The Cleaning Lady – S01E05

Épisode 5 – The Icebox – 15/20
L’épisode joue la carte de l’information sur la précarité de certaines situations, en jouant avec une des peurs des personnages principaux de bout en bout de son intrigue. Cela permet de débloquer bien plus rapidement que je ne l’imaginais la situation de certains personnages. Certains secrets auront du mal à tenir en place après cet épisode, et ça me rend curieux de savoir comment la saison évoluera par la suite, parce qu’elle semble griller ses cartouches beaucoup trop rapidement.

Spoilers

Thony cherche à retrouver le donneur de moelle épinière qui s’est désisté pour donner une chance à son fils.

Everyone has his problem.

OK, c’est de plus en plus n’importe quoi ? L’épisode commence par Fiona, Thony et toutes leurs copines femmes de ménage chargées de faire le ménage dans un bus ayant servi à une soirée festive avec cotillons et champagne. Plutôt que de faire le ménage, elles font donc la fête… jusqu’à ce qu’elles comprennent être en face d’un raid de la part de ICE, le service d’immigration. C’est toujours bien d’avoir des séries pour faire quelques messages de prévention.

Et cet épisode n’y manque pas, étant même assez violent : on suit donc l’arrivée des filles dans une cellule générale qui est celle où tous les migrants illégaux sont réunis et où les flics ont pour consigne de les ignorer royalement. C’est n’importe quoi, franchement : c’est un système horrible et profondément inhumain. J’imagine que la série en ajoute une petite couche, ou en tout cas je l’espère, puisque Thony passe de sa pote au doigt cassé à une femme enceinte, prodiguant les soins qu’elle peut comme elle peut.

Ce n’est pas évident quand personne ne veut l’aider à le faire et quand en plus Garret s’arrange pour l’exfiltrer de la cellule. Bien sûr, il est derrière ce raid atroce : il révèle à Thony qu’il a trouvé son collier et profite de sa nouvelle situation pour reprendre son chantage habituel. Il se fait drôlement chier quand même pour obtenir ce qu’elle ne peut de toute manière pas lui refuser, par principe. Quant à Thony, au moins, elle récupère son collier. Easy.

En parallèle, les enfants de Thony et Fiona commencent à s’inquiéter, inévitablement. C’était plutôt chouette de voir Jaz s’inquiéter légitimement de ce qu’il s’est passé. Elle est plus ou moins rassurée quand Thony débarque pour lui dire où est sa mère, parce que bon, sa mère est donc détenue par les autorités, ce n’est pas dingue. Thony en profite aussi pour passer du temps avec son fils, qui est désormais en pleine forme.

Une fois que c’est fait, Thony se rend au club d’Arman pour espionner à nouveau. Nous savons qu’elle a raté une bonne partie de sa réunion d’affaire du jour, mais elle arrive à temps malgré tout pour l’entendre se disputer avec sa copine. Cette dernière pète ensuite un câble, jetant une bouteille contre un mur, genre normal. Thony profite de sa relation avec elle pour en savoir plus, puis va boire un verre avec Arman quand elle le voit boire seul.

C’est facile pour elle d’avoir une bonne conversation avec lui, parce qu’il bave littéralement devant elle franchement. C’est dingue. Elle en profite pour finalement lui révéler toute la vérité, jetant aussi son collier qui devait permettre d’enregistrer la conversation. C’est un move étrange de sa part : je sais qu’elle est désespérée d’obtenir des infos pour sauver ses amies d’ICE, mais elle révèle quand même à Arman qu’elle bosse pour le FBI depuis l’enterrement de Theo. Ce n’est pas rien.

Pourtant, Arman ne semble pas s’inquiéter outre mesure : il se contente de chasser Thony de son club. Il sait bien qu’il peut lui faire confiance malgré tout, puisqu’elle assure n’avoir rien révélé de compromettant… mais bon, il y en a qui se font tuer pour moins que ça. En plus, Arman évolue dans un monde peu scrupuleux envers les traitres.

Il prend le temps de parler avec Thony tout de même, et il la croit quand elle lui annonce qu’elle n’a rien dit : elle a un argument de poids en vrai, puisqu’il est le seul à avoir aidé son fils jusque-là. Et juste comme ça, Arman propose à Thony de jouer encore un double jeu : il lui donnera les infos qu’il veut au FBI – et il commence par l’ordinateur de Knight pour que Fiona puisse être libérée.

C’est presque trop simple – et j’ai eu peur quand au passage Fiona est appelée par un garde. Cela sentait mauvais, parce que j’imaginais un garde violeur… quand finalement, il voulait juste lui donner l’occasion d’un coup de fil. Fiona découvre ainsi que Thony est sortie de tous problèmes, et c’est franchement abusé. La trahison est violente, surtout dans le contexte d’une déportation. Les deux collègues et amies de Thony sont séparées au moment de monter dans les bus de la déportation, justement.

Oui, oui, l’épisode va assez loin en vrai et jusque-là. Le plan infaillible de Garret avait une faille : il comptait sur un ancien collègue pour surveiller Thony et ses potes à l’ICE. Celui-ci étant malade, il ne l’a pas fait, expliquant la déportation des filles si rapide. Par chance, Thony a de quoi négocier comme elle a récupéré l’ordinateur de Knight et qu’elle ne le rendra pas tant qu’elle n’aura pas récupéré ses amies.

Malheureusement, la directrice du FBI – qui passe un savon vraiment pas bien long à Garret – n’arrive pas à accéder à la requête complète de Thony. Elle se contente donc de retrouver une seule des deux femmes, l’autre étant déjà déportée. La fin d’épisode propose un peu de suspense, j’ai cru qu’on allait avoir une mauvaise nouvelle pour de vrai, mais finalement, c’est bien Fiona que Thony parvient à récupérer en fin d’épisode. Tranquille.

 

The Cleaning Lady – S01E04

Épisode 4 – Kabayan – 13/20
Les personnages semblent prendre vraiment les pires décisions à chaque fois qu’ils ont un choix. Toutefois, la série propose des épisodes plutôt fluides et j’étais content de retrouver les personnages. Je ne m’y attendais pas, et c’est la preuve qu’il y a tout de même certaines choses qui fonctionnent dans cette histoire. C’est sympa, ça se laisse regarder et ça divertit. Il faut des séries comme ça aussi.

Spoilers

Thony cherche à retrouver le donneur de moelle épinière qui s’est désisté pour donner une chance à son fils.

Whoopsy, I dropped my pen.

La série reprend tout prochainement aux États-Unis avec sa saison 2 ; la première est sur le point d’être diffusée en France (sur TF1, de mémoire), il est plus que temps pour moi de revenir découvrir

la suite des aventures de Thony (j’avais oublié jusqu’à son prénom et son orthographe improbable).

Et tant pis si je ne me souviens rien ? Le résumé est plutôt bien foutu pour me souvenir de l’essentiel, et on sent qu’on est encore en début de série pour ça. L’épisode reprend donc sur un roadtrip de l’héroïne et Fiona pour tenter d’aller trouver une solution pour sauver Luca et lui trouver une greffe. Le but exact ? Connaître l’identité du donneur pour le convaincre de changer d’avis et de sauver la vie de Luca.

Ce n’est pas exactement comme si Thony avait le choix en théorie. Elles se rendent à l’hôpital voir le docteur Ramtej pour obtenir les informations sur le donneur s’était désisté, mais le médecin refuse de leur donner. Ce n’est pas un problème pour Thony qui décide d’entrer par effraction dans le bureau de son médecin pour obtenir l’information – pouvant compter sur Fiona pour le divertir. Au moins, je n’avais pas oublié que la série était dans l’exagération permanente, c’est déjà ça. Jamais de la vie ça ne pourrait arriver comme ça.

Bref, Thony et Fiona enchaînent en se rendant à l’adresse du donneur, mais manque de bol, il n’y vit plus. Elles sont accueillies par sa fille qui hésite mais leur donne finalement l’adresse de son travail. Inquiète, elle ne veut tout de même pas que son père soit au courant. Joe semble pourtant tout gentil quand elles l’abordent en lui parlant Tagalog (un dialecte des Philippines). Il faut dire que c’est un vendeur de voitures, alors forcément, il paraît gentil.

Son discours change vite quand il comprend de quoi il s’agit. Après, quand il est question d’aller du côté de l’illégalité et de lui payer des pots de vin en échange d’un peu de sa moelle épinière, le discours devient légèrement plus raisonnable. Par raisonnable, il faut comprendre qu’il est prêt à se faire payer, mais une somme totalement improbable – et une somme qui augmente chaque fois qu’on fait appel à sa raison. Connard, quoi.

Les deux femmes peuvent enfin rentrer chez elles, bredouilles, car le déplacement était en vain, elles sont apeurées de voir les lumières éteintes. C’est le problème de vivre avec des adolescents idiots, j’imagine – surtout dans une série. Thony prend le temps d’en passer un peu avec son fils, puis parle avec Marco pour lui expliquer qu’ils sont de retour à la case départ. Je vais paraître sans cœur, je sais, mais franchement, tout ça nous éloigne quand même énormément des intrigues qui donnent le titre à cette série.

Pendant ce temps, l’agent du FBI continue de travailler au milieu d’une cafétéria. C’est rafraichissant de voir une série qui présente le FBI bien différemment ? Il a même un bureau qui ressemble à un bureau de flic lambda, l’écran géant avec le logo de son agence en plus, bien sûr. En tout cas, Garrett compte toujours sur Thony pour espionner à son compte.

Il profite d’un énième mensonge de sa part pour lui faire du chantage et lui offrir un stylo à laisser trainer sur une table à proximité de Knight, un client régulier du casino qui intéresse les autorités. Bien sûr, elle n’y arrive pas immédiatement, écoute tout ce qu’il se passe avec une serpillère en main et laisse finalement le stylo à terre – juste avant de se faire engueuler par son boss parce qu’elle passe la serpillère devant les clients.

Comme elle est engueulée par son boss, il est bien logique qu’on en arrive très vite à une scène où il lui demande les infos sur le donneur de son fils pour lui « parler » un petit peu et voir s’il peut le faire changer d’avis – sans jamais envisager de le payer. Thony lui demande de ne pas lui faire du mal, mais bon, ça n’a rien de bien crédible… Evidemment qu’elle connaît ses méthodes !

C’est sans surprise que Joe, le donneur, est agressé en sortant de son boulot. Il est kidnappé pour que Thony puisse lui parler – après avoir rendu le stylo espion au FBI – et s’excuser de ce kidnapping, tout en lui expliquant la procédure. Arman n’est pas ravi de voir Thony être incapable de se décider à voler la moelle épinière de ce donneur en carton qui a changé d’avis sans raison valable.

Il lui fait une dernière menace, mais il le laisse finalement rentrer chez lui – c’est à Thony de le ramener en revanche. Pendant le trajet, Joe peut ainsi confier qu’il a perdu sa femme dans une intervention de routine qui devait être toute simple ; comme la greffe finalement. C’est triste. Comme toujours quand les séries ont besoin que des personnages se parlent plus longtemps que prévu, la voiture de Thony crève en route. Pendant que Joe change le pneu, elle chante au téléphone une berceuse à son fils, et ça, c’est le détail qui finit par faire craquer Joe.

Ce dernier accepte donc de venir en aide à Luca… et en échange Thony décide de le réconcilier avec sa fille : elle appelle donc la fille pour lui expliquer ce qu’a fait son père. C’est beau comme tout, les réconciliations ont lieu (mais sont vite expédiées par la série).

Avant tout ça, Thony a tout de même eu à effectuer une autre petite mission pour Arman. Grâce au stylo espion, le FBI a pu arrêter son allié, et ça supposait que Thony devait récupérer un ordinateur dans la chambre d’hôtel de la copine de Knight. Elle y parvient, mais de justesse car Garrett est à ses trouilles. Et croyez-le ou non, mais elle est assez débile pour y perdre le collier qu’elle touche en permanence.

A aucun moment on ne la voit s’en inquiéter avant au moins le lendemain, mais Garret, évidemment, le retrouve et sait très bien ce qu’il a en main. C’est notre cliffhanger de l’épisode, évidemment (bis), surtout que l’allié d’Arman est tué en prison.

En parallèle, Fiona décide de revoir Brandon, et c’est toujours une très mauvaise idée. Il l’incite à vendre de la drogue et elle est tellement sous le charme de son sourire ravageur qu’elle fait de la merde en acceptant. Non mais franchement, ça n’a aucun sens. Au moins, elle récupère de l’argent au passage et peut se payer un avocat pour Chris comme ça. Il faut faire ce qu’il faut faire.

 

Tales of the Walking Dead – S01E04

Épisode 4 – Amy/Dr Everett – 14/20
J’ai eu du mal à prendre l’épisode au sérieux, parce que la première scène m’a provoqué un fou rire plus qu’autre chose. On va dire que c’est une réaction de malaise ? Le reste du débat science/sociologie avec le point commun de la nature est un peu plus intéressant et pourrait offrir des pistes de réflexion plus vaste dans une série qui ne soit pas une anthologie. Je crois comprendre le but de l’épisode pour les scénaristes, j’aime bien l’idée, mais ça ne prend pas tout à fait sur moi – peut-être aussi parce que les deux personnages ne sont pas très appréciables.

Spoilers

Et si les zombies étaient le sujet d’un documentaire une fois le monde à peu près rétabli de son apocalypse.

I don’t work with humans.

Franchement, quand l’épisode a commencé, je n’étais pas entièrement sûr d’être devant la bonne série. Cela ressemblait plus à un documentaire animalier, et c’est voulu. Le côté forêt m’a rapidement fait penser qu’il était possible que je sois bien devant du Walking Dead, mais ça n’aurait pas été non plus le plus étonnant que je me sois retrouvé face à un vrai documentaire. Et pourtant, ce n’est pas le cas : on comprend assez rapidement qu’on suit le documentaire d’un homme post-apocalypse qui s’intéresse au plus grand des prédateurs : l’homo mortus.

Il fallait bien que ça arrive : les zombies deviennent logiquement un sujet d’étude pour les scientifiques une fois que le monde se remet à tourner plus ou moins correctement – si ça peut être correct de vivre dans une apocalypse zombie. J’ai pas mal ri d’entendre cet homme, le docteur Everett donc, nous décrire la manière de « vivre » des zombies. Tout est similaire aux codes habituels des documentaires animaliers, notamment sur les lions : il y a un zombie héros, qui est celui qui permet d’approcher la meute, et toute une étude sociologique des comportements entre zombies.

C’est l’occasion pour nous d’apprendre qu’il existe la possibilité de zones entièrement consacrées aux zombies pour les contenir ; mais aussi qu’il existe désormais des braqueurs ; des braconniers cherchant à récupérer les crânes de zombies pour les revendre.

Voilà qui est original comme idée, même si de mémoire, ça se trouvait un peu dans les derniers comics de la série. Toujours est-il que notre journaliste et scientifique expert en zombies n’aime pas trop l’idée de ces braconniers et qu’il utilise ses drones pour savoir exactement ce qu’il se passe dans les bois.

Cela lui permet notamment d’apercevoir pour la première fois Amy, une jeune femme entourée de zombies dans la forêt et appelant à l’aide de toutes ses forces quand elle voit le drone. Everett ne lui vient pas en aide pour autant : il préfère la regarder souffrir, c’est beaucoup plus rigolo. Il semble même blasé de la voir mourir à un moment.

Cependant, c’est une survivante et elle sait comment se débarrasser des zombies les plus persistants. Il est bien obligé de lui venir en aide : elle tue toute la meute qu’il souhaite observer. Il révèle ainsi à Amy qu’il est possible de marcher au milieu des zombies, et celle-ci est bien heureuse d’avoir un sauveur. Elle compte donc sur lui pour la sauver de tous ses problèmes maintenant qu’elle a perdu son groupe, mais ce n’est vraiment pas son optique à lui.

Il marche en lui tournant le dos, alors qu’elle demande énormément d’aide. En vrai, je la trouve insupportable : il vient de te sauver la vie, arrête de te plaindre constamment comme ça là. Enfin, à sa place, je ferais la même chose, mais je ne sais pas, à voir comme ça, bof. Après, elle est pourtant l’humaine la plus normale de cet épisode se concentrant sur un duo avec une rescapée tentant de survivre comme elle peut à l’apocalypse et un scientifique taré qui fait un documentaire sur les zombies comme s’ils étaient des animaux.

Vous me direz, il faut bien trouver un moyen d’accepter une réalité difficile après tout. Amy suit l’homme jusque chez lui et le harcèle pour qu’il la laisse entrer – en vain. Elle est toutefois sacrément débrouillarde malgré sa migraine et sa main en moins : elle parvient à atteindre l’échelle de la cabane de l’homme. Bref, il n’a plus vraiment d’autres choix que de l’héberger : ils sont entourés par des zombies de toute manière, donc elle compte bien rester devant sa porte jusqu’à ce qu’elle meure et en devienne un elle-même.

Forcément, Everett la laisse entrer chez lui, à force qu’elle insiste comme ça. Il lui donne un étrange breuvage censé l’aider, mais moi, je ne lui fais absolument pas confiance. Je trouve d’ailleurs Amy étonnamment naïve à suivre un inconnu pour être hébergée chez lui comme ça. Je veux bien qu’elle soit désespérée et tout, mais bon, si elle a survécu assez longtemps à l’apocalypse zombie, et même dans un groupe, elle a dû tomber théoriquement sur des psychopathes se sentant permis de tout. La série lui donne toutefois raison : elle fait des rêves bizarres et vomit durant la nuit, mais au réveil, elle n’a plus de migraine.

Amy est donc en pleine forme pour sympathiser avec Everett. Elle comprend assez vite qu’il est un anthropologue, grâce à la déco de sa cabane, et gagne peut-être quelques points auprès de lui en s’y connaissant pas mal. Elle ne s’y connaît pas en homo mortus, par contre, et elle trouve l’idée complètement folle. Elle voit bien qu’il étudie les zombies, mais continue de lui faire confiance en lui parlant de ce qu’elle fait là.

Elle finit par se faire dégager de la cabane – mais y reste tout de même. Elle remarque ainsi qu’Everett semble particulièrement intéressé par le zombie qu’il appelle « spécimen 21 ». Everett finit par lui expliquer pourquoi : il a remarqué qu’il se comportait comme un leader de meute, en laissant une partie de ses proies aux autres derrière lui. Si Amy est persuadée qu’Everett le connaît, la série garde un peu le suspense sur le sujet, puisque le scientifique est bougon.

J’aime bien sa vision de la (sur)vie après, affirmant que la science est la seule chose qui puisse permettre de comprendre l’homo mortus, et donc de survivre en s’adaptant face à ce prédateur. Je n’aime pas trop la manière dont ça se met en place dans l’épisode, par contre. Bref, il va passer sa journée à chercher son spécimen 21, tandis qu’Amy repart dans les bois de son côté, avec l’interdiction de revenir.

Bien sûr, Amy ne l’entend pas de cette oreille. Elle est celle qui retrouve le spécimen 21 et passe l’après-midi avec. Ainsi, pendant la nuit, elle retrouve Everett et se sert de l’information qu’elle a sur 21 pour faire du chantage auprès de son anthropologue : elle lui explique ainsi qu’elle a besoin de son aide pour retrouver son groupe – sa communauté étant tout pour elle.

Everett finit par accepter, ce qui nous mène à une petite scène le lendemain où Amy suit les traces qu’elle a fait sur les arbres pour retrouver 21. Au passage, ces deux personnages qui n’ont rien en commun finissent par se parler ; et la communication leur offre plein d’informations. Ainsi, Amy découvre que la zone dans laquelle ils marchent était une réserve naturelle pour les animaux. Everett était là pour les observer avant les zombies, il est donc resté depuis. Bizarrement, la conversation finit sur un débat intéressant, avec Amy qui voit tout de ses yeux d’humaine tout droit issue d’une société humaine et Everett, anthropologue associable qui ne jure que par la science.

Tous les deux sont pourtant amoureux de la nature – et je vois le dilemme sur lequel repose l’épisode. C’est intéressant, surtout quand ça termine par Amy engueulant Everett, comprenant qu’il se comporte en ermite juste pour avoir une excuse sur son manque de relations sociales. C’est ironique sachant qu’Everett a voulu faire d’Amy son assistante qui prendrait sa place plus tard ; alors qu’Amy a voulu inviter Everett dans son groupe.

Son groupe n’apprécierait peut-être pas ce nouveau venu par contre : le scientifique ne veut pas interférer avec la « nature », et il refuse de venir en aide à Amy quand elle entend une femme de son groupe, Anna, hurler à la mort. Elle est bouffée par un zombie, mais Everett refuse d’intervenir. Cela force Amy à le mordre à la main pour être capable de tenter de sauver sa pote.

C’est un échec bien sûr, mais dans l’action, elle fait tomber un zombie dans l’eau. Everett est un bel hypocrite : il fait tout ce qu’il peut pour tenter de sauver ce zombie, y compris quand un crocodile commence à le bouffer. Par chance, Amy est là pour l’aider – et oui, elle accepte de l’aider, ça en dit long sur son grand cœur (ou sa connerie, c’est au choix). Par malchance, une fois le crocodile présent, elle décide de confronter Everett à la réalité : il est impossible de sauver le zombie – et tant pis si 21 est un ancien collègue d’Everett qui voulait être étudié par son pote après sa mort.

La conclusion de l’épisode commence alors : Amy révèle à Everett que son groupe fait affaire avec des braconniers pour pouvoir traverser la zone. Malheureusement, la zone est en plein sur le passage de la migration des zombies étudié par Everett. Le campement des potes d’Amy ? Il est au beau milieu lui aussi, alors ils sont inévitablement tous morts, car la meute se dirige vers eux et qu’ils sont cernés.

Malgré cet avertissement sur la mort inévitable de tous ceux dans le campement, Amy décide de s’y rendre – parce qu’elle est profondément humaine. On serait dans la série-mère, elle parviendrait probablement à survivre avec un groupe de potes. Nous sommes ici dans une anthologie : le scientifique avait raison. Certes, Amy parvient contre toute attente à rejoindre son groupe pour les avertir. Cela ne l’empêche pas de mourir et d’être zombifiée malgré tout.

Le lendemain, alors qu’Everett étiquette un à un tous les membres du groupe d’Amy devenus zombies, il se retrouve à devoir faire d’Amy son spécimen 42. Toutefois, il hésite à lui mettre son étiquette, preuve qu’il commence à sortir un peu de sa science pour devenir plus humain lui aussi, non ?

Tales of the Walking Dead – S01E03

Épisode 3 – Dee – 14/20
Ce n’est pas un mauvais épisode en soi, surtout que j’aime beaucoup l’ambiance qu’il instaure au début et l’idée mise en place pour la survie (une idée à laquelle j’avais déjà pensé et qui était un peu exploitée dans un autre spin-off à un moment), mais je le trouve tout de même pas mal décevant. En effet, il apporte des réponses peu satisfaisantes et une origin story qui paraît bien peu nécessaire à un personnage que j’adorais détester avant, et que je vais continuer de détester de toute manière. Bref, ça n’est pas exactement ce que j’en attendais. Pris indépendamment de mes attentes et de ce que l’on sait déjà des personnages, il fonctionne bien cependant, alors je vais continuer de dire du bien de ce spin-off pour l’instant.

Spoilers

Dee et Lydia sont sur un bateau, Billy tombe à l’eau.

Let me tell you how I died.

Bon, je dois bien avouer que cet épisode n’est finalement plus celui qui me rendait le plus impatient. Au départ, je trouvais que c’était l’épisode qui risquait d’être le plus prometteur de la saison pourtant, mais après l’épisode 2, c’est difficile de le penser encore. Cet épisode revient en effet sur un personnage que l’on connaît déjà : Alpha. En 43 minutes, il promet donc de nous apporter un point de vue différent sur ce personnage que l’on a tous appris à détester.

L’avantage, c’est qu’elle est morte, donc on ne nous fera pas comme avec Negan, un épisode génial qui sera balayé en un regard pour Maggie. Après, ça commence par un murmure, et ça joue déjà trop sur le fan-service pour que je kiffe parfaitement. L’épisode nous présente ensuite un couple, avec une femme, Brooke, que l’on ne connaît pas mais qui semble être de la famille d’Alpha.

En effet, elle la retrouve sur le ponton d’un bateau et tente de lui faire des compliments sur son apparence. Ce n’est pas évident d’être si hypocrite, je pense, surtout quand en face on a juste en retour des aboiements comme Alpha sait si bien les faire. Quel enfer. Avant même l’apocalypse, elle était donc déjà peu sympa avec Lydia dans sa manière de l’élever, et ça ne m’étonne pas.

Après, ça ne rend pas ça bien plus intéressant de voir l’épisode débuter sur elle dans une robe la laissant à moitié à poil alors qu’elle tire la tronche, expliquant être sur ce bateau de luxe uniquement pour sa fille. Le barman se permet pourtant d’être hyper vache avec elle, et pour cause : on découvre assez vite que nous ne sommes pas au début de l’apocalypse comme on pouvait l’espérer.

Non, non, nous sommes sur un bateau où tout le monde vit sa meilleure vie une bonne année après le début de l’apocalypse. Eh ben, c’est inattendu comme environnement, mais j’aime bien tout de même l’idée d’un bateau qui puisse tenir si longtemps. Par contre, on ne sait pas trop comment Dee (le prénom d’Alpha) et Lydia se retrouvent là après avoir quitté le père de Lydia. C’est un peu dommage pour un épisode explicatif, tout de même.

On apprend alors, de la part d’Alpha elle-même, qu’elle a tué son père à neuf ans… Et il y a vraiment un problème de rythme dans le montage de l’épisode, parce que si Alpha se met à nous raconter une histoire qui n’a rien à voir avec l’épisode, ça va être long et compliqué, surtout en 43 minutes. En plus, l’épisode devrait pouvoir être vu par des gens ne connaissant pas Alpha pour être vraiment intéressant. Après le générique, nous repartons toutefois sur le bateau comme si de rien n’était.

On comprend un peu mieux la hiérarchie de celui-ci, avec Brooke en tête de tout ce qu’il se passe. Cette dernière est dépassée de découvrir qu’un homme a disparu de son bateau, mais moi, je ne suis pas trop surpris. A partir du moment où Dee est à bord déjà, ça ne peut que mal tourner. Pourtant, elle n’y est pour rien et l’épisode prend rapidement une autre tournure, avec une gestion bien compliquée pour le bateau. De son côté, Alpha reste fidèle à ce qu’elle sera et qu’on connaît d’elle : elle vole un couteau, et ça déprime Lydia. Elle tente donc de se débarrasser de sa mère, lui expliquant qu’elle a désormais Brooke pour s’occuper d’elle de toute manière.

Le truc, c’est que Brooke a fort à faire sur le bateau, et elle doit déjà s’occuper de Dee qu’elle n’aime pas beaucoup. Durant la soirée, elles se confrontent l’une l’autre et on passe déjà à peu de choses d’un meurtre commis par la future Alpha… Le lendemain, l’homme disparu met tout le monde en état d’alerte, à commencer par Dee. Quand elle aperçoit un homme utiliser un miroir sur le pont, elle l’accuse donc publiquement de contacter des gens sur le rivage du marais où le bateau navigue.

Elle a bien sûr raison, mais l’épisode ne le révèle pas immédiatement. En effet, elle fait appeler Brooke et uniquement Brooke pour régler cette affaire. Billy, l’homme accusé, prend plutôt mal cette accusation, forcément. Craignant le couteau de Dee, il saute dans l’eau…

Et on comprend aussitôt qu’il a bien quelqu’un à rejoindre, car personne ne prendrait un tel risque autrement. Brooke ne le voit pas comme ça pourtant. Au contraire, elle se rend compte que Billy n’est pas le seul à être terrifié par Dee : il y a aussi Lydia. Elle décide donc d’isoler Lydia de sa mère, ce qui est une idée pourrie… qui sauve pourtant la vie de la mère et de la fille.

En effet, Billy revient sur le bateau et s’attaque à tout le groupe de Brooke avec six de ses hommes. Ses calculs sont simples : il a un groupe qu’il veut à bord du bateau, il a infiltré le bateau quelques jours plus tôt pour pouvoir jeter des gens par-dessus bord et ainsi créer de la place pour eux. Malheureusement, Dee a surpris ce qu’il faisait et l’a forcé à agir plus rapidement que prévu. Il en tue quelques-uns sur le bateau, remarquant tout de même que Dee et Lydia manquent à l’appel alors qu’il s’en prend verbalement à Brooke.

Il aurait mieux fait de s’inquiéter de cette « soccer mom » (oula, ce n’est pas Alison Hendrix non plus) : elle débarque par surprise, égorge l’un de ses hommes et se précipite vers le canot de sauvetage pour s’enfuir avec Lydia. Ma foi, ça marche bien comme retournement de situation. Les deux rament jusqu’à la rive où les attendent des zombies à cause du bruit sur le bateau : c’est un véritable massacre qui s’y déroule.

Même les gens jetés par-dessus bord ne survivent pas, bouffés par des zombies. Bref, tout le monde meurt, sauf Dee et Lydia qui se planquent sous un des zombies tué par Dee. Il faut bien dire ce qui est : Dee est une sacrée psychopathe, mais elle a l’art de tuer du zombie sans trop de mal. Elle comprend aussi qu’elles sont en sécurité sous le zombie, alors elles y restent un petit moment.

Finalement, on découvre aussi que Brooke a survécu à la chute de son bateau. Par contre, elle n’a plus aucun désir de survivre dans un monde où elle ne pourra plus vivre comme elle l’entend apparemment. Franchement, j’imagine que c’est dur d’être responsable partiellement de la mort de tant de gens, même si elle accuse Dee de tous ses maux. Dee ne le voit pas comme ça et entend bien la tuer… sauf que Lydia l’en empêche.

Lydia adorait Brooke, alors évidemment, elle fait en sorte qu’elle survive. Dee finit par accepter cette solution, se rendant compte que la morte est trop douce pour Brooke. Elle préfère ainsi lui faire une sacrée cicatrice au visage, pour qu’elle ne puisse jamais oublier Lydia et les rêves d’un monde normal qu’elle lui a mis en tête pour rien.

Lydia ? Elle part sans un adieu à Brooke, faisant ce que sa mère lui ordonne, comme on la connaîtra quelques années plus tard. Oh, Dee essaie tout de même d’entraîner sa fille à tuer des zombies, mais ce n’est pour l’instant pas très efficace, parce que Lydia s’y refuse. Tout au plus, ça fait une scène sympathique où Dee tue des zombies de manière originale et où Lydia s’enfuie loin de sa mère, pensant que les fées l’appellent quand elle entend les arbres parler.

Pff. Dee ne fait pas confiance à sa fille et la pense devenue folle. Elle décide de la consoler malgré tout, avec un bon gros câlin. L’épisode traine alors en longueur sur ce câlin, mais c’est parce qu’on comprend que Dee a pour intention de tuer sa fille. Malheureusement, il y a zéro suspense : on sait déjà que Lydia survivra et on se doute bien que les « fées » ne sont que des Chuchoteurs. C’est effectivement ce que la fin d’épisode révèle : Lydia et Dee sont entourées par un groupe d’humains déguisés en zombie.

Je suis franchement dégoûté de découvrir que l’idée des Chuchoteurs ne vient pas d’Alpha elle-même. Ca aurait été tellement génial et il y avait dans cet épisode de quoi lui fournir l’idée quand elle s’est cachée sous le zombie ou quand Lydia est restée pétrifiée face à des zombies. Finalement, il n’en est donc rien et nous ne saurons même pas ce qu’il en est de la création d’Alpha. Tout au plus, on saura que Dee a tué Hera, la cheffe de ce groupe de Chuchoteur, et que c’est à elle qu’elle raconte son histoire. Décevant comme tournure. J’imagine que le but est de nous proposer une suite à son histoire dans un autre épisode en cas de saison 2 ?