Paradise – S01E02 – Sinatra – 18/20

Les épisodes sont longs, un peu trop, mais il y a de quoi les remplir avec une structure de série riche et agréable à suivre. Il y a plein de personnages, plein de secrets, plein de détails à dévoiler. Et ça fonctionne très bien. Je ne dirais pas qu’on est sur le potentiel d’une série capable de devenir ma série préférée, mais elle a tout ce qu’il faut pour être une obsession et est vraiment de qualité. En fait, ça fait plaisir de voir que des séries comme ça voient encore le jour.

Spoilers

Sam avait le rêve d’une ville souterraine et nous allons découvrir pourquoi et comment elle a eu ce qu’elle voulait.

If you’re in this room, it’s because you’re extremely precious and you’re about to be intrusted with something massive.

Ce second épisode peut à présent nous en révéler plus sur le projet top secret dans le Colorado. Douze ans plus tôt, Sinatra a réuni des spécialistes mondiaux de divers champs scientifiques pour leur confier un secret de taille – et un projet de travail, de toute évidence. Nous, on va se concentrer sur un personnage d’architecte qui a peur de prendre l’avion mais le prend quand même avec Sinatra. Elle lui demande si avec des ressources quasi-illimitées, il serait capable de construire une ville souterraine pour 25 000 personnes.

Il en rit et lui assure que ce serait impossible de trouver un espace suffisamment grand pour creuser ça. Et pourtant, nous on sait que ce sera le cas. Voilà donc comment Sinatra lui présente le projet : une hypothèse un peu fun au détour d’une conversation dans un avion. C’est presque une meilleure introduction que tout l’épisode 1 : tous les scientifiques et spécialistes sont ensuite embarqués à l’intérieur d’une montagne, mais pas avant d’avoir été cagoulés pour ne rien voir. Et donc, Sinatra demande à l’architecte de lui construire sa ville à présent.

Sinatra voulait une ville qui fasse américaine et clairement, elle a obtenu ce qu’elle voulait. Il y a tout ce qui paraît être américain : du soleil (mais le filtre, c’était donc ça ?), des drapeaux, une bibliothèque, toutes les infrastructures… Eh, y a même du vent ? C’est assez fou, tout ça. Sinatra en profite pour écrire, soit ses mémoires, soit un speech sur Cal, on ne sait pas trop. On découvre en tout cas qu’il a étendu son mandat… D’accord, mais il a abandonné tous les américains juste pour se terrer dans sa ville parfaite ? Sympathique.

C’est le moment pour un autre flashback où Sinatra rencontre celui qui sera son mari – ou au moins la personne qui partage son lit dans la ville souterraine. Sinatra rencontre donc son mari dans un bar, le courant est quasi immédiat, il la drague ouvertement et de manière très franche… Et ils sont presque mignons !

Des années plus tard, on les voit s’occuper des deux gosses qu’ils ont, mais tout ce que ça donne, c’est que Sinatra est une super maman et que son fils Dylan fait un malaise bien triste qui inquiète ses parents. On le laisse pour mort, à ce stade. On le retrouve plus tard dans l’épisode alors qu’il est à l’hôpital depuis plus d’un an et demi. Malheureusement, les nouvelles ne sont pas bonnes : Sinatra et son mari apprennent que leur fils Dylan est sur le point de mourir.

La conversation impossible fait qu’ils rencontrent une thérapeute, Gabriela. Sarah Shahi ! J’avais oublié qu’elle faisait partie de ce casting parfait, quel plaisir ! Bon, en revanche, elle est là pour gérer le deuil de Sinatra. Elle n’a pas un rôle facile à jouer : bien que richissime, son fils est mort. Six mois plus tard, elle se rend compte qu’elle a toujours sa compagnie lui rapportant des millions à gérer, qu’elle n’est pas fonctionnelle pour sa fille et que ce n’est pas possible. Elle est prête à payer Gabriela pour être sa seule patiente et pour obtenir toute l’aide dont elle a besoin.

Malgré tout, elle continue de gérer le boulot comme elle peut. C’est ainsi qu’elle se retrouve à une conférence où un spécialiste annonce la fin du monde, un an après la mort de Dylan. Elle y croise Cal, qui a toujours son sourire un peu niais quand il évoque Dylan. Quel drôle de personnage, tout de même. Il est tout de même attachant, à lui parler de son fils de manière gentille et sans détour. On ne sait pas trop comment ils se connaissent, mais ils sont amis, c’est évident. Difficile de comprendre ce qui fait qu’ils en arriveront à se disputer…

Par contre, il est facile de comprendre comment Sam a eu l’idée de sa ville souterraine : une conférence sur la fin du monde où on lui parle d’un tsunami rayant la côte Est des USA suffit à ce qu’elle imagine sa fille mourir. Et c’est intenable pour elle.

Si on en revient au présent, Xavier passe une mauvaise nuit. Il a tenté de déchiffrer le code des cigarettes et a beaucoup cauchemardé de ce qui semblent être les derniers mots de sa femme, au téléphone, alors qu’il était dans un avion (Air Force One) à voir une explosion. Outch. Quand il se réveille, c’est pour mieux découvrir que Billy s’occupe de ses enfants (en vrai, c’est Presley qui fait tout) et que l’amante du Président, l’agent Robinson, est là pour mener l’enquête et l’emmener à un interrogatoire.

Il est révélé assez vite que le secret sur le meurtre est bien gardé pour l’instant. Xavier essaie de savoir où en est l’enquête. Il n’y a pas encore eu d’autopsie, il n’y a pas d’arme du crime, Xavier ne comprend pas pourquoi c’est l’amante du Président qui mène l’enquête (même si elle a un alibi). Elle, elle ne comprend pas pourquoi il a caché pendant 30 minutes la scène de crime alors qu’il le déteste clairement.

Elle se fait donc un plaisir de l’interroger avec un détecteur de mensonges. Elle veut savoir s’il l’a tué, il se justifie en disant qu’il n’a pas respecté le protocole car il devait prévenir sa boss, mais que sa boss couchait avec le Président. Dur d’avoir confiance. Le détecteur de mensonges semble confirmer tout ce que dit Xavier, mais on sait qu’il ment au moins une fois en disant n’avoir rien pris de la scène de crime. Pourtant, c’est bien le cas et pourtant, le détecteur de mensonges ne révèle rien.

C’est intéressant, mais on sent aussi dans cette scène qu’il y a bien beaucoup de secrets gardés par les personnages de la série. Ainsi, on découvre que Gabriela est aussi dans la ville souterraine. Elle était la thérapeute du Président, mais elle l’était aussi, une fois, pour Xavier. Elle débarque dans la salle d’interrogatoire pour lui demander s’il souhaitait la mort de Cal. C’est le cas, mais elle lui demande de dire « oui » ; en l’ayant écrit sur sa main. Son but ? Convaincre Samantha/Sinatra qu’il ne ment pas, puisque s’il était expert en mensonge capable de brouiller le détecteur, il aurait dit non pour se couvrir.

Pourquoi fait-elle ça ? Pourquoi vouloir le protéger ? Il y a des choses qu’on ne nous révèle pas. En tout cas, Xavier est innocenté, ce qui semble soulager Sinatra. Elle lui demande de prendre deux semaines de congés et lui révèle sa décision de prétendre que Cal est mort de mort naturelle. Un successeur est tout trouvé, il y a un vice-président, l’enquête va continuer, mais au moins, toute la ville sera rassurée et apaisée de savoir qu’un système est en place. C’est de la bonne gestion de crise, en vrai, mais la tablette avec les nouvelles du monde n’étant pas retrouvée, ce n’est pas si bon signe, je suppose.

Malgré tout, Xavier est forcé de prendre ses deux semaines de congé alors que la ville entière est sur le point d’apprendre la mort du Président. Ils reçoivent tous sur les montres connectées qu’ils doivent se rendre au plus vite à la Mairie. Pourtant, Presley ne le fait pas, préférant suivre un garçon à la bibliothèque (une chance que le bibliothécaire n’y aille pas non plus). Elle est amoureuse de Jeremy, clairement, et tente d’attirer son attention. Il ne lui en accorde pas beaucoup.

C’est normal : il a appris la mort de son père avant les autres. Oui, bien sûr qu’elle est amoureuse du fils du Président mort. C’est con. Jeremy s’en veut à présent d’avoir planté son père pour leur dernier dîner : sa dernière conversation avec lui remonte à plus d’une semaine et il lui a dit les horreurs que disent tous les adolescents. Vous savez, les basiques : « tous les gens hors de la ville sont morts à cause de toi alors j’aimerais que tu sois mort ». Hâte d’en savoir plus sur la tragédie qui a frappé le monde quand même, parce qu’ils n’ont pas l’air si traumatisés les gens dans cette montagne !

À la Mairie, Xavier a le temps de papoter avec la Première Dame – parce qu’elle l’est toujours aux yeux du public. La séparation est donc officieuse et un secret bien gardé ? Ils ont trop de secret, ce n’est pas bon. La Première Dame ? J’ai envie de bien l’aimer, mais c’est difficile de ne pas la soupçonner un minimum. Elle est pourtant toute gentille avec Xavier, lui disant des mots réconfortants et assurant que le Président disait du bien de lui en permanence, même s’il était raciste – bon, même s’il aimait beaucoup les stéréotypes datés.

On enchaîne avec le discours du futur Président, qui en profite pour dire tout le bien qu’il pense de Cal. La cérémonie de passation a ensuite lieu pendant que Presley écoute « We built this city ». Bordel, nous sommes sur une bonne playlist avec cette série, tout de même. Prendre des tubes comme ceux-là et leur donner un tout nouveau sens, c’est malin.

Jeremy embarque ensuite Presley dans un endroit interdit : un hangar en-dehors de la ville… C’est clairement la salle par laquelle ils sont tous passés pour entrer au Paradis artificiel de Sinatra (la pauvre a dû dire à son fils qu’il allait au Paradis et qu’il allait mourir) et où les avions sont tous stockés. C’est la salle où Presley et James ont compris que leur mère est morte.

Autrement, Xavier parle avec Billy pour savoir s’il a une idée de ce que pourrait être un code à six chiffres. Il lui confie aussi qu’il n’a pas confiance en Sinatra, mais Billy lui rappelle qu’elle est la personne la plus puissante de la ville. Pas grave, Xavier est sûr qu’il peut tout observer, qu’il est un super agent et qu’il trouvera de quoi la faire tomber si besoin. En attendant, il brûle la cigarette avec le code à six chiffres – un numéro d’avion, peut-être ? C’est ce que suggère un enchaînement de plan avec Air Force One.

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Paradise – S01E01 – Wildcat is Down – 17/20

Comme promis, cet épisode est bien intrigant et captive vraiment jusqu’à la dernière seconde, réussissant son petit coup de génie en détournant l’attention de ce qui fera sûrement le sel de la série. Je suis hyper curieux de voir vers quoi ça se dirigera, tout en étant plus mitigé sur les personnages qui n’ont pas réussi à tous me convaincre, malgré un casting vraiment cinq étoiles.

Spoilers

La routine matinale de l’agent Xavier Collins s’apprête à être bouleversée.

I’m the funniest President.

La série commence par le réveil de son personnage principal. Je suis un peu perturbé par l’espèce de filtre bleuté qui est appliqué, ça me donne l’impression de regarder un filtre Instagram. Un peu plus tard dans l’épisode, on apprend que cet homme s’appelle Xavier. Je vais essayer de retenir ce nom et d’oublier le fait que je l’adorais dans This is us.

Xavier se réveille donc, se lève, s’habille pour sa petite session de sport (bordel, qu’il est musclé ? Il l’était déjà tant ? Bon, ce qu’il faut voir, c’est surtout que le personnage a des cicatrices), laisse des post-it pour dire de manger d’abord une pomme et de se préparer correctement. Il a donc des enfants, ce qui sera aussi confirmé après son jogging où sa fille adolescente lui dit qu’il est vieux tout en s’occupant de faire à manger pour son petit-frère. Soit.

Avant ça, Xavier s’est arrêté dans son footing pour parler avec un agent de sécurité dont on ne sait pas encore grand-chose, mais avec qui il est pote. Alors que la série commence à traîner en longueur, on est confronté à un premier mystère quand Xavier s’énerve soudainement parce que son fils, James, lit un livre prêté par Presley, sa grande sœur. Xavier n’aime pas le haricot magique ?

C’est noté. Habillé de son plus beau costard, Xavier retourne devant la même résidence où était posté son pote agent plus tôt. Il a depuis été relevé par une certaine Jane. Bon, on comprend que tous sont là pour assurer la protection de quelqu’un d’important – ils sont des gardes du corps. Xavier s’étonne de voir que la personne qu’il protège dort encore ; ou en tout cas qu’il est encore dans sa chambre. Il traverse donc une baraque ultra luxueuse pour aller tenter de le réveiller, parce que tout de même, il va être huit heures du matin.

Le problème, c’est que le Président ne lui répond pas. Et pour cause : le Président a été assassiné durant la nuit. Oh. Xavier assurait la protection du Président, et il a clairement foiré. Où est le Paradis dans tout ça ?

La série nous propose ensuite un flashback pour confirmer que l’on a bien affaire au Président des États-Unis. Celui-ci finira étalé sur le tapis devant son lit, dans une mare de sang. Avant ça, on nous le présente comme un type qui se veut cool avec ses agents. Il rencontre Xavier dans le bureau ovale pour lui expliquer qu’il envisage l’après-mandant.

Il cherchait à ce moment-là un chef de la sécurité, parce qu’un ancien Président, ça se fait des ennemis. Surtout quand on n’a que cinquante ans. Côté sécurité, il n’a pas confiance dans son actuel chef de la sécurité qui commence à vieillir. Le Président est en tout cas hyper bavard, presque trop, et finit par lui dire qu’il est bien content qu’il soit noir, parce que ça fait bien à l’image. Ouais, ouais. Deux mandats de Président de États-Unis et il en est là de la diplomatie : être hyper franc et aller jusqu’à assumer qu’il ne connaît pas l’emplacement de la Syrie sur une carte.

Heureusement, Xavier le sait, de même que le huitième vice-président des USA. On comprend qu’il se fasse embaucher vu comme ils sont potes avant même de l’être.

De retour dans le présent, Xavier découvre donc le Président assassiné dans sa chambre. La porte-fenêtre est ouverte, il y a des traces de sang, une cigarette éteinte mais non consommée, un coffre-fort vide et deux verres bus. Bon. La réaction de Xavier est un peu étrange : il tente de conserver son sang-froid, stresse énormément, demande à Jane de boucler la zone et on repart dans un autre flashback. Roh.

Dans cet autre flashback, le Président passe du whisky à la clope. Il papote avec son chef de la sécurité en étant bourré, demande à Xavier pourquoi sa femme Teri ne veut pas de troisième enfant (contrairement à lui) et lui confie qu’il pense que sa propre femme n’a pas voté pour lui. Pour la deuxième fois, le Président sous-entend aussi que le monde est un peu foutu : dans le premier flashback, il indiquait que le monde était 19 fois plus foutu qu’on ne le pense. Dans le deuxième, il lui dit que c’est intelligent de ne pas avoir d’enfant supplémentaire.

Dans le présent, Xavier appelle Billy, l’agent du début, pour lui demander de revenir vite et de toute urgence. En attendant son retour, il va voir Garcia, un autre agent chargé de surveiller les images des caméras de surveillance. Xavier demande un récap de la journée de la veille et l’obtient : l’ancien Président est bien séparé de sa femme, avec son fils qui ne se pointe pas toujours. C’est l’occasion d’apprendre qu’il s’est énervé lors d’un échange avec Sinatra, en présence de Xavier. Sinatra, on ne sait pas encore qui c’est, mais ça viendra.

Le Président a aussi une amante, qui a apparemment laissé sa boucle d’oreille dans la chambre, a papoté avec son père et a terminé sa journée en parlant longuement avec son garde du corps préféré. Oui, c’est son garde du corps préféré : un autre flashback nous révèle que Xavier a sauvé la vie du Président quand il était encore en exercice, n’hésitant pas à se jeter entre lui et un flingue et se prenant une balle dans l’épaule. D’où la cicatrice.

On ne sait pas encore pourquoi il a toute confiance en Billy, par contre. Ce qui est sûr, c’est que Billy comprend le nom de code « Laettner » alors que c’est en référence à une anecdote que le Président a raconté à Xavier (ça veut juste dire « se faire tuer », si je résume grossièrement).

Xavier envoie Billy faire le tour de la propriété et retenir tout ce qu’il peut, sans prendre de photo. Il lui demande particulièrement de passer voir sous le balcon de la chambre du Président. Son instinct est correct : on dirait qu’un corps est tombé dans les buissons sous le balcon. Il gagne encore un peu de temps avec d’autres agents et essaie aussi de rassurer Jane. Un mouvement de main subtil nous sous-entend qu’ils sont en couple.

Cela pourrait expliquer aussi que Garcia révèle à Xavier que les caméras étaient coupées pendant une partie de la soirée, partie de la soirée où Jane surveillait l’extérieur de la résidence et où Billy dormait sur le canapé. Oups. C’est d’autant plus étrange que Billy se réveille une minute après la reprise des caméras.

Il est enfin temps de signaler la mort de Cal, le Président, en tout cas. C’est Jane qui a la chance de le signaler au reste du monde. L’ex-femme de Cal est mise de côté, Sinatra (Sam ?) non, ce qui me laisse supposer qu’elle pourrait être vice-présidente. On aperçoit aussi le père de Cal, avant que les interrogatoires ne commencent. Là, on découvre que l’amante du Président est une autre agent de la sécurité, à présent chargée de l’enquête. Ben super.

Sa première question est de savoir ce que Xavier et Cal se sont dits la veille : on découvre que le Président chantait une chanson qui donne tout son sens au titre de la série – it’s just another day for you and me in Paradise. Autrement, il est question de nous révéler ce qui est dans le coffre-fort : les « nouvelles du monde entier ». Il s’agit d’une tablette, qu’un autre flashback dans le flashback nous présente comme la boîte la plus importante du monde. En effet, après avoir sauvé la vie du Président, Xavier a eu la chance d’accéder à ce plus gros secret d’État du monde.

Nous, pas encore. Mais ça va venir, je sens. En attendant, la nuit de son meurtre, le Président veut savoir si Xavier peut lui pardonner ce qu’il s’est passé. On ne saura pas quoi exactement, parce que Xavier se lance dans un récit nous expliquant pourquoi il n’aime pas « James and the Giant Peach », le livre que son fils lisait le matin même. Pourquoi faire un mystère de ce livre de Roald Dahl ? Parce qu’apparemment, ce livre était une obsession de sa femme avant sa mort. Mort liée à ce qu’a fait le Président, donc ; au point que Xavier lui dise qu’il ne dormira bien que lorsque le Président sera mort. Ca tombe bien, il l’est maintenant.

Après tout ça, on voit Xavier rentrer chez lui en courant dans un monde qui n’est pas tout à fait le nôtre : les gens paient tous avec des bracelets qu’ils ont au poignet, les canards sont des robots juste là pour faire joli et un panneau publicitaire révèle que l’aube sera décalée de deux heures. Ouep, le cliffhanger nous informe qu’ils sont dans un dôme, dans une montagne – ils sont dans une ville gigantesque contenue dans une montagne du Colorado. C’est le Paradis, donc. Et ça limite les suspects pour le meurtre du Président. C’était donc ça le gros twist qui a renversé le cerveau de tout le monde. Même en ayant été prévenu qu’il y en aurait un, je ne l’ai effectivement pas vu venir du tout ; je m’attendais à la fin du monde… Mais eh, elle a déjà eu lieu apparemment. J’aime bien que ça explique le titre de la série… et ça me rend curieux de voir ce que la série va apporter par la suite, parce qu’on termine aussi avec les cigarettes du Président dans les mains de Xavier. Il a volé ça de la scène de crime, et c’est important : il y a un code secret dans les cigarettes.

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Paradise (S01)

De quoi ça parle ?

J’ai envie de me lancer en en sachant le moins possible, mais grosso modo, je sais qu’il est question de suivre un agent de sécurité du Président des USA. Et qu’il y a un twist quelque part.

Ce que j’en attends

On me l’a tellement vendue en positif que j’en attends trop. La série doit être capable de me surprendre et de me retourner le cerveau. On verra bien. En attendant, je la commence parce qu’elle est chaudement recommandée, parce que j’adore le casting et parce que c’est un peu honteux de ne pas l’avoir déjà vue. Oui, bien sûr, je suis en retard dans plein d’autres et commencer une nouvelle série n’est probablement pas la meilleure de mes idées en ce début de mois d’août. Mais eh, on ne vit qu’une seule fois ses vacances d’été 2025, et autant en profiter pour découvrir ce qui fut un coup de cœur de beaucoup.

Vous voyez où est le souci ? J’espère vraiment avoir un coup de cœur.

Note moyenne de la saison : 18/20

Pourquoi vous devriez regarder Eyes of Wakanda

Salut les sériephiles,

Franchement, je ne m’y attendais pas. Je pensais lancer un énième spin-off Marvel juste parce que c’était court, parce que j’aime le MCU (et Marvel en général) et parce que c’était sur Disney+. Et en fait… eh bien, j’ai été happé hier soir et j’ai déjà tout publié sur le blog.

Non, vraiment, je n’étais pas franchement chaud pour cette série. Une anthologie animée sur le Wakanda ? Bof. Le format ne me fait pas rêver : je n’aime pas les anthologies, c’est ultra court et je reste encore un peu traumatisé par les saisons ultra inégales de What If…?. Pourtant, en bon soldat Marvel, j’ai lancé le premier épisode à minuit, en me disant que je n’allais sans doute pas aller plus loin et surtout que ce serait déjà lancé pour quand je rallumerai l’ordinateur. Spoiler (enfin, non, surtout pas) : j’ai regardé les quatre épisodes et je me suis fait violence pour ne pas les enchaîner d’un coup. Du coup, j’ai envie de vous convaincre de regarder !

Eyes of Wakanda, c’est une mini-anthologie qui nous emmène aux quatre coins du monde et de l’Histoire, sur les traces d’artefacts en vibranium tombés entre de mauvaises mains – c’est-à-dire des mains qui ne sont pas celles du Wakanda. Chaque épisode suit un·e héros·ïne wakandais·e envoyé·e en mission loin de chez lui/elle. Le fil rouge est discret, mais réel. Et à ma grande surprise, ça fonctionne bien.

Ce qui m’a accroché tout de suite, c’est le style visuel. Ce n’est pas du tout ce que j’attendais : ce n’est pas l’animation de What If…, c’est plus détaillé, plus nuancé, plus expressif. C’est joli, vraiment. Et ça fait plaisir de voir que Marvel Animation sait vraiment proposer quelque chose de beau à regarder, même si c’est chaque fois très différent.

Mais surtout, la série m’a bluffé par sa capacité à créer de l’émotion en très peu de temps. Chaque épisode dure à peine une vingtaine de minutes, et pourtant, à chaque fois, j’ai été pris dans les histoires. Que ce soit une guerrière libre qui refuse les règles, un espion déchiré entre loyauté et amitié, ou un prince en quête d’un destin plus grand que lui… tous les personnages m’ont touché. C’est rare que je m’attache aussi vite à des personnages qu’on ne revoit jamais après. Je sais, c’est le principe d’une anthologie. Mais là, ça vaut le détour.

Bien sûr, j’aurais aimé que certains épisodes durent plus longtemps ou qu’on m’en fasse carrément un film, mais c’est parce que je suis gourmand !

J’ai évidemment eu mes préférences : le deuxième épisode m’a complètement pris de court (fallait oser, vous verrez si vous regardez) et le premier m’a beaucoup rappelé Buffy, dans l’énergie de son héroïne. Le troisième m’a un peu frustré avec des choix scénaristiques pas toujours très crédibles, mais j’ai adoré l’utilisation de la mythologie Marvel. Le quatrième, lui, part dans un délire que je n’avais pas vu venir, et même si le concept est un peu gros par moments, j’ai aimé qu’on prenne ce risque-là et que ça propose une vraie conclusion.

Est-ce que tout est parfait ? Non. J’aurais aimé un épisode en plus. Ou deux. J’aurais aimé qu’on explore un peu plus certains personnages ou qu’on développe davantage le propos politique autour du Wakanda. Et j’aurais vraiment apprécié qu’on me glisse une ou deux vraies héroïnes de plus. Mais je chipote, hein. Parce que dans l’ensemble, j’ai été agréablement surpris. C’est juste que quitte à me parler du Wakanda et de son histoire, j’aurais vraiment beaucoup aimé en apprendre plus sur les Dora Milaje. En fait, je pensais que la série tournerait autour d’elles et PAS DU TOUT.

Si vous hésitez encore à regarder, sachez que ça se regarde en deux heures à peine et que c’est bien plus prenant que pas mal de séries Marvel live action récentes. Ce n’est pas juste un projet de plus pour boucher un trou entre deux films. C’est une vraie proposition, avec une identité propre et malgré tout des liens déjà faits avec le reste de l’univers très étendu que constitue Marvel depuis plus de quinze ans. Bref, je me répète une dernière fois : ça vaut le détour, vous devriez regarder ! Et si c’est déjà fait… Venez m’en parler 🙂