Mon premier épisode de sériephile (1/16)

Salut les sériephiles,

Je sais qu’un certain nombre d’entre vous a passé du temps à se demander quel épisode pourrait bien leur valider le point 20 de la grille du Bingo Séries 38, mais moi, en la publiant, je savais déjà lequel ferait l’affaire tant il n’y a pas trente-huit solutions. Pour rappel, ce point consistait à revoir l’épisode à l’origine de notre sériephilie, ce qui peut s’interpréter assez largement en soi.

Le pilot de Charmed… 20 ans après | Just One More Episode

De mon côté, s’il me faut remonter à l’origine de ce qui a fait le fan de séries que je suis aujourd’hui, je réponds assez naturellement que ma première série est Charmed. En vérité, c’est faux : je regardais des dessins animés avant, et il est probable même que je regardais aussi Une nounou d’enfer ou Notre belle-famille le soir au moment d’aller se coucher, et ça bien avant mon premier épisode de la série.

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C’est excitant de se coucher tard…

Pourtant, d’instinct, Charmed est la première série qui me vient en tant que ma première série, parce que c’est celle que je ne ratais pour rien au monde et qu’elle avait ce côté exotique d’être le rendez-vous du samedi soir où je pouvais me coucher beaucoup plus tard que les autres soirs de la semaine.

Et comme je n’ai pas commencé la série par son premier épisode, l’épisode à l’origine de ma sériephilie est en fait le sixième de la saison 1 : Mariage Diabolique (The Wedding from Hell). Oui, je m’en souviens précisément comme du premier épisode que j’ai vu, parce qu’il m’a marqué : Hecate est franchement une démone qui fait froid dans le dos.

charmed 1x06 | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir
Enfin, quand on a six ans, elle fait froid dans le dos. À 27, c’est autre chose, et ça fait plutôt rire, mais bon.

De manière plus logique, je m’en souviens parce que lors des rediffusions de la série qui ont suivi, j’ai pu découvrir les épisodes précédents et celui-ci est celui qui m’a fait basculer du côté obscur du « oh je l’ai déjà vu… je vais le revoir quand même ». Ce qui est assez fascinant de se souvenir aussi précisément de cet épisode, c’est que je peux vous dire que je suis devenu sériephile le 3 avril 1999, jour de la diffusion française de cet épisode. Dingue de pouvoir dater précisément l’origine de mon hobby le plus prenant, non ? OK, c’est possiblement le seul aussi.

Voir aussi : La Trilogie du Samedi

Charmed S01 E06 – Bridezilla
Oui, oui, elle se pense enceinte dès la saison 1… et ce n’était pas rien pour l’époque côté féminisme !

Dans tout ça, j’en oublie de parler de l’épisode. Ce n’est pas le meilleur de la saison 1, loin s’en faut… mais il a ses bons côtés. Concrètement, on y suit l’organisation d’un buffet de mariage par Piper, mais la famille Spencer chez qui elle se rend est très étrange. Et pour cause : la future mariée est mise à la porte car son futur époux est déjà promis à Hécate, la reine des enfers. En parallèle, Phoebe a une prémonition un tantinet inquiétante : un bébé démoniaque, qui lui fait croire que Piper est enceinte de Jérémy, le démon vaincu dans le tout premier épisode. Oups.

Prue Halliwell/Power Development | Charmed | Fandom
Ah les effets spéciaux des années 90…

Si cet épisode n’est pas mon préféré, il est l’un de ceux que je connais le mieux, parce que je l’ai logiquement revu plus de fois que les autres et parce qu’on voit ensuite Prue s’attaquer aux demoiselles d’honneur dans le générique de la série pendant un bon moment. C’est toujours un plaisir de le revoir et marquer ce point du Bingo était plutôt facile cet après-midi. Quant à son impact dans la série, je me rends compte, comme à chaque fois, que je ne devais quand même pas tout comprendre lors de mon tout premier visionnage, parce que c’est déjà bien sérialisé avec un tas d’intrigue en cours et ayant un impact !

Cet épisode part tant en vrille par moment !

D’ailleurs, c’était tellement en cours que j’ai possiblement enchaîné sur le visionnage de l’épisode suivant, La Quatrième Sœur, avec Aviva et surtout sa tante, interprétée par Rebecca Balding qui reviendra plus tard dans la série dans un autre rôle plus marquant, celui d’Elise Rothman, la patronne de Phoebe. Et voilà, il va encore falloir m’arrêter avec que ça ne vire au rewatch complet à peine un an après la fin de mon précédent rewatch…

Voir aussi – Rewatch Charmed : Le Pouvoir des Trois nous libérera (S01)

1x06 - The Wedding From Hell - Charmed Fan Art (39119237) - Fanpop

Council of Dads – S01E05

Épisode 5 – Traditions! – 16/20
Si je regrette que le format choisi par la série ne permette pas toujours de creuser les personnages et les relations autant que je ne l’aimerais, je dois dire que cet épisode est tout de même très efficace et plein de petites scènes marquantes. Il va trop vite en besogne, c’est vrai, mais ça lui permet d’être surprenant à d’autres moments parfaitement entêtants. La série reste une belle découverte.

> Saison 1


Spoilers

105

I don’t love you either.

Franchement, la diffusion de cette série est beaucoup trop aléatoire à mon goût. Un mois après le premier épisode, deux semaines après le quatre, c’est too much. En plus, clairement, cet épisode était prévu pour octobre, puisqu’il est le cinquième et qu’il commence à Halloween. C’est pas grave, on peut s’en remettre, surtout qu’il est surtout question des traditions familiales mises à mal par la disparition du père de famille.

On apprend que bien sûr Scott aimait passer Halloween en étant à fond dans la tradition. C’est abusé comme parfois les séries donnent envie d’être américain, parce que les costumes du casting sont vraiment sympathiques et parce qu’on comprend bien que, oui, ils fêtent Halloween comme ça chaque année, comme tout le reste de la ville à en croire les nombreuses décos partout.

La fête est cependant vite éclipsée, une fois les enfants au lit. Robin s’inquiète de l’arrivée de sa mère pour les vacances, mais surtout pour Oliver qui s’est engueulé avec Peter et comprend soudainement que le Conseil des Pères va se mêler aussi de sa vie. C’est plutôt une bonne idée, je trouve, car sinon, la série risquait de tourner en rond. Là, ça offre encore plus de dramas possibles.

Oh, du drama, il y en a : l’épisode reprend par Robin faisant son jogging quotidien avec Sam, à qui elle annonce la mort de son mari… mais elle retrouve Sam le soir-même, pour Halloween, puisque c’est lui qui ramène Théo chez lui. En effet, Sam est policier et Théo, lui, était en train de boire de l’alcool avec ses nouvelles amies, dans le cimetière. C’est gênant.

Pendant ce temps, Luly continue de tenter de retrouver la famille qui l’avait adoptée pendant deux mois. Ce n’est pas évident comme démarche, mais un mail fait apparemment l’affaire, alors que son mec, lui, est occupé à repeindre une partie du salon. D’un coup, d’un seul, la maison paraît plus habitable… alors qu’ils n’ont pas de toilettes purée !

Ils ont réussi à oublier Halloween au milieu des travaux, forcément, mais je me demande vraiment qui sont les parents qui laissent leurs enfants aller sonner aux portes dans ce quartier aux maisons qui doivent servir de squat plus qu’autre chose…

À Thanksgiving, Robin continue de faire son jogging, et elle raconte toute sa vie à Sam désormais. C’est vraiment abusé tout ça. J’aime beaucoup la série, mais elle avance tellement vite dans sa chronologie que tous les adultes seront dans le cimetière d’ici la fin de la saison.

La mère de Robin débarque à nouveau dans la vie de sa fille, et elle est toujours aussi insupportable. Elle juge tout ce qu’il se passe dans la vie de Robin, continue de mégenrer JJ – mais s’excuse – et donne son avis sans qu’on ne lui demande. Bon, parfois, on lui demande : Luly se confie donc à elle sur le refus de sa première adoptive. Evidemment qu’ils ne veulent pas la voir.

En tout cas, la présence de la mère de Robin est une excellente chose : elle permet à Margo de se présenter pour de bon dans la série. La pauvre n’est vraiment pas à sa place, même si elle est là pour Anthony. Ce dernier l’abandonne pour la grand-mère qui l’adooooore, Robin l’abandonne pour aller s’engueuler avec Theo qui fait n’importe quoi en cours et a de mauvaises notes, Peter l’abandonne pour aller s’engueuler avec son mari qui a reçu un message de Thanksgiving de la part d’Eddy, son amant.

La pauvre Margo est donc coincée à parler films avec Larry, alors que JJ aussi s’engueule avec sa mère, parce qu’il est vexé de l’absence de Luly partie chez ses beaux-parents et que Charlotte nous fait aussi un pseudo coming-out auprès de Tess, lui avouant qu’elle ne veut pas embrasser de garçons, avant de dire qu’elle ne veut embrasser personne de toute manière. Mouais. Les ados m’ont bien fait rire dans cette partie de l’épisode, en tout cas.

On s’en doutait, mais la série enchaîne ensuite avec le réveillon de Noël. Comme le mois de décembre ne semble pas arrêter Sam et Robin dans leurs joggings, Sam invite évidemment Robin pour Noël, espérant lui imposer une nouvelle tradition joyeuse dans son planning chargé… Et elle accepte.

Cette fois, Margo et Anthony sont vraiment amoureux… enfin, c’est la question que leur pose JJ, mais ça pousse Margo à avouer qu’elle l’est. On le sentait bien : s’imposer toutes ces traditions familiales dès les premiers mois de relation, c’était tout de même un sacré signe…

Margo avoue donc à Anthony qu’elle est amoureuse de lui, et ça le laisse tout paumé, à demander conseil à Robin, puis à Larry. J’ai bien ri, mais ça marche bien ce genre de scènes. Le seul problème, c’est que l’épisode va trop vite pour développer vraiment les personnages à fond. Oh, après, ai-je vraiment envie de voir Théo être insupportable avec sa mère plus que ça ?

Il est tout de même super relou avec sa mère quand il reçoit son cadeau de Noël, l’accusant d’être amie avec Sam à présent. Il réussit tout de même à négocier de ne pas se rendre à l’Église, ce qui vexe énormément sa grand-mère. S’en suit une prévisible engueulade mère/grand-mère qui fait que la famille ne se rend pas à l’Eglise. J’ai bien aimé ce côté un peu plus développé de la grand-mère qui peut enfin dire ce qu’elle a sur le cœur face à ce conseil des pères qui lui prend tout de même une grande partie de son rôle de grand-mère.

En tout cas, cela permet à Robin de découvrir que Theo a en fait organisé une soirée dans son dos, en utilisant le portable de Charlotte. C’est bien drôle comme situation, surtout que ça se termine par Theo n’étant pas tout à fait égoïste : il a organisé cette soirée pour sa copine, celle de l’épisode précédent donc, qui est heureuse d’avoir Theo pour lui changer les idées d’un Noël bien triste.

Par contre, ça signifie aussi que Larry est le seul à aller à l’église avec Patricia, la grand-mère. Il l’aide comme il peut à prendre conscience de ses erreurs avec sa fille. Oups, ça sent la romance pourrie de ce côté-là… alors que Pete et Oliver sont toujours en train de s’engueuler pour Noël, malgré une trêve évidente et distante : Oliver bosse pour la nuit de Noël.

C’est ensuite un peu décevant, parce qu’après toutes ces soirées de tradition, on enchaîne le réveillon avec… le jour de Noël. OK. Robin obtient un charmant cadeau du père Noël (Anthony), mais ça n’empêche que Scott lui manque beaucoup trop. Elle décide donc de faire annuler Noël pour sa famille : c’est un jeudi comme un autre, même si elle rend son portable à Theo.

Robin fait ensuite l’erreur d’apprendre à Margo que son nouveau collier vient d’Anthony. Leur amitié est beaucoup trop gênante d’un coup, Larry avait raison, mais les scénaristes en font énormément dans cet épisode pour rapprocher les deux amis de cette manière qui devient véritablement embêtante.

Après cette journée épuisante de travaux dans la maison de Luly, Robin prend la décision de se rendre auprès de Sam pour lui annoncer qu’elle n’est pas prête pour plus avec lui, parce que sa famille n’est pas encore vraiment rétablie. Cela aide bien Sam à lui dire qu’il ne peut pas trop non plus puisqu’il est fraichement divorcé avec deux jeunes enfants.

Malgré tout, la vue des maisons décorées pour Noël les motive à continuer à se voir et aller tout doucement dans leur relation amoureuse. Je veux bien que ce soit tout lent et que ça fasse quatre mois qu’ils draguent, mais pour nous, ça reste rapide. Heureusement que cette actrice aura toujours de l’alchimie avec le monde entier, hein.

Le dernier acte de l’épisode se concentre alors sur le Nouvel an, avec Robin qui a un dîner sympathique au restaurant avec Sam et Peter qui reçoit un SMS d’Eddy pour lui souhaiter la nouvelle année. C’est tout naze : Oliver se rend engueuler Eddy qui lui explique que ce n’était qu’un simple baiser, mais heureusement, il est avec Anthony pour avoir une assurance-sécurité. C’est utile parce qu’autrement, il est probable qu’Oliver aurait fini par casser la gueule de son non-rival. Et non, ils ne sont pas rivaux, clairement. Anthony engueule toutefois Oliver après ça, lui intimant l’ordre d’aller réparer son mariage parce qu’il a de la chance. Non, non et non, je ne veux pas d’un couple Robin/Anthony, ugh.

Pour le Nouvel an, Luly apprend par mail que la famille qui l’avait adoptée deux mois veut bien la rencontrer. J’imagine que ce sont eux qui lui apprendront le rôle d’Anthony, par accident… On verra ça plus tard.

La soirée de Robin se passe moins bien : l’ex-femme de Sam envisage de sauver leur mariage… Il est hésitant parce qu’il a désormais Robin dans sa vie, mais c’est elle qui le pousse à recontacter son ex pour faire ce qu’il faut. Pour la première fois, elle le compare à Scott et comprend que comme lui, il passe ses enfants avant tout. C’est donc ce qu’elle souhaite le voir faire à présent. Dommage, je commençais à bien l’aimer, lui, mais c’était évident qu’il ne pourrait pas rester : c’est trop tôt dans la série.

De son côté, Anthony est embêté par Margo. Une semaine après lui avoir confié son amour, elle est navrée de voir qu’Anthony ne l’aime pas en retour. C’est décevant, parce que ça sent la rupture, voire la disparition de Margo de la série pour un moment, or, moi j’étais content de retrouver l’actrice.

Allez, Anthony a au moins été de bons conseils auprès de Peter : ce dernier a retrouvé ses vœux de mariage dans son costume de réveillon, et la lecture de ceux-ci suffit à sauver le mariage… Au moins pour entamer cette nouvelle année.

L’épisode se termine par une dernière tradition assez triste : l’anniversaire de Scott. Le Conseil des Pères a heureusement de quoi aider tout le monde à aller mieux. Scott a laissé à sa famille un dernier cadeau pour célébrer ce jour, parce qu’il savait que ce serait un jour triste pour eux… Le cadeau ? Des pistolets à eau !

Ils organisent donc une bataille d’eau géante pour respecter le désir de Scott d’en faire une nouvelle tradition. Ma foi, c’est une chouette tradition familiale – mais je ne suis pas sûr que ça puisse le rester. Du fun comme ça, ça ne se force pas… et puis, l’épisode se termine de toute façon par un cliffhanger absolument atroce : Charlotte s’effondre en pleine bataille d’eau. Je doute franchement qu’elle ne survive pas, mais ça n’empêche que Robin nous apprend que sa fille n’a plus de pouls. L’entendre lui faire le massage cardiaque est entêtant, obsédant, atroce. Après, bon, rassurons-nous : s’effondrer en présence d’une infirmière et d’un chirurgien, il y a pire. Pfiou. Charlotte a réussi à casser la nouvelle tradition, super !

> Saison 1

Council of Dads – S01E04

Épisode 4 – The Sixth Stage – 17/20
La série marque plein de bons points auprès de moi avec cet épisode qui parle de sujets divers avec beaucoup d’humour et de justesse. En plus, il s’agit principalement d’un épisode qui se centre sur le désir sexuel, mais le fait avec des scènes qui paraissent aussi originales qu’inédites, là où beaucoup de séries s’engouffrent habituellement dans les clichés. Là, ça m’a paru à peu près mature et, à force de regarder des séries pour adolescents, je ne suis pas habitué. C’était chouette et ça m’a rappelé les bons moments de Brothers & Sisters.

> Saison 1


Spoilers

104

Since we’re all here, we need to talk about sex.

Oh, la joie de voir ce titre me parler de la sixième étape de ce qui va très clairement être un deuil. Il n’y a pas à dire, ça donne envie de revenir les voir, dis donc ! Et en même temps, Oliver nous informe dès le début de l’épisode que sa sixième étape du deuil est… le désir. Ah. C’est un problème comme un autre, ma foi.

J’ai en tout cas adoré cette intrigue qui était super drôle : la manière dont Robin se confie à Oliver était marrante, surtout qu’elle lui dit fantasmer sur lui aussi, autant que la manière dont on la voit fantasmer sur un autre joggeur. La série en fait des caisses, mais c’est voulu et ça fonctionne bien comme humour. Tout l’épisode profite de cette intrigue pour faire de bons gags, et j’ai totalement accroché à l’affaire.

Finalement, Robin demande à un collègue, Henry, de bien vouloir l’embrasser pour vérifier comment elle se sent et si ça peut calmer ses ardeurs. Ce n’est toutefois pas évident de trouver le bon look, surtout quand Larry et Anthony bavent en la voyant bien habillée ou quand elle voit la photo de Scott sur son chevet.

Comme une adolescente, Robin sort donc de la maison pour aller au coin de la rue et retrouver Henry, afin de l’embrasser. Elle n’en est finalement pas capable, pleurant en pensant à Scott, mais la scène est magnifique. Henry s’en ira bientôt à Miami, donc c’est un étranger qui le restera, peu importe ce que fait Robin dans cette voiture. Du coup, c’est juste beau de les voir apprendre à se connaître et se tenir la main. De vrais adolescents, oui, mais avec des gestes d’adultes et des réactions d’adultes.

J’ai trouvé que c’était une très jolie scène sur la gestion du désir après un décès ou une rupture douloureuse après une longue période. Je n’avais jamais vu ça dans une série avant, en plus. Robin progresse dans ses désirs, c’est une bonne chose, et elle finit même par réclamer un baiser à ce gentleman.

La série revient aussi brièvement sur les problèmes de couple de Pete et Oliver. Ils travaillent désormais sur leur mariage, en plein milieu d’un spa. Le truc, c’est que Pete n’est pas si heureux du cadeau d’Oliver : un massage pour deux ? Ca les éloigne plus que ça ne les rapproche. Outch. Ils finissent par parler de divorce pour mieux être morts de rire à cause de flatulence. Il y a encore de la complicité entre eux, c’est déjà ça… mais s’ils recouchent ensemble, c’est pour mieux que le problème ne se décale quand Pete avoue avoir embrassé un autre homme.

De son côté, Théo est soudainement cool au lycée parce qu’il joue au football. Il est aussitôt abordé par deux nanas plutôt jolies qui lui disent qu’elles veulent l’initier à une soirée. Ca pue le piège cette affaire. Il s’en confie à Anthony, mais Anthony ne capte rien : il continue de passer du bon temps avec la nouvelle propriétaire du restaurant. C’est si bizarre de retrouver Hilarie Burton dans une série pour la voir faire des concours d’ouverture d’huitres et les gagner. Au moins, c’était sympa.

Pendant ce temps, Evan et Luly participent à une vente aux enchères pour acheter la maison de la fin d’épisode 3, mais bon. Ils l’obtiennent à 54 milles dollars et en sont ravis… mais ça sent la dette de dingue, juste pour une ruine qu’il faut encore renouveler et qu’ils n’ont pas encore visité, en plus. C’est une énorme erreur de leur part, clairement : quand ils entrent dans la maison, ils découvrent qu’ils ont mis toutes leurs économies dans une maison qui n’a même pas de toilettes.

J’ai beaucoup aimé cette intrigue aussi, parce que c’est toujours bien de faire de la prévention. Face à tous les problèmes qu’ils ont, ils se rendent bien compte qu’ils ont besoin d’argent, alors ils font appel à Robin et aux conseils des pères pour obtenir un prêt. Comme dans toutes les séries familiales, les belles-familles sont inexistantes et apparemment Evan n’en a pas. Voilà qui calme en tout cas totalement les ardeurs sexuelles de Robin : ils demandent 20 000$ pour les rénovations afin de commencer à vivre au plus vite dans la maison.

Le conseil est paniqué par l’état de la maison et prend la décision de leur dire non au prêt, même si Anthony était plutôt du côté des jeunes. Face à eux, toutefois, il approuve les autres : la maison est dans un état pitoyable et, si le projet d’Evan est chouette, ce n’est pas une bonne idée de s’embarquer là-dedans. Cela reste étonnant d’avoir les trois amis aidant Robin à dire non à ce qui doit être un non évident. Et quand ça ne pouvait pas être plus gênant comme scène, Anthony décide alors de parler de sexe. Non, il ne parle pas de Robin, mais de Théo, qui se fait draguer.

Le pauvre est donc pris au piège par Anthony et Robin avant sa soirée. L’angoisse. Si la scène est gênante comme tout, je trouve qu’ils ne s’en sortent pas trop mal pourtant. La situation est toujours catastrophique dans ces cas-là, donc j’ai aimé la prévention qui était faite par Robin comme par Anthony, finissant par donner un préservatif à Theo, au cas où. Le problème, c’est qu’il lui dit aussi qu’une erreur rapide, comme la sienne, peut être catastrophique et avoir des ramifications terribles. C’est une graine plantée là pour plus tard, c’est sûr.

Theo se rend ensuite à la soirée avec Charlotte, et il est prêt pour son initiation, peu importe ce que ce sera. Et ce sera une très bonne scène où les deux filles l’invitent au cimetière avec Charlotte pour lui présenter une tombe à qui elles se confient depuis la mort d’un parent. C’est une bonne scène encore pour la série, qui a la bonne idée de traiter ça de manière à peu près cohérente pour des adolescents. Il faudrait juste que ce ne soit pas en pleine nuit, en fait. Malheureusement, en rentrant chez lui, Theo aperçoit sa mère en train d’embrasser Henry… C’est super violent pour Robin quand elle rentre, parce que Theo lui fait inévitablement une crise, même s’il n’a rien dit à Charlotte. Il la confronte devant Anthony et Larry qui ne comprennent rien. Theo aussi ne comprend rien, et la scène mère/fils est super juste là aussi. Robin a beau tenté de lui expliquer, il reste un adolescent qui n’est pas prêt à entendre ce qu’elle lui dit. Vraiment, je crois que la série est en train de marquer plein de très bons points auprès de moi avec cet épisode.

Bien sûr, Luly et Evan sont confrontés à la décision du conseil de ne pas leur prêter l’argent et ça mène à une dispute de couple, surtout quand Luly trouve qu’ils se précipitent trop dans tout ce qu’ils font. Ah ben, ça, c’est clair ! Larry peut certes leur faire annuler le paiement de la maison, mais ils ne sont pas sûr d’en vouloir.

Luly rentre donc chez Robin pour faire pipi au beau milieu de sa dispute avec Evan et se retrouve confronté à Anthony. C’est l’occasion de parler de son projet et de comprendre qu’Anthony n’est pas forcément contre. Il est juste déçu de voir qu’elle compte encore sur le Conseil pour ce qui est une décision d’adulte. J’ai bien aimé la remarque de Luly qui lui fait remarquer qu’il parle comme son père. C’est exactement le but, ma cocotte. En tout cas, elle rentre chez Evan pour mieux lui dire qu’elle est prête à se jeter dans ce projet. Je parlais plus haut de pédagogie que la série pouvait apporter, mais ce ne sera pas le cas. Clairement, ils vont s’en sortir avec une belle maison, là.

En parallèle, Larry tente de dresser le chien de la famille, ce qui est l’occasion de découvrir qu’Anthony vit dans la maison d’invités juste à côté. Comme prévu en fin d’épisode 3, Larry est désormais confronté au problème de devoir se réconcilier avec sa fille : JJ n’a pas été invité à l’anniversaire d’Ivy, la petite-fille de Larry, juste parce que sa famille est amie avec Larry. Grosse intelligence de la mère, sérieusement.

Larry n’est pas beaucoup plus malin sur la manière de gérer tout ça. Il demande conseil à Robin, espérant qu’elle puisse parler à sa fille, mais ce n’est pas le cas ; puis propose à JJ d’aller au bowling. Ce n’est pas exactement un anniversaire au laser tag, ça. On verra où ça mène dans le prochain épisode, de même que Robin qui flirte avec un joggeur, Sam, et qu’Anthony, toujours avec Hilarie Burton.

> Saison 1

Gentleman Jack – S01E03

Épisode 3 – Oh Is That What You Call It? – 18/20
Le truc, c’est qu’avec un épisode qui dure une heure, il y a forcément des longueurs, beaucoup, et que ça rend compliqué de mettre la note la plus optimale à la série. Pourtant, elle est vraiment attachante et dans cet épisode, même ses intrigues moins convaincantes jusque-là ont pris une tournure inattendue les rendant plus intéressantes. Bref, j’accroche vraiment bien et j’aime la petite touche d’humour un brin méta qui ne manque jamais de surgir.

> Saison 1


Spoilers

03

It’s not often I’m speechless, John.

C’est parti pour un nouvel épisode de cette série. J’ai beau l’adorer, 58 minutes, c’est toujours toute une aventure et c’est épuisant à regarder je trouve. Pourtant, chaque scène est chouette… Heureusement d’ailleurs, ça aide à tenir.

L’épisode reprend au retour d’Anne et Miss Walker de Lake District, et les rumeurs vont clairement bon train cette fois concernant les deux femmes. Mrs et Miss Rawson sont donc là pour raisonner Miss Walker, mais elles sont accueillies par le duo. Elles ont beau tenter de se débarrasser d’Anne et d’être aussi impolies avec elle que possible en restant polies, parce qu’on est en Angleterre. Anne est toujours aussi géniale et prend clairement son pied dans cette scène.

La scène suivante voit les deux femmes faire une promenade en forêt en parlant d’amis de Miss Walker supposés venir bientôt chez elle, ce qui l’embête quelque peu vis-à-vis d’Anne. Cette fois-ci, cependant, Anne est rassurée : clairement, Lake District s’est très bien passé pour elles, même si on n’a pas eu le droit de le voir. C’est dommage, il nous manque de bonnes scènes, c’est évident. En attendant, Anne emmène tout de même Miss Walker dans un superbe chalet dans la forêt, où elles peuvent toutes les deux parler un peu plus à cœur ouvert.

Rah, mais sautez-vous dessus, nom de dieu, qu’on en finisse ! Avant ça, Anne prend tout de même la peine de fermer les volets, signe que nous ne sommes pas dans une série américaine – ils se font toujours surprendre par la fenêtre, non ?

Loin de se sauter dessus, les deux femmes s’avèrent très douces l’une envers l’autre, malgré un désir qui a eu le temps de grimper en trois épisodes. J’aime beaucoup cette scène de premier baiser entre elles, mais le désir finit par les consumer quand elles rentrent chez Miss Walker et que cette dernière lui propose de rester dormir chez elle le lendemain. Yep, là, les baisers sont d’un coup bien plus passionnés, hein.

En rentrant chez elle, Anne se fait à nouveau engueuler par Marian qui était morte d’inquiétude pour elle, mais aussi pour leur tante, qui a eu de nouvelles crampes d’estomac dans la journée. Anne ne répond pas à Marian, comme d’habitude, pour se précipiter auprès de sa tante et lui raconter sa journée, puis ses rêves d’une vie en commun avec Miss Walker.

Oh, les douze ans d’écart entre elles (29 ans pour Miss Walker, donc 41 pour Anne Lister) embêtent un peu la tante, mais pas autant que le fait qu’elles soient deux femmes. Enfin, la tante n’en a rien à faire de ça, mais elle est bien forcée de faire redescendre sa nièce sur Terre, parce qu’elle rêve un peu trop d’une vie qui ne peut arriver.

Le lendemain, Anne doit faire face à sa sœur insistant auprès de son père et de sa tante pour qu’Anne s’excuse auprès des servants qu’elle a forcé à rester réveillés et auprès d’elle, et auprès de sa famille et auprès du monde entier finalement. L’attitude d’Anne ne plaît pas à Marian, pas plus que la manière dont leur père laisse tout passer en permanence (sympathique flashback, une fois de plus, pour voir Anne jouer aux cartes dans une taverne). C’était bien drôle à voir comme scène, parce que Marian s’énerve bien rapidement et prophétise la naissance de son futur fils quand elle sera mariée, un fils qui viendra reprendre les affaires familiales à la place d’Anne.

Ce n’est pourtant pas gagné pour Marian le mariage, puisqu’elle ne sort jamais de Shibden Hall. En parlant de mariage, John débarque une nouvelle fois avec un bouquet pour demander la main d’Eugénie, toujours en passant par Elizabeth. Contre toute attente, Eugénie est prête à considérer son offre et dit oui immédiatement. En même temps, elle est enceinte, elle n’a pas tellement le choix. Les deux fiancés demandent alors à Marian d’annoncer la nouvelle à Anne Lister, puisqu’ils ont besoin de son accord…

Le seul problème, c’est que Marian préfère donc se disputer avec Anne le lendemain matin, alors qu’Eugénie était en train d’apprendre des informations sur son futur époux, et se barrer chez les Dyson, qui qu’ils soient.

En tout cas, c’est énervée qu’Anne se rend sur le chantier du charbon, où elle trouve Sam Sowden complètement bourré en plein travail. Elle demande ainsi à Thomas de s’occuper de son père et de le ramener chez lui, mais ce n’est pas exactement quelque chose que Sam prend bien. Il insulte donc Anne, ce qui est la pire des idées puisqu’elle lui propose aussitôt un rendez-vous, le lendemain, pour parler de son contrat de location, oups.

Toujours aussi dure en affaire, Anne se rend ensuite en négociation avec un des frères Rawson. Soyons honnêtes, j’ai déjà oublié lequel était lequel, mais je pense qu’on a affaire ici à Jeremiah. Quoiqu’il en soit, le prénom n’a que peu d’importance, et je pense qu’il en a même peu pour Anne qui veut juste être un requin dans sa négociation. Elle en demande toujours plus et fixe des conditions bien compliquées pour Rawson qui se trouve évidemment forcé de ralentir la négociation pour en parler à son frère. C’était sympathique.

C’était bien plus sympathique que ce qu’elle doit ensuite annoncer à Miss Walker, dans leur cabane (la fameuse chaumière de l’épisode précédent) où elles s’embrassent. Si elle a bien envie de rester au dîner qu’elle lui a préparé, elle ne pourra pas rester beaucoup plus longtemps ensuite : sa dispute avec Marian fait mauvais genre et elle ne veut pas rester trop loin des servants durant la nuit, ainsi que de sa tante d’ailleurs. Surtout de sa tante si vous voulez tout savoir. En plus, Marian a donc pris la décision de partir, annonçant tout de même à sa tante qu’elle a bien un début de quelque chose de romantique avec un certain John Abbott. Génial, encore un John !

Anne, elle, apprend que Miss Walker a reçu une lettre la concernant, et la critiquant vivement. Miss Walker veut toutefois lui montrer pour lui assurer qu’elle n’en a rien à faire de sa réputation. Chouette. Anne s’en remet bien vite et se barre avec la lettre, pour aller prendre des nouvelles de sa tante avant le dîner. En partant, elle interroge le portier de Miss Walker sur l’accident de la scène d’ouverture de la série. L’occasion pour nous d’apprendre qu’apparemment Mister Rawson est celui qui conduisait et est responsable de l’accident. Reste à savoir de quel Mister Rawson il est question hein.

En tout cas, les frères Rawson sont encore ensemble au même moment, pour découvrir qu’Anne est encore et toujours plus dure en affaire : alors qu’ils pensaient acquérir au prix incroyable qu’elle demande l’ensemble du terrain d’Anne, ils découvrent que le contrat qu’elle a fait rédiger ne concerne en fait que la moitié de celui-ci.

Pas étonnant qu’Anne se fasse des ennemis et que Miss Walker reçoive des lettres lui disant de se méfier d’elle parce qu’on ne peut pas lui faire confiance en compagnie d’une femme après tout ça. La lettre affecte bien plus Anne qu’elle ne l’a laissé paraître, parce qu’elle la brûle aussitôt qu’elle est de retour à Shibden Hall. La pauvre.

C’est l’épisode de toutes les lettres : elle en reçoit ensuite une de Jeremiah à propos de leur désaccord, et la série en profite pour instiller un peu d’humour. En effet, Anne lit la lettre bien plus vite que John ne nous la lit à voix haute. C’était marrant, ça instaure un brin de folie qui colle bien à leur représentation d’Anne Lister, je trouve.

Après tout ça, Anne est donc prête à repartir pour son dîner, mais pas avant d’apprendre que John, le serviteur, va se marier, mais sans savoir à qui ; de même que Marian, qui a demandé à sa tante de ne pas révéler quoique ce soit à Anne. On se marre bien de ces quiproquos, mais qu’importe, Anne a eu une super soirée qui l’attend.

Yep, Miss Walker lui annonce qu’elle sera disponible plus tôt que prévu pour aller voyager finalement. Le voyage est un sujet de conversation entre elles, mais pas autant que la nouvelle idée fixe d’Anne qui propose carrément à Miss Walker de vivre ensemble après leur voyage. Oui, oui, après si peu de temps, Anne lui propose d’abandonner toute idée de mariage et d’enfant pour ne vivre qu’avec elle et détruire à jamais sa réputation, vu l’époque.

Ce n’est pas gagné, mais pourtant, Miss Walker considère vraiment la proposition, qu’elle voit comme des fiançailles. Elle demande ainsi à Anne un délai de six mois avant de donner sa réponse. C’est donc pour la date du 3 avril qu’Anne aura sa réponse, le jour de son anniversaire. Moi, je suis bien content de cette scène, mais pour de mauvaises raisons : Anne s’amuse à jouer avec la boucle d’oreille de Miss Walker, et ça me fait un point du Bingo Séries, yes !

Par contre, l’ambiance est rapidement refroidie entre elles quand Miss Walker interrompt une main baladeuse d’Anne. Tout ça est bien compliqué, mais voilà, Miss Walker a peur de décevoir Anne comme elle n’a jamais fait ça avant.

Elles sont finalement interrompues par l’arrivée de John qui vient chercher Anne pour la ramener à la maison – et il interrompt un nouveau moment où Anne brise le quatrième mur qui était bien trop drôle. Le problème, c’est qu’avant ça, il passe chez les voisins de Miss Walker (qui sont de sa famille, sinon ce n’est pas drôle) parce que les indications n’étaient pas claires. Les rumeurs vont aller bon train, c’est top, surtout qu’il leur dit que ça fait plusieurs soirs qu’Anne Lister y passe. Evidemment, John profite de sa promenade nocturne avec Anne pour lui expliquer ça, mais aussi pour lui demander officiellement la main d’Eugénie.

Anne en reste sans voix, ne sachant quoi décider : ils ne parlent pas la même langue, tout de même. Evidemment, elle ne veut pas gâcher le bonheur de qui que ce soit, mais elle veut tout de même en parler à Eugénie avant de prendre une décision. Bien.

Le lendemain matin, Anne apprend de sa tante que Marian envisage de se marier avec John Abbott. Aussitôt, Anne envisage immédiatement de faire des recherches sur lui, parce qu’elle a peur de ce que ça pourrait donner.

Pendant ce temps, sous l’ordre d’Anne, Thomas ramène son père bourré chez lui auprès de sa mère, et les choses tournent super mal dans leur ferme. Thomas souhaite retourner travailler, mais Sam ne le voit pas exactement comme ça. Il n’en faut pas plus pour que les choses s’enveniment : Sam s’en prend à son plus jeune fils, le battant sans vraie raison.

Aussitôt, Thomas défend son frère en attaquant leur père, mais il ne fait pas le poids. La mère est alors forcée d’intervenir à coup de seau, puis alors qu’il s’apprête clairement à la tuer, ses deux fils le maîtrisent enfin, l’accrochant avec une corde donnée par un certain Alfie. C’est que je commence à vraiment m’attacher aux Sowden à force, et particulièrement à Thomas qui n’hésite pas à enfermer son père avec les cochons et lui balancer des seaux d’eau à la tronche devant sa sœur, Amy.

Ce n’est que le lendemain matin après une nuit compliquée pour son père que Thomas revient auprès de lui, espérant le trouver dans de meilleures dispositions et prêt à parler. C’est peine perdue. C’est d’autant plus problématique qu’Anne refuse de négocier avec Thomas quand elle passe au chantier et qu’il espère la convaincre qu’il peut bien faire le travail de son père à sa place. C’est dommage pour les Sowden, ça, parce qu’Anne impose au père de passer la voir dans la journée. Or, vu la nuit qu’il a passé, c’est tout de même mal barré.

Avant ce rendez-vous, Anne retourne auprès de Miss Walker pour mieux la trouver en larmes et bouleversée, apeurée parce qu’elle n’a pas pu donner à Anne ce qu’elle voulait. Oh lala, c’est si exagéré les sentiments à cette époque dis-donc. Entre Anne blessée dans l’épisode précédent d’un refus de Miss Walker et ça, on n’est pas sorti de l’auberge. Tout semble multiplié par cent. C’est bien normal, vu l’époque, mais voilà, c’est énervant.

Dans le même genre, il est énervant de voir la voisine de Miss Walker venir prendre des nouvelles pour avoir les derniers potins… et aussi pour recadrer Miss Walker autant qu’elle peut. Elle est servie : les rideaux sont fermés, alors elle comprend que rien ne va plus pour Miss Walker. Avec l’aide de James, le majordome, elle entre sans frapper dans le salon où les deux femmes prenaient du bon temps. Ses remontrances n’ont pas vraiment l’effet escompté sur Miss Walker, par contre. Elle finit en effet par éclater de rire et proposer à Anne de se rendre dans la chambre pour faire l’amour, parce que oui, elle lui a dit qu’elle l’aimait.

C’est une bonne fin d’épisode, mais ce n’est rien par rapport à l’excellent cliffhanger du côté de Thomas. Il envoie sa mère et les plus petits se promener loin de leur ferme avant qu’il ne libère son père… sauf que lorsqu’il essaie de le faire, le père recommence à s’attaquer à lui. Ni une, ni deux, Thomas décide donc de lui trancher la gorge et de le laisser à manger au cochon. La scène est super violente et fait que toute cette intrigue des Sowden devient bien plus intéressante dans cet épisode !

> Saison 1