Evil (S01)

Synopsis : Une psychologue clinicienne se retrouve malgré elle embarquée à faire équipe avec un prêtre en formation et un entrepreneur afin de déterminer la véracité de cas de possessions ou de miracles soumis à validation par l’Eglise.

Saison 1Saison 2 | Saison 3

100

Pour commencer, rien de tel que de terminer la semaine par une pointe d’horreur et d’angoisse, non ? J’ai beaucoup hésité entre le regarder ce soir ou attendre demain, mais ce pilot me rend trop curieux pour attendre. Un grand network qui propose un synopsis plat au possible mais avec un trailer ambitieux et titillant ma curiosité tant le côté horrifique semble bien rendu ? Il n’en fallait pas plus pour me décider ! Vraiment, sur le papier, ça ne vend pas du rêve, mais pourtant, je sentais qu’il y avait un quelque chose.

Je ne me souvenais pas de grand-chose avant de me lancer – j’espérais juste que je ne regretterais pas mon choix car il faut bien dire la vérité : le retard s’accumule déjà dans les inédits pour cette première semaine de la rentrée des séries ! C’est dingue, tout va si vite… mais là, on parle d’une série de Robert et Michelle King, qui étaient déjà derrière l’excellente Braindead, alors j’avais bon espoir ! Et puis, j’ai redécouvert le casting, et c’était tout bon !

Moyenne de la saison : 17,5/20

S01E01 – Pilot – 20/20
Je crois qu’on tient là un possible coup de cœur pour la saison ! Il est encore tôt pour l’affirmer, surtout que la série va clairement suivre un format procédural… mais elle me paraît être une sorte de God Friended me version horrifique. J’ai beaucoup accroché, en tout cas : j’adore le casting, les idées sont plutôt originales, l’ambiance oscille très bien entre les frissons et une forme de délire. Reste à voir si ça pourra tenir dans la durée, mais ce pilot est tout simplement excellent.
S01E02 – 177 minutes – 16/20
Comme prévu, le rythme ralentit dans ce second épisode qui est bien plus classique et ressemble davantage à une série procédurale classique. Pourtant, on sent que des éléments sont disséminés pour la suite, et ça n’empêche pas l’histoire du jour d’être bien traitée. Cependant, clairement, la série promet d’être complexe et d’aborder un tas de questions métaphysiques, sans en avoir l’air… J’adore l’idée.
S01E03 – Stars – 17/20
C’est définitivement une série qui a su trouver bien rapidement son équilibre entre les cas de la semaine, le côté fil rouge et le développement des personnages. Il se passe énormément de choses en un épisode, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de temps accordé aux dialogues, bien au contraire. Les mystères se succèdent, mais tout fait clairement partie d’un puzzle qui m’intrigue.
S01E04 – Rose390 – 19/20
Qu’est-ce que cette série est excellente ! J’adore vraiment l’ambiance qu’elle instaure, le côté horrifique est efficace et je suis prêt à pardonner quelques-uns de ses personnages les plus insupportables de la télévision rien que pour ça. Ce qui est mis en place en quatre épisodes seulement est assez dingue, j’adore, c’est franchement osé. Et la fin… Pardon ? Sur un network, à heure de grande écoute ?
S01E05 – October 31 – 15/20
Trois intrigues en une ? C’est osé, une fois de plus, parce que ça veut dire que la série change de formule. Malheureusement, ça ne lui réussit pas tellement : l’épisode est moins flippant que d’autres, verse un peu trop d’un côté pour être purement fantastique au sens littéraire du terme et propose des conclusions bâclées. Trop d’ambition et d’histoires pour quarante minutes, quoi.
S01E06 – 790 – 16/20
J’ai beaucoup aimé l’épisode, mais on reste totalement sur notre faim avec les conclusions des intrigues qui n’en sont pas vraiment. J’ai du mal à parler de cliffhanger, car ce n’en est pas vraiment non plus. Non, c’est juste étonnant et surprenant comme fin, mais pas dans le bon sens du terme. Et c’est dommage, car autrement la série se poursuit avec de très bonnes intrigues.
S01E07 – Vatican III – 18/20
Les choses avancent vite dans cette courte saison et c’est plutôt une bonne chose car les intrigues en fil rouge sont particulièrement intéressantes, par rapport à des cas de la semaine plus classiques, mais sacrément bien joués. Cela donne envie d’enchaîner les épisodes, alors que j’avais un peu peur ce matin que le liant entre eux ne soit pas assez fort pour ça.
S01E08 – 2 Fathers – 15/20
Ils ne se foulent pas pour le titre de l’épisode, là, honnêtement… J’aime toujours bien la série, mais j’ai souvent du mal avec les conclusions de ses épisodes. Franchement, certaines choses restent ouvertes pour le prochain épisode alors qu’on s’attendrait vraiment à ce que ça fasse partie de la fin de l’épisode… Le cliffhanger choisi pour cet épisode est logique vis-à-vis d’une intrigue, mais pas bien crédible vis-à-vis d’un événement laissé sans suite dans l’autre alors que ça en appelle très clairement une. Bizarre.
S01E09 – Exorcism Part.2 – 18/20
On ne sait jamais à quoi s’attendre avec cette série tout de même, c’est fou. Chaque épisode a une ambiance bien différente et c’est chouette comme cela, parce que les personnages sont attachants et que les différentes intrigues avancent toujours. Bref, j’aime beaucoup et ça passe bien en binge-watching cette diversité déconcertante…
S01E10 – Swan’s.a.Singin – 20/20
Na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala…
S01E11 – Room – 17/20
Bon, je ne mets plus jamais les pieds à l’hôpital après cet épisode. Bonjour le malaise ! C’était excellent à suivre et j’ai beaucoup aimé la manière dont les choses étaient mises en place dans cet épisode. Il y a de très bonnes surprises, notamment dans les twists, mais aussi des passages plus longuets qui font qu’il a été difficile de me fixer sur une note reflétant vraiment ce que j’en pensais.
S01E12 – Justice X2 – 16/20
C’est amusant comme l’épisode est inégal avec des intrigues qui ne se valent pas. L’une est un simple cas de la semaine franchement peu intéressant quand tout le reste semble déjà être une fin de saison, avec même des cliffhangers qui pourraient nous laisser là quelques mois tant ils sont prenants et nous font nous poser bien des questions. Bref, j’enchaîne avec le dernier, désolé pour tout le flood d’articles en ce jour !
S01E13 – Book 23 – 19/20
Très franchement, je suis surpris car je m’attendais à un épisode final plus explosif après autant d’épisodes dans la journée. Si la fin l’est, vraiment, toute la première partie est lente et peine à se mettre en place. En plus, il faut bien reconnaître que la saison 1 a beaucoup de pistes qui restent inexplorées. Chaque épisode est solide, porté par un très bon casting et avec de sacrées histoires, mais il y a quelques défauts ici et là qui fragilise parfois l’ensemble…

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Evil – S01E01

S01E01 – Pilot – 20/20
Je crois qu’on tient là un possible coup de cœur pour la saison ! Il est encore tôt pour l’affirmer, surtout que la série va clairement suivre un format procédural… mais elle me paraît être une sorte de God Friended me version horrifique. J’ai beaucoup accroché, en tout cas : j’adore le casting, les idées sont plutôt originales, l’ambiance oscille très bien entre les frissons et une forme de délire. Reste à voir si ça pourra tenir dans la durée, mais ce pilot est tout simplement excellent.

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Spoilers

101

You killed Santa Claus for her.

Une maison vide et une voix off un peu stressante d’un acteur que je déteste ? Un interrogatoire d’Orson LeRoux, un meurtrier aimant les maison vide et accusé d’avoir poignardé trois familles ? Un égorgement, un meurtre, un viol dès la première minute ? Cette série est clairement étonnante pour un grand network américain, mais elle est donc aussitôt extrêmement prenante.

Très franchement, j’ai eu du mal à décrocher de l’écran pour prendre des notes. La série est très bavarde, mais c’est le type de bavardages qui permettent de mieux approfondir la psychologie des personnages. L’héroïne qui interroge le meurtrier s’appelle Mrs Bouchard, et elle sert de consultante pour le bureau du procureur dans cette affaire, comme dans 34 autres.

Kristen Bouchard refuse en tout cas de considérer LeRoux comme fou, n’aimant pas bien son idée de déclarer qu’il avait des trous de mémoire. Par contre, elle s’offusque de découvrir pendant le procès que la défense essaie de faire croire qu’il se disait possédé. Pour elle, cela n’a d’autant plus pas de sens qu’elle a passé du temps avec lui et qu’il n’a jamais dit être possédé.

En même temps, quand elle retourne le voir, elle le trouve en pleine discussion avec un prêtre qu’elle soupçonne aussitôt d’être en train d’essayer de l’influencer. L’idée est bonne, je trouve. Kristen parle donc au collègue du prêtre pour lui dire que leur boulot n’est pas de coacher les criminels. Avant de retourner interroger LeRoux, elle échange tout de même deux mots avec le prêtre qui lui demande si elle connaît le Notre Père.

Il faut croire qu’il plante la graine du doute en elle car après avoir réinterrogé le criminel qui confirme la version des faits comme quoi il ne se souvient de rien et n’a jamais été possédé par le moindre démon, elle se met à parler religion et réciter le Notre Père. Et là, d’un coup, LeRoux est beaucoup plus réactif, lui sautant dessus de manière brutale pour l’agresser.

Bon, on est dans une prison donc il n’arrive rien de bien grave à Kristen, mais elle est tout de même très perturbée et refuse donc de témoigner pour dire que le type n’est pas fou. Elle demande plus de temps au bureau du procureur qui refuse, lui demandant plus ou moins de mentir à la barre.

Elle refuse catégoriquement rentre donc chez elle où l’attentent ses quatre filles, gardés par sa mère qui semble bien rock’n’roll par rapport à la fille. Bouchard est également séparée, mais ça ne l’empêche pas d’avoir une immense maison avec un jardin tout aussi grand. Elle y fête l’anniversaire d’une de ses filles. Quant à la maison, elle est immense, mais elle est aussi très mal située, avec un train passant régulièrement juste au-dessus.

Durant la nuit, sa fille lui apprend qu’elles ont eu un appel de créancier réclamant son argent du prêt étudiant de Kristen, puis elle reçoit la visite de David Acosta, le prêtre vu précédemment. Celui-ci travaille avec Ben et tous les deux ont pour job de distinguer les cas de possession des cas de démence. David vient voir Kristen pour l’embaucher puisque LeRoux refuse de parler à quelqu’un d’autre. Bien que non-croyante et bien que David bosse pour l’Eglise, Kristen a besoin d’argent, alors elle accepte cet étrange job. Et paf, générique.

Tellement efficace, putain ! Après le court mais très bon générique, on retrouve donc le trio David, Kristen et Ben en train d’interroger l’épouse LeRoux. Celle-ci est assez convaincante avec un enregistrement audio sur son portable de murmures qui répondraient à son mari, Orson, pendant la nuit. Cela met mal à l’aise Kristen, qui apprend toutefois qu’il a fait une mauvaise chute avant les premiers meurtres. Et ça l’intéresse beaucoup, parce que des blessures au lobe frontal peuvent provoquer des excès de violence.

J’aime beaucoup la discussion qui suit entre Kristen et David. Ils ne sont pas d’accord entre eux, mais ce que j’ai surtout aimé, c’est de voir Kristen parler de miracles scientifiques et David lui répondre que la science ne sert qu’à expliquer des répétitions. Bref, on est sur un bon vieux débat foi/science, sauf que ça fonctionne bien car les personnages s’écoutent sans être trop butés.

On suit alors Kristen pendant qu’elle rentre chez elle et fait des recherches sur les crises de démence ressemblant à des possessions et sur David. Là encore, on est sur du simple et efficace, avec une petite ambiance angoissante : des plans d’une maison vide avec une musique sourde, rien de tel pour filer des frissons. Oh, le coup de la terreur nocturne avec paralysie du sommeil qui lui arrive cette nuit-là, c’est aussi super efficace pour glacer le sang de quelqu’un qui en a déjà fait – et c’est mon cas comme je vous l’avais raconté en mars dernier dans cet article.

Après, sa terreur nocturne est quand même drôlement réaliste avec un monstre qui s’appelle George, qui pisse dans un coin de sa chambre (à moins que ce ne soit que l’eau de pluie ?) et qui s’amuse ensuite à aller lui retirer ses sous-vêtements. What the fuck ? Je ne peux pas dire que ça me surprenne venant des King.

Le lendemain, elle va voir un psy qui ne la croit pas vraiment, puis retourne au boulot où Ben lui explique que David n’est pas prêtre mais s’entraîne pour le devenir – il en est à sa deuxième année sur cinq. Ben est aussi celui qui trouve l’explication des murmures entendus par l’épouse LeRoux : cela vient de son lave-vaisselle, tout simplement. C’est assez fou, mais bien foutu.

David et Kristen retournent ensemble voir LeRoux pour continuer de mener leur enquête ensemble, et ça ne mène pas vraiment quelque part, même si ces scènes sont vraiment bien fichues et intrigantes. Durant la nuit, Kristen aperçoit de nouveau George qui grimpe dans son lit. Mon problème avec lui, c’est que je le trouve presque sympathique, y compris quand il menace de lui couper un doigt s’il ne répond aux 567 questions qu’il pose et qui sont les mêmes que celles de Kristen… jusqu’à ce qu’il lui demande si elle est attirée par David et qu’elle mente.

C’est plutôt chouette, elle finit avec un doigt coupé et se réveille finalement quand elle se rend compte qu’elle n’arrive pas à lire le panneau qu’elle a placé au-dessus de son lit juste pour vérifier si elle dormait ou non. Elle se réveille donc sans que George ne puisse rien faire contre elle… mais le lendemain, LeRoux lui parle très précisément de son cauchemar et de George, un démon dont il finit même par dire, en latin, qu’il coupera la gorge de ses filles.

Cela fait froid dans le dos, surtout qu’il n’est pas censé parler latin. Kristen ne se démonte pas pour autant et retourne auprès de son psy, le seul à savoir ce qu’il en est de George. Elle mène une rapide enquête qui lui permet de remonter la piste d’un certain Dr Townsend qui a volé les notes de son psy pour les donner à LeRoux, tout en témoignant pour lui en assurant qu’il est possédé par un démon nommé Roy.

Comme il est interprété par Michael Emerson, il n’a pas mis longtemps à me glacer le sang non plus ce Dr Townsend, qui est un pur psychopathe. C’est à lui que l’on doit le nom de la série, en fait : Leland Townsend est un homme que David connaît bien et qu’il décrit comme un être malfaisant (un Evil) qui ne cherche qu’à faire le mal et pousser les autres à faire le mal. J’aime l’idée d’avoir ce trio d’enquêteurs improbable qui sera confronté à un certain nombre d’Evil poussant les autres à faire le mal – Leland parle quand même d’un groupe nommé « les 60 », ça laisse une marge de manœuvre considérable. J’ai hâte aussi d’en arriver à un vrai cas de possession, s’ils en trouvent un un jour.

Ben oui, parce que dans tout ça, LeRoux est juste un tueur, pas du tout un type possédé. En fait, grâce à l’enregistrement audio de son épouse, David et Kristen parviennent à déterminer qu’il utilisait le compte internet de sa femme pour aller sur 4chan et parler nécrophilie. C’est là que Leland l’a trouvé et lui a appris quelques phrases de latin pour faire croire qu’il pouvait être possédé. Tout ça fait un peu froid dans le dos, mais ça permet à Kristen de venir à bout de ce cas.

Elle explique donc tranquillement à LeRoux qu’il ne verra jamais plus le moindre lever de soleil et qu’il restera en prison jusqu’à ses cent ans avant d’inviter ses deux collègues de quelques jours chez elle pour fêter la fin de cette enquête. Le truc, c’est que David en profite pour parler de leur nouvelle enquête, pour confirmer ou infirmer un miracle filmé… et qu’elle est très tentée à l’idée d’y jeter un œil. Le cliffhanger est encore petit, mais franchement, ça marche bien.

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Emergence (S01)

Synopsis : Un avion s’écrase en pleine nuit sur une plage et attire l’attention de toute la ville voisine. Jo, shérif de la ville, rencontre alors une petite fille amnésique sur la plage et se retrouve plongée dans une affaire mystérieuse qui la dépasse – avec une bonne dose de SF.

Saison 1

100

Pour commencer, ce synopsis ne me vendait absolument pas du rêve, mais la bande-annonce m’a donné envie de tester pour peut-être découvrir une nouvelle série mystère qui me plairait. Comme toujours, j’ai un peu peur de me lancer et j’ai même hésité à attendre plus longtemps pour celle-ci : son potentiel d’annulation est assez grand, alors je vais possiblement me faire du mal en la commençant et en m’investissant dedans. L’avenir nous dira ce qu’il en est, j’espère qu’elle tiendra bon.

En effet, depuis deux ans, force est de constater qu’un grand nombre de séries que je suivais touchait à sa fin – une hémorragie qui est partie pour continuer cette année. Et même si je n’ai absolument pas le temps de voir tout ce que j’ai envie de voir, je me rends compte que je ne trouve plus autant de séries coup de cœur qu’avant capable de tenir sur la durée.

Je ne sais pas trop pourquoi je raconte ça ici car je doute que celle-ci soit un coup de cœur. Pour le savoir, il me faut faire play et pour ça, il faut que j’arrête de blablater dans ce paragraphe. Allez, c’est parti !

Note moyenne de la saison : 15/20

S01E01 – Pilot – 16/20
Comme le promettait la bande-annonce, la série a un casting plutôt original avec des personnages tous plus stéréotypés les uns que les autres interprétés par des acteurs qui, eux, cassent le stéréotype en question. Cela apporte un peu de fraîcheur à une histoire qui est par ailleurs vraiment très prenante et intrigante. C’est mon type de série – ce n’est pas un coup de cœur, mais c’est le genre qui me plaît bien et que je serai content de retrouver chaque mercredi.
S01E02 – Camera Wheelbarrow Tiger Pilow – 13/20
Il y a de bons moments dans l’épisode – notamment à la fin ! – et j’adore la science-fiction avec ce genre de mystères, mais cela ne m’empêche pas d’être lucide sur la qualité franchement moyenne de la série. On enchaîne les boulettes et soucis de cohérence cette semaine, c’est dommage. Il y a du potentiel, mais il semble pour le moment mal exploité, ce qui est frustrant ; surtout que le mystère me plaît toujours bien.
S01E03 – 2 MG CU BID – 16/20
Eh bien, cet épisode m’est apparu meilleur que dans mon souvenir de la série et, en plus, il a réussi à vraiment m’intriguer en apportant déjà un paquet de réponses. J’étais au courant que ça allait être le cas, mais je n’avais pas forcément anticipé que les réponses seraient celles-ci. C’est intriguant et ça donne vraiment envie de poursuivre la série cette fois. On verra si je trouve le temps pour ça !
S01E04 – No Outlet – 15/20
Le rythme très rapide de l’épisode (et de la série) permet de ne pas trop se concentrer sur un paquet de détails qui ne tiennent pas vraiment la route, et c’est du coup un épisode très sympathique à suivre, malgré des défauts. En tout cas, c’est une série agréable et ça fait se poser un tas de questions, alors c’est à peu près mon genre d’histoire !
S01E05 – RDZ9021 – 15/20
Je trouve tout de même très satisfaisant de voir que la série ne perd pas de temps et multiplie les intrigues tout en réussissant à donner la sensation que les réponses pleuvent plus que les questions, même si ce n’est pas toujours le cas. En tout cas, ça avance, et comme en plus TF1 balance trois épisodes par semaine, on n’a pas le temps de réfléchir à tous les mystères ! Tant mieux !
S01E06 – Mile Marker 14 – 15/20
Pour être tout à fait honnête, je trouve les personnages vraiment attachants et ça me fait pardonner des défauts que je ne pardonnerais pas habituellement. Plus étonnant encore, j’ai moins accroché aux mystères de cet épisode et à ses moments de grand suspense qu’aux relations familiales. Comme quoi, on peut toujours être surpris face à une série, finalement, mais en tout cas, la qualité reste constante quoiqu’il arrive maintenant qu’elle a trouvé son rythme !
S01E07 – Fatal Exception – 14/20
Si le rythme de la série est une bonne chose pour s’éviter des confusions et des incohérences trop évidentes, ici, il est un vrai défaut à mon goût dans le développement de l’histoire. Certains personnages sont laissés de côté, d’autres sont trop mis en avant et, dans l’ensemble, cet épisode aurait gagné à voir son intrigue se développer sur deux épisodes, particulièrement en ce qui concerne Piper, qui fait volte-face en moins d’une journée. Etrange !
S01E08 – American Chestnut – 16/20
C’était déjà beaucoup plus intéressant dans cet épisode qui prend le temps d’intégrer naturellement ses intrigues à une suite logique d’événements qui découlent de l’évolution des personnages plus que de nouvelles histoires sortant de nulle part. J’ai beaucoup aimé l’écriture de l’épisode qui prenait le temps de développer le côté « émotionnel » autant que le côté mystère, tout en intégrant au casting un acteur que j’adore et qu’on ne voit pas assez à la télévision ces derniers temps.
S01E09 – Where You Belong – 16/20
L’épisode en lui-même n’est pas forcément exceptionnel parce qu’il s’éloigne de certaines intrigues et personnages qui me plaisaient bien pour se recentrer complètement différemment. En fait, je trouve que c’est un peu un problème de la série : on n’arrive jamais à savoir à l’avance ce qu’elle compte proposer, ce qui est déroutant… Après, je me laisse embarquer malgré tout, surtout que pour une fois face à une série de ce genre, je me fais totalement balader par les scénaristes qui pondent des twists auxquels je ne m’attendais pas forcément.
S01E10 – 15 Years – 16/20
Je ne sais pas si j’accroche à tout ce qu’il se passe dans cet épisode, mais comme d’habitude, le rythme est vraiment bon et ça ne permet pas de respirer ou de se poser pour envisager tout ce qu’il y aurait à envisager pour savoir si c’est crédible ou non. Dans l’ensemble, le divertissement prend et l’enquête se suit plutôt bien, avec une division en trois sous-intrigues qui ne se recoupent pas toute dans cet épisode. Au moins, ça donne envie de voir la suite… de même que le ship qui se développe, je dois dire !
S01E11 – Applied Sciences – 14/20
Je dois avouer que je regarde cette saison de manière tellement décousue que j’ai eu du mal à me remettre dans les intrigues et que tout ne m’a pas paru super clair dans ce nouveau volet. Si j’aime les personnages, je trouve que ceux-ci n’étaient pas mis assez en avant : j’aime les relations familiales de la série et ici, elles sont éclipsées au profit d’une avancée de l’intrigue à laquelle je peine à m’intéresser. C’est dommage pour moi.
S01E12 – Killshot (1) – 13/20
Eh bien, ce n’est pas glorieux pour une fin de saison. Cet épisode laisse de côté tous les aspects de la série qui me plaisait le plus pour se concentrer sur son intrigue, inévitablement et logiquement. Le problème, c’est que cette première partie aurait gagné à être divisée par deux : franchement, cet épisode est non seulement prévisible, mais extrêmement répétitif dans sa construction, avec Jo avançant lentement vers ce qu’il est évident qu’elle fera. Dommage !
S01E13 – Killshot (2) – 16/20
Les scénaristes usent et abusent d’inventivité pour créer un final satisfaisant en ajoutant quelques éléments au dernier moment pour s’assurer des instants de grandes émotions et des twists bienvenus pour mener à une conclusion qui, dans l’ensemble, me paraît à la fois réussie et satisfaisante. Ce n’était pas gagné après la première partie de l’épisode pourtant !

Saison 1

Emergence – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 16/20
Comme le promettait la bande-annonce, la série a un casting plutôt original avec des personnages tous plus stéréotypés les uns que les autres interprétés par des acteurs qui, eux, cassent le stéréotype en question. Cela apporte un peu de fraîcheur à une histoire qui est par ailleurs vraiment très prenante et intrigante. C’est mon type de série – ce n’est pas un coup de cœur, mais c’est le genre qui me plaît bien et que je serai content de retrouver chaque mercredi.

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Spoilers

101

Don’t be mad.

Une série qui commence par un phare et qui n’est pas Haven ? C’est audacieux, dis-donc. On est donc en pleine nuit dans une petite ville américaine de base et le courant est soudain coupé alors que tout le monde dort. Un grand bruit se fait soudain entendre, réveillant la shérif de la petite bourgade. Sortant de chez elle avec sa fille et son père, comme tous les voisins, elle découvre une jolie aurore boréale… qui n’a rien à faire là.

Notons qu’avant le bruit sourd et la coupure d’électricité, on a eu un petit souci magnétique quand même et que l’électricité a aussi coupé les portables. Même si toute une équipe de policiers avec plusieurs voitures est présent sur la plage où un avion s’est écrasé, c’est notre héroïne, Jo, qui est la seule à remarquer une petite fille planquée pas si loin des voitures, avec un joli t-shirt Toy Story.

Cela permet à Jill de gagner sa confiance grâce au badge de Woody qu’elle a elle aussi. On apprend rapidement que la petite fille est amnésique et ne se souvient de rien, mais elle veut rester avec Jo et est aussi recherchée par une obscure branche de la police, le NTSB. Ceux-ci semblent envahir l’enquête et Jo tisse tout de suite un grand lien avec la petite fille.

Du coup, elle la protège tant qu’elle peut et flippe énormément quand celle-ci disparaît… Bizarrement, elle ne flippe pas quand elle réapparaît, alors que moi je la trouve particulièrement flippante quand elle revient avec ses grands-yeux blancs : elle surgit de nulle part dans la voiture de Jo quand elle constatait avec surprise que sa voiture ne fonctionnait plus et que l’eau ne coulait plus du haut vers le bas.

Tout ça est bien mystérieux déjà, mais Jo décide de ramener la petite chez elle, où elles tombent sur le père de Jo. Le lendemain, la petite sympathise avec la fille de Jo et il est ainsi décidé que notre mini-Jane Doe, qui ne quitte plus la veste de shérif de Jo, se fera appeler Piper. Et Piper est totalement flippante, à affirmer à son nouveau grand-père que ses médicaments contre le cancer ne servent à rien.

C’est lui qui la garde pour la journée alors que Jo retourne sur le lieu du crash. Et la journée est bien longue et mystérieuse elle aussi : Jo se sent espionnée devant chez elle, puis rencontre Benny Gallagher sur la plage. Celle-ci a été complètement vidée des débris de l’avion par le NTSB et Benny a toute une théorie sur l’ingérence du NTSB, mais ça ne mène nulle part.

En parallèle, Piper continue d’être bien louche – mais c’est peut-être le fait d’avoir réentendu parler du film Esther cette semaine qui fait ça. La gamine est donc attirée par la télévision du salon de Jo qui se met à déconner sérieusement. Tout ça avait un petit côté saison 1 de Channel Zero franchement, et ça n’aide pas d’avoir le grand-père qui l’arme d’outils.

Le soir, elle rencontre l’ex de Jo, le père de sa fille, qui vient justement chercher sa fille pour mieux s’entendre dire qu’elle veut rester avec Piper. Sympa la gamine dis donc. Bon, tout ça nous permet de mieux cerner la vie de Jo et de son ex Alex, mais ça ne nous avance à rien sur les mystères de la série. Comme Jo est l’héroïne, nous devons bien nous attacher à elle et la série prend donc le temps ensuite de nous montrer qu’elle est une super maman avec Piper. Elle lui fait tout un speech sur un trauma de son enfance, histoire de la convaincre de se souvenir de son passé, même si elle ne veut plus quitter la maison de Jo. Je la comprends, c’est une super maison franchement.

Malheureusement, elles sont interrompues par Chris, le collègue de Jo, qui leur apprend que les parents de la petite fille anonyme sont au commissariat. Jo s’y rend donc pour les rencontrer et est rapidement suspicieuse. Leur histoire tient pourtant la route : ils disent qu’ils étaient en camping quand leur fille, Olivia, s’est barrée. Sans réseau, ils ont galéré à appeler les secours. Malgré des papiers d’identité, Jo ne les croit pas et a rapidement confirmation de ce qu’elle pense quand elle découvre qu’ils ne veulent pas montrer de photos de leur fille sur leur portable.

Elle veut donc faire relever leurs empreintes et commet l’erreur de les laisser seul dans son bureau. Le temps qu’elle parle à Chris, on a de nouveau l’électricité qui vacille et les faux parents qui disparaissent. Aussitôt, Jo flippe et demande à Alex de mettre toute la famille à l’abri dans leur maison sur la plage. C’est parfait pour faire flipper tout le monde ça, franchement, avec Alex qui trouve que son ex est un peu parano. Faut dire, elle lui ramène un téléphone préparé pour éviter qu’il n’utilise son portable.

Ils en sont là de leur conversation quand l’électricité est coupée subitement et qu’un individu qu’on ne voit pas s’introduit dans la maison. Le but est évidemment d’enlever Piper, mais c’est sans compter sur Jo qui est assez maligne pour mettre sa famille à l’abri, dans la cave. À l’abri, peut-être, mais on ne sait pas bien à l’abri de qui… surtout que Piper est effrayée et qu’une nouvelle réaction électromagnétique a lieu, faisant bouger tout le métal de la cave.

Malgré tout et malgré leur fuite, Piper est finalement enlevée en voiture. Jo les suit, sirènes hurlantes, et assiste stupéfaite à un accident qui n’a pas de sens non plus : la voiture qu’elle poursuit se soulève dans les airs, se retourne et s’écrase au sol. L’homme qui la conduit meurt sur le coup, mais Piper survit. Tout ce qu’il reste de l’homme ? Une carte métallique qui n’a rien d’électrique ou d’électromagnétique, mais avec un logo ressemblant à celui ayant attiré Piper à la télévision.

Rien que ça. Piper n’a pas une égratignure, mais Jo est inquiète pour elle malgré tout. Elle décide donc de la garder avec elle et demande à Chris de garder ce secret parfaitement illégal pour lui aussi. C’est gros, trop gros. Elle recontacte ensuite Benny, qui est reporter, pour lui demander de mener l’enquête.

Et le cliffhanger de cet épisode voit donc Piper aller se brosser les dents et buguer sur l’eau qui coule, se sentant soudain comme submergée dans l’eau. Elle utilise alors un cutter qu’elle a subtilisé à son grand-père pour se couper derrière l’oreille et retirer une puce futuriste qu’elle jette dans l’évier. C’est mystérieux et elle paraît vraiment psychopathe…

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