The Purge – S01E08-09

Épisode 8 – The Giving Time Is Here – 19/20
Une nouvelle semaine qui fout une véritable claque : cet épisode est une franche réussite, comme d’habitude. Si sa construction est quelque peu différente de d’habitude, c’est pour mieux mener au double épisode final qui promet d’envoyer du pâté. Tellement, d’ailleurs, que je ne résiste pas à l’envie d’enchaîner sur l’épisode 9, déjà dispo puisque je regarde le 8 en retard.

> Saison 1


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I can’t live in chaos.

Une semaine sans mon rituel du mercredi soir à la bougie, c’était compliqué, mais me revoilà avec deux épisodes à voir sur Amazon Prime, alors c’est beaucoup trop chouette.

Où se rend Miguel quand il récupère sa sœur après avoir trahi l’ami de Pete ? Dans le bar de Pete, bien évidemment. Penelope y demande ses putains de pancakes et prend ses aises, ce qui peut se comprendre – elle est clairement en train de tomber sous le charme de Pete, non ? Elle pose des questions pas bien intéressantes et je suis pressé qu’on arrive au moment où l’action reprendra.

Abandonnée seule au comptoir, Penelope ne met pas longtemps à attirer l’attention. C’est bien sûr un relou qui essaye de la draguer, ça va de soi. Elle est rapidement sauvée par Miguel et Pete, et ce dernier lui propose de nouveaux vêtements, puis des informations de choix sur sa secte. En fait, loin d’être une religion, c’était une affaire politique de la NFFA, recrutant des victimes parfaites pour la Purge. C’est tellement plus drôle comme ça.

Toujours aussi insupportable, Penelope demande à retrouver le bus parce qu’elle ne veut pas que d’autres innocents meurent durant la nuit. C’est la pire des idées, évidemment, et tout le monde le lui dit, que ce soit Pete ou Miguel. Pensez-vous qu’elle les écoute ? Non, bien sûr, elle préfère largement tester sa chance et profite d’une tentative de meurtre contre Pete pour s’échapper du bar…

Et en plus, elle fait ça après avoir donné rendez-vous à Tavis, la nana dirigeant la secte du bus. Dès qu’elle la retrouve, elle essaye de convaincre les autres du bus de ne pas tomber dans le piège de Tavis, qui est payée par la NFFA pour les faire tuer. Comme elle ne fait pas trop le poids verbalement, parce qu’une secte, c’est bien rôdé, elle s’en prend physiquement à Tavis, avant d’être arrêté par le chauffeur.

Les choses s’accélèrent alors pour le cliffhanger : le chauffeur et Tavis sont tués par l’homme masqué, qui prend ensuite la décision d’enlever Penny, alors qu’elle voulait juste revenir dans le bar de Pete. Et Miguel est tout juste bon pour courir après sa sœur, ne l’ayant retrouvée que trop tard. C’est reparti pour un tour !

Chez les riches, l’ambiance est toujours tendue au réveil de Jenna, mais il faut dire qu’ils entendent des mitraillettes à proximité, ça ne donne pas envie. Quant à Jenna, elle retrouve le sang sur le tapis, et elle ne le vit pas bien. Elle se rend dans la salle de bain où elle est clairement malade et terrifiée, alors que l’ambiance entre Lila et Rick est tout sauf agréable. Oh, l’hypocrisie règne, mais bon, Rick lui propose un sandwich alors tout va bien. Elle s’isole malgré tout dès qu’elle a l’occasion, pour mieux entendre le choc post-traumatique de Jenna.

Rick l’y retrouve avec un sandwich qui sent bon, parce qu’il l’a fait griller, et elle parle rapidement business avec lui, lui promettant de lui donner le marché qu’il avait prévu avec son père, parce qu’elle va hériter de la compagnie. Si après tout ça, on n’apprend qu’elle est responsable du meurtre de ses parents, je suis un bien mauvais sériephile. Alors qu’elle veut forcer Rick à accepter le marché, celui-ci préfère régler ses affaires avec Jenna… qui veut juste un moment seule avec Lila.

Pourquoi donc ? Pour rompre, bien sûr ! Elle refuse le marché qui se fait dans son dos et qu’elle n’approuve pas. Lila le vit très mal et s’énerve bien, mais en même temps, je ne peux m’empêcher de me dire que Jenna est super conne. Il y a des moments pour tout dans la vie, et celui-ci n’était pas un moment pour rompre : Lila vient de perdre sa famille et est en pleine nuit de purge. Pas le moment pour les grands changements de décision, quoi.

Sans trop de surprise, dès que Jenna retourne dans sa chambre avec Rick, ils entendent du bruit dans la maison et se remettent à flipper, se séparant, pour changer. Et Jenna retrouve la dague des parents de Lila. Cette dernière rejoint Rick au rez-de-chaussée et tous les deux découvrent que c’est la femme du voisin qui tambourine à la porte pour avoir des nouvelles de son mari. Alors que Rick veut temporiser la situation, Lila fait la connerie de lui avouer toute la vérité. Ce n’est pas une bien belle idée car ça lui donne juste envie de se venger, mais de toute manière, nous sommes toujours en pleine purge et elle se fait rapidement tuer. Comme ça, c’est fait.

Rick n’approuve pas ce comportement de Lila, mais il n’est pas au bout de ses surprises : Lila propose ensuite de l’acheter pour qu’il largue Jenna. Elle abuse pleinement et se joue de lui, jusqu’à l’énerver au point qu’il devienne violent. Ce n’est pas la meilleure de ses idées et c’est flippant de voir Rick perdre le contrôle si vite. Oh non, cette Purge n’est pas terminée.

Lila s’enferme ensuite dans sa chambre où elle ne vit pas bien du tout ce qu’elle vient d’apprendre du caractère de Rick, j’imagine qu’elle a un peu peur de ce qu’il pourrait lui faire dans son sommeil. Par conséquent, elle décide de s’attaquer elle-même à lui. Il ne faut pas longtemps pour qu’elle prenne le dessus sur lui par surprise et menace de lui tirer dessus.

Jenna entend tout ça et vient au secours de son mari, tentant de convaincre Lila qu’elle l’a aimée et qu’elle n’est pas prête à voir Rick mourir. En plus, c’est le père du gosse, quoi. Qu’importe : Lila est motivée à tuer Rick, et Jenna ne peut laisser ça arriver.

Je m’attendais vraiment à ce que Jenna soit le dégât collatéral de cette intrigue, mais finalement, c’est elle qui tue Lila sans hésiter, avec la dague familiale. Bon, ils peuvent dire adieu à l’argent de l’héritage et au marché financier, cette fois. Je suis un peu dégoûté de cette fin pour Lila que j’aimais beaucoup.

En flashback, on découvre la vie de Lila avec ses parents qui la forcent à se rendre à ce qui semble être un mariage. Sans surprise et en accord avec le personnage que l’on connaît depuis, Lila refuse ce mariage… alors même que son père est assez convaincant quand il s’y met. Il la manipule et ça paraît expliquer son caractère du présent.

Lila change donc d’avis et accepte donc de se rendre non pas à son mariage, mais à sa fête des dix-neuf ans au cours de laquelle on lui demande de… tuer un vieillard. C’est sympa la Purge chez les riches dis-donc. On offre tout de même un dernier repas à sa victime. Toute la scène se déroule sous les yeux de la servante qui assiste à cet anniversaire très particulier. Et bien sûr, Lila cède à la pression parentale et tue l’homme.

Tout ça nous ramène au présent où Lila vient donc de se faire tuer et où le système d’alarme se désactive : les portes de la maison s’ouvrent et ils sont enlevés à leur tour par l’homme masqué, qui prend un malin plaisir à bâillonner tout le monde. J’envisageais de me coucher tôt et de garder l’épisode suivant pour plus tard, mais ce n’est juste pas possible après un tel cliffhanger.


Épisode 9 – They Will Participate – 20/20
Tout ça pour ça, voilà donc ce qui se tramait dans l’ombre des huit premiers épisodes et de ces intrigues éclatées. C’est un excellent épisode qui fait monter les enjeux et la tension, avec des explications aussi risibles que flippantes. Cette fois, on tient vraiment à la survie de tous les personnages, même les plus insupportables, mais la fin de saison approchant, il est peu probable que tout le monde survive. Quant aux liens entre eux, il est tellement improbable qu’on ne pouvait pas le voir venir, mais il est très efficace.

> Saison 1


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It can’t be immoral if it’s legal, right ?

Bien que précipitée, l’intrigue de l’épisode précédent finissait sur un cliffhanger qui rendait impossible de ne pas enchaîner les épisodes. Alors que tout le monde était enfin libre et pépère, l’homme masqué débarque donc pour tuer tout le monde. Miguel veut foncer tête baissée pour retrouver sa sœur, mais Pete le raisonne. Il lui conseille d’agir en homme censé et de se renseigner sur Joe Owens, l’homme masqué qu’il retrouve grâce à sa plaque d’immatriculation. Et hop, les deux hommes s’arment et partent à l’attaque.

En chemin, ils sont interrompus par quelques purgeurs, mais ils sont aidés par la popularité de Pete qui, d’une manière ou d’une autre, a trouvé un moyen d’avoir une carte laisser-passer auprès des autres purgeurs de la ville. Il a une réputation d’intouchable qui l’aide bien. Intrigant, et je ne sais pas si on aura le temps pour de plus amples explications.

Il en donne quelques-unes à propos du Vendredi Bleu, qui remonte à la première purge lors de laquelle il a mis en place cette tradition de « Pete le policier intouchable ». Ce n’est pas vraiment satisfaisant tout ça. Tout aussi insatisfaisante est l’expérience de Miguel quand il découvre que la maison de Joe est piégée et que le père de Joe y est toujours, malade. Heureusement, Pete trouve un tableau nous expliquant tout le plan de Joe, et sa liste de victimes.

Par chance, le père de Joe est un idiot qui révèle où est son fils à Miguel et Pete, qui prennent la décision de ne pas le tuer. Il n’y a pas grand-chose à tuer de toute manière, il est plus mort que vif. Tout se passe bien pour eux, donc, et ils sont sûrs de pouvoir maîtriser Joe, surtout qu’ils ont tout un arsenal sur eux et dans la voiture. Oh, ce genre de phrase est claire : dix secondes plus tard, la voiture est détruite par un missile qui les bombarde. Merci Rex, d’avoir encore une dent contre Pete et Miguel. On n’est pas dans la merde.

De son côté, Joe est loin d’être le sauveur prévu, donc : il a enfermé ses victimes dans une cage et toutes se demandent ce qu’elles font là et pourquoi cet homme s’en prend à eux. Pourtant, quand il retire son masque et révèle son identité, tout le monde semble le connaître. C’est parti pour des liens improbables entre tout le monde qui devraient être intéressants !

De voir tous les prisonniers réunis, je me dis que Jane n’a vraiment pas de chance, c’est la seule qui n’a pas pu changer de tenue. Quant à Joe, il veut donc se venger de sa vie misérable : on comprend assez vite qu’il a comme prisonnières la femme qui a fait fermé son usine et une qui s’en est prise à l’assurance de son père, mais le lien avec nos héros reste flou. Qu’importe : il veut se venger et ne montrera sa merci que si certains d’entre eux confessent de manière assez convaincante leur crime. Voilà qui promet.

Sans surprise, Joe s’en prend d’abord aux personnages qu’on ne connaît pas, et on découvre leur vie en flashback. Joe est d’abord un ex adolescent qui a été traumatisé par les autres adolescents, qui le terrifiaient tellement qu’il se pissait dessus.

Alors que le premier procès continue dans le présent, Jane engage la conversation avec tout le monde dans la cage pour leur dire qu’elle refuse de mourir ici. Le problème de ce premier procès est que Charlie, son accusé, ne semble pas savoir de quoi il parle. Joe le filme néanmoins pour sa confession et il réussit à le convaincre de se confesser.

Charlie plaide son cas comme il peut, lui expliquant qu’il est SDF désormais et que la vie le punit bien assez comme ça. Joe accepte de lui faire un câlin… pour mieux le tuer. Et alors que Charlie pourrait avoir de quoi le tuer maintenant qu’il a un couteau, il préfère se tourner vers les autres que tout le monde le voit mourir. Pas terrible.

C’est ensuite au tour d’Eileen de passer à la barre, mais pas avant que Jane ne mette au point un plan voué à l’échec, qui consiste à se servir de l’avantage du nombre. Eileen préfère tenter de s’échapper, et elle se fait tuer par une arme automatique en ouvrant la porte. C’est con. De leur côté, Jenna et Rick reconnaissent Joe comme l’homme ayant installé des services de sécurité, mais ils ne comprennent toujours pas pourquoi il veut les tuer et pourquoi ils font partie de sa récolte.

Après la mort d’Eileen, tout le groupe apprend que l’ensemble du bâtiment est piégé pour qu’ils ne puissent pas s’enfuir. Le procès suivant est celui de Jane, alors que Rick explique à Jenna que Joe pense qu’on leur doit de l’argent. Il n’y a toujours pas d’information du côté de Penny, mais un flashback nous montre une Jane hyper décontractée en rencard avec Joe, rien que ça. Il paraît plus vieux qu’elle quand même, et c’est justement ce qu’elle lui dit.

Rapidement, le rencard tourne au désastre : alors qu’il pense passer un bon moment, il évoque les avantages qu’a Jane à être une femme noire pour bosser dans la finance, parce qu’il faut bien un peu de discrimination positive pour en arriver où elle est. L’angoisse. Joe est un véritable psychopathe qui s’en prend donc aux gens sans vraie raison valable : il ne supporte pas l’attitude de Jane qui s’est barrée en payant la note et sans lui dire au revoir. C’était pourtant une jolie manière de le larguer pépère ; surtout que la note est salée, s’élevant à plus à 50 dollars. Oui, Joe a gardé la note, et il l’affiche sur grand écran. Rien que ça.

Excédée par le comportement de Joe, Jane n’hésite pas à lui expliquer que son comportement raciste n’était pas franchement drôle et que son comportement à elle était loin d’être la manière de se la péter qu’il ressentait. Si j’adore de plus en plus Jane avec cet épisode, je suis forcé de reconnaître que ça me fait plus peur qu’autre chose de la voir se rebeller contre Joe : elle prend bien des libertés, se lève de sa chaise, l’attaque verbalement, le confronte… franchement, le temps qu’elle gagne est loin d’être suffisant pour rester en vie, et chaque mot qu’elle prononce semble plutôt la mener vers sa mort.

Eh, ça craint : il est toujours armé et peut la tuer n’importe quand, ce n’est pas le moment pour être excédée et dire tout ce qu’elle pense, surtout que la fin d’épisode approche. Je devrais faire pause avant le cliffhanger, parce que ça va être long d’attendre. Avant le cliffhanger, toutefois, il faut encore que Joe révèle à tout le monde, dans la cage, que Jane est une meurtrière qui a purgé David sans le moindre remord, ce dont elle se justifie assez bien – et en expliquant que si, elle a eu des remords quand même, qu’elle vit dans un compromis avec elle-même. Les scénaristes en profitent donc pour raconter ce qu’ils veulent : ils nous font un cours de morale sur ce qu’est la Purge et ça passe plutôt bien.

Alors que Jane est sur le point de mourir, un dernier cliffhanger nous révèle comment Joe a tracé toutes les personnes qu’il voulait tuer durant la purge avec du matériel militaire. C’est en traçant Jenna et Rick qu’il est tombé sur Penelope, qui ne lui a pas dit merci alors qu’elle lui tenait la porte. Oui, c’est pour ça qu’il veut tuer Penelope. À ce rythme-là, il peut tuer absolument tout le monde le coco, c’est un peu comme si je décidais de traquer et tuer tous les lecteurs de cet article ne laissant pas de commentaires… Voilà, vous n’avez plus qu’à laisser un commentaire, pas vrai ?

Non, vous n’êtes là que pour lire ce qu’il se passe dans le cliffhanger parce que vous avez fait pause et voulez vous spoiler : Jane se jette sur Joe et la lutte entre eux est interminable, et on veut que Jane gagne mais on ne sait pas si c’est possible, et on fait pause, et on prie, et on va voir ce qu’il se passe sur un blog. Pas vrai ?

Il se passe que Jane prend le dessus seulement une demi-seconde seuelement avant de se faire étrangler par Joe qui n’hésite pas à la tuer, puis à annoncer qu’il tuera ensuite Jenna et Rick. Franchement, non, je refuse que Jane meurt comme ça et pour ça. Ce n’est pas juste, franchement. Et puis, on ne voit pas vraiment son cadavre, tout n’est peut-être pas perdu. Peut-être qu’elle fait juste semblant d’être morte. C’est la meilleure solution quand tu te fais étrangler par un fou, non ? Bon, c’est compliqué et pas très crédible, mais laissez-moi être dans le déni.

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Charmed (2018) – S01E02

Épisode 2 – Let This Mother Out – 18/20
Un rythme vif, un humour à toute épreuve et une série qui n’hésite pas à s’amuser de sa mythologie en la faisant avancer à toute vitesse, voici les ingrédients de la formule magique qui prend sur moi et font de ce reboot une réussite. En deux épisodes, je me sens déjà très fan de cette ambiance loufoque et du ridicule de la série qui parvient toujours à me surprendre. Une réussite !

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I’m going to figure out if I can trust Meghan Markle.

Mieux vaut tard que jamais, je me lance enfin dans le deuxième épisode de ce reboot dont je dis beaucoup de bien depuis 14 jours alors que j’en ai vu que le premier épisode – et j’en dis vraiment du bien partout où je passe. Après un cliffhanger bien violent, la série reprend par une étrange scène où une technicienne de surface se fait agresser par un démon chewing-gum.

Ce n’est qu’après qu’on en revient au cliffhanger avec Harry débarquant auprès des trois sœurs complétement flippées. Il déclare les avoir entendues prononcer son nom, expliquant ainsi la manière dont il débarque auprès d’elles. Cela permet de diffuser le cliffhanger, mais je m’attendais à ce genre de rebondissement, puis de relancer l’intrigue vers les menaces finales du démon de l’épisode précédent.

Sans surprise, Harry conseille aussi aux filles de rester loin de la planche Oui-ja, parce qu’il est facile de tromper ce genre d’objets. Hop, cela est suffisant pour laisser un doute : est-ce Harry le grand méchant ou l’esprit à qui elles parlent ?

Après tout ça, Macy décide de rester dormir dans la chambre de sa mère, ce qui permet de montrer qu’elle maîtrise ses pouvoirs. Mel fait de même alors que tout ce que Maggie prouve, c’est qu’elle peut garder son portable dans son soutif. Merveilleux plan, tout ça. Avec l’arrivée de Mel dans la chambre, les filles se prennent de nouveau la tête sur la marche à suivre pour savoir quoi faire vis-à-vis d’Harry, dont elle refuse de prononcer le nom désormais. Un vrai Voldemort le type !

La série établit rapidement une règle de majorité pour les trois sœurs qui apprennent toujours à se connaître et à connaître leurs pouvoirs. J’aime beaucoup. Le lendemain, Maggie décide de surnommer Harry Meghan Markle pour pouvoir en parler sans qu’il ne débarque par surprise. C’est génial et super drôle à voir. La dynamique entre les sœurs fonctionne vraiment bien et on se sent de nouveau dans les années 90 quand on voit ce genre de scènes.

Maggie se rend ensuite à l’hôpital où toute sa sororité s’est réunie autour d’Angela, une fille dans le coma. Malgré les gants qu’elle a décidé de porter, Maggie découvre que ses pouvoirs fonctionnent toujours aussi bien et lui permettent d’entendre les pensées de ceux qu’elle touche, mais aussi de ceux que touchent ceux qu’elle touche. Pas prise de tête le truc déjà ! Elle réussit à faire le vide malgré tout, mais elle a la mauvaise idée de prendre aussi la main d’Angela dans ce cercle stupide mis en place par les Kappa. Aussitôt, elle entend Angela hurler et fait de même, par surprise. Elle n’est pas prête de s’intégrer à ce rythme-là !

Comme je m’y attendais, la série n’attend pas trop longtemps pour nous montrer ensuite les pouvoirs de Maggie pendant qu’elle fait l’amour, avec Brian pour changer. La scène est assez réussie côté comique, avec des pensées hilarantes nous permettant de mieux connaître le personnage et de nous montrer toute la déprime de Maggie.

De son côté, Macy retourne au travail où elle tombe sur Galvin, son copain qui a assisté à la bière balancée à travers le bar. Elle apprend de celui-ci que la nuit précédente, une femme de ménage s’est fait attaquer par ce qui ressemble à un démon. Bon, on retiendra aussi que Galvin est son nouveau coéquipier et semble trop s’intéresser à elle pour être parfaitement honnête. Notons aussi qu’elle prépare un sérum de vérité pour savoir si elle peut faire confiance à Harry, qu’elle retrouve comme par hasard à l’hôpital où il efface la mémoire de cette pauvre femme de ménage.

En parallèle, Mel reçoit un nouveau message de la planche Oui-ja, « Melly », alors qu’elle parlait à sa copine, évidemment policière. Cela n’aide pas Mel à être bien perspicace, cela dit, puisqu’elle passe son après-midi à parler à la planche Oui-ja, se persuadant qu’il s’agit de sa mère. Si Mel en est sûre, alors Maggie lui fait confiance à son tour, et tant pis si ça la met en danger, forçant Macy à détruire la planche Oui-ja et s’attirer les foudres de sa sœur.

J’aime définitivement l’ambiance de la série : tout avance vite, la dynamique du trio est bonne et le jeu constant entre ce qu’on croit savoir et ce qui est vrai fonctionne à merveille. Et puis, Mel et Macy passent leur temps à s’engueuler, et c’est quelque chose. Heureusement, elles sont interrompues par l’arrivée de Niko qui semble être un havre de paix pour Mel et pour la série.

Pendant ce temps, Macy apprend la mort de la femme de ménage alors qu’elle voulait interroger Harry avec son sérum de vérité… qui est en fait arrivé dans les mains de Niko, par accident. La pauvre, c’était hyper visible pourtant, et prévisible aussi. Quand Mel l’apprend, elle se précipite au commissariat pour aider Niko comme elle peut à s’en sortir sans dire trop de vérités qui blessent.

Le problème, c’est que Niko dit toute la vérité y compris à Mel : elle a ainsi couché avec son ex-fiancée. Mais purée, mais Niko, c’est Maggie Sawyer en fait ? Et en plus, elle porte des lunettes juste pour avoir l’air intelligente. C’est du grand n’importe quoi, mais on se marre bien, alors qu’en parallèle, Maggie est en plein drama aussi quand elle apprend que l’esprit de sa mère demande à être relâché grâce à la planche oui-ja qu’elle a réparé.

Elle en parle à Mel dès qu’elle en a l’occasion et toutes les deux décident de nous sortir deux mots de latin devant la planche oui-ja pour ramener leur mère, qui affirme que celui qui l’a tué est… Harry. Mouais, elle a perdu toute ma confiance avec ce rebondissement supplémentaire, mais les scénaristes se jouent bien de nous : alors que les filles sont toutes contentes de revoir l’esprit de leur mère (qu’elles peuvent carrément câliner comme si de rien n’était), moi je suis carrément sceptique. La mère est beaucoup trop agressive pour être réelle.

C’est sans surprise que les scénaristes font en sorte qu’Harry soit mis inconscient lorsqu’il ramène Macy chez elle auprès de ses sœurs. Hop, Macy rencontre brièvement sa mère, mais celle-ci l’envoie carrément en mission quasiment aussitôt : les sœurs doivent retrouver un prisme contenu dans un miroir du bureau de leur mère, qui sert désormais à Harry. Cela nous permet d’apprendre que Macy parle latin couramment (parce qu’elle est scientifique… elle a vraiment toutes les répliques les plus ridicules du monde) et éveille les soupçons de Maggie, étonnée de ne pas entendre les pensées de sa mère quand elle la câline.

Craignant d’être dans un piège, Maggie commence à vraiment se poser des questions sur la sincérité de leur « mère », y compris quand elles rentrent enfin chez elles pour retrouver Harry et leur mère en plein combat. On notera que les êtres de lumière peuvent être salement amochés dans ce reboot. Bref, heureusement, Maggie décide d’écouter Harry qui leur explique, sous la menace d’un couteau contrôlé par Macy (qui n’a aucun mal à gérer ses pouvoirs, c’est cool cette série) que leur mère n’est pas leur mère, mais un simple démon usant de magie pour leur faire entendre ce qu’elles veulent.

C’est grâce à son pouvoir que Maggie comprend que sa mère leur ment, instaurant de nouveau le doute dans l’esprit de Macy. Mel est plus lente à convaincre, mais elle n’a d’autre choix que poignarder sa mère quand elle comprend que celle-ci est un démon puisqu’elle veut la liguer contre Maggie.

Et hop, cet épisode se termine quand le démon a droit de se voir non pas dans un miroir, mais dans le portable de Maggie. Entre ça et le Livre des Ombres qui n’est qu’un « Siri magique », on se sent en 2018 devant cette série qui s’amuse autant que possible avec sa mythologie, mais qui le fait bien.

La conclusion de l’épisode est que la majorité ne sert plus à rien  il faut l’unanimité pour que le pouvoir des trois fonctionne. Dans le genre qui fonctionne très bien aussi, Maggie a un magnifique pouvoir qu’elle apprend à contrôler grâce à cet épisode. Il n’est pas étonnant de voir les scénaristes nous montrer le côté cool de ce pouvoir, parce qu’il est évident que c’est celui qui va être le plus compliqué à exploiter par la suite.

Maggie décide d’écouter sa propre voix et largue définitivement Brian, alors que ses sœurs se réconcilient avec leurs love interests respectifs. Cependant, le plus intéressant est définitivement du côté de l’intrigue générale qui est relancée en fin d’épisode : le démon aperçu en début d’épisode est un Harbinger (un « signe avant-coureur ») annonçant une apocalypse toute proche que seules les sœurs pourront arrêter. Harry n’y va pas de main morte en l’annonçant, il est à peine stressant pour un être de lumière.

Notons aussi que les sorcières doivent s’entraîner à 14h avec leur être de lumière, une trouvaille loin d’être bête. Quant à l’apocalypse, elle est liée à une prophétie et à la crainte que l’Harbinger ne se trouve un vaisseau humain… Et qui d’autre qu’Angela pour servir ce dessein des scénaristes ?

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Manifest – S01E05

Épisode 5 – Connecting Flights – 17/20
Je continue de passer un très bon moment devant cette série qui réussit à être divertissante sans jamais me faire tomber dans l’ennui, intrigante sans pour autant être imprévisible et sympa tout comme il faut. Une bonne trouvaille de cette nouvelle année série, donc, j’espère qu’elle continuera sur sa lancée.

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Spoilers

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Remember her and laugh. That way she’ll live for ever.

Pas de nouvel épisode de Manifest aujourd’hui ? Pas grave, j’en ai un de retard et je peux donc me permettre d’être à jour en regardant cet épisode depuis la voiture qui me ramène chez moi, alléluia ! Comme d’habitude, un flashback dans l’avion ouvre l’épisode, mais cette fois-ci, on change d’avion et on suit Olive qui aimerait retrouver son jumeau au plus vite. Elle n’est pas prête de le revoir la pauvre… et on retrouve donc toute cette partie de la famille à l’arrivée à l’aéroport. Olive demande à rester et ça permet à tout le monde de constater que l’avion a disparu, puisqu’on leur demande de parler à un agent de l’aéroport plutôt que d’afficher l’heure d’arrivée de l’avion. Oups.

C’est assez violent tout ça, la famille se rend donc au guichet et lorsqu’on les retrouve, c’est parce que Grace a appelé Jared dans l’espoir que son badge de policier lui apporte des informations supplémentaires. C’est un pur cauchemar et les acteurs sont bons pour le jouer – même si Jared est plus inquiet de savoir que Michaela ne voulait pas rentrer à New-York.

Six mois plus tard, les médias continuent de couvrir la disparition de l’avion et Grace est en pleine dépression dans la chambre de son fils. C’est Olive qui s’occupe donc de sa mère, et c’est un peu n’importe quoi, mais bon. Grace est censée être dans un état déplorable, mais elle reste bien trop jolie, quand même. On la retrouve ensuite dans un groupe de parole où elle craque de nouveau, disant qu’elle se sent comme si tout le monde l’avait quittée, alors qu’elle a encore sa fille. C’est là qu’elle rencontre Danny, qui la drague de manière pas bien subtile et lui redonne goût à la vie.

En parallèle, Jared et la meilleure amie de Michaela ramènent des photos de cette dernière à ses parents, qui sont drôlement souriants après avoir perdu leurs deux enfants et leur petit-fils. Ils ont une jolie philosophie de vie, cela dit, et la meilleure amie, Lou, en a bien besoin après avoir perdu ses deux meilleures amies, coup sur coup.

Ce n’est qu’un an et demi après que ces deux-là décident de se mettre en couple : ils s’embrassent dans un bar juste après sa promotion à lui, et c’est beau. Deux ans après la disparition de l’avion, Grace est aussi décidée à présenter Danny à Olive, qui n’a que 12 ans mais est déjà une adolescente insupportable refusant d’en entendre parler. J’aime beaucoup le personnage, mais j’ai toujours du mal à me dire que le personnage est censée avoir 14 ans quand je vois l’actrice.

Un dernier flashback nous montre Grace et Olive dire au revoir à Danny après avoir appris le retour de l’avion. C’est Danny qui apprend la nouvelle à Lou, une bonne année et demi après avoir obtenu l’aval de son ex-belle-mère pour tourner la page Michaela. Son ex-beau-père, lui, ne l’a jamais voulu, mais sa femme lui a affirmé qu’elle rejoindrait bientôt leur fille, malade comme elle est, et qu’elle voulait lui dire qu’elle allait bien. Eh bah !

Dans le présent, on retrouve tout le monde au QG, où Ben n’est pas d’accord du tout avec le plan de sa sœur. Il trouve tout ça bien trop dangereux : il est question de suivre des voix et d’aider un immigré illégal déjà recherché par Vance. Michaela ne comprend vraiment pas son frère qui veut protéger sa famille plutôt que d’écouter les voix qui lui disent pourtant de rester.

Qu’à cela ne tienne : Ben veut rentrer chez lui et passer la journée avec son fils… ce qui pose problème rapidement quand il continue d’entendre des voix lui disant que tout est connecté. On se croirait devant le MCU dis donc. Bizarrement, Grace les laisse partir ensemble, alors qu’après ce qu’il vient de leur arriver, elle devrait pourtant avoir plutôt envie de ne plus jamais les laisser libre de vivre leur vie, non ?

Surtout que leur vie se résume à ne plus prendre de décisions autrement qu’avec l’aide d’une pièce et d’un jeu de pile ou face. Il finit donc par prendre le métro avec Cal qui… le sème parce qu’il est maître de sa destinée et que… tout est connecté. C’est gênant. Le petit se faufile dans les entrailles du métro new-yorkais et ça ne donne pas envie d’aller y faire du tourisme.

Le plus génial, c’est qu’il tombe ainsi sur Thomas, l’immigré et que Ben s’en rend compte. Cal affirme que tout est connecté – et particulièrement les tunnels du métro qui mènent à Thomas. C’est étrange comme il faut, et ça suffit à convaincre Ben de rester aider Thomas.

De son côté, Vance cherche à comprendre qui est son immigré qui était dans l’avion et dont personne ne sait rien. Il comprend vite que Bethany a un lien avec et que Saanvi peut être liée à tout ça comme elle travaille dans le même hôpital : il n’en faut pas plus pour que le NSA les recherche. En très peu de temps, Bethany se fait donc arrêter par Vance alors qu’elle était avec sa petite-amie (apparemment, elle est restée fidèle cinq ans).

Au QG, Thomas est aidé par Ben qui refuse toujours d’écouter Cal quand il lui dit que quelqu’un arrive et qu’il se faut barrer… bon en même temps, le gamin n’est pas clair, parce que c’est ensuite lui qui décide d’ouvrir la porte, comprenant que derrière se trouve une amie : la femme de Bethany. C’est bien facile tout ça, mais ça permet de se débarrasser de Thomas, qui part en roadtrip avec elle. J’ai du mal à croire que la NSA ne les suivent pas, quand même.

Pendant ce temps, Jared est vraiment dans la merde comme il couvre Michaela : il insiste pour dire qu’elle a entendu un coup de feu et qu’il a suivi ce qu’elle avait entendu, ce qui n’est pas bien crédible, mais semble suffire. Il ment à Michaela bien sûr, mais celle-ci sent bien qu’il fait de la merde et elle se rend donc auprès de Lou pour avoir son aide. Le problème, c’est qu’elle lui apprend au passage que Jared la couvre pour une faute qu’elle a commise, donc la gêne est encore plus présente que jamais. C’est vrai qu’on est sur une situation drôlement problématique pour les deux meilleures amies.

En plus, Michaela récupère ses photos, puis voit une couverture que sa mère a clairement faite. Cela la perturbe et lui donne envie d’aller voir son père… qui lui conseille de dire à Jared qu’elle est toujours amoureuse de lui et veut le retrouver. Moui. Ce n’est pas cool pour Lou, mais après tout, c’est vrai qu’il n’y a pas de bons guides pour ce genre de situation.

Le pauvre Jared est confronté à sa hiérarchie qui essaye de lui faire changer de version pour sauver sa carrière, mais il ne peut rien changer, bien sûr. Il accepte donc la punition, qui consiste à ne pas être payé pendant dix jours, ce qui n’est pas si grave, apparemment (quand même, ça fait de l’argent !). Evidemment, cette « petite » punition n’est pas plus grosse parce que Vance lui a sauvé la peau… en échange d’informations constantes sur Michaela. Celle-ci est surprise de la gentillesse de ce blâme professionnel, mais elle ne parvient pas pour autant à avouer son amour à Jared.

Celui-ci galère à devoir expliquer à sa femme que non, il n’a pas voulu sauver Michaela juste pour ses beaux yeux, mais parce qu’il se sentait mal pour elle. Mouais.

Pendant ce temps, Grace refuse de parler à Danny qui veut absolument la voir… Celui-ci refuse de laisser tomber pour autant : il a perdu non seulement Grace, mais aussi Olive, et il n’est pas prêt à dire adieu à la petite. Le pauvre, c’est vrai qu’après trois ans à jouer les papas, c’est assez violent quand même. Cela permet à Grace de comprendre qu’Olive a du mal avec le changement et la perte de Danny : celui-ci est aussi son papa après tout. Grace lui dit que ce n’est pas si grave, m’enfin quand même, ils sont bien dans la merde.

Le montage final nous montre Michaela trier des photos et être dégoûtée de la perte de Jared alors que Grace et Olive regardent des photos de Danny. Michaela et Ben, de leur côté, se retrouvent dans le garage où Ben a mis en place un tableau avec toutes les connexions existantes entre les passagers. Moui, ce n’est pas bien clair tout ça quand même, surtout les explications qu’il fournit à sa sœur sur le pourquoi il le fait et les pouvoirs de Cal.

Ce dernier nous est ensuite montré en flashback, dans l’avion, où il voit une forte lumière blanche dans le ciel et où il se met à murmurer que… tout est connecté. Oups. Le mystère s’épaissit s’il y a eu une lumière dans le ciel et pas de simples turbulences.

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You (Parfaite) – S01E07

Épisode 7 – Everythingship – 17/20
Une fois n’est pas coutume, cet épisode prend un nouveau tournant inattendu dans la série. C’était inévitable après les événements de l’épisode 6, mais je n’imaginais vraiment pas les choses comme ça. C’est fou comme la série peut manquer de crédibilité et être hyper prévisible dans ses petites lignes, tout en parvenant toujours à me surprendre dans ses grandes lignes. Et ça me laisse accro à la série.

Saison 1


Spoilers

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None of us liked Peach. But we loved her. Losing a friend is super complicated, Joe.

Comme un lundi soir comme un autre, je me suis mis hier, enfin cette nuit, devant cette série qui rythme tous mes lundis depuis un moment déjà. Le problème, c’est que ça ne commence pas à merveille cette semaine : Joe est en thérapie, racontant sa vie à un psy. Un bon mois après l’enterrement de Peach, Joe et Beck sont désormais séparés et il ne comprend pas pourquoi.

Il vient donc en thérapie pour avoir une bonne idée de ce qui cloche dans sa relation, et c’est bien trop étrange cette nouvelle relation dans la série : il n’en faut pas plus pour comprendre qu’il est forcément là pour avoir de nouvelles infos sur Beck. Cela ne manque pas : il y va sous une fausse identité, celle d’un barman gay, car il s’agit du psy de Beck.

C’est ridicule ? Pas plus que le reste, et c’est marrant comme nouvelle perspective. Il fallait de toute manière un nouvel ennemi à Joe maintenant que Peach n’est plus. Est-ce que ce thérapeute peut consoler mon cœur ? Probablement, c’est fun d’avoir une nouvelle narration qui reste Joe racontant tout ce qu’il pense.

La rupture entre Beck et Joe ? Elle reste incertaine pendant tout l’épisode, mais elle leur pend au nez dès le départ : ils ont Peach entre eux, littéralement. Elle est plus présente que jamais : d’abord, elle l’est dans les silences de Beck, puis elle l’est chaque fois qu’elle en parle. Soyons clairs : le silence est une étape du deuil que Beck surmonte grâce à son psy, et ça ne plaît pas à Joe qui sent bien qu’il perd le contrôle de sa petite amie si celle-ci en est à raconter sa vie à un étranger.

Pourtant, la vie de Beck se déroule plutôt bien : pour quelqu’un qui vient de perdre sa meilleure amie, elle semble se consoler bien vite dans les bras de Joe et ne pas se morfondre bien longtemps. Il faudrait bien plus de petites cuillères que ça pour me ramasser si un truc aussi atroce venait à m’arriver : rappelons que Beck devrait se sentir responsable de ce suicide, puisqu’il a eu lieu après leur dispute. C’est du grand n’importe quoi, donc, mais j’ai cette tendance à tout leur pardonner de toute manière. En plus, du côté de la crédibilité, on a quand même un shérif qui est sur la piste de Joe : tout n’est pas perdu… et lui-même sait ce qu’il en est.

Pêle-mêle, on apprend dans l’épisode que Joe a une nouvelle voisine ayant emménagée avec la première pour la protéger d’un mari violent et que Beck s’est fait virer de son nouveau job de prof de yoga parce qu’elle s’est endormie en cours. Si je suis curieux de voir vers quoi mènera la première intrigue (une victime de plus pour Joe ?), la deuxième fait de Beck la nouvelle collègue de Joe. Ca pue la mauvaise idée…

Et ça ne manque pas : Beck fait une bien mauvaise libraire, à déconseiller les livres qu’elle n’aime pas et n’être pas ponctuel, elle ne s’attire pas les faveurs du collègue de Joe. Quand elle sent qu’elle abuse ? Elle organise à son boss un petit dîner aux chandelles dans la réserve : c’est la pire des idées, c’est la meilleure des idées… Jusqu’à ce qu’elle parle de son psy, de nouveau. Et que Joe révèle qu’il pense qu’elle le trompe avec.

Tout ceci mène alors à Lynn forçant Joe à organiser un anniversaire surprise à Beck alors qu’elle lui a demandé de passer une petite soirée toute calme. La soirée est plutôt chouette et littéraire, mais le vrai problème vient du fait que Beck ne se pointe à la soirée que bien en retard, et sans que personne ne la voit se pointer. Elle interrompt une tirade de Joe qui la critiquait, puis qui lui demande à voir son portable – parce qu’il a enfin arrêté de l’espionner, à croire qu’il peut parfois être sain d’esprit.

Il est évident que Beck prend super mal ce manque de confiance de la part de Joe : elle quitte donc sa soirée surprise qu’elle ne voulait pas au moment du gâteau… pour mieux revenir le lendemain. Malgré ses suspicions, Joe ne peut pas se passer d’elle et leur relation recommence de plus belle… ou plutôt de plus moche : rien ne va plus entre eux, la phase de « lune de miel » du début de relation s’est estompée, et ça ne leur réussit pas.

Pris de doute, encore et toujours, Joe remet sa casquette et prend Beck en filature… Ce pourrait être une bonne idée, mais à force, Beck doit connaître toute la garde-robe de son mec, parce qu’elle le repère bien plus vite cette fois. Et savoir qu’il n’a pas confiance en elle suffit : elle décide de le larguer parce qu’il est persuadé qu’elle le trompe alors qu’elle affirme aller simplement voir une de ses amies.

C’est donc là que Joe décide d’aller en thérapie pour avoir une bonne foi pour toute le cœur net : plutôt que de tuer le psy comme la série essaye de nous le suggérer, il décide de simplement aller fouiller son ordinateur. Dedans, il trouve exactement ce qu’il ne souhaitait pas trouver : la preuve que Beck ne le trompe pas, mais simplement qu’elle a besoin d’espace pour respirer loin de lui. Non seulement le psy est bon, mais en plus le diagnostic qu’il lui fait est assez atroce : la relation avec Joe arrive à son terme parce qu’il est trop parfait avec elle.

Et aussi parce qu’il l’empêche d’aller au bout de son deuil, évidemment. Pas évidente la Beck, remarquez. Joe comprend donc que tout est voué à l’échec, et il décide de laisser partir Beck, prenant les devants pour apaiser la rupture – parfait jusque dans la rupture, dis-donc, si ce n’est pas merveilleux. Il rentre alors chez lui où il se laisse séduire par la nouvelle voisine qui n’attendait que de mettre le grapin dessus (surtout qu’elle a dû savoir ses exploits « héroïques »). Après avoir couché avec elle, il ne peut toutefois s’empêcher de penser à Beck comme après une rupture normale… mais aussi à Candace qui dit vouloir qu’il laisse Beck en paix. Comme il reste quelques épisodes, on sait bien que ce ne pourra pas être le cas.

Ah, et sinon, le collègue de Joe trouve aussi l’amour avec l’insupportable « pote » de fac de Beck. Comme quoi, l’amour peut surgir de n’importe où, faut garder espoir, même dans les séries de psychopathes !

Saison 1