The Walking Dead World Beyond – S01E06

Épisode 6 – Shadow Puppets – 15/20
L’épisode est bien aide par la présence d’un guest que j’aime bien, mais je trouve aussi que dans l’ensemble, il propose une meilleure histoire que les précédents… quitte à oublier un peu plus son fil rouge (jamais perdu de vue pour autant). Il y avait donc du positif à tirer de cet épisode et toujours autant d’efficacité dans les idées un peu sympa pour tenter de faire peur aux ados. Oui, ça reste une série pour ados, n’exagérons pas !

> Saison 1


Spoilers

How are we supposed to save my dad if we are always waiting for others to save us?

Oui, je suis en avance, je sais. Habituellement, je regarde cet épisode le lundi, mais bon, je peux faire semblant de tenter au moins le basique du #WESéries non ? Non, je ne suis pas reconfiné, c’est juste un week-end comme un autre, moi. J’avoue que c’est avec un chouilla de regrets que j’ai décidé de voir cet épisode en plus quand je vois le début de cet épisode qui nous promet un théâtre d’ombre et en profite pour nous faire un générique narré par Iris. Oh, c’est sympathique, mais c’est long, moi je veux juste savoir ce qu’il va advenir de nos héros maintenant qu’ils croisent pour la première fois hors de leur communauté un humain. D’où les regrets, j’aurais pu trouvé plus qualitatif peut-être.

Et pas n’importe quel humain, en plus ! C’est Ted Sutherland, je te reconnais de Rise, toi ! Il menace nos héros, avant d’être arrêté dans ses propos par l’arrivée de Felix derrière lui, le menaçant. Ils ne lui font pas confiance, mais celui qui dit s’appeler Percy assure être seul, et quand les adolescents ne trouvent personne dans les bois autour, il est décidé qu’il dit probablement la vérité.

Iris lui propose aussitôt de la bouffe et Felix semble baisser sa garde à garder ses yeux bloqués sur Percy. Je le comprends : il vieillit vraiment bien Ted Sutherland (et merci le X-Ray du lecteur de Prime Video de me permettre de retrouver son nom). Bon, du coup, je n’arrive pas à savoir s’il est censé être adolescent ou adulte, là.

Plutôt ado, j’imagine ? En tout cas, il nous raconte une petite backstory pas bien intéressante et assure qu’il veut poursuivre son chemin vers Andersonville pour récupérer ses affaires. Il ne plaît pas beaucoup à Felix, en tout cas, mais il a l’air bien décidé à raconter toute sa vie durant la nuit. Un autre à qui ça ne plaît pas ? Silas, bien sûr : il comprend aussitôt que ça met en danger sa relation avec Iris d’avoir un beau gosse de plus dans la team. J’ai ri de voir Silas dire à Felix qu’il fallait s’en débarrasser, grosso modo.

Une chose reste sûre : Percy est bavard, et du coup, c’est tout l’épisode qui l’est. C’est dommage. En plus, ça craint de l’entendre nous parler d’un troupeau de bisons quand dans l’actualité on a un pays qui nous fait actuellement un massacre de bisons. Allez, les scénaristes ne pouvaient pas le savoir à l’époque ; en plus, ce n’est pas vraiment l’intérêt de cette anecdote. L’anecdote, c’est qu’Hope comprend que Percy leur ment.

Rapidement, il est révélé que s’il ment à tout le monde, c’est parce qu’on lui a volé non pas des provisions, mais un vrai trésor : un camion avec plein de carburant. Voilà donc Iris en train de faire le calcul rapide de leur chance qui vient de tourner comme jamais ! Elle propose aussitôt à Percy son aide pour aller récupérer le camion aux mains des deux voleurs, à condition que Percy accepte de les déposer à New-York.

C’est vrai que la saison ne faisant que huit épisodes, il n’en reste pas énormément pour accélérer le rythme si elle doit s’achever en fin de saison 2. L’idée d’Iris ne plaît ni à Felix, ni à Silas – toujours jaloux – mais elle finit par porter ses fruits quand il apparaît évident que la solution d’Iris est une belle manière d’aller bien plus vite à New-York. Pourquoi attendre ?

Le lendemain, tout le monde se met donc en marche. Pour gagner des points, Percy en profite pour réparer la chaussure de Silas. Passionnant. OK, c’est toujours plus passionnant que Hope et Elton continuant de bavarder de la mère de ce dernier. On découvre donc qu’Elton s’appelle ainsi grâce à Elton John, et qu’il veut un jour terminer le livre pour le donner à quelqu’un d’autre afin de l’aider dans la vie. J’ai un doute, là.

Silas recule bien vite pour parler avec Felix plutôt que de rester devant avec Iris et Percy. La scène est interminable, même si c’est un plan-séquence et que j’aime les plans-séquence. Concrètement, j’ai trouvé que c’était un peu abusé de nous montrer les personnages marcher au ralenti dans la forêt pendant si longtemps. Comment voulez-vous qu’on s’en sorte de cette série à ce rythme-là ?

Ils finissent par arriver à Andersonville et voir le camion rouler, ce qui les oblige à se planquer. Quand ils trouvent enfin le camion à l’arrêt, il est bizarrement sans surveillance. Pire encore, à l’intérieur, Percy trouve le cadavre de Tony, un des deux voleurs de son camion. C’est gênant. Felix s’énerve de voir les adolescents s’approcher du camion malgré ses ordres de l’attendre, et Iris nous fait chier une fois de plus à agir comme une tête brûlée.

En effet, Percy n’arrive pas à démarrer le camion, alors il veut en trouver les clés auprès de Mike. Il se précipite, et Iris veut aussitôt en faire autant. Felix ? Il veut faire demi-tour, parce que c’est l’histoire de sa vie, tout simplement. Enfin, dans l’histoire de sa vie, il y a aussi le fait qu’il passe tout son temps à céder aux caprices de tous les adolescents autour de lui, alors évidemment, il finit par demander à Iris de rester sur place alors qu’il rejoint Percy pour faire face à Mike.

Hope et Elton l’accompagnent, ce qui n’a aucun sens, et Silas et Iris restent surveiller les sacs de tout le monde, ce qui n’a pas de sens non plus. Quand je dis que ça n’a pas de sens, laissez-moi préciser : par rapport aux personnages et aux buts de chacun, il serait mille fois plus logique d’avoir Iris avec Felix, hein. Par contre, d’un point de vue scénaristique…

Elton et Hope peuvent papoter un peu, histoire qu’Elton avoue à Hope avoir rencontré son père et qu’elle culpabilise encore plus d’avoir tué sa mère. Silas et Iris ? Ils peuvent parler un peu de la confiance qu’ils ont l’un pour l’autre, et Silas peut ainsi laisser Iris partir à la rescousse de Percy, mais en lui conseillant de passer par l’arrière du bâtiment, pour éviter qu’Hope ne l’arrête en chemin. Il est malin ce Silas, quand il s’y met.

Par l’arrière du bâtiment, Iris peut ainsi entrer et sursauter en voyant un mannequin. Pff, pas moi. Comme si cette série pouvait me faire sursauter, franchement. J’en ai vu d’autres, à force. Elle finit par tomber sur Percy – seul. Je me suis méfié de lui aussitôt, mais non, le reste de l’épisode a révélé que Felix était bien séparé de lui par choix, pour retrouver au plus vite les clés du camion. Encore une fois, ça n’a pas de sens, ils n’ont jamais vu de films d’horreur apparemment.

Bref, Iris assure à Percy qu’elle veut l’aider à trouver les clés, peu importe ce qu’il en coûtera. Un zombie débarque alors et… Oh, la série a réussi à me faire sursauter ! Va falloir se calmer, là. Les deux montent donc à l’étage, trouvent les clés bien vite et se séparent à nouveau… ce qui fait que je fais encore moins confiance à Percy, alors que la série veut nous endormir avec Felix s’attaquant à un zombie dans un miroir. Eh, j’aime vraiment bien comment la série exploite toutes les possibilités pour nous faire peur.

Un coup de feu est tiré et fait flipper tout le monde. Iris hésite franchement, mais finalement, elle fait demi-tour pour lui venir en aide. Pff. Cela lui permet de comprendre qu’ils sont en train de se faire arnaquer dans les grandes lignes. Du côté des vrais surprises de l’épisode, Tony, le cadavre vu plus tôt, se relève derrière Silas. Son but ? Voler les sacs du groupe et partir en camion, avec les clés, parce qu’il les a.

J’ai ri ! Voir Silas puis Iris se sentir cons, ça n’a pas de prix. En plus, pour tout arranger, Iris tombe dans un tas d’ordure en suivant son ordure personnelle, Percy. C’est une très bonne chose, et c’était à mon goût de voir ça. En plus, j’ai adoré qu’elle se retrouve face à deux zombies dans les poubelles. Par contre, cela prouve une fois de plus qu’elle ne sert à rien du tout cette gamine.

Il faut en effet que Felix vienne à son secours pour la sauver, avec l’aide d’Hope, Elton et Silas. Malheureusement, les trois autres sont occupés aussi à s’attaquer à une dizaine de zombies qui viennent de débarquer dans la rue. C’est trop, c’est trop ! La série va encore plus loin : Felix n’arrive pas à venir en aide à Iris à temps (mais ils se foirent dans le montage, parce que si, il aurait le temps) ; mais Percy fait demi-tour lui aussi pour lui venir en aide.

En effet, il est touché de voir qu’Iris a fait demi-tour pour le sauver en entendant le coup de feu, alors il a voulu la sauver. Tout ça, il lui révèle une fois qu’ils sont hors de danger : tous les zombies sont tués et le camion les ramène au point de départ, tous ensemble. C’est l’occasion d’apprendre à connaître Percy et son oncle, Tony, qui sont des arnaqueurs professionnels. Ouep, Tony travaillait à Las Vegas. Dur de leur faire confiance…

Pourtant, nos personnages semblent s’y faire et écoutent toute leur histoire, avec une belle manière d’arnaquer des groupes sur leur passage pour récupérer des vivres. Une fois que c’est fait, Percy et Iris peuvent se réconcilier, puis Hope peut se refuser à dire la vérité à Elton même si elle en meure d’envie, puis Felix peut parler avec Tony, histoire de se mettre d’accord entre adultes sur ce qu’ils feront. Il est décidé d’attendre Huck avant de partir – ah oui, ils pensent à Huck quand même, une ou deux fois dans l’épisode – pour retrouver le père des filles, et Tony révèle que le camion possède exactement le même logo que la veste de Felix. Ah, la république est encore liée à tout ça, évidemment !

L’épisode se termine alors sur un très chouette théâtre d’ombre de la part de Percy et Tony, heureux de trouver un public pour leur spectacle sur la vie d’un couple avec un bébé qui se retrouvent attaqués par un zombie. Le petit finit par se trouver une nouvelle famille et tout un espoir de survie, ce qui fait pleurer nos personnages. Vous voyez, c’est chouette et trognon.

On coupe alors pour le générique de fin, lui-même coupé par une scène post-générique. Pff. Il faudrait savoir, ils en font ou pas ? On redécouvre la même scientifique que la dernière fois, le professeur Belshaw, qui lit un livre du père des filles sur l’immunologie, regarde la carte d’adieu écrite pour lui par les filles, puis reçoit un coup de téléphone dans lequel elle avoue qu’il ne sera pas un problème. C’est plus mystérieux qu’autre chose, une fois de plus.

> Saison 1

Julie and the Phantoms – S01E07

Épisode 7 – Edge of Great – 18/20
La série est toujours sympathique et les scénaristes parviennent bien à caser un peu tous les éléments qui font le sel de la série dans cet épisode. OK, l’équilibre trouvé n’est pas forcément le meilleur sur cet épisode, mais quand on le termine, on a le sentiment d’avoir eu tout ce qu’on pouvait en tirer, et c’est satisfaisant. Vraiment, je ne sais pas pourquoi je traîne tant à regarder !

> Saison 1


Spoilers

People say you never forget your first ghost.

A force d’attendre d’avoir le temps de regarder les trois derniers épisodes d’un coup, j’ai totalement abandonné la série, et ça, ce n’est clairement pas possible, franchement ! C’est fou, j’ai pourtant vraiment kiffé le début, donc il est plus que temps d’avancer, et tant pis si ce n’est pas pour trois épisodes. En plus, la série est nécessaire en ce moment, parce que ça fait du bien d’avoir un peu de feel good.

Bon, bien sûr, le dernier cliffhanger n’était pas si feel-good, avec le père de Julie qui la retrouvait en plein milieu d’une fugue. L’épisode nous les montre donc en train de rentrer à la maison, mais loin d’être une simple engueulade, on retrouve finalement le père qui décide de soutenir à fond sa fille dans son projet, même s’il ne peut pas rencontrer les autres membres du groupe. Il semble comprendre que la technologie le dépasse… mais quand même, quoi.

C’est gros un père aussi compréhensif, je me demande vraiment jusqu’où ça irait. Ils sont toutefois interrompus par la tante de Julie qui débarque parce qu’elle a hâte de quitter la maison. Et pour cause : en début d’épisode, elle tentait de soutenir à son neveu que les fantômes n’existaient pas… jusqu’à ce que Reggie se décide à s’en mêler. La maison est hantée aux yeux de la tante, c’est triste.

Le lendemain, pourtant, le père n’est pas du tout inquiet, et il chantonne en cuisinant. Oh, il ne chantonne pas n’importe quoi, mais une chanson de sa fille. Vraiment, il est à fond dans le projet musical de sa fille et il n’hésite pas à lui organiser un concert. Bon, un concert à la maison, organisé surtout par Flynn, mais c’est déjà ça, on va dire.

Au lycée, Julie se retrouve à se faire harceler par le fantôme de Luke. Il veut tout simplement lui parler de la chanson à chanter pour le concert du soir, puis essayer de la faire sécher les cours pour répéter encore et toujours. Nick les interrompt toutefois, l’obligeant à raccrocher au nez de Luke, parce qu’elle avait sorti son portable pour ne pas parler toute seule la pauvre. Oh, par contre, Julie est totalement fan de son fantôme et le triangle amoureux n’a aucun intérêt parce que Nick ne fait pas le poids du tout.

Nick est pourtant le crush de toujours de Julie, mais quand elle danse avec lui en cours dans le gymnase, tout ce à quoi elle pense c’est… Luke. Je peux le comprendre, parce que bon, des effets spéciaux aussi nazes que ce miroir dont Luke sort, c’est inoubliable et on ne peut penser qu’à ça. La chanson entre eux qui suit en revanche fait oublier à quel point c’était naze : leur duo est exceptionnel, tout simplement. L’alchimie qu’ils ont est dingue.

Luke a beau s’en défendre auprès des autres fantômes plus tard lors d’une répétition en assurant qu’il a de l’alchimie avec tout le monde, même Reggie (moui, beaucoup moins quoiqu’on veuille nous faire croire), il est évident qu’il y a un truc en eux. Cela perturbe Julie qui s’isole avant de s’en confier à Flynn. Cette dernière est rationnelle, parce qu’elle n’est pas amoureuse, elle : elle lui fait ainsi remarquer qu’une histoire d’amour avec un fantôme, ça ne fonctionne pas vraiment.

Après tout ça, Alex se rend compte une fois de plus qu’il est espionné par son mec, mais ce purgatoire est loin d’être un paradis et ça termine mal entre eux quand Alex s’entend dire qu’ils n’auraient jamais dû se rencontrer. Oh, Willie, tu déconnes !

Pendant le concert, Julie décide pourtant de le snobber, et c’est trop violent pour lui. C’est violent pour tout le monde, même pour nous : ça se voit beaucoup trop qu’elle l’ignore. La seule qui ne s’en formalise pas, c’est notre bitch, parce qu’elle meure de jalousie. Peut-être que j’exagère… Tous les lycéens présents sont contents du concert, après tout. Il y a tout de même un moment où Luke se rapproche de Julie, et un regard suffit à rendre Nick bien jaloux.

Quand en plus Julie et Luke finissent par un duo bien trop chou, Nick comprend que c’est foutu pour lui. L’épisode ne revient pourtant pas là-dessus, puisqu’on enchaîne par Julie en famille avec Flynn à essayer de trouver un moyen de ne pas trop développer sur les fantômes. Bon, par contre, le coup des concerts à une seule chanson à chaque fois, c’est triste, tout de même. Pour endormir son père, Julie décide évidemment de lui poser des questions sur les caméras utilisées pour la filmer. Ben oui, le concert est filmé pour que d’autres managers repèrent Julie.

Finalement, l’épisode se termine sur un bon moment de révélation. Willie se décide enfin à parler au trio de fantômes et leur révéler que Caleb possède son âme, mais aussi les leurs. Les chocs qu’ils ressentent de plus en plus fréquemment – c’est-à-dire deux fois en fin d’épisode parce qu’avant les scénaristes ont oublié d’en caser – sont dus à Caleb. Pour que ça cesse, ils doivent accepter de rejoindre le club de Caleb, ou ils cesseront d’exister à jamais.

Toutefois, Willie a une autre option à leur proposer. Il suffit qu’ils trouvent la chose qu’ils n’ont pas réglé avant de mourir, et de la régler, et hop. Ils disparaîtront quand même de la surface de la Terre, MAIS ils continueront d’exister quelque part. C’est déjà ça de pris. Hop, Willie se barre aussitôt que toutes ces informations sont données – notamment par peur d’être chopé par Caleb en train de leur parler.

Le problème, c’est qu’Alex prend ça super mal, mais aussi que ça veut dire que dans tous les cas, ils devront dire adieu à Julie. Comme ils n’ont pas d’autres choix que de commencer à réfléchir à tout ça, ils en viennent à la conclusion que le truc qu’ils voulaient tous les trois au moment de mourir, c’était de jouer à l’Orpheus, une salle de spectacle avec des années d’attente à l’époque. Coup de bol, elle existe toujours et elle est juste en face de là où Willie les a menés. C’est beau. Et ça nous fait un objectif pour plus tard.

> Saison 1

The Walking Dead World Beyond – S01E05

Épisode 5 – Madman Across the River – 13/20
Mouais. L’épisode se concentre certes sur un personnage que j’aime beaucoup, mais il ne parvient pas à vraiment envoyer du pâté. La faute à un scénario qui ne parvient à justifier tout ce qu’il se passe, enchaînant les scènes de manière trop mécanique et compilant les menaces de manière trop artificielle pour que ce soit vraiment crédible, pertinent ou convaincant. C’est dommage, parce que du côté des personnages, il y a parfois du bon. Bref, à chaque fois, j’ai envie d’y croire, mais j’en reviens mitigé.

> Saison 1


Spoilers

The strongest force in the world is the force of nature

Iris croit franchement qu’elle a la voix pour nous faire le « Previously » ?? C’est rigolo, tout ça. Le début d’épisode commence donc par un résumé rapide et nous promet de se concentrer sur Elton. Eh, ça commence très bien cet épisode. Bon, le délire en voix off n’est pas exceptionnel, de même que la première scène où Hope et Iris se foutent de la tronche d’Huck en lui affirmant que, vraiment, elle a réussi à les faire changer d’avis rien qu’en leur redemandant.

Si ça fait marrer Elton, en train de lire le script de sa mère, on sait bien qu’il est un petit traître qui a décidé de venir en aide à Felix. Oh, bien sûr, il ne lui a pas dit officiellement, mais on l’a tous compris, et Felix aussi. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien qu’il redemande une fois de plus son aide à Elton dans cet épisode, pour le convaincre de trahir ses nouveaux amis au profit de la rationalité. Certes.

En attendant de savoir ce qu’il fera, on a le droit à la suite du script en voix off et… bon, comment dire ? Ca n’aurait pas été un succès ce script, et ça donne l’impression d’être devant une parodie zombie d’un mauvais épisode de Grey’s Anatomy. C’était étrange. Heureusement, l’épisode ne s’attarde pas trop là-dessus.

On enchaîne donc avec Huck qui propose à Felix qu’un d’eux fasse demi-tour avec les garçons pendant que l’autre continue avec les filles, beaucoup plus difficile à convaincre que le demi-tour est le bon choix. Tellement compliquées, ces nanas, qu’elles sont même prêtes à traverser en bateau un lac – quitte à réparer le bateau elles-mêmes. Pff. Les adultes ne disent rien et nous voilà en quête de la réparation du bateau. Ce n’est pas fameux tout ça.

Huck me fait vraiment délirer avec ses grimaces perpétuelles. Franchement, je n’arrive pas à me la dissocier d’Emori de The 100, donc j’ai envie de l’aimer, mais vraiment, elle se comporte comme une gamine alors qu’elle est supposée être l’adulte de la situation. Felix et elle laissent les adolescents tout faire, c’est assez hallucinant. Bien sûr, les adolescents réussissent assez vite à mettre sur pied un plan qui pourrait leur permettre d’arriver à New-York plus vite, avec un bateau et un moteur.

Plus la construction du bateau avance, plus Hope récupère… espoir. Elle en parle à Elton, juste avant d’entendre les « adultes » parler d’Elton comme d’un moyen de les convaincre de faire demi-tour. Décidément, la série fait une obsession sur ce demi-tour, mais Hope est frustrée d’entendre qu’Elton est en train de les trahir. Elle le confronte aussitôt, lui fait peur et on passe rapidement à une engueulade générale, dans laquelle Silas ne dit pas grand-chose.

Grosso modo, il essaie de convaincre tout le monde qu’Elton n’y est pour rien, mais Elton lui-même confirme ce que dit Hope. Finalement, il faut Iris pour séparer tout le monde en leur disant… de se remettre au travail. Mais pardon ? Qu’est-ce que ces adolescents sont insupportables ! On a vraiment le problème d’avoir deux adultes les laissant tout faire en permanence, en fait. Et pire que tout, Huck accompagne ensuite Hope dans une tâche dérisoire pour réparer le bateau et lui avoue… qu’elle n’est pas si contre le voyage en cours.

La série me perd avec ce revirement de trop, et avec une insistance sur le personnage d’Huck, sa volonté d’un voyage qui leur permet de devenir meilleurs, tout ça, tout ça. Elle a même une petite backstory inintéressant pour se réconcilier avec Hope, avant qu’Hope, toujours énervée, parle avec Felix. Elle lui reproche de ne pas avoir été capable de retenir son père auprès d’elle et sa sœur. Au secours, quoi.

Felix ne demande pas son reste face à Hope apparemment trop forte pour elle malgré son jeune âge. Il décide donc de partir en randonnée avec Iris. Bien sûr. Celle-ci n’est pas énervée après lui, mais elle est déçue de son plan de faire demi-tour ?? Mais ? Il n’a jamais dit le contraire ? Ca fait cinq épisodes qu’il est en boucle là-dessus, Iris, tu t’attendais à quoi au juste ? Ce n’est pas si bien écrit là.

En revanche, j’ai bien aimé le développement que la scène apporte pour le personnage de Felix qui avoue à Iris qu’il aurait dû partir à la place de son mec avec le père des filles. Ils sont toutefois interrompus par un orage qui approche, menace grandissante pour la série, surtout quand on voit un abri en piteux état contenant quelques zombies, à proximité du bateau tant qu’à faire.

Et à proximité d’Iris et Felix, donc. La foudre tombe soudainement alors que le ciel est totalement bleu derrière eux, et on se retrouve alors avec une dizaine de zombies sortant de là, à leur poursuite. Ce n’est pas exceptionnel, mais la série n’est pas aidée par les conditions météo du tournage, bien trop bonnes.

Pendant ce temps, Silas fait des reproches silencieux à Elton qui se justifie, alors que les deux partent à la recherche de combustibles pour le moteur du fameux bateau à réparer. Ils se précipitent en entendant l’orage arriver, perdent quelques combustibles et se réconcilient comme ça. C’est gros, mais ça passe bien, dans la panique. La panique est accentuée aussi par Hope qui se blesse à la main, même si… bon, drama pour rien.

En parlant de ça, les combustibles sont trop puissants et mettent le feu au moteur. Cela fait que les zombies se rapprochent de plus en plus, forçant Felix à se servir de fil de fer et Felix à se confronter à sa phobie : il doit ramper sous le bateau pour le réparer, alors qu’il est claustrophobe. Yep, on le sait depuis la semaine dernière, mais vous sentez bien ce qu’il en est, non ?

Comme d’habitude, on a droit à des flashbacks dans cet épisode, et la série se concentre assez prévisiblement sur Elton, comme le suggérait le résumé de l’épisode. Cela permet de retrouver sa mère enceinte – eh, je la connais cette actrice – et son papa, un scientifique tout sympathique qui apprend plein de bonnes choses à son fils. Bref, Elton avait une super vie dès le départ, et sans cette épidémie de zombie, il aurait eu une petite sœur et un beau futur.

C’est con, tout ça. Elton a déjà du caractère en tant que petit garçon, mais aussi des cheveux de fou et un look tout en velours, parce que son père est un prof et un scientifique. Prédestiné, ce gosse. En tout cas, petit, il a décidé d’appeler sa sœur Esmeralda. Soit.

Quand l’apocalypse éclate, son père l’enferme dans une boîte le temps d’aller chercher sa mère. C’est donc de là que vient sa claustrophobie. Il faut dire que quand il sort enfin de sa boîte, c’est pour mieux trouver son père sans jambe et sans bras, mort. Bon appétit. Il sort donc du musée d’histoire naturelle où il était pour trouver un plan du campus et rejoindre cette colonie. Wow. Sacrée performance du jeune acteur choisi pour incarner Felix, honnêtement, j’étais surpris.

Dans le présent, Elton parvient à réparer le bateau, mais il reste coincé sous celui-ci et doit vraiment se confronter à sa peur… avant d’être secouru par Iris et Hope. Elles sont sur tous les fronts, elles, d’ailleurs, puisqu’elles aident aussi Felix à faire face aux zombies (sans les tuer, je vous rassure), avant d’essayer de mettre le bateau à l’eau.

C’est peine perdu, surtout sans l’aide de Felix… qui finalement change d’avis et vient en aide à nos héros en les aidant à mettre le bateau à l’eau. Et comme si on était dans un épisode de LOST, voici donc nos héros qui mettent un radeau à l’eau et quittent un rivage en direction d’un autre, laissant les zombies les suivre à la nage. Prendre le bateau pendant un orage ? Pas une super idée. Je vous rassure, cela dit, l’orage disparaît… Il était juste là pour que l’éclair tombe. C’est dommage.

C’est d’autant plus dommage qu’Hope était enfin prête à faire demi-tour. Cela lui permet donc de parler tranquillement avec Felix durant la nuit. Les deux se comprennent enfin mieux… Un peu comme les deux adultes, d’ailleurs. Huck propose ainsi un nouveau plan à Felix, maintenant qu’ils sont d’accord pour aller plus loin dans l’aventure ensemble (j’ai levé les yeux au ciel, j’avoue).

Huck part ainsi en reconnaissance seule, pendant 48h. Cela n’a pas trop de sens : les filles veulent aller vite à New-York, mais elles acceptent ça sans broncher ? Felix ne dit rien non plus ? Et en quoi est-ce un plan de diviser pour mieux régner ? J’imagine qu’il faudra revenir la semaine prochaine pour mieux comprendre. En attendant, Elton pleure sa mère et décide d’améliorer comme il peut le script de celle-ci. Il y a du boulot, même si je t’aime bien Elton. En larmes, il raconte à Hope que son père avait peur la nuit de l’Apocalypse, puis qu’il espère encore que sa mère puisse être en vie quelque part.

Si Hope considère que ce n’est pas si fou comme espoir, elle change vite d’avis en apercevant la photo de sa mère, qu’elle reconnaît immédiatement comme celle de tous ses cauchemars. Oups. La série nous lâche alors sur un bon cliffhanger, avec un inconnu qui s’approche d’eux, armé d’un bâton. On se croirait dans Fear dis donc… mais bon, je n’ai pas le temps pour Fear, ce soir.

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To The Lake – S01E08

Épisode 8 – 17/20
Bizarrement, si j’ai bien aimé les deux derniers épisodes, je trouve qu’ils sont trop éloignés de ce qu’était la série avant et qu’ils nous laissent avec pas mal de questions qui nous restent sur l’origine de la série… ou sur une suite, que j’aimerais bien, même si aucun renouvellement n’est annoncé un an après la sortie de la série en Russie. Reste donc à croiser les doigts !

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Spoilers

Selon Anya, Misha s’est donc suicidé, et ce n’est pas la première fois qu’il y pensait. On le sait aussi, alors… c’est crédible, mais j’ai une idée en tête et ça va être dur de la déloger de là. Pour la première fois, j’ai donc un élan de sympathie pour Ira. Elle aura au moins servi à ça : conserver l’espoir que Misha est encore en vie et ne s’est pas fait avaler par la glace… même si Pavel nous réduit nos espoirs avec le duvet retrouvé.

En plus, Anya retrouve un corps dans le lac… mais ce n’est pas Misha. Oups. Elle s’enferme alors dans son deuil et annonce à Ira qu’elle oublie tout : elle n’a plus de souvenirs d’enfance et commence même à oublier que Misha est mort. C’est con. Enfin, ce qui n’est pas si con, c’est qu’il est évidemment encore en vie, comme je m’y attendais.

Il est malin à faire semblant de se suicider… mais il se prend quand même dans un piège à loup, le pauvre. Ca n’a pas l’air de faire du bien. Pendant ce temps, Polya, Lyonya et Marina sont donc dans la cave obscure de la vieille proprio, et la série se fait plaisir sur la réalisation avec un filtre noir et blanc vraiment bon. Je me suis même demandé s’il y avait vraiment l’obscurité totale sur le plateau de tournage. Marina est vrillée, la pauvre, et accepte de faire le chien, alors que Polya essaie de négocier avec sa geôlière.

Rapidement, Lyonya devient bucheron-esclave de la proprio, lui mentant comme il peut pour tenter d’être libéré, délivré. Ce n’est pas très efficace et il se retrouve à devoir bouffer de la moisissure dans un seau avec les deux femmes de sa vie. Ca tourne au film d’horreur avec Marina qui pète un câble, fait le chien pour mordre son mari avant de vouloir lui faire l’amour à proximité de Polya. Ils sont dans le noir après tout. Alors oui. Mais non.

Polya est toujours très cool et n’hésite pas à le frapper, n’ayant pas envie d’entendre son père faire l’amour. Elle n’a pas de chance cela dit, parce que la proprio profite du temps qu’elle a pour se mettre une perruque, du maquillage et tout préparer pour coucher avec lui. Oui, oui, elle le déteste, mais il l’excite apparemment.

Ce n’était pas une bonne idée de vouloir coucher avec par contre, parce qu’il réussit à prendre le dessus en retirant sa chaussure, puis en faisant tomber le lit et en se servant de l’armature de celui-ci pour la tabasser. C’est original. Il est tout de même bien aidé par le fait que Misha se libère du piège à loup en tirant dessus. Bref, il prend le dessus sur la femme, puis libère sa fille et Marina, avant d’aller voir quel est cet homme si proche d’eux.

Il découvre qu’il s’agit de Misha, et il le sauve comme il peut, même s’il est en sale état avec le froid et le piège à loup. Misha est vite rétabli, donc, et il explique qu’il a fait croire à son suicide. Il marque des points auprès de Polya qui est admirative, là. Le lendemain, ils libèrent la proprio et se barrent tous ensemble.

En parallèle, sur le bateau du lac, Ira et Pavel continuent de coucher ensemble, alors qu’Anya note tout ce qu’elle peut, tant qu’elle s’en souvient. Elle vit son deuil d’une étrange manière, tout de même. C’est assez insupportable pour Sergey qui descend donc à l’étage inférieur, pour mieux apercevoir la coucherie de son ex, prenant son pied à être vue, clairement. Cela vire alors à la catastrophe avec un crash d’avion sortant de nulle part. Wow, si ça ce n’est pas un point du Bingo Séries, je ne sais pas ce que c’est.

Un chinois (je crois ?) sort de l’avion en parachute, et c’est vraiment bien foutu dans la série, je trouve. Les effets spéciaux, la réalisation, ça me plaît beaucoup cette production russe, honnêtement. Le problème, c’est que le chinois nous prend en otage Pavel. Il est aussi malade, accessoirement. Le smartphone de Pavel traduit tout, c’est quand même pratique, mais le chinois refuse de croire quand Pavel promet de le guérir.

C’est con, parce que c’était vrai. Tout ce qu’il gagne à ne pas le croire, c’est un couteau dans l’œil de la part de Pavel et quelques coups de fusil de la part de Sergey. Bref, il meurt et nous laisse Pavel blessé, à se soigner torse nu dans un bateau sans fenêtre. LOGIQUE. Le lendemain, Pavel décide de se barrer pour aller soigner des gens, n’appréciant pas d’avoir tué quelqu’un.

Bon, alors oui, mais d’où sortait l’avion ? Est-ce que c’est la guerre ? Impossible de le savoir pour l’instant… Il nous faudra des réponses pour une saison 2, franchement, là c’est chaud. C’est chaud aussi pour Ira qui ne fait preuve d’aucune compassion et agresse aussitôt Pavel pour qu’il reste avec elle. Bizarrement, ce n’est pas ce qu’il fait. Bizarrement aussi, Ira décide ensuite de s’en prendre à Anya lorsqu’elle rentre à la cabane.

Son fils est censé dormir, mais ce n’est pas le cas, alors il entend tout de sa mère crisant sur Anya après avoir passé une nuit à lire son journal intime. Dedans, elle apprend ainsi qu’Anya a fait exprès de mettre un emballage de capote dans la poche de Sergey pour qu’elle le trouve (aah… c’était donc ça le flashback, tout s’explique) ; et qu’elle voulait se trouver quelqu’un absolument pour pouvoir garder Misha.

Voilà qui est fait. Bien sûr, Ira en profite pour dire qu’elle a couché avec Sergey, aussi. C’est bien pour foutre la merde avant le retour de Misha. Cela dit, en chemin, Misha et compagnie s’arrêtent pour cause de voiture en panne, finalement réparée de justesse par… un type venant du monastère juste à côté. Pardon ?

Le père Noël prend alors le temps de marier Lyonya et Marina, puisqu’ils lui demandent – enfin, à la base, Marina voulait baptiser son enfant, mais c’est déjà trop tard. Le mariage a lieu, et Misha et Polya en profitent pour se marier aussi. N’importe quoi franchement. Tout peut donc bien se terminer : les deux couples sont mariés par le père Noël et retournent au bateau où ils retrouvent Sergey et Anton, contents de les revoir.

Les retrouvailles sont au top entre eux… Et ça se termine trop bien pour se terminer comme ça. Sans surprise, parce que ça faisait partie de nos théories, le bateau est donc en train de cramer. Anya était à y brûler son journal et Ira à dormir. Tout le monde se précipite donc vers elles pour tenter de sauver ce qu’on peut du bateau qui était légèrement à l’origine du titre de la série.

En plus, ils ne se doutent pas qu’ils sont aussi espionnés par une bande de chinois (ou japonais, toujours ?). Pour une série inspirée d’un roman intégralement couvert en une saison, ça se termine sur un sacré cliffhanger. Espérons que Netflix œuvrera à son renouvellement… mais je n’y crois pas trop. C’était quand même sacrément cool !

Et pendant ce temps, Laura tentait de compléter sa grille de Bingo Séries par tous les moments : « Y a des hiéroglyphes, c’est un avion. »

EN BREF – La série est une vraie bonne surprise et pour une première tentative du côté des productions russes, je ne suis pas déçu, loin de là même. J’ai trouvé que tout se tenait super bien et que c’était très engageant du côté de la réalisation, mais aussi du côté du scénario. Le roman me fait envie maintenant, c’est malin, histoire de voir comment tout ça est écrit.

J’ai beaucoup aimé que la série confirme pas mal de clichés que l’on se fait de la Russie, parce que ça doit vouloir dire qu’ils sont vrais. Au-delà de ça, la frontière entre épidémie et invasion de zombies est souvent fine, mais là, la série réussit à être passionnante sans basculer dans la science-fiction la plus dingue. Les personnages sont attachants, les situations plutôt bien amenées dans l’ensemble et j’aime le parti pris qui est que l’épidémie n’est finalement qu’une toile de fond justifiant toutes les aventures de ces personnages, sans en être le centre.

Sur la fin, c’est même le problème : l’épidémie est totalement négligée au profit de bien d’autres éléments… mais bon, on était tellement à fond à ce moment-là, ce n’était pas bien grave. Bref, je vais prier une saison 2. Et boire de la vodka en attendant de savoir si elle verra le jour.

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