Gentleman Jack – S01E02

Épisode 2 – I Just Went There To Study Anatomy – 17/20
Quelle série, vraiment ! Je n’arrive toujours pas à comprendre comment elle se débrouille pour me plaire autant malgré ses épisodes interminables et ses intrigues qui ne devraient pourtant m’accrocher comme elles le font. La seule évidence qui s’impose, c’est que l’écriture est excellente, que les répliques sont percutantes et l’ambiance toujours aussi particulière, mais maîtrisée de bout en bout. Et puis, les personnages, à commencer par Anne Lister, évidemment, sont juste géniaux. Je ne lui reproche finalement que quelques longueurs, parce qu’un épisode de 58 minutes, c’est trop pour moi apparemment. C’est déroutant : on les voit passer, et en même temps, non.

> Saison 1


Spoilers

02

I dissected a baby once. In Paris. It was dead obviously.

« Ca ira peut-être mieux maintenant que je connais l’univers, cela dit. »

Ce sont les mots très sincères que je balançais à la fin de la critique du premier épisode de cette série, il y a cinq mois. J’étais plein de bonne volonté avec mon Challenge Séries 2020 et j’espérais vraiment boucler mon visionnage assez rapidement. Pourtant, 2020 n’a pas été tendre avec nous et ce n’est donc qu’en ce mois de mai que je fais enfin ce qu’il me plaît, et surtout ce qu’il plaît à Poluss qui voulait tant que je regarde sa série préférée. Merci encore à elle pour sa patience dans le prêt des DVDs !

L’épisode 2 a la bonne idée de commencer par un très bon résumé de l’épisode 1, qui me remet tout de suite dans l’ambiance. J’aime toujours autant l’accent des actrices et la musique. Cela remet tellement dans le mood du premier épisode. Il faut dire aussi que ça aide bien que l’épisode reprenne exactement là où on en était : Anne débarque pour parler avec Miss Walker et il est très clair immédiatement qu’on est sur une scène de drague.

Miss Walker rappelle évidemment à Anne qu’elles se sont déjà vues par le passé et qu’elle lui avait couru après, alors qu’Anne ne se rappelle que partiellement, soi-disant, de cette journée. Ah, le jeu de drague est si évident, l’accent des actrices est génial (je me répète hein ?) et les répliques font vraiment mouche avec déjà tellement de possibilités dès la première scène pour ma réplique préférée de l’épisode.

Oh, quant à la drague, Anne a l’air de considérer que c’est chouette de parler de dissection de bébé parisien dans une conversation de séduction. C’est super, on en a même un flashback, en français, avec les pauvres testicules non descendus du bébé. Le pire, c’est encore que Miss Walker soit fascinée par tout ça et par le discours fascinant d’Anne. J’avoue, je la comprends.

Bref, l’après-midi se passe bien pour elles et la complicité est toujours aussi évidente. Malheureusement, Miss Walker qui ne souhaite pas avoir d’enfant un jour est déjà plus ou moins promise à des parents distants, les Rawson, parce que bon, vous avez vu l’époque dans laquelle la série se déroule, non ? Miss Walker se sent donc invalide, ce qui est loin d’être le sentiment d’Anne à son égard. Et pile au moment où Miss Walker s’apprête à l’embrasser, Anne décide de s’en aller.

Il faut savoir se faire désirer, même après quatre heures, apparemment. Il n’empêche qu’Anne est totalement sous le charme, au point de ne pas entendre quand on l’appelle. Il faut dire qu’elle a toujours un business à gérer, même après avoir confié les affaires à Washington. On reprend donc cette partie de l’intrigue du charbon qui a du mal à me fasciner mais qui fait partie inhérente de la série : il y est question d’une compétition entre les Rawson, que Anne n’aime pas beaucoup, et Hinscliffe qui veulent tous acheter une partie de l’affaire d’Anne.

Après une telle insistance sur les Rawson, on nous présente donc Mr Rawson, Christopher de son petit prénom. Il est tout de suite introduit comme un personnage sacrément riche et, comme souvent avec les riches, comme un personnage un peu sombre. Yep, il est tout de suite mis au courant du retour d’Anne, dont il était déjà au courant, par un associé qui s’en inquiète, surtout qu’il a eu vent de la vente organisée par Anne.

C’est gênant comme tout, parce que la vente risquerait de faire découvrir des activités clairement pas légales des Rawson. Bon, c’est classique tout ça comme intrigue finalement, si on transpose à l’époque moderne. Je peux m’y accrocher, si j’y crois un peu plus.

De son côté, Anne se rend chez les Sowden pour leur parler un peu, mais aussi pour examiner le petit Henry qui ne parle toujours pas. Pourtant, il finit par l’ouvrir pour poser LA question qu’il n’aurait pas dû poser : il demande à Anne si elle est un homme. Aha. La réaction du personnage est géniale, parce qu’elle reste sacrément calme et froide, mais en même temps avec sympathie et chaleur, d’une certaine manière. C’est un très bon jeu d’actrice, tout ça. Dans la scène, Anne parle également de l’accident, ne comprenant pas qu’aucun témoin ne reconnaisse celui qui l’a provoqué. Elle finit par dire qu’elle rendra visite au Rawson, également.

Avant ça, elle retourne manger chez elle. Marian commençait à me manquer, alors j’étais content de ce repas de famille où une fois de plus Anne se fait remarquer avec ses projets de rénovation de Shibden Hall, leur maison ancestrale qu’elle tient en haute estime… Contrairement à Marian, qui ne la voit que comme une vieille ferme. Les choses sont claires, une fois de plus, dans l’opposition qui lie les deux sœurs.

Après ce repas, Anne retourne comme promis voir Miss Walker pour une petite balade dans le jardin et une rédaction de lettre afin de lui venir en aide. Elle espère ainsi lui redonner confiance en elle, alors que Miss Walker se met à lui parler d’un voyage de trois semaines organisé par sa famille pour qu’elle parte avec sa cousine qu’elle aime beaucoup.

Ces mots ont l’air difficile à digérer pour Anne qui a bien peur et se sent a priori jalouse, jusqu’à ce qu’elle se blesse en cassant un petit couteau et soit rassurée aussitôt par Miss Walker. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Anne propose immédiatement à Miss Walker de partir en voyage avec en Suisse au Printemps. Ah, la drague, c’est si mignon.

Après les sujets de conversation d’Anne sont tout sauf mignons : elle explique à Miss Walker que les pantalons des parisiens ont des poches spéciales pour que les hommes puissent se masturber discrètement. Charmant. Elle explique aussi qu’elle a étudié l’anatomie, beaucoup, avec un bon flashback pour nous montrer qu’elle parle de sexe lesbien, avant d’attaquer les choses sérieuses en parlant de son attraction, en caressant le menton de Miss Walker et en lui expliquant qu’elle sait qu’elle est un tout petit peu amoureuse d’elle.

Miss Walker ne sait pas trop comment réagir à une attaque aussi frontale et directe, du coup, une gêne s’installe entre elles. Je dois dire que j’ai eu du mal avec Anne dans cette scène, parce qu’elle semble d’un coup être une toute autre personne. Elle qui en impose en permanence avec son assurance et ses certitudes correctes à 100% ne semble pas bien prête à supporter la moindre blessure d’égo. Je ne sais pas bien s’il s’agit de manipulation de sa part – parce que juste après cette scène, elle est de nouveau heureuse de sa drague avec Miss Walker – ou si c’est bien une de ses faiblesses. Elle semble tout de suite imaginer le pire, qu’on ne l’aime pas, dès que Miss Walker ne réagit pas immédiatement comme elle le souhaite.

La journée continue pour Anne avec une autre sortie pour le thé, puis elle rentre chez elle pour se faire engueuler par Marian excédée de voir Anne arriver si tard alors que Rawson est passé dans l’après midi pour la rencontrer. Comme toujours, Anne n’en a rien à faire, et c’est d’autant plus vrai qu’en montant dans sa chambre, elle découvre dans son courrier un faire-part de mariage de Vere Hobart et Donald. La pauvre.

Le lendemain, Anne décide de se rendre d’elle-même auprès de Christopher Rawson pour lui parler de l’accident, mais aussi du charbon. Pour le charbon, il lui conseille de voir ça avec son frère Jeremiah, pour l’accident, il explique qu’il ne peut pas faire grand-chose sans témoin. C’est intéressant : il est donc « constable », que je voyais comme un mot pour désigner les gendarmes, mais ce n’est pas trop l’image qu’il renvoie ici. Je sens que je vais étendre mon vocabulaire anglais, moi !

Quant à l’accident, il est assez clair qu’Anne ne compte pas en rester là : elle tient beaucoup à ses locataires, voyez-vous, et un enfant avec une jambe coupée, ça fait de la peine. Finalement, Anne rentre chez elle faire un peu de jardinage, et c’est à ce moment-là que Rawson débarque pour parler affaire et pour parler du prix du demi-hectare. Pas de bol pour lui, il se fait totalement dominer par Anne dans la négociation.

Elle est absolument géniale, parce qu’elle sait exactement ce qu’elle veut et elle sait exactement le prix à proposer pour que le profit soit du 50/50 entre le vendeur (elle) et l’exploitant (lui). Franchement, Anne Lister est un personnage parfaitement hypnotisant. J’ai adoré toute la scène et ses explications simples, claires, précises et percutantes. Comme le personnage, donc. Elle va jusqu’à menacer les Rawson de ne plus rien leur vendre et de ne plus rien vendre à personne. Elle est si douée en affaire… Cela dérange bien les hommes autour d’elle !

De son côté, Miss Walker prépare sa valise pour partir avec sa cousine Catherine, mais il s’avère que c’est plutôt Catherine qui fait la valise alors que Miss Walker se contente de rêver à Anne Lister. Et elle en parlait tellement que Catherine finit par la mettre en garde, puisque la réputation d’Anne la précède. Miss Walker est tellement en train de tomber amoureuse, en tout cas, qu’elle défend bec et ongles Anne… avant de se rendre compte qu’elle n’est pas la première femme qu’elle drague. Oups.

Pourtant, quand elle revoit Anne, celle-ci est parfaitement charmante et lui offre un collier de Venise avant de la rassurer sur son voyage à venir. Miss Walker s’apprête à partir pour trois semaines de voyage avec Catherine et la séparation est déjà dure pour les deux futures amantes. Histoire de la rassurer complètement, Anne lui explique qu’elle est invitée à un mariage à Londres. Elle n’a pas envie d’y aller, mais elle risque de le faire quand même, pour éviter qu’on ne parle mal d’elle.

Elles sont interrompues par Catherine qui vient chercher sa cousine pour partir, mais ça n’est finalement pas un vrai problème pour Anne qui s’en va donc en marquant tout de même son territoire et pour enchaîner avec un rendez-vous chez elle, avec Hinscliffe, toujours pour le charbon. Plus malin que les Rawson qu’il n’hésite pas à critiquer, il accepte l’offre d’Anne… qui lui explique qu’elle attend de voir si un autre acheteur est prêt à lui en donner plus. Et une fois Hinscliffe congédié comme elle sait si bien le faire, elle demande également à Washington de voir combien ça lui couterait finalement de reprendre l’affaire elle-même.

Cet épisode reprend aussi sur l’intrigue d’Eugénie toujours enceinte malgré le gin qu’elle a bu. La pauvre. Tout le monde parle d’elle dans son dos dans la cuisine, à la recherche d’une solution pour cette pauvre enfant enceinte du défunt George. La solution finit par venir d’un certain John qui débarque pour lui offrir des fleurs, Elizabeth continuant d’assurer une traduction approximative en français. La scène est plutôt marrante à voir, mais cette intrigue est loin d’être aussi cool que celle d’Anne.

John envisage évidemment de se marier avec Eugénie, ce qui est d’autant plus logique qu’il est veuf et a trois petites filles à éduquer apparemment. Pas toujours évident d’être père célibataire, surtout à cette époque… Bizarrement, d’ailleurs, il demande à ses filles ce qu’elles penseraient d’un remariage pour lui. Pourquoi pas.

L’épisode se termine toutefois par Anne embarquant Eugénie à Londres pour le mariage de Vere et Donald. Miss Hobart devient donc Mme Cameron. Oh, Anne fait de la peine à voir pendant ce mariage, parce qu’elle perd définitivement celle qu’elle aime. Petite musique triste, petites larmes dans les yeux, tout ça est bien joué tout de même, de même que la tenue noire d’Anne qu’elle explique par le fait qu’elle a commencé à en porter lors du mariage de Miss Lawton avec un bouffon. Voilà qui est fait.

Une page se tourne pour Anne qui a l’occasion d’une conversation avec la mariée, sonnant comme un véritable adieu. Il faut dire que l’ex Miss Hobart n’est pas super sympathique avec Anne, non plus. Celle-ci rentre donc au plus vite avec l’intention d’aller au Lake District pour rejoindre Miss Walker. Sympathique cliffhanger, sympathique musique de fin, toujours.

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Council of Dads – S01E03

Épisode 3 – Who Do You Wanna Be ? – 15/20
Si elle n’est pas du tout au niveau de This is us qu’elle aimerait bien être, cette série s’en tire plutôt bien pour l’instant : je m’attache à ses personnages et certains d’entre eux me plaisent vraiment beaucoup. Ceux que je n’aime pas ne sont pas insupportables, et à vrai dire, l’ensemble est tellement sympathique que je n’ai pas envie de me concentrer sur les quelques faiblesses de l’épisode. Bref, j’aime bien, c’est divertissant.

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Spoilers

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Are my finances that bad?

L’épisode commence par JJ interrogeant sa mère sur la raison pour laquelle elle garde sa bague de fiançailles, me titillant immédiatement pour hésiter à valider un point du Bingo Séries. Robin a clairement du mal à faire son deuil, ce qui la rend d’autant plus attachante, alors que ses enfants ont déjà commencé à reprendre leur vie, notamment Theo en pleine crise d’adolescence. Robin met en avant le problème de Theo restant enfermé dans sa chambre à Oliver, histoire qu’il s’en occupe.

C’est pratique ce conseil des papas, franchement, et Robin s’appuie beaucoup dessus au point de… Demander à Larry de regarder ses finances. C’est tellement abusé, comme intrigue. La série s’appelle Conseil de Papas, pas Conseil de Mari. Là-dessus, j’ai eu du mal honnêtement, malgré une bonne scène d’introduction. J’aurais aimé un autre sujet de réunion pour le Conseil, afin d’être convaincu. Là, ça me paraît sorti d’un autre temps de voir Larry débarquer pour jouer les chevaliers servants, franchement.

On retrouve aussi Anthony en cuisine et Oliver dans sa cuisine en famille, mais pas pour longtemps : rapidement présents au Conseil, ils apprennent en même temps que Robin que Larry propose de vendre le restaurant de Scott. Selon lui, vendre le Crab Shack serait un moyen de renflouer les caisses vidées par les frais médicaux de Scott et de payer les factures pour les études des enfants.

Cela nous révolte Anthony en un rien de temps, mais il n’a encore rien entendu : Robin n’a en effet que 48h pour prendre sa décision. C’est compliqué. J’aime beaucoup le fait qu’elle en parle aussitôt à Oliver, car c’est une amitié solide à laquelle je m’attache bien, mais beaucoup moins les scènes entre Anthony et Larry. Pour l’instant, ce sont les maillons faibles de la série, ceux à qui j’ai du mal à m’attacher.

Pas de bol, ce sont eux qui sont là pour faire visiter le restaurant, et Anthony en profite clairement pour faire bonne impression à l’acheteuse potentielle qui veut aussitôt coucher avec lui, ça se voit, alors qu’il est hyper froid auprès d’elle. Et cassant, aussi. Du coup, elle revient le voir le soir, histoire qu’on nous serve une scène toute romantique entre eux, sur le ponton, avec les petites lumières et tout. Les acteurs doivent tellement se faire bouffer par les moustiques, au secours !

Comme prévu, cet épisode s’attarde sur le personnage de Theo en pleine crise d’adolescence, ce qui permet de chouettes répliques pour Robin et une scène où Oliver continue d’être le plus cool des trois papas de substitution… au détriment de sa vie de famille, ce qui ne plaît pas tellement à Peter, son mari.

Ce n’est pas bien subtile comme intrigue, surtout que ça se fait à l’américaine, avec une jolie obsession d’Oliver pour le foot américain. Je passe toujours à côté de ce genre d’intrigue, c’est plus fort que moi. Heureusement, il y a le côté sentimental qui fonctionne bien : Theo est vraiment heureux de jouer au foot, Oliver est tout content d’avoir un lien avec lui et bon, c’est un peu touchant quand même. Par contre, ça sent le différend qui est là pour durer entre lui et Peter, surtout quand Oliver commence à défiler face à ses obligations familiales alors qu’il n’hésite jamais à s’arranger pour aider Robin. Affaire à suivre.

Pendant ce temps, Luly s’est mise comme prévu à écrire sur son père. Elle se rend à un cours d’écriture de mémoire pour lire un extrait et obtenir les conseils d’une prof qu’elle semble admirer, mais ce qui était évident finit par arriver : son texte est d’une platitude terrible et n’intéresse personne. Il faudra bien qu’elle creuse pour avoir quelque chose d’intéressant, et pour découvrir qu’en fait son père est Anthony.

En attendant, elle consulte Robin pour savoir si son père avait des faiblesses, et elle découvre que c’est bien le cas et qu’avec le cancer, il a eu peur et s’est remis à boire. C’est aussi dans cette scène qu’elle découvre que sa mère envisage de possiblement vendre le restaurant. Qu’est-ce que j’aime le personnage de Robin ! Je n’arrive pas à savoir si je suis aveuglé parce que j’aime l’actrice ou si le personnage est vraiment cool, mais en tout cas, elle arrive à me convaincre et la série commence déjà à m’avoir avec ses petits rituels.

Robin se rend ainsi dans le magasin de glaces préféré de ses enfants pour leur demander leur avis après les avoir mis dans de bonnes conditions, et aussi pour me faire marquer le point bague de fiançailles du Bingo Séries. Par contre, les enfants ne sont pas du tout convaincus par la vente possible du restaurant, et ça finit en conflit quand Robin apprend que Theo envisage de se mettre à jouer au foot américain, alors qu’elle voit ça comme un sport super dangereux. Elle confronte Oliver à ce sujet, et il parvient à la convaincre que Theo a besoin d’exprimer sa violence dans le sport. Allez, admettons.

Robin finit par accepter de faire plaisir à son fils, et c’est touchant de les voir se réconcilier sans même s’être vraiment engueulés, parce que ça aurait pu être pire. La série est plutôt douée.

En parallèle, Luly continue de remuer les choses bien dérangeantes concernant son père. Après 23 ans de sobriété, il a donc craqué pour un verre d’alcool et ça l’intéresse beaucoup. Elle se rend donc auprès de son parrain, Larry, pour savoir ce qu’il s’est passé. Celui-ci n’a pas du tout envie d’en parler et envoie bouler Luly qui rentre chez elle pour mieux se plaindre à Evan.

De son côté, Evan recommence ses études, auprès d’une prof qui est clairement en train de le draguer. Le seul problème, c’est qu’il a un prêt financier vraiment trop important sur le dos. Comme d’habitude, Luly ne l’écoute pas vraiment, préférant en fait qu’il la conseille sur son livre – et il la conseille bien en lui proposant de parler de son père avec Anthony.

Elle suit aussitôt ce conseil, ce qui permet directement des scénaristes s’amusant de la situation : elle va voir son père biologique sans le savoir pour l’interroger sur son père adoptif, qu’elle ne sait pas adoptif. Et le tout se fait avec une visite en bateau, histoire de multiplier les très jolis plans. Luly obtient en tout cas ce qu’elle veut : Anthony lui raconte qu’elle a été adoptée pendant deux mois à la naissance et que Scott s’est battu pour la récupérer, après avoir changé d’avis en la voyant. Il était juste trop apeuré. Ses pauvres parents adoptifs qui l’ont perdue bébé, voilà une histoire qui a dû être atroce et qui fait un bon chapitre. Par contre, la ressemblance Anthony/Luly, je ne la vois pas du tout.

En tout cas, Luly finit par réussir à écrire un chapitre passionnant, alors qu’Evan revient à ses origines. Le truc, c’est qu’Evan, pour l’instant, il est trop en-dehors des histoires pour qu’on l’apprécie vraiment ou pour qu’on soit touché. Il décide de ne pas passer son diplôme et d’expliquer à Luly qu’il veut mettre en chantier son quartier d’enfance et lui redonner sa vie. Nope, vraiment pas touché autant qu’il le faudrait, désolé.

Par contre, la série a réussi à me toucher bien plus avec Robin annonçant sa décision de vendre le restaurant. C’est tout triste, parce que le Crab Shack est effectivement un lieu que l’on n’arrête pas de voir dans la série. Il ne s’en va nulle part, de toute manière : Anthony reste un an pour s’assurer que la transition soit bonne. Un an, c’est peut-être ce qu’il aurait fallu pour qu’on soit autant attaché que les personnages à ce lieu : la décision vient trop tôt dans la série et tout le monde est forcément convaincu par Robin que c’est une bonne décision. Après tout un épisode d’hostilité, je trouve que c’est rapide, mais il n’y a plus le temps d’avoir vraiment l’avis de chacun sur la question…

Luly profite de ce nouveau conseil de famille pour remercier Anthony de ce qu’il lui a fait écrire et du requin en quête de vérité qu’elle est en train de devenir. Moui. Il est inévitablement apeuré et il se rend aussitôt auprès de Michelle pour l’informer que Luly cherche la vérité… Mais il n’y a vraiment pas de quoi flipper honnêtement, elle n’a aucun moyen de savoir qu’Anthony est son père pour l’instant, tant qu’elle n’a pas un petit accident et le besoin d’une greffe. J’ai trouvé la scène en trop, on sent que les scénaristes cherchent du drama là où il n’y en a pas…

Comme il faut bien aussi introduire les épisodes suivants, Robin finit par accepter son deuil en passant sa bague de fiançailles autour d’un collier et Larry tombe nez à nez avec sa fille, alors qu’il est en train de garder JJ. Evidemment, sa petite-fille est une amie de JJ et évidemment, la fille de Larry trouve ça bien ironique de voir son père s’occuper des enfants d’un autre, parce qu’il lui a fait vivre l’enfer quand elle était petite. Voilà qui promet.

J’aime les cliffhangers doux de la série, je trouve que ça passe bien pour ce genre de séries, alors que l’ensemble de cette saison est pour l’instant un brin prévisible, mais avec juste le bon dosage pour que ce ne soit pas désagréable de deviner ce qu’il va se passer.

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Evil – S01E13

Épisode 13 – Book 23 – 19/20
Très franchement, je suis surpris car je m’attendais à un épisode final plus explosif après autant d’épisodes dans la journée. Si la fin l’est, vraiment, toute la première partie est lente et peine à se mettre en place. En plus, il faut bien reconnaître que la saison 1 a beaucoup de pistes qui restent inexplorées. Chaque épisode est solide, porté par un très bon casting et avec de sacrées histoires, mais il y a quelques défauts ici et là qui fragilise parfois l’ensemble…

> Saison 1


Spoilers

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It’s the Devil inside me.

Kristen fait de drôles de rêves quand même : elle rêve de son premier interrogatoire avec Leroux, ce qui lui permet de prendre le pouvoir sur lui quand il se jette sur elle. C’est intéressant comme début d’épisode, et ça me ferait presque oublier qu’il y a un milliard de choses à gérer dans cet épisode. D’ailleurs, la série le sait bien : elle nous ramène ainsi George, pour nous montrer que cette fois, elle est prête, l’attend et le tue.

Ce n’est toutefois pas tout : elle voit ensuite le psy de Leland qui vient lui dire qu’elle devrait plutôt accepter le cadeau de son mari – parti pour Denver histoire d’arranger sa prochaine expédition – et fuir. C’est ce qu’elle fait, pour ensuite faire face à une Lexis à la bouche ensanglantée avant de se réveiller vraiment.

Sacré début d’épisode : Kristen se met à nouveau à réfléchir au voyage, même si elle semblait avoir pris une décision définitive de rester… mais il faut dire aussi que son cauchemar lui a fait comprendre qu’il n’était pas normal que Leland sache qu’elle hésite à partir comme ça. Elle interroge donc les petites pour savoir si elles savent si leur grand-mère continue sa relation avec Leland, avant d’interroger directement sa mère.

Cette pauvre Sheryl est bien forcée d’avouer la vérité, puisque Kristen est maligne… Cela mène à un ultimatum prévisible qu’on avait déjà eu : elle doit choisir entre ses petites-filles et son amant. Malheureusement, son choix n’est pas le bon, mais c’est vrai qu’on a toujours tendance à préférer celui qui ne donne pas d’ultimatum. Par contre, Leland perd un sacré avantage puisqu’il n’aura plus son espionne privilégiée pour lui ramener des documents de chez Kristen, genre la carte du Codex qu’on n’avait plus vue depuis un moment. C’est bien dommage.

Après, Leland a vraiment un bon nombre de coups d’avance là : il avait la mère, mais il a aussi l’assistante du psy, par exemple, et Orson Leroux. Libéré de prison, ce dernier prend un malin plaisir à torturer Kristen désormais : il l’attend devant chez elle (et une fois de plus elle a la meilleure réaction possible) et l’appelle pour s’excuser d’avoir envisagé de tuer ses filles. Accessoirement, il tente aussi de porter plainte contre elle, prétextant qu’elle l’a attaqué devant chez elle. C’est Mira elle-même qui est chargée de l’affaire, logique, puisqu’elle le croit innocent et est en grande partie responsable de sa libération.

C’est terrible pour Kristen qui vit à nouveau dans la peur et demande à Ben de changer ses serrures – une bonne idée puisque Leland fait une copie du jeu de clés de Cheryl – et d’ajouter une alarme, avant de présenter ces nouvelles mesures à ses filles, en omettant de parler de Leland quand elle leur dit de ne pas laisser entrer n’importe qui. A ce moment, d’ailleurs, elle remarque du sang couler de la bouche de sa fille, comme dans son cauchemar. Oh, ça sent mauvais… mais pas autant que Leland qui demande Cheryl en mariage. Cela sortait de nulle part ! J’imagine qu’après un certain âge, les choses vont plus vite : il lui donne ses clés et une bague de fiançailles la même journée.

Autrement, l’épisode revient aussi sur un cas de la semaine qui ne semble pas vraiment être une fin de saison sur le moment. Ainsi, on suit l’histoire d’Eleanor, une femme enceinte qui demande au psy de Kristen d’être exorcisée. Et comme il a vu le résultat sur Caroline, il est prêt à essayer lui…

Bref, Eleanor est persuadée qu’un de ses jumeaux est le Mal incarné, et elle n’est pas aidé à penser autrement au cours de l’épisode quand le fœtus semble rejeter un crucifix et une prière ou quand elle perd énormément de sang juste après avoir communié à l’Eglise. C’est intéressant, d’ailleurs, d’avoir un extrait de messe dans la série. Pour une série qui parle beaucoup de religion, il faut bien reconnaître qu’elle n’a pas mis en scène beaucoup de moments religieux comme celui-ci.

Cette fois, il est évident que la série enchaîne sur un exorcisme du bébé à venir, parce que c’est la seule réponse qu’il reste à David pour venir en aide à Eleanor.

Le sang perdu ? Eh bien, Eleanor a perdu un bébé, et évidemment, ce n’est pas la petite fille en elle qui survit, mais bien le méchant garçon qu’elle espérait voir exorcisé. Pas de bol, il a préféré absorber sa sœur, histoire que sa mère soit encore plus convaincue d’avoir affaire au mal incarné. Tu m’étonnes ! Pendant que les prêtres font le nécessaire côté exorcisme, David et Kristen prennent le temps de papoter un peu et de créer un temps mort dans cet épisode… Dommage.

Le but était toutefois de confirmer qu’ils étaient à nouveau amis, ce qui est une bonne chose. Dans la cuisine d’Eleanor, Ben trouve une peluche qui a la bonne idée de diffuser une comptine qui n’est autre que la chanson de l’épisode de Noël. Il vient d’une enseigne appelée RSM Fertility, dont le logo est le triangle de la vision de David. Celui-ci commence à mettre en place toutes les pièces de son puzzle et de la saison.

Ainsi, il découvre que cette société qui propose aux femmes de tomber enceintes via des procédures in vitro est purement maléfique. En une scène, il connecte le cas d’Eleanor, celui du fils voulant noyer sa sœur dans la piscine et celui du meurtrier accusant sa femme exorcisée à la société RSM. Ce n’est vraiment pas un bon signe. Ah, en parlant de signe, cela rappelle à David le verset 13 de Matthieu, donné par Grace quand il hallucinait sur son lit d’hôpital. Si pour moi, ça avait d’abord eu un rapport avec l’épisode en question, l’avertissement dépassait largement le cadre de l’épisode.

Ainsi, David comprend que le Massacre des Innocents n’est pas le massacre des enfants comme ils imaginaient, mais un massacre des fœtus et des œufs. Pourquoi attendre pour corrompre les gens quand on peut le faire avant même leur naissance ?

Pendant ce temps, Lexis fait un rêve – à moins que ce ne soit la réalité, allez savoir – où elle aperçoit le fameux monstre psy de Leland à la porte de chez elle. Allez comprendre pourquoi elle lui ouvre la porte, mais en tout cas, quand Kristen rentre à la maison, elle trouve sa fille inconsciente au sol et un paquet venant d’Orson.

Plutôt que d’appeler la police comme il serait logique de le faire, elle préfère… s’armer d’un harpon ? J’ai eu du mal à la suivre, là. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que quand on revoit Kristen, elle a du sang sur la jambe. Oups. Ben s’en rend compte, mais elle lui fait remarquer qu’elle n’en a pas, après l’avoir nettoyé. C’est mauvais, très mauvais signe. Mais ce n’est que le début !

En effet, Eleanor est en train d’accoucher d’un bébé probablement démon. Une fois que c’est fait, Ben et David expliquent à Kristen leur découverte et elle révèle alors que Lexis est un bébé qu’elle doit à RSM Fertility. Tout fait sens, donc : Lexis fait les mêmes rêves que sa mère depuis le début de saison pour une bonne raison… Elle est influencée par les démons depuis toujours.

En parlant d’influence démoniaque, j’ai de la peine pour Sheryl qui a du mal à comprendre que sa fille refuse désormais de lui parler et lui claque la porte au nez quand elle lui annonce son mariage. Bon, en même temps, Kristen a de bonnes raisons. Pourtant, dans le genre pas fréquentable, elle se place là puisqu’il est largement suggéré qu’elle a tué Orson Leroux. Mira l’appelle en fin d’épisode pour lui annoncer la mort d’Orson. Sa réaction ? Elle va se laver les mains, puis prend un crucifix comme pour vérifier que Dieu l’accepte encore. Ah, elle se développe une croyance religieuse ? Apparemment, ce n’est pas le moment : le crucifix lui brûle la main.

Une fois de plus, c’est clair : la série ne laisse pas de place au doute, il faut tomber dans l’ésotérisme si on veut s’accrocher à tout ça. Je trouve que ça aurait pu durer un peu plus longtemps cette part de mystère, mais admettons. Et puis, ça fera plaisir à David qu’elle se mette à croire… David ? Il nous finit la saison avec une vision bien perchée où il voit le Monstre – psy de Leland – faucher un champ alors que Kristen se dirige vers lui. Bizarre… et voilà une fin de saison qui laisse une belle ouverture pour les interprétations.

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EN BREF – Je regrette de ne pas avoir suivi la série à la semaine pendant sa diffusion, mais je suis bien content tout de même d’avoir rattrapé tous les épisodes pendant le WESéries, parce qu’elle est aussi excellente que dans mon souvenir. Certes, les épisodes sont parfois inégaux, mais tous fonctionnent plutôt bien dans leur ensemble.

Je reproche surtout à la série de ne pas soigner ses conclusions, qu’il s’agisse de celles des épisodes, souvent étranges car ça s’interrompt comme ça sans fin ni cliffhanger, ou celles de ses intrigues, abandonnées de la même manière. Franchement, qu’est devenue Vanessa, la possible copine de Ben ? Qu’est devenue la fille d’Esther, accessoirement sœur de David ? Qu’est-ce qui fait que Kristen se débarrasse de George si vite ? Pourquoi Rose390 s’en prend aux filles de Kristen s’il fait une fixette sur David et pourquoi Kristen ne s’intéresse pas plus que ça au sort de Ghana/Rose390 ? Et Renee, est-ce que sa conclusion est vraiment un RDV qui n’aura jamais eu lieu avec David puisqu’il se fait agresser ?

Les questions sans réponse sont nombreuses pour une série qui fait le choix d’apporter la réponse du mysticisme à ses mystères plutôt que de laisser planer le doute. Ces détails mis de côté, en revanche, c’est très solide et j’ai hâte de découvrir la saison 2. De bonnes pistes sont en place avec RSM Fertility, les rêves de Lexis, Kristen qui est l’hôte d’un démon, Sheryl fiancée à Leland…

Le meilleur est à venir pour cette série !

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> Saison 1

Evil – S01E12

Épisode 12 – Justice X2 – 16/20
C’est amusant comme l’épisode est inégal avec des intrigues qui ne se valent pas. L’une est un simple cas de la semaine franchement peu intéressant quand tout le reste semble déjà être une fin de saison, avec même des cliffhangers qui pourraient nous laisser là quelques mois tant ils sont prenants et nous font nous poser bien des questions. Bref, j’enchaîne avec le dernier, désolé pour tout le flood d’articles en ce jour !

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Spoilers

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Here’s a thought, Jake, get a life.

Cet épisode nous éloigne des intrigues en cours pour nous parler d’un comédien de stand-up pas très drôle qui rencontre une certaine Sonia, en robe rouge, après sa présentation. Je ne l’aime pas beaucoup lui, mais je le sens mal pour lui, je n’ai pas trop confiance en Sonia qui l’a stalké un bon moment et qui lui dit ne pas aimer le pistolet qu’il a. Sans surprise, Sonia finit par nous assumer le pauvre comédien.

Pendant ce temps, Ben et David travaillent sur un nouveau cas, sans Kristen. Ce nouveau cas ? Sonia, évidemment. Elle fait appel à David parce qu’elle entend une voix qui lui dit de tuer, et qu’elle pense que c’est la voix de Dieu. Le vrai problème est que David, tout en l’aidant, remarque une trainée de sang qui mène à la cave dans laquelle se trouve toujours le comédien. OK.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour que notre pauvre David, déjà bien affaibli de son agression précédente, se retrouve jeté dans les escaliers. Heureusement que Ben l’a déposé hein, reste à espérer qu’il ne soit pas trop occupé avec Vanessa hein. Je reste frustré de cet épisode qui n’a pas eu de vraie conclusion sur la petite sœur de David et sur l’intrigue de Vanessa hein.

J’ai eu du mal à accrocher à cette partie de l’épisode, surtout que les autres intrigues étaient bien meilleures. Ici, on apprend donc que Sonia s’en prend au comédien peu drôle parce qu’à une époque, il prônait le massacre du peuple de Sonia au Rwanda. Franchement, ça craint. David essaie donc de lui faire entendre raison : elle entend la voix de la revanche, pas de Dieu. Et comme lui dit entendre les voix de ses victimes, elle décide de lui couper une oreille. Super !

Ah et si vous vous demandez pourquoi David ne se lève pas pour tenter de maîtriser cette cinglée, c’est facile : il est encore blessé et il s’est explosé la cheville, en plus. Il essaie bien d’appeler à l’aide via la ventilation, mais ce n’est pas gagné. Heureusement, un chien les entend… mais sa maîtresse refuse d’écouter. Triste.

Quand elle le fait, elle sonne à la porte, ce qui énerve Sonia, évidemment. Pourtant, elle parvient contre toute attente à l’endormir et même à se débarrasser de Ben, même si elle a beaucoup de chance là-dessus. Une fois que c’est fait, elle retourne dans la cave tuer sa première victime qui parvient à s’en sortir en lui faisant entendre qu’il n’est qu’un comédien. Ben oui. Bon, elle m’a soulé cette Sonia.

Elle finit par pardonner au comédien, puis elle le tue, parce qu’elle voulait juste que justice soit faite. OK. La série insiste lourdement aussi sur une crevasse dans la cave, avec un cafard en sortant après tout ça et après qu’elle se dénonce à la police…

Contre toute attente, la série repart également sur l’intrigue de LeRoux. Cela ferait une bonne fin de saison, mais je ne m’attendais vraiment pas à l’avoir dans cet avant-dernier épisode. Kristen est en retard pour le procès, mais elle prend encore le temps de perdre d’autre temps quand elle entend une étrange voix dans son jardin.

Il s’agit de son mari en train de prier Bouddha… Ce qui est très étonnant venant de lui puisqu’il l’a critiquée sur la partie catholique de son travail. Admettons. Il est plus intéressant de s’attarder sur le procès, même si le mari essaie encore de convaincre Kristen de partir loin. Ainsi donc, on en revient à LeRoux, parce que quelqu’un d’autre s’accuse des meurtres qu’il a commis.

C’est flippant, mais il ne faut pas chercher midi à quatorze heures : c’est encore un sale coup de Leland. Et Kristen essaie de convaincre Mira de ne surtout pas convaincre les jurés que Dwight a pu faire ça. Dwight ? Oui, il s’agit du tueur qui avait tenté de faire croire que sa femme était coupable des meurtres des trois enfants mexicains. La série est excellente à mélanger tous ses épisodes comme ça, et je suis très content de tout voir d’un coup, ça aide à ne pas oublier les différents éléments.

D’ailleurs, quand la série revient sur son pilot, c’est plus lointain : Kristen a une sacrée mémoire par rapport à moi, elle se souvient très bien des phrases qu’elle a prononcé à LeRoux. Il faut dire qu’elle ne l’aime pas beaucoup… J’ai adoré en tout cas les très bonnes manipulations dans cet épisode, qui étaient bluffantes : Kristen trahit son amie policière, l’avocate s’attaque ensuite à la réputation et la crédibilité de Kristen.

S’il y en a bien un qui kiffe voir Kristen en position douloureuse et compromettante, c’est Leland. Il en profite donc pour la narguer et lui annoncer qu’il tuera un à un tous les membres de sa famille. Elle ne l’écoute pas vraiment, par contre, parce qu’elle s’est bien renseignée sur lui. Le pouvoir de l’information et des mots, wow : elle sait qu’il s’appelle Jake Perry, qu’il a eu une vie misérable avant et qu’il n’est pas grand-chose d’autre qu’un psychopathe adorateur de Satan. C’est une vision des choses, c’est sûr.

Côté famille, il se passe beaucoup de choses dans cet épisode. Andy passe son temps à chanter, y compris quand il apprend que la condition médicale de Laura s’est détériorée. Malheureusement pour elle, elle va devoir gérer tout ça avec son père : sa mère est occupée au tribunal, et pas qu’un peu. C’est terrible : Andy est complètement débordé par la situation, surtout que Laura doit avoir une opération urgente du cœur.

Il décide donc d’appeler Ben, parce qu’il le soupçonne d’être l’amant de Kristen depuis son retour. C’est marrant, et c’est aussi efficace : il écarte Ben de Sonia, certes, mais il parvient au moins à trouver Kristen qui vient de faire son speech à Leland. Il peut donc la prévenir de l’état de santé critique de Laura. Quand ils arrivent ensemble à l’hôpital, c’est pour apprendre que l’opération de Laura s’est bien passée. C’est même mieux que ça : elle est miraculeusement guérie.

C’est rassurant tout ça, mais l’utilisation du mot « miracle » dans cette série n’est pas anodine : on découvre ainsi qu’Andy a prié/chanté pour réclamer que la vie de Laura soit sauvée en échange de la sienne. Ce n’est pas super rassurant, d’un coup, hein ? Pas plus que ne l’est la dernière scène : Leland est chez son psy… une créature démoniaque ? La série laisse de côté le doute avec cet épisode !

Quant à Leroux, il est honteusement libéré par une juge qui semble clairement être manipulée et déjà le connaître. Sa femme est terrifiée de cette nouvelle, mais voilà, que voulez-vous ? Justice est faite, il paraît. Hum…

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