Manifest – S01E15

Épisode 15 – Hard Landing – 16/20
La série sort enfin de sa facilité scénaristique pour envisager son intrigue sous un nouvel angle d’attaque que j’ai beaucoup aimé. L’écriture était très fluide tout du long de ces quarante minutes, avec juste une sous-intrigue qui risque de devenir ennuyante si elle continue trop longtemps. N’empêche que cet épisode me donne vraiment envie d’avoir une saison 2 l’an prochain ; je vais croiser les doigts.

> Saison 1


Spoilers

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You think this guy is one of us ?

Allez, je me motive à regarder au moins un épisode avant d’aller me coucher, parce que là, c’est la galère, j’en suis à mon cinquième jour sans série, et ça commence à se ressentir sur mon humeur et mon caractère. J’espère juste que la série sera à la hauteur cette semaine, parce que j’ai un Bingo Séries à assurer, et parce que c’est l’avant-dernier épisode de la saison quand même (en espérant que la série ne soit pas annulée).

Bon, ça commence moyennement, avec un braquage et un vol de fourgon blindé en pleine rue, par un type qui n’hésite pas à retirer sa cagoule alors qu’il était encore sur le lieu du crime. LOGIQUE. Quatre jours plus tard, cependant, ce voleur est retrouvé dans son fourgon blindé au fond de l’eau où il peut sauter à la gorge de Michaela et attirer tous ses soupçons : il semblerait bien qu’il a disparu pour réapparaître.

Forcément, quand il est question d’aller à l’hôpital proposé par Saanvi et que Michaela en parle à son frère, le nouveau veut suivre Ben lui aussi. Michaela se retrouve donc forcée de parler de Zeke à Jared, ce qui est génial à voir, et qui permet à Jared de faire son mâle alpha de base quand il le rencontre. Il passe son épisode à le questionner et à être jaloux, et je le comprends bien, mais en même temps, il m’insupporte un peu.

De son côté, Saanvi est toujours clairement en stress post-traumatique, mais elle pense tout de même à calculer que Griffin, le chauffeur/braqueur, est resté dans l’eau pendant 82 heures et 8 minutes. 828, c’est reparti. À peine le temps de s’en remettre que Griffin hurle qu’il voit une explosion, mais que ni Michaela et Saanvi ne parviennent à l’interroger avant qu’il ne soit endormi.

Le truc, c’est qu’à son réveil, je trouve que Michaela lui en dit beaucoup, beaucoup trop. Forcément, il en tire parti et décide de tout raconter à un juge sans avoir à passer par la carte Michaela. Elle est pourtant pressée par le temps, parce qu’il a parlé d’explosion, d’avions et de gens mourant. C’est pas top quoi, surtout que les Appels ne se produisent jamais très longtemps avant. Elle va donc passer son épisode à savoir de quelle bombe il est question.

Pendant ce temps, Olive continue ses devoirs maisons en ajoutant la photo de Griffin à son tableau. Grace, elle, est ravie de se dire que sa famille est réunie ; et je ne sais toujours pas pourquoi elle a changé d’avis. En tout cas, c’est rigolo, parce qu’elle, Olive et Ben se retrouvent à enquêter sur Griffin pour Michaela qui a besoin d’informations sur lui. C’est un peu gros, mais Ben est poussé à laisser Olive l’aider par un discours haineux de Cody.

Et celle-ci est grave douée, exploitant un peu Myspace. L’enquête est drôlement réussie, je trouve, et ça prend beaucoup de sens d’avoir toute la famille sur le sujet si c’est pour fournir ce genre de scènes où l’on découvre des informations sur Griffin qui a perdu un « frère » et a toutes les chances de culpabiliser de sa mort. Comme Michaela. Comme Zeke. Ah d’ailleurs, Zeke a la bonne idée de se faire arrêter (trop rapidement pour la crédibilité), histoire de compliquer encore un peu plus la journée de Michaela.

C’est plutôt bien mené, et j’ai bien aimé toute la fluidité d’écriture de cet épisode menant logiquement à Michaela tentant d’interroger Griffin pour avoir plus d’informations sur sa culpabilité dans le meurtre de son « frère ». Et notre grand méchant cède tout d’un coup, bien évidemment, mais pas assez vite pour autant : le FBI a déjà accepté de donner l’immunité demandée par Griffin.

Par chance, ils mettent un temps dingue dans la paperasse, ce qui laisse le temps à Grace d’interroger la mère adoptive de Griffin et d’obtenir de nouvelles infos pour Michaela. C’était un peu longuet comme scène, surtout que je trouve qu’elle n’apporte pas grand-chose ; et d’ailleurs, ça apporte tellement peu que même Michaela n’arrive pas à l’utiliser. Elle essayait en même temps de convaincre Griffin de balancer une info susceptible de lui donner l’immunité ; évidemment que le type n’est pas con et va pas aller en prison juste pour ses beaux yeux et une pseudo éthique soutenu par Michaela (depuis quand est-elle éthique ?).

Au moment de sortir de la salle d’interrogatoire pour laisser place au FBI ? Michaela entend un loup. C’est con. C’est vrai qu’on a tous sauté sur la conclusion logique que Griffin était le loup, mais allons savoir ce qu’il en est. Si elle a échoué avec Griffin, il lui reste encore à parler avec Zeke, pour comprendre ce qu’il a voulu faire. Evidemment, il tentait d’entrer chez sa mère et Michaela le relâche, mais Jared ne l’entend pas de cette oreille. Il décide donc de mener ses propres recherches sur lui.

En parallèle à l’hôpital, le Dr Matthews aperçoit Saanvi en plein stress post-traumatique, et avant que ça ne soit trop relou, il souhaite l’aider. Je ne sais pas trop vers quoi se dirige cette intrigue, mais c’est déjà lourd. Par chance, Saanvi a Ben pour elle, et si ça continue comme ça, je vais avoir envie de les shipper moi.

En plus de son stress post-traumatique, Saanvi doit gérer la découverte que Griffin est bien un des leurs, parce qu’il a le marqueur sanguin. Cela signifie que le côté bénéfique espéré par tous les survivants du vol 828 par rapport aux Appels est en train de tomber à l’eau pour devenir beaucoup plus inquiétante. Voir Saanvi communiquer son doute à Ben, puis à Grace, c’était intéressant pour la suite. J’espère qu’on aura une saison 2 quand même, parce que les pistes proposées sont intéressantes – plus que ce qu’on a eu en saison 1. Ben et Grace semblent vraiment partis pour essayer de comprendre ce que sont les Appels, et il y a du boulot !

Bien sûr, la bombe qui a constitué le cœur de cet épisode est prévue au beau milieu de Time Square, sinon ce n’est pas drôle. Et Griffin profite de cette révélation pour menacer Michaela à demi-mot, ou l’avertir allons savoir. Alors que la bombe est découverte et rendue inoffensive, Michaela aperçoit cette fois le loup menaçant, et elle comprend que rien ne va plus. J’imagine que son rôle est désormais de trouve un moyen d’empêcher Griffin de se servir des Appels à des fins persos. C’est louche, tout ça.

En fin d’épisode, Zeke se rend également chez sa mère, et alors qu’il est derrière la porte, j’ai commencé à sentir l’entourloupe venir, la montée de la musique aidant bien : ce ne serait pas la méchante de la série par hasard ?

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Manifest – S01E14

Épisode 14 – Upgrade – 14/20
Comme souvent, je me retrouve mitigé, parce que d’un côté, on avait une intrigue procédurale vraiment pas intéressante du tout, parce que sans vrai suspense ni intérêt de fou, et de l’autre, on avait des drames familiaux auxquels j’ai au contraire très bien accroché. Le résultat, c’est que ça donne un épisode qui aurait pu être génial, mais qui semble plutôt patiner et prendre tout son temps en attendant la fin de saison.

> Saison 1


Spoilers

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We need to figure out what Zeke’s return means for the bigger picture.

Et voilà, j’ai de nouveau la flemme de regarder mes inédits, c’est n’importe quoi. Bon, je n’ai que 24h de retard avec cet épisode, ce n’est finalement pas grand-chose, mais j’ai bien failli ne pas le regarder avant la semaine prochaine, vu comment c’est parti. En même temps, le mystère de la peinture sur le rocher m’a donné envie de revenir.

Et ça commence si bien dans cet épisode, avec Zeke qui s’installe chez Michaela parce que, eh, ils ont eu un Appel alors elle ne veut plus le lâcher. La série se concentre sur ce nouveau personnage, en nous développant sa vie et sa relation à sa sœur en flashback. Pas sûr que ce soit leur meilleure idée. En tout cas, Zeke reste chez Michaela, donc ça promet de belles galères dans son drama amoureux. Sans surprise, Jared a du mal au lit avec sa femme désormais, par exemple.

Pendant ce temps, Ben est de retour chez lui et je ne comprends pas quel était l’intérêt de l’éloigner de la maison familiale ; à part pour rajouter du drama bâclé. Grace n’est pas plus avancée dans sa vie sentimentale, en théorie. En pratique, elle se dit heureuse (de voir Ben travailler avec Olive) et accepte de partager de nouveau son lit avec lui.

L’intérêt est toutefois l’Appel que reçoit Zeke cette nuit-là, parce qu’il s’y fait attaquer par un loup ; et Cal a un Appel au même moment, inquiétant ses parents. Michalea n’a pas trop le temps de s’occuper de ces Appels, parce qu’elle doit retourner au travail, histoire de voir aussi Jared et de dire qu’il a plutôt intérêt à s’occuper de sa femme.

De son côté, Zeke décide de parler avec Cal pour tenter de comprendre son Appel, mais le gamin est insupportable à ne pas vouloir communiquer avec lui. Ses parents comprennent qu’il a peur de quelque chose, mais ils n’arrivent pas à savoir quoi. En tout cas, ils font une confiance aveugle à Zeke, parce qu’il a été sauvé par Cal pour une bonne raison. Moui.

Ben s’inquiète toutefois pour Saanvi qui ne lui répond plus et laisse Grace toute seule avec Zeke – histoire de proposer une scène où elle est chiante avec lui. Cela permet à son mari de se concentrer sur la vraie intrigue de l’épisode. L’intrigue de l’épisode ? Elle compte bien se concentrer sur les sectes qui se construisent autour des passagers du vol 828, notamment une Eglise des Retournés, gérée par Adrian, qui s’amuse à perpétuer l’espoir des dingues qui le vénèrent et vénèrent tous les passagers.

Ainsi donc, quand on voit Alice, une femme déprimée, débarquer dans le bureau de Saanvi, il est difficile de ne pas être suspect. Elle vient la voir pour se plaindre de la santé fragile de son mari, Jacob, et franchement son rôle a tout de la psychopathe dès le départ. Saanvi accepte toutefois de lui faire plaisir et de rencontrer Jacob pour voir si elle peut faire quelque chose pour le sauver, parce qu’elle est en larmes.

C’est sans la moindre surprise, mais avec pas mal de médiocrité, que l’épisode prend alors la direction d’un kidnapping de Saanvi par Alice, qui n’hésite pas à frapper la scientifique refusant de sauver Jacob, parce que son cancer est déjà en phase terminale. C’est n’importe quoi, surtout quand Saanvi s’enferme finalement avec Jacob dans sa chambre et lui avoue qu’elle refuse de mentir à Alice. Ridicule.

Pendant ce temps, Lourdes décide de venir confronter directement Michaela plutôt que Jared au commissariat. Et Michaela ne sait absolument pas mentir pour une flic, sa meilleure amie découvre donc que son mari est plus fidèle à son ex-petite amie qu’à elle. C’est triste comme tout pour Lourdes, mais j’ai trouvé ça pas mal joué du tout dans l’ensemble. J’aurais aimé que la scène dure plus longtemps, parce qu’il y avait de bonnes idées – notamment sur la décence à avoir dans cette situation. Quant à Michaela, elle finit par prévenir Jared avec un SMS. Ridicule.

Chez lui, Cal refuse toujours de parler avec Zeke, parce qu’il a en fait peur de dessiner son cauchemar : quand il dessine, ça finit par se concrétiser, alors forcément, ça vaut le coup d’essayer de ne pas dessiner. Pourtant, Zeke et Grace le poussent à dessiner de nouveau, sans même chercher à se demander si peut-être Cal a raison (ou s’il peut au moins leur dire sans dessiner). Ridi… non pardon, j’arrête.

En parallèle, Saanvi est toujours prise en otage par Alice qui s’énerve encore plus maintenant qu’elle a convaincu Jacob qu’il allait mourir. Bien sûr qu’Alice refuse de l’entendre. Par chance pour Saanvi, Ben s’inquiète donc pour elle et ramène Michaela sur les lieux, parce qu’il a trouvé la bonne piste directement et sans Appel dans l’Eglise d’Adrian.

La situation est vite réglée et nous laissera Saanvi en larmes post-traumatiques en fin d’épisode, mais franchement, j’ai trouvé ça pas terrible du tout comme intrigue. Ben décide ensuite d’aller se plaindre à Adrian et de lui expliquer qu’il fait plus de mal que de bien avec son église. Mouais. S’il a évidemment raison, Adrian n’est pas prêt à l’entendre ; il se prend pour le Messie, parce qu’il est un bon Gourou et qu’il a réuni une belle congrégation, déjà… dont un homme sur lequel la caméra insiste.

C’est un espion, Jansen, qui est du côté du Major et qui cherche à comprendre pourquoi elle veut tant rester à ne rien faire. Elle a pour but d’attendre de confirmer ses soupçons que Cal est celui avec le plus de pouvoirs.

Sinon, heureusement que Liv est là pour faire toutes les recherches que Ben n’a pas le temps de faire pour fournir des scènes d’action pas terribles : elle révèle ainsi que la peinture dans la caverne est une constellation, celle des jumeaux. Cela met à mal la théorie de Michaela comme quoi ça la représentait avec Zeke, questionnant plutôt la relation Liv/Cal. D’ailleurs, ils sont utiles les gosses dans cette famille : Cal arrête enfin d’avoir peur de ses dessins (l’intrigue était sympa sur le papier) pour dessiner son rêve… qui représente un loup attaquer sa tante. Sympa.

Michaela n’est pas tenue au courant par Grace qui préfère appeler Ben, logique, et elle se rend chez Lourdes pour lui parler, mais elle n’y est pas : Jared si, par contre, et il lui explique que Lourdes s’est barrée et qu’il est toujours amoureux d’elle – elle étant Michaela. Et si elle est amoureuse aussi, elle refuse de se faire plaisir, parce que Lourdes était sa meilleure amie quand même. En plus, elle est rappelée pour le boulot parce qu’un van disparu va enfin être repêché de l’eau dans lequel il croupissait.

Le corps du conducteur est encore dans le camion, et quand Michaela ouvre la portière, l’homme se réveille et semble prêt à lui sauter dessus… après plus de 24h sous l’eau, c’est tout de même gênant. Toujours plus perchés ces cliffhangers !

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The Other Two – S01E02

Épisode 2 – Chase Goes to a Premiere – 14/20
C’était un épisode avec de bons gags, mais dans l’ensemble, j’ai eu du mal à entrer dedans et j’ai trouvé que le rythme n’était pas aussi bon que dans le pilot, allant presque trop vite pour nous laisser le temps de vraiment rire. Peut-être qu’il faut que j’accuse la fatigue, surtout que j’ai quand même envie de voir les prochains épisodes puisque certaines blagues étaient efficaces.

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Spoilers

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In this climate?

Je voulais voir la suite de The Haunting of the Hill House ce soir, mais j’ai fini de bosser qu’à plus de 21h, et le temps est ensuite passé beaucoup trop vite pour encore assumer un long épisode de soixante minutes. J’ai hésité à lancer The Orville aussi, mais la vérité, c’est que j’ai déjà envie de dormir. Au moins, avec cette série, ça devrait pas être prise de tête, et je pourrai me coucher tôt !

On reprend par Chase faisant un live insta depuis un tapis rouge d’avant-première, et c’est donc la suite directe du pilot de la série. Pendant que Chase passe un moment bien trop excellent face aux journalistes qui lui font dire tout et n’importe quoi (littéralement), Brooke et Cary débarquent en taxi à l’événement – avec un chauffeur pervers franchement étrange.

Ce n’est pas vraiment une arrivée de stars, et ils sont pris pour un couple en train de se marier, parce que Brooke a eu la drôle d’idée d’une robe blanche magnifique. Malgré ça, ils n’ont évidemment pas le droit de passer par le tapis rouge, ce qui est une catastrophe pour Brooke.

Elle fait tout ce qu’il faut pour avoir une photo sur le tapis, s’introduisant même dans une limousine pour faire comme si elle en sortait en même temps que des stars. Le gag est sympa, mais ça devient lourd quand elle est refusée alors qu’elle se fait passer pour une American Housewife et que Cary se fait passer pour Ellen De Generes… Ce qui fonctionne, alors que ça n’a aucun sens. J’imagine que l’idée est de se moquer du fait qu’il soit homosexuel, parce que c’est en train de devenir un running gag : il est fiché comme tel un peu partout. Est-ce qu’il faut en déduire que les homo se ressemblent ? Est-ce que j’extrapole une possible homophobie de leur humour ? Je ne sais pas, peut-être, mais ça a contribué à participer au fait que j’accrochais moins à l’épisode.

J’ai trouvé que l’épisode galérait un peu du côté de rythme aussi parce qu’il se concentre uniquement sur cet événement et y passe beaucoup de temps. D’un côté, c’était donc plus lent en terme d’action que ce qu’on avait eu dans le premier épisode ; de l’autre, c’était plus rapide dans les blagues proposées – mais presque trop rapide.

Cary et Brooke finissent par tomber sur leur petit frère, et il était temps, mais finalement, ce n’est pas ça qui constituera le cœur de l’épisode. Chase est trop célèbre pour passer du temps avec eux, et il passera la suite de l’épisode loin d’eux et loin de l’avant-première du film ; préférant prendre l’avion pour se rendre à un de ses concerts (bien qu’il n’ait qu’une chanson à son actif).

Le film en avant-première ? C’est une catastrophe et tout le monde s’y endort, quand d’autres le trouvent racistes. Moui ? Brooke en profite pour se faire photographier sur le tapis rouge, et c’était un gag qui me paraissait bien plus drôle que tout ce qu’on avait eu avant dans l’épisode. C’est sûrement son côté réaliste qui me fait marrer.

Cary ? Il se fait réveiller devant le film par un appel de son agent, parce que le casting sur le pet senti s’est bien passé, mais qu’il doit encore le faire de manière plus… hétéro. Il se retrouve à faire une nouvelle vidéo dans les toilettes, ce qui est un gag fonctionnant ; même si le voir devenir hétéro en prenant une voix plus grave, c’était un cliché étrange pour une série tournée en 2019. Franchement, soit je vois le mal partout, soit ils sont dans un abus qui finira par me déranger sur le long terme.

Sinon, son agent, quant à lui, est en fait chauffeur de taxi le jour et livreur la nuit. Ce n’est pas gagné du tout pour la carrière de Cary quoi, mais ça a l’avantage d’offrir des gags faciles pour la suite de la série.

Pendant ce temps, Brooke cherche désespérément un homme chez qui aller dormir, à défaut d’avoir une maison (ou un job, puisqu’elle s’est fait virer), mais elle reste bien trop sélective. Malgré tout, elle fait comme si tout allait bien et qu’elle trouvait la fête géniale – une attitude que j’ai déjà eu à pratiquer et qui fonctionne, c’est vrai. Faire semblant de s’amuser, c’est déjà un bon point de départ pour vraiment s’amuser.

Pourtant, ce n’est pas évident de s’amuser avec la jetset où Brooke découvre que les filles bossant ado, partent à la retraite à 20 ans et deviennent célèbres mondialement parlant à trente ans en ayant un impact sur le monde. C’est une sacrée philosophie de vie, et ça mène aux meilleurs gags de l’épisode, avec une Brooke s’entendant mieux avec les ados… jusqu’à ce qu’elle se sente ridiculement incompétente à leur côté. Franchement, si j’ai préféré Cary la semaine dernière, Brooke m’aura bien plus fait rire cette semaine.

Toujours à la fête, Cary découvre ensuite le succès de son frère auprès d’une femme adulte, et c’est juste inquiétant. Heureusement, il découvre ensuite au téléphone avec le manager de son frère qui s’est parti en avion que l’adulte en question à onze ans, parce que ses tutos maquillages sont géniaux au point de la vieillir à ce point.

Et évidemment elle tombe sur Brooke, qui se plaint de ne pas savoir où dormir, persuadée d’être en présence d’une autre adulte qui… l’invite à dormir chez elle pour une pyjama party. C’est l’occasion de bien trop de quiproquos, et ça fonctionne à merveille, surtout quand il est question de jouets à utiliser dans sa chambre. Brooke lui raconte quand même sa vie sexuelle, alors que la gamine a onze ans. Quand elle finit par l’apprendre par Cary, Brooke cherche juste un moyen de se barrer sans culpabiliser outre mesure de tout ce qu’elle a pu dire, c’est un peu gros. C’est un peu gros aussi qu’elle puisse arriver jusqu’à chez elle sans se rendre compte que c’est une enfant.

Pendant ce temps, Cary passe en tout cas toute la fête au téléphone, et c’est assez fou de faire ça en pleine fête avec de la musique à fond ; on sent bien qu’on est devant une série hein. Si Cary décide de profiter de la fête lorsqu’il apprend qu’il a obtenu le rôle avec lequel il espère (clairement en vain) lancer sa carrière, il se rend vite compte que ce n’est pas si fou de faire la fête tout seul. Il feint donc un autre coup de fil pour se vanter d’avoir eu un rôle, assez bruyamment. Il est entendu par un des serveurs, qui finit par le féliciter en fin de soirée quand il doit aller récupérer Brooke chez la gamine de onze ans.

Le lendemain matin, Brooke se réveille donc chez son frère (ça aurait été plus simple de l’inviter directement) et son coloc sexy, pour découvrir que Cary lui a photoshoppé sa photo tapis rouge pour faire comme si elle était officielle. Le gag de fin est sympa, puisqu’elle l’envoie à de vieilles connaissances qui ont réussi leur vie et n’en ont pas grand-chose à faire… contrairement à Brooke qui est fière de sa gloire inventée.

Bref, cet épisode a enchaîné les petits gags ; qui étaient parfois excellents, et parfois pas du tout efficaces. Je ne sais pas trop quoi en penser, je suis tiraillé. Moi qui espérais un petit épisode tout simple avant et pas prise de tête, c’est finalement raté !

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The Haunting of Hill House – S01E04-06

Épisode 4 – The Twin Thing – 17/20
Ah ben voilà un autre personnage préféré, ma foi. La série prend un peu de distance avec les deux épisodes précédents, mais ce n’est pas plus mal puisque ça fournit enfin un début d’explication que j’attendais depuis quatre épisodes (tout en gardant beaucoup de choses de côté pour la suite – clairement, il faudra au moins une saison 2 pour répondre à tout). C’était pas mal du tout, et y avait même un petit moment angoissant. Une très bonne série, donc, même si je la trouve facile à comprendre malgré tout, alors qu’elle se donne des airs faussement compliqué à ne pas tout expliciter.

Saison 1


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It’s normal for kids to have imaginary friends and nightmares.

Ah, enfin ! Un épisode sur Luke et Abigail, c’est ce que j’attends depuis le premier épisode ! Malheureusement, c’est loin d’être aussi passionnant que ce que j’aurais espéré, parce que ça commence par un long discours, il y a quatre-vingt dix jours (c’est précis). Et ce n’est même pas Luke qui parle, c’est quelqu’un dans son groupe de thérapie, et comme pour Steven dans le premier épisode, ça traîne en longueur.

La série semble aimer ce genre de plans où l’on parle pendant de longues minutes, avec des petits zooms arrière puis avant. Le problème, c’est que je me concentre alors sur un million de petites tâches annexes plutôt que sur l’épisode. Au moins, le temps que Gordon, aveugle, nous explique pourquoi il était là, j’ai eu le temps de faire mon sac.

Luke refuse de partager quoique ce soit après Gordon, mais trois mois plus tard, il obtient son badge des 90 jours et il en est tout heureux. Il a aussi clairement sympathisé avec Joey, une fille plutôt sexy, et ça ne ressemble pas à une amitié très saine pour le programme. C’est fou tout ce que j’en connais de ce programme, et je sais ainsi que le 90e jour est synonyme d’écriture de lettres pour demander pardon à ceux qu’il a blessé.

Il en discute avec Joey qui est sobre depuis neuf mois, mais ils sont interrompus par le couvre-feu. Forc2 d’aller se coucher, il est malheureusement réveillé à 3h03 par le fantôme de Nell qui lui dit de s’en aller. Il ne le fait pas, mais le lendemain au réveil, il trouve un message de Joey lui demandant de ne pas le suivre.

Et il n’aime pas beaucoup la perspective de devoir rester en détox sans elle. C’est triste, mais il n’y a aucun suspense : on sait déjà qu’il va s’enfuir par la fenêtre. Il le fait donc pour avoir des nouvelles et c’est tout ; en théorie. Il l’appelle et tombe sur une boîte vocale où il lui affirme qu’il doit encore retrouver un ami avant de retourner au centre. Pourtant, il reste posé sur un banc à ne rien faire ensuite. J’ai pas tout suivi.

De là, il finit par apercevoir Joey en train de récupérer de la drogue. Il l’empêche de faire une grosse connerie, mais malheureusement, ils ont abandonné leurs places en partant ; et leur assistante sociale (ou quelque soit le nom de ce taf) ne peut plus les accepter. C’est violent quand même, mais en s’enfuyant, ils ont signalé qu’ils n’étaient pas assez stables pour le programme, même s’il est parti avec une bonne raison.

Les deux se retrouvent donc à la rue et Luke décide d’aller chez son frère, où il tombe sur Leigh, son ex-femme qui est chargée de lui annoncer la séparation. La pauvre. Elle doit donc à présent gérer ce frère qui cache Joey et qui aimerait avoir un abri pour la nuit, ou de l’argent, des choses qu’elle ne peut lui donner. D’être là, Luke se rappelle donc un dîner de famille qui date de deux mois auparavant où il avait ramené Joey chez son frère pour un dîner. C’est beau.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour me faire adorer Joey, qui a une jolie philosophie de vie par rapport à son addiction. J’ai aimé aussi voir Steven n’avoir aucune confiance en son frère et ignorer ses propres problèmes de mariage ; puisqu’il élude la question des enfants qui leur manquent. En tout cas, j’ai beaucoup de mal avec le personnage de Steve qui n’arrête pas de rabaisser son frère, encore et encore.

Pas étonnant que deux mois plus tard, il décide de cambrioler son frère.

C’est juste pas de bol qu’il tombe sur son frère en repartant. Et s’il a froid, c’est probablement parce que Nell est morte, mais c’est vrai que ça le fait paraître complétement drogué. La série m’a eu lors du premier épisode, parce que je le pensais vraiment pété.

Joey ? Elle profite totalement de lui : elle voit bien qu’il ne va pas bien, mais elle l’embrasse et lui vole très clairement l’argent qu’il a dans sa poche pour avoir de quoi se droguer. Quelle tristesse. Il y croyait, lui, mais elle l’a bien eu. Moi pas. Le voilà donc à la rue et sans argent, et sans personne vers qui se tourner. Putain, Joey, je t’aimais bien, t’abuses !

Le lendemain, il se fait tabasser et je ne sais pas trop pourquoi, en fait. Ce n’est pas comme s’il avait beaucoup d’argent à donner à se agresseurs. Bon, il perd chaussures et manteau quand même ; et c’est donc ça qu’il avait à leur donner. En plus, il n’arrête pas d’apercevoir un homme avec un chapeau melon et une canne, lui tournant le dos à chaque fois et le suivant très clairement. C’est horrible et ça le fait virer complétement dingue, et il reste à savoir s’il est dingue ou non.

En flashback, on recommence avec Luke jouant tout seul avec des soldats entourant le dessin du monstre qu’il a vu dans l’épisode précédent. Il s’en plaint à son père, mais celui-ci refuse de le croire et fait même en sorte de le forcer à grandir en lui offrant un chapeau pour « grand garçon ». En tout cas, l’épisode me confirme rapidement que Nell et Luke sont bien jumeaux, ce que j’avais supposé face au premier épisode sans avoir la confirmation.

Forcément, les enfants sont jumeaux, donc ils jouent ensemble, en se servant du téléphone à l’ancienne trouvé il y a deux épisodes. Oh, oui ils jouent tous les deux, mais une vieille dame se mêle à leur jeu subitement, appelant une certaine « Clara » (si j’ai bien suivi, c’est Mrs Dudley, Clara). Et Luke voit bien le reflet de la vieille dame dans le téléphone.

La nuit suivante, il entend un drôle de bruit dans le couloir, celui d’une canne, et il va voir ce que ça peut bien être. Il s’avère qu’il s’agit d’un homme flottant plutôt que marchant, mais se servant malgré tout d’une canne. Luke se planque sous son lit et fait bien, puisque ce monsieur a pour but de retrouver son chapeau, qui est justement sur son chevet. Le monstre le récupère donc sans problème et quitte la chambre… sauf que Luke finit par faire du bruit.

C’est fort dommage car le monstre se retourne donc et se penche pour voir qui est sous le lit. Voilà donc pourquoi adulte, il est condamné à voir ce monsieur le suivre partout où il va. Comme quoi, ce qui se passe quand on est enfant, ça peut créer des traumatismes à vie. Nelly aussi a quelques traumatismes bien ancrés, puisqu’elle continue de voir le même fantôme chaque nuit. Luke lui explique donc qu’elle doit toucher sept boutons, représentant les membres de leur famille, en comptant à voix haute, pour ne plus avoir peur.

Ceci nous explique ce que fait Luke dans le présent, à faire les cent pas en comptant jusqu’à sept. Cela lui permet de fuir le monstre un certain temps, mais il finit par arrêter de le faire ; laissant le monstre le rattraper. Ce dernier s’avère en fait être… le fantôme de sa mère, lui demandant de rentrer à la maison. Oh. C’est donc pour ça que Nelly s’est rendue dans la maison ?

Pour terminer l’épisode sur une bonne dépression, il reste donc à avoir Luke apprenant la mort de Nelly grâce à Steven qui le retrouve avec Paige, l’assistante sociale, donc. C’est on ne peut plus violent tout ça ; mais ça a vraiment bien marché sur moi. L’idée du monstre qui le suit en permanence, c’était également bien vu, je trouve, ça file une certaine angoisse, alors que ce n’est rien du tout. Bien joué de leur part.


Épisode 5 – The Bent-Neck Lady – 19/20
C’est beaucoup trop long pour envisager le 20/20, parce que l’épisode durait 1h10 et je ne m’y attendais pas. En revanche, je reconnais que cette fois la série est à la hauteur de sa réputation, avec un épisode qui prend le temps d’accumuler les petits détails insignifiants qui finiront par se révéler drôlement importants. J’aime beaucoup la structure de cet épisode qui fait preuve d’une grande fluidité : l’écrire de la saison est impeccablement maîtrisée et franchement, un milliard de questions se posent désormais.

Saison 1


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It’s just a carcass in the wood.

C’est reparti pour la première nuit dans la maison pour Nelly, et ça se passe mal avec l’arrivée de sa femme au cou tordu. C’est un chouilla angoissant comme manière de filmer, et je me retrouve quand même à me poser une question existentielle : si la mère sait qu’elle est elle-même spéciale, pourquoi est-ce qu’elle ne se pose pas plus de questions que ça quand sa fille lui dit voir des fantômes ? Elle trouve ça étrange/impossible qu’un fantôme surveille sa fille, mais pas que son autre fille devine la vraie valeur ou le vrai emplacement des objets ?

De manière assez logique, Nelly se rend chez le médecin (enfin, un « sleep technologist ») une fois adulte parce qu’elle s’est rendue compte que sa femme au cou tordu qui la surveille pendant qu’elle dort, ça ressemble fort à une paralysie du sommeil. Effectivement, pour avoir eu le droit d’en faire deux ou trois dans ma vie, c’est bien vu de la part des scénaristes. Franchement, ça n’a pas intérêt à me redéclencher la moindre crise cette série, hein, parce que c’estv raiment pas agréable d’en faire !

Allez, quoiqu’il en soit, Arthur, le « sleep technologist » est son futur mari, et leurs rencards commencent dès cette première consultation.

Elle est belle l’éthique médicale ! Ils vivent le parfait amour au point qu’Arthur la demande en mariage en plein milieu d’un nouvel an. C’est assez atroce comme demande, franchement, et j’aurais aimé qu’on apprenne à le connaître autrement avant d’en arriver là. Par exemple, en le voyant aider sa femme à surmonter sa paralysie du sommeil AVANT cette demande pourrie.

C’est vrai que ça doit aider d’avoir quelqu’un qui s’y connaît pendant une crise. Bon, bref, tout ça mène au mairage où ils font un couple sympa et où Theo arrive à se servir de son smartphone AVEC ses gants. Elle est le centre d’intérêt pour Nell et Steven qui se moquent du temps de réaction de Shirley à comprendre qu’elle est lesbienne. C’est un peu abusé vu qu’ils viennent juste de s’en rendre compte, mais bon.

La joie de Nell est de courte durée, puisqu’elle parle ensuite de Luke avant d’apercevoir sa mère derrière son père. Ouep, sauf que sa mère est morte, hein. Huit mois plus tard, elle recommence à faire une crise, mais cette fois, Artur n’est pas capable d’atteindre la lumière à temps : il se retrouve le cou tordu et meurt sur le coup, alors que Nell le voit s’effondrer tout en voyant la femme au cou tordu. L’angoisse. Tu m’étonnes qu’elle se suicide après tout ça, la pauvre.

Officiellement, Arthur meurt d’un anévrisme avant qu’on ne puis s’attacher à lui ; mais Nelly était évidemment amoureuse. Quand elle en parle à son psy, elle dit évidemment que c’est la femme au cou tordu qui l’a tué. Elle ne s’attend pas non plus à ce qu’il la croit hein, parce qu’elle a l’habitude de n’avoir personne pour la croire, comme tout le monde dans cette série. Plus tard, elle récupère son frère sous la pluie pour l’amener en cure – c’est elle qui l’a déposé avant la série, ça on le savait déjà. Ce qu’on ne savait pas ? Luke lui a demandé de lui acheter de l’héroïne une dernière fois avant d’y aller. Il est convaincant quand il s’y met, mais c’est horrible pour la culpabilité qu’elle se prend en pleine tronche. Elle le fait malgré tout, c’est fou, et elle reste sagement dans la voiture pendant qu’il se drogue. Bonjour la violence psychologique.

Pour ne rien arranger, elle aperçoit la femme au cou tordu au milieu de la route… Et n’en parle pas à son psy pendant un bon mois. Elle refuse de l’évoquer, mais il n’est pas dupe. Comme elle ne peut pas expliquer ce qu’elle a fait ou vu à son psy, elle en parle à Theodora, parce qu’elle a bsoin de son aide.

Elle veut en effet que sa sœur touche tout plein de choses dans la chambre conjugale pour savoir si Arthur est encore là avec elle ; et elle est tellement en demande, qu’elle finit par forcer Theo à toucher le sol.

Sans trop de surprise, ça finit mal entre les deux sœurs qui s’engueulent assez violemment, Nell en profitant aussi pour agresser Theo sur l’argent qu’elle accepte de leur frère en le cachant à Shirley. Ainsi donc Nell se met Theo à dos, puis elle s’arrange pour avoir Steve à dos en se rendant à une de ses lectures publiques pour l’engueuler et lui demander pourquoi il décide de se faire de l’argent sur le dos de sa famille. Magnifique. Pour la première fois depuis le début de la série, je me retrouve à vraiment apprécier Nell, alors que je déteste de plus en plus Steve.

Par contre, je commence à comprendre pourquoi personne n’a décroché le téléphone quand elle les appelait dans le premier épisode. Par contre, je ressens tellement de peine pour elle quand son psy lui conseille de retourner dans la maison de son enfance pour voir que ce n’est qu’une maison et enfin confronter son passé. On sait que ce n’est pas qu’une maison, et on sait que confronter son passé n’est pas une bonne idée. En même temps, ça paraît logique quand il le dit, quoi.

Elle se décide donc à le faire, passant pour cela la nuit dans un motel qui est le même que celui où son père l’a emmenée quand elle était enfant et qu’ils ont fui la maison avec ses frères et sœurs. Dans le motel, les enfants ont fait ce qu’ils pouvaient pour se rassurer, écoutant les deux plus petits parler d’une soirée thé entre Abigail, leur mère et eux. Ouep, sauf que Nelly insiste pour dire que ce n’est pas sa mère.

Quant à leur père, il est parti chercher leur mère. Il revient couvert de sang (il dit que c’est de la peinture), et est forcé de dire à Nell, encore réveillée, qu’elle ne reverra pas sa mère. Il ne le fait pas pourtant, mais attend les flics qu’il a appelé, pour mieux être emmené au commissariat et répondre à leurs questions.

Dans le présent, Nell fait une autre crise de paralysie du sommeil au cours de laquelle elle voit Luke au plafond plutôt que la femme au cou tordu. Flippant, franchement. Elle entend aussi quelqu’un qui essaye de rentrer dans la chambre, ce qui est un classique des paralysies du sommeil. Le lendemain, elle se réveille au beau milieu de l’après-midi et tente d’appeler Steven, puis Shirley. On en revient donc au premier épisode de la série, où Nell est inquiète pour son Luke ; et maintenant on sait ce qui l’inquiète.

Plus surprenant, alors qu’elle s’achète une bouteille d’eau, la femme au cou tordu tombe d’un coup du plafond. Elle a donc le cou tordu pour avoir été pendue, et c’est marrant, il a été question de pendaison sur le ton de la blague la veille. Nell est terrifiée et retourne dans sa chambre, où elle phase jusqu’au milieu de la nuit. C’est à ce moment-là qu’elle décide d’aller dans la maison de son enfance et d’appeler son père… mais elle voit alors les lumières de la maison s’allumer, et celle du porche clignoter deux fois, détail du deuxième épisode qui veut dire qu’il faut rentrer et que ce n’est plus l’heure de jouer.

Oh lala, c’est que ça commence à être sacrément bien construit tout ça. Quand elle entre dans la maison, elle se retrouve perdue dans une hallucination assez folle. Avant cela, notons que quand elle était enfant, Nell a trouvé un tasse de thé avec des étoiles dessus (et dans le présent, elle a un mug tout pareil), et Mrs Dudley lui a expliqué qu’elle appartenait probablement à Jacqueline Hill. Alors qu’elle voulait absolument jouer au thé (cette série est bien écrite, c’est un truc du deuxième épisode ça encore), sa mère débarque pour l’engueuler parce qu’elle a écrit son nom sur un mur.

Theo débarque à ce moment-là, alors que Nell refuse de reconnaître qu’elle a fait quoique ce soit. Theo la croit, surtout quand elle touche le mur ; et quand elle découvre que le message complet sur le mur est : «  Come home Nell ». Ah amusant, c’est exactement ce qu’a dit la mère à Luke dans l’épisode précédent ça…

Mais pour cet épisode-ci, Nell adulte se retrouve donc dans sa maison d’enfance à halluciner que les lumières sont allumées et que toute sa famille y vit encore. La série ne se moque pas de nous et ne nous cache pas que c’est une hallucination, puisqu’on la voit régulièrement avancer dans la maison déserte.

Bon, et l’hallucination ? Eh bien, elle la conduit auprès de sa mère, qui est en train d’écrire « Welcome Home Nell » sur le mur, à la craie. Comme dans n’importe quel cauchemar, elle insiste pour dire que ce n’est pas elle, et la jeune Theo continue de la croire. C’est de la folie pure et je manque d’explications pour cette hallucination ; presque pour la première fois de la série.

Sa mère lui propose ensuite d’aller se changer, ce qu’elle fait, puis débarque pour lui dire qu’il faut qu’elles se dépêchent, car elles sont attendues au rez-de-chaussée, surtout Nell. Ben oui, sa famille est effectivement là à attendre sagement qu’elle débarque.

Cette fois, tout le reste de sa famille est adulte et l’attend, et ça comprend bizarrement l’ex-femme de son frère. Tout le monde est heureux de la voir, lui pardonne tout, Luke est sobre et Arthur… lui demande une danse, parce qu’il est en vie dans cette hallucination. Oh lala, c’est le paradis cette maison. Dommage que ce ne soit qu’une folie de Nell.

Ainsi, Arthur disparaît lorsqu’il l’embrasse et Nell se retrouve face à face avec Abigail. La mère revient alors pour lui annoncer qu’elles vont prendre le thé avec Abigail et Luke, et Nell les suit et je vois très bien vers quoi la série se dirige, puisque Nell monte l’escalier en haut duquel se trouve comme par hasard une corde pour se pendre. Et là où c’est brillant, c’est que Nell enfile la corde en pensant enfiler le médaillon de sa mère, introduit plus tôt dans l’épisode et à plusieurs reprises.

Chaque petit détail compte, et finalement, Nell comprend trop tard ce qui l’attend. Elle supplie sa mère de l’aider, mais celle-ci se contente de l’embrasser une dernière fois. Ce baiser de la mort fait tomber Nell qui, donc, se pend… et devient la femme au cou tordu. Alors, c’était évident, donc je ne sais pas pourquoi je ne l’ai pas vu venir, mais je ne l’ai pas vu venir.

Très rapidement, Nell descend en Enfer : elle voit littéralement sa vie défiler devant ses yeux, et plus précisément toutes les fois où elle avait vu cette femme au cou tordu. Il lui faut un peu de temps pour comprendre ce qui lui arrive, ce qui explique qu’elle ne parle que sur les dernières images qu’elle voit : celle où elle était enfant. Elle comprend ce qui lui arrive… mais c’est trop tard. WHAT. THE. FUCK. Tellement de questions encore ! Et tellement bien écrit cet épisode !


Épisode 6 – Two Storms – 20/20
Glauque et triste, cet épisode est une pure prouesse, tant dans l’écriture que les performances d’acteurs, tant dans les idées que dans la réalisation. Franchement, c’est excellement monté, mais au-delà du montage, on voit bien un soin tout particulier accordé aux détails. Je ne regrette vraiment pas d’avoir décidé de la regarder, et je ne regrette que de devoir m’arrêter et de ne pas pouvoir la finir tout de suite !

Saison 1


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I was there all along and no one could see me.

 L’épisode reprend sur le cadavre de Nell, arrangé comme elles peuvent par Theo et Shirley. La première enchaîne les verres d’alcool et la deuxième s’inquiète de la réaction de Luke, qu’elle pense évidement complétement high. Ce n’est pourtant pas le cas, le pauvre. Notons qu’il pleut des cordes et qu’un orage s’abat sur la maison funéraire, parce que ça participe clairement à l’ambiance de l’épisode.

Shirley et Theo s’inquiètent finalement de voir Steven arriver sans son père et sans sa femme. Les familles dans les pires des situations, à poser plein de questions. Et… et ? Attendez, mais c’est un plan séquence ? Sérieusement ? Sur ce genre de scène, vraiment ? Aaaah. Meilleur huis clos possible, certes. Sacrées performances de l’ensemble des acteurs, aussi, puisque Kevin est aussi inutile que possible dans ce genre de situation, à proposer bouffe et iced-tea à Luke.

Les relations sont tendues entre tous, et ça ressemble à une vraie famille franchement. Steven et Luke s’approchent finalement du corps de leur sœur, ce qui permet à Steven de retourner boire un verre et de nous prouver qu’ils ne sont pas tout à fait une famille normale. Alors que les sœurs s’occupent de réconforter Luke, Steven se retourne et voit un fantôme (sa mère ?) se rapprocher peu à peu de lui. Merveilleux.

Il décide de rejoindre son frère et ses sœurs, qui le questionnent donc sur ce qu’il sait de la mort de Nell, alors que Shirley leur explique le rapport d’autopsie. Ouep, Luke apprend donc que sa sœur avait le cou brisé, et on est toujours dans le même plan séquence, et personne ne semble capter, à part lui, ce que ce cou brisé signifie pour sa sœur qui a passé sa vie être obsédée par une femme au cou tordu. C’est de la folie, cet épisode. Le père finit par arriver, et c’est Kevin qui est chargé d’ouvrir la porte. Cela permet d’échapper un instant aux enfants, qui sont remplacés par les acteurs enfants le temps d’un instant. Toujours dans le même plan, donc. Bon. On est déjà parti sur un 20/20 dans cet épisode, qui enchaîne les excellentes idées, avec ensuite le père qui s’approche du cercueil de sa fille, devenue la petite fille que l’on connaît depuis le début de saison.

Quand la caméra se retourne, toute la famille est donc là… Et Nell-cou-tordu aussi. L’angoisse. Il demande à aller aux toilettes, et cela permet donc de changer de plan alors qu’il arrive sans vraie explication (la magie des studios) au milieu de la maison hantée.

Changement de plan, oui, mais c’est pour recommencer un autre plan séquence. Ce genre d’épisode, je vous jure, c’est un pur délice à voir, mais c’est une galère à critiquer. L’idée est donc de suivre une nuit d’orage dans le passé également. Un lustre s’éclate au sol, ce qui finit par réveiller tout le monde. Le tournage est forcément limité à ce plateau, qui, s’il a beau être gigantesque, limite forcément les choses : ainsi lorsqu’une vitre est brisée par la grêle, personne ne peut aller voir ce qu’il se passe.

Par chance, c’était dans la chambre de Shirley, qui était la seule à ne pas être déjà dans le hall. Elle débarque à son tour, et son père et son frère vont voir ce qu’il se passe dans sa chambre ; alors qu’elle est assignée par la mère pour aller faire du cacao. La panique est assez bien jouée par tous les enfants, et le mouvement constant de la caméra qui suit tout le monde est remarquable. Alors que Nell commence enfin à être rassurée, le courant se coupe subitement, et j’ai l’impression d’être chez moi puisque j’ai eu une coupure cet après-midi.

C’est bien le seul point commun, parce que sinon, mon appart est loin d’être aussi grand et aussi hanté que cette maison. Heureusement pour moi d’ailleurs. Surtout que Nell aperçoit alors la femme au cou tordu (oh purée), hurle et entend sa mère lui dire qu’elle aussi voit parfois des gens, qui ne veulent pas les blesser. Moui, certes. La famille se réunit autour de lampes torche, et c’est plutôt chouette à voir, même si on devine assez vite vers quoi ça se dirige quand Nell et Theo reste à part à se tenir la main. Theo sent la main de sa sœur tout du long, mais celle-ci disparaît bien sûr.

Toute la famille part donc à sa recherche, et c’est l’occasion d’un nouveau plan séquence en pleine nuit d’orage, à l’étage cette fois. Tout commence plutôt bien avec les parents qui partent à la recherche de leur fille. Le problème, c’est que la maison est immense, et qu’ils se séparent, et que Liv ne voit pas la vieille dame dans le lit. En revanche, elle voit un petit garçon, style année 20, en fauteuil roulant. Et ça démarre un plan complétement fou où Liv disparaît et son mari se met à la chercher dans la barraque.

Elle se comporte en bon fantôme, emmenant son mari d’un bout à l’autre de la baraque qui est immense. Ils sont très bons et ils ont loué un décor magnifique, franchement. En plus, ils ne lésinent pas sur les moyens de rendre possible le plan séquence, avec carrément une grue (ou quelque chose de similaire) pour passer d’un étage à l’autre (cette fois, ils ne sont donc plus en studio, j’imagine). Bref, le père est forcé de voir que la maison est sacrément tordue, parce qu’il a des hallucinations assez violentes lui aussi, avec des fenêtres qui explosent.

Olivia ne réapparaît qu’après tout ça, sans raison, là où elle aurait dû être dès le départ. C’est intéressant, parce que c’est exactement ce qui va se passer pour Nell quelques minutes plus tard. Une chose est sûre, si le cou tordu, c’était Nell depuis le début, on n’a pas toutes les explications encore et des éléments nous manquent sur les origines de la maison pour comprendre qui sont les fantômes de la vieille dame et du petit garçon en fauteuil. Et Abigail. Pfiou, la prise de tête ne fait donc que commencer ?

On en revient donc dans le présent où toute la famille est toujours proche du cadavre de Nell. Le placement des acteurs est vraiment sympa, avec ce qu’il faut pour qu’on voit tout le monde sur le même plan, mais Theo assez éloignée du reste. Le but est de créer du mouvement, et ça fonctionne : un nouveau plan séquence nous montre ainsi les déplacements de toute la famille. C’est évidemment calculé, mais c’est tellement jouissif à regarder.

Côté histoire, en revanche, ça s’empâte un peu, avec un partage des souvenirs qui n’est pas des plus intéressants. On en revient aussi à la rage ressentie par Shirley de savoir que sa mère et sa sœur se sont suicidées. C’est crédible comme tout et ça n’arrête plus d’osciller entre souvenirs tendres de vacances chez la tante Janet qu’on a toujours pas vu en six épisodes alors qu’elle s’est beaucoup occupée des enfants et incompréhension totale du geste de Nell.

Steven est en plus toujours énervé après son père et chacun apporte aux autres toutes les informations sur la vie de Nell et notamment sur ses derniers jours sur cette Terre. Certes, c’est répétitif, mais on obtient les réactions de tout le monde, ce qui est intéressant, et on apprend que c’est Mrs Dudley qui a trouvé le corps de Nell, et a vomi sur place.

Cela dit, ça vire à l’engueulade entre tout le monde quand le père révèle que Nell lui a parlé de la femme au cou tordu. On oublie assez vite le côté série d’horreur grâce à ces sujets d’engueulades familiales qui sont finalement terre à terre, avec Steve reprochant à son père d’avoir encouragé la folie de sa sœur – et de sa mère avant – et surtout, surtout, des histoires d’argent qui finissent par pointer le bout de leur nez quand la dispute glisse sans raison vers Theodora.

Celle-ci révèle donc qu’elle a pris l’argent de son frère, ce qui met Shirley dans une colère noire et pousse son mari, Kevin, à lui avouer qu’eux aussi ont pris l’argent. La trahison est violente pour Shirley qui vient de mettre sa sœur à la porte en l’apprenant, et on voit tout de suite qu’elle a envie de faire pareil avec son mari. Elle déclare donc que cette soirée pourrie est terminée, et retourne auprès du corps de sa sœur – probablement pour fermer le cercueil.

Oui, mais non : des boutons sont apparus sur le visage de Nell, des boutons de chemise, sur ses yeux, à la mode grecque. C’est sacrément bien foutu cet épisode, et le fait que ce soit en plan séquence aide vraiment à instaurer l’ambiance flippante voulue car des petits détails comme ça changent ou se déroulent dans notre dos, provoquant très exactement ce que la série veut. Ca, et le fait que je sois dans le noir, et le fait que l’électricité se coupe aussi, avec le père qui voit Nell, le cou tordu, et qui comprend qu’elle est la femme qu’elle a vu toute sa vie, c’est franchement ce qu’il faut pour quelques frissons.

C’est génial, parce que Luke confronte ensuite son père, et celui-ci a compris également que la femme au cou tordu qui terrifiait Nell toute sa vie n’était autre qu’elle-même (reste encore à comprendre comment ça a tué Arthur ?). Je vois mal comment quatre épisodes supplémentaires peuvent suffire à tout nous révéler, surtout que nous n’avons toujours pas mis les pieds dans la pièce rouge. Et sinon, Steven surprend la conversation entre Luke et son père, et ça repart encore plus en vrille entre l’aîné et le paternel. Ah, les disputes de famille ! Il faut dire aussi que Steven cherche à demander à son père plus d’informations et à péter un câble lorsqu’il obtient ce qu’il veut – après, je comprends que ce ne soit pas des infos qu’il veuille entendre, puisque son père affirme que c’est la maison qui a tué Nell. Reste à comprendre pourquoi.

Quand Steven dit que le mauvais parent est mort, le cercueil se renverse, sans la moindre raison. Franchement, ça suffit à tous les calmer et changer toute l’ambaince de la scène. Les lumières se rallument et Luke, Hughes (le père), Steven et Shirley redressent donc le cercueil. Cette petite péripétie force aussi Shirley à aller chercher plus de maquillage et le père en profite pour se barrer. On sent bien qu’on s’approche de la fin d’épisode, et voir Shirley isolée n’aide vraiment pas à bien le vivre.

Elle finit par entrer dans une pièce où elle surprend… Theo et Kevin ? Sont-ils en train de s’embrasser ? C’est vraiment chelou, mais je crois que la pauvre n’est plus à ça près.

Dans le passé, on découvre que Nell n’a jamais disparu. Elle était là depuis le départ, mais personne ne la voyait, alors qu’elle criait. Projection astrale ? Humph, c’est louche, il y a sûrement encore beaucoup à faire. Elle est froide en plus, d’après ses parents. Ouep, mais c’est la fin d’épisode. Et dans le genre déprimant, ça se place là, avec Nell qui raconte que personne ne pouvait la voir, et l’épisode qui passe ensuite au présent où personne ne peut voir le fantôme au cou tordu qu’elle est devenue. Glauque et triste.

Saison 1