Manifest – S01E08

Épisode 8 – Point Of No Return – 16/20
Je crois que je m’attache de plus en plus aux personnages, et c’est tant mieux. Le fil rouge n’est clairement pas aussi palpitant qu’il l’était au début de la série, s’égarant sur ce qui ressemble à une fausse piste qui ne nous apprendra rien. C’est frustrant comme tout, mais heureusement, les intrigues secondaires sont réussies et maintiennent une autre part de mystère.

> Saison 1


Spoilers

08.jpg

I failed. I failed the calling.

C’est reparti pour Manifest, mais vite fait avant que Dix pour Cent reprenne quand même. De manière originale, nous reprenons en flashback… cette fois avec l’atterrissage de l’avion et Cal qui annonce à son père qu’il ne voulait pas rentrer à New-York parce que c’est là qu’il va mourir. Sympa.

Dans le présent, on retrouve Michaela en train de manger dans la cuisine et entraînant Ben dans sa fringale nocturne. Je crois que c’est encore mort pour mon point régime du Bingo Séries ! Ce n’est pas bien passionnant comme scène, parce que c’est juste un rappel de la situation : ils décident de faire comme si tout allait bien au cas où ils seraient surveillés. Ailleurs, on demande à un pauvre scientifique débordé d’accélérer ses expérimentations avant que Vance ne détruise leur projet en l’exposant. C’est embêtant.

Le lendemain matin, Ben amène le petit-déj à Grace et lui avoue qu’il trouve que c’est une bonne idée que Cal reprenne l’école. Je ne sais pas dans quel monde ils vivent, mais Cal va vite déchanter quand tous ses potes auront pris cinq ans et que lui va se retrouver dans une classe qui va le rejeter. Enfin bon ! Laissons-les dans leurs illusions et regardons-les être heureux dans leur vie de couple, à s’imaginer déjà un rendez-vous romantique au restaurant.

Ils prennent la décision le matin au petit déj et aussitôt il est décidé que Cal retourne à l’école le jour-même. C’est beau ça quand même ! C’est Olive qui insiste pour l’emmener avec elle ; parce que non, l’école n’a pas besoin du moindre avertissement parental pour un élève pareil, cancéreux et avec cinq ans de disparition, c’est un profil très peu atypique finalement.

Pas de quoi s’inquiéter cela dit : Olive a son téléphone et peut donc téléphoner à sa mère depuis les couloirs du lycée, en visio, pour tout lui raconter. Cela dit, Grace est interrompue par l’arrivée inattendue de Lourdes, venue dans le même supermarché pour acheter un test de grossesse qu’elle laisse bien en vue dans son panier. Et beh !

À l’école, Cal décide de traîner avec sa sœur et ses anciens amis, et c’est presque mignon comme tout, même si c’est bizarre de voir un enfant traîner avec des adolescents comme ça. Enfin, ça ne pourra pas durer quoi.

En arrivant au boulot, Michaela reçoit un nouvel appel lui disant de ne pas le perdre, juste avant d’apprendre qu’un suicidaire veut sauter d’un immeuble… et qu’il faisait partie du vol 828, évidemment. Elle s’y rend avec Jared et est clairement touchée par ce cas de la semaine. Faut dire, elle reconnait Harvey, le suicidaire, et elle aimerait bien le sauver. Forcément.

Elle s’approche donc autant que possible de lui pour lui dire qu’elle le comprend et qu’elle veut l’aider. Oui, mais il dit que des gens meurent, et il a l’air de se sentir responsable, et… il se suicide. L’enquête de routine suite à un suicide semble impliquer que Michaela et Jared fouillent l’appartement d’Harvey. Ils y trouvent une jolie piste en lettres de sang, puis des coupures de journal : Harvey se sentait responsable de la mort de deux autres personnes, croisées dans un pub. Il a eu des appels et en a parlé à deux de ses amis… qui sont donc morts juste après. Jared prouve toutefois à Michaela qu’elle fait fausse route : les deux autres morts sont on ne peut plus accidentelles.

De son côté, Ben arrive au boulot et tombe directement sur une alerte incendie qui lui permet de retrouver Vance. Celui-ci explose le portable de Ben de son pied, ce qui suffit apparemment à détruire le micro qui l’écoute (non). La conversation entre ces deux-là, attendue depuis un moment, peut donc commencer. Vance veut obtenir l’aide de Ben pour décrypter le mystère de l’avion. Il lui laisse donc un ordinateur avec le contenu de la clé USB de la semaine dernière.

Grâce à celle-ci, Ben obtient l’info qu’il cherchait : il appelle la professeur de la semaine dernière (décidément, tout est lié), avec un portable qui sort de… allons savoir où ; et elle lui explique que les scientifiques essayent de recréer les appels que reçoivent les passagers, artificiellement. C’est tordu et expéditif, mais ça passe.

A eux trois, Ben, la prof et Vance forment une bonne équipe : ils arrivent à mettre un micro dans le bureau d’un type qui leur apprend qu’il y a bien onze passagers qui ont été déplacé dans une facilité de Brooklyn. Merveilleux. Ben se fait quand même rembarrer bien vite par Vance qui veut lui laisser l’occasion d’aller au resto avec Grace.

Celle-ci s’occupe vite fait de ses gosses, puis de révéler à Michaela que Lourdes essaye d’avoir un bébé avec Jared. Merveilleux. Elle enchaîne avec le restaurant romantique, et tout se passe à merveille entre eux. Ils sont si amoureux… c’est juste triste que Ben soit en train de mentir à sa femme quoi. La soirée se passe bien pour eux, alors que Michaela est en pleine déprime devant des photos avec Jared.

Celui-ci lui envoie un SMS pour lui dire que quelque chose d’autre s’est passé au pub : effectivement, une troisième personne est morte. C’est gênant, à force. Michaela se met à vraiment flipper pour Jared, surtout qu’elle a de nouveau un appel lui disant de ne pas le perdre. Terrifiée, elle se barre après lui avoir dit qu’elle voulait qu’il fonde une famille avec Lourdes. Mouais, on a connu mieux comme conclusion.

En parallèle, Vance passe sa soirée à traquer les rescapés de l’avion, ordonnant à son assistante des recherches illégales. Ben, lui, continue aussi son travail en pleine nuit ; prenant le temps d’un crochet par Cal, encore réveillé. Il le réconforte vite fait puis va voir Vance. Là, ils se mettent en état d’urgences en décryptant rapidement le plan complexe du gouvernement. J’avoue n’avoir suivi que d’un œil cette partie qui m’intéressait moins. Je suis plus là pour les persos maintenant, le mystère ne me maintient pas vraiment – ce fil rouge est long et ne mène à rien de bien intéressant jusque-là.

Ben comprend en tout cas qu’il doit retourner au travail, au beau milieu de la nuit, pour fouiller discrètement dans les fichiers d’UDS à la recherche de « Red Hook ». Il n’a aucun mal à trouver ce qu’il cherche, mais côté discrétion, on repassera quand même. Il parvient toutefois à sortir du bâtiment comme si de rien n’était.

Le lendemain matin, on est bon pour la fin d’épisode : Cal et Olive regardent la télé ensemble et sont heureux, tout comme Grace. En revanche, Michaela est flippée et en parle à Ben, alors que tous les deux bossent désormais avec Vance. Ils décident de se rendre au plus vite à Red Hook pour retrouver les passagers… mais les expériences reprennent et affectent bien sûr Cal. La suite au prochain épisode, comme on dit !

> Saison 1

Charmed (2018) – S01E06

Épisode 6 – Kappa Spirit – 17/20
Même si la série n’explore pas trop la piste que j’aimerais, les intrigues en cours sont assez passionnantes pour donner envie de revenir semaine après semaine. On se marre bien, c’est plein de bons sentiments et ça titille ma curiosité à chaque cliffhanger, ou presque. Je n’arrive pas à mettre de mauvaises notes, alors je surnote. Heureusement que je suis moins influençable avec mes élèves qu’avec les séries, quand même !

> Saison 1


06

Like, they don’t realise they sound like idiot ?

Oh, un nouvel épisode sur la sororité ? J’ai hâte. C’est un peu un épisode que j’attends au tournant en fait : ça va soit être bien parce qu’ils rétablissent leur saut de requin de la semaine dernière, soit terriblement frustrant. Et ça commence comme ça, avec Mel endormie pour une bonne journée. Elle se justifie en disant qu’elle s’est endormie en faisant des recherches sur le meurtre de sa mère. Mouais.

Les filles décident donc de se rendre à une soirée Mojito… Où Maggie et Macy sont heureuses d’avoir réussi à sortir Mel de chez elle. Franchement, avec ce qu’elle vient de vivre, c’est limite du harcèlement tout ça, mais bon. On change vite de sujet, parce que Maggie a des problèmes bien plus importants puisqu’elle s’est fait virer des Kappa, qui sont là. C’est vrai que c’est bien plus dramatique qu’une rupture ou le fait d’avoir perdu son emploi.

Bon, je reconnais que son ex meilleure amie est une connasse : Maggie va s’excuser avec du Mojito dont l’on connaît tous le sort dès qu’elle se lève… Cela ne manque pas, Lucy veut lui renverser dessus. C’est sans compter sur l’intervention de Mel, puis Macy. Le mojito finit par terre plutôt que sur Maggie, et cette dernière peut donc s’en aller tranquillement avec ses sœurs alors que Lucy est critiquée par ses potes pour son manque de calme. Elle rentre à sa sororité pour se faire une séance zen et on sait immédiatement, là encore, que ça va attirer des forces magiques.

Le lendemain, Maggie revient encore s’excuser auprès de Lucy, mais elle rencontre Brenda, le fantôme d’une Kappa qui la suit partout et la menace clairement. Par chance, Maggie retrouve vite Brenda sur Internet et Harry nous apprend alors qu’il existe toute sorte de fantômes. Pour l’identifier, Mel et Maggie, dont c’est l’intrigue de la semaine, se permettent une petite formule… qui les amènent dans les années 80.

Elles y sont deux fantômes pouvant suivre l’horrible vie de Brenda. Loin d’être la Kappa influente qu’elles imaginaient, elle est en fait une Maggie de plus : elle est complétement rejetée par la sororité. Les filles changent vite d’intérêt cela dit : savoir que Brenda est une banshee n’est pas bien passionnant pour elles, parce qu’elles aperçoivent leur mère devant un fond vert (pardon, sur le campus) et que celle-ci confie à une pote qu’elle s’inquiète pour son bébé. Ouep, leur mère, Marisol, qui a des visions, s’inquiète pour la santé de son bébé parce que quelque chose ne va pas. Pas le temps d’en savoir plus cela dit : le sort s’arrête et elles retournent dans leur grenier.

Là-bas, elles peuvent prendre en photo le sort (ça change des notes de Phoebe) et l’apprendre par cœur en route. Ouep, elles se rendent compte que le latin par cœur, c’est pas si génial, mais arrivées à la sororité, elles retrouvent toutes les sœurs prises en otage par Lucy. Celle-ci est partie avec Brenda à la recherche de Jenna, la connasse des années 80. Passionnant. Ou pas.

Jenna a bien vieilli et elle apprend à Mel et Maggie que de nombreuses sœurs Kappa sont mortes en tombant du toit alors qu’elles étaient alcoolisées. Il n’en faut pas plus pour comprendre que Brenda n’est finalement pas une banshee, mais une revenante, un fantôme qui reproduit sa vie. Oui, Mel est soudain une experte en fantôme, allons savoir pourquoi, et Lucy est en danger de mort.

Forcément, tout est bien qui finit bien : grâce à l’aide d’Harry, les deux sœurs arrivent à temps pour tenter de conjurer Brenda. Cela ne fonctionne pas avec le sort de Mel, mais avec les excuses de Maggie à une Lucy complétement bourrée, qui n’hésite pas à sauter du toit sous les conseils de Brenda. Les pouvoirs de Mel et d’Harry suffisent heureusement à sauver Lucy, et Brenda est vaincue par de jolies excuses de Maggie qui comprend qu’elle doit laisser du temps à Lucy.

C’était expéditif comme intrigue, mais ça fonctionnait bien. Sans trop de surprise, ça finit par une nouvelle dépression de Mel qui porte le t-shirt du jour où elle a rencontré Niko depuis plusieurs jours. En fait, elle parle encore beaucoup de Niko et est complétement paumée sans elle, ce qui ne se voit que dans cette scène ou presque. Les scénaristes se simplifient drôlement la vie à éviter de parler trop longuement de ce problème qu’ils se sont créés – ainsi, Mel a un entretien d’embauche qui lui tombe dessus magiquement et est capable de continuer sa vie sans Niko comme si de rien n’était.

En parallèle et au travail, Macy continue de s’inquiéter pour Galvin dont la marque lui apparaît de plus en plus brillante. Elle est aussi forcée de faire des examens, le tout en étant envoyée par Harry faire de la surveillance rapprochée de Galvin… Qui est toujours en couple avec Summer. Harry en profite donc pour se faire inviter à la soirée par Macy. Merveilleux.

La soirée est plutôt marrante, avec un bon gros quiproquo : Galvin et Summer pensent Harry et Macy en couple, puis Summer pense que Macy reluque Galvin quand elle ne fait que chercher à apercevoir sa marque… qu’Harry ne peut pas voir non plus. Elle trouve toutefois une piste sérieuse : pour son anniversaire, il a sorti de vieilles photos, dont une avec sa grand-mère, qui a un collier tout comme sa marque. Franchement, ça tombe bien.

N’empêche que Summer n’apprécie pas de voir Macy à la soirée de son mec et elle la vire donc. De retour dans le grenier, Macy et Harry ont un peu le temps de papoter pendant leurs recherches. C’est l’occasion de rendre Harry attachant en l’humanisant toujours un peu plus. Ainsi, il n’a pas besoin d’être avec les sœurs car les Fondateurs lui ont dit que c’était inutile… Mais il est là avec plaisir.

Mouais. Tout ça mène Macy tout droit chez une sorte de voyante d’une autre religion, celle de la grand-mère de Galvin ; une religion haitienne. Yep, c’est tordu, mais celle-ci reconnaît la marque et annonce à Macy qu’elle a l’Ibi en elle ; c’est-à-dire une sorte de noirceur qui serait en elle… et qu’elle retrouvera dans le pilier sur son chemin.

Tout ça mène à la fin de l’épisode où Macy avoue donc tout ça à ses sœurs qui voulaient lui raconter l’inquiétude de leur mère… mais n’osent plus. C’est plutôt intéressant comme piste. Ce n’est pas du niveau de Phoebe et Cole, encore, mais j’aime bien cette théorie d’avoir une Macy qui pourrait virer du mauvais côté assez facilement. Les filles ne restent pas longtemps dans leur bar favori, le Haunt, préférant organiser une fausse cérémonie de sororité pour Maggie.

C’est mignon comme tout, mais ça termine quand même par le départ d’Harry de chez les sœurs, après son initiation. Du côté des méchants, ça se termine par la mort du boss de Macy (qui va avoir une jolie promotion), tué par un démon (qui ne casse même pas ses lunettes !) venu voler l’échantillon de sang de Macy.

Chez elle, cette dernière étudie un pilier de la maison qu’elle voit sur la photo avec sa mère. Dans celui-ci, derrière un thermomètre se trouve une jolie boîte de Pandore : elle trouve une sorte de clé très satanique qui ne dit rien qui vaille. J’ai hâte !

> Saison 1

Manifest – S01E07

Épisode 7 – S.N.A.F.U – 16/20
Certes, l’intrigue générale avance, mais c’est un avancement qui paraît déjà faire du surplace. Les intrigues de la semaine sont heureusement un peu plus intéressantes que la semaine dernière, même si c’est toujours le même personnage qui sauve les épisodes en ce moment. On commence à tourner à rond, c’est embêtant pour une série si jeune, malgré un léger mieux cette semaine.

> Saison 1


Spoilers

07.jpg

This flight is not happening to you, it’s happening for you.

Après une bonne grosse soirée de lecture (plus d’infos demain matin à 9h30), je me décide finalement à regarder cet épisode. Je le regretterai au réveil, parce qu’il va me faire me coucher trop tard, mais c’est pas grave, je voulais savoir ce que la série nous réservait cette semaine. Et puis, j’ai trop de série dans lesquelles j’accumule du retard ; si je peux rester à jour dans certaines, c’est déjà pas mal.

On recommence par un par flashback, comme d’habitude, voyant notre passagère qui s’est fait tuer depuis râler contre l’avion et tout ce qui ne va pas dans sa vie.

Dans le présent, Ben s’inquiète pour Cal qui lui affirme qu’il a encore une liaison avec Marco : il le sent encore, et ce n’est pas rassurant. Pourtant, il va mieux, donc Saanvi n’a pas le choix : elle le laisse rentrer chez lui, ce qui fera probablement plaisir à Grace.

N’empêche que ça ne plaît pas à Ben qui a encore et toujours un plan, forcément. Il se fait embaucher dans une entreprise qui va lui permettre de suivre à la trace les finances et retrouver la facilité avec Marco dedans, parce qu’il sait bien que la ferme n’est plus là.

Michaela n’est pas fan de ce plan, mais Ben lui affirme qu’il réussira à être discret au sein de JP Williamson. C’est mal barré quand son premier collègue est un vrai fan de lui… mais aussi une porte d’entrée pour son plan, parce qu’il a une carte de sécurité plus élevée que la sienne. En langage série, ça veut dire que Ben va devoir se servir de lui pour obtenir ce qu’il veut.

Très franchement, tout ça est hyper prévisible : il grille volontairement la carte pour récupérer celle de son nouveau collègue et pote… Et tout ça lui permet de se mettre sur la piste de Fiona Clarke. Il prévient immédiatement Saanvi qui est une grande fan de Fiona Clarke justement : celle-ci est une professeur scientifique qui s’avère travailler pour ceux qui ont enlevé les passages de l’avion.

Prétextant qu’il est à une soirée poker du boulot, Ben se rend donc voir une conférence de Fiona, qui a l’air particulièrement chiante et soporifique. La seule chose qui la sauve, c’est un faux air de Brenda Strong. Elle dit avoir attendu Ben et Saanvi, mais elle parle simplement d’une attente classique d’un choc post-traumatique. Bon, rien de bien fou.

Sans surprise, elle dit aussi n’avoir aucune idée de ses affiliations avec le gouvernement. On n’en attendait pas autre chose, en même temps. Cela dit, elle a quand même des infos sur le projet SP, Singularity Project, que Ben essaie alors d’infiltrer… grâce à la fameuse soirée poker à laquelle il se rend finalement. Il s’y fait vite un ami, qui est comme par hasard celui dont il a besoin (bon, OK, il est gentil avec pour s’en faire un ami).

Le lendemain, il lui renverse un café dessus pour réussir à télécharger toutes les infos dont il a besoin sur SP. Et il prévient aussitôt Saanvi, ne se doutant pas qu’il alerte aussitôt Vance, qui continue sa propre enquête de son côté. Ouep, Vance lit la correspondance entre Saanvi et Ben pour empêcher Ben d’obtenir les informations dont il a besoin – mais le problème, c’est que ces informations sont aussi la seule chose capable d’empêcher Cal de sentir la torture que subit Marco.

De son côté, Michaela continue de s’occuper de la mère amnésique de sa pote décédée, qui attend encore et toujours des nouvelles de sa fille. Elle se rend ensuite au travail où Jared lui propose un dîner avec sa femme, ce qui semble puer la mauvaise idée, mais bon. Il en profite pour lui annoncer que la NSA la surveille, mais qu’il ne l’a jamais balancée. Franchement, ça pue le « jusqu’à ce que », mais ils sont interrompus par un coup de fil qui les envoie en intervention.

Il s’agit d’un simple vol à la sauvette qui tourne mal, avec un vieil homme qui se fait tuer alors qu’il ne faisait que tenir sa superette. C’est un classique avec lequel la série joue sympathiquement puisque Michaela essaye de le sauver : elle entend dans sa tête un pouls, mais celui de l’homme n’existe pas, puisqu’il est bel et bien mort. Etrange.

Cela lui permet de rencontrer le neveu de la victime, qui était vendeur et qui refuse d’identifier le tueur quand Jared le capture. Etonnant. Elle enchaîne avec le fameux dîner de l’angoisse, et pourtant tout semble s’y passer à merveille : les deux meilleures amies reprennent leurs marques ; et elles n’ont même pas besoin de l’alcool pour s’y remettre, parce que Michaela ne boit plus depuis l’accident de voiture.

Tout se passait bien, donc, jusqu’à ce que Michaela entende de nouveau le battement d’un cœur et les lâche, préférant aller voir Carlos, le neveu de la victime, donc. Elle a en effet compris qu’il a volé le flingue de son agresseur pour aller le tuer dès qu’il serait en liberté. Mouais, mouais, mouais. Elle a bien sûr raison, mais quand elle en parle à Jared le lendemain, il est assez énervé d’apprendre qu’elle s’est rendue chez Carlos toute seule. Pourtant ça fonctionne : celui-ci arrive au commissariat pile à ce moment.

Ouais, mais c’est trop tard : le tueur de son oncle s’est déjà fait libérer. Michaela et Jared partent donc à sa recherche, et ils sont bien aidé par le battement de cœur que Michaela entend et qui la relie directement au méchant pas beau à la veste rouge. Celui-ci a déjà prévu de reprendre ses crimes pour voler l’argent d’un petit vieux. C’est un peu un jeu de chaud/froid, et ça fait flipper Jared de voir qu’elle arrive à faire ça.

Elle se rend ensuite auprès du neveu pour lui annoncer la bonne nouvelle de l’arrestation du grand méchant, et elle découvre alors que le neveu a reçu une greffe d’Ivy lorsqu’elle est morte dans l’accident de voiture. Eh beh, c’était inattendu, mais ça explique ce battement de cœur qu’elle entendait depuis le départ : il s’agissait de protéger un reste d’Ivy, finalement. C’est sympa.

Pendant ce temps, Olive s’ajuste à sa nouvelle vie comme elle peut : elle demande à son père de se rendre à l’escalade et il accepte sans savoir qu’elle y va habituellement avec Danny. Sur place, Olive peut donc nous faire une crise d’ado en règle pour une série américaine : elle s’amuse avec Danny jusqu’à ce qu’elle culpabilise vis-à-vis de son père et décide de tout arrêter.

Le lendemain, au petit déj, elle avoue à Ben qu’elle arrête et il essaye de la motiver comme il peut à continuer, mais j’imagine qu’il est heureux de savoir qu’elle prend ses distances avec Danny. Pourtant, elle finit par retourner à l’escalade. Danny la ramène ensuite chez elle, où il aperçoit rapidement Grace et surtout Ben. Ce dernier se la joue plutôt cool : bien que très froid avec Danny, il le tolère dans la vie d’Olive. C’est plutôt normal et juste pour ce pauvre Danny qui prend cher avec le retour de cet avion, mais bon.

Ben rentre donc chez lui, où il retrouve Cal qui lui affirme que Vance n’est pas un méchant – qu’il ne l’est plus. Cela tombe bien parce que notre chef de la NSA a récupéré la clé USB sur laquelle Ben avait mis toutes les infos dont il avait besoin pour enquêter sur SP. Le problème de SP, c’est que je commence à décrocher du fil rouge qui s’engouffre sur d’étranges pistes.

Chez lui, Ben retrouve aussi une Michaela convaincue que les « appels » qu’ils reçoivent est une excellente chose qui les relie tous. Et elle en est encore plus convaincue quand elle voit que Cal a dessiné Carlos, le neveu, avec le cœur d’Ivy. Forcément, vu comme ça, ça donne presque envie d’avoir leurs pouvoirs.

> Saison 1

Charmed (2018) – S01E05

Épisode 5 – Other Women – 16/20
Bon. Je ne sais pas quoi penser de cet épisode : le moins qu’on puisse dire est qu’il était ambitieux. S’il parvient à transmettre l’émotion voulue, à peu près, il souffre d’effets spéciaux qui ne sont pas à la hauteur et d’une séparation des intrigues qui ne lui est pas bénéfique. En plus, il a la masse de conséquences pour la suite : ça me laisse curieux et inquiet. Bref, je suis partagé, parce qu’il y avait de très bons moments, un peu moins de répliques marquantes et beaucoup de moments gênants où la série n’était pas à la hauteur du divertissement qu’elle veut être. C’est compliqué de faire des critiques, parfois.

> Saison 1


05.jpg

I wish I can tell you everything, I wish I can make you understand.

Je ne saurai pas expliquer pourquoi, mais je ne le sens pas cet épisode avec un titre pareil et après les cliffhangers de la semaine dernière. Pourtant, il commence bien, avec Macy dans son bain. C’est digne de Prue dans un épisode de la saison 1 de Charmed… finalement, elle ne fait que se faire attaquer par Harry qui se promenait dans la maison pour prendre un bain lui aussi. C’est un peu gros, mais oui, les filles vivent désormais avec leur être de lumière. Et même à une heure du matin, Maggie se précipite à l’aide de sa sœur… pour mieux raconter sa vie et son angoisse de revoir sa pote de sororité, Lucy, dont elle a embrassé le mec, Parker.

Mel ? Beaucoup moins compatissante d’entendre tout ce raffut la veille du jour où elle doit aller conforter Niko sur la tombe de Trip. Ouep, son partenaire est toujours mort, ça n’a pas changé entre deux épisodes, et elle ne comprend vraiment pas pourquoi comment il a pu lui cacher qu’il était un serial killer. Bon, le problème, c’est que sur la tombe de Trip, il y a aussi un démon. Bien sûr, les filles ne le voient pas, et c’est mieux pour elles : les effets spéciaux sont terriblement ratés, personne ne devrait voir ça.

Bien sûr, le méchant de la semaine est aussi l’agent du FBI qui suspend Niko – évidemment qu’elle est suspendue, elle n’a pas été fichue de voir que son partenaire était un grand méchant. Et elle refuse toujours de le voir, préférant imaginer qu’il avait raison de croire que la mère de Mel était la victime d’un serial killer ayant tué deux autres femmes. Mel le vit super mal : Niko a raison, évidemment, mais elle ne peut pas lui parler des Fondateurs.

Quant au méchant de la semaine, Hunter, il s’avère évidemment métamorphe et il travaille pour la société qui a volé le démon exorcisé la semaine dernière. Humph, c’est louche ! Sans la moindre surprise, il s’intéresse de près à Niko, qui lui paraît être la clé idéale pour ses plans machiavéliques. Ca m’aurait étonné qu’il en soit autrement !

Moi, je me rends compte que j’ai enfin trouvé ce qui me dérangeait avec le personnage de Niko : comme Parker et Galvin, en fait, elle n’existe qu’à travers un autre personnage, ici Mel. Et du coup, j’ai du mal à la cerner. Allez, c’est encore le début de la série, on va dire, mais le problème, c’est qu’on est déjà censé y être hyper accroché.

En effet, il ne faut pas longtemps à Niko pour se mettre en énorme danger : elle se rend dans la cabane dans les bois (littéralement) de Trip pour y retrouver l’ensemble de ses recherches sur le meurtre de la mère de Mel. Franchement, cela sort de nulle part qu’il avait autant avancé sur cette affaire, et c’est un peu dommage. Il aurait vraiment fallu que le personnage soit là pour quelques épisodes de plus. D’une certaine manière, il suffit de demander : Niko tombe sur lui.

Même si elle pense avoir affaire à un potentiel serial killer, elle ne s’inquiète pas le moins du monde de sa résurrection miracle : non, elle lui fait une confiance aveugle. Elle lui donne donc une preuve ADN qu’elle venait de trouver dans la cabane, puis se fait assommer comme une bêta (c’est la version la plus polie que j’ai) par son « partenaire » qui n’est autre que le démon, Hunter (à moins que ce ne soit pas son prénom, mais simplement un « chasseur », parce que c’est ce que veut dire Hunter. Allez savoir !)

Le démon fout donc le feu à la cabane, mais heureusement Mel passait par là. Le feu est tout vert, bonjour la crédibilité et Mel met trois plombes à essayer de figer les flammes, le tout en vain. C’est douloureux à voir tout ça, parce que les effets spéciaux sont aussi réussis que ceux de la série de 98. Tout ça nous mène Mel à l’hôpital où elle dépose Niko dans un lit… puis raconte tout à voix haute à Harry.

La discrétion est vraiment le point fort de Mel, c’est beau. Bon, quand Niko se réveille, ils changent de sujet, mais voilà quoi ; c’était pas fou tout ça. Il n’empêche que Mel a supprimé toutes les infos du portable de Niko et a appris au passage qu’elle allait avoir à faire avec un démon capable de changer d’apparence. En attendant, il faudra simplement faire croire à Niko qu’elle est folle : c’est simple comme bonjour tout ça.

Mel se rend rapidement compte que le démon en a vraiment après Niko quand il prend la forme de son infirmière pour mieux la tuer. Et elle découvre donc qu’elle est incapable de figer certains démons, ce qui la met en danger. Par chance, elle appelle Harry qui l’aide à se débarrasser du démon qui s’enfuit. Et comme les Fondateurs ont le Livre des Ombres, ils n’ont pas de sort contre le démon. Ils ramènent donc Niko au Manoir et Mel y prend la décision de… réécrire l’Histoire.

Elle refuse totalement de voir Niko en danger, préférant ne l’avoir jamais rencontrée. Ouep, elle envisage de tout changer, ce qui est complétement fou ; surtout qu’elle ne pourra pas vivre sa vie célibataire.

De son côté, Maggie continue de gérer Lucy comme elle peut : celle-ci s’est fait larguer par Parker et elle compte bien prouver qu’il est avec une autre ; et savoir d’ailleurs qui est cette autre. Oups. Elle demande l’aide de Maggie, ce qui est bien ridicule, mais aussi pas mal marrant à vrai dire. Il ne pouvait pas en être autrement.

Au boulot, Macy rencontre un certain Alastar, qu’elle admire professionnellement parlant, alors que le mec qu’elle admirait tout court, Galvin, est… dans les bras d’une autre ? En toute logique, elle se met à le stalker et c’est Maggie qui va faire tout le taf sur les réseaux sociaux. À défaut de le faire pour  Lucy, elle retrouve vite l’ennemie de Macy… et est rapidement convaincue qu’il s’agit d’un démon.

C’est la seule explication pour que la nana en question soit si intelligente et parfaite, pas vrai ? Maggie et Macy se mettent donc sur la piste d’un succube qui aurait charmé sans le moindre mal Galvin. La piste ? Oh, facile, il faut se rendre dans un bar-boîte de nuit évidemment. C’est l’occasion de revoir Summer, qu’elles soupçonnent d’être un Succube. Moi, je suis tout content de reconnaître une ex-prétendante d’Unreal, ça me fait toujours rire de la retrouver dans plein de série en guest, surtout qu’elle paraît bien cantonnée à ce genre de rôle.

En tout cas, Macy est mise devant le fait accompli : Galvin affirme avoir compris les signaux de rejet qu’elle lui envoyait. Outch. Par chance, elle s’aperçoit vite que quelque chose cloche quand elle aperçoit un tatouage qui se met à briller sur le dos de Galvin. Le seul souci, c’est que désormais Maggie est pote avec Summer qui a dit qu’elle aimait son look. Par chance, Macy et Maggie ont une superbe vue et aperçoivent le tatouage du succube. Elles décident donc de l’abattre comme le démon qu’elle est.

Avant cela évidemment, Maggie tombe bien sûr sur Parker qui la drague lourdement, lui demandant de sortir avec dans quelques temps, quand Lucy se sera remise de la rupture. Le problème, c’est que Maggie ne voit pas les choses comme ça, elle vit mal de trahir son amie et blablabla.

Chez Summer, Galvin a toujours son tatouage étrange, mais seule Macy semble pouvoir le voir. Et comme tout paraît platement normal et que la formule anti-Succube de Macy ne prend pas sur Summer, les filles décident de rentrer chez elle, se confiant l’une à l’autre au passage. Leur soirée est mouvementée et n’est pas terminée du tout : Mel leur demande de rentrer encore plus vite, parce qu’elle veut définitivement jeter le sort qui fera oublier à Niko toute leur relation – et donc qui la protégera. N’importe quoi.

Et personne n’essaye vraiment de l’en empêcher ? Oh, Maggie et Macy sont pleines de bonnes intentions, mais elles se laissent rapidement convaincre. On en apprend juste un peu plus sur le passé d’Harry, qui a oublié sa vie d’humain mais sait qu’il est mort en effectuant une action courageuse (ça change de Leo qui avait ses souvenirs) et la série établit véritablement sa règle d’or : la magie existe, mais elle ne peut pas ramener les morts, même si on change le passé. Voilà qui est fait, je suppose. C’est ironique de le faire dans un épisode qui ramène Trip, cela dit, mais bon…

Les trois sœurs et Harry se préparent donc à jeter le sort qui changera l’Histoire et qui ne leur laissera qu’à eux seuls les souvenirs de ce qu’il s’est passé. Je sais que j’ai commencé l’épisode par dire qu’on n’était pas assez attaché à Niko, mais c’est super violent comme épisode, je trouve. Mel est en larmes lorsqu’elle se rend dire au revoir à Niko qui ne l’écoute pas. Elle n’a pas conscience que c’est la fin pour elles.

Une fois de plus, Niko préfère aller au commissariat et Mel la fige pour lui faire ses adieux. C’est tout à fait horrible : elles n’ont donc même pas d’adieux officiels ? Et ben, cette série ne fait pas dans la dentelle. Le lendemain, Harry prépare le petit déj aux filles qui sont dépitées de voir que Niko porte ses lunettes de nouveau et plus particulièrement à Mel qui au moins est heureuse d’avoir des souvenirs auxquels se raccrocher, pas comme Harry. Tout dans la subtilité quand Maggie propose à Harry d’être de sa famille, franchement.

Il faut encore conclure l’épisode : la disparition de Niko dans la vie des filles ? Elle n’a que peu de conséquences, finalement. Niko était toujours collée avec Mel, donc il n’y a qu’elle qui en souffre. Non contente de perdre son amour, elle perd aussi son job puisque Niko ne l’a pas réveillée pour aller passer l’entretien… Mais lol, c’est parfaitement ridicule : il y a plein d’autres choses qui n’ont pu se produire avec l’absence de Niko, à commencer par tout l’épisode précédent ! Tout ça manque de cohérence, et heureusement qu’on est en début de série, comme ça, on ne s’en rend pas trop compte.

L’histoire est réécrite mais les filles et Harry ont donc conservé tous leurs souvenirs, sans savoir ce qu’il s’est déroulé à la place. C’est soit une décision hyper audacieuse de la part des scénaristes, soit une décision hyper conne, je ne sais pas trop quoi en penser. En tout cas, j’avais raison de ne pas sentir l’épisode avant de le commencer, et je suis curieux de voir comment ça va évoluer. J’espère qu’on continuera de voir Niko et qu’elle commencera à se poser des questions parce que des souvenirs lui reviendront malgré tout.

Je veux dire… ça ne peut pas rester comme ça, si ? Parce que là… Bonjour les quiproquos et prises de tête. D’ailleurs, dans le genre quiproquos et prises de tête, Maggie finit par avouer à Lucy qu’elle est celle qui a embrassé Parker. Lucy la radie aussitôt des Kappa. Tout ça pour ça !

Enfin, Macy récupère le drôle de tatouage brillant de Galvin en lui faisant un câlin forcé pour se faire pardonner son attitude déplorable de la veille (euuuh, lui aussi a une attitude déplorable à se jeter dans les bras de Summer sans la prévenir, quand bien même les signaux lui diraient de fuir… non ?). Soupir. Macy ferait mieux de fuir, en plus, parce que les méchants sont après elle, apparemment. Reste à savoir ce qu’ils veulent faire.

> Saison 1