Wolf Pack – S01E03

Épisode 3 – Origin Point – 13/20
La série continue à sa vitesse de croisière, qu’elle a finalement réussi à trouver. Les personnages ne sont pas les couteux les plus affutés du tiroir, si je puis dire, mais dans l’ensemble, ça se regarde. Bon, ça fait un peu mal aux yeux quand il y a des effets spéciaux, je reconnais, sauf qu’ils le savent désormais et semblent vouloir les contourner. Dans l’ensemble, on se retrouve donc avec un divertissement qui fonctionne bien et quelques mystères dont j’ai hâte de voir la résolution, juste pour savoir si j’ai raison ou non. Dans les deux cas, je serais déçu, en plus, mais je veux savoir quand même.

Spoilers

Ramsey interroge les quatre adolescents. Enfin, elle essaie. La meute commence à bien se connaître, enfin.

First of all, they’re teenagers. All they do is lie.

C’est marrant, j’ai l’impression que l’on perd cinq minutes à chaque épisode… non ? C’est bien, la saison va passer plus vite comme ça, et c’est clairement ce que l’on veut vu la qualité moyenne de l’ensemble. Cet épisode 3 commence par une bande de jeunes s’infiltrant par effraction dans un bâtiment de nuit. On ne les connaît pas à l’avance, mais l’ambiance musicale nous fait bien comprendre qu’ils n’ont pas le droit d’être là.

Et ils feraient mieux de ne pas l’être, en fait : ils grimpent sur un échafaudage pour avoir une meilleure vue de l’incendie… et on s’en passerait ! Les effets spéciaux ne sont vraiment pas de qualité pour une série de cette envergure. C’est triste d’être en 2023 et de vouloir proposer une série ambitieuse sans le budget qui va avec. Et difficile d’avoir le budget qui va avec quand l’ambition est de faire un teen show, je crois.

Parmi les jeunes de la première scène, il y a une idiote qui veut absolument prendre des selfies et se met clairement en danger – et il s’agit de Phoebe, vue dans le premier épisode. Au passage, elle nous apprend tout de même qu’elle a sa théorie sur la personne ayant lancé l’incendie. Elle imagine que ça vient de Blake, pour toutes les mauvaises raisons possibles. Elle en parle en toute liberté, sans même se rendre compte qu’elle est espionnée par un loup, en-dessous dans l’échafaudage. Ce n’était ni subtil, ni discret pourtant.

La série tente ensuite une sorte de plan pour nous faire flipper, mais ça fonctionnerait tellement mieux s’il n’y avait pas des ombres ridicules et un trou dans le sol que les adolescents ignorent volontairement. Ils finissent par se faire arrêter par les flics, mais tout ça ne fait qu’augmenter mes soupçons envers Ramsay, franchement.

Pourtant après le générique, on retrouve justement Ramsey dans une voiture de police, mais avec nos quatre héros de la série. Enfin, héros, le nom est trop grand pour eux, je crois. Ramsey assure à nos adolescents qu’elle ne les arrête pas et qu’elle souhaite simplement leur poser quelques questions.

Cela n’empêche absolument pas Everett de nous faire une crise d’angoisse. Heureusement pour lui, Blake pense à tout et lui donne un antistress qui parvient à le calmer. J’ai tellement ri devant la scène : c’était sacrément ridicule de voir Luna et Harlan regarder tout ça comme si c’était merveilleux et incroyable… C’est juste une ado qui réconforte son crush du moment, quoi.

Ramsey emmène finalement les ados, en compagnie de son collègue insupportable, jusqu’au commissariat… mais il y a une telle foule à cause de l’incendie que ça ressemblait plus à un gymnase pour les premiers secours et les abris, hein. Bon, c’est un bâtiment public on va dire. Harlan essaie de collecter autant d’informations que possible grâce à sa super ouïe, ce qui permet d’en savoir un peu plus sur les ados du début d’épisode, tandis que Luna effraie un cheval, parce qu’elle est un loup. Evidemment.

Franchement, la série oublie de faire dans la subtilité. Elle oublie aussi de le faire quand Blake demande à Phoebe ce qu’elle a bien pu raconter aux flics et les raisons de leur présence sur place. La raison ? Eh bien, l’enquête sur l’incendie, justement. Les quatre personnages principaux tentent de se mettre d’accord sur ce qu’ils pourront bien raconter aux enquêteurs, mais comme Everett insiste pour dire qu’il ne fume pas, ils n’ont même pas à un alibi commun bidon à donner.

On commence par l’interrogatoire d’Everett, qui ne s’intéresse pas qu’à l’incendie. Après tout, Connor a disparu, c’est inquiétant aussi. C’est suffisamment inquiétant pour qu’on oublie, pendant le tournage et la post-prod d’ajouter un peu de lumière. L’accentuation du bleu, ça devient lassant. Pendant qu’Everett essaie de détourner l’attention de Connor, Harlan se met à écouter l’interrogatoire d’Everett par Ramsey.

L’avantage, c’est qu’il s’énerve de la stupidité d’Everett… ce qui leur permet de se rendre compte qu’ils sont capables de s’entendre parler les uns les autres. Les règles de cette télépathie nouvelle n’est pas bien claire, mais les quatre ados s’entendent parler. Le truc, c’est que ce n’est pas discret : Harlan est vite grillé par un flic à parler tout seul. Luna et Blake, elles, se contentent d’écouter Everett s’enfoncer en permanence, demandant une enquête sur Connor, puis un avocat.

C’est exactement ce que les autres lui avaient demandé de ne pas faire… mais c’est aussi un des premiers réflexes de Harlan. Allez savoir pourquoi. L’avantage, c’est que Garrett débarque à peu près au même moment, lui permettant d’éviter un problème supplémentaire pour son fils. Puis pour Luna. Puis pour tout le monde, en fait.

En effet, Luna lui demande de venir en aide à Blake et Everett, parce qu’ils sont comme eux. Ramsey n’a donc pas le choix de les aider à quitter la surveillance infernale de Ramsey et de ses sbires. Ah, Buffy, je ne te fais pas confiance, tu caches quelque chose et ça se voit. Ses sbires, eux, sont tous plus insupportables et violents les uns que les autres. De vrais policiers bien clichés, quoi. Ramsey les force à rester dans les rangs, mais ça ne leur fait pas plaisir, du tout.

Pendant ce temps, Blake et Everett sont ramenés chez Garrett. Ce dernier souhaite parler avant tout à ses enfants, et ça permet de se rendre compte qu’il n’est pas en si bonne santé que ça. Il s’inquiète surtout pour ses enfants adoptifs, forcément. Comme d’habitude, Luna est celle qui fait avancer les choses en racontant tout ce qu’elle sait à Garrett, pendant que son frère préfère se taire et ne rien dire. Il faut dire aussi qu’il n’a pas envie de le faire : ce serait reconnaître qu’il fait partie d’une meute désormais.

Ce qui inquiète Garrett est précisément cette meute : il a peur que les deux nouveaux ne gèrent pas bien la transformation en loup-garou et ne deviennent violents – au point de tuer des victimes. Rien ne lui garantie que ses enfants ne feront pas de même. Cela n’arrive à convaincre personne sauf lui, en vrai, mais bon, on va faire comme si.

Pendant que Garrett s’inquiète, Blake fantasme et espère qu’Everett l’embrasse, avant de se confier sur le coup de téléphone flippant qu’elle a reçue. Elle se dit qu’il n’était peut-être pas pour elle, mais pour ses parents. Après tout, elle est devenue dangereuse, c’est vrai. Ce n’est pas la seule à le penser.

En parallèle de tout ça, Phoebe se retrouve avec un pneu crevé – très clairement par un loup-garou, je pense. Elle ne le sait pas encore, cependant, et le stress monte quand un deuxième pneu est crevé. Puis, un troisième. Heureusement qu’elle est au téléphone avec son père pour lui raconter tout ce qu’il se passe dès le départ, non ? Ben non, elle en dit le moins possible. Rah, c’est frustrant.

Phoebe soupçonne en tout cas Blake d’être responsable de tout ça et le fait savoir en téléphonant à… Harlan. Ils ne sont même pas censés être amis, sérieusement ? Le raccourci est vraiment trop gros, mais il ne s’arrête pas là : Harlan a aussi couché avec le petit-ami de Phoebe, chez elle, ce qui fait qu’il a son adresse. Cela permet à son père d’avoir une adresse à aller surveiller, pour vérifier si elle est toujours en vie.

Je ne vois pas bien pourquoi il fait ça, mais il le fait en tout cas. Il laisse ainsi Harlan, Blake, Everett et Luna seuls. Il était temps : les quatre héros peuvent ainsi parler et chercher à comprendre les pouvoirs qu’ils ont désormais. Ce n’est pas grandiose, mais ça nous fait un bon résumé : Harlan entend de loin, Luna sent de loin, Blake peut courir vite et Everett a une super force. Ils espèrent un temps pouvoir partager ces super-pouvoirs, comme au commissariat, mais leur test est rapidement un fail.

Peut-être que les pouvoirs de la meute s’activent quand ils sont en danger ? Ce n’est pas bien clair, mais en tout cas, ils ont tous le super sens de se savoir en danger quand un flic, Trent, débarque pour les interroger. Encore. Harlan finit par accepter de parler au flic, mais il demande tout de même à Everett et Blake de se cacher.

C’est l’occasion pour Everett de fantasmer à son tour pour Blake (le pouvoir de la lune, paraît-il) et pour le flic d’agresser à nouveau Harlan. C’est une méthode comme une autre pour interroger un adolescent, on va dire, mais vu le style de la série, ça ressemblait plus à un début de film porno, à nouveau. C’est peut-être parce que c’est Harlan, allez savoir. En attendant, ce porno tourne très mal pour le flic : il est dégommé par le loup-garou qui en a après nos héros.

Harlan se précipite donc chez lui et retrouve Luna, au téléphone avec Garret. Ce dernier leur indique, tout en faisant demi-tour, où aller chercher un flingue utile pour eux. C’est très bien tout ça, mais les deux ados en oublient de mettre à l’abri Everett et Blake. Ces deux derniers envisagent alors de fuir de la maison en étant ni vus ni connus.

C’est sans compter sur le coup de téléphone qu’ils reçoivent à nouveau d’une voix inconnue leur assurant qu’ils ne doivent pas quitter la maison avant que la pleine lune ne soit terminée. Même s’ils sont censés mourir avant la fin de la pleine lune, ils ont tendance à écouter cette voix mystérieuse et trafiquée. Malgré tout, moi, j’entends Sarah Michelle Gellar.

Pendant qu’ils restent à l’abri, le pauvre flic est attaqué par le loup qui n’y va pas de main morte avec lui. Le karma, vous me direz. Le flic se fait donc tuer et la série, n’ayant toujours pas le budget, fait le choix malin des gros plans ne permettant pas de tout voir. C’est une bonne chose. En parallèle, Harlan et Luna trouvent le fusil de leur père… pour mieux se rendre compte qu’il a des balles en argent. AH. Les enjeux sont tout de suite différents, mais on s’en doutait. On notera que Luna continue d’avoir une relation spéciale avec les chevaux, ça aura sûrement son importance plus tard dans la série.

En attendant, Blake est complètement stupide et décide de sortir de la maison, attirant Everett à sa suite. Les deux adolescents se retrouvent ainsi confrontés au loup-garou qui menaçait la maison… et que la série fait à nouveau le choix de ne pas montrer de trop près. Ce pourrait être un choix malin… si l’acteur incarnant Everett était un peu plus doué. Il surjoue trop la peur pour que je ne sois pas un peu sorti de l’épisode, franchement.

Finalement, Everett a la chance de survivre : Harlan débarque à temps pour tirer sur le loup, qui s’enfuit. Selon Luna, il le fait parce qu’ils sont tous connectés les uns aux autres : ils font partie de la même meute. Garret réussit à rentrer chez lui et est soulagé de voir ses enfants en bonne santé… jusqu’à ce qu’ils le confrontent sur ses balles en argent.

Il reconnaît les avoir fabriquées… et avoir envisagé de tuer ses enfants. Moui. Dis que c’était pour les protéger, bouffon ! Ce serait plus simple, non ?

The Last of Us – S01E01

Épisode 1 – When You’re Lost in the Darkness – 17/20
Je suis partagé, un peu comme cet épisode qui a deux parties très distinctes après tout. J’ai adoré la première partie et j’aurais aimé que l’on y reste pour voir petit à petit le monde sombrer dans le chaos. On s’attache beaucoup à ce qui y est proposé, pour finalement le laisser un peu trop derrière nous ensuite. La deuxième partie est beaucoup plus introductive de ce que sera la série. Elle propose certes des explications, mais le fait à son rythme, de manière inutilement cryptique parfois. J’étais un peu moins dedans, donc, même si je sais que ça devrait le faire pour la suite.

Spoilers

En 2003, une pandémie commence. Elle laissera le monde dans un état post-apocalyptique pour 2023.

We are not sick.

Ah, le logo HBO, rien que pour ça, je suis content d’avoir lancé la série. Après, se retrouver en 1968 à parler d’un virus et d’une pandémie avec des épidémiologistes sur un plateau télévisé… J’ai presque l’impression d’être de nouveau en 2020. Ou en 2023, vous me direz. La différence ? L’épidémiologiste nous explique que les champignons peuvent nous contrôler complètement – contrôler notre comportement en tout cas, tout en nous dévorant. Sans laisser sa victime mourir.

Son exemple ? Une fourmi. La limite par rapport aux humains ? Les champignons qui provoquent une telle épidémie chez les fourmis ne survivent pas au-delà de 35°C. On est donc plutôt sereins en tant qu’être humain, en théorie. En pratique, on n’est jamais à l’abri d’une mutation. Ils n’ont pas encore vu les X-Men eux. Bref, la théorie dans cette première scène est simple : si les champignons mutaient, ils pourraient tout à fait nous dégommer avec un virus qui chercherait à se propager coûte que coûte, comme dans Helix, au fond. En nous laissant en vie.

Le générique est plutôt sympathique, avec des champignons qui ressemblent à des buildings américains et qui se propagent peu à peu. Gloups. On voit qu’on est dans la merde.

On se retrouve ensuite en 2003 dans la chambre d’une petite fille qui se réveille en retard… par rapport au réveil programmé de son père, qui n’entend rien. La petite est exceptionnelle : elle se lève pour lui, elle lui fait son petit-déj d’anniversaire et lui fait écouter du Dido ? Je l’aime déjà, elle. C’est la seule dans la pièce qui est capable d’expliquer ce qu’est Jakarta. Merci d’exister, Sarah, vraiment.

Bon, ils sont rejoints par le meilleur ami et collègue du père, qui semble avoir ses habitudes dans la maison. La petite a toutefois un secret, apparemment : elle vole de l’argent et une montre dans les affaires de son père.

Assez vite, j’ai compris qu’une fois de plus, je me retrouvais devant une série qui se déroule à Austin. Cela commence à me faire vraiment beaucoup de Texas ! En tout cas, on est dans la ville américaine parfaite : le héros de la série et Sarah vivent dans un quartier américain parfait avec des voisins chiants et des drapeaux américains, elle se rend dans une école pleine de drapeaux et photos de président américain, se déplace dans une ville pleine de drapeaux américains… Ah, les américains.

Après les cours, Sarah se rend dans une boutique libanaise pour… faire réparer la montre que je pensais volée. Elle est toutefois chassée du magasin par la femme du réparateur, parce qu’elle est subitement inquiète de ce qu’il se passe. Je me doute que la suite de la série lui donnera raison : nous sommes à la veille d’une apocalypse zombie. Elle est juste très bien informée – et bon, c’est peut-être parce que la police et les pompiers n’arrêtent pas de passer dans le centre-ville pendant toute la journée.

Sarah se rend malgré tout chez la voisine plutôt que chez elle. L’infirmière de la voisine ne semble pas au fait de l’actualité : elle compare cette journée à une journée tout à fait normale. Pourtant, la vieille dame dont elle s’occupe ne va clairement pas bien. Sans que Sarah ne remarque, elle fait une crise dans son dos et est finalement observée par son chien qui n’ose plus rien dire.

Oh bordel, on se doute bien que la voisine est en train de se transformer en une sorte de zombie… mais nous n’en sauront pas plus pour le moment. C’est frustrant. La journée est donc parfaitement normale pour Sarah. Quand elle sort de chez la voisine, elle voit ainsi des avions de l’armée survoler la ville.

C’est parfaitement normal, hein. Aux infos, il est simplement question d’une vague de violence, et ça ne semble pas l’inquiéter plus que ça. Elle a bien raison : son père rentre certes en retard, mais il n’a pas l’air plus paniqué que ça. Il profite de son anniversaire pour passer du bon temps avec sa fille, qui s’endort sur lui.

Elle a un sommeil sacrément profond, parce que l’appel que reçoit son père ne la réveille pas, pas plus que le changement de pièce qu’il lui fait subir. Le père, Joel, est appelé par son collègue, Tommy : il a besoin de lui pour le sortir de prison. Elle aurait mieux fait de se réveiller pour savoir ce qu’il se passait, parce que le réveil à deux heures du matin est sacrément violent.

Il y a des bruits d’explosion, de tirs d’armes à feu et d’avions au-dessus de chez elle. À la télévision, il n’y a plus aucun programme, seulement un message d’alerte. Et pourtant, même si la télévision lui explique qu’elle doit rester chez elle, son premier réflexe est d’ouvrir la porte d’entrée quand Mercy, le chien des voisins, vient la voir.

Mercy n’a rien à faire dehors non plus, mais bon, Sarah n’est pas des plus malignes à se balader dans le quartier en laissant les portes ouvertes partout. Elle rentre chez ses voisins, alors qu’il faut rester barricadé… et finit par trouver beaucoup, beaucoup de sang. Son voisin est allongé et lui demande de l’aide, clairement blessé.

De l’aide ? Il en a besoin pour faire face à sa femme. La vieille femme toute fragile incapable de manger au début de l’épisode est en effet en train de manger tranquillement… son infirmière. Sarah n’était pas prête à voir ça, pas plus qu’elle n’est prête à faire face au zombie qui se dresse devant elle. Les zombies semblent avoir un temps de réaction bien lent, mais dans cette série, ils sont capables de courir, ce qui change tout de même beaucoup la dynamique des scènes d’action par rapport à The Walking Dead.

Ce n’est pas une surprise : c’est loin d’être la seule franchise où c’est le cas. Revenons-en à Sarah, poursuivie par la voisine alors qu’elle sort de chez elle. Son père arrive juste à temps pour la récupérer et lui dire de monter dans la voiture. Elle ne le fait pas pour autant, préférant regarder son père exploser la tronche de la voisine. Ce n’est qu’un début, clairement. On nous met enfin dans l’action, mais ça n’a pas pris non plus très longtemps à arriver.

L’épidémie est clairement très violente et imprévue pour la grande ville qu’est Austin. Cela fait beaucoup de victimes, en plus, parce que tout se passe durant la nuit. Personne n’est préparé : une autre voisine se fait bouffer, par exemple, parce qu’elle souhaite venir en aide aux voisins déjà zombifiés. C’est triste pour elle, mais ce n’est rien par rapport à l’horreur de rester sain d’esprit dans un tel bordel, j’imagine.

L’introduction de l’épisode nous assurait que l’espèce humaine perdrait face aux fungus. Joel l’a vite compris apparemment : il refuse de venir en aide à une famille en détresse pour fuir la ville au plus vite. Il est toutefois trop tard pour ça : Austin est sous quarantaine militaire. Il y a un tas d’embouteillages et même quand Tommy coupe à travers champs, c’est pour mieux faire face à un blocus militaire. Ah, oui, j’en oublie la critique, une fois de plus : Joel a débarqué avec Tommy, qu’il a réussi à faire sortir de prison où il était suite à une bagarre dans un bar.

La panique est palpable chez les trois acteurs qui jouent très bien, en tout cas. Ils cherchent un plan d’action pour quitter Austin, ville de l’épidémie. Sarah, rassurante, s’imagine que la situation pourrait être la même partout dans le monde. Un peu de pensée positive, peut-être ?

La scène dans la voiture est vraiment bien foutue, en tout cas. Les plans séquences sont réussis, particulièrement quand ils arrivent dans Austin. Nous les voyons circuler dans une ville à l’ambiance vraiment chaotique. Bon, c’est très clair que tout ça ressemble à une cinématique de jeu vidéo, mais ce sont probablement de vrais figurants qui courent dans tous les sens, et ça, ça fait toute la différence. Tout autour de la voiture, c’est la panique, des zombies bouffent, des victimes courent, des vitrines sont éclatées, des explosions ont lieu…

C’est une scène de guerre que propose la série dès ce premier épisode. Forcément, ça accroche et on reste bien posé sur son canapé, hein. Un avion se crashe finalement dans la rue, provoquant un accident dont ils ne peuvent sortir indemnes. Nos trois personnages principaux se retrouvent donc inconscients – et je ne peux qu’imaginer le pire pour eux car j’ai lu le synopsis de la série après tout. Pourtant, Sarah se réveille dans la voiture renversée. Ils en sortent juste à temps : une voiture de police leur fonce dessus.

Joel et Tommy ont alors la très mauvaise idée de se séparer. Joel souhaite protéger Sarah, dont la cheville est tordue ou cassée, tandis que Tommy cherche de l’aide ailleurs. Ce n’est pas évident pour Sarah d’être mise à l’abris par contre. Joel se retrouve en effet dans une ruelle pleine de zombies en train de manger, c’est problématique. Sans trop de surprise, l’un d’entre eux les repère et se met aussitôt à poursuivre le père et sa fille.

Et bordel, il court vite pour un infecté ! Cela ajoute clairement à la peur que veut proposer la série – et elle arrive assez bien à jouer son rôle avec l’adrénaline de la scène. Le zombie est heureusement shooté par un homme… qui n’est pas Tommy, contrairement à ce que je pensais initialement. Malheureusement, l’homme est un militaire qui a pour ordre de les tuer, même s’ils ne sont pas malades. Après tout, c’est une épidémie dont on ne sait rien et même si Joel assure qu’ils ne sont pas malades… ben, on ne prend pas le risque.

Le militaire leur tire donc dessus, les faisant tomber, avant d’être abattu par Tommy, cette fois. C’est toutefois trop tard : Sarah s’est fait tirer dessus. Je le savais. Je le savais qu’elle n’allait pas survivre, mais je ne pensais pas qu’elle se ferait tuer comme ça. Franchement, ils font chier avec leur synopsis qui en disait déjà beaucoup trop – je sais que TOUT LE MONDE le sait depuis dix ans au moins, mais quand même. Je ne mens pas quand je dis que je ne sais rien de la franchise.

La scène est horrible, Pedro Pascal joue bien… et on nous coupe en plein dans nos émotions pour nous projeter vingt ans plus tard. Je ne sais pas si c’est une si bonne idée : ça casse totalement le rythme.

J’aurais été partant pour une série nous montrant tout ce qu’il s’est passé durant l’apocalypse zombie. Là, finalement, on en revient à une série qui ne peut que faire penser à Fear : on bascule trop vite dans l’après. L’après se déroule dans un Boston ravagé et envahi par la végétation tellement la civilisation a sombré dans le chaos.

Un petit garçon s’approche d’une base militaire et est récupérée par des militaires qui prennent aussitôt soin d’elle. Leur premier réflexe est de vérifier si elle est infectée par le Cordyceps. On nous donne des éléments assez clairs, au moins, même si c’est par bribes. La militaire rassure autant qu’elle peut le petit garçon, lui assurant qu’une fois soigné, il aura tout ce dont il rêve, bouffe, jouets, le monde idéal quoi.

Il y a encore pas mal de gens en vie vingt ans après, sinon. Certes, les grandes villes sont détruites et tout le monde semble vivre dans des villes chaotiques et post-apocalyptiques avec des enfants à brûler, mais au moins, ils sont en vie. Nous retrouvons en tout cas Joel dans une rue à s’occuper de jeter les cadavres au feu – y compris un cadavre d’enfant, donc.

On comprend assez vite que le but global des policiers et des militaires est de rétablir l’ordre et d’entretenir au mieux la ville. Je trouve que le côté militaires extrêmement bien habillés et bien propres sur eux, c’est too much niveau crédibilité. En tout cas, on nous montre que Joel est prêt à tout pour s’en sortir désormais.

Il est difficile de ne pas le comprendre : pour sortie non autorisée d’une zone de quarantaine – ou entrée – les gens sont pendus. Le couvre-feu dure 12h, de 18h à 6h, et ça ne fait pas rêver. Quand je le dis prêt à tout, c’est qu’on nous le montre en train de faire du trafic de drogue, avec un policier en plus. Son but est encore peu clair, mais on comprend qu’il souhaite récupérer une voiture, ce qui ne semble pas évident en 2023.

Il lui faut également une batterie, ce qui fait que la série nous propose l’introduction d’un nouveau personnage, Tess. Je suis vendu d’avance : il s’agit d’Anna Torv que je suis bien content de retrouver. On est loin du personnage d’Olivia Dunham, par contre : Tess semble faire du trafic pour récupérer une batterie de camion et elle est prête à être torturée pour ça. Par contre, elle ne semblait pas s’attendre à l’attentat qui la frappe ensuite. Une voiture explose et dégomme le mur à côté d’elle – un attentat qui est rapidement lié aux Lucioles. Ne connaissant pas le jeu, il faut vraiment déduire à ce stade : les lucioles s’en prennent aux autorités et sont des terroristes extrémistes.

C’est un vrai monde post-apocalyptique, en tout cas. On apprend ensuite que le Wyoming est plus ou moins rayé de la carte du point de vue civilisationnel. Tommy y est encore, en haut d’une tour, mais ne répond plus aux messages de Joel – qui semble avoir quelques passe-droits puisqu’il peut couper toute une file d’attente, sans que personne ne lui dise rien. Son nouvel objectif est clair : il veut se rendre dans le Wyoming pour retrouver Tommy, et tant pis si la route est interminable.

On ne sait que peu de choses de sa vie depuis la perte de Sarah, mais il porte encore la montre offerte par sa fille. Il semble avoir une mauvaise tendance à boire de l’alcool et se droguer, aussi, ça ne dit rien qui vaille. Sans surprise, la série établit ensuite la connexion entre Joel et Tess.

Ils sont en couple ensemble et se sont répartis le travail : Tess a contacté Robert pour récupérer la batterie, mais celle-ci a été vendue à un autre. Joel devait trouver le pick-up. Il semble plus affecté que Tess par la tournure des événements : elle est celle qui le rassure, alors même qu’elle a passé une journée en prison.

Pour survivre dans ce monde, il faut échanger des cartes – des billets donc – et se montrer violent avec tout le monde, apparemment. Assez vite, le couple trouve un moyen de récupérer sa batterie : ils savent où Robert l’a emmenée. Ils cherchent donc à le rejoindre en passant par un tunnel où ils retrouvent un cadavre et beaucoup de champignons.

Tess est flippée sur le moment, mais tout va bien : les champignons sont cramés. Il n’empêche que ça nous ramène l’épidémie sur le devant de la scène, et il était temps. Le couple poursuit ensuite son exploration jusqu’à un bâtiment où ils tombent sur des cadavres, notamment celui de Robert, et leur batterie, toute aussi morte.

En parallèle de tout le reste, la série introduit également le personnage de Veronica – une jeune fille qui sera cruciale, ça va. Elle est prise en otage par les lucioles si je comprends bien la discussion entre Kim et Marlene, deux femmes qui font partie du groupe extrémiste. Ce groupe cherche à rétablir la démocratie face à des militaires extrémistes imposant une dictature, mais les explications sont vraiment données à l’arrache, ce qui est dommage, parce que plus de lisibilité n’aurait fait de mal à personne. En tout cas, elles ont une nouvelle mission : emmener la fille de l’autre côté du pays – à l’Ouest.

Ce ne sera pas si simple : la jeune fille n’a pas envie de se laisser faire. Elle connaît par cœur les tests qu’on lui demande quotidiennement et est plutôt du genre à répondre agressivement quand on lui parle. Logique : elle est née après la pandémie, et on nous fait comprendre que ça laisse une trace. Marlene semble aussi en savoir beaucoup sur Veronica – à commencer par son vrai prénom : Ellie. Bon, ça, je le savais déjà.

Apparemment, c’est Marlene qui l’a déposée dans un orphelinat militaire quand elle était encore bébé, mais ce n’est pas sa mère pour autant. Il est difficile de savoir qui dit vrai pour l’instant, mais j’imagine que le but est de nous intéresser par cet angle-là. En tout cas, Marlène veut sortir Ellie de la zone.

Elle se fait avoir par contre : elle comptait acheter une batterie à Robert, qui la double avec une batterie morte et qui se fait tuer par les Lucioles. Il est plutôt cool que les intrigues se rejoignent si vite, car je craignais déjà une perte de temps importante : c’est là-dedans que débarquent Tess et Joel… Voilà donc qu’on nous présente le but de la série : Marlene demande à Joel et Tess d’assurer le convoi d’Ellie pour la remettre au reste des Lucioles. Marlene est cheffe des Lucioles de Boston, elle connaît déjà bien Joel, mais elle est trop blessée pour effectuer d’elle-même sa mission.

On aimerait comprendre pourquoi Ellie est si importante – je la vois d’ici être un remède au virus, mais je n’y connais encore rien. En tout cas, Joel et Tess acceptent évidemment la tâche qui leur est confiée, parce qu’ils y voient leur intérêt : ils pourront obtenir tout ce qu’ils désirent à la livraison.

Ce n’est pas sans difficulté pour autant : Ellie est insupportable, je trouve, pour l’instant. Je ne doute pas qu’elle deviendra un personnage que j’aime, mais pour le moment, elle se contente de lancer des insultes toutes les dix secondes, cherchant à récupérer son couteau coûte que coûte.

De retour à l’appartement où ils attendent la nuit pour sortir et commencer leur périple, Joel finit par s’endormir, malgré cette ado reloue. A son réveil, elle est toujours là et interroge Joel sur le monde en-dehors de la zone de confinement où ils sont. Elle n’en est jamais sortie, contrairement à Tess et Joel qui semblent avoir plein de contacts – Billy et Frank (l’épisode 3, on sait), Tommy, Marlene. Pourtant, Joel n’est pas une flèche pour l’instant : il tombe à pied joint dans le piège tendu par Ellie quand elle lui parle d’une chanson des années 80 pour déchiffrer le code qu’il utilise.

En effet, il fait partie de la résistance et la résistance se sert d’un code musical à la radio pour savoir ce qu’il en est du danger dans lequel ils évoluent. Je ne vois pas bien l’intérêt de noter le code dans un livre, en revanche, c’est beaucoup trop grillé. La preuve. Non, vraiment, Joel n’est pas malin. Il a toutefois les ressources pour passer de l’autre côté du mur, par les égouts. On sait que c’est la peine de mort qui les attend s’ils sont surpris par l’armée, alors ça ajoute au stress de la situation, inévitablement.

Ils ont la bonne idée de fuir la quarantaine pendant un orage, histoire que ça ajoute au suspense. Malheureusement, ils sont rapidement grillés par un garde pendant sa pause pipi. Heureusement, il s’agit du garde avec qui Joel faisait du trafic. Si celui-ci fait mine de les arrêter, il en profite surtout pour négocier de meilleurs prix avec eux et les voler de tout ce qu’ils ont.

Cependant, on nous avait promis qu’Ellie serait violente comme tous les jeunes nés au cours des vingt dernières années ; et elle l’est. Elle n’hésite pas à planter son couteau dans la jambe du garde. Cela permet de débloquer la situation, et comme Joel ne supporte pas les militaires qui s’en prennent aux fillettes depuis la mort de Sarah, le garde finit dans un sale état.

Sans trop de surprise – à part le timing car ça me paraît encore tôt dans la série – Tess découvre alors qu’Ellie est infectée par la maladie, grâce à un détecteur utilisé par le garde. Elle est pourtant encore en bonne santé : elle est immunisée à la maladie, tout simplement. Tu m’étonnes qu’elle soit la priorité des Lucioles, du coup.

L’épisode se termine par la radio qui s’allume pour nous faire passer le message que le danger commence maintenant qu’ils sont en dehors de la zone de quarantaine. Et j’aime bien, ça me remotive un peu après une deuxième moitié d’épisode moins prenante. Il faut dire ce qui est : j’aurais préféré rester sur la première partie de l’épisode que la seconde, mais je vois en quoi la série parviendra ensuite à se rendre palpitante. C’est juste que c’était lourd comme introduction – et l’épisode est si long que j’ai l’impression d’en avoir déjà vu deux, en plus !

The Last of Us (S01)

Synopsis : Suite à une épidémie mondiale, Joel a appris à survivre seul. Son chemin croise celui d’Elie, et leur voyage à travers les Etats-Unis va tester leur envie de survivre autant que leur humanité.

Pour commencer, j’ai beaucoup hésité à commencer la série, pour plein de raisons. La première est la durée du premier épisode, il n’y a pas idée de se foutre de nous à ce point. Bon, pour le reste, je n’ai jamais joué au jeu, même si j’en ai déjà beaucoup entendu parler. La vérité est donc que je ne sais rien de l’histoire – je connaissais juste le nom d’Elie parce qu’il y avait eu un drama autour de son personnage sur Twitter, une fois.

C’est donc en néophyte total que je m’aventure dans la série. L’hésitation vient principalement de là : difficile de faire des critiques subjectives sur l’adaptation d’un jeu tant aimé par tant de gens. Je me dis que mes articles apporteront quand même quelque chose, l’avis de quelqu’un qui n’aime que les séries – et qui en plus a du mal à trouver encore des séries pour le fasciner. Ne me spoilez pas, s’il vous plaît, même si je m’y mets avec trois semaines de retard pour cette série et dix ans pour le jeu. Aussi, ne m’insultez pas non plus si j’écris des choses qui vous paraissent totalement débiles par rapport à votre connaissance de l’histoire du jeu et… commentez quand même, malgré tout ça ?

De toute manière, je ne pouvais pas passer à côté de cette série quand j’en vois le casting ; Pedro Pascal et Anna Torv ? Bien sûr que je suis au rendez-vous. Et quitte à la regarder, autant en faire des critiques, ça rentabilisera le temps de cerveau disponible.

Note moyenne de la saison : 15,5/20

S01E01 – When You’re Lost in the Darkness – 17/20
Je suis partagé, un peu comme cet épisode qui a deux parties très distinctes après tout. J’ai adoré la première partie et j’aurais aimé que l’on y reste pour voir petit à petit le monde sombrer dans le chaos. On s’attache beaucoup à ce qui y est proposé, pour finalement le laisser un peu trop derrière nous ensuite. La deuxième partie est beaucoup plus introductive de ce que sera la série. Elle propose certes des explications, mais le fait à son rythme, de manière inutilement cryptique parfois. J’étais un peu moins dedans, donc, même si je sais que ça devrait le faire pour la suite.
S01E02 – Infected – 15/20
Le rythme ralentit encore dans cet épisode, mais je m’y attendais un peu. L’aspect jeu vidéo continue de se faire sentir par moments, sans qu’il ne soit dérangeant pour autant, surtout que l’aspect visuel de la série est irréprochable. Les moments de tension s’éternisent trop, mais les informations données pour la compréhension de l’épidémie sont distillées avec fluidité, ce qui est une bonne chose. Enfin, bien sûr, il faut souligner la qualité de jeu des acteurs qui sauvent tous les temps morts et mènent à un final réussi.
S01E03 – Long, Long Time – 17/20
Je suis partagé (de nouveau), parce que cet épisode intervient très tôt dans la série pour proposer un tel détour. En même temps, l’occasion était probablement trop belle pour que les scénaristes passent à côté et je trouve que ça fonctionne merveilleusement bien. La série était à deux doigts de réussir à me faire pleurer, dès son troisième épisode. Je suis content qu’ils osent ce genre d’histoire et ça marque suffisamment les esprits pour que la série se forge une réputation. Ils ont donc bien fait. Par contre, pas merci à tous pour les spoilers. Je sais, je n’avais qu’à pas être en retard.
S01E04 – Please Hold to My Hand – 15/20
C’est quand même vachement mieux quand les épisodes durent 45 minutes, non ? La construction de cet épisode est bien prévisible comme j’aime, avec l’action placée exactement là où il faut et la construction trop lente des personnages qui finit par payer au moment adéquat. Il faut juste en passer par des lenteurs qui me semblent parfaitement faciles à éviter tout en construisant malgré tout les personnages, mais bon, c’est à la mode depuis une dizaine d’années, ces lenteurs…
S01E05 – Endure and Survive – 18/20
C’est le grand écart qualitatif, même si je ne me l’explique pas : cet épisode était bien plus dans l’action. Il aurait tout de même pu être raccourci en le dépossédant de toute une intrigue secondaire sur un personnage dont on a voulu nous expliquer en long, en large et en travers les motifs alors que ceux-ci n’étaient pas forcément nécessaires. De toute manière, je vois que la série veut juste qu’on s’attache à tous les personnages. Peut-on être assez bête pour se laisser piéger à chaque épisode ? Humph, je vous laisse lire la critique pour le savoir.
S01E06 – Kin – 12/20
Que l’épisode prenne son temps et ralentisse le rythme, c’est une chose que je peux comprendre vis-à-vis de la construction de la saison. Cependant, je me rends compte que j’aime de moins en moins le personnage principal et je trouve que trop de scènes nous faisaient tourner en rond pour rien. C’est une chose de vouloir construire ses personnages lentement, c’en est une autre de proposer des scènes qui ne servent qu’à passer le temps avant un moment où, dans une situation en tous points similaires, on avancera enfin.
S01E07 – Left Behind – 15/20
Le principal reproche que je peux faire à cet épisode est qu’il est trop prévisible et qu’on attend un bon moment qu’advienne ce qu’il advient. C’est sans vraie surprise, donc, et il faut surtout profiter de sa photographie quand on le regarde. Les acteurs sont excellents, ça aide toujours, mais vraiment, je crois que la série vaut principalement le coup pour ses décors. Pas sûr que je sois venu pour ça à la base…
S01E08 – When We Are In Need – 16/20
Le schéma de la série commence à être trop répétitif après seulement huit épisodes, ce qui n’est tout de même pas idéal. L’avantage, c’est que l’histoire qu’ils adaptent est vraiment bonne, portée par un duo de personnages excellents et des scènes d’action rares, mais efficaces. On y ajoute de beaux décors et le tour est joué.
S01E09 – Look for the Light – 15/20
Difficile de ne pas avoir le sentiment qu’une partie de l’épisode est bâclé, parce que tout le dilemme moral du jeu est finalement condensé sur le dernier acte et que l’action est beaucoup mise de côté pour y parvenir. L’épisode n’en reste pas moins efficace du côté du scénario. En fait, je comprends ce qui a fait le succès du jeu, mais j’ai plus de mal à comprendre le succès de la série. Je ne crois pas qu’elle apporte beaucoup plus – avait-elle vocation à le faire ? Pas sûr.

That ’90s Show – S01E04

Épisode 4 – Rave – 15/20
Si l’épisode trouve davantage son indépendance et qu’il propose de bons gags, c’est maintenant à l’écriture globale que j’en ai : je trouve dommage d’accélérer trop l’écriture de certaines relations. Cela attaque un peu trop la crédibilité générale des personnages, pas aidé non plus par une lourdeur sur les références aux années 90. Cela dit, c’était peut-être le cas aussi avec les années 70 sans que ça ne me marque autant à défaut d’avoir connu cette période.

Spoilers

Leia pense non-stop à Jay… mais ne veut pas lui dire.

Seriously, you look like a wet hotdog.

Bon, alors, je sais qu’il n’y a que dix épisodes dans la saison, mais là, c’est vraiment abusé : on commence dès la première scène par nous expliquer que Leia veut un petit-ami désormais, et tant pis pour le féminisme (admettons, dans les années 90). Ce petit-ami qu’elle veut absolument ? Jay. C’est abusé, franchement. Ils ont eu UNE scène mignonne en quatre épisodes, faut pas abuser comme ça.

Ceci étant dit, ça permet de nous mettre en place un début d’épisode plutôt réussi car il permet enfin à chaque personnage des adolescents d’avoir un rôle mieux établi. Nate est ainsi complètement martyrisé par sa petite amie, Nikki porte clairement la culotte, Jay a ses meilleurs amis qui le conseillent. De l’autre côté, Leia a Gwen et Ozzie, qui continue d’être un cliché sur patte que je vais finir par détester s’ils continuent d’en faire autant sur son côté gay pas vraiment refoulé mais beaucoup quand même mais en fait non, jouons sur tous les clichés possibles. C’est too much, comme c’était parfois too much d’avoir Hyde en cliché du drogué. Au moins, ça, c’était cool. Ozzie, c’est problématique plus qu’autre chose, parce qu’avec le recul de vingt ans, ce n’est PAS un problème. La drogue, ça en restait un. Bref, je suis un vieux con, épisode 4.

De son côté, Jay se plaint donc à ses amis de la conversation qu’il a eu avec Leia – et du fait qu’ils ne se sont pas embrassés. Il a tout clairement un cœur tout mielleux d’un coup : il en avait envie, sans oser vraiment. Leia, elle, en avait envie, mais s’est presque pris un râteau. La conclusion pour les deux ? Faire en sorte que l’autre avoue en premier ses sentiments pour avoir le pouvoir dans la relation.

Quelle belle manière d’avoir une relation stable et pas du tout toxique ! Si Leia ne fait pas grand-chose pour convaincre Jay de lui avouer ses sentiments, ce n’est pas le cas de Jay. Le coup de l’huile était un gag clairement facile, surtout que l’acteur a clairement fait trop de musculation juste pour le bien de la scène, mais ça m’a fait rire à plusieurs reprises quand il glissait sur la voiture ou en prenant la guitare.

Par contre, il est dommage que Gwen et Nkki se retrouvent à se détester l’une et l’autre, parce qu’elles sont dans deux camps différents : Leia et Jay veulent tous les deux que l’autre fasse le premier pas, et elles font tout pour que ça arrive. C’est problématique pour les filles, mais plutôt que de faire alliance, elles paraissent très clichées à se tirer dans les pattes comme ça.

Bon, toute la série est fondée sur des clichés et des stéréotypes, après, et il y avait un bon humour dans ces scènes. C’était moins drôle du côté de Nate et Jay, par contre. On nous les présente comme co-dépendants et les gags autour de ces personnages n’ont pas réussi à me convaincre. Je veux dire, le coup de Nate qui prend l’huile de son pote en se frottant à lui ou de Nate qui décroche le téléphone pour se faire passer pour son beau-père médecin ? Vraiment pas ouf.

Le personnage de Nikki devient en tout cas bien plus intéressant dans cet épisode, même si c’est trop copié de Jackie pour être pleinement satisfaisant. Cela fait du bien de retrouver ce genre de personnage, on va dire. Ozzie continue quant à lui d’être trop cliché, mais ça mène tous les ados à une rave : Ozzie souhaite y aller pour se déchaîner enfin comme il le souhaite… Plus cliché, tu meurs.

Evidemment qu’il est oublié par ses amis au moment d’y aller. Le côté Home Alone de la scène était censé être sympa, mais ça n’a pas pris sur moi, par contre. En fait, il n’y a qu’un gag sur deux que j’aime vraiment, c’est problématique. À la rave, Jay a à peu près le même bonnet que moi, je ne m’y attendais pas. Il porte aussi un parfum bien particulier, et promis, je n’ai pas le même là par contre.

Les tenues pour la rave ? C’était très cliché, et très années 90… mais j’ai l’impression que ça n’a pas tellement changé en 2023 si on nous envoie des personnages à une rave – à part Ozzie, mais lui, il est toujours dans l’excès de tout. BREF. Sur place, Leia décide d’être plus mature que Jay et d’aller le voir pour qu’ils puissent enfin se parler.

Elle se fait évidemment avoir par Jay, qui refuse de parler en même temps qu’elle quand elle lui propose qu’ils disent en même temps ce qu’ils pensent de l’autre. Bon, c’est un truc d’ados vraiment tout pété, mais le gag fonctionne. On est vraiment dans l’ambiance sitcom avec ça, et j’aime bien. Le problème est donc que Jay refuse de dire à Leia qu’il l’apprécie.

Il a ainsi le pouvoir dans la relation, comme son père lui avait dit. Franchement, ça pourrait être lourd les blagues sur Kelso, mais ça marche encore à peu près. Rare d’entendre des gamins parler comme ça de leur père, ou pire, du père d’un pote, mais admettons. Je pense que ça ne marche que parce qu’on adore Kelso, sinon, ce serait hyper catastrophique.

La soirée se termine en compétition entre Jay et Leia : vexée de s’être faite avoir, elle décide de draguer tout ce qui bouge – et lui aussi. J’ai bien aimé la représentation de la rave, mais heureusement que j’avais activé les sous-titres pour cet épisode. C’était excellent d’avoir un peu de réalisme sur le côté « on n’entend rien de ce qu’il se passe », mais pas plus mal que ça ne dure pas éternellement.

En parallèle, on nous rappelle que nous sommes dans les années 90 avec les choix de films de Kitty et Red. C’est amusant, sans plus, et c’est bien quand Red rappelle à Kitty qu’elle n’a pas besoin de lui parler quand ils regardent la télévision. Pauvre Kitty !

En plus, quand elle peut enfin parler, c’est pour expliquer qu’elle est contente de voir que Leia souhaite trainer avec elle… ce que Red est loin de comprendre. Lui, il pense plutôt qu’elle va terminer par être une vraie psychopathe de serial killer. Kitty, la pauvre, va tomber des nues en apprenant que Leia est capable de lui mentir malgré leur super relation.

Elle s’en rend compte quand Red retrouve Ozzie prêt à partir à la rave… mais continue de refuser d’y croire, jusqu’à ce que Red torture Ozzie. La scène était plutôt marrante, parce que ça correspond bien à Red, même si c’est abusé de sa part de se faire avoir par le piège du « none of your business ». Sans surprise, Kitty s’avère bien meilleure à faire sortir les vers du nez d’Ozzie, en le complimentant sur sa tenue et ses… petites boules. Bordel, qu’est-ce que cette actrice est géniale !

La révélation que Leia est à une rave est loin de lui plaire en revanche, alors que ça menait à une bonne scène finale : Red retrouve Leia à la rave… quand Leia se frotte à lui dans l’espoir de draguer un mec devant Jay. C’était vraiment drôle et bien trouvé. Bien que forcément punie, Leia a tout de même le temps de parler avec Gwen avant de se faire engueuler par ses grands-parents… enfin, par Kitty.

Elle se découvre un vrai plaisir à jouer les méchants policiers, même si ça laisse Red jouer le bon flic. Mouais. Bien que punie (bis), Leia a encore la chance de pouvoir parler avec Jay, puni lui aussi. Il vient voir Leia pour faire le point sur leur relation, il recommence donc le compte à trois, et cette fois-ci il lui dit la vérité : il l’aime bien aussi… mais Leia préfère en fait rester amis avec lui.

Soit ? On découvre dans la scène qui suit, après l’avoir persuadé qu’ils ne devaient être qu’amis comme Chandler et Ross, que Leia est ravie d’avoir le pouvoir et d’avoir fait une Kelso à Jay… MOUAIS. Elle vient de débarquer à Point Place, faut pas abuser sur les références à la famille Kelso non plus. Et oui, bien que punie (ter), Leia peut encore organiser une fausse rave avec Gwen et Ozzie dans la cave. Qu’est-ce que c’est gênant ce personnage d’Ozzie, franchement.

J’aurais aimé avoir les mêmes punitions que dans les séries… Parce que Leia privée de Nintendo alors qu’on ne l’a jamais vu jouer depuis quatre épisodes là, bon.