Charmed (2018) – S01E09

Épisode 9 – Jingle Hell – 19/20
Je surnote toujours un peu, mais entre la nostalgie et le fun de découvrir une nouvelle histoire, c’est difficile de se contenir. Cet épisode est un vrai épisode de mi-saison avec un dénouement des intrigues intéressant et tout ce qu’il faut pour convaincre qu’il y a encore beaucoup à raconter. Une vraie réussite, même si c’était un peu lent à mettre en place dans les dix premières minutes aujourd’hui.

> Saison 1


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I can’t wait to spend Christmas with my sister.

Une longue semaine sans le moindre épisode et je me suis enfin décidé à m’y remettre. J’avais quelques heures pour voir plusieurs épisodes et puis la vie a choisi un autre chemin pour moi, celui de l’énervement. J’avais trois belles pages de critiques pour cet épisode, mais l’ordinateur s’est rallumé sans prévenir pendant que j’avais le dos tourné, ce qui fait que cette critique est tombée dans les oubliettes. Loin d’avoir des notes aussi complètes que d’habitude, je vous la restaure donc de mémoire, sur les nerfs et une heure et demi après l’épisode – parce qu’il m’a fallu une heure et demi pour en arriver à l’évidence que cette critique était perdue.

L’épisode commence de manière très sympathique par une résolution expéditive de cliffhanger : Mel se réveille auprès de Jada qui ne lui apprend absolument rien, mais qui justifie malgré tout que Mel rentre en toute hâte auprès d’Harry pour lui expliquer tout ce qu’elle vient d’apprendre. Rien, donc. Harry est quand même tout flippé pour elle, parce qu’il trouve cette mission des Fondatrices dangereuse : les Sarcana sont des terroristes, et Mel veut les infiltrer. Tout ce que Maggie en retient, elle, c’est que Mel va avoir un rite d’initiation, comme chez les Kappa.

À ce stade de la série, je dois vous avouer que les Kappa me tapent sur le système ; j’aurais envie que ce soit des démones ou qu’elles y soient toutes passées dans l’épisode avec le fantôme qui n’en était pas un, parce que ça n’apporte plus grand-chose maintenant qu’on a rattrapé Parker. Qu’importe les Kappa et les terroristes, c’est Noël et toutes ces mauvaises nouvelles ne vont quand même pas gâché le fun.

Les scénaristes en profitent donc pour nous caser une scène sympa, rappelant au passage l’intrigue en cours, que le mot hystérique n’est pas très féministe et que Noël approche puisque les personnages décorent le sapin. Sympa. Pour être bien dans l’ambiance, d’ailleurs, on a aussi un chant de Noël, de la neige et des tenues très festives – qui n’empêchent pas les filles d’avoir des décolletés plongeants, hein. Et du coquito ! En un épisode, ils m’ont donné hyper envie d’essayer le coquito tellement ils passent leur temps à en parler – c’est du lait, du lait de coco et du rhum. Je dis oui.

Ce n’est pas le sujet et je m’étale encore plus que si j’avais mes notes de quand j’ai vu l’épisode, ça ne va pas le faire. Le cliffhanger concernant Galvin est résolu rapidement lui aussi : Galvin est encore en vie et même il est capable de se ramener jusqu’au Manoir en béquille. Sous la neige. Parce que c’est logique. S’il est resté sur ses deux pieds et deux béquilles tant qu’il était dans la neige, il s’explose par terre quand il veut forcer à Maggie à l’embrasser avec une branche de houx. Je ne sais pas quelle est la partie de cette phrase que j’ai trouvé le plus dérangeante, mais j’étais gêné devant cette partie de l’épisode – surtout que tout se fait devant Maggie, Mel et Harry. Merveilleux, quoi.

Après sa chute, Galvin est forcé de rester au manoir, ce qui n’arrange pas spécialement Macy. Elle est cette fois persuadée d’être la cause des malheurs de celui qui pourrait être son mec : la marque que lui a laissé sa grand-mère le protège des démons et des menaces, et donc de Macy. C’est sûr que se prendre une voiture dans la tronche, ça le protège efficacement. Vous me direz, c’est toujours mieux que le sort qui lui est réservé dans cet épisode : Macy lui envoie Harry pour l’occuper pendant qu’elle se planque en cuisine, terrifiée de lui provoquer un nouveau malheur. Entre la voiture dans la tronche ou la conversation gênante avec Harry fier de son sapin de Noël, mon choix est vite fait. Après tout ça me permet de valider un point du Bingo, alors c’est cool (je n’ai pas encore décidé lequel, mais probablement celui sur le sapin – ah et je buvais un thé de Noël aussi, donc bim).

Bon, sinon, on retrouve aussi Parker et Hunter en Roumanie, parce que pourquoi pas. Il y neige aussi après tout. Les deux frères volent une amulette dans une Eglise, mais comme ce ne peut pas être si simple, ils tombent aussi sur un sorcier qui essaye de les envoyer dans le Tartare sans y arriver. Parker se barre avec l’amulette persuadé d’avoir sauvé la vie du sorcier/prêtre, mais ce n’est évidemment pas le cas : Hunter n’hésite pas à le tuer.

Parker se rend ensuite au labo où bosse Macy parce que la boss de celle-ci n’est autre que la mère de Parker. Evidemment. Si elle est humaine, elle n’a pas beaucoup de compassion : elle n’en a rien à carrer du sort de son employée préférée ou de celui de Maggie ; tout ce qu’elle veut, c’est sauver la vie de son fils. Elle le force donc à se rendre au manoir pour offrir l’amulette à Maggie, dont elle a évidemment récupéré le sang qu’elle avait donné à Parker pour enchanter le collier. Tout un programme !

Parker s’exécute, mais pas avant un détour par GAP, parce qu’on n’est plus à un placement de produit près. C’est ridicule comment on voit plein de marques par épisode – et là, c’était vraiment forcé. Il n’empêche que Parker offre donc son collier à Maggie qui l’accepte hyper touchée. Et il lui offre un échiquier japonais pour son père, parce que oui, on va rencontrer le père de Maggie dans l’épisode et elle est toute impatiente qu’il redébarque dans sa vie après apparemment un temps énorme. Mel ne l’approuve pas vraiment, et on sent bien, dès le départ, qu’on va beaucoup entendre parler du monsieur sans jamais le voir.

En attendant, Mel est toujours censée infiltrer un groupe terroriste magique et elle le fait, avec une cérémonie d’initiation ridicule qui lui permet désormais d’être tatouée au poignet. OK, pourquoi pas. Ce qui est important surtout c’est qu’elle apprend que les corbeaux sont des amis des Sarcana et des corbeaux, il y en avait quand sa mère est morte. De manière absolument pas répétitive, Mel se précipite donc auprès d’Harry pour tout lui raconter. Cela faisait longtemps, pas vrai ?

Si la nouvelle est inquiétante, Macy les interrompt parce qu’il y a plus important que des terroristes dans la vie : il y a Galvin qu’Harry n’occupe plus s’il parle à Mel. Pas grave lui répond-il : Galvin est avec Maggie et Parker. Oui, pas grave, sauf que Macy se rend alors compte que la marque de Galvin fait souffrir Parker lorsqu’il lui serre la main. C’est gênant, surtout que Parker voit que Macy le voit, et ça, c’est pas bon du tout pour ses petites affaires, vous voyez ? Moi, je vois en tout cas qu’il voit qu’elle le voit. Je m’arrête là, pardon.

Macy propose donc à Mel de s’isoler pour parler de sa découverte. Les filles ont une maison immense sur trois étages, mais ce qui leur semble le plus logique est apparemment de sortir en tailleur et en décolleté plongeant sous la neige. Gros jeu d’actrice pour Mel qui fait semblant d’avoir froid alors qu’elles sont très clairement en studio. J’étais mort de rire et je n’ai pas tout suivi à la scène qui permet quand même à Mel d’apprendre ce qu’il se passe avec Parker alors que Macy décide de rappeler Mama Roz. Cette dernière lui répond comme si de rien n’était sur la marque – alors que de mémoire, elles s’étaient plutôt quittées en froid ces deux-là. Mais bon.

Macy apprend donc que Parker est bien un probable méchant et… elle se fait assommer. Cela devient une mode dans cette série, c’est ridicule. Son agresseur ? Hunter, bien sûr, contacté par Parker effrayé d’avoir été repéré. Macy est totalement à la merci de ce grand-méchant, donc en toute logique, Hunter décide de l’enfermer dans le garage, à la Orphan Black. C’est vrai que plutôt que de se débarrasser du pouvoir des trois, c’est plus logique de la ligoter. Sans commentaire. Il est toutefois drôle de voir Hunter se transformer pour prendre la place de Macy.

De bons quiproquos étaient promis… mais Hunter ne peut rentrer dans la maison, à cause de la marque de Galvin. J’ai trouvé ça un peu gros – si c’est si simple, pourquoi tous les sorciers n’ont pas une marque ? Et mieux encore : la marque ne fait plus effet une fois que Galvin a pris trop de coquito. Non mais sérieux, on nous prend pour des buses ! Quant à Harry, il s’est endormi.

Retenons donc qu’Hunter enchaîne les gaffes en tant que Macy, confiant son désir sexuel alors qu’il incarne une vierge pas du tout intéressée (mais oui mais bien sûr) et faisant des câlins inattendus à Galvin. Est-ce que les autres personnages le remarquent ? Pas du tout. Maggie est trop occupée à baver devant Parker et à lui raconter son enfance où son papa lui offrait une crèche pas très féministe et Mel est occupée à… se méfier de Parker ?

Miracle ! Elle sent bien que cette histoire est louche, même si Hunter a tenté de l’endormir en inventant une marque « défaillante ». Ayant l’œil, elle remarque aussi que le beau collier de Maggie est devenu noir d’un coup – quand elle a essayé en fait d’utiliser ses pouvoirs. Pas très subtil ce coup de l’amulette, faut dire. Mel met donc en garde Maggie… qui refuse toutefois de l’écouter. Vous comprenez, elle connaît bien Parker et sa sœur dit juste de la merde. Comme prévu, Maggie apprend à l’issue de cette scène que sa sœur a au moins raison pour l’absence du père qui, finalement, ne vient pas au dîner de Noël.

Pauvre Maggie part donc se confier en larmes dans les bras d’un Parker qui culpabilise de comprendre qu’il est en train de ruiner la confiance qu’elle a en lui. C’est choupi tout plein, non ? Non, pas vraiment, mais faisons comme si. Quant à Mel, elle est habituée que personne ne l’écoute, donc elle espionne la scène et se rend compte que Parker retire l’air de rien le collier de Maggie, qui redevient blanc.

Cette fois, elle est sûre qu’elle a affaire à un démon et s’en confie à… Macy, c’est-à-dire Hunter. Celui-ci n’est pas ravi d’apprendre que son frère est en train de changer de plan, donc il s’isole dans la salle de bain avec (ça s’appelle l’intelligence de ne pas aller sous la neige, les filles pourraient en prendre de la graine) pour lui expliquer que le plan qui va avec cette amulette est de le faire devenir… la Source. Oh. Un vrai petit Cole Turner.

Pour ceux qui ne seraient pas au point sur la mythologie de la série d’origine, la Source (du mal) est le big boss des méchants, leur « roi » selon Hunter. La mythologie et Charmed, ça fait six ou sept, donc la notion a pas mal bougé au cours des saisons, mais en tout cas, c’est un grand grand méchant, alors petit Parker n’est pas si petit finalement… même si son côté humain a tendance à gâcher les beaux plans de sa famille pour lui. Ah, le conflit interne bien/mal, passionnant !

Alors que Parker se laisse une fois de plus convaincre par Hunter, Mel réveille Harry et découvre que l’amulette a la capacité de voler les pouvoirs de Maggie. Et peut-être ceux de toute la maison. C’est embêtant, donc Harry et Mel décident de ne pas avertir immédiatement Maggie (logique, non ?), mais plutôt Macy/Hunter. Ouep, sauf qu’entre temps, dans le garage, Macy s’est réveillée et a réussi à se détacher assez avec ses pouvoirs pour appeler Harry. Qui est pourtant en train de parler à Macy. Tadaa, il comprend enfin ce qu’il en est et il se fait balancer par la fenêtre du grenier. Ah ça va faire du bien à la facture de chauffage de péter les vitres quand il neige !

La série gère toujours aussi bien le rythme de ses scènes d’action, puisque Hunter se décide à attaquer Harry en le suivant trois étages plus bas ; mais Harry réussit à s’échapper pour aller libérer Macy dans le garage. Hunter est surpris par Maggie qui a entendu la vitre exploser et vient donc voir ce qu’il se passe pour tomber sur « Harry ». Il est réactif le Hunter, mais ça ne dure que quinze secondes, parce que Mel débarque et l’attaque. Il s’en débarrasse tout aussi vite et se change en Maggie à temps pour le moment où Macy et Harry sortent du garage.

Deux Maggie ? C’est compliqué à gérer pour Macy, qui se fait donc assommer bien vite. Maggie est donc à la portée du démon qui n’hésite pas à l’attaquer pour la tuer – franchement, c’est un pouvoir des trois hyper faiblard ! Par chance pour Maggie, Parker passe par là et refuse de la voir mourir. Il révèle donc ses pouvoirs et s’attaque à son frère. Maggie le vit assez mal, bizarrement. Finalement, Parker ne fait pas le poids non plus face à Hunter et c’est à Mel de se re-confronter à lui.

En utilisant son pouvoir et en étant sous la menace d’un tel démon, Mel active sans savoir comment la protection des Sarcana : il n’en faut pas plus pour que des corbeaux viennent s’attaquer à Hunter et lui faire prendre la suite. Dans le chaos qui s’ensuit, Parker décide de kidnapper Maggie pour tout lui expliquer – smart move, elle va apprécier. Et Galvin ? Il est aux toilettes tout du long apparemment, là où Parker l’a abandonné. Oui, parce que Parker l’a accompagné aux toilettes au moment où il allait tout révéler à Maggie avant l’attaque de son frère. C’est con ces affaires de timing.

Une fois de plus, je souligne le jeu de l’actrice incarnant Maggie dans la scène qui suit où elle comprend que Parker n’est autre que le démon de l’ombre contre qui elle s’est battue deux semaines avant. Elle se sent surtout conne, et on la comprend : c’est pas franchement la plus maligne des télépathes quoi. Parker a beau lui jurer qu’il est gentil et détruire l’amulette sous son nez, ça ne suffit pas vraiment à Maggie qui décide de rentrer chez elle. À quoi bon l’attaquer hein ?

De retour sur son canapé, Maggie se retrouve à pleurer une nouvelle fois et à reconnaître que Mel avait raison sur toute la ligne. Alléluia, enfin de bon sens. Ce n’est pas gagné pourtant dans la série : Macy voit sa sœur au bord de la dépression – plus encore que Mel après Niko limite – donc elle propose… de fêter Noël. Ben oui, c’est vachement le moment. Mel a un peu plus de bon sens : elle veut juste la faire boire, donc elle retourne chercher le coquito (je vous avais dit, c’est ad nauseam dans cet épisode) dans la cuisine.

Mel qui s’isole du reste du casting ? Tiens, tiens, est-ce que ça ne veut pas dire nouvelle scène avec Jada ? Si, bien sûr. Celle-ci est là pour mettre le doute dans l’esprit de Mel : elle est ravie de voir que la protection des Sarcana a marché… contrairement à la nuit où la mère de Mel est morte sans que les corbeaux ne puissent l’aider. Moui, moui, moui. Fausse piste ou vraie info alors ? J’ai plutôt tendance à croire Jada pour l’instant, c’est très gros tous ces indices qui vont à son encontre !

Jada se barre en appelant Mel Vera et en la laissant toute perturbée. Perturbée oui, mais on n’en oublie pas pour autant les cadeaux. Mel se rend donc dans le salon avec ses sœurs et Harry pour fêter Noël – à défaut d’avoir mangé le dîner. C’est peine perdu cela dit : on est en fin d’épisode, il est plus que temps d’en arriver aux très bons cliffhangers de mi-saison.

Hunter débarque à nouveau dans le salon pour s’attaquer aux sœurs qui ne sont pas du tout prêtes pour ça parce qu’elles préféraient ouvrir leurs cadeaux. Pas malin malin… mais heureusement pour elles, Parker le stalker est encore là : le démon de l’ombre débarque donc pour protéger les sœurs et s’attaquer à son frère. Ah ben c’est du beau : il utilise le sort du prêtre-sorcier roumain pour envoyer Hunter dans le Tartare, rien que ça. Bon, comme Parker est toujours aussi faible, c’est Mel, puis Macy, puis Maggie qui font équipe pour s’en charger.

Le problème ? Au passage, les filles envoient Harry en Enfer avec Hunter, parce que ce dernier s’est agrippé à l’être de lumière trop boulet pour se téléporter ailleurs ou pour bien rester agrippé au parquet du salon. L’autre problème ? Cette fois, Galvin est sorti des toilettes et il a tout vu. Sacrée fin d’épisode – toujours aussi frustrant vis-à-vis de Niko d’ailleurs – qui laisse de belles pistes pour la suite de la saison. Je serai au rendez-vous, et même, j’ai hâte !

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Charmed (2018) – S01E08

Épisode 8 – Bug a Boo – 17/20
Cet épisode reprend un grand classique des séries du genre à sa sauce, avec des métaphores peu subtiles, mais efficaces. Il développe aussi les différents fils rouges et intrigues secondaires proposés précédemment dans la série. Cette saison est très fluide et se fait avec toujours pas mal d’humour. Pour la première fois, j’ai même fini par trouver ça un poil compliqué, mais c’est parce que je n’étais pas à fond dans l’épisode, je pense.

> Saison 1


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The queen is ready to… mate or whatever.

Les filles ont retrouvé le démon électrique qui leur a posé problème la semaine dernière, mais elles ne sont pas au niveau : le début d’épisode nous les montre donc abandonner malgré le fait que la démone a probablement tué leur mère. C’est d’autant plus sympathique que la méchante n’hésite pas à se servir de la faux pour ressusciter quelqu’un, alors on n’est pas dans la merde, déjà !

C’est à peu près ce que les sœurs se disent, puisqu’elles font appel aux Fondateurs, pour le plus grand plaisir d’Harry… et de Mel, bloquée chez elle avec la Fondatrice. Ben oui, Maggie et Macy ont d’autres choses à faire, évidemment, il n’y a que Mel qui a décidé d’abandonner sa vie pour être une sorcière à plein temps.

Rapidement, la série nous introduit aussi une nouvelle victime, un homme, Sam Arnold. Cela occupe Mel, Harry et Charity : ils enquêtent sur la disparition de l’homme, conscients qu’un démon en est peut-être à l’origine. Ils sont assez mauvais pour ne pas voir qu’ils sont surveillés par la démone. Les scénaristes nous narguent aussi, avec la scène pleine de policiers – j’aurais bien vu un petit retour de Niko, mais c’est peut-être trop tôt. Ah, et aussi, ils trouvent des traces d’un démon, mais ça me stresse vraiment énormément que Mel fige tout le monde sans se soucier du temps qui continue de passer ailleurs.

La nuit suivante (la deuxième de l’épisode déjà), Mel rencontre Jada, qui n’est pas une démone. Non, c’est un reboot raté de Paige : elle se dit abomination parce qu’elle est la fille d’une sorcière et d’un être de lumière. Et elle a un joli message pour Mel, l’invitant à faire ses propres règles et à contredire un peu les Fondateurs qu’elle n’aime pas beaucoup.

De son côté, quand elle en entend parler, Charity la décrit comme une terroriste, faisant partie des Sarcana, un groupuscule formé par un Fondateur. Charity apprend aussi la libération d’une sorcière par Jada, et elle le vit mal, surtout que Mel affirme avoir détruit la faux. Mouais. Tout ça n’est que moyennement crédible et mène ensuite à une discussion entre Harry et Charity… Ces deux-là sont plus proches que jamais, allant jusqu’à envisager un baiser. Il est très clair qu’ils sont ex désormais, si le doute était encore permis jusque-là. J’ai quand même l’impression de passer à côté d’une grosse partie de l’épisode franchement.

Les choses empirent quand Harry nous explique l’histoire de Fiona, à côté de laquelle je suis passé, mais qui explique la rupture de Charity et Harry : il s’agissait de la petite sœur de Charity, elle a été recrutée par les Sarcana, et elle en est morte. Magnifique.

Sinon, on retrouve donc Maggie à la fac où elle s’intéresse à un job d’été, en plein mois de décembre, bien joué. Bon, l’idée est pour elle de recruter un maximum de nouvelles personnes sur une application de rencontres pour obtenir un stage d’été à Chicago qui semble l’intéresser si l’on en croit son sourire béat. Chicago semble définitivement lui faire de l’œil puisque Parker, qui passe comme par hasard par-là, lui propose aussi de bosser pour son père. Magnifique.

On reste devant une série féministe, même si les lèvres de Maggie sont collées à celle de Parker : elle refuse donc que Parker soit le moteur de sa carrière, parce qu’elle préfère largement réussir par elle-même. C’est beau. C’est beau, mais ça n’arrange pas Parker, de plus en plus malade à cause de sa partie humaine (il est mi-humain, mi-démon ; et l’humain en lui se meurt à cause du démon, OK, pourquoi pas). Cela ne l’arrange pas non plus à cause de son père qui n’est pas sympa avec lui. Du tout.

La maladie empire pour Parker, qui n’arrive même plus à tenir un repas complet sans s’éclipser aux toilettes. Là-bas, il est pris en embuscade par son frère qui se comporte comme un ado de 15 ans, jusque dans la critique qu’il fait de son père. Ridicule, vous avez dit ridicule ?

Il y a pire : Maggie a beau lire les pensées de Parker, elle ne voit rien de son côté démoniaque et elle se laisse manipuler, acceptant d’avance de lui filer du plasma. Une greffe magique ? Voilà qui promet. Maggie rentre tout de même au Manoir où elle aide Mel dans ses recherches sur le démon, mais j’y reviens plus tard.

De son côté, Macy travaille toujours avec Galvin, qui semble juste super déprimé et énervé par son travail. Elle le fait donc partir plus tôt, prête à rester plus longtemps au travail parce qu’elle aime ça… Elle se voit donc rappeler par sa boss qu’elle peut aussi avoir une vie en -dehors du taf ; et même que ce serait mieux pour elle. OK, OK.

La pauvre Macy n’est pas prête à avoir une vie pépère, parce qu’elle apprend ensuite le probable départ de Maggie pour Chicago. Elle se sent quelque peu délaissée d’avance la Macy, elle espérait bien pouvoir se rapprocher de sa sœur pendant l’été, et c’est déjà fichu. Quant à Galvin, il passe une semaine de merde : il se fait larguer par Summer avant d’apprendre qu’une partie de son boulot n’est plus financé par l’institut. Il est ravi.

Galvin célibataire ? Maggie est folle de voir que Macy ne fonce pas, mais comme sa mission de la semaine est d’inscrire des gens à un site de rencontre, elle ignore le problème pour que Macy s’y inscrive et s’en serve plus. Ce qu’elle ne fait pas, préférant continuer ses recherches sur les démons avec Mel (ouais, miracle, on a eu une scène qui voyait le duo changer un peu)… Avant de changer d’avis hors écran et sans explication.

On retrouve donc Macy en rencard avec un prétendant tout à fait sexy et… parfaitement ennuyant, en fait. Un gros suspense existe tout de même sur ce charmant jeune homme, parce qu’en parallèle, Mel et Maggie comprennent enfin que le démon qu’elles cherchent trouve ses victimes via l’application de Maggie. Ben oui : les démons se reproduisent grâce aux humains dont ils se servent pour pondre leurs œufs. La bonne nouvelle, c’est qu’il suffit de détruire la reine pour détruire toute la colonie de démons-insectes. Et ces démons sont particulièrement infectes franchement, possiblement la plus grosse réussite de la série jusqu’à présent.

Mel et Maggie remontent vite la piste heureusement pour Macy, kidnappée par son prétendant. Ce pauvre Harry qui a peur des insectes est servi, mais tout est expédié rapidement, avec quelques effets spéciaux bien flippants. Les démons-insectes, c’est suffisant pour que Maggie change alors d’avis et veuille passer ses vacances avec ses sœurs. Ouep, elle oublie déjà Chicago avec Parker, d’autant qu’elle espère que Macy sortira plus de son cocon grâce à ça. D’où le kidnapping par un démon insecte d’ailleurs, la métaphore du cocon démoniaque n’est pas bien subtile, mais elle fonctionne… et permet à Maggie de comprendre que finalement elle est toujours attirée par Galvin. Sans blague. Et sinon, faites attention à qui vous rencontrez sur les applications de rencontres, elles pourraient être gérées par un démon-araignée voulant tisser sa toile autour de vous pour vous féconder. Merci, non merci ?

Le lendemain et sans raison apparente, Mel assiste à une agression qu’elle veut arrêter comme une humaine. Cela n’est pas bien utile, mais heureusement, Jada arrive pile à temps pour sauver la victime et lui effacer la mémoire, avant de réitérer son invitation à rejoindre les Sarcana à Mel. MOUAIS. Cela donne envie à Mel d’en apprendre plus sur les Sarcana. Elle contacte donc Charity pour obtenir des informations… qu’elle n’a pas vraiment : Charity invite Mel à une réunion de Fondatrices. C’est ridicule : la scène a lieu dans une dimension alternative… permettant quelques économies, puisque c’est le salon du Manoir. Toutes les Fondatrices sont sans visage (pour pas payer d’actrices j’imagine, mais officiellement pour protéger leur identité) et n’ont donc pas une ligne de dialogue. Autant faire la scène à l’arrache ailleurs, du coup ? Qu’importe : il faut en retenir que Mel est invitée par les Fondatrices à rejoindre les Sarcanas, histoire d’avoir de nouvelles informations sur le groupe.

Cela se fait super rapidement pour Mel qui utilise de l’espagnol pour ouvrir le chemin vers le groupe où elle se fait dégommer par une autre sorcière qui se sent menacée par sa présence, craignant qu’elle ne voit Fiona. AH ?

La fin d’épisode voit Maggie embrasser Parker toujours sans comprendre qu’il est un démon et Macy se décider à contacter Galvin pour l’inviter à boire un verre dans son bar. C’est du beau, mais ce genre de rendez-vous téléphonique, ça sentait mauvais. Dès que je me suis mis à entendre une chanson de Ruelle en fond sonore, j’ai su que c’était foutu et ça n’a pas manqué : Macy va l’attendre longtemps Galvin, parce qu’il se fait renverser par une voiture en chemin. Et on nous suggère que c’est lié à la marque qu’il a dans le dos, tant qu’à faire.

> Saison 1

Charmed (2018) – S01E07

Épisode  7 – Out of Scythe – 17/20
L’intrigue est relancée dans une nouvelle direction, avec un épisode qui aurait tout à fait pu faire office de dernier épisode avant la pause. Pourtant, il en reste encore un et je suis curieux de voir ce que ça donnera, alors que l’intrigue générale commence vraiment à ressembler à quelque chose. Une bonne série, décidément.

> Saison 1


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It was hellquake.

Cet épisode de Charmed commence par une sorcière dans sa chambre devant un miroir… Ah ben non, ça c’est l’épisode 7 de la saison 1 de l’originale. Je suis le seul à galérer à trouver mes épisodes en tombant toujours sur des épisodes de 1998 ? Le vrai début de cet épisode, c’est un marchand de vin qui se fait attaquer par un démon, rien que ça.

Les sœurs ont un chouette jardin, et Parker en profite pour passer par l’arrière de la maison afin de draguer Maggie… qui est en fait en plein rêve éveillé à imaginer que Lucy a un nouveau mec et que Parker se trimballe à moitié à poil avec un chaton dans les bras. Euh ? Chacun ses fantasmes j’imagine. En tout cas, ça fait rire Mel de voir Maggie aussi accro à son non-mec, au point d’utiliser l’orbe magique d’Harry pour vivre tout ce qu’elle souhaite. C’est doublement gênant de savoir que Mel le sait aussi, je trouve.

Les deux sœurs s’inquiètent pour Macy qui est toujours persuadée d’être assez maléfique même si elle ne l’est pas ; et elles décident de continuer de lui mentir par omission concernant leur mère. C’est con. Bien que pressées, les sœurs prennent le temps de manger un petit déjeuner plus énorme que n’importe lequel des déjeuners. L’occasion pour Maggie d’envisager de lâcher la fac parce que sauver le monde est plus important que quelques cours. Bien vu.

En revanche, ce n’est pas plus important que Parker : Lucy a réellement un nouveau mec et elle est tout à fait d’accord pour que Maggie et Parker sortent ensemble, parce qu’évidemment, ils ont besoin de son accord pour se voir, pas vrai ?

Le lendemain, ils ont ainsi un premier rencard, vegan, bien sûr. Cela permet de mieux cerner les personnages et c’est intéressant. Bon après, en une scène, on en sait plus sur Parker qu’on en a su sur Niko en cinq fois plus d’épisodes, mais bon, c’est aussi bien aidé par le pouvoir de Maggie, qui se sert de celui-ci pour lire toutes les pensées de Parker. Tout ne peut que bien se passer, surtout qu’il est un chic type…

Jusqu’à ce qu’il l’embrasse et qu’elle sente qu’il lui cache quelque chose d’important. Oups. Elle ne peut pas laisser passer ça, et elle le poursuit donc chez lui avec une bouteille de champagne où elle le trouve en train de se piquer avec une seringue. Elle se l’imagine tout de suite en train de se droguer, évidemment.

Sans grande surprise, Macy se voit offrir une promotion après la mort de son boss (c’était ça ou l’arrivée d’un démon comme boss) : c’est une bonne nouvelle qui la force toutefois à être dans une position où elle doit virer Galvin. Il lui faut 24h pour se décider, mais elle le fait, et les choses empirent quand Galvin la félicite de sa promotion, puis veut l’aider, puis travaille tellement bien qu’il est débordé et la plante. Bien vu, Galvin. Finalement, elle résoudra son problème en réduisant l’équipement et en virant un autre type beaucoup moins productif et utile. Bref, Macy trouve de quoi s’affirmer au travail dans cet épisode. C’est beau.

De son côté, Mel doit se mettre à sa thèse et elle ne se sent pas inspirée du tout. Pas trop étonnant vu le sujet. On apprend au passage qu’elle se fait draguer par une nana gothique et qu’elle utilise Google Duo pour passer un appel visio inutile à sa sœur. Ouep, la série cède à la facilité du placement de produit, mais c’était drôle.

L’intrigue de la semaine ? Elle concerne un « tremblement d’Enfer », un tremblement de terre que seuls les êtres magiques peuvent ressentir. Quant au marchand attaqué au premier épisode, c’est un dieu mi-homme, mi-chèvre (pour de vrai, oui, un satyre), qui est là pour protéger la Faux de Tartare. De quoi faire un peu de mythologie grecque et donner des points de Bingo Séries tout sympa. Notre satyre, Léon, est donc une sentinelle en charge de protéger un bout de la faux, sur trois. Il y en a donc deux autres à protéger, ce qui fait du boulot aux filles.

Elles en parlent le lendemain où ils sont tous en gueule de bois parce que le satyre les a fait boire – tous sauf Maggie, qui est habituée. Tout ça donne en tout cas une bonne excuse à Mel pour ne pas travailler sur sa thèse ; même si elle ne l’oublie pas et n’hésite pas à demander à Harry plus de temps (histoire qu’il lui conseille d’utiliser son pouvoir quoi). À force de recherches, Mel trouve une piste qui les mène à Sela, une déesse qui se fait voler son bout de Faux en dix secondes à peu près.

Quand ils rentrent chez eux après une discussion expéditive avec elle, les filles et Harry (qui est censé avoir débarrassé le plancher la semaine dernière mais leur fait le petit déj cette semaine ??) découvrent que tout un tas d’insectes les assaille. C’est ridicule ; mais l’idée est chouette : ça permet de découvrir qu’Harry est terrifié par les insectes (ça aurait pu me faire un point du Bingo si je ne l’avais pas déjà) et que ceux-ci ont repéré le dernier morceau de Faux. Macy décide donc de laisser rentrer les insectes, histoire de retrouver la Faux et obtenir des informations. Leur mère était donc possiblement une Sentinelle aussi.

Tout ça est intéressant : ça leur permet de découvrir un bout de Faux dans le grenier, et celui-ci réagit fortement en présence de la clé que Macy porte toujours autour du cou. L’idée est sympathique parce qu’elle permet aux sœurs de révéler leurs secrets bien gardés : Macy a donc trouvé la clé depuis plus d’une semaine et Maggie avoue avoir vu sa mère dans les années 80. On progresse.

Pas le temps de trop s’en inquiéter toutefois : le démon de l’Ombre, celui qui cherche à réunir les trois morceaux de Faux, débarque chez elles pour finir sa mission. Elles l’accueillent avec la certitude d’un plan bien fait pour le vaincre, à base de tout plein de bougies et d’une invocation de la déesse de la lumière. La scène d’action qui suit est particulièrement sympa : le démon ne se laisse pas battre si facilement et finit par s’attaquer à Maggie, qui a le dernier morceau. Concrètement, le démon n’est pas bien inspiré : c’est un Kitty Pride sans visage.

La scène est sympa, parce qu’il s’en prend évidemment à la sœur au pouvoir le moins utile en combat, mais que celle-ci comprend la douleur du démon, qui réussit toutefois à rassembler la faux. Alors que Mel la récupère grâce au pouvoir de Macy et que tout pourrait donc bien se passer, le pire arrive : une autre démone débarque, la nana ayant dragué Mel dans le bar. Elle possède un pouvoir électrique, permettant de jeter des éclairs et de se téléporter. Et ça tombe bien : avec ses deux pouvoirs, elle peut récupérer la Faux et disparaître, laissant les sœurs et Harry complétement bredouilles.

Ils sont surtout paniqués car la perte de la Faux signifie qu’ils vont possiblement devoir faire face à tous les démons enfermés dans le Tartare. Voilà qui donne envie. Bon, les sœurs regrettent surtout les secrets entre elles qui auraient pu empêcher tout ça de se produire, et Mel découvre en plus que la blessure que lui a infligé la démone (ou allons savoir ce qu’elle est) ressemble fortement aux cicatrices post-mortem de sa mère (et on catégorise en mort accidentelle ??).

Toujours est-il que tout ça pousse Maggie et Mel à dire la vérité à Macy sur les inquiétudes de sa mère pendant la grossesse. Ce n’est pas fou, mais ça marche bien.

La conclusion de l’épisode voit Maggie prendre la décision de s’inscrire à ses cours de fac – choisissant la psychologie, toute heureuse d’avoir senti les pensées du démon… alors que Mel décide quant à elle d’abandonner sa thèse et ses études. Elle préfère apparemment rester barmaid et ne pas trop suivre les traces de sa mère. Mouais. C’est violent d’abandonner tous ses rêves après tout ce qu’elle a paumé. Maggie n’en a pas grand-chose à faire, parce que Parker les interrompt pour venir s’expliquer auprès de sa petite amie.

Parker a donc une maladie auto-immune, il ne passera pas les quarante ans et il a besoin de se piquer assez souvent pour survivre. En revanche, il n’en a soi-disant jamais parlé à personne avant, bonjour la crédibilité. Maggie lui pardonne donc évidemment son secret et l’embrasse, pour sentir cette fois que Parker est totalement sincère. Ben voyons.

Cela dure le temps d’un baiser interminable : juste après, on découvre que Parker est le frère d’Hunter (le démon de l’épisode 5) et le fils du grand méchant. Il est un demi-démon qui avait pour mission de récupérer la Faux pour ouvrir le fameux pot de peinture. Et voilà, comme prévu, Parker cachait un secret terrible. C’est notre Cole Turner rebooté : un méchant que l’amour finit par affaiblir. On lui demande bien sûr de se servir de l’amour de Maggie pour arriver à ses fins, et il risque fort au passage de se perdre dans ses sentiments. Déjà vu, mais toujours aussi efficace.

> Saison 1

Merci à une série ? Joyeux Thanksgiving !

Salut les sériephiles,

Joyeux Thanksgiving à tous, si vous le fêtez, et tout d’abord, merci pour votre fidélité de lecture. Oui, je le dis tout le temps, mais je ne pouvais pas en faire l’économie en ce 22 novembre, parce qu’il n’y aurait peut-être plus de blog si vous n’étiez pas à lire et commenter régulièrement ; ça me motive à continuer. Et puis, l’article du jour, je vous le dois aussi, puisqu’il est le résultat d’un point « Actions » du Bingo Séries ! Le Bingo aussi, il n’existerait pas si j’étais tout seul à y jouer ! Bref, bref, bref, que de mercis déjà, et je vais enchaîner avec un énorme merci de plus, celui que j’adresse à une série.

Une seule ?

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Je me suis auto-piégé avec ce point, parce que n’arrête pas de recommencer cet article ; j’ai cinq ou six séries en tête. Pour mon choix définitif, j’ai finalement décidé de remonter à la source. Après tout, j’ai déjà fait un article sur Buffy et ma vie, alors c’était bof de la réutiliser. J’en ai eu plein d’autres en tête, mais ça serait ternir celle dont j’ai choisi de parler que de continuer à développer. Du coup, c’est à Charmed que je vais dire merci. Non, pas au reboot, mais à l’originale.

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Je sais, c’est tordu, parce que j’ai arrêté de la regarder du jour au lendemain pour Buffy, mais depuis que je l’ai redécouverte sous un nouveau jour, en VO, je me suis réconcilié avec. Image result for charmed phoebeMa plus grosse déception avec la série était de me rendre compte qu’elle était peu cohérente dans sa mythologie et se contredisait parfois (le Nexus !).

En fait, j’ai depuis compris qu’elle se réécrivait de la même manière qu’elle réécrivait tout le matériel dont elle se sert, des films aux contes, à ses propres épisodes. La parodie constante, la réécriture, l’humour et la non prise au sérieux de sujets qui pourraient être graves ? Eh, mais je reconnais là quelques traits de caractère que je me suis forgé avec le temps… Puis aussi la preuve que le reboot est réussi, puisque c’est exactement ce qu’il fait.

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Moi devant mon premier épisode de Charmed

Est-ce que c’est pour ça que j’ai envie de dire merci à Charmed ? Pas seulement. Vous voyez, cette série, c’est la première que j’ai regardée dans ma vie, alors si le blog existe aujourd’hui, c’est parce que j’ai commencé Charmed quand j’avais 4 ou 5 ans. Oui, oui, à cet âge-là, ça explique plein de choses hein ?

Bref, je suis tombé dans la marmite quand j’étais petit, sans mauvais jeu de mots sur les chaudrons de sorcières. Les formules, c’était de la poésie ou du texte de théâtre à apprendre par cœur, aussi. C’est une série hyper littéraire, donc sans allez jusqu’à dire que je suis prof parce que j’ai regardé cette série, je dirais au moins que c’est cette série qui m’a fait prendre conscience que j’adorais ça. Ben oui, je ne suis pas complétement fou non plus… même si oui, les épisodes, je les connais tout autant par cœur que certaines formules, surtout les premières saisons.

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Les marmites et Charmed, c’est quand même sympa.

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La construction des épisodes et saisons de Charmed, c’est aussi probablement ce qui fait que j’adore autant les dynamiques entre personnages et les saisons bien construites autour d’un fil rouge avec un grand big bad. C’est l’une des premières saisons à avoir fait ça (avec Buffy, je sais) et ça s’est inscrit à merveille dans son ADN. Et puis, merci aussi à Charmed pour mon goût des personnages féminins avec du pouvoir, hein !

Finalement, c’est le genre de séries que j’ai beaucoup mis de côté et oublié, mais à qui je dois beaucoup dans mon quotidien : Image result for charmed thankscomme je le disais dans l’article sur Arthelius, c’est aussi la série qui m’a fait écrire sur les séries ; avec quelques articles sur un site de fans… mais aussi beaucoup, beaucoup de posts sur des forums de RPG. Tout ça m’a fait rencontrer pas mal de gens aussi, la majorité sur internet, et ouais, plus j’y réfléchis, plus je dois beaucoup de choses à Charmed. C’est un peu le premier domino d’une longue chaîne, alors… euh, ben, merci !