That ’90s Show (S01)

Synopsis : Les années 70 sont mortes et enterrées, mais pas Eric. Non, Eric a eu une fille avec Donna, et Leia (forcément !) est adolescente dans les années 90. Nous la suivons alors qu’elle arrive passer les vacances chez Kitty et Red…

Pour commencer, c’est reparti pour une série qui va me forcer à placer l’apostrophe au bon endroit même si pour une raison obscure, je m’obstine à la placer après le 0…

Je m’étais noté la série pour la regarder dès sa sortie, mais je ne me suis pas dégagé assez de temps le jour de la diffusion pour cela. Alors que je me plains déjà de How I met your father (je vais attendre la diffusion française pour regarder la saison 2 de celle-ci), je ne sais pas bien pourquoi je m’inflige un revival d’une série qui fonctionnait super bien à l’époque et qui promet un réchauffé peu efficace à présent.

Enfin, si, je sais pourquoi : les acteurs sont quasiment tous de retour et je les aime – soit eux, soit les personnages. J’étais aussi enfant dans les années 90, alors la nostalgie d’une époque que j’ai connue pourrait bien prendre sur moi si c’est bien écrit, bien interprété et bien ficelé dans la manière de mettre en scène tout ça. Mon principal problème, à présent, c’est que ce n’est probablement pas le cas.

Voir aussi : Toutes mes critiques très express de That ’70s Show – S01 | S02 | S03 | S04 | S05 | S06 | S07 | S08

La série est diffusée sur Netflix depuis près de deux semaines et je n’ai vu passer qu’à peine un ou deux retours… ils étaient plutôt mitigés. Je ne vais pas regarder cette saison 1 d’une traite, donc, et je vais quand même m’accrocher pour le principe parce que j’ai vu toute la série originale ; en en gardant un bon souvenir d’ensemble. Par contre, j’y vais avec une sacrée peur de ce que ça peut donner.

Note moyenne de la saison : 15,5/20

S01E01 – That ‘90s Pilot – 15/20
Et ben pourquoi on n’entend pas plus parler de cette série ? Je suis soulagé : c’est loin d’être le massacre que j’imaginais. La série ne parvient pas encore à trouver sa propre identité car elle a un héritage trop lourd et une peur panique de nous dépayser, apparemment. C’est un peu dommage, car on est dans les années 90 désormais. Bref, ça manque un peu d’ambition, de liberté par rapport à l’originale et de personnages adolescents sympathiques. Ils le deviendront peut-être au fur et à mesure des épisodes.
S01E02 – Free Leia – 16/20
Je continue de péter un câble régulièrement devant les différentes scènes de l’épisode parce qu’il est vraiment dommage que les scénaristes cherchent trop souvent à imiter la série originale… mais en même temps, c’est un vrai plaisir de retrouver les personnages et l’humour. Ce n’est vraiment pas raté : je passe un bon moment devant cette comédie, elle arrive à me faire rire ce qui n’était plus trop le cas des comédies dernièrement et, bon, c’est un épisode réussi ! Bref, la série est renouvelée aujourd’hui pour une saison 2, tant mieux !
S01E03 – Lip Smacker – 14/20
Peut-être que je vieillis plus vite que je ne le pensais pas, mais cet épisode confirme que je préfère largement les intrigues avec les adultes de la série… Celles des ados sont trop clichées pour le moment, avec beaucoup de prévisibilité et un zeste de gêne tellement les messages que ça envoie ne sont pas ceux qu’on veut voir en 2023. Je ne sais pas, on est coincé entre les années 70, les années 90 et 2020… et la série n’arrive pas encore à tout à fait trouver sa place. C’est embêtant après trois épisodes sur dix.
S01E04 – Rave – 15/20
Si l’épisode trouve davantage son indépendance et qu’il propose de bons gags, c’est maintenant à l’écriture globale que j’en ai : je trouve dommage d’accélérer trop l’écriture de certaines relations. Cela attaque un peu trop la crédibilité générale des personnages, pas aidé non plus par une lourdeur sur les références aux années 90. Cela dit, c’était peut-être le cas aussi avec les années 70 sans que ça ne me marque autant à défaut d’avoir connu cette période.
S01E05 – Step by Step – 15/20
Les clichés ont la vie dure dans les années 90 – et j’ai du mal à croire que ça se serait si bien passé à la télévision à l’époque – mais l’épisode fonctionne plutôt bien. On retombe dans l’humour de la série d’origine avec les nouveaux personnages ; les anciens ne paraissent pas trop envahissants ; bref, c’est positif et je passe un bon moment devant la série.
S01E06 – The Birthday Girl – 15/20
J’ai encore du mal avec un certain nombre de personnages, mais les anciens sont largement suffisants pour compenser tous mes problèmes et me faire passer un agréable moment devant la sitcom. Cela fait vraiment du bien de retrouver une comédie qui me plaît assez pour me faire rire, et tant pis si tout repose une fois de plus sur Kitty. Sinon, l’exploration des années 90 est chouette, surtout quand ça vire au méta improbable.
S01E07 – Boyfriend Day One – 14/20
OK, j’ai eu quelques sourires devant l’épisode, mais les intrigues sont trop perchées pour que j’accroche à fond. Je sais bien que c’est toujours comme ça les sitcoms, surtout dans les années 90, mais eh, on reste en 2023 quand je vois ça, non ? En plus, toute une intrigue de l’épisode n’a pas réussi à m’accrocher. Cela va être embêtant pour la saison 2 : il y a trop de nouveaux personnages que je n’aime pas plus que ça.
S01E08 – Summer Storm – 17/20
La fatigue joue toujours sur mes avis face à des épisodes inédits, mais j’ai beaucoup aimé celui-ci. L’humour y paraît plus naturel et fluide, tandis que les scénaristes semblent enfin se concentrer sur les adolescents. Ces derniers ont ainsi plus de consistance et des répliques plus décomplexées, ce qui est exactement ce que j’en attendais depuis quelques épisodes désormais. Malheureusement, en retour, ce sont les personnages plus âgés qui en pâtissent et semblent trop lisses pour cet épisode.
S01E09 – Dirty Double Booker – 17/20
Franchement… La série fonctionne. En fait, la saison est même trop courte. Je sais qu’il me reste un épisode, mais je trouve qu’ils ont enfin trouvé un rythme de croisière où les personnages sont suffisamment établis pour que les gags commencent à faire rire sans que ce ne soit gênants de les voir être caricaturés. Si je n’ai pas forcément la nostalgie des années 90 que je pensais avoir face à la série, je trouve quand même que c’est divertissant et réussi comme revival.
S01E10 – Kids in America – 19/20
Il s’agit très clairement du meilleur épisode de la saison. Le rythme y est bien meilleur, les gags fonctionnent, les personnages sont enfin attachants (bon, il y a bien une exception) et les retours d’anciens personnages ne semblent plus aussi forcés qu’avant. Peut-être que c’est le fait de savoir qu’on va quitter Point Place pour un long moment, mais vraiment, j’ai retrouvé de bonnes vibes avec cet épisode… et j’ai presque regretté qu’on y fasse tant référence à la série d’origine, parce que ça y est, j’accroche au présent. Enfin, aux années 90.

Wolf Pack – S01E01

Épisode 1 – From a Spark to a Flame – 11/20
La déception est à la hauteur de l’attente interminable pour voir cette série. À force d’en entendre parler, j’avais espoir d’un truc pour ados, certes, mais qualitatif et vraiment cool. Là, je m’embarque juste pour une énième série d’urban fantasy pas très bien jouée et écrite sans chercher à y mettre une once de crédibilité. Les effets spéciaux font mal aux yeux et on est pris pour des spectateurs idiots – je n’ai pas vu la série originale et je devrais l’être, mais ce n’est pas le cas. Je suis déçu, mais au moins, la musique était bonne. Je continuerai probablement un peu la série, mais sans y mettre ma priorité.

Spoilers

Un incendie vient bouleverser la vie d’adolescents qui se retrouvent pris au piège d’une créature surnaturelle.

I’ve got a thing about phones and you have a psychotic tremor.

La série commence mal avec un épisode de 53 minutes, c’est trop long, un filtre digne de 9-1-1 Lone Star et un début in medias res qui prend son temps. C’est censé être le contraire, bordel. Bon, donc, un ranger roule tranquillement en direction d’une forêt qui est en train de cramer.

Dans la scène suivante, on nous introduit le personnage d’Everett, qui est en ligne avec un certain Dr Weiland. Il est dans un bus scolaire et ça ne semble pas le déranger de parler de son traitement et de son envie d’avoir des antidépresseurs au milieu de ses camarades de classe. Bon, après, personne ne l’écoute vraiment : ils sont tous à observer le feu qui s’approche du bus scolaire par le côté.

Oui, le bus est au milieu d’un embouteillage monstre et Everett ne met pas longtemps à constater que des gens dans les voitures autour d’eux sont en train de se barrer. Des voitures abandonnées, ça ne va pas aider le bus à avancer et éviter l’incendie.

Malgré tout, les élèves restent bien sagement dans le bus à regarder l’incendie plutôt qu’à chercher à fuir pour se sauver la vie. La situation est bien peu crédible, franchement. Everett rencontre dans le bus une jeune fille qu’il n’a jamais vu avant et qui n’a pas de téléphone. Ce qui est cool, c’est que c’est une vraie adolescente à qui on a collé du maquillage pour nous faire comprendre qu’elle a de l’acné. Cela aura son importance plus tard.

Avant ça, on nous colle une intrigue avec des ados chiants, un certain Tyler qui filme la chauffeuse de bus refusant de le faire sortir (par chance, notre héroïne à l’acné balance le portable par la fenêtre, yay) et une certaine Phoebe qui refuse de prêter son téléphone à l’héroïne pour qu’elle appelle son frère quand les adolescents apprennent que les quartiers résidentiels dont ils viennent sont évacués par les autorités à cause de l’incendie. Ce même incendie fait que les cours sont annulés (yay !) et personne n’en semble heureux.

Personne ne semble paniqué non plus du fait qu’un putain d’incendie risque de tous les cramer. Apparemment, ils sont blasés de tout, mais ils commencent ENFIN à paniquer quand tout un tas d’animaux s’échappent de la forêt, chassés par l’incendie. Ces animaux, biches, cerfs, boucs, béliers… foncent droit sur la portion de route où ils sont tous coincés.

La panique peut enfin avoir lieu et tout le monde s’enfuit. C’est une bonne chose, parce que les usagers de cette route sont bien sûr attaqués par les animaux ; piétinés, embrochés et autres réjouissances permettent au make-up de révéler qu’ils n’ont pas beaucoup de budget. Il en va de même pour les effets spéciaux, même si l’incendie nous l’avait déjà révélé.

De manière mystérieuse, on nous annonce au milieu de ces animaux, une bête féroce à la super force, capable d’attirer à elle un adolescent et de grogner bien fort. Everett remarque une ombre terrifiante, d’ailleurs, et on comprend que la créature va vouloir tous les tuer. Cela commence par Everett, sauvé de justesse par miss-sans-téléphone.

L’avantage, c’est qu’il y a assez d’action pour que ça reste intéressant à suivre. En revanche, les effets spéciaux sont vraiment très mauvais, ça fait mal aux yeux de voir ça en 2023. C’est une constante dans les séries auxquelles participent Sarah Michelle Gellar, je crois. Bref, les deux adolescents se font mordre au passage, mais ils parviennent à s’échapper. Enfin, l’héroïne s’enfuit ; mais Everett reste sur place, un peu concon.

Cela dit, elle n’est pas la seule dans la série et je me rends compte que je ne savais rien du casting avant de me lancer dans cet épisode. Un bon point, enfin : elle a un générique ! Il n’est pas si dingue que ça et la musique pourrait être plus entraînante, mais je l’aime bien.

Après le générique, nous retrouvons notre adolescente badass qui rentre chez elle pour se faire engueuler par son père parce qu’elle n’est pas une « putain d’ado normale ». Allons bon. Elle a aussi un petit frère, nommé Danny, et c’est lui qui lui fait remarquer la marque qu’elle a dans le dos. Ah. Contrairement à ce que je pensais, il ne s’agit pas d’une marque indiquant qu’elle était déjà une créature surnaturelle : c’est apparemment une morsure dans son dos. Et une morsure qui brille et change d’aspect. Bref, elle se transforme. Et ce n’est qu’après tout ça qu’on apprend son nom : Blake.

Voilà qui va m’aider pour la critique. Blake part à la recherche de son frère fugueur, qui finit par lui dire de regarder de l’autre côté de la rue. Ce n’est pas un job qu’elle trouvera en traversant la rue, c’est une créature étrange, une ombre aux yeux jaunes. Le sinistros et Sirius Black n’ont plus qu’à bien se tenir.

Bref. Elle emmène son frère loin de cette créature. Une fois dans la voiture, on voit que son père est incapable d’avoir la moindre relation normale avec sa fille ; au point de la laisser lui parler n’importe comment. Encore une ado qui est plus efficace que les adultes, quoi. Blake se trouve alors à avoir des sortes de flashs au cours desquels elle se voit en train de tuer Everett avec des dents de vampire – il en a aussi, lui cela dit.

La scène suivante nous montre Blake arriver dans un motel tout pourri avec son père et son frère. Après un passage par la case informations à la télé, Danny fait remarquer à sa sœur qu’elle a de la peau… Celle-ci complexe bien sûr des boutons qu’elle avait ; mais ils ont tous disparus. Après ça, tous les adolescents du monde vont vouloir se faire mordre, franchement.

Blake va donc s’admirer dans le miroir, pour mieux constater que sa plaie est de plus en moche dans le dos. Quand elle se relève, elle se rend compte que son miroir s’est transformé en fenêtre donnant directement sur la chambre d’hôpital d’Everett. Rien que ça. Aussitôt, elle prend la décision de se rendre là-bas pour le retrouver, mais le scénario passe de manière prévisible par des excuses du papa envers Blake. Il faut dire que ce père a l’air sacrément débordé par la situation.

De son côté, Everett atterrit donc à l’hôpital, parce qu’il a une sacrée morsure de loup à l’épaule. Il y retrouve d’autres camarades du bus, notamment celui qui avait des béquilles. Bonjour la crédibilité. La morsure semble beaucoup affecter la santé d’Everett, qui se réveille ensuite sur un lit d’hôpital. Oui, il est hospitalisé pour une morsure à l’épaule, c’est dire à quel point il est foutu. Bon, en même temps, son voisin de chambre est le bélier qu’il a vu se faire cramer plus tôt dans l’épisode et duquel sortirait une patte crochue… Super.

Il se réveille de son cauchemar pour apprendre que sa blessure est plus superficielle qu’elle n’en avait l’air (mouais) et que ses parents ont été contactés. Cela n’a pas l’air de le ravir. Il est rapidement laissé seul dans l’hôpital et se retrouve à devoir décrocher le téléphone à côté de son lit car personne ne le surveille.

Sérieusement ? Everett est clairement au milieu d’un hôpital, même pas dans une chambre, mais il y a un téléphone et personne pour le décrocher ? C’est donc Everett qui décroche, pour mieux s’entendre dire qu’il doit fuir au plus vite de l’hôpital car ça va le trouver pour le tuer.

L’ambiance est sympathique, mais la crédibilité n’est pas là. Cela va être une série à regarder pépère, avec le cerveau à côté. Dans le même genre, les parents d’Everett débarquent à l’hôpital pour l’engueuler comme si c’était de sa faute si le bus avait été attaqué. Finalement, Everett s’évanouit et ses parents, à son réveil, nous informent qu’il aurait mieux fait d’attendre les secours. Moui. C’est suffisamment mal écrit comme série pour qu’on nous informe ensuite qu’Everett a dormi plusieurs heures depuis la scène précédente. Bref, il fait nuit et on va pouvoir avancer vers autre chose. Yay.

De manière inattendue, on se retrouve ensuite en boîte de nuit. Des cendres tombent clairement sur la piste de danse, mais tout le monde s’en fout. Faire la fête pendant un méga incendie, rien de plus normal, après tout. La scène a traîné en longueur, pour nous introduire un BG en train de danser et draguer le DJ – mais en mode sainte nitouche qui ne veut pas aller voir le DJ pour autant. Bien sûr, oui.

Au beau milieu de la piste de danse, Harlan, c’est son nom apparemment, reçoit d’un coup 150 SMS de Luna (sa sœur ?) qui s’inquiète car son père n’est toujours pas rentré.

Attitude bien logique d’ado ? Je ne sais pas. Bon, Harlan se fait finalement draguer en personne par le DJ qui s’inquiète rapidement de savoir si ce n’est pas un ado (mais genre beaucoup trop rapidement) avant de l’attirer dans couloir sombre de la discothèque qui s’avère en fait être un baisodrome apparemment.

Le DJ ferait mieux de se méfier, parce qu’Harlan est clairement plus que l’ado qu’il semble être ; comme cette discothèque est probablement plus que ce qu’elle semble être quand on voit le nombre de couples en train de s’embrasser (et plus, mais faut pas le montrer dans une série pour ados) dans son couloir sombre.

La fête est toutefois interrompue quand Luna débarque pour interrompre Harlan et son nouveau mec au beau milieu de leur bon moment. Elle continue de se plaindre de ne pas avoir de nouvelles de son père, mais lui s’en fout pas mal. Comme la situation est dans une impasse (quelle surprise), Luna décide de se démerder seule pour retrouver leur père qui n’est pas leur père (ben tiens). Harlan entend tout de même que sa sœur a un meilleur odorat, et ça le surprend car lui a une meilleure ouïe ce jour-là. Ce n’est pourtant pas la pleine lune… Coucou les loups-garous, votre papa adoptif qui vous a transformé est clairement mort, là, hein.

Alléluia, on arrive enfin à Sarah Michelle Gellar. Elle joue donc une policière, Ramsey, qui s’intéresse aux élèves du bus scolaire du début d’épisode. Ben tiens. Une enquêtrice en paranormal, ça va être fun. Pas de bol pour elle : elle arrive trop tard à l’hôpital, parce qu’Everett est déjà en train de se barrer.

De son côté, Blake se découvre de nouvelles aptitudes quand elle court en ville, hyper rapidement et sans être essoufflée. Non, vraiment, je veux être mordu moi aussi. Allez savoir pourquoi la ville est déserte quand elle la parcourt. Blake se rend également compte que le chien des voisins ne lui aboie plus dessus. C’est subtil cette manière de nous faire comprendre qu’elle est une louve-garou, non ?

Bon, par contre, les choses ne sentent pas bon pour sa maison : sa rue est déjà touchée par l’incendie. Elle s’approche toutefois de la maison pour mieux y surprendre Everett. Il est en effet là parce qu’il la cherche. Il lui explique rapidement son coup de téléphone à l’hôpital, ce qui semble vouloir dire qu’il ferait mieux de s’y rendre à nouveau. Pourtant, la menace est bien réelle.

Blake et Everett ne s’en rendent pas compte immédiatement : ils sont préoccupés à admirer la blessure à l’épaule d’Everett qui continue de briller, puis les abdos de celui-ci, aussi dessinés qu’une vraie tablette de chocolat, puis les cicatrices d’acné disparues de Blake. Pas étonnant qu’ils soient surpris par la créature qui les cherche. Etonnant qu’ils y survivent, en revanche.

Ils sont protégés par un loup-garou, cela dit, ça aide un peu, et Everett découvre également qu’il a la capacité d’exploser des poutres en bois à mains nues. Pratique, mais digne de la saison 6 de Riverdale, hein. Bon, Everett et Blake parviennent à s’enfuir. Ils s’arrêtent au milieu d’un pont où Blake peut avoir une crise de panique (ou un pic d’angoisse allez savoir), où Everett peut l’aider à la gérer en tirant la langue (bien sûr) et où les hormones et l’alchimie sont dingues entre eux.

Et franchement, j’ai envie d’être bon public et de bien les aimer… mais ça joue mal quand même. Blake s’enfuit finalement pour retourner chez elle car elle ne veut pas rester avec Everett et refuse clairement ce qui est en train de leur arriver. Elle est à peine partie que Ramsey appelle Everett sur son portable.

La scène part encore plus en vrille : Everett refuse de parler avec Ramsey, mais elle nous fait un très joli monologue pour nous expliquer qu’elle est certaine que l’incendie était volontaire. Le pyromane ? Un adolescent, probablement un de ceux qui étaient dans le bus avec lui le matin même. Bien sûr, oui. Sarah Michelle Gellar le joue aussi bien qu’elle peut, mais ce scénario n’est pas dingue, désolé.

En parallèle, nous continuons de suivre la folle soirée de Luna et Harlan. Ils se rendent sur la portion de route du début d’épisode pour mieux découvrir que la voiture de leur père y était et qu’elle a été attaquée par une créature aux griffes très acérée. Au détour d’une conversation entre eux, nous découvrons qu’ils ont été adoptés alors qu’ils n’étaient encore que des bébés loups, suggérant un père biologique les abandonnant (mais rien sur la mère ??). Romulus et Rémus n’ont plus qu’à bien se tenir.

Bon, le père, Garret, qu’on a vu en début d’épisode, n’a pas l’air très en forme en fin d’épisode (du moins je l’espérais, mais non, ça ne faisait que 42 minutes, le temps NORMAL d’un épisode). Nous le retrouvons en pleine forêt au milieu de l’incendie. Allez savoir pourquoi il n’a pas fui vers la ville, comme tout le monde. Par chance pour lui, il a tout de même de quoi enregistrer un message pour ses enfants.

Il peut ainsi expliquer à Luna qu’elle aura l’occasion de trouver sa meute et demander à Harlan de se souvenir des bons moments entre eux (à lire et regarder des films d’horreur) plutôt que de se rappeler qu’ils étaient en froid au moment de ce dernier message. Bon, je vois mal comment ils retrouveront cette petite radio puisqu’elle va clairement cramer, mais on n’est plus à une incohérence près.

Garret se rend compte en tout cas que ses enfants ont encore besoin de lui : l’enregistrement du message lui donne donc la force de se battre à nouveau pour affronter les flammes.

En fin d’épisode (cette fois, c’est pour de vrai), le coup de fil de Ramsey à Everett est interrompu par un hurlement de loup qui nous possède clairement Everett, mais aussi Blake, Luna et Harlan. Les quatre adolescents se mettent à courir à travers bois jusqu’à une carrière où ils se retrouvent.

Les yeux des quatre personnages se mettent à briller. Harlan est surpris que cela leur arrive alors que ça n’est jamais arrivé avant : Luna a trouvé sa meute, je crois. Ils sont tous les quatre sous la lune presque pleine et Everett comprend qu’ils sont tous des loup-garous. Rah c’est si mauvais que c’en est presque bon ! Oser terminer l’épisode sur cette révélation comme si c’était un cliffhanger de malade… Ils sont en train de se foutre de notre gueule.

Sinon, Buffy ne sera donc pas Giles, mais juste la force de police qui traque les adolescents en vain ? De déception en déception, hein.

Wolf Pack (S01)

Synopsis : Un incendie californien réveille une créature surnaturelle terrifiante qui va changer la vie de deux adolescents.

Pour commencer, ça doit faire près de dix ans que j’ai les DVDs de la première saison de Teen Wolf (j’exagère totalement) sans avoir pris le temps de commencer la série. Quand cette série a été annoncée, je me suis donc dis que je ne la regarderai pas, tout simplement. Ou que je rattraperais la série originale avant. Finalement, ce ne fut pas le cas, je n’ai jamais pris le temps alors même que je sais qu’elle me plairait. Trop compliqué de faire les critiques, trop chronophage même sans critique… voilà où j’en suis avec Teen Wolf.

Voir aussi : Mes 5 loup-garous préférés

Depuis, ils nous mentent en nous disant que cette série ne nécessite pas de voir la série originale. Je ne doute pas que dans trois ou quatre épisodes, ils feront un crossover ou des références tellement souvent que je ne vais plus rien comprendre et/ou trop me sentir spoilé ; mais je me suis dit qu’avec un peu de chance, ça me motiverait peut-être à la regarder enfin.

En attendant, je n’ai pas envie de passer à côté de ce premier épisode – ou de cette saison – parce que l’événement est tout de même que Sarah Michelle Gellar joue dedans. Buffy, quoi. Je ne suis pas forcément fan absolu de l’actrice, mais force est de constater que j’ai regardé l’ensemble des séries. Ce n’est probablement pas pour rien. Au-delà de ça, j’en entends immanquablement parler chaque fois que je me connecte à Internet depuis un bon mois, parce que ben… j’avoue, j’ai plein de fans de ma série préférée sur mes réseaux. Dingue, non ?

Bref. J’ai bien compris que SMG allait être la Giles de cette série (spoiler : non), mais c’est une raison suffisante pour la regarder non ? Ils ont bien compris comment faire un casting efficace, et c’était devenu la série que j’attendais le plus en ce début 2023…

Note moyenne de la saison : 13,5/20

S01E01 – From a Spark to a Flame – 11/20
La déception est à la hauteur de l’attente interminable pour voir cette série. À force d’en entendre parler, j’avais espoir d’un truc pour ados, certes, mais qualitatif et vraiment cool. Là, je m’embarque juste pour une énième série d’urban fantasy pas très bien jouée et écrite sans chercher à y mettre une once de crédibilité. Les effets spéciaux font mal aux yeux et on est pris pour des spectateurs idiots – je n’ai pas vu la série originale et je devrais l’être, mais ce n’est pas le cas. Je suis déçu, mais au moins, la musique était bonne. Je continuerai probablement un peu la série, mais sans y mettre ma priorité.
s01e02 – Two Bitten, Two Born – 13/20
Maintenant que je sais à quoi m’attendre du côté de la qualité et que, justement, je n’en attends plus rien, je trouve que la série a ses bons côtés. J’ai pu accrocher un peu plus à cet épisode qui développe ses personnages et les interactions entre eux, mais aussi les mystères qui occuperont la saison, surtout qu’il n’y a plus beaucoup d’effets spéciaux. Mieux vaut les éviter, franchement. Bref, c’est une série pour ados, mais ça fonctionne déjà mieux qu’au premier épisode.
S01E03 – Origin Point – 13/20
La série continue à sa vitesse de croisière, qu’elle a finalement réussi à trouver. Les personnages ne sont pas les couteux les plus affutés du tiroir, si je puis dire, mais dans l’ensemble, ça se regarde. Bon, ça fait un peu mal aux yeux quand il y a des effets spéciaux, je reconnais, sauf qu’ils le savent désormais et semblent vouloir les contourner. Dans l’ensemble, on se retrouve donc avec un divertissement qui fonctionne bien et quelques mystères dont j’ai hâte de voir la résolution, juste pour savoir si j’ai raison ou non. Dans les deux cas, je serais déçu, en plus, mais je veux savoir quand même.
S01E04 – Fear and Pain – 13/20
Si j’aime l’ambiance que la série parvient parfois à instaurer – par accident ? – je trouve que l’ensemble reste trop superficiel pour vraiment accrocher. Le cahier des charges commence déjà à se voir de manière assez évidente, parce qu’il faut bien attirer l’audience adolescente, et j’espère que la série réussira à gagner en qualité. Pour l’instant, c’est vraiment moyen, mais j’ai appris à m’y attendre.
S01E05 – Incendiary – 15/20
Que se passe-t-il ? J’ai trouvé cet épisode drôlement plus efficace, notamment grâce à sa construction qui permet de mener à quelques révélations et à des cliffhangers bien sentis. Disons que ça fait plaisir de voir la série assumer certaines évidences qui restaient cachées jusque-là… Après, ça reste quand même une série qui vise à foutre à poil tous les ados bien plus que nécessaire juste pour les audiences, et ça, c’est dommage car ça la dessert plus qu’autre chose.
S01E06 – After Party – 13/20
A minima, donnez un budget effets spéciaux à cette série, qu’elle puisse avoir les moyens de ses ambitions. Côté écriture, il y a de gros raccourcis et des échecs cuisants par moment ; mais aussi d’autres scènes bien plus réussies. Certaines intrigues sont prenantes et j’ai envie d’avoir le fin mot d’une partie de l’histoire, mais bon, ça irait tout de même mieux si je n’avais pas en permanence le sentiment qu’on se fout de ma tronche.
S01E07 – Lion’s Breath – 15/20
L’épisode avance plus vite que je ne l’imaginais, parce que je pensais que la saison était plus longue que les huit épisodes qui lui sont réservés. Oui, c’est con d’en bingewatcher trois et d’être coincé à l’avant-dernier épisode, je sais. En tout cas, je me suis surpris à être plus impliqué que je ne l’aurais cru dans cette série pour ados. Ce n’est pas du tout parce qu’elle est qualitative ; j’ai juste envie de savoir si mes théories sont les bonnes.
S01E08 – Trophic Cascade – 15/20
J’avoue que j’espérais une conclusion de saison qui puisse servir de conclusion de série au cas où et que je suis un peu dégoûté de ne pas l’avoir eu. En vrai, ça me paraissait possible de tout conclure. Au lieu de ça, on perd du temps en début d’épisode et beaucoup de twists sortent de nulle part pour s’assurer des cliffhangers de fin de saison. Est-ce que ça me fait espérer une saison 2 ? Eh, pourquoi pas. Faudra juste que ça tienne à nouveau sur de peu d’épisodes.

Upa Next – S01E01 – 15/20

Ces 57 minutes furent longues… mais en vrai, j’ai plutôt bien apprécié cette introduction pour la nouvelle génération d’Upa. Les personnages sont tous plus stéréotypés les uns que les autres, on reprend clairement les mêmes formules qu’il y a quinze ans, mais l’ensemble se tient et est plutôt agréable à regarder. J’espère que côté musical, ce sera mieux dans les prochains épisodes, en revanche, car je ne suis pas fan pour le moment… C’est peut-être mieux comme ça !

Spoilers

Roberto revient à Madrid pour convaincre Silvia et Lola de se réunir et de former une comédie musicale sur Upa avec de jeunes talents de l’école de Carmen Arranz. Rien que ça.

Que haces aqui ?

C’est donc parti pour ce revival d’une série culte de mon adolescence – celle qu’il fallait avoir honte de regarder et d’aimer mais qu’en vrai on regardait tous tous les soirs sur M6. Salto a sacrément géré à en proposer la diffusion en même temps qu’en Espagne et certes, ça m’a pris un peu de temps à commencer, mais ne croyez pas pour autant que je n’étais pas hyper motivé dès le départ. L’inscription à Salto, ça m’énervait après avoir tant résisté, mais j’ai fini par céder au mois gratuit – parce que voir l’épisode sans sous-titres, j’ai tenté, ce fut un échec.

Pour ce début de série, nous atterrissons à l’aéroport de Madrid en même temps que Rober(to) qui est clairement dans un petit trip nostalgique à son retour en Espagne (et il a toujours la classe, aussi, que ce soit dit). On sait déjà, grâce à leur mini websérie, qu’il a pour intention de reformer le groupe UPA Dance… et on sait déjà que ce ne sera pas si simple pour lui.

Malgré tout, il est à peine arrivé en Espagne qu’il se précipite à l’école de Carmen Arranz où Silvia est en train de donner un cours de danse – sans musique. Je me rends compte que les épisodes introductifs ont bien géré finalement : les acteurs n’avaient pas encore eu l’occasion de se donner la réplique et bordel, c’est tellement impressionnant de retrouver Silvia et Roberto à l’écran après quinze ans – la nostalgie fonctionne à fond sur moi.

Silvia termine donc son cours pour tomber sur un Roberto en train de mater son bureau – dans lequel elle a encore une photo de ses études, bien sûr. Clairement les retrouvailles entre eux déstabilisent Silvia, et c’est une excellente chose là encore. Après nous dire que ça fait quinze ans qu’ils ne se sont pas vus, c’est triste. Mon dieu, cette critique va être trop longue si je continue à tout commenter à ce rythme.

Bon, donc, Silvia prétend ne pas avoir lu les mails de Roberto qui veut donc reformer le groupe UPA pour se refaire de la thune, on ne va pas se mentir. Il ne le vend pas comme ça à Silvia : il se dit à la recherche de jeunes talents pour reformer le groupe, et il compte faire d’une pierre deux coups. En effet, l’école est en galère financière elle aussi (comme d’habitude, vous me direz). Elle aurait bien besoin d’un coup de pub, et c’est précisément ce que Rober propose.

Il propose aussi, et c’est important, de travailler main dans la main avec Silvia et Lola pour cela. Pedro ? Il n’est pas totalement évacué par les scénaristes, mais la rancœur entre Rober et Pedro est utilisé comme prétexte pour expliquer que Rober n’en veut pas dans son business. On oublie rapidement les autres, par contre… et c’est abusé, parce que la dernière formation d’Upa Dance, ce n’était pas celle-ci.

Si Silvia n’est absolument pas motivée à l’idée de s’associer à nouveau à Rober pour un projet aussi futile et fou que celui de recréer Upa Dance, elle n’a finalement pas le choix de considérer ce qu’il lui propose. En effet, elle est en galère financière, c’est une réalité : les nouveaux profs qu’elle a embauchés Luiso et Sira ne tardent pas à lui faire prendre conscience que l’école est sur le point de sombrer. Ils n’ont pas assez de jeunes à recruter pour la prochaine rentrée et le projet de Rober pourrait attirer de nouveaux jeunes – parce qu’il faut un plus pour les attirer à l’ère de Youtube (apparemment, Silvia ne connaît pas Tik Tok).

Bref, Silvia accepte l’offre de Rober qui lui explique qu’elle doit au plus vite faire un communiqué car il n’y a pas de temps à perdre. Il a déjà signé lui, on le sait ; et il avait besoin que Silvia accepte. Maintenant que c’est fait, l’école et la série vont pouvoir renaître de leurs cendres avec comme projet une comédie musicale sur les chansons du groupe Upa Dance. J’ai déjà hâte.

La série nous introduit également un nouveau personnage comme l’originale savait si bien le faire elle aussi : en nous montrant d’abord son cul sous la douche. C’est un baptême comme un autre pour l’acteur. On le suit donc quand il sort de la douche, quand il est affectueux avec sa petite sœur et quand il fait son taf dans un entrepôt.

Loin de ce mode de vie peu ensoleillé, on découvre également une jeune (pas si jeune ?) future étudiante blonde en plein footing dans les rues de Madrid – purée mais qui se maquille autant avant d’aller faire son jogging ? Ah, ça donne envie d’aller en Espagne ça. Bon, jusqu’à ce qu’elle rentre chez son père pour voir que les flics sont en train de faire une perquisition chez eux.

Son père a beau vouloir se montrer rassurant avec elle, expliquant que ce n’est jamais qu’un juge l’accusant à tort, il se fait quand même menotter et j’ai vu assez de séries pour savoir que ce ne sera pas que temporaire comme situation.

Enfin, la série nous présente ensuite un autre jeune homme qui se réveille dans les bras d’un amant dont il avait oublié la présence. L’amant est pourtant ravi d’avoir passé la nuit nu dans son lit – avec lui, et avec un troisième. Ben dis donc, c’est devenu sacrément sulfureux cette série. Il faut ce qu’il faut pour avoir de l’audience, j’imagine. Bref, le personnage principal de ce plan à trois reçoit finalement un coup de fil et s’échappe bien vite, en nous laissant lui aussi apercevoir ses fesses – mais moins que son premier amant.

Le coup de fil ? Il provient d’Andrea, la jeune fille dont le père vient d’être embarqué par les flics. J’ai déjà du mal avec ces deux meilleurs amis, franchement, mais bon, il s’agit de personnages principaux de ce revival alors avec un peu de chance, ils finiront par paraître moins clichés. Pour le moment, ils le sont bien trop à s’appeler « Amor ». Il console Andrea comme il peut… en l’amenant faire du shopping. Non, vraiment, c’est trop cliché.

Et si Andrea qui voulait jusque-là passer les auditions de l’école Arranz se remet à hésiter, elle est finalement convaincue de s’y rendre le lendemain quand son Amor découvre qu’il y a désormais une comédie musicale UPA à la clé. Pourtant, le groupe n’avait jamais eu un tel succès dans la série originale – du moins, pas avant que Roberto ne le reforme en trio, mais bon. Le meilleur ami d’Andrea veut désormais s’inscrire aussi à l’école, ce qui prouve que l’argument pour sauver l’école était le bon.

Par contre, ils sont tellement à fond dans leur délire qu’ils ne se rendent pas compte qu’un autre jeune passe à côté d’eux et vole le portefeuille du meilleur ami. Celui-ci est rattrapé finalement par la vendeuse d’une boutique juste à côté d’eux – la vendeuse connaissait en effet le voleur. Par contre, elle intervient trop tard pour rattraper nos héros et se retrouve donc avec le portefeuille, au sein duquel il a mis une clé USB, parce que pourquoi pas. Drôle de lancement d’intrigue, ma foi.

Grâce à la clé USB, la vendeuse découvre l’identité et le talent musical de Luca et Andrea. Eh, on avance progressivement dans les noms au moins.

Quoiqu’il en soi, la nouvelle de la comédie musicale UPA ne tarde pas à faire le tour des réseaux sociaux, et ça nous motive le jeune qu’on a vu sous la douche avant aussi. C’est agaçant de n’avoir aucun nom pour le moment, franchement.

Laissons l’agacement de côté : il est temps de retrouver Lola et son débit de parole improbable. C’est à elle que les scénaristes offrent la première intervention musicale de l’épisode et… j’ai détesté, tout simplement. Désolé Béatriz Luengo, tu es loin de proposer un style musical que j’aime et je suis de l’avis de Mar, la nana à qui tu proposes une chanson et un clip. Et oui ! Lola n’est pas la star du clip qu’elle est en train de tourner : la vraie star, c’est Mar et elle en a… marre de Lola ?

Pourtant, Lola continue de ghoster les appels de Silvia. Elle semble hésiter à décrocher, cependant, alors c’est peut-être juste les faux ongles qui l’empêchent de décrocher hein. Toujours est-il que le lendemain arrive finalement : il est l’heure des auditions.

La série aurait pu en faire bien plus pour nous replonger dans l’ambiance et nous faire redécouvrir l’école, je trouve. Il y a finalement une telle foule de figurants atypiques que l’on ne sait plus où donner de la tête et qu’on se retrouve à l’intérieur sans même tilter ce que l’on voit. Roberto souhaite assister aux auditions et ne prévient Silvia et Luiso qu’au dernier moment, ce qui est tout de même bien peu probable en termes d’organisation.

Luiso bosse donc avec Silvia depuis dix ans et ç ase sent vraiment dans l’échange qu’ils ont devant Roberto – qui imagine aussitôt qu’ils sont en couple. Nous n’en saurons pas plus sur les potins à ce moment de la série cependant, parce qu’il est temps que les auditions commencent. Pendant qu’elles ont lieu, Omar ne peut pas lâcher des yeux Andrea. Andrea, elle, a son attention finalement détournée de ce beau gosse la matant quand Luca se rend compte qu’il a perdu son portefeuille.

Après 24h, il serait temps ! Andrea le rassure comme elle peut et s’en débarrasse en l’envoyant téléphoner à ses colocataires. Son but ? Pouvoir assister à l’audition d’Omar – dont on a vu les fesses sous la douche, donc. Une fois son audition terminée, elle prend donc le temps d’aller lui parler. Il est odieux avec elle, lui demandant si elle compte vraiment passer l’audition juste avec une danse classique.

Bref, il fait juste ce qu’il faut pour la déstabiliser avant son audition… mais il va quand même admirer ce qu’elle propose à Silvia et Roberto. Son but ? Continuer de lui faire comprendre que ce qu’elle fait, c’est bof quand même. Il est dans l’abus le plus complet, franchement, mais ça motive Andrea, à proposer quelque chose de bien différent. On passe du contemporain à une danse bien plus contemporaine et mouvementée. Bien sûr, Andrea avait donc deux chorégraphies de prêtes, comme ça, là, hyper crédible. Cela fait chier Omar, parce qu’elle s’en tire sacrément bien en vrai.

En parallèle, Luca retrouve son portefeuille grâce à Elvira, la vendeuse de la boutique. Celle-ci le retrouve à l’école grâce à sa story Instagram. Elle ne peut s’empêcher de souligner qu’elle aurait chanté ses chansons autrement, et apparemment, elle arrive à le convaincre en fredonnant dix secondes. C’est honnêtement peu crédible, mais admettons : il lui demande de passer l’audition avec lui, elle refuse et il force donc Elvira à chanter avec lui. C’est une bonne idée : elle gère bien plus que lui et c’est sûrement ça qui fera que Luca est remarqué par Luiso.

En attendant, il est temps pour les auditions de déjà se terminer. C’est trop rapide, franchement : on n’a pas vraiment eu de numéros pour ce premier épisode. Par rapport à la série d’origine, c’est frustrant : les danses sont trop peu crédibles, ils ont tous un niveau de pro, font des trucs de dingue dès le départ et ça casse un peu le côté apprentissage. Il me semble que c’était moins perfectionniste dans la série d’origine.

Bon, avant la fin des auditions, il y a bien sûr un dernier élève – Sergio Aranda Fernandez – qui débarque après l’horaire, et je pense bien qu’il sera vite pris, parce qu’il tape clairement dans l’œil de Silvia. Celle-ci n’est pas au bout de ses surprises par contre : elle découvre après tout ça que Roberto lui a menti, une fois de plus. En effet, il s’inquiète de savoir pourquoi Lola ne lui répond pas, puis pourquoi elle ne répond pas à Silvia, parce que sans elle, le producteur ne voudra pas faire la comédie musicale. C’est le trio ou rien.

Silvia et Roberto reçoivent alors, contre toute attente, un SMS de… Carmen Arranz. Celle-ci fait un malaise qui ramène ses étudiants favoris directement chez elle. Oui, Lola rentre à Madrid depuis Barcelone rien que pour ça, s’attendant à trouver Carmen un pied dans la tombe. Ce n’est évidemment pas le cas, ça la foutrait mal pour un revival.

C’est tout de même sympathique de retrouver Carmen en pleine forme, mais je ne trouve pas ça bien crédible qu’elle puisse encore avoir un tel impact sur ses anciens étudiants. Elle connaît bien leur vie aussi : elle sait que Roberto a fait un truc horrible qui explique que les filles ne veulent plus lui parler. Nous ne saurons pas quoi, en revanche.

Carmen arrive à convaincre les étudiants de retourner une dernière fois ensemble à l’école pour se souvenir d’où ils viennent et tout. Le petit discours nostalgique, déjà partiellement entendu dans la bande-annonce, est plutôt efficace en vrai. Le trio de la première génération se retrouve donc à l’école et décide d’accepter le projet de comédie musicale. Par contre, Lola et Silvia insistent pour que les décisions soient bien prises en commun – contrairement à l’époque où l’égo de Roberto était si insupportable qu’elles avaient décidé de quitter le groupe. Soit.

Pendant ce temps, Luca est toujours plus insupportable : il fout des vents à Elvira qui l’admire totalement pour finalement organiser une fête surprise chez Andrea. Yep, elle veut faire la fête car elle a appris que son père allait (déjà) sortir de prison. C’est la nouvelle Silvia, quoi, la richissime étudiante qui aura bien des problèmes de famille.

En attendant, je commence à l’apprécier davantage cette Andrea. Elle prend les devants pour draguer Omar et même si c’est un parfait connard avec elle lors de son audition, elle est clairement attirée par lui. Les scènes entre eux sont sympathiques, mais elles se terminent par Omar qui s’enfuit pour aller au travail. Ce ne serait pas si grave si Andrea n’en profitait pas pour tomber dans les bras de Sergio.

Yep, l’étudiant de dernière minute aux auditions prend bien vite le rôle d’Omar quand il est question de draguer Andrea. Ce sera lui le vrai bad boy, j’imaginais : il arrête la fac aux USA pour venir à l’école de Carmen Arranz, et il cache clairement un secret. Il sera le fils de Roberto ou une connerie du style, c’est sûr. Il y aura une histoire familiale, c’est sûr – il cherche trop à faire son malin à dire qu’il veut tuer les profs là. Andrea, elle, veut aller à l’école parce que c’était celle de sa mère… Je ne sais pas ce qui est pire.

Autant j’accrochais à Andrea/Omar, autant le délire Andrea/Sergio, ça n’était pas ça. C’est dommage de se retrouver coincé dans un triangle comme ça… Mais bon, c’est répétitif et prévisible après tout. Omar ? Il est le nouveau Pedro, le pauvre étudiant qui est tiraillé par sa pauvreté et son rêve. Ainsi, quand il rentre chez lui, il apprend que sa mère a été virée et envisage aussitôt de laisser tomber l’école.

Sa mère parvient à le remotiver et le convaincre de ne pas abandonner son rêve, pendant que de son côté, Andrea l’oublie bien vite pour s’envoyer en l’air avec Sergio dans le lit de ses parents. Rien que ça. C’est tellement abusé comme intrigue – mais pas plus lourd que le Luca avec ses parents qui le détestent cela dit.

Tout cela nous mène déjà à la fin de l’épisode : le lendemain matin, les personnages de la série reçoivent un SMS pour savoir s’ils sont oui ou non admis. Omar, Luca et Andrea sont pris, sans trop de surprise. La surprise vient de Sergio, parce que Silvia a décidé qu’il n’avait pas ce qu’il fallait pour intégrer l’école, finalement. Oh, je ne me fais pas de souci pour lui, il trouvera une autre entrée quand même.

En attendant, il est temps pour tous les admis de se rendre à l’école pour le discours d’admission de Silvia et pour quelques applaudissements à l’arrivée de Lola. Pourtant, je trouve qu’elle n’est plus que l’ombre de ce qu’elle était dans sa jeunesse la pauvre. La chirurgie esthétique, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé, désolé !

Ah, sinon, comme prévu, Andrea se retrouve méga pauvre : la caution de son père est refusée, il reste donc en prison, et elle n’a plus l’argent pour se rendre à l’école. C’est con, tout de même. Par chance pour Andrea, elle a un meilleur ami en or : non seulement Luca essaie de convaincre Elvira qu’elle ferait mieux d’intégrer l’école, mais en plus, il vend sa guitare la plus précieuse pour payer à Andrea sa scolarité dans l’école de Carmen Arranz.

Il est temps aussi pour Lola de commencer à réfléchir à une solution d’hébergement à Madrid. Ses gamines, elle semble les avoir oubliées pour l’instant… contrairement à une étrange querelle avec Silvia datant d’il y a dix ans. Elle refuse donc d’aller vivre chez son ancienne colocataire. C’était pourtant le bon plan.

Après, Lola a toujours été chiante et ce n’est pas près de changer apparemment. Même après avoir parlé à ses filles, elle continue d’être insupportable avec Roberto qui tente une approche un peu amicale. Elle refuse de redevenir son amie, mais on ne saura pas exactement pourquoi. Si elle accepte de bosser avec, il n’a rien du faire de si inadmissible, franchement.

Autrement, la mère d’Omar décide de trouver Roberto pour lui expliquer la situation de son fils. De manière pas du tout crédible, Roberto décide donc d’aller le débusquer à son travail pour le convaincre d’accepter sa place à l’école. Au moins, il est honnête Rober : il reconnaît qu’il n’avait pas le talent d’Omar à l’époque et que c’est pour ça qu’il le veut absolument à l’école désormais.

Admettons. Cela ne nous aide pas à savoir ce qu’il en est du secret de Roberto. Ben oui, vous vous doutez bien qu’on termine sur quelques cliffhangers un peu plus intéressants qu’Elvira qui hésite à rejoindre l’école. Ainsi, Roberto reçoit un appel mystérieux au cours duquel il explique que Silvia et Lola ne sont pas au courant de quelque chose… mais quoi ? J’ai déjà envie qu’il s’agisse d’un retour genre de Pedro. Je sais, c’est totalement improbable, mais ça serait un sacré WTF.

En toute fin d’épisode, Silvia rentre chez elle pour mieux tomber sur Sergio. Il s’est introduit chez elle pour la convaincre de l’accepter à l’école ; et il affirme qu’il a une bonne raison pour ça. Ouh, ouh, ça c’est du cliffhanger ! (en vrai, oui).

Bon, et sinon, les personnages introduits dans les webisodes ? Ils sont pris à l’école, mais ils font clairement de la figuration dans ce premier épisode. Je m’attendais à ce qu’ils soient des personnages bien plus importants… Cela viendra peut-être dans la suite de la saison. En tout cas, ce n’est pas plus mal de ne pas avoir eu leur introduction en plus dans cet épisode déjà chargé en informations sur la nouvelle génération.