That ’90s Show – S01E02

Épisode 2 – Free Leia – 16/20
Je continue de péter un câble régulièrement devant les différentes scènes de l’épisode parce qu’il est vraiment dommage que les scénaristes cherchent trop souvent à imiter la série originale… mais en même temps, c’est un vrai plaisir de retrouver les personnages et l’humour. Ce n’est vraiment pas raté : je passe un bon moment devant cette comédie, elle arrive à me faire rire ce qui n’était plus trop le cas des comédies dernièrement et, bon, c’est un épisode réussi ! Bref, la série est renouvelée aujourd’hui pour une saison 2, tant mieux !

Spoilers

Leia cherche à s’intégrer vraiment dans son nouveau groupe d’amis.

That’s an awful lot of ham.

Je me lance dans ce deuxième épisode avec le plaisir de me rendre compte que l’épisode dure 24 minutes et non 30. C’est plutôt bon signe d’en revenir à un format de comédie plus classique. Par contre, la série n’a toujours pas sa propre identité, même si elle essaie très fortement d’y arriver. Par exemple, le générique est sympathique, parce qu’il a un vrai look des années 90. C’est plutôt cool… mais ça n’empêche pas que d’avoir toute la première scène de la série dans la cave Forman, ça ne permettait pas d’établir une vraie identité pour la série.

Ils en arrivent à rater la scène où les ados se font un joint, parce que nous n’avons pas une caméra tournante pour nous les montrer les uns après les autres. C’est bizarre de vouloir refaire exactement le même genre de scènes en changeant ce qui en faisait le génie, tout de même. Les dialogues ? Dignes de la série d’origine, d’accord, mais ce ne sont pas les personnages que l’on adore, quoi.

Ceux que l’on adore sont encore là, heureusement : Kitty et Red sont tout simplement géniaux et sauvent une bonne partie de la série. Je crois que c’est grâce à eux que j’aime ce revival pour l’instant, parce que les ados n’arrivent pas encore à tout à fait me convaincre. Les gags sont redondants, en fait, ils essaient trop d’être similaires à ceux de la série d’origine avec des références années 90, je crois.

Du coup, on est coincé entre une ambiance années 70 et années 90, sans vraiment y être. Par contre, un truc que je ne remarque qu’avec cet épisode et qui est important : les rires ne me dérangent pas du tout car ils sont bien placés. Ce n’est pas toujours le cas, ce qui fait que je suis plutôt content par ce spin-off – qui, en plus, parvient à me faire rire à plusieurs reprises.

Bref, je suis content de regarder cette série, vous l’aurez compris. Avec un peu de chance, la nostalgie fera place à l’amour des nouveaux personnages. Ce n’est pas encore le cas, parce qu’on passe beaucoup de temps avec Kitty et Red dans cet épisode. C’était plutôt drôle de les voir en personnages de jeux vidéos à travers les yeux drogués de Leia, d’ailleurs.

Quand je dis qu’on passe du temps avec eux, c’est parce qu’ils sont vraiment au cœur des intrigues de l’épisode. Commençons par l’épisode du point de vue de Kitty : elle amène Leia louer un film en VHS pour se rattraper d’un après-midi que sa petite fille trouve ratée. En effet, Leia a un sacré syndrome de l’imposteur et souhaite que tout le monde l’apprécie dans un groupe d’amis qu’elle squatte alors qu’elle ne devrait pas.

Cela mène à quelques gags sympathiques dans le magasin : on y découvre que Jay a un petit job, qui devrait permettre de changer de décor de temps en temps (la série en a terriblement besoin), et que le révérend de Kitty a des goûts particuliers pour louer ses VHS. C’était marrant sans en faire trop, et Kitty, je l’adore, tout simplement.

Elle se laisse ensuite entraîner par sa petite fille jusqu’à la maison de la dernière personne ayant loué le film Clerks, la nouvelle lubie de Leia étant de proposer à tout son groupe d’amis de voir ce film. Les voilà donc qui se retrouvent à la porte de… Leo. Je ne m’attendais pas du tout à son retour dans la série, persuadé qu’il n’y aurait que les ados de la bande d’origine en guests.

C’était une bonne idée pour ramener le personnage et ça se fait avec juste l’humour qui convient, je trouve. Il est toujours complètement défoncé, ne comprend rien à ce qu’il se passe et permet à Kitty de se rendre compte que ce qu’elle a laissé passer durant l’adolescence d’Eric craignait un peu, tout de même. J’ai bien ri des gags mis en place par le retour de Leo, et tout cela nous mène à une soirée film réussie pour les ados.

Ou pas. Ils s’étouffent tous sur les friandises que Leia a fait acheter pour eux car ils en réclamaient lors de leur après-midi drogue ; le film Clerks est finalement… une audition de Leo pour jouer dans la téléréalité. Franchement, Leia se donne à fond pour faire plaisir à ses nouveaux amis et je les trouve tous horribles avec elle. Gwenn se retrouve à devoir réconforter Leia, parce qu’elle est triste d’avoir foiré sa vie et de ne pas réussir à intégrer vraiment ce groupe.

Pour la réconforter ? Gwenn se retrouve à lui parler sur le capot de la voiture des grands-parents. Bordel, mais ? Pourquoi ? Je veux dire, ça sonne forcément faux et pas du tout années 90 de nous ramener exactement aux mêmes endroits que dans la série se déroulant dans les années 70. J’ai vraiment décroché de cette scène, ce n’était pas la meilleure idée du monde de nous en proposer une comme ça. Disons que ça arrive au moment où je commençais à accrocher un peu plus à la série et que d’un coup, ça me fait prendre conscience que non, nous ne sommes pas devant une série très originale. Déjà que je bug chaque fois qu’on nous rappelle qu’Eric est le père de Leia.

Finalement, les ados terminent tous devant Sauvez Willy, mais avec un peu de drogue en plus. C’était une conclusion réussie pour ces intrigues, et les gags prenaient plutôt bien. Par contre, je n’arrive pas encore à connaître les prénoms de chacun : ils sont trop coincés dans les stéréotypes qu’ils représentent, surtout le couple qui n’est jamais qu’un Kelso/Jackie du pauvre pour l’instant.

Leur intrigue dans cet épisode était de tomber amoureux des chemises de Red, franchement. D’ailleurs, je ne l’ai pas écrit, mais dans quel monde c’est cool de s’introduire dans la chambre des grands-parents de Leia et de fouiller leurs affaires ? Pour une fois, j’ai compris pourquoi Red pétait un câble, c’était plus que mérité. Pourtant, contre toute attente, Red offre aussi une de ses chemises à l’ado qui le lui avait réclamé plus tôt dans l’épisode.

Il s’est attendri avec le temps, même s’il n’aime toujours pas voir sa maison être envahie comme cela par plein d’ados et par… Sherri ? Il s’agit de la mère de Gwen et Nate (ah, il a un nom le grand demi-frère !). La nouvelle voisine de Red et Kitty est une fois de plus bien particulière. Elle trouve un moyen de s’incruster durablement pour l’été dans la maison de ses voisins, parce qu’elle a des travaux dans sa salle de bain et parce que Kitty est trop généreuse. Cela est cool qu’on nous vende Kitty comme ça, tout comme c’était cool que la série nous montre la flamme toujours bien vive dans le couple Kitty/Red.

Quant à Sherri, elle souhaite désormais rompre avec son rencard et met sa tenue d’enterrement pour ça. Le décolletant est si plongeant que Kitty parle de piscine quand même.

Le type que Sherri veut larguer ? Fez, bien évidemment ! La série met trois plombes à nous l’introduire et je n’arrive toujours pas à associer le personnage de Fez et celui de Torres dans NCIS, même s’il s’agit du même acteur. Il maîtrise toujours l’accent de Fez, qui n’a pas changé d’un iota apparemment : il a toujours exactement le même caractère et la même exubérance.

Ce n’est pas crédible ou logique de ne pas changer du tout en plus de dix ans… mais ce n’est pas grave du tout : j’ai hâte de voir le prochain épisode rien que pour le retrouver. C’est donc une réussite de le réintroduire comme cela… même si une fois de plus, ça suppose de laisser tomber l’originalité pour proposer du réchauffé.

Wolf Pack – S01E02

Épisode 2 – Two Bitten, Two Born – 13/20
Maintenant que je sais à quoi m’attendre du côté de la qualité et que, justement, je n’en attends plus rien, je trouve que la série a ses bons côtés. J’ai pu accrocher un peu plus à cet épisode qui développe ses personnages et les interactions entre eux, mais aussi les mystères qui occuperont la saison, surtout qu’il n’y a plus beaucoup d’effets spéciaux. Mieux vaut les éviter, franchement. Bref, c’est une série pour ados, mais ça fonctionne déjà mieux qu’au premier épisode.

Spoilers

Les quatre loups repartent chacun chez eux – et les mystères s’épaississent.

I’m not as good a liar as he is.

Allez, je me relance dans la série, avec l’espoir que ce deuxième meilleur soit meilleur que le premier. Cela me paraît mal barré rien qu’avec son titre hyper bateau et qui nous prend pour des idiots… mais on ne sait jamais ?

Déjà, il faut faire abstraction des effets spéciaux un peu pétés concernant les flammes dans les yeux de Blake (merci de nous rappeler si vite son nom)… Cependant, on nous replonge dans l’action pour cela, et j’ai pris l’habitude avec des séries comme Shadowhunters de faire abstraction à ce genre de détails. Ainsi, pour la première scène de l’épisode, nous reprenons au cliffhanger précédent : Blake est paniquée de se rendre compte qu’elle est une louve-garou.

Par conséquent, elle s’enfuit, soi-disant pour retrouver son frère… mais se précipite vers le brasier. Cela inquiète Luna, qui est la seule à s’en rendre compte, avant d’être finalement interrompus lorsque Blake fonce tout droit dans une équipe de pompiers. Les quatre ados sont donc raccompagnés vers leur voiture pour enfin rentrer chez eux – et suivis par la secouriste jusque chez eux, c’est à peine flippant.

Ce trajet en voiture est l’occasion pour que Luna cuisine les deux nouveaux sur ce qui leur est arrivé, contre l’avis de son frère, ça va de soi. Pas de bol pour eux, et surtout pour Everett qui veut vraiment comprendre ce qui est en train de se passer, les cicatrices ont disparu et les informations se font rares.

Il peut donc rentrer chez lui, pour mieux tomber sur ses parents très énervés. Alléluia, des adultes capables de se rendre compte que leur adolescent fugue, ça manque trop souvent dans les séries ! Everett se prend une bonne baffe pour son impertinence et sa fugue brève. Sans trop de surprise, il enchaîne sur une sacrée insomnie. Cela me paraît difficile de dormir dans ces conditions, c’est vrai… par contre, il occupe ses insomnies bizarrement, lui, si on en croit le montage proposé par les séries (des étirements, OK, mais ranger ses livres de manière bien ordonnée, là ? Bizarre).

De retour chez elle, Blake décide de prendre une bonne douche brulante pour oublier tout ce qui lui est arrivé. Malgré tout, elle est contente de la disparition de son acné… jusqu’à ce qu’elle se rende compte de l’apparition, en parallèle, de canines bien acérées. Oh, ce n’est qu’un reflet dans le miroir, mais il en dit long.

Bien sûr, quand je dis « chez elle », c’est une façon de parler : elle est à l’hôtel puisque sa maison a cramé. La série nous fait tout un suspense interminable sur les messages reçus sur le téléphone de l’hôtel : on comprend qu’il va s’agir de nouveaux messages comme ceux obtenus par Everett dans le premier épisode… mais je ne vois pas pourquoi Blake flipperait autant, elle. C’est abusé.

Bon, elle reçoit le message qu’elle n’est pas en sécurité finalement, donc OK… mais on va dire que c’était une sorte de sixième sens qui l’expliquait. Elle finit par se coucher malgré tout, pour mieux passer toute la journée au lit. Elle fait toutefois un petit rêve érotique avec Everett, rêve qu’il partage avec elle, lui aussi.

Quand elle se réveille, il fait de nouveau nuit, mais on a bien vu toute la journée se dérouler. La pauvre ne sait même pas qu’elle a perdu une journée, à mon avis. Cela ne l’empêche pas d’être flippée quand elle voit une ombre à la fenêtre. Elle décide donc de se barricader, avant d’assurer à son frère qu’il n’y a rien à craindre. Euh ? Elle espère vraiment être crédible, là ?

Le lendemain, elle accuse son frère, Danny, d’être la raison pour laquelle elle a bloqué la porte à son père. Celui-ci tente toujours de faire tout ce qu’il peut pour mieux s’entendre avec sa fille, mais ce n’est pas gagné. Il n’a pas payé l’assurance de la maison, ce qui est con puisqu’elle a cramé, et ne remarque qu’à retardement la disparition de l’acné – et encore, parce que Danny lui révèle ce qui a changé.

Et finalement, pendant la pleine lune, les loups-garous se contentent de… dormir ? Pas dingue. À son réveil, Everett se retrouve sous son lit, avec des traces de sang dans les paumes tellement il s’est enfoncé les ongles dans celles-ci. Son vrai problème est ailleurs, cependant : sa mère débarque pour expliquer la baffe avant de lui indiquer qu’il doit parler aux flics, parce que Ramsey est là. Yeah. C’est le retour raté de Sarah Michelle Gellar, j’ai hâte.

Si j’adore la retrouver, parce qu’elle a une voix fascinante ma Buffy préférée, il faut avouer que ce n’est pas dingue ce qu’elle propose. La manière dont elle tend la main pour serrer celle d’Everett là ? C’était ridicule, je ne peux pas être le seul à voir ça ? Redonnez-lui le rôle de Buffy dans un revival, pitié.

Je sais, il faut oublier le passé. La pauvre est condamnée à être bloquée dans ce rôle alors que c’était il y a vingt ans… Mais voilà, il y avait tellement de qualité dans son passé que c’est dur de la voir être réduite à une flic cuisinant un ado stupide pour savoir quel ado du bus pourrait être le pyromane qu’elle recherche.

Everett n’a évidement rien à lui dire : ce n’est même pas qu’il cache les réponses aux questions qu’elle pose, c’est juste qu’il ne sait absolument rien. Par contre, quand il retrouve son pote en béquilles pour une session devoirs (ah ? Je croyais que l’école était fermée), il apprend qu’il a été mordu par un coyote et insiste énormément pour voir la morsure. Il espère trouver un autre loup-garou, mais ce n’est pas le cas, bien sûr. Son pote trouve Everett très étrange à lui demander de se déshabiller et l’interroger sur d’étranges coups de téléphone, mais ça ne va plus loin que ça.

On retrouve ensuite le pote à l’hôpital, où il apprend qu’il devra garder ses béquilles plus longtemps que prévu finalement. Le lien est fait avec la fuite de l’incendie, pas évidente sur une jambe… mais le vrai mystère, c’est quand on lui fait une piqûre et qu’il en souffre énormément. Pas un coyote, finalement ?

Ce sera probablement un mystère pour un autre épisode. En attendant, son médecin lui donne des anti-douleurs qui devraient le mettre totalement KO, mais qui apaisent tout juste sa douleur, en le laissant avec un trop plein évident d’énergie. Connor, c’est son nom, reçoit ensuite un appel bizarre, exactement comme l’avait prédit Everett.

Il partira probablement à la recherche de son pote : l’appel qu’il reçoit est plus que menaçant. On lui promet qu’il sera pourchassé et tué, car ça sent son sang. Il ne peut donc pas rester dans un hôpital où on essaie de l’anesthésier en permanence. Bon, cette voix et ces appels bizarres… Est-ce que ce ne serait pas Ramsey finalement ?

La secouriste qui suit les adolescents chez eux ? Elle est sacrément culottée et pas du tout à sa place : elle rentre carrément chez Luna et Harlan le premier soir de l’épisode pour les interroger à nouveau sur Blake et Everett… avant de totalement changer de sujet et d’en revenir aux recherches de Garret. Je ne vois pas bien pourquoi elle leur donnerait tant d’informations, surtout après les avoir retrouvés dans les bois. Je comprends l’idée de les rassurer sur le fait que les recherches continuent, mais ça fait beaucoup d’informations, tout de même, et c’est risqué.

Une fois la secouriste partie, Luna et Harlan parlent du sujet que ce dernier veut absolument éviter. Le but ? Luna souhaite le convaincre qu’ils partagent tous les quatre un secret désormais. Quoiqu’en dise Harlan, ils sont dans la même galère. Le lendemain, il plante tout de même sa sœur pour aller « se distraire », avec un sac de sport.

La vraie distraction est clairement autre que la salle de sport : il espère en effet y draguer et se trouver un autre coup d’un soir… Malheureusement pour lui, ses sens de loup le rattrape et lui file une migraine. L’acteur est en route pour les Emmy quand on voit comment il joue la migraine. Entre ça, et la drague soi-disant subtile quand il mate là, ce n’est pas dingue. On enchaîne sur les clichés, en tout cas, avec son imagination qui lui fait espérer une bonne coucherie – un fantasme digne d’une pub pour parfum.

Par chance pour lui, malgré son jogging et sa rêverie érotique, il ne semble pas avoir d’érection gênante. C’est bien la seule chose de non gênante avec toute cette intrigue qui nous révèle les fesses d’Harlan dans une série pour ados. Bien évidemment, il perd de sa force au fur et à mesure que son fantasme se développe, et c’est inquiétant pour lui de voir son pouvoir s’atténuer comme ça.

Cela semble correspondre à ce qui arrive aussi à Blake : elle essaie de mesurer sa nouvelle aptitude à courir… pour mieux se rendre compte qu’elle fait un score déplorable. Une fois qu’elle s’en est rendue compte, elle peut enfin rencontrer Ramsey, dont le but est apparemment de serrer la main de tous les adolescents de la ville. Nous n’en saurons pas plus sur ce qu’elles se disent, malheureusement, parce que la série enchaîne sur une autre scène. Quand on retrouve finalement Blake, c’est parce qu’Everett vient frapper à sa porte pour lui parler de la pleine lune.

Il s’agit d’une pleine lune qui semble faire des dégâts également chez Luna, qui la voit rouge : elle se retrouve en pleine crise d’angoisse, sans Harlan, et imagine un cheval défoncer la porte de sa chambre. Oula, c’est original comme délire ? Plus que ce qu’il se passe entre Blake et Everett, en tout cas. Les deux se retrouvent à flirter comme n’importe quels adolescents, mais leur premier baiser est interrompu par un appel de Connor. Comme prévu, il l’appelle parce qu’il est paniqué et pourchassé par quelque chose qui n’est pas un coyote.

Le pauvre Connor est toutefois toujours plâtré, alors ça n’est pas si évident que ça de fuir. Il est toujours à l’hôpital, mais cette fois-ci, l’hôpital est désert. C’est très crédible, ça, des couloirs d’hôpitaux déserts avec des portes qui s’ouvrent seules… et un véritable monstre qui pourchasse Connor.

Il s’en tire bien malgré tout, gagnant assez de temps pour que Blake et Everett le rejoignent à l’hôpital. Ceux-ci ne le trouvent pas pour autant une fois à l’hôpital et elle n’a toujours pas de téléphone pour simplifier les recherches. Ce n’est pas de bol pour Connor qui se retrouve à souffrir énormément, pour peu de chance de s’en sortir. Il s’explose encore plus la jambe quand son plâtre se coince dans un grillage, et il le fait pour rien : le monstre le retrouve en premier. Oh, le monstre sera Sarah Michelle Gellar ? C’est ma théorie actuelle. Oui, je la fais être tous les mystères de la série, parce que je souhaite vraiment la voir dans un rôle plus important que ça.

Pour l’instant, elle se retrouve à arrêter Blake pour lui poser des questions et faire de même avec Everett quand elle le découvre avec le plâtre de Connor dans la main. Allons bon.

Pendant ce temps, l’incendie continue. Parmi les dix huit personnes disparues, il y a toujours Garrett, et la série s’amuse à le suivre pendant qu’il court à travers bois dans les flammes. C’est lourd comme tout, parce que l’acteur n’a pas grand-chose à jouer en vrai. J’ai du mal à accrocher au peu qu’il joue, en plus, alors qu’il semble se donner à fond pour avoir l’air apeuré d’une menace encore invisible. Sait-il seulement ce qu’il doit jouer ?

Ce n’est pas gagné. Il finit par s’effondrer au sol, mais il se souvient une fois de plus qu’il a des gamins. Un flashback nous le montre revenir avec les louveteaux chez lui, pour mieux se rendre compte qu’ils sont désormais humains. Flippant… mais dans le présent, c’est ce qui lui donne la force de se relever sur une petite musique épique.

Bon, finalement, il est allongé au sol quand un hélicoptère le retrouve. La première sur les lieux ? La secouriste bizarre du début d’épisode, évidemment. Luna et Harlan sont prévenus rapidement et se rendent à l’hôpital pour le voir, mais ils arrivent avant lui. Il finit par être emmené directement au bloc opératoire (pour quelle raison exactement ?), après un très rapide passage dans la salle où l’attendaient Luna et Harlan. Ces deux derniers sont finalement approchés par le collègue de Ramsey, qui veut à son tour leur poser des questions.

That ’90s Show – S01E01

Épisode 1 – That ‘90s Pilot – 15/20
Et ben pourquoi on n’entend pas plus parler de cette série ? Je suis soulagé : c’est loin d’être le massacre que j’imaginais. La série ne parvient pas encore à trouver sa propre identité car elle a un héritage trop lourd et une peur panique de nous dépayser, apparemment. C’est un peu dommage, car on est dans les années 90 désormais. Bref, ça manque un peu d’ambition, de liberté par rapport à l’originale et de personnages adolescents sympathiques. Ils le deviendront peut-être au fur et à mesure des épisodes.

Spoilers

Eric et Donna reviennent à Point Place pour le 4 juillet. Leia découvre la ville de ses grands-parents.

You’re upstair people now.

OK, on ne va pas se mentir, l’effet nostalgie est là dès les premières secondes : on retrouve les notes de la série d’antan que l’on connaît trop bien, puis Kitty dans sa cuisine de toujours. Le simple fait que la série reprenne les décors donne déjà l’impression d’être de retour dans les années 70, même s’il y a quand même quelques changements évidents dans la maison.

Non, vraiment, c’est chouette de retrouver l’actrice à fond dans sa recette, de même que revoir Red est efficace. Il est toujours grincheux, l’humour reste le même, ça pourrait fonctionner SI les nouveaux personnages sont bien. Cela risque d’être un problème : Leia est déjà trop grande pour que je me mette en tête que c’est une adolescente quand, à l’inverse, Eric ne me paraît quasiment pas changé. Il est pourtant vieux désormais, cet acteur, mais bon, il a toujours le même look alors c’est dur de le voir vieillir.

Il a aussi une chemise sale, pour une raison ou une autre, et travaille désormais à l’université où il donne des cours sur la religion dans Star Wars. Il est toujours obsédé, parce que l’âge adulte ne semble pas avoir donné du plomb dans la tête d’Eric. Leia se retrouve donc avec un papa adolescent dans sa tête et une maman géniale. Ben oui. Donna a une charge mentale de dingue, ce qui peut justifier le botox (il y en a, non ?).

Allez, je critique beaucoup, mais j’ai déjà ri plusieurs fois sur ce début d’épisode. C’est une bonne chose pour un revival. Cela dit, la série semble avoir du mal pour l’instant à s’immerger dans les années 90. C’est peut-être un problème de ma part, mais j’ai plutôt l’impression d’être bloqué dans les années 70 à nouveau plutôt que dans les années 90. Il faut dire que les adultes me font plus rire que les adolescents pour le moment et que la série essaie trop de reprendre exactement les mêmes formules qu’à l’époque, notamment dans ses transitions.

Cela ne prend pas pour les transitions. Le rythme de la série est bon, en tout cas, et j’en oublie presque que ça fait des années que je n’ai pas vu d’épisodes. Par contre, l’introduction des nouveaux personnages n’arrive pas, pour l’instant, à me convaincre. Grosso modo, Leia rencontre donc Gwen, la nouvelle voisine qui vit dans l’ancienne chambre de Donna et trouve drôle de parler de la sexualité des parents de Leia, allez savoir pourquoi.

J’imagine mal les ados des années 90 faire ça. Gwen a un grand-frère déjà pas mal ridiculisé dès son introduction et son risque de se raser les tétons par erreur. Gwen est supposée être la cool kid un peu rebelle qui entraîne Leia du côté obscure de la force, puisqu’elle lui donne un anneau pour son nez et pousse Leia à dire du mal de Star Wars devant son père.

Le grand frère a une copine qui s’appelle Nik, qui est clairement une Jackie du pauvre, et un meilleur ami, Jay. Pour compléter ce gang, on a également Ozzie, trouvé par hasard par Gwen et incapable de jouer à Uno. Ah, voilà, là on se sent dans les années 90 – même si mes élèves y jouent encore. Le groupe d’adolescents fonctionne plutôt bien en vrai, avec chacun étant stéréotypé juste ce qu’il faut pour que les vannes fonctionnent. Parfois.

Ils le sont aussi trop et l’ensemble paraît encore forcé, en effet. Contrairement à How I met your father, la série réussit à ne pas être que ça au moins, et c’est une bonne chose. Après, elle semble s’enfermer dans les mêmes vannes tout de même : le fut de bière dans les années 90 ? Je ne sais pas, ça paraît être un truc vraiment intrinsèquement lié aux années 70 – et à la série d’origine.

En fait, c’est le principal problème : la série semble manquer, pour le moment, d’une autonomie propre pour l’instant. Elle a besoin de trouver son identité, pas de tout copier comme ça. Et c’est ce qu’elle fait pour l’instant : les adolescents ont les mêmes obsessions que les parents de Leia. Ainsi, on les voit envisager toutes les solutions pour pouvoir ouvrir un fut de bière et Leia fait du chantage au magasin pour obtenir ce qu’il faut, après avoir prétendu être enceinte.

C’était efficace, mais pas si drôle en vrai. La série s’amuse aussi en nous proposant un détour par la cuisine de Kitty et Red où Eric et Donna boivent de l’alcool en mangeant des popcorns avec… les parents d’Eric, précisément. C’est fun comme tout de retrouver la caméra tournante et la fumée, mais sans joint cette fois-ci. Bon, par contre, Eric se retrouve bien malgré lui dans le rôle de ses parents : Leia lui demande de rester chez ses grands-parents tout l’été. Il ne le veut pas, préférant la voir rentrer chez eux avec lui. S’il savait qu’en plus elle a sympathisé avec le gamin de Kelso…

Donna est pour, Kitty est pour, Red plie à la volonté de Kitty et Eric… la menace comme son père. Cela permet une jolie scène nous rendant Donna et Eric comme à l’époque, sur le capot d’une voiture. Ils sont mignons comme couple. Ce n’est absolument pas crédible d’avoir des parents d’une adolescente retomber dans ce genre de scènes, mais eh, il y a un peu de nostalgie à les voir comme ça.

Leia peut donc finalement rester chez ses grands-parents pour tout l’été, et Eric et Donna quittent donc la ville. J’imagine qu’on ne les reverra pas tout de suite et que ça permettra à la série de prendre davantage son indépendance. Elle en a besoin.

Et en même temps… Que c’est efficace de retrouver les personnages ! Kitty et Red fournissent toujours tout le travail et restent les personnages qui me font le plus rire… avec Kelso. Il débarque de manière totalement imprévisible dans cet épisode – ou beaucoup trop prévisible, c’est selon. Kelso, c’est le nom de famille de Jay, bien sûr. Et la mère de Jay ? Jackie, évidemment.

Que ça fait plaisir de retrouver Kelso et Jackie dans la cuisine des Forman. J’ai bien ri de les retrouver, même si elle a pris un sacré coup de vieux (et trop de maquillage surtout). Cela fait plaisir, parce que tout le casting répond présent à l’appel pour ce revival et que je pensais les voir plus tard. En fait, je me disais surtout qu’on était à la fin de l’épisode, donc quand il a débarqué, c’était une vraie surprise. Après, savoir que ces deux-là finissent ensemble à se remarier pour la deuxième fois, c’est un peu lourd : personne n’échappe au Wisconsin apparemment, ils y sont coincés à vie, répétant les schémas de leur adolescence pour toujours. Pourquoi pas ?

Après ce clin d’œil à des personnages qu’on adore, et qui n’ont pas changé en devenant parents (Kelso qui conseille de se baigner nu dans le lac ??) , il est temps pour ce premier épisode de se terminer. Il était un tout petit peu trop long, franchement, principalement à cause de ses deux dernières scènes. La toute dernière scène voit donc Kitty et Red présenter la cave à Leia et ses nouveaux amis. Ils sont devenus amis bien trop vite et je ne sais pas comment ils communiquent tous pour se retrouver si vite chez elle dans les années 90.

Les voir récupérer les affaires d’Eric – mais pas ses magazines porno de rousses ? – et notamment la drogue cachée dans les jeux de société est bien sympathique… mais ça me fait un peu peur également : on verra comment cette saison gère ça, mais ça fait une fois de plus trop réchauffé. Oui, je ne sais pas ce que je veux, je sais : si ça s’éloigne trop de la série, ça va me déplaire, si ça y colle trop, ça va me déplaire. Peut-être que ce n’est pas leur meilleure idée de faire un revival, c’est tout ?

That ’90s Show (S01)

Synopsis : Les années 70 sont mortes et enterrées, mais pas Eric. Non, Eric a eu une fille avec Donna, et Leia (forcément !) est adolescente dans les années 90. Nous la suivons alors qu’elle arrive passer les vacances chez Kitty et Red…

Pour commencer, c’est reparti pour une série qui va me forcer à placer l’apostrophe au bon endroit même si pour une raison obscure, je m’obstine à la placer après le 0…

Je m’étais noté la série pour la regarder dès sa sortie, mais je ne me suis pas dégagé assez de temps le jour de la diffusion pour cela. Alors que je me plains déjà de How I met your father (je vais attendre la diffusion française pour regarder la saison 2 de celle-ci), je ne sais pas bien pourquoi je m’inflige un revival d’une série qui fonctionnait super bien à l’époque et qui promet un réchauffé peu efficace à présent.

Enfin, si, je sais pourquoi : les acteurs sont quasiment tous de retour et je les aime – soit eux, soit les personnages. J’étais aussi enfant dans les années 90, alors la nostalgie d’une époque que j’ai connue pourrait bien prendre sur moi si c’est bien écrit, bien interprété et bien ficelé dans la manière de mettre en scène tout ça. Mon principal problème, à présent, c’est que ce n’est probablement pas le cas.

Voir aussi : Toutes mes critiques très express de That ’70s Show – S01 | S02 | S03 | S04 | S05 | S06 | S07 | S08

La série est diffusée sur Netflix depuis près de deux semaines et je n’ai vu passer qu’à peine un ou deux retours… ils étaient plutôt mitigés. Je ne vais pas regarder cette saison 1 d’une traite, donc, et je vais quand même m’accrocher pour le principe parce que j’ai vu toute la série originale ; en en gardant un bon souvenir d’ensemble. Par contre, j’y vais avec une sacrée peur de ce que ça peut donner.

Note moyenne de la saison : 15,5/20

S01E01 – That ‘90s Pilot – 15/20
Et ben pourquoi on n’entend pas plus parler de cette série ? Je suis soulagé : c’est loin d’être le massacre que j’imaginais. La série ne parvient pas encore à trouver sa propre identité car elle a un héritage trop lourd et une peur panique de nous dépayser, apparemment. C’est un peu dommage, car on est dans les années 90 désormais. Bref, ça manque un peu d’ambition, de liberté par rapport à l’originale et de personnages adolescents sympathiques. Ils le deviendront peut-être au fur et à mesure des épisodes.
S01E02 – Free Leia – 16/20
Je continue de péter un câble régulièrement devant les différentes scènes de l’épisode parce qu’il est vraiment dommage que les scénaristes cherchent trop souvent à imiter la série originale… mais en même temps, c’est un vrai plaisir de retrouver les personnages et l’humour. Ce n’est vraiment pas raté : je passe un bon moment devant cette comédie, elle arrive à me faire rire ce qui n’était plus trop le cas des comédies dernièrement et, bon, c’est un épisode réussi ! Bref, la série est renouvelée aujourd’hui pour une saison 2, tant mieux !
S01E03 – Lip Smacker – 14/20
Peut-être que je vieillis plus vite que je ne le pensais pas, mais cet épisode confirme que je préfère largement les intrigues avec les adultes de la série… Celles des ados sont trop clichées pour le moment, avec beaucoup de prévisibilité et un zeste de gêne tellement les messages que ça envoie ne sont pas ceux qu’on veut voir en 2023. Je ne sais pas, on est coincé entre les années 70, les années 90 et 2020… et la série n’arrive pas encore à tout à fait trouver sa place. C’est embêtant après trois épisodes sur dix.
S01E04 – Rave – 15/20
Si l’épisode trouve davantage son indépendance et qu’il propose de bons gags, c’est maintenant à l’écriture globale que j’en ai : je trouve dommage d’accélérer trop l’écriture de certaines relations. Cela attaque un peu trop la crédibilité générale des personnages, pas aidé non plus par une lourdeur sur les références aux années 90. Cela dit, c’était peut-être le cas aussi avec les années 70 sans que ça ne me marque autant à défaut d’avoir connu cette période.
S01E05 – Step by Step – 15/20
Les clichés ont la vie dure dans les années 90 – et j’ai du mal à croire que ça se serait si bien passé à la télévision à l’époque – mais l’épisode fonctionne plutôt bien. On retombe dans l’humour de la série d’origine avec les nouveaux personnages ; les anciens ne paraissent pas trop envahissants ; bref, c’est positif et je passe un bon moment devant la série.
S01E06 – The Birthday Girl – 15/20
J’ai encore du mal avec un certain nombre de personnages, mais les anciens sont largement suffisants pour compenser tous mes problèmes et me faire passer un agréable moment devant la sitcom. Cela fait vraiment du bien de retrouver une comédie qui me plaît assez pour me faire rire, et tant pis si tout repose une fois de plus sur Kitty. Sinon, l’exploration des années 90 est chouette, surtout quand ça vire au méta improbable.
S01E07 – Boyfriend Day One – 14/20
OK, j’ai eu quelques sourires devant l’épisode, mais les intrigues sont trop perchées pour que j’accroche à fond. Je sais bien que c’est toujours comme ça les sitcoms, surtout dans les années 90, mais eh, on reste en 2023 quand je vois ça, non ? En plus, toute une intrigue de l’épisode n’a pas réussi à m’accrocher. Cela va être embêtant pour la saison 2 : il y a trop de nouveaux personnages que je n’aime pas plus que ça.
S01E08 – Summer Storm – 17/20
La fatigue joue toujours sur mes avis face à des épisodes inédits, mais j’ai beaucoup aimé celui-ci. L’humour y paraît plus naturel et fluide, tandis que les scénaristes semblent enfin se concentrer sur les adolescents. Ces derniers ont ainsi plus de consistance et des répliques plus décomplexées, ce qui est exactement ce que j’en attendais depuis quelques épisodes désormais. Malheureusement, en retour, ce sont les personnages plus âgés qui en pâtissent et semblent trop lisses pour cet épisode.
S01E09 – Dirty Double Booker – 17/20
Franchement… La série fonctionne. En fait, la saison est même trop courte. Je sais qu’il me reste un épisode, mais je trouve qu’ils ont enfin trouvé un rythme de croisière où les personnages sont suffisamment établis pour que les gags commencent à faire rire sans que ce ne soit gênants de les voir être caricaturés. Si je n’ai pas forcément la nostalgie des années 90 que je pensais avoir face à la série, je trouve quand même que c’est divertissant et réussi comme revival.
S01E10 – Kids in America – 19/20
Il s’agit très clairement du meilleur épisode de la saison. Le rythme y est bien meilleur, les gags fonctionnent, les personnages sont enfin attachants (bon, il y a bien une exception) et les retours d’anciens personnages ne semblent plus aussi forcés qu’avant. Peut-être que c’est le fait de savoir qu’on va quitter Point Place pour un long moment, mais vraiment, j’ai retrouvé de bonnes vibes avec cet épisode… et j’ai presque regretté qu’on y fasse tant référence à la série d’origine, parce que ça y est, j’accroche au présent. Enfin, aux années 90.