à vrai dire, parce que le mari de Dasha, la russe, y passe avant que Wolf ne puisse faire quoique ce soit. En tuant des soldats du futur, Wolf récupère un exemplaire du livre de Dasha. Il manque de mourir, aussi, mais Tiger le sauve finalement in extremis.

Et voilà notre trio qui repart pour un autre temps, sous la direction de Josh cette fois, persuadé d’avoir maîtrisé la machine temporelle à la perfection. Le cliffhanger nous indique que ce n’est pas vraiment le cas toutefois, puisqu’ils se retrouvent au beau milieu d’une bataille armée entre des amérindiens et des colons…

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Épisode 3 – Trapper’s Delight – 16/20
Malgré de bons gags et anecdotes, toujours, avec ce qu’il faut de parodie, cet épisode comble un peu le temps de la saison, et c’est dommage. Autant l’épisode précédent était excellent du côté du rythme, autant celui-ci avait bien du mal à rester passionnant et être fluide. De toute manière, j’aime les personnages, alors je n’ai pas besoin de ça pour passer un bon moment.

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I’m sick of killing would-be rapers.

Josh s’est a priori trompé, mais le voilà qui montre ses bras nus aux deux camps qui s’affrontent, puis qui frappe des mains, afin de pouvoir s’échapper du front sans mal. Tiger et Wolf sont impressionnés par dson calme et font pareil, le suivant en étant content de le voir si heureux et apaisé. Le problème, c’est que Josh tombe dans un piège à ours aussitôt.

Son hurlement lance le générique et on se retrouve ensuite six mois plus tard. Il a trop mal aux jambes pour traverser la montagne et arriver à la maison qu’il vise. En six mois, Josh a eu le temps de voir sa barbe et ses cheveux pousser, mais c’est à peu près tout : il est encore blessé à la jambe, évidemment. La survie avec Tiger et Wolf s’est organisée : il cueille des champignons, Wolf fait la cuisine forcément et Tiger vit sa vie comme d’habitude.

Quelle drôle d’idée n’empêche que de rester coincés dans une époque si vieille. En tout cas, on découvre que Wolf est en fait puni : Tiger ne veut pas qu’il laisse sa marque dans l’Histoire comme il le fait toujours, lui rappelant que Dasha a inventé la littérature érotique à cause de lui. C’était plutôt marrant, mais on sent que l’épisode est là pour combler un peu la saison, ce qui est dommage sur une saison de huit épisodes.

Mais bon, on a quand même de bonnes blagues, notamment les cours de survie avec Tiger qui sait comment faire pour exploiter au mieux tout ce que la nature a à lui offrir. Par contre, la nature n’a pas de médecine à leur offrir pour la jambe de Josh. Ca n’a aucun sens ? Pourquoi ne pas faire un saut à un hôpital du futur ? Je finis par être de l’avis de Tiger qui est de l’amputer.

Le truc, c’est que Josh refuse d’être soigné, parce qu’il est persuadé qu’il va guérir seul : la voix dans sa tête le lui a dit. Un coup de pression du duo plus tard, Josh accepte toutefois d’être amené auprès de l’infirmière que connaît Wolf.

Il faut dire que Wolf connaît absolument tout le monde au village voisin où il laisse sa trace bien malgré lui. Eh oui, il a tout un village qui le vénère, mais il affirme qu’il a appris sa leçon malgré tout : il ne prend que des amantes qui ne savent pas écrire. Quant à la blessure de Josh, la guérisseuse affirme que ce n’est pas la jambe le problème, mais le problème. Josh en profite donc pour avouer que cela fait huit mois qu’il parle à Dieu. Rien que ça.

Il passe pour un taré auprès de Wolf, surtout quand il se met effectivement à parler seul. La crise de foi finit par arriver : Josh finit par avouer qu’il refuse de parler à la voix dans sa tête qui accepte et s’enfuit en claquant une porte. Hmm, c’est trop simple, cela dit, j’ai du mal à y croire. Cependant, l’essentiel, c’est que Josh est heureux de ne plus entendre de voix et de se faire raser.

Wolf, lui, est heureux de savoir qu’il abandonne enfin son désir de rentrer à la maison. Ce n’est pas tout à fait le cas, mais il faut bien qu’il l’admette toutefois : rentrer dans la maison Futturman, ce serait prendre bien trop de risques où il devrait tuer d’autres Josh, ou d’autres parents robotiques, ou allons savoir quoi. Josh est triste tout de même, surtout qu’il sait bien qu’ils ne sont pas une famille et que leur seul futur est de fuir quand il ne peut même pas marcher.

C’est très drôle comme situation, mais en tout cas, ça mène à l’habituelle division de nos héros : Wolf refuse de rester une minute de plus et s’en va, abandonnant Josh seul. De son côté, Tiger passe l’épisode à chasser un ours… pour finalement se rendre compte qu’il ne s’agit pas d’un ours puisqu’il est bien trop malin et est capable de trouver tous les pièges et de les attacher aux arbres autour de lui.

Elle ne rentre donc pas non plus auprès de Josh qui ne trouve rien de mieux à faire que de se bourrer, puis d’envisager le suicide. C’est malin.

Cependant, c’est le moment qu’il choisit pour voir un signe divin dans un panneau routier américain qui n’a rien à faire là, ignorant toutes sortes d’autres objets qui n’ont rien à faire là. C’est une vraie chasse aux trésors d’objets anachroniques dans cette forêt : le trou temporel est là et rapidement, il va falloir sauver le Temps, je pense.

On n’en est pas encore là : Josh cherche son Dieu et Wolf lance la base d’un nouveau Monde, encore et toujours. Il veut être empereur et explique à tout son village, mais aussi aux représentants de plusieurs groupes de la forêt, que le monde est rond. Humph. Il refuse de laisser son nom sur le traité de paix cependant. Et au moment où il compte le signer malgré tout, Tiger est révélée comme encore en vie : elle a tué une ourse polaire et la ramène au village, ce qui permet une jolie blague.

Au même moment, Josh arrive enfin au sommet de la montagne où se trouve la maison de la voix dans sa tête, face à qui il s’agenouille… avant de découvrir qu’il s’agit d’Oussama Ben Laden. What the fuck. Je ne sais pas si je vais accrocher à cet humour, parce que c’est encore trop récent pour être vraiment drôle, je pense.

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Épisode 4 – The Outlaw Wild Sam Bladden  – 16/20
C’est plus confus dans cet épisode avec une séparation en deux intrigues se rejoignant que j’ai trouvée un peu moins efficace. Il faut aussi dire que je me suis retrouvé confronté face à une limite de mon humour : la série a toujours était un brin poussive de ce côté-là, mais cette fois, c’était un peu la goutte d’eau pour moi. Certaines choses sont encore trop récentes pour que je ris sans arrière-pensée. C’est bien dommage, parce qu’autrement l’histoire est relancée pour la deuxième partie de saison, évidemment.

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Shit, run. Mon chapeau !

Huit mois que Josh parle donc à Oussama Ben Laden et qu’il le prend pour Dieu, mais pas d’inquiétude, c’est le Ben Laden qui a été détourné du chemin du terrorisme par un autre Josh. C’est bien drôle à voir, surtout que Ben Laden peut prouver qu’il était le meilleur ami de l’autre Josh avec une anecdote de l’enfance de Josh.

Ce dernier a tout de même du mal à se fier à Ben Laden, étrangement. Franchement, je n’aime pas bien ce détournement d’une figure historique si récente. Ce serait mieux passé avec Hitler, mais j’ai mes limites tout de même apparemment. Il n’empêche que Ben Laden essaie de convaincre Josh que rentrer de nouvelles coordonnées est la meilleure chose à faire.

Je ne lui fais pas du tout confiance malgré l’amitié qu’il déclare pour un autre Josh, surtout qu’on ne sait toujours pas comment il a fait pour entrer en contact avec le nôtre. De toute manière, au moment de s’échapper, le présentateur du Diecathlon débarque soudainement. C’est vrai qu’on l’avait vu résoudre le mystère de l’aide apportée à Josh : Oussama Ben Laden s’est lui aussi échappé du Diecathlon, alors c’était évident.

Ce qui est plus surprenant, c’est qu’il connaisse le lieu de la cachette de cet ancien candidat. Pour gagner la confiance de Josh, il lui offre du Goo, qui permet de guérir sa jambe, avant d’expliquer qu’il veut à présent un refuge, lui aussi. Josh se retrouve face au dilemme de devoir choisir entre Oussama Ben Laden et le présentateur.

Après, il est bien aidé dans sa tâche par le présentateur qui lui demande de trouver comment Ben Laden a bien pu lui parler. La solution est facile : il a créé un émetteur à partir d’une oreille de son Josh. Ouep, il a arraché l’oreille d’un Josh qu’il n’aimait plus parce qu’il a eu la mauvaise idée de ramener d’autres personnes avec lui. C’est bien marrant à voir, mais ça mène à un Josh énervé tirant un coup de feu pour se faire respecter… mais la balle finit dans le front de Ben Laden, par accident.

Pendant ce temps au village admirant Wolf, tout le monde se fait tuer alors qu’il papote avec Tiger : évidemment que les policiers du temps les ont retrouvés à cause du discours de Wolf. Il a un égo démesuré, et elle le sait, mais ça l’énerve quand même. Et puis, comme d’habitude, ils se retrouvent à s’inquiéter de Josh un peu trop tard pour leur bien : il s’est enfui et ils veulent retrouver leur enfant désormais.

Avant ça, il faut se débarrasser des flics du temps qui ne sont pas très malins et tombent un à un dans les pièges d’une Tiger beaucoup trop excitée de les voir mourir grâce à elle. Elle est vraiment drôle quand elle est comme ça, mais ils ont tout de même beaucoup d’ennemis à abattre, ce qui force Tiger et Wolf à se séparer. Ce dernier essaie alors de s’en prendre au colosse qui les pourchasse, mais il n’est pas aidé par la faille temporelle qui le blesse de manière totalement inattendue avec une machine à glace lui tombant sur la tronche.

La série trouve toujours le bon moyen pour ajouter de l’humour, honnêtement. Wolf n’a d’autres choix que de se planquer de celui qu’il considère comme une Machine capable de le détruire et qui impressionne durablement Tiger quand elle retrouve Wolf en sale état. Les deux en profitent pour se réconcilier, tous fiers qu’ils sont d’aimer tuer. Ils se mettent aussi d’accord pour dire que Josh est le problème dans leur relation : il n’aime pas tuer, lui, et il les divise toujours. Ce n’est pas si faux, ça.

Malgré tout, ils le recherchent pour lui offrir un dernier saut et le retrouve en compagnie du présentateur qui donne une nouvelle mission à nos héros pour la fin de la série. Il a besoin d’un refuge et s’ils lui trouvent, alors il les laissera faire ce qu’ils veulent. Ce que Josh veut ? Se faire lobotomiser et oublier toute la série pour vivre heureux à nouveau, comme avant d’avoir rencontré Tiger et Wolf.

Bizarrement, ceux-ci prennent super mal d’être délaissés comme ça. Nos héros se disputent, mais ils acceptent finalement de faire dernier saut vers le paradis créé par Ben Laden. Ils font bien, parce que la Machine qui les poursuit est à deux doigts de les exploser.

Le cliffhanger ? Nos héros se retrouvent dans l’Iowa. Pas tout à faire le refuge qu’ils espéraient donc… Maintenant, reste à savoir comment ils vont s’en tirer de cette situation sans se faire remarquer par la police du temps. D’ailleurs, on notera que c’est finalement un livre pour enfant racontant l’histoire de Tiger tuant un ours qui les avait grillés dans cette période. Comme quoi…

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Épisode 5 – Haven is for Real – 20/20
Oh la la, quelle idée de génie ! Je ne peux pas en dire autre chose tant cet épisode enchaîne les bonnes réflexions, les blagues efficaces et les références geek, culturelles, historiques, artistique… Non vraiment, il fallait y songer à cet épisode : c’est à la fois évident dans la lignée de la série et particulièrement bluffant. Bref, du génie.

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This will change everything.

Le retour à la civilisation, enfin ! Enfin plus ou moins : nos héros cherchent un refuge hors du temps et ils atterrissent dans l’Iowa un 31 décembre 1999. Evidemment, Josh comprend bien vite ce qu’il en est : le bug de l’an 2000 va être ce qui leur permet de trouver ce refuge – et l’horloge fait déjà penser à Retour vers le futur, en plus. Ils n’ont que 13 minutes pour trouver la solution à leur problème.

Tiger et Wolf font semblant de trouver son idée géniale, mais ce n’est pas le cas du tout et il le sait bien. Il les confronte là-dessus, ce qui permet de révéler qu’il a pris une décision définitive : il ne veut pas rester avec eux une fois toute cette affaire réglée. Le duo n’a plus qu’à trouver comment faire pour occuper son temps quand ils ne seront plus des réfugiés temporels.

Soit. L’épisode est extrêmement rapide avec un compte à rebours de dingue, très court, un geek qui programme bien malgré lui la fin de l’an 2000, une soirée de nerds pleine d’humour et de géniale blagues de la part de Wolf et une dernière course vers le nouveau millénaire.

C’est original comme idée, et au moment de fêter la nouvelle année, de la graisse tombe sur les fils du geek qui tape un code et nos héros sont plongés bien malgré eux dans un vortex les menant au refuge. Il n’y a plus qu’à faire signe au présentateur pour qu’il puisse venir vivre avec sa famille dans ce monde avec un filtre orangée bien pourri.

Le refuge n’est pas si pourri lui en tout cas : on y trouve l’horloge de Dali, mais aussi un Abraham Lincoln qui attendait l’arrivée de Josh. Oh, ce n’était pas le seul : il y aussi James Dean, Marylin Monroe, Martin Luther King et même Jésus. Tous ont été sauvés par l’autre Josh, de même que Van Gogh qui a tout peint, histoire d’ajouter de bons gags à l’épisode.

Ainsi donc, on en arrive à une justification du titre de la série : cet autre Josh a sauvé le monde entier et s’est fait appeler Future Man. Josh pète un léger câble avant de s’accorder une vraie pause. Il est heureux de voir ce que l’autre a fait et il s’approprie son travail pour être vu comme une star par tout le monde. C’est compliqué à vivre pour Wolf qui se retrouve considéré comme un bras droit.

Son égo en prend un sacré coup et il fait cavalier seul une fois de plus, alors que Josh a du mal à digérer d’être pris pour quelqu’un d’autre, même si bon, ça va mieux quand Marylin le drague. C’est tellement drôle et perché, mais il n’y a que Wolf pour mal le vivre, parce qu’il est jaloux de Josh. Sa jalousie fait qu’il est le seul à voir que cet endroit déconne sérieusement.

De son côté, Tiger s’est séparée des autres pour mieux tomber sur… Gandhi. C’est con : un personnage violent face à un représentant de la non-violence ? Il fallait y penser, ces scénaristes me tuent tellement ils ont des idées de génie. On enchaîne toutefois sur Tiger qui se sent forcée de tuer une chèvre parce que Gandhi lui a dit que la chèvre aurait les réponses qu’elle cherche… Et il n’en faut pas plus pour qu’elle remette en question toute sa vie.

Du coup, elle décide, tout comme Josh, de rester plus longtemps dans ce refuge plutôt que de le détruire comme le souhaitait Wolf. Bon, et quand même… où est Michael Jackson dans cet épisode exceptionnel ?

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Épisode 6 – The Land After Time – 19/20
J’ai presque envie de dire que cet épisode était interminable, mais c’est tellement volontaire que je ne peux pas leur en vouloir, surtout qu’il contient possiblement la meilleure réplique de toute la série et qu’il est excellent lui aussi. J’aime vraiment beaucoup l’idée directrice de l’épisode, qui parodie totalement certains films – un en particulier – et le fait bien. Par contre, je retire un point à la note, parce que la division des intrigues n’est pas bien équilibrée et parce que j’ai envie que la série avance, pas qu’elle fasse du surplace comme ça !

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Oh, oh. He is risen.

Je m’y attendais, mais j’ai du mal à m’arrêter en cours de saison. En plus, cette intrigue qui amène nos héros dans un refuge hors du temps est une idée absolument brillante. Hors du temps, on se sent en plein Midsommar, c’est un été qui ne termine jamais, une journée dans laquelle il n’y a pas besoin de dormir… OK, c’est à la fois le paradis et l’enfer, donc.

Il fallait y penser, j’insiste, et les scénaristes sont parfaits pour ça, alors que chaque personnage le vit plus ou moins bien : Josh est au Paradis à tenir un sacré journal de bord, Tiger est en pleine remise en question existentielle à parler avec une chèvre et Wolf est en Enfer. De toute manière, il y a une brèche temporelle dans le ciel qui semble bien menaçante.

Josh oublie le problème, clairement, préférant vivre à fond sa relation amoureuse avec Marilyn Monroe. Ouep, la série part trop loin et reprend après un bon montage en début d’épisode sur une dispute de couple entre ces deux-là. C’est plein de très bonnes blagues, c’est vrai, et le jeu de l’actrice est à mourir de rire, mais ça pose problème tout de même, parce que ça redonne l’impression que l’intrigue est paralysée pour l’épisode. C’est triste… j’ai envie de savoir comment tout va finir, alors que comme Josh, j’ai envie de rester coincé dans cet épisode où ils peuvent être heureux.

En fait, ils sont comme confinés en extérieur, une idée qui m’est apparue évidente quand il s’est mis à écrire à nouveau dans son carnet, comme moi. Pourtant, il est tout aussi évident que Wolf est en plein confinement à péter un câble comme il fait et à être le seul à parler du vagin dans le ciel qui s’agrandit avec le temps qui pourtant ne passe pas.

C’est marrant, sauf que Josh finit par comprendre qu’il est amoureux de Marilyn, oubliant au passage qu’il s’est disputé avec elle. Yep, ce paradis est dérangeant comme tout : les gens qui y sont oublient tous ce qu’il se passe, petit à petit, pour rester coincé dans la même boucle. Pendant ce temps, Tiger n’en a toujours pas fini avec sa chèvre. Les blagues sont bonnes, mais ça finit par être un peu longuet.

Quand Josh rentre chez lui, il comprend pourtant que quelque chose ne va pas dans le refuge : ce n’est pas Marilyn qui l’y attend, c’est James Dean. Et ils sont fous amoureux l’un de l’autre d’après James. C’est d’abord un gros problème pour Josh, mais quand il lit son journal, hop, il comprend qu’il a toujours était amoureux de lui et ce n’est plus un problème.

Heureusement, il y a donc Wolf qui prend des notes du temps qui ne passe pas et qui s’amuse à repeindre tous les Van Gogh pour faire entendre raison aux autres. Pas évident de faire entendre raison à des gens qui oublient tout cependant. Il se retrouve à se prendre un coup de poing de la part de Gandhi. GANDHI !

Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il se retrouve pris au piège loin des autres… alors que Josh se retrouve au lit avec James Dean, puis avec Jesus. Il comprend soudainement qu’il a passé des centaines et des centaines d’années au Refuge, à sortir avec tout le monde. Cette fois, ça y est : il est prêt à s’enfuir du refuge et il part à la recherche de Wolf, à qui il réapprend son prénom.

Tiger ? Elle a enfin trouvé l’équilibre en elle. Du coup, alors que les deux autres se rappellent peu à peu de leur mission, avec quelques détails foireux, Tiger apprend à léviter tellement elle est au sommet de la paix. Drôle de cliffhanger, honnêtement.

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Épisode 7 – Time Rogues III: Escape from Forever – 16/20
C’est étrange comme une idée géniale peut l’être bien moins quand elle traîne en longueur. Heureusement, nous sommes sur l’avant dernier épisode de la saison, alors on finit par suivre quelques développements qui sont bien pensés pour mener plutôt naturellement à la fin de la saison et, par la même occasion, de la série. Les personnages me manqueront. Je sais, on n’en est pas encore là.

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I think we have each other toes.

L’épisode reprend inévitablement où en était le dernier, avec Wolf et Josh montant un groupe avec Buddy Holly, qui prend peu à peu la grosse tête. C’est con, parce que Josh se pensait leader. Et comme Wolf et lui se font virer du groupe, ils reprennent la quête de leur passé en respirant comme il faut pour obtenir de nouveaux souvenirs.

Ce n’est pas dingue, mais la quête prend un tournant sympathique quand ils cherchent la raison pour laquelle Wolf a un orteil féminin. J’aime bien l’idée qui s’appuie sur une bonne blague du passé de la série, parfois quelque peu oublié. Après le duo Wolf/Josh n’a jamais été mon préféré et l’étrange fétichisme des pieds qui s’ensuit pour eux pas bien dingue.

Heureusement, ils finissent par comprendre que celles qu’il cherche n’est autre que Tiger, la « Crazy goat lady ». C’est bien drôle, parce qu’elle les a oubliés aussi et parce que les rôles qu’ils pensent évidents ne sont pas du tout les rôles qu’ils avaient : Wolf qui clame que Josh est le leader, c’est génial à voir, tout de même.

Malheureusement, c’est un peu long aussi parce que Tiger ne les reconnaît pas et ne fait pas d’effort pour s’en souvenir, maintenant qu’elle est maîtresse zen. J’aimerai avoir sa patience, surtout que ma connexion s’est remise à déconner pendant l’épisode. Bref, le duo Wolf/Josh a vraiment envie de se souvenir de la mission et du passé, alors ils décident de séparer Tiger et sa chèvre. C’est pour eux la chose logique à faire – et pour Wolf, ça veut dire tuer la chèvre.

Josh veut juste l’enlever évidemment, et ils y parviennent au moment où Tiger se remettait pourtant à douter de son bien être intérieur, n’arrivant plus à léviter et se demandant pourquoi elle avait effectivement les « cubes de l’amitié » présentés par le duo – la famille du présentateur du Diecathlon. C’est en tout cas bien drôle de la retrouver sans sa chèvre, car il s’agit soudainement de l’ancienne Tiger : elle est tellement énervée qu’elle n’hésite pas à s’en prendre à Abraham Lincoln lui-même. Soit.

Les coups de poing qu’elle lui met lui rappelle toute sa rage passée et j’ai presque de la peine que le personnage ne puisse pas rester la maîtresse zen qu’elle était dans cet épisode.

Après, les compétences de tracker de Tiger sont un sacré don qu’elle avait oublié et qu’elle doit aimer retrouver malgré tout. Elle retrouve vite sa chèvre, menaçant au passage la vie de Josh qui la supplie de le laisser en vie. Il n’en faut pas plus pour réactiver les souvenirs de Tiger qui se souvient soudainement de son passé avec Josh, puis de celui avec Wolf, avec qui elle couchait et partageait les rats.

Tiger récupère donc sa chèvre et leur montre le cube qu’elle a aussi. Ensemble, ils comprennent qu’ils sont une famille et qu’ils doivent absolument se barrer du refuge. Il était temps : autant j’ai adoré le premier épisode dessus, autant la suite a commencé à trainer en longueur. C’est souvent le problème que j’ai observé au cours des deux dernières saisons de la série : ils font trainer certains concepts excellents qui perdent en qualité.

Bon, ce n’est pas tout à fait le cas ici, parce que les trois épisodes forment un tout cohérent menant à une Tiger super zen et capable de comprendre que pour s’échapper ils ont besoin de Big Time, le geek qui les a mis là et que Wolf a repéré il y a deux épisodes, à jouer à la balle.

J’ai beaucoup aimé ce rebondissement qui donne du sens aux derniers éléments qui n’en avaient pas, tout comme j’ai aimé que Tiger décide de ne pas suivre Wolf et Josh. C’est la moins susceptible de quitter le groupe qui décide finalement de le faire… mais on se doute bien que ce n’est pas vraiment possible alors qu’il reste un épisode. Il n’empêche que les adieux étaient tops, de même que le fait que la chèvre soit celle qui motive Tiger finalement à quitter le refuge.

Ce n’est pas si simple pourtant, parce que la fuite est futile d’après Big Times. Big Times ? Oh, c’est juste qu’à chaque fois que quelqu’un vient dans le refuge, il amène avec lui une version du geek qui fusionne avec la précédente, d’où les nombreux bras qu’il a. Soit. Il refuse de voir Josh et Wolf partir, parce que l’univers est en train de mourir de toute manière, alors il est inutile de fuir. En plus, chaque fois que quelqu’un arrive ou s’enfuit, le trou dans le ciel s’agrandit et compromet l’équilibre du tout.

L’équilibre reste à trouver pour Josh et Wolf, parce que Josh se prend vraiment pour le leader suite à cette aventure : Wolf est persuadé d’être son sous-fifre. En tout cas, il faut reconnaître que Josh est plutôt bon : il comprend que Big Times est le portail qu’ils cherchent. Il n’en faut pas plus pour que Wolf et lui s’enfuient, suivis sans qu’ils ne le sachent par Tiger qui arrive au dernier moment, en abandonnant au passage sa chèvre qui… ben n’était qu’une chèvre en fait.

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Épisode 8 – Return of the Present – 20/20
Je ne pensais pas qu’ils y arriveraient, mais même s’ils ont peu de temps pour tout conclure, les scénaristes ont en stock de bonnes pirouettes et parviennent à proposer une fin de série qui ne fait pas tache du tout après les deux premières saisons. C’est un très bon épisode, à l’image de la série, avec un message et toujours autant de parodies et références. Un très bon final, donc.

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You’re telling me the Big Suck is real?

Il ne reste que trente minutes pour tout résoudre alors que l’univers est en train d’être détruit par un trou noir temporel. Sérieusement ? Allez, notre trio arrive sur une Terre apocalyptique et se souvient soudainement de tout ce qu’ils ont vécu dans le Refuge. Cela fait beaucoup pour Josh, tout de même, et pour Wolf peu heureux d’avoir été une victime.

En tout cas, Tiger est celle qui arrive à garder son calme après son détour par le Refuge et elle est capable de les aider à trouver quoi faire : ils appellent Susan, le présentateur de Diecathlon, comme prévu, pour l’amener au Refuge. Pour cela, les quatre font un détour par 1999, parce que le bug de l’an 2000 doit être plus important que celui de 1000 ou 3000 pour une raison ou une autre.

Avec les explications de Wolf, puis celles de Susan, on comprend en tout cas qu’il est possible de… mettre un terme aux voyages dans le temps. Et le tout est carrément logique ! Ben oui, il a été dit plus tôt dans la série que Big Time est le geek qui a permis la création des voyages dans le temps lors du passage à l’an 2000. Pour mettre fin aux anomalies temporelles, au Big Suck qui va détruire le Temps et donc aux voyages temporels, il suffit simplement d’empêcher Big Time de créer la première anomalie. C’est facile.

Tellement en fait que Josh ne voit pas pourquoi il resterait : il n’a pas envie de rester coincé en l’an 2000, alors il dit au revoir à tout le monde, d’autant que Susan a tenu sa promesse. Josh peut ainsi retourner le soir où il a gagné son jeu vidéo et tout oublier des trois saisons qui viennent de passer. Seulement voilà, dire au revoir, c’est facile, mais ça ne paraît jamais suffisant une fois que c’est fait et qu’on a des flashbacks de la course poursuite qui a eu lieu il y a quatre épisodes.

De la même façon, la théorie pour détruire l’anomalie temporelle est simple, mais la pratique l’est beaucoup moins quand la police du temps débarque. Susan les retient aussi longtemps que possible, donc peu de temps, alors que Tiger et Wolf se séparent aussi : elle se rend arrêter Big Time avant minuit, Wolf se rend… sauver les nerds ! C’est inattendu. Un peu comme l’arrivée de l’autre Josh entendue et aperçue par Josh qui sait qu’il va mener des gens vers le Refuge, donc être un problème.

Pendant ce temps, Susan est coincé par sa collègue/cheffe de la police qui n’hésite pas à lui expliquer qu’il était facile de le retrouver : il suffisait de traquer sa famille avec un lien GPS. En plus, c’est pratique, parce qu’elle sait déjà quoi faire de lui : elle veut le faire participer au tout dernier Diecathlon. Pas mal du tout comme idée, ma foi, d’en avoir le présentateur comme ça. Malheureusement, ça n’arrivera pas, parce qu’il est assez malin pour la doubler et faire en sorte d’utiliser Stanley pour la tuer.

Pendant ce temps, Wolf a droit à des remerciements des nerds après une jolie scène de combat où il finit par dire qu’il ne veut pas donner son nom car il n’a pas besoin d’être reconnu (wow sacrée évolution du personnage), alors que de son côté, Tiger fait face à la Machine chargée de les tuer et parvient à créer un bug dans sa matrice, dans un charmant mélange de « je baise, j’épouse, je tue ».

Josh finit par confronter Big Time pour savoir ce qu’il fait et il… télécharge tous les films des ordinateurs du campus avec un virus. Le problème, c’est que ça risque de se savoir, sauf s’il balance un deuxième virus pour minuit pile afin d’accuser le bug de l’an 2000. Big Time fait de la peine, parce qu’il veut juste réparer sa réputation, pas détruire le monde, et pourtant, c’est ce qu’il est en train de faire.

Evidemment que c’est « loser » qui est responsable de tout ça dans cette série. C’est très bien joué. En plus, Josh est forcé de le stopper plutôt que de rentrer chez lui, d’autant que Tiger et Wolf sont en retard. Le plus impressionnant, c’est qu’il y parvient, rien qu’avec des mots, n’en déplaisent à Tiger et Wolf qui ont toujours dit que c’était stupide comme solution.

Le duo s’attend à devoir dire adieu au monde… Mais sont finalement surpris de voir que Josh est là avec eux. Cela promet une jolie conclusion avec le trio coincé en l’an 2000, de jolies retrouvailles et une scène où ils disent adieu à Susan et son étonnante famille. La série nous signe là une jolie fin, avec Josh posant LA question qui n’aura pas de réponse : comment est-ce que la Résistance a créé le jeu vidéo à l’origine de la série, hein ?

On ne saura pas, mais on saura ce que deviennent les héros, parce que c’est une fin de série. Oh, c’est si triste ! La fin de série est claire… Six mois plus tard, Wolf retrouve un vieil ami qui n’a aucun souvenir de lui mais le suit immédiatement. Ensemble, ils vivent de belles aventures, avec un Wolf à la fois avocat et super-héros. C’est Batman le type.

Tiger ? Elle finit par élever des chèvres dans le Larzac avec une machine qui était censée la tuer. Josh, lui, finit par être un pervers aux yeux de ses parents qui voient bien qu’il tourne tout le temps autour de leur fils. Eh, tout l’avenir s’offre à lui maintenant, il pourrait s’éviter la prison tout de même. C’est une jolie fin, même si j’aurais aimé une dernière scène où l’on apprend que les personnages restent un minimum en contact… mais bon, je comprends le choix fait ici.

Quant au générique de fin, il est à l’image de la série, brillant et génial, avec une dernière parodie nous expliquant que toute la série se fonde une histoire vraie… Ils me manqueront tellement.

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EN BREF – La série tire sa révérence sur une très bonne note. Sa première saison était génialissime, la seconde était solide, la troisième confirme l’essai avec des concepts vraiment très bons, un retour à ce qui a fait le succès de la première saison et des parodies constantes, des gags géniaux, des répliques qui font mouche, des délires à la pelle…

Difficile d’être critique avec cet ovni télévisuel qui aura le défaut d’être trop court, malgré des moments dans chaque saison où les scénaristes auront réussi à être un tantinet trop longs. Pourtant, l’ensemble est brillant, je sais que je continuerai à couvrir la série d’éloges et je suis bien content qu’elle s’en aille sur une saison 3 qui ne fait pas fausse note par rapport à l’ensemble.

Je suis triste de dire adieu à ces personnages et ces délires, mais au moins, la série peut toujours être revue sans que rien ne soit gâché. Et ça, c’est tant mieux, quand même !

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Into the Dark – S01E05

Épisode 5 – Down – 16/20
C’est déjà mieux, ma foi, et un peu plus dans l’esprit de ce que j’attendais de cette série. J’ai lancé cet épisode-ci puisqu’on me vendait un huis-clos et qu’en période de confinement, c’est quand même plutôt adapté de regarder ça. Il y avait de bons moments et une bonne idée de base, le tout est prévisible avec des longueurs, mais aussi de bonnes scènes. J’ai bien aimé, c’était plus efficace que le premier épisode !

> Saison 1


Spoilers

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Fairly classic client.

Comme prévu, je ne me force pas à voir les épisodes dans l’ordre, puisque ça ne sert à rien sur une anthologie. J’avais envie de quelque chose de bien noté pour ne pas trop m’ennuyer, tout en ayant le temps d’écrire plus tranquillement que devant Charmed. Pour le coup, cette série le permet bien, avec des débuts très lents.

Il s’agit d’un épisode diffusé en février, pour la St Valentin donc. On y suit un homme et une femme dans une entreprise qui vont se retrouver bloquer dans un ascenseur un vendredi 13. Rien que ça, ça m’angoisse déjà, surtout qu’on a vu pendant le générique qu’un tueur s’amusait avec une arme. Ils ont une cinquantaine d’étages à descendre, alors c’est assez long pour qu’ils se rencontrent et papotent, faisant de l’humour sur les cadeaux qu’ils ont sur eux.

Elle a un sac de St Valentin, il a une bouteille de vin pour un client. Ils remarquent un dessin pourri de quelqu’un coincé dans un carré, en train d’appeler à l’aide. Ca y est, on comprend bien que ça va être flippant pour eux. L’ascenseur s’arrête, mais pas l’électricité. Evidemment, les boutons d’alerte ne fonctionnent pas et ils sont quatre étages sous le sol, donc ils n’ont pas de réseaux. Voilà pour la situation initiale : deux personnages coincés dans un ascenseur, alors qu’ils ne se connaissent pas. Au moins, l’ascenseur est plutôt grand, c’est déjà ça.

Bon, rapidement, les personnages se font une raison. Il faut attendre qu’on vienne les secourir, donc ils peuvent passer au small talk, ces conversations où on apprend à se connaître. Ils arrivent vite à court de sujets, sans penser à donner pour autant les prénoms, ce qui est un peu la base. Forcément, ils tentent la courte échelle dans le premier quart d’heure, espérant une trappe en hauteur, qui n’existe pas. Quarante minutes plus tard, ils ont abandonné tout espoir et se présentent l’un à l’autre : Jennifer et Guy. Soit.

Par chance, ils ont du vin et de quoi l’ouvrir, mais aussi un peu d’eau à partager. S’ils en ont pour trois jours, il faut toutefois commencer à rationner. Ah ben oui : c’est un vendredi 13, mais c’est aussi un week-end prolongé sans travailler le lundi. Ils ont donc possiblement 80h à attendre comme cela, et c’est embêtant. Au moins, ils sont confinés, c’est une situation qu’on connaît bien désormais. Pas aussi bien qu’eux cela dit : ils sont confinés à deux dans un tout petit espace et Jennifer a envie de faire pipi.

Au moins, elle a un thermos vide dans lequel elle peut se soulager.

J’ai plus l’impression que les scénaristes gagnent du temps avant d’en arriver au cœur de ce qu’ils veulent nous montrer, mais bon, ça fonctionne à peu près, surtout quand Jennifer continue le dessin pour s’ajouter en train de crier pour sortir du fameux carré. Sympa.

Jennifer et Guy enchaînent donc avec quelque panier de basket avec des chocolats, et j’ai bien aimé les voir sympathiser de la sorte. Cela ne m’empêchait pas d’avoir envie d’en arriver au côté un peu plus horrifique… mais bon, évidemment que ça commence par toutes ces scènes permettant d’apprendre à connaître les personnages. Guy a un bon humour et ça marche bien. Et puis, j’ai eu de la peine pour ces workaholic que personne ne semble en mesure de chercher.

Allez, 80 heures ça passe vite, non ? Ils boivent un peu, se mettent à se dessiner l’un l’autre et à se réconforter quand la lumière de l’ascenseur faiblit. Niveau réconfort, Guy est top à lui avouer ensuite qu’en fait, il l’avait déjà vue et remarquée dans les couloirs de l’immeuble. OK. C’est mignon, mais ça devient longuet cette scène de drague. Heureusement, ils échangent vite les dessins puis se mettent à parler bouffe pour relancer l’intérêt. Mais bon, rien ne vaut une petite conversation sur le sexe filmé par Jennifer.

Euh, d’où tu fais ça en filmant ? D’où tu uses la batterie de ton portable pour ça alors que t’as encore 76h à tenir enfermé ? Ils sont bizarres ces personnages ! En tout cas, Guy finit avec une érection à force d’imaginer une histoire sexy, et ça vire au film porno. On voit pourquoi il y a une bonne note à cet épisode, hein. Par contre, d’où tu fais l’amour comme ça en sachant qu’il y a une caméra qui filme ? Et sans protection ? Merveilleux cet épisode !

Voilà qui m’a motivé à faire pause et me servir à manger… Ca n’a pas de lien avec ce qu’il se passe dans l’épisode, hein, à part que c’est là que j’ai vraiment décroché. Dommage. Dommage aussi pour Guy qui n’est pas super ravi d’entendre Jennifer lui dire juste après ça que c’était ponctuel et qu’elle veut se remettre avec son ex. Magique.

Il se met à tenter de la convaincre avec une histoire de destin, et franchement, pas ouf. Le twist auquel je m’attendais depuis le départ tombe alors : Guy est celui qui est responsable de cette panne d’ascenseur. Il est gardien d’accueil, le job le plus solitaire du monde. Bon. Dites bonjour aux gens à l’accueil au boulot quand vous serez déconfinés, hein.

En tout cas, il débloque l’ascenseur, parce qu’il avait la clé depuis le départ. Elle s’énerve donc et lui dit qu’elle va appeler les flics, plutôt que de lui dire gentiment qu’elle lui pardonne et d’appeler les flics une fois sortie de là. Mais non. Elle préfère largement qu’il s’en prenne physiquement à elle, qu’elle casse la clé et qu’elle l’assomme à coups de talon. Prévisible. Mais très sympa.

Et puis bien sûr, ils sont habillés en blanc, alors le sang rouge ressort bien. Pas vraiment complètement assommé, il parvient à faire en sorte qu’elle s’évanouisse elle aussi. On reprend au réveil de Jennifer, après celui de Guy et l’action arrive enfin. Il lui révèle donc qu’il a tout organisé pour rester avec elle tout le week-end et qu’il est prêt à la tuer plutôt que de retourner en prison. Ah, c’est l’enfer pour Jennifer d’un coup. Les enfants, il ne faut pas coucher avec n’importe qui dans un ascenseur.

Complètement fou, Guy propose ensuite d’ouvrir les cadeaux de St Valentin et de continuer de torturer un peu Jennifer. C’est plutôt bien : il a des cigares et du feu, y a de quoi l’attaquer tout de même. Mais pas de quoi sortir, donc bon. Pour ça, il suffisait d’envisager de changer les néons. Contre toute attente, il trouve donc un moyen de sortir et décide de faire confiance à Jen pour les tirer de là.

Cette idiote ne pense pas à retirer ses chaussures pour faire la courte échelle ou pour escalader le conduit d’ascenseur, ni même pour les balancer à la tronche de Guy quand il finit par trouver un moyen de la suivre. Tout ça est une succession de mauvais choix de la part de Jen tout de même, et j’ai un peu de peine pour elle. En plus, Guy avait l’air si sympathique au début, t’aurais mieux fait de rester dans son jeu tout du long.

Il finit par les faire tomber tous les deux dans le conduit d’ascenseur et amortit la chute de Jennifer qui est la première à se réveiller. Elle utilise donc les cigares pour essayer d’activer l’alarme incendie. Elle aurait mieux fait, je ne sais pas, de d’abord ligoter Guy ? Bon, c’est finalement ce qu’elle fait quand il se lève, alors que son départ de feu met un temps fou à fonctionner.

Elle reprend sacrément du pouvoir là : Guy est ligoté et, pendant qu’elle attend les pompiers, elle se propose d’émasculer Guy… mais ne le fait finalement pas, pour le forcer à dire la vérité en vidéo. Il s’appelle donc John, mais ça prolonge l’épisode pour pas grand-chose. Il a une vie triste, John, puisqu’il a fini en prison pour homicide involontaire : il a bu de l’alcool avant de conduire et de tuer sa collègue sexy qui était dans la même voiture que lui.

Même s’il n’a fait que six mois de prison grâce à un bon avocat, la réinsertion professionnelle n’étais pas vraiment possible. C’est pourquoi il a mis en place tout ce stratagème pourri. Jen a juste eu la mauvaise idée d’avoir un manteau orange qui fait qu’on la remarquait de loin. Quant à son plan d’appeler les pompiers, ça n’a pas fonctionné du tout.

Ce n’est finalement que lundi matin, à 1h15, que quelqu’un se pointe dans le bâtiment. C’est le collègue de John/Guy qui veut épater sa copine avec la vue. Ils ne savent pas dans quoi ils s’embarquent là. Le collègue comprend vite que quelque chose ne va pas quand il ne trouve pas John. Il finit ar prendre contact avec l’ascenseur sans appeler les pompiers, malgré des images peu rassurantes, et cette idiote de Jennifer ne le prévient pas non plus de ce qu’il se passe.

John profite de son inattention pour se libérer et l’attaquer à nouveau, avant de parvenir à tuer Eddy, son collègue de manière bien conne : Eddy grimpe dans l’ascenseur pour les aider et se fait découper en deux.

Et voilà, John n’a plus qu’à effacer les preuves de ce super week-end. Il enferme Jen dans son coffre, se débarrasse du corps d’Eddy et de ses vêtements dans le conduit d’ascenseur. Le seul problème avec tout ça ? La copine d’Eddy est encore dans le bâtiment, même s’il ne le sait pas. La pauvre. Il s’en rend compte alors qu’il supprime tous les fichiers vidéos du week-end… et la tue, avant de la balancer à son tour au fond du conduit de l’ascenseur. Pas sûr que ce soit un bon endroit pour se débarrasser des corps : ils finiront bien par sentir et la maintenance par les trouver. Non ?

En tout cas, Jennifer a bizarrement le droit à un autre traitement elle. J’imagine que c’est l’amour qui le fait agir de la sorte : il préfère la cramer à l’essence et l’enterrer en pleine nuit loin du bâtiment. Il prend tout de même le temps de lui dire qu’il était vraiment fou d’elle et triste de ce qui lui est arrivé… mais elle est a priori déjà morte dans le coffre de la voiture. OK, elle fait bien la morte, mais pas assez pour me convaincre, moi. J’ai vu trop de films d’horreur.

Plutôt que de s’enfuir quand elle obtient enfin un moyen de se barrer, elle décide de faire une petite marche arrière pour attaquer John. Ce n’est pas une bonne idée : se mettre en sécurité d’abord me paraît être la priorité, surtout qu’elle n’a plus aucune preuve de quoique ce soit. Elle n’hésite en tout cas pas une seconde à s’en prendre à John et envisager de le tuer avec un cigare et pas mal d’essence. Eh, ça fait une fin sympathique !

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Council of Dads – S01E02

Épisode 2 – I’m Not Fine – 16/20
Oui, il y a beaucoup de monde à gérer dans ce casting, mais pour l’instant, la série arrive à le faire. On sent bien que l’équilibre est encore à trouver, mais à l’instar d’un personnage apprenant à faire du vélo dans cet épisode, la série y parvient petit à petit. Je pense qu’elle trouvera facilement sa vitesse de croisière et que ses aspects soap vont vite lui servir. On verra bien !

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Spoilers

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I’ve just been buried… Sorry, bad choice of words.

Hope ? C’est vraiment le nom choisit pour la fille de Scott ? Allez, admettons. Il faut que j’apprenne son nom, et il faut aussi que je me souvienne des noms de toute la famille, qui commence l’épisode dans un magasin de glace.

C’est plutôt sympathique, parce que ça nous remet tout de suite dans l’ambiance de cette famille aimante et unie qui a perdu son paternel. C’est excellent : quatre mois après la mort de Scott, il y a encore des moments qui leur rappelle l’absence de celui-ci, et il y a aussi des moments où ils se souviennent de lui en chantant une chanson stupide qu’il chante en vidéo sur le portable de Théo pour se souvenir des États et capitales américains. Pff. On aurait pu avoir cet épisode quand on cherchait les États l’an dernier, franchement.

En parallèle, le conseil des pères se met en place et on suit donc les trois personnages masculins organiser la gestion de tous les enfants comme ils peuvent. Ils se les répartissent et font des plannings pour passer à jours fixes. Non mais franchement, c’est un peu gros ce Conseil qui se fait des réunions comme ça et qui commence déjà à se fritter. La raison des tensions à venir ? Robin, qui refuse de se rendre au Conseil.

C’est vrai que c’est gênant de faire ça sans elle, ce qui fait qu’Oliver finit par s’en aller de la réunion un peu brutalement, sans donner plus de nouvelles que ça de Robin. Il faut dire qu’il est pas mal préoccupé au boulot Oliver : il cherche à comprendre s’il a manqué quelque chose dans le cas médical de Scott. Il fait même toute une conférence médicale pour que des collègues l’attaquent et trouvent ce qu’il a bien pu manquer.

Malheureusement, personne dans la salle ne trouve quoique ce soit qu’il aurait pu faire. C’est un soulagement pour lui, comme il s’en confie à son mari qu’on découvre dans cet épisode. Oui, oui, un soulagement : il culpabilisait et maintenant, il peut dire honnêtement à Robin que personne n’aurait rien pu faire pour sauver Scott. C’est peu probable, mais ça arrive ce genre de cas médicaux, on le sait tous, on les craint tous.

Parce qu’il n’y a pas encore assez de noms à retenir dans la série, Larry et Anthony découvrent que Luly reçoit un colis de sa mère biologique, Michelle. On joue avec ma migraine à venir, là. On découvre ensuite qu’elle s’est installée avec Evan et qu’elle a désormais des doutes sur son départ à New-York. Il y a clairement une histoire à creuser derrière tout ça pour Luly.

Elle n’aime pas recevoir un cadeau de sa mère biologique et s’en plaint à Robin, avant d’avouer à sa mère adoptive qu’elle ne se sent pas de partir à New-York et de l’abandonner comme ça. Robin la rassure comme elle peut et lui conseille aussi de voir Michelle avant de partir. C’est ce que Luly fait, et elle fait bien : il y avait des photos de Scott qu’elle n’avait pas vu dans le paquet. Les souvenirs tendres de son père donnent envie à Luly de passer un peu de temps avec Michelle, malgré tout.

Cela lui fait prendre conscience qu’elle n’a finalement pas envie de partir à New-York et, même si elle a dit l’exact contraire à Evan la veille, la voilà qui lui avoue finalement la vérité. Le couple se dispute inévitablement parce que Luly est une sacrée égoïste ne considérant que son avenir à elle et jamais le sien à lui. Elle souhaite rester pour écrire sur son père et sur l’année qui vient de s’écouler. Bon, OK, on la voit d’ici la fin de saison sur le Conseil des Papas, version livre, merci !

Pendant ce temps, Charlotte cherche à savoir qui est sa famille biologique. Manquait plus que ça. Quant à JJ, son problème est qu’il veut apprendre à faire du vélo, avec Oliver, qui se défile quand Robin lui demande. Bon, je m’étais fait spoiler par l’acteur sur Twitter, donc je savais déjà ce qu’il en était, mais c’est plutôt bien amené : on sait directement qu’il y a une raison dont il ne parle pas.

En tout cas, c’est un coup dur pour Robin : Oliver se défile, alors qu’Anthony est de plus en plus en train de faire passer sa vie avant les besoins de la famille. Tu m’étonnes. Pour ne rien arranger, Théo s’engueule avec Larry et s’en plaint à sa mère. Bref, il va vraiment falloir qu’elle réunisse le Conseil, la pauvre.

Avant ça, elle veut un face à face avec Larry. Il a tout de même organisé des rendez-vous parents-profs sans prévenir Robin. Bien sûr que ça fait mal à Robin, tout ça, parce qu’elle reste la mère et parce que le Conseil ne fonctionne pas du tout. Elle aimait bien la théorie, mais la pratique n’est pas efficace. Aucun des trois pères de substitution ne peut être le père de ses enfants, ni le mari qui lui manque, alors la voilà qui les vire. C’est vite fait.

Oui, mais les enfants ne l’entendent pas comme ça au petit-déjeuner du lendemain où elle leur annonce ça à demi-mot. En quatre mois, ils ont pris l’habitude de voir leurs pères de substitution, ils les aiment bien et ils savent surtout que c’était la volonté de leur père d’avoir ce Conseil mis en place. La pauvre Robin doit donc faire face aux envies contraires et changeantes de ses enfants, c’est un peu violent tout de même.

Violent, mais pas autant que sa confrontation avec Oliver plus tard dans l’épisode. Les deux amis marchent sur des œufs durant tout l’épisode jusqu’à cette scène où elle lui reproche de ne pas avoir dit immédiatement oui pour apprendre à JJ comment faire du vélo et qu’il lui apprend qu’il ne sait juste pas en faire. Pour se réconcilier avec Oliver, Robin insiste alors pour le voir dans l’amphithéâtre où il a présenté le cas de Scott et pour lui faire entendre raison : ils ne pouvaient rien faire pour le sauver et ils l’ont su dès le départ. Ils ont juste fait semblant de pouvoir tenter de le sauver, parce que quoi faire d’autre dans ce genre de situation ?

En tout cas, dans celle qui les concerne à présent, la solution est évidente : il faudra qu’Oliver apprenne à faire du vélo exactement comme JJ est en train d’apprendre à le faire avec Larry. Larry est vraiment parfait une fois recadré, parce qu’il réussit même à se réconcilier avec Theo, en lui rappelant qu’il sait bien qu’il n’est pas son père, mais qu’il est un père tout de même : Andrew qui ne lui parle plus beaucoup, Lauren qui ne lui parle plus du tout. En bon ex-alcoolique, il a perdu sa famille et n’a pas été un bon père. S’il tient tant à son rôle dans le Conseils des Papas, c’est bien parce qu’il est plein de regrets. J’ai beaucoup aimé sa réconciliation avec Theo en tout cas !

Et dans tout ça, j’en oublie de parler de l’excursion de Charlotte et Tess, qui n’est pas loin d’une fugue. Charlotte est toute excitée d’avoir retrouvée via un site d’ADN une cousine éloignée chinoise vivant aux États-Unis : Phoebe. Le truc, c’est que ce n’est pas si réciproque : Phoebe est là parce que sa mère adoptive insiste. Elle a l’air assez ingérable celle-là.

On notera donc qu’on apprend que Charlotte a été adoptée à cinq ans suite à une opération du cœur, ce qui aura forcément un rôle à jouer un jour ou l’autre. En attendant, la mère de Phoebe dépose Charlotte et Tess au restaurant d’Anthony. À Atlanta, loin, loin de chez elles. Anthony n’est pas cool au point de ne pas prévenir immédiatement Oliver et Robin.

Là où tout ça devrait mener à une scène de dispute, ça mène à une très jolie scène où Charlotte confronte sa mère à sa peur de perdre encore un parent. Après tout, c’est logique comme réaction : elle a été adoptée, elle a perdu un père, elle vient d’apprendre que le Conseil des Papas n’est plus… Je comprends sa peur, mais elle en joue complètement pour attendrir sa mère. Cela fonctionne, et elle est soudainement d’accord pour rembaucher le Conseil des Papas.

Evan en profite pour révéler qu’ils ne déménagent plus à New-York avec Luly. C’est une surprise pour à peu près tout le monde, et c’est une bonne chose. On peut donc finir l’épisode sur une nouvelle fête autour du couple Luly/Evan. Ca commence à faire beaucoup de fêtes pour eux quand même. Et cette fois, Luly invite sa mère biologique.

Elle ne l’invite pas à son mariage, mais à une fête parce qu’elle ne part plus à New-York ? C’est naze. Comme prévu dès le pilot en tout cas, il est révélé que Michelle comme Anthony sont persuadés que Luly est la fille de ce dernier, et non de Scott. C’était tellement obligé ça.

L’épisode se termine alors sur une scène où Oliver apprend à faire du vélo, et on notera que J. August Richards a indiqué que faire semblant de ne pas savoir en faire était la chose la plus difficile de sa carrière d’acteur. Comme quoi, on peut être un chasseur de vampires hors pair et galérer sur des choses qui paraissent basiques. Mais bon, je peux comprendre que c’est bizarre à feindre ça… Sinon, c’est une fin toute douce, et même mignonne avec JJ qui prend la main de Larry. Ah, les enfants, toujours les bons gestes…

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