9-1-1 – S06E08

Épisode 8 – What’s Your Fantasy ? – 14/20
Je me rends compte que je ne suis vraiment plus objectif avec cette série, parce que dans l’ensemble, j’ai l’impression d’en avoir fait le tour. Quand elle se concentre, comme dans cet épisode, sur des personnages que j’aime, ça passe toujours un peu mieux, mais eh, l’excès en permanence finit par me donner le sentiment qu’ils ne parviennent plus à surprendre autant qu’avant. C’est toujours cool à voir, mais ça finit par être prévisible. L’adrénaline est toujours là… mais on s’y habitue.

Spoilers

May retrouve son petit-ami de lycée ; Chimney et Maddie se rendent compte que leur appartement est trop petit.


The knight has been swarmed.

L’épisode commence par nous présenter une foire médiévale avec plein d’adultes jouant à se comporter comme à l’époque. Il n’y a pas que des adultes pour participer au spectacle cependant : nous suivons aussi deux sœurs adolescentes qui parcourent la foire. L’une est ravie d’être là et de traîner l’autre à la foire. Elle veut lui montrer à quel point c’est fun d’être là… sauf que le fun va être vite interrompu.

Pour montrer à sa sœur que les filles n’ont pas forcément à être des princesses, elle décide d’enfiler une armure de chevalier. C’est une bonne chose, sauf qu’elle se fait attaquer par un essaim d’abeilles. Piquée de partout, elle s’effondre et a besoin que les pompiers interviennent pour être sauvée. Par chance, c’est Hen qui s’occupe du sauvetage alors la petite sœur comprend que les filles aussi peuvent être des héroïnes. Pour le reste, c’était une intrigue pas tout à fait crédible, avec la reine des abeilles comme par hasard coincée dans l’armure – mais sauvée malgré tout par Hen. Je ne sais pas, ça m’a paru too much comme info, surtout avec l’essaim d’abeilles qui s’en va si vite. Enfin, bien sûr, c’est ce que ferait une abeille, je sais bien ; mais tout de même, toute l’intrigue semblait autour du jeu de mots pour l’appel au 9-1-1 et ça se sentait.

La deuxième intervention nous montre un assistant chargé d’organiser un plan de table d’événements pour son patron. Le problème, c’est que le patron est insupportable avec Tyler, l’assistant, à qui il demande de tout régler à chaque fois. Son refrain préféré ? « Fix it ». Bon, c’est un boss détestable comme il en existe tant et la série joue un peu avec ça, puisque Tyler se met à imaginer toutes les manières horribles dont il pourrait mourir. Finalement, il s’effondre après avoir bu une boisson Starbucks ; laissant Tyler penser qu’il lui a donné du lait, auquel il est allergique.

Ce n’est finalement pas le cas : il fait une simple crise cardiaque et les pompiers parviennent à le sauver. Entre temps, Tyler a eu le temps d’expliquer à Athena qu’il imaginait plusieurs fois par jour la mort de son patron après avoir affirmé à Maddie que c’était peut-être une tentative de meurtre. C’était plutôt drôle comme intrigue, cela dit.

Après, ça ne vaut pas le fou rire de voir un couple avoir pour fantasme de s’envoyer en l’air sur le toit d’un camion de pompiers EN MOUVEMENT. Cela ne peut que mal tourner, mais l’épisode prend tout son temps avec une conversation entre les pompiers… jusqu’à ce que l’homme finisse par tomber du camion. Ils trouvent toujours de sacrées idées ! Le couple finit même l’épisode en faisant l’amour à l’hôpital ; alors que les filles de la première intervention sont sacrées chevalières, évidemment. J’étais à ça d’avoir un couronnement.

Nous retrouvons Maddie dans cet épisode quand elle dépose sa fille avec Chimney chez Buck. L’oncle accepte de jouer les babysitters pour sa nièce pendant une journée, et je suppose qu’il va vite le regretter. Pendant que Chimney et Maddie cherchent en vain un appartement en ville, Jee est insupportable comme prévu chez Buck, mais ça faisait quelques bons gags. Elle balance ces crayons, souhaite monter à l’escalier, jouer avec du papier toilette ou avec un ballon de basket. Franchement, tout ça est dans l’excès, mais c’était drôle à voir, j’imagine ? C’est vraiment le genre de segments expédié comme seule cette série semble savoir le faire.

La galère de vivre dans un petit appartement avec un enfant est toutefois un truc qui existe vraiment, et on nous le montre ensuite avec le couple qui galère lorsqu’ils font une chambre pour Jee dans… le salon. Cela ne peut pas fonctionner, évidemment, mais ils décident tout de même de faire comme si ça allait être le cas.

En parallèle, la série nous ramène May. Cela fait plaisir à voir, elle me manque un peu au centre d’appels… Mais bon, elle revient chez Athena et Bobby avec Darius. Son petit-ami du lycée dont tout le monde avait oublié l’existence je crois est de retour dans sa vie, au point d’avoir quitté Stanford pour venir s’installer chez May.

May continue à s’inquiéter pour sa fille, par contre, inévitablement. Elle voit bien qu’elle a grandi, mais May elle-même ne semble pas s’en rendre compte. Pour en arriver à cette conclusion, l’épisode propose une petite scène sympathique entre Hen et Athena. Elles jouent au Loto pour la caserne, s’imaginent ce qu’elles feraient si elles gagnaient (Athena redonnerait l’argent à des gens en galère bien sûr) et finissent par parler famille.

Finalement, Darius se trouve une colocation plutôt sympathique quand on voit la taille de la baraque, mais avec un grand défaut : Erik, un des colocataires, se montre hyper désagréable avec May, Darius et leur ami Hiro. Au départ, j’imaginais qu’il s’agissait d’une intrigue avec un colocataire raciste, mais eh, ce serait mal connaître la série. Pourquoi faire les choses à moitié quand May peut finalement trouver un cahier de fantasmes d’Erik où il décrit à quel point il souhaite s’armer et devenir un grand malade de terroristes antiféministes et persuadé

Paniquée, May appelle aussitôt sa mère pour savoir quoi faire exactement. Le plus logique est de rester éloigné d’Erik… mais aussi de prévenir Darius. May le fait un peu trop tard, cependant, et Darius se retrouve pris en otage par son colocataire qui le menace avec un tournevis. Franchement, toute cette intrigue est dans l’exagération la plus totale, mais le but était que May prenne conscience qu’elle était géniale – et elle l’est, donc j’ai envie de ne pas être trop méchant avec.

En effet, c’est May qui réussit à s’occuper d’Erik au téléphone : il l’appelle pour récupérer son journal, mais c’est trop tard car Athena est déjà sur place. May doit donc être la négociatrice pour la police, ce qu’elle arrive très bien à faire. Elle le laisse parler, le remercie de l’éduquer sur les douleurs que les hommes subissent et l’amènent proche d’une fenêtre assez longtemps pour que Darius puisse sortir de la chambre où il était pris en otage. Là-dessus, Athena peut donc l’arrêter.

Et en attendant, May est celle qui gère toute la situation par elle-même. Trop forte.

L’épisode propose aussi de prendre un peu de temps pour que Christopher puisse grandir : il a un bal d’école qui lui tient à cœur et pour lequel il veut être séduisant. Eddie a un peu de mal à l’idée de voir son fils grandir, mais il finit par s’y faire malgré tout.

> Saison 6

 

9-1-1 – S06E07

Épisode 7 – Cursed – 13/20
L’épisode est un brin trop prévisible et propose un humour auquel je n’ai pas tout à fait accroché, mais c’est autrement efficace. Comme toujours, les interventions font qu’on reste scotché à l’écran pour voir comment les personnages vont s’en sortir alors que ça paraît aussi impossible qu’improbable qu’ils s’en sortent ou vivent ce genre d’accidents. Le thème de l’épisode est sympa, même si ça commence à être redondant ce type d’épisodes après six saisons.

Spoilers

Une actrice se sent maudite parce qu’elle enchaîne les accidents.


It’s Felisa Valdez…

J’avais prévu de mettre la priorité sur la franchise pour mon #WESéries et nous voilà tard le samedi soir – tellement tard qu’on est dimanche d’ailleurs – sans le moindre épisode vu. C’est malin. Bon, à force, vous commencez à me connaître de toute manière, de la même manière que l’on commence à bien connaître la série. Je sais donc qu’il ne faut pas s’attacher aux personnages des premières scènes de chaque épisode, parce que ça finit toujours mal.

C’est de nouveau le cas avec cet épisode qui nous présente une actrice, Felisa, et son assistante bien gentiment à son service. Felisa commande un bracelet hyper cher censé lui porter chance, mais ça ne se passe pas exactement comme prévu : elle se prend un chandelier sur la tronche juste après avoir enfilé le bracelet. Ce n’est pas exactement ce que j’appelle un porte-bonheur, hein

Les pompiers arrivent assez vite pour la sortir de son chandelier, et contre toute attente, Felisa ne semble pas particulièrement blessée – malgré un petit moment de crainte qu’elle soit paralysée. Les pompiers révèlent qu’ils ont vu certains de ses films, ils lui viennent en aide, etc. C’est vraiment la base, le scénario doit s’écrire tout seul à force.

L’actrice explique une fois dans l’ambulance qu’elle avait besoin d’un porte-bonheur parce qu’elle se sent maudite. Je peux comprendre son idée : elle vient de se prendre un chandelier dans la tronche tout de même. Seulement, pour une fois, je suis du côté d’Eddie : il y a quelque chose de louche dans la relation entre Felisa et son assistante. Clairement, l’intrigue nous proposera une assistante qui provoque la poisse de sa boss, non ?

C’est peut-être trop simple comme explication : peut-être que Felisa provoque sa poisse elle-même. Dans tous les cas, il faudra bien trouver une explication à ce qui lui arrive, parce qu’elle est vraiment maudite, en apparence du moins. En effet, la deuxième intervention de l’épisode la concerne à nouveau : elle se retrouve avec un masque en cire sur le visage.

L’intervention est impressionnante, surtout parce que ça signifie quand même qu’ils ont un temps de réponse incroyable. Bon, ils reconnaissent Felisa à son bracelet et la prennent en charge sans le moindre souci. Au moment de l’évacuer, Eddie voit Alexis, l’assistante, débarquer et cela éveille à nouveau ses soupçons.

Cette fois-ci, il décide d’en parler à Athena ; ce qui est d’autant plus facile pour lui que Felisa laisse tomber son bracelet dans l’ambulance. Il peut donc le montrer comme preuve à la policière, tandis que le reste des pompiers se met à flipper de savoir le bracelet dans la caserne. Cela permettait quelques bons gags tellement Chimney et Hen ont peur de ce bracelet, mais c’était un peu lourd tout de même.

On comprend en tout cas assez vite que Felisa va passer une mauvaise semaine et représenter l’ensemble des interventions de l’épisode. Nous la retrouvons donc dans un magasin vaudou à vouloir s’acheter un autre porte-bonheur. C’est un échec à nouveau : Alexis se retrouve avec un cristal planté dans l’estomac. Pour une fois, ce n’est donc pas Felisa la victime directe ; mais elle prend cher quand même, se faisant intoxiquer par des vapeurs à cause du cristal dans l’estomac.

C’en est quand même trop pour Eddie qui recontacte Athena. Une fois sur le coup, Athena ne met pas longtemps à trouver un point commun entre le spa et le magasin : un homme avec une casquette est sur les lieux à chaque fois. Elle en parle à Eddie, qui en parle à Felisa à l’hôpital dès qu’il en a l’occasion, en présence d’Athena. Celle-ci refuse de croire qu’Alexis puisse lui en vouloir comme ça ; et peut-être qu’elle se souvient aussi d’Athena qui l’a déjà arrêtée une fois par le passé.

Dans tous les cas, elle n’y croit pas et décide de rentrer tranquillement chez elle… pour mieux être poursuivi en voiture par l’homme en question. Elle s’en veut de ne pas avoir cru Athena, appelle aussitôt le 9-1-1 (ça permet à Maddie de faire de la figuration dans l’épisode) et se retrouve malgré tout impliquée dans un accident avec sa voiture recouverte d’asphalte.

Toujours plus, cette série. Bon, tout est bien qui finit bien grâce à l’intervention de nos pompiers, une fois de plus. Elle leur doit une fière chandelle (de chandelier) tout de même. Athena parvient à arrêter son stalker, qui voulait juste récupérer le bracelet que Felisa balance à la tronche du type et… c’est tout. Si le chandelier reste inexpliqué jusqu’à la fin de l’épisode, le reste est facile à expliquer : le stalker était le vendeur du bracelet, tout simplement. Il ne voulait pas que le bracelet finisse sur les réseaux sociaux, parce qu’il s’agissait d’une arnaque, déjà vendue à d’autres acheteurs comme un exemplaire unique.

Le pauvre a alors provoqué bien malgré lui des accidents avec la cire et le cristal, manquant de tuer à plusieurs reprises Felisa. Bon. Ce sera tout pour cette intrigue, le chandelier restera une coïncidence, même si Athena n’y croit pas. Felisa ? On la retrouve sur une plage avec Eddie en fin d’épisode. Ils tiennent franchement de quoi faire un couple sympathique avec ces deux-là, mais la fin semble indiquer que nous ne reverrons pas Felisa par la suite. Honnêtement, c’est dommage, tout comme c’est dommage de voir Felisa justifier qu’Alexis lui vole de l’argent et ne pas s’inquiéter du fait qu’elle est potentiellement un danger pour elle aussi.

Bon, on a autrement une autre intrigue de malédiction en parallèle dans cet épisode, et elle concerne Buck. Seulement, je n’ai pas trop aimé, j’ai trouvé que c’était super lourd du côté de l’humour. Après les catastrophes de l’épisode précédent, Hen a pris quelques jours de congés. Pas de quoi s’inquiéter : elle est déjà de retour à la caserne. Cela lui permet de surveiller Buck qui recommence à faire n’importe quoi. Il est désormais au régime pour pouvoir être le meilleur donneur de spermes possible pour son meilleur pote.

Ma foi, pourquoi pas. Il raconte donc tout ça à Hen, enchaînant sur le fait qu’il n’a pas pu se masturber pendant quatre longues semaines, parce qu’il n’a jamais réussi à faire son don du sperme – problèmes techniques sur les serveurs, fermeture pour la pause repas, évanouissement de l’infirmière… Moui. Cela est un peu ridicule de s’économiser si longtemps, surtout avec autant d’incidents techniques. Je veux dire, il a largement le temps en une semaine de reproduire assez pour que ce soit fertile, mais bon.

L’avantage de tous ces incidents – et d’une panne d’électricité ensuite pour l’empêcher à nouveau de faire son don – c’est que ça va permettre à toute la caserne d’apprendre son secret. Il ne voulait pas que ça se sache, mais son ancien colocataire et sa femme viennent le voir sur son lieu de travail, inquiet que leur don n’avance pas. Comme c’est tout à fait le lieu pour parler discrètement d’un secret, toute la caserne finit par savoir ce qu’il en est.

Tout le monde est gêné par l’information, parce qu’ils ne comprennent pas la décision de Buck, mais personne n’a vraiment de raison de s’en mêler. On termine donc l’épisode sur un Buck heureux de pouvoir donner son sperme – après une dernière galère avec une panne de voiture et un sprint pour aller le donner au plus vite, parce que s’abstenir une journée de plus, ce serait trop pour lui.

Franchement, c’était lourd de faire de l’humour autour de ça ; surtout qu’on ne suit rien du reste de la vie perso de Buck en parallèle et qu’il n’y avait même pas vraiment de gags. C’était juste… étrange.

> Saison 6

 

9-1-1 – S06E06

Épisode 6 – Tomorrow – 16/20
J’ai l’impression que l’épisode passe à côté de certaines opportunités et twists qui auraient pu être évidents, se contentant d’un suspense moins efficace. Pour autant, cet épisode marque un tournant dans la vie d’un des personnages principaux de la série et il le fait de manière plutôt réussie. Après, je ne suis pas le plus objectif sur le sujet : j’adore les personnages mis en avant dans l’épisode.

Spoilers

Une explosion au laboratoire de Karen est sur le point d’avoir lieu (et la série nous l’a déjà spoilée).


As long as we have tomorrow, it’s not too late.

On oublie le cliffhanger de l’épisode précédent pour revenir en 2010 avec la rencontre entre Karen et Hen. J’aime déjà cet épisode : du Lady Gaga, un rencard express et la promesse d’un épisode se centrant sur Karen, sachant que j’adore cette actrice dans tous ses rôles depuis que je la connais, ça me fait plaisir.

Bon, après, en 2010, Karen n’était pas une femme géniale, parce qu’elle est horrible avec Hen, en affirmant qu’elle n’a que vingt minutes pour la convaincre que c’est une bonne idée de faire ce rencard. Cela ne déstabilise pas trop Hen pour autant, alors même qu’elle ne savait pas qu’elle allait avoir un rencard : elle avait un rendez-vous avec Howie, qui a refusé de se pointer. Et pour cause : Karen est sa voisine, et il a fait en sorte que les deux se rencontrent parce qu’il était temps qu’Hen oublie enfin Eva.

J’aime bien cette petite backstory, mais je n’aime jamais trop quand on nous raconte le passé d’un personnage dans un épisode où on la sait en danger. En attendant, Hen a beau être énervée après ce rencard imposé par Chimney, elle lui téléphone, critique énormément Karen… mais lui annonce qu’elle a prévu de la revoir le vendredi suivant. Et hop, les voilà qui se mettent en couple, se marient, vivent ensemble, ont des enfants et se remarient.

On peut donc en revenir au présent, mais pas encore au cliffhanger de l’épisode précédent. C’est assez horrible parce qu’on découvre un petit-déjeuner tout sympathique pour la famille… Hen n’ose pas démissionner, parce que ça va rendre ça réel, et Karen s’apprête à se rendre au travail avec son fils. Oh bordel.

Voilà : c’est probablement Denny qui va être le blessé grave de cet épisode. En attendant, on découvre le bâtiment où bosse Karen. C’est plein de trucs scientifiques, de robots cherchant la présence de vie extraterrestre, de tableaux avec des formules scientifiques, etc. Inévitablement, le gamin trouve ça trop cool de voir sa mère bosser dans un tel bâtiment.

Quand elle arrive enfin à son laboratoire, on découvre que les collègues avec qui elle bosse tous les jours ont l’habitude de s’engueuler. Heureusement, elle est capable de les calmer, le tout devant son fils qui trouve ça cool de voir un boulot où il peut être question d’extraterrestres de manière sérieuse. Bref, c’est un peu longuet, mais on comprend bien : c’est COOL. Pourtant, il commence déjà à y avoir quelques dysfonctionnements dans les machines.

En parallèle, Hen reçoit la visite des services sociaux, non pas pour placer un autre enfant chez elles, mais pour lui rendre son dossier. En effet, Karen les a contactés pour expliquer qu’elles ne pourraient plus accueillir d’enfants. C’est problématique, parce que ça se fait dans le dos d’Hen, qui n’en avait aucune idée. Pourtant, c’est plutôt logique et l’argument de Karen est le bon : impossible d’accueillir des enfants alors qu’Hen entame sa troisième année de médecine (déjà !).

Hen appelle donc Karen une fois la conseillère partie, histoire d’en parler avec elle. Elle tombe sur Denny, parce que le portable est interdit et… le laboratoire explose. Ma foi, cet épisode ne prend pas la tournure que j’attendais et ça casse un peu le suspense : Denny n’est pas dans le laboratoire même quand il explose, l’explosion n’est même pas de sa faute et le suspense qui s’installe est plutôt pour la survie de Karen.

C’est dommage, parce que l’on sait qu’elle survit, puisqu’elle passe l’appel au 911. Hen se rend sur place aussi vite qu’elle le peut, mais c’est quand même moins rapide que les pompiers. Bobby et ses hommes (il va vraiment falloir que Lucy revienne) sont déjà sur place. Le capitaine interdit à Hen de mettre son équipement de pompier, parce qu’elle ne l’est plus même si elle n’a pas encore démissionné, mais aussi parce qu’elle est trop proche de la situation. Et puis, Denny est rapidement évacué du bâtiment (vraiment, une occasion ratée), alors ce n’est pas comme si elle n’avait rien à faire non plus.

Les pompiers pénètrent rapidement dans le bâtiment et se frayent comme ils peuvent un chemin vers le laboratoire où l’incendie continue. Ils retrouvent rapidement Karen, et on comprend son regard de détresse : une de ses collègues a perdu son bras. Le bras est arraché, et ça doit faire peur à voir quand on n’y est pas prêt.

La vie est radicalement changée pour toutes les personnes présentes dans le laboratoire au moment de l’explosion. Après, la femme pourra s’estimer heureuse d’être en vie puisque c’est elle qui a provoqué, de manière accidentelle, l’explosion. Contre toute attente, les pompiers n’évacuent pas immédiatement Karen : ils la laissent les aider à s’occuper de sa collègue.

Je n’avais pourtant qu’une envie : qu’elle puisse être dégagée bien rapidement du bâtiment. Et j’avais raison, en plus : en-dehors du bâtiment, un homme réussit à sortir par une issue de secours non surveillée. Hen et Athena, venue en soutien, le retrouvent les premières et malgré sa mâchoire explosée dans… euh, ben, l’explosion ; l’homme parvient à les prévenir que le danger n’est pas encore passé.

Le problème, c’est qu’à l’intérieur, alors que Buck évacue Karen, un autre homme appelle à l’aide. Sans surprise, Karen l’entend et perd du temps à sortir du bâtiment. L’avantage, c’est qu’elle est avec Buck qui entend à la radio Athena faisant passer le message du scientifique qui les avertit du danger. C’est plutôt une bonne chose : Karen peut expliquer le risque, avec une porte qui ne doit surtout pas être ouverte pour prévenir une explosion.

C’était sympa de voir les pompiers bosser tous ensemble, mais pas bien crédible de voir Karen prendre la radio des mains de Buck pour parler à Athéna, pas en service. Allez, ça fonctionne tout de même, même si c’est gros qu’en plus de tout le reste, Hen soit en train d’opérer des procédures médicales complexes sur le scientifique.

Tout se poursuit pourtant bien : le scientifique est sauvé, Karen évacuée du bâtiment et, même si la seconde explosion a lieu, il n’y a pas d’autres blessés. Bref, ça pourrait être un happy ending, mais Karen est quand même recouverte de sang et de blessures, et personne ne s’occupe de la soigner. Je sais bien que c’est son caractère de courir partout et d’aller aider tous les autres avant qu’on s’occupe d’elle, mais n’ont-ils jamais vu la moindre série ?

Evidemment, Karen est essoufflée quand elle sort, et son happy end à retrouver Hen et Denny n’est que de courte durée avant qu’elle ne s’évanouisse. Elle a en fait une sacrée blessure dans le flanc, et comme elle est avec Hen, cette fois, personne n’a le moindre problème à laisser Hen gérer Karen, y compris dans l’ambulance.

C’est plutôt une bonne chose, parce qu’Hen ne s’arrête pas de lui faire un massage cardiaque même quand Bobby et Hen perdent espoir. C’est cette perte d’espoir, un peu trop rapide comme ils connaissent Karen, qui m’a rassuré immédiatement sur son sort. Après tout, c’est une série dans laquelle ils auraient pu oser la tuer. Ce n’est finalement pas le cas : Karen survit bien.

Ce n’est pas la seule. En fait, il n’y a qu’un seul mort, un collègue plutôt cool de Karen – parce que tout son boulot est cool, non ? A son réveil, Karen demande de ses nouvelles, mais elle demande aussi de Denny et des autres. Elle insiste aussi pour que Denny ne soit pas laissé seul chez lui. Elle fait bien : le gamin est clairement traumatisé d’avoir vu sa mère s’effondrer comme ça. Hen s’occupe bien de lui et tout est bien qui finit bien… sauf qu’elle jette à la poubelle les papiers pour son transfert et sa démission.

Quand Karen rentre chez elle, c’est donc pour découvrir que sa femme a pris la décision de ne plus devenir médecin. Je suis un peu déçu, franchement, mais j’aime bien les raisons pour lesquelles elle prend cette décision : elle ne veut pas avoir à sacrifier sa vie de famille, parce que finalement, c’est ça son rêve.

Et alors que tout ça se déroule, nous continuons d’avoir des flashbacks tout au long de l’épisode, pour nous expliquer le début de la relation entre Hen et Karen. C’est plutôt mignon de les voir apprendre à se connaître, avec une Hen qui a peur de s’engager dans une relation sérieuse mais couche quand même avec Karen ou une Karen qui découvre le passé de sa nouvelle copine avec Eva. Vraiment, c’est une belle relation.

Karen accepte aussi l’existence de Denny, le fils d’Eva quand même. Bon, j’imagine que c’est quelques années plus tard, mais quand même, c’est beau de savoir comment tout ça va terminer. Pourtant, la vie qu’elles construisent ensemble est compliquée : franchement, un enfant en plus dans un couple qui débute – et un enfant qui n’est même pas le leur à la base ; c’est violent.

Les deux rompent… Mais Chimney est toujours là pour elles : il rappelle Karen au moment où elle s’apprête à prendre un avion l’emmenant loin de Los Angeles et donc d’Hen. Il lui fait croire une demi-seconde à la mort de Hen, et c’est par culpabilité que Karen reste finalement.

Hen a pour le coup vraiment eu un accident et Karen revient pour s’occuper d’elle, ayant peur de la perdre, ayant peur qu’elle meure. C’était une jolie scène, surtout mise en parallèle de Karen en arrêt cardiaque alors que dans ce flashback, Karen affirme qu’elles iront bien tant qu’elles ont un lendemain.

Et dans ce lendemain, elles deviennent maman et s’occupent du bébé – avec Karen prenant la décision de ne pas devenir astronaute parce qu’elle est très bien sur Terre désormais. C’est beau : Karen fait le choix de rester pour sa famille dans ce flashback et Hen fait le même dans le présent.

Ceci étant dit… Tout ça pour ça ? Cela faisait un moment que la série nous bassinait avec le rêve de devenir médecin et j’imaginais déjà des épisodes nous proposant des chirurgies intenses pour les victimes secourues par les pompiers du 911. Je pense que les scénaristes n’étaient pas motivés par un reboot de Grey’s Anatomy dans leur propre univers.

> Saison 6

 

9-1-1 – S06E05

Épisode 5 – Home Invasion – 16/20
La série reprend son souffle avec cet épisode qui correspond bien plus à ce qu’on peut attendre d’elle de manière générale : des interventions reliées entre elles, une intrigue comique, une autre plus dramatique et l’évolution à vitesse grand V d’un personnage en particulier. Ce cocktail explosif – c’est le mot – est divertissant et efficace.

Spoilers

Une série de cambriolages, une nourrice et un chien envahissants ainsi qu’une deuxième chance pour devenir médecin peuplent cet épisode.


The racoon definitely didn’t do this.

Je n’aime pas du tout ce début d’épisode, ça va tellement me créer des angoisses ! On commence dans une maison toute calme en pleine nuit – et la propriétaire se réveille en sursaut quand elle entend du fracas en bas de chez elle. Paniquée, elle appelle le 911 et tombe sur Josh qui lui explique comment se comporter.

Dans la panique, la femme fait tout le contraire de ce qu’on lui dit de faire et insiste pour s’enfuir. Ce n’est pas la meilleure des idées et ça se termine plutôt mal pour elle quand elle voit quelque chose, dans le placard de sa cuisine, qui la traumatise. Pourtant, quand Athéna arrive, elle ne trouve personne d’autre que la femme, inconsciente sur le sol de son entrée.

La pauvre a eu son lot de frayeur, pourtant, si elle est inconsciente. Buck s’amuse alors à aller jouer les détectives dans la cuisine, persuadé qu’il fera un meilleur travail qu’Athéna. Il n’a quand même pas peur quand il est question d’un monstre… mais de manière assez évidente, il trouve finalement un raton-laveur. C’était un début plutôt comique pour l’épisode.

La deuxième intervention voit Maddie au téléphone avec un homme dont la maison est cambriolée, lui aussi. Décidément, cet épisode veut vraiment nous faire stresser sur les cambriolages. C’est au beau milieu de la journée que le vieil homme qui l’appelle – ou en tout cas que Maddie imagine comme vieil homme dans sa tête – se fait alors tirer dessus par les cambrioleurs. S’il survit, Athéna est aussitôt sur l’enquête : l’homme est le mari de la première victime de l’épisode. Il était à l’étranger, mais est rentré au plus vite pour voir sa femme suite à son accident, tout ça pour finir lui aussi à l’hôpital.

J’espère qu’ils ont une bonne assurance, et un bon hôpital. D’ailleurs, cette histoire d’hôpital est le point commun entre ces victimes et toutes les autres victimes de cambriolage. C’était assez hilarant de voir Athéna, qui n’est pas détective, faire le lien plus rapidement que le vrai détective : toutes les victimes de cambriolage ont eu la bonne idée d’appeler le 911 avant de se faire cambrioler ; et bien sûr, les opérateurs ont posé plein de questions pour accéder à la maison en faisant le moins de dégâts possibles.

Une fois que cette intrigue est en place, il est logique qu’Athéna se rende au centre d’appels pour demander à Maddie d’enquêter depuis la base de données : elle se rend compte que les appels n’ont rien en commun… sauf le fait que quelqu’un accède aux logs des appels après coups, à plusieurs reprises. Le problème, c’est que ce quelqu’un s’avère être Maddie elle-même.

Bien qu’elle soit rapidement lavée de tout soupçon, il n’empêche que cette affaire la travaille, parce que c’est son mot de passe qui est utilisé pour commettre tous les cambriolages – et l’un de ces cambriolages a terminé en blessure par balle. Cela la perturbe et elle finit par monter avec les policiers une opération piège quand elle comprend que Noah, la nouvelle recrue, est probablement responsable de ce qu’il s’est passé.

Franchement, je suis dégoûté. Je me doutais que ça allait être lui, j’avais bien compris qu’elle le piégeait en faisant semblant d’être virée, mais j’espérais vraiment que ce serait sa nourrice la voleuse de mot de passe. L’intrigue avec Noah courait sur plusieurs épisodes, cependant, donc ça rendait son impact un peu plus grand, car il est difficile de ne pas compatir pour lui ou de ne pas être dégoûté de cette conclusion. Et c’est ce qu’ils voulaient. Bon, ben, adieu Noah, je t’aimais bien et j’avais espoir en toi pour être le nouveau May.

La troisième intervention de l’épisode n’est pas plus réjouissante : une femme fait des travaux chez elle après avoir changé les serrures… et entend un homme essayer de s’introduire chez elle. Finalement, il s’agit de son frère, alors tout va bien. Le problème, c’est qu’il insiste pour aider sa sœur à faire ses travaux. La pauvre va être servie : il fait ce qu’il peut pour insonoriser la maison avec de la maison, mais il a finalement un accident avec la machine.

Il se retrouve enseveli sous la mousse isolante, qui continue de couler et isole complètement le grenier. La sœur est ravie de devoir appeler les pompiers et de les voir éclater son plafond pour retrouver Vincent, le frère. C’était une bonne intervention, qui finit avec la survie de ce pauvre Vincent et la destruction d’une bonne partie de la maison. Rassurons-nous : Buck, Eddie et d’autres pompiers prennent sur leur temps libre pour venir aider la propriétaire à colmater les trous en fin d’épisode.

Une autre intrigue comique de l’épisode voit donc Chimney et Maddie embaucher une nourrice – ou plutôt une manager d’intérieur, selon ses termes. La nourrice est juste flippante à vouloir s’occuper de tout chez eux ; je ne pourrais juste pas supporter ça, perso. Après, je ne supporterais pas trop non plus les collègues de Maddie qui sont tous à vouloir donner un avis sur la question. Oh, boundaries, non ?

Cela dit, ça vaut aussi pour la « manager » qui demande à Chimney d’enlever ses chaussures dès qu’il rentre chez lui. C’est sans surprise qu’en toute fin d’épisode, la nourrice se fait virer par Maddie, mais ça aura donné un peu d’humour à l’épisode.

Pendant ce temps, May débarque à nouveau chez sa mère pour réviser. C’est une drôle d’idée d’aller chercher le calme chez ses parents, mais bon, elle en a pour son argent comme ça : elle apprend que Bobby a ramené un chien à sa mère – alors que celle-ci est allergique. Ce n’est pas la meilleure des cohabitations.

Comme May est allergique aussi, Bobby n’a d’autres choix que de trouver un nouveau foyer à Hoover, son chien. En théorie, face à ce genre de problème, on utilise les réseaux sociaux ou les associations. Dans cette série, toutefois, la solution qui apparaît la plus logique à Bobby est de confier le chien à sa collègue en congé. Hen est ravie de se retrouver avec un chien qu’elle n’a jamais demandé. Bon, c’est improbable comme intrigue et c’est plutôt son fils qui est le plus heureux, hein.

Le tout se fait la veille du concours de médecine qu’elle doit rattraper, mais ça ne semble déranger ni Hen, ni Karen. Elles se font vite à l’existence du chien, qu’elles autorisent à rester dans la chambre avec elles pour la nuit. Pour quelqu’un qui ne voulait pas de chien, franchement, Hen s’y fait vite. Pas si vite non plus : elle refuse de coucher avec Karen tant que le chien la regarde. Et comme le chien refuse d’être laissé à la porte, elles ne font pas l’amour.

Pfiou. On est vraiment sur une intrigue hyper classique pour un nouveau chien là. Tout aussi classique est le coup du chien qui détruit la moitié de la maison pendant la nuit sans que personne ne l’entende. Vraiment, cet épisode ne donne pas envie d’avoir une maison – entre les cambriolages et les chiens qui détruisent tout, hein.

Le chien se retrouve ainsi adopté par… Eddie. Je ne sais même pas si elles ont pris le temps de lui avouer tout ce qu’il s’est passé ; parce qu’Eddie aussi se retrouve avec une cuisine dévastée. Il tente donc de confier le chien à Chimney, en vain : sa manager d’intérieur refuse immédiatement le chien. Ce dernier se retrouve donc chez Buck qui découvre à son tour que le chien refuse d’être laissé seul et aboie beaucoup trop pour un appartement où les chiens sont interdits.

Le chien se retrouve à nouveau chez Bobby et Athéna… Avant que Bobby ne lui trouve un voisin pour s’en occuper : le couple de début d’épisode avec la maison cambriolée par le raton-laveur.

Autrement, la fin d’épisode voit tous les pompiers célébrer Hen : sa prof lui a laissé une seconde chance en lui laissant faire une ronde avec elle à l’hôpital ; et Hen s’est fait remarquer par son professionnalisme et ses diagnostics. La voilà donc qui quitte définitivement les pompiers pour devenir chirurgien. Cela donne l’occasion d’étendre un peu la série vers d’autres univers, mais avec les flashbacks sur la relation Chimney/Hen, ils ont réussi à me rendre triste.

Pas de quoi s’inquiéter : Hen restera bien dans la série puisque le cliffhanger de l’épisode (d’où y a un cliffhanger ?) se concentre sur un laboratoire ayant subi une explosion. Le rapport avec Hen ? La personne qui appelle le 911 n’est autre que Karen, et elle annonce qu’il y a des blessés et semble terrifiée par ce qu’elle voit – comme s’il y avait quelqu’un de blessé qu’on devrait connaître.

> Saison 6