Carrie Coon (#61)

Salut les sériephiles,

Je suis bien embêté avec cet article, parce que j’avais commencé à le rédiger sur une toute autre actrice venue d’Atypical… mais en regardant au passage un épisode de The Leftovers. Cet épisode m’a tellement plu que je me sens forcé de changer ma performance de la semaine, ce qui vous révèle au passage que, oui, j’ai encore commencé une nouvelle série. Je vous en proposerai bientôt un article avec des critiques moins complètes que mes séries hebdos, forcément. En attendant, laissez-moi vous parler de…

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La performance de la semaine :
Carrie Coon

La série concernée : The Leftovers
L’épisode : S01E06 – Guest – 20/20


Pourquoi ? Cette série, je ne la connaissais quasiment que de réputation, puisque je n’en avais vu que le pilot. Seulement, tout le monde me disait tellement tout le temps que c’était un chef d’oeuvre, il fallait que je la vois tôt ou tard ! Très rapidement, le personnage qui m’a le plus intrigué était celui de Carrie Coon, à savoir Nora Durst. 

Le problème de Nora, c’est qu’elle n’est qu’un personnage secondaire pendant beaucoup trop longtemps, alors que son introduction en fait un personnage essentiel à la série : celle-ci traite du deuil et de la disparition, et qui de mieux placé pour le faire que Nora qui a perdu ses deux enfants et son mari ? On sent bien qu’elle a un rôle capital dans l’étude que propose la série… alors j’étais frustré pendant cinq épisodes qu’on ne lui accorde qu’un rôle mineur.

Heureusement, l’épisode 6 change la donne en se concentrant enfin sur elle et sur son point de vue. J’ai tellement adoré cet épisode et l’approfondissement de son personnage. Je trouve que tout est dans la subtilité avec Nora : elle pense aller bien, elle pense reprendre sa vie en main avec le divorce prononcé, mais en fait, elle ne va toujours pas bien et elle n’a pas encore vraiment accepté la nouvelle situation. Après trois ans, c’est violent. Cet épisode se concentre donc sur le deuil et l’avancée de celui-ci, qui se fait enfin, notamment à la fin.

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C’est le premier gif qu’on trouve de l’actrice sur Google Images, mais aussi le moment exact où je me suis dit qu’il fallait que j’en fasse ma performance de la semaine.

Et franchement, quelle claque ! Quel jeu d’actrice ! Elle est tout simplement brillante dans sa manière de montrer les émotions de son personnages. J’ai aimé tout au long de l’épisode voir l’actrice être dans la retenue, le blocage des vrais émotions, les petits gestes du quotidien emplis d’un sens beaucoup plus lourd que prévu. J’ai aimé la voir joué la déchéance de l’alcool et la drogue, la voir craquer pour ça après des années de retenue, la voir, enfin, pleurer tout ce qu’elle n’arrivait pas à évacuer.

La souffrance du personnage est parfaitement interprété par Carrie Coon qui m’a vraiment giflé avec cet épisode, tellement son jeu était puissant. Pas étonnant que la série soit couverte d’éloges avec ce genre de prestations !


Résultat de recherche d'images pour "carrie coon"Vu aussi dans : Si j’en crois son IMDB, elle est dans les deux derniers Avengers. Cela dit, il y a tellement d’acteurs dedans, je n’arrive plus du tout à suivre moi… Elle y a un minuscule rôle de rien du tout, je ne pense pas que ça compte véritablement.

Avant The Leftovers, elle avait apparemment un rôle dans Gone Girl, que je n’ai pas vu. Depuis, elle est passée par Fargo, la série que je n’ai pas vue non plus et qui ne me donne pas envie non plus. Enfin, je pense qu’elle est au coeur de la deuxième saison de The Sinner. En gros, elle a toute une carrière de gros projets que je ne connais que de nom sans avoir jamais rien vu d’autres. Elle est passée sous mon radar, donc. Les choses viennent de changer et je me dis que cette dernière série pourrait tout à fait entrer dans le cadre d’un Challenge Séries. Reste à voir si ça sera 2019 (oui, j’y fais plein de switchs, parce que les séries Marvel/Netflix me l’ont plombé bêtement) ou 2020…


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Vraiment, chacune de ses scènes mérite un article, en fait.

L’info en + : Je vais être honnête avec vous, j’ai bien trop peur de me spoiler en cherchant des informations sur l’actrice. Comme elle était en-dehors de mon radar pour le moment, je n’ai pas grand-chose à vous en dire. Elle sera toutefois apparemment à l’affiche du nouveau Ghostbuster, ce qui me fait une raison de plus de rattraper ces films cultes (je sais, c’est honteux de ne les avoir jamais vus) et d’aller au cinéma pour cette nouvelle version !


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

 

Michael Emerson (#60)

Salut les sériephiles,

Comme la semaine dernière, c’est en ce mardi matin que je décide de vous parler de la performance de la semaine. On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a, et avec mes comptes-rendus du Comic Con, je n’avais pas la possibilité de le faire avant ! Ni vu, ni connu et sans rancune cela dit, voici donc l’acteur que j’ai préféré voir faire son métier la semaine dernière – mais par contre pas sur un épisode diffusé au cours de la semaine dernière, j’ai trop de retard pour ça !

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La performance de la semaine :
Michael Emerson

La série concernée : Evil
L’épisode : S01E03 – Stars – 17/20


Pourquoi ? La série vient tout juste de commencer, mais je suis déjà bien trop fan de l’ensemble de son casting, que je trouve tout simplement excellent. Ils mériteraient tous d’être performance de la semaine pour une raison ou une autre, mais mon choix s’est finalement porté sur l’interprète de Leland.

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Yes, it really is.

Ce n’est pas tant pour une scène en particulier que pour l’ensemble de son rôle dans ces premiers épisodes que j’ai envie de le mettre en avant aujourd’hui : comme à la grande époque de LOST, je trouve en effet que Michael Emerson déchire tout dans le rôle d’un personnage glaçant. Dans cette série, on le retrouve dans un rôle de psychopathe qui lui va très bien : je le trouve sacrément convaincant en consultant psy sadique et son interprétation toute en nuance est parfaite.

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Son visage nous hante tellement facilement, en plus !

Comme il est question d’une performance de la semaine, toutefois, je me sens forcé de préciser un peu tout de même : Michael Emerson est particulièrement bon dans ses confrontations avec le personnage de Kristen. Il est dans la manipulation et la jouissance sadique en permanence, et ça fonctionne très bien… y compris quand il comprend qu’il est battu à son propre jeu, parce que ça signifie que le personnage de Leland a réussi à faire sortir Kristen de son cadre légal habituel.

J’adore l’idée et le jeu sadique (c’est vraiment le mot, désolé de la répétition) qui se met en place entre eux. Bref, il faut que je continue cette saison, j’ai déjà hâte de voir ce personnage être développé !


Résultat de recherche d'images pour "benjamin linus milk"Vu aussi dans : C’est assez simple là pour le coup, je crois que l’acteur déchire dans chacun de ses rôles, et qu’ils sont instantanément cultes. Comment oublier le glaçant Benjamin Linus de LOST ? Jamais un personnage demandant du lait ne m’aura fait trembler autant que lui – ce changement de ton et de visage était dingue (le « I guess I’m out of the book club? » en saison 3 aussi, purée). C’était une performance de dingue, et ça lui a valu sa carrière, je crois. Comme quoi, ça tient parfois à pas grand-chose. Henry Gale, Benjamin Linus, il n’y a pas à dire, son rôle a marqué la mythologie de la série et toute une génération de fans.

Finalement, le problème, c’est sa tête sympathique dans la peau de personnages dérangés et souvent maléfiques/mystérieux… parce que dans cette série, je n’ai jamais eu de souci avec lui !

Ce n’est pas son seul rôle culte, puisqu’il a enchaîné ensuite avec Person of Interest où il est resté personnage principal pendant les cinq saisons. Cette fois, pas de rôle de méchant, même si bien sûr, il était parfois un peu à la frontière et rarement dans la légalité totale. En génie dépassé par sa machine, il était excellent aussi. Du coup, chaque fois que je le vois apparaître, je sais d’avance que ça va être génial… et pourtant, dieu sait que j’ai eu souvent du mal avec l’écriture du personnage de Ben qui était tout de même insupportable.

M’enfin, il faut savoir distinguer écriture du personnage et talent de l’acteur, non ?


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Et il y a encore plein de rôles dans lequel je ne l’ai pas vu…

L’info en + : Lors de ses interviews, l’acteur reconnaît bien volontiers qu’il se sent meilleur dans les personnages qu’il incarne lorsqu’ils ont une part de mystère sur lequel il peut jouer allègrement. Pas de doute, c’est encore le cas avec Leland : même si on ne peut pas discuter le fait qu’il est l’antagoniste de la série, et clairement le grand méchant, les scénaristes jouent avec l’idée qu’il pourrait être un démon.

On ne connaît pas exactement sa nature, et cette part de mystère suffit à le rendre encore plus effrayant. Sociopathe, ce n’est encore pas assez pour Michael Emerson apparemment… mais il est très clair qu’il s’éclate dans ce nouveau rôle, alors je suis content pour lui et content de le revoir sur mon écran pour le moment !


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

 

Evil – S01E02-03

Épisode 2 – 177 minutes – 16/20
Comme prévu, le rythme ralentit dans ce second épisode qui est bien plus classique et ressemble davantage à une série procédurale classique. Pourtant, on sent que des éléments sont disséminés pour la suite, et ça n’empêche pas l’histoire du jour d’être bien traitée. Cependant, clairement, la série promet d’être complexe et d’aborder un tas de questions métaphysiques, sans en avoir l’air… J’adore l’idée.

> Saison 1


Spoilers

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So don’t be scared, it all makes sense OK ?

Oui, il m’a fallu plus d’un mois pour me décider à voir la suite alors que J’ADORAIS le pilot. Je suis comme ça. Mais bon, se garder une nuit d’Halloween pour avancer dans une série d’horreur, c’est logique, non ? J’attends beaucoup de cet épisode et de la série en tout cas : non seulement le pilot était parfait, mais en plus la série a un excellent succès critique et un renouvellement pour une deuxième saison.

Cela dit, ça commence déjà très bien : on suit David en train de prier et faire des joggings nocturnes, ce qui n’est pas passionnant, surtout qu’il s’interdit tout fun. Par contre, quand il prie en étant torturé par les tentations et les paroles de Leland qui lui murmure des choses salaces, c’est autre chose. Et c’est si bizarre.

Le cas de cet épisode est plutôt classique : le miracle en question est celui d’une jeune adolescente, Naomi, morte qui est revenue à la vie après trois heures, lors de sa dissection. C’est vu et revu dans plein de films et séries, mais c’est toujours intéressant à voir. Et puis, c’est inévitable pour une série suivant une équipe chargée de confirmer ou infirmer des miracles.

Si l’Eglise signale un miracle avec cette résurrection à la morgue, l’hôpital est loin de penser que c’est le cas : ils justifient médicalement ce qu’il s’est passé, alors que l’ambulancier la déclarant morte pense qu’il s’est passé quelque chose, sans pour autant aimer le mot miracle.

Finalement, Kristen doit jouer de ses relations pour obtenir l’accès aux caméras de surveillance – parce qu’une plainte a été déposée contre l’hôpital, et une fois au tribunal, elle retombe sur son ex-employeur qui tente de la ré-embaucher sans grand succès – mais l’argent, ça fonctionne toujours, surtout quand on lui propose un contrat de deux ans. Elle demande donc à David de s’arranger pour lui proposer la même somme et le même contrat de deux ans.

Du côté des succès, en revanche, l’équipe est ravie de découvrir que la vidéo de l’hôpital montre carrément l’esprit de Naomi se balader dans la pièce, tel un ange. Ben estime aussitôt qu’il s’agit d’un montage, évidemment. Le problème, c’est qu’en se renseignant un peu, il découvre que le visage apparaissant sur la vidéo n’est pas celui de Naomi, mais celui de Margaret, une autre patiente de l’hôpital morte une heure avant.

L’histoire prend donc une autre tournure, plus étrange, mais ça ne démonte pas David et Kristen qui vont interroger Sam, le prêtre de Naomi. Celui-ci révèle qu’il a parlé à Margaret également avant de mourir, mais aussi que David a eu des visions lors de la mort de Julia, son amie. Clairement, on nous balance des informations qui auront leur importance plus tard dans la série.

Du côté des choses inattendues et personnelles concernant Kristen, on découvre qu’une de ses filles, Laura, est en danger de mort suite à une condition médicale de naissance. Elle pourrait mourir n’importe quand avant ses vingt ans, à cause d’un problème cardiaque. N’étant pas croyante, Kristen ne prie pas pour la sauver, parce qu’elle sait que ça ne sert à rien.

C’est assez brillant comme scène : je ne m’y attendais pas du tout, mais oui, la série se met déjà à philosopher sur l’utilité de la prière et de la religion. C’est fou. La construction des personnages se fait à vitesse grand V grâce à ça. Et on s’inquiète immédiatement pour Laura, la petite qui hurle au beau milieu de la nuit, avant de découvrir qu’elle est hantée par un démon lui coupant des doigts… George, donc !

Kristen en parle aussitôt à son psy, qui n’est pas convaincu par l’hypothèse de l’existence d’un démon et lui propose de plutôt chercher du côté de ce qui a pu lui inspirer un tel cauchemar. Oh, Kristen trouve ça débile, mais le lendemain soir, elle est forcée de se rendre compte que c’est possiblement la réalité quand elle aperçoit George dans une série télévisée qu’elle regarde avec ses filles.

La raison, c’est une chose, mais les rêves, c’en est une autre : elle retrouve donc George cette nuit-là, qui la nargue et menace Laura pendant une autre paralysie de Kristen, qui n’est pas tout à fait une paralysie. Elle se réveille finalement et, le lendemain, propose à ses filles de regarder une vidéo sur la manière dont est créé le démon, avec du maquillage.

Le problème, c’est que si c’est fait pour rassurer, moi j’entends surtout le maquilleur dire qu’il s’inspire de ses cauchemars… donc il a tout fait pu avoir une visite de George lui aussi.

Concernant Leland, on le retrouve évidemment dans cet épisode lorsque Kristen refuse de reprendre son poste au tribunal et découvre qu’il est désormais occupé par Leland. L’angoisse. Elle refuse de l’aider à faire son job, parce qu’il n’a que pour but de faire la merde et rendre coupable les innocents… mais lui, il en profite pour lui mettre des doutes en tête.

Leland explique ainsi que David n’est pas si bon et innocent qu’il n’y paraît – il propose à Kristen de parler à David de la seconde fois qu’il a vu Dieu, pour voir sa réaction. Et elle n’est pas trop celle que voulait Kristen : David ne lui raconte rien du tout, préférant dire que Leland veut juste les faire douter. L’angoisse, c’est si curieux !

La série est pourtant moins flippante dans cet épisode, où elle décide carrément de se la jouer politique. Le miracle n’en est donc pas un : Naomi est revenue à la vie parce que les médecins n’ont pas pris le temps de lui faire un massage cardiaque aussi longtemps que si elle avait été blanche. Cela dit, ça n’explique pas la vidéo truquée qui ne l’est peut-être pas (la sœur de Ben ne trouvant pas de solution non plus), surtout quand le prêtre auprès de qui David se confie décide de laisser tomber les choses bien trop rapidement.

Dans tout ça, David n’est pas si bien que ça dans sa tête : il décide donc de se droguer en se faisant un thé à la drogue, ce qui lui permet d’avoir une vision de Dieu. La série part loin dans le délire, là, franchement.


Épisode 3 – Stars – 17/20
C’est définitivement une série qui a su trouver bien rapidement son équilibre entre les cas de la semaine, le côté fil rouge et le développement des personnages. Il se passe énormément de choses en un épisode, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de temps accordé aux dialogues, bien au contraire. Les mystères se succèdent, mais tout fait clairement partie d’un puzzle qui m’intrigue.

> Saison 1


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Why are we dead?

J’aime beaucoup la manière dont sont fait les résumés. Oh, ça ne vaut pas Braindead et ses résumés chantés, mais je trouve ça sympathique. En plus, ça finit par avoir un impact sur la série, avec un début un peu enfantin nous expliquant les différents cas de possession : la possession démoniaque (langue étrangère, force surnaturelle, tout ça), la douleur physique (maladie, blessure), l’oppression diabolique (torture d’un démon), l’infestation diabolique (un démon possédant une maison, un objet ou un animal), une subjugation diabolique (les victimes invitant alors le diable chez eux) et le dernier cas est l’obsession diabolique.

C’est justement ce que nous verrons dans cet épisode, avec un casting cinq étoiles, y compris chez les seconds rôles. Après, l’histoire en elle-même n’est pas exceptionnelle : on a là une assistante qui s’inquiète pour le producteur de Broadway pour qui elle bosse. Kristen en est fan, alors elle est contente d’être sur ce cas de producteur qui transpire du sang et dégage de la chaleur. Le seul problème, c’est que son ancien job la hante encore quand Leland y fait de la merde et s’acharne sur des innocents, comme promis.

Elle décide donc de témoigner contre Leland… mais celui-ci est préparé à cette attaque. Il utilise à nouveau les notes prises par son psy pour s’assurer que Kristen ne puisse témoigner. Au cours de sa thérapie, elle a en effet reconnu qu’elle était attachée aux gens qu’elle interviewait, et c’est exactement là-dessus que Leland veut jouer.

Il en profite aussi pour menacer Kristen, qui n’est pas débile et pense à l’enregistrer pour se servir de ça contre lui. Malheureusement, la voix de Leland est brouillée sur l’enregistrement, ce qui n’est pas trop logique. Elle demande alors l’aide de Ben pour avoir quelque chose contre Leland… À défaut de pouvoir la reconstituer, Ben propose d’utiliser un Deep Fake pour simuler la voix de Leland et lui faire dire ce que Kristen veut. Grâce à ça, elle parvient à avoir une victoire sur Leland et à le faire dégager du procès qui allait s’engager contre son ex-client adolescent et innocent que Leland voulait faire accuser.

Du côté du cas de la semaine, autrement, Kristen est un peu débordée, mais elle est contente de rencontrer son idole. Au départ, l’équipe trouve des explications rationnelles à ce qui lui arrive… mais ils sont bien embêtés quand ils le voient sur une webcam être en train d’être étranglé par quelque chose d’invisible.

David contacte aussitôt un exorciste pour avoir son opinion et lui demander de venir travailler avec lui, mais celui-ci ne veut pas agir tant qu’il n’est pas certain d’être utile. Il est au moins utile à David à qui il fait un petit discours pour le remotiver, sentant bien que ça ne va pas si bien pour lui. Et effectivement, le soir-même, David recommence à avoir des visions de Leland pendant qu’il dessine. C’est flippant comme Michael Emerson est efficace dans son rôle de démon – rien que cette voix !

Même s’il est clairement torturé, David refuse en tout cas d’imaginer sa vie autrement qu’en étant prêtre. Comme dans chaque épisode, la série prend ainsi le temps d’une conversation un peu plus profonde entre Kristine et David. J’aime beaucoup cet aspect de la série, je trouve que ça fonctionne bien.

En plus, elle lui donne l’air de rien un indice concret sur ses visions, qui permet à David de comprendre que le tableau qui l’obsède est un tableau de De Vinci, qui désigne à la Da Vinci Code trois grandes villes des États-Unis. C’est louche.

Du côté du producteur, en tout cas, Kristen décrète rapidement qu’il n’est pas du tout étranglé par un Joe invisible, mais qu’il personnifie sa colère en tant que Joe. Elle a toutefois tort, puisque rapidement, elle entend elle aussi la voix qu’entend Joe, de même que David, Ben et l’assistante : il s’agit en fait de l’assistant en ligne du producteur.

C’est bien vu à l’heure du tout connecté : l’assistance en ligne a été piratée par un hacker bien puissant qui est très renseigné sur l’ensemble de l’équipe, connaissant les noms et méthodes de David et Ben. Du coup, ça inquiète David qui force l’Église a continué à travailler sur ce cas, même s’il est évident qu’il ne s’agit pas d’une possession, mais d’un simple hack. Je reste curieux de voir un épisode un jour qui basculera du côté du surnaturel, parce que c’est curieux cette manie de ne proposer que du rationnel dans une série voulant jouer sur tous les tableaux.

Une autre relation que j’aime bien est celle entre Ben et sa sœur. Cette dernière est clairement sous-exploitée, mais je suis déjà bien content de son existence, un ajout après le premier épisode qui fonctionne à merveille : elle est tout aussi geek que lui et se retrouve mêlée malgré elle à ses enquêtes. Cette fois-ci, il la mouille jusqu’au cou quand l’assistant virtuel de leur père est piraté à son tour.

C’est toutefois là qu’on perd le rationnel de la série : alors que le hacking est résolu, Ben découvre que ce n’est pas le même hacker qui s’est attaqué à lui n’est pas le même. Pire, quand il rentre chez lui, sa sœur est traumatisée par la voix du hacker qui lui fait entendre les pleurs d’un bébé… Chelou ! Nous n’aurons pas le fin mot de l’histoire, et le producteur se suicide carrément en voyant que le harcèlement qu’il subit n’est finalement pas terminé…

> Saison 1

Dark Stories (S01)

Synopsis : Une anthologie d’épisodes de 15 minutes avec des histoires terrifiantes…

Pour commencer, je ne me prends pas trop la tête à vous faire une critique aussi détaillée que d’habitude, parce que j’ai eu l’occasion de voir trois des cinq épisodes de cette saison en avant-première au Comic Con Paris dimanche dernier. L’équipe était super sympa, le projet est cool, les épisodes parfois vraiment bons… Impossible de ne pas en parler sur le blog !

Par conséquent, et comme je n’ai pas pu écrire devant, je me suis dit que j’allais enchaîner les deux derniers pour vous en faire simplement une critique simpliste comme je le fais parfois ailleurs. Voici donc mon avis sur ces cinq épisodes, d’abord sans (en petit), puis avec spoilers ! Et pour les voir, n’hésitez pas à foncer tout de suite par ici, vous allez voir, rien que le générique vaut le détour, c’est glaçant 😉

Note moyenne de la saison : 16,5/20

 

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Épisode 1 – Boughtat – 18/20
Une vraie bonne surprise ! Je m’attendais à bien aimer cette série, mais certainement pas à accrocher autant au premier épisode. Certes, ça aide de le voir sur grand écran dans une salle pleine de courants d’air, mais vraiment cette histoire en quinze minutes était hyper prenante !

Mon seul regret face à cet épisode, c’est que la série soit sous le format de l’anthologie, car j’aurais adoré avoir la suite de cette histoire extrêmement intéressante et, honnêtement, flippante. Je me suis laissé embarquer dans l’univers proposé durant un quart d’heure. Bien sûr, difficile de ne pas penser à Haunting of Hill House ou à Evil quand il est question de paralysie du sommeil, mais le tout a été tourné avant, alors l’idée était encore originale. Et puis, c’est traité à la française avec le marabout, alors c’est un bon kiff. En plus, la paralysie du sommeil, c’est un sujet qui me parle puisque ça m’arrive d’en faire.

D’ailleurs, Tiphaine Daviot déchire tout dans son rôle – et ça ne gâche rien qu’elle soit très sympathique car j’ai eu l’occasion de lui parler une minute ou deux à la fin de la projection. Au départ, je n’étais pas trop convaincu par la manière dont est mise en scène la paralysie, mais plus on avance dans l’épisode, plus j’ai aimé la manière dont elle jouait la terreur du personnage – les yeux restent bien marquants notamment. L’histoire du Boughtat est sacrément efficace pour l’aider, cela dit, de même que la « créature », qui est donc un figurant bien maquillé.

J’ai aimé le jeu d’acteur durant tout l’épisode, qui oscille avec brio entre ambiance inquiétante et humour. On sent bien qu’il y a du potentiel et il est exploité tout du long, que ce soit dans le bar, chez le marabout ou au moment de la réplique qui devrait devenir culte, « tu veux simplement me sauter ». Oups. Vraiment, c’est efficace.

Et puis, honnêtement, la scène finale a fait son job et a tout rattrapé pour moi : c’est le genre de scènes qui retourne le cerveau et se fait dire « ah ouais, bien joué ». C’était franchement flippant de suivre la révélation, surtout que je ne les avais pas vus apparaître avant. Chapeau bas !

 

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Épisode 2 – Mort mais vivant – 16/20
Changement d’ambiance avec cet épisode plus humoristique que flippant, mais malgré tout capable de pousser la réflexion. Le format 15 minutes est vraiment intéressant : je pense que ça m’aurait rapidement lassé sur plus longtemps, mais là, ça fonctionne. En plus, je voyais à peu près où ça allait tout du long, alors c’est toujours sympa.

Il faut noter qu’au Comic Con, on nous a diffusé cet épisode en troisième, et je trouvais sa place beaucoup plus intéressante comme ça, car le changement de ton permettait d’éviter de se lasser et donnait l’impression, finalement, de se retrouver avec un bonbon : on savoure sans savoir à quoi s’attendre. L’image du bonbon vient de Tiphaine Daviot lors de la projection de dimanche dernier, mais je trouve que ça résume bien les choses, alors je me permets de lui piquer.

Les effets spéciaux de cet épisode ne sont pas réalisés grâce au numérique, mais sont quasi tous faits « en dur ». Cela se sent quand on le regarde : l’image est impeccable et c’est beau à voir, même quand c’est supposé être glauque. L’acteur principal déchire absolument tout dans son rôle – y compris sa peau – parce qu’il joue avec beaucoup de sérieux une histoire qui, finalement, a un côté absurde assez évident. Le décalage fonctionne à merveille pour passer de la peur au rire.

J’ai bien aimé l’histoire, comme je le disais plus haut, j’ai trouvé ça prévisible, mais le script contenait un nombre incalculable de gags qui rendent ça savoureux. Après, c’est sûr, il faut accrocher à l’ambiance. On n’est pas sur du 100% crédible, il y a des partis pris – le légiste qui n’est pas surpris ? – à la limite de l’absurde, mais ça permet aussi d’instaurer une ambiance et un cadre pour l’ensemble de la série. Bon, de toute manière, vous aurez compris à la note que ça m’a plu.


Épisode 3 – Le jugement dernier – 14/20
Il faut dire ce qui est : j’ai beaucoup moins accroché à cet épisode… mais c’est l’intrigue qui n’est pas spécialement passé, alors que le casting et la réalisation sont toujours impeccables. Il en faut pour tous les goûts, et c’est toujours le problème des anthologies.

Visionné en deuxième, cet épisode avait quand même la lourde tâche de passer après le premier épisode que j’ai adoré et de me faire comprendre que c’était une anthologie qui ne reviendrait pas du tout sur le Boughtat, alors que je n’avais qu’une envie : en voir beaucoup plus. Heureusement que pour lutter contre ma frustration, il y avait Florent Dorin, l’acteur adoré du Visiteur du futur, sinon, ça n’aurait pas réussi à me prendre du tout, je crois.

Pourtant, l’épisode est très sympa. On est sur une ambiance plus anglaise, et pas seulement parce que les trois quarts de l’épisode sont en anglais, mais bien parce que la météo, la campagne, l’histoire d’aliens, font penser à la Grande-Bretagne. Allez, avec les extraterrestres, j’ai carrément envie de parler de Dr Who. J’ai aimé, cela dit, le jeu entre anglais et français. Ca donne tout de suite un peu plus de gueule à l’ensemble – même si c’est triste de dire ça en tant que français, je crois.

Pourtant, j’ai trouvé que l’histoire était longue à se mettre en place. Certes, les acteurs sont bons, on voyait là aussi qu’on allait en venir à cette histoire d’extra-terrestres… mais je ne sais pas, ça manquait d’un quelque chose pendant un bon moment. La toute fin, cependant, est une véritable claque. J’aime ce côté « fin ouverte » qui permet de choisir la réponse que l’on veut. Je trouve que c’est parfaitement adapté au format de cette série, et ça m’a convaincu que même les épisodes plus « faibles » étaient capables d’apporter leur pierre à l’édifice : on est plus sur de la réflexion que de l’horreur avec celui-ci.

 

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Épisode 4 – Le Festin des Goules – 16/20
Un peu comme pour l’épisode 2, on repart sur un ton qui oscille bien entre humour et terreur et comme dans le trois, on passe du français à l’anglais avec beaucoup de fluidité. L’histoire a le mérite de m’être plus originale que les trois premières, alors forcément, ça aide à pénétrer l’univers mis en scène. C’était bien sympa.

Julien Pestel ! Décidément, le casting est vraiment top pour cette mini-série, et rien que pour ça, j’ai envie de dire qu’elle vaut le détour. J’ai revu Preview il y a deux semaines, alors j’étais content de retrouver si vite cet acteur sur mon écran. Par contre, c’est vrai que de le voir, je m’attendais tout de suite à une forme de comique plus mis en avant, au détriment de l’horreur.

Je ne connais que peu d’histoire de goules, et c’est un vrai plus pour l’épisode qui a pu me balader avec son histoire. Pour moi, les goules, c’est ce qui hante le grenier du Terrier, pas cette sorte de monstre de dessin animé qui sort des tableaux de l’épisode. Je pense d’ailleurs qu’avec un « vrai » monstre, j’aurais été un peu plus terrifié, alors que là, la goule est visuellement sympathique. Cela pourrait créer un décalage la rendant encore plus horrible, mais moi, ça m’a paradoxalement rassuré.

On retrouve dans cet épisode le mélange entre anglais et français, entre humour et horreur, et ça donne vraiment le ton de cette série cette fois. Je trouve dommage de me dire qu’il ne me reste plus qu’un épisode à voir après celui-ci, parce que la mise en place de chaque histoire est sympathique et je commençais à prendre le pli et le rythme.

 

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Épisode 5 – La Poupée Sanglante – 18/20
François Descraques avait promis l’émergence d’un fil rouge et je l’ai bien trouvé dans cet épisode qui capitalise à merveille sur l’ambiance et les retournements de situation des épisodes précédents. Bref, ça tire toute la force possible du format de l’anthologie pour livrer une dernière histoire qui est, il faut bien le reconnaître, sanglante… et laisse un peu sur notre faim, du coup !

Plus court que les autres, je ne savais pas trop quoi attendre de cet épisode qui repose principalement sur les épaules d’une actrice internationale – la classe – et sur celle de Davy Mourier qu’on ne voit jamais, tout remplacé qu’il est à l’écran par une… poupée. Comme pour la paralysie du sommeil (et dans une moindre mesure la goule), cet épisode a pour lui qu’il joue avec un élément que j’ai toujours trouvé flippant. Oui, je collectionne les Funko Pop, mais j’ai du mal avec les poupées qui réussissent toujours à me faire flipper, allez comprendre !

J’ai beaucoup aimé cet épisode et son idée de base qui est finalement de nous faire croire d’abord que la victime est l’actrice principale avant de renverser la tendance sur sa fin. Entre temps, elle nous raconte à la poupée chacune des quatre histoires vues dans les épisodes précédents. Le concept est simple, mais c’est efficace : le lien est aussitôt fait entre tous les épisodes. Le format de l’anthologie s’y prête : chaque épisode est une petite histoire que l’on pourrait effectivement raconter à l’oral, au coin du feu.

Une fois qu’elle en termine avec les quatre épisodes, le personnage principal nous raconte alors son histoire à elle, celle d’une nonne ayant recueilli un enfant qui aime sucer le sang et ne fera qu’une bouchée de la poupée de Davy Mourier. Gloups. Le coup du couvent, c’était sympa et un peu cliché, le coup du papa, je n’ai pas bien compris à quoi ça servait, mais le coup de l’enfant qui dévore la poupée, ça m’a laissé sur les fesses, parce que les effets spéciaux sont géniaux et un brin flippant !

 

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EN BREF – Voilà une production française comme j’aimerai en voir plus souvent, parce qu’elle a carrément de la gueule. Je dis souvent que je n’aime pas le format de l’anthologie, mais sur un format de 20 minutes, je reconnais que ça tient bien la route et que ça m’ennuie un peu moins. Chacune des petites histoires a su jouer habilement avec mes attentes et j’ai beaucoup aimé le côté fin ouverte – ce n’est pas sans me rappeler la saison 1 de Buffy, à vrai dire !

Si Dark Stories ne sera pas la série la plus flippante que j’ai pu voir, elle fait quand même bien son travail de ce côté-là, avec quelques scènes et révélations en cours de route qui étaient particulièrement glaçantes. Quand elle n’est pas sur ce registre-là, on la retrouve dans l’humour, pas toujours volontaire, jamais forcé, toujours issu d’un décalage bien amené par le scénario et bien interprété.

Vraiment, l’image de bonbon se prête bien à cette série qui est absolument parfaite pour Halloween. Pas de regret d’avoir commencé ma soirée d’horreur par-là ! J’espère qu’une saison 2 sera commandée, surtout que c’est toujours un plaisir de voir le travail de François Descraques et que le casting s’appuyait beaucoup sur des acteurs géniaux avec qui il a déjà travaillé… il en reste quelques-uns qui ne sont pas passés par la case Dark Stories, ce serait dommage de s’arrêter là !