Charmed (2018) – S01E14

Épisode 14 – Touched by a Demon – 20/20
Quand ce reboot se met à réécrire un de mes épisodes préférés en le rendant encore meilleur, et en enchaînant les excellents gags en plus, je ne peux qu’être fan. Ce n’est pas tout : la série prend le temps de développer son intrigue encore et de proposer tout un tas d’excellents moments, tout en retardant le fil rouge, l’air de rien. C’est tellement bien fichu, difficile de ne pas être accro après ça, surtout que ça va à toute vitesse.

> Saison 1


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I always wanted the sex to be explosive, just not… literally.

Jada n’est ni morte, ni enlevée. En revanche, elle accuse Niko d’être responsable de l’attaque qu’elle subit. L’attaque ? Ca n’a pas de sens et on ne saura pas comment elles y ont échappé, mais elles y ont échappé avec juste une blessure superficielle pour Jada. Mel la soigne, en acceptant de voir que sa nouvelle meuf est persuadée que la responsable est son ex.

Mel lui confie enfin la vérité sur Niko, en tout cas. Il serait temps, même si Jada se moque quelque peu de la réaction extrême de Mel quand elle aurait pu utiliser d’autres sorts de protection pour empêcher les démons de s’en prendre à Niko. Et oui, les Fondateurs se sont bien gardés de le dire, mais apparemment, il y avait d’autres solutions pour Mel, qui ne le vit pas super bien. Tu m’étonnes.

Pendant ce temps, Parker et Maggie veulent faire l’amour comme des bêtes sauvages, mais en sont empêchés par l’entrejambe subitement brillant de Maggie. Oui, oui, vous avez bien lu, son entrejambe se met à briller et rejeter violemment Parker. Voilà qui est fait.

De son côté, Macy cuisine pour oublier que Galvin est parti dieu sait où pour résoudre son problème magique. Maggie la retrouve et en profite pour se confier sur ce qui vient de lui arriver et qui n’était pas vraiment l’acmé espérée. C’est l’occasion d’apprendre que Macy a fait léviter le lit pendant l’orgasme, en tout cas.

C’est chelou comme tout l’enchaînement dans ce début d’épisode, mais Macy découvre au passage, quand elle se brûle sans sentir la douleur, que son côté démoniaque se réveille. Harry la soigne, mais il lui conseille de faire appel aux Fondateurs, ce qui énerve Mel plus qu’autre chose. Macy est frustrée par les disputes qui s’en suivent. Elle se barre donc avec un énorme gâteau au chocolat pour mieux regarder une série qui semble une drôle de parodie des séries des années 90, entre Buffy et Friends, avec un synopsis à la Supernatural. C’était bien drôle.

Elle est interrompue dans son épisode d’Heaven’s Vice par Harry qui veut la convaincre de faire appel à Charity pour en savoir plus sur son cas. Malgré tout, c’est le soir, et Macy veut juste regarder ses épisodes. Oh, comme je te comprends. Elle essaye bien de convaincre Harry de regarder la série, mais ce n’est pas super efficace.

Ce qui est super efficace en revanche ? Ce qui nous sera présenté comme « les huiles essentielles de Marisol » qui tombent sur le Wifi. Aussitôt, on nous enchaîne avec des bruits de modem venu d’un autre temps – mais qui garde sa box wifi dans son grenier ??? – et des éclairs qui sortent du modem. Et là, n’importe quel fan de la série originale aura compris ce qu’il se passe : un portail s’ouvre et laisse s’échapper de la série télé les personnages principaux d’Heaven’s Vice, Gideon et Levi, deux anges déchus. Magnifique. Bien sûr, le portail laisse aussi s’échapper un vampire, sinon ce ne serait pas drôle.

Harry se fait donc attaquer par ce vampire pendant la lecture de son journal. C’est fou comme tout, et ça va toujours aussi vite.

Ainsi, les deux frères partent à la recherche du vampire et l’arrêtent dans le jardin, où ils ne parviennent pas à le tuer. C’est Macy qui finit par tuer le vampire, ce qui impressionne les deux frères, surtout qu’elle n’est qu’une fille. Ah, les années 90 (hum, plutôt 80 ? Je sais pas, on avait Buffy dans les années 90. Avec ce genre de répliques, certes). Macy, en tout cas, est clairement en crush sur Gideon (il a tellement une tête qui me dit quelque chose, il n’y a que moi qui trouve qu’il ressemble à un démon de la série originale ? J’ai été sur imdb, mais je ne l’ai jamais vu avant). Du coup, Macy les garderait bien avec elle les deux anges macho, mais Harry n’est pas de cet avis…

Pourtant, ils n’ont pas le choix de jouer les prolongations, surtout quand un démon Galimonori sort à son tour du portail. On s’éclate dans cet épisode dis donc ! Il ne faut pas longtemps pour en venir au bout avec l’aide de Macy (et d’Harry qui peut effacer les souvenirs d’une pauvre victime, normal), et les anges sont surpris par la force de cet oracle. Il n’empêche qu’au passage, ils apprennent qu’ils ne sont que le produit d’une série télévisée, parce que Macy se sert de cette information pour distraire le démon et le tuer.

C’est brillant. Sans trop de surprise, les frères doivent donc être renvoyés dans leur monde, mais ils n’en ont pas trop envie, parce que ce n’est pas agréable de découvrir que toute sa vie est scénarisée. Dès lors, il est prévisible de voir que Macy se fait alors envoyer par Gideon dans le monde de la série télévisé. Bien évidemment, Harry, qui est présent à ce moment-là, y est envoyé aussi, sinon ce ne serait pas drôle.

De son côté, Maggie tente de parler à Parker de ce qui leur est arrivé, histoire d’avoir droit à sa petite coucherie. Oui, mais quand elle lui saute dessus, il n’a plus du tout envie. Quand elle rentre chez elle, un brin frustrée et ne sachant pas quoi faire d’autre, elle a alors la chance de découvrir Macy et Harry dans l’ordinateur de celle-ci, coincés dans la série télé. C’est de loin le meilleur gag qu’ils pouvaient trouver – ce passage dans une série télé, c’est méta comme j’aime et je crois que ça participe au fait que j’étais à fond dans l’épisode.

Les scénaristes se font grave plaisir à coincer Macy et Harry dans l’épisode. On se marre bien, parce qu’évidemment, il y a tout plein de méta de possible. Et un temps limité pour les sauver de là : ils atterrissent bien sûr dans l’épisode final, à quinze minutes de la fin. Heureusement que Macy connaît la série par cœur pour informer Harry de tout ça.

Et en le faisant, elle informe donc Maggie également, puisqu’elle les regarde à l’écran. Celle-ci découvre donc qu’il faut utiliser des huiles essentielles que ce boulet d’Harry a embarqué avec lui (la tronche de Macy, hilarant). Bien, voilà de quoi être alarmé quand même. Et surtout, voilà de quoi rappeler Mel, qui est elle aussi bien occupée dans cet épisode.

En effet, en parallèle, l’enquête concernant l’attaque de Jada continue et ramène Niko au cœur de la série. Je ne suis pas sûr que tout ça soit très cohérent, mais c’est à elle qu’elles font appel pour mener l’enquête sur les agresseurs de Jada. Il s’agit de chasseurs de sorcières qui ont une dent contre Jada parce qu’elle a fait du chantage magique et financier à leur père. Soit.

Ce qu’il faut retenir, c’est surtout que Jada se moque de la relation entre Niko et Mel, ce qui est plutôt bien vu et en accord avec le personnage. Je crois vraiment que toute cette intrigue est une énorme diversion pour faire avancer cette storyline, avec Mel qui se persuade comme elle peut qu’elle n’est plus amoureuse de Niko, alors qu’il est évident qu’il y a encore quelque chose entre elles.

Ainsi, Mel découvre surtout que Niko est sur le point de se marier quand elle essaye de monter dans sa voiture. What the fuck ? Niko sort donc avec une certaine Greta. Soit. Elle était fiancée avec quand elle a rencontré Mel, et elle l’avait larguée pour elle, donc ce n’est pas si surprenant tout ça. Finalement, elles embarquent donc toutes les trois, avec Jada, dans une voiture pour aller arrêter les chasseurs de sorcières, sans que Niko ne soit au courant de ce qu’il se trame réellement.

Pour la scène d’action, elle disparaît donc totalement et n’a même pas le droit à une scène de conclusion dans cet épisode. La scène d’action ? Retenons que Mel se découvre donc encore un autre pouvoir, que les Fondateurs auraient pu lui expliquer il y a bien longtemps. Elle est capable de faire avancer le temps pour les objets. C’est un pouvoir sympa – concrètement c’est ce qui permettait à Piper de faire exploser les choses, parce qu’elle accélérait les molécules au lieu de les ralentir, mais ça sent directement le truc introduit pour bien servir plus tard.

Cela ne manquera pas, hein. Cela dit, pendant ce temps, les anges sont perdus en ville, avec des répliques de drague toutes ridicules et dignes des années 90. C’est plutôt marrant et ils sont bien sûr retrouvés par Mel, appelée en renfort par Maggie. En effet, cette dernière regarde toujours l’épisode avec Macy et Harry dedans. Ceux-ci se sont débrouillés pour se retrouver dans la scène suivante, au sein de l’antre d’un démon. Cette fois, ça ressemble plutôt aux enfers du Charmed original, avec une possible référence à Grey’s Anatomy aussi (la phrase fétiche de Derek) et toujours plus de méta concernant les coupures pubs. Et Macy qui remarque que les plans du méchant sont débiles, alors que moi je trouve les plans de cet épisode débile : suffit de faire pause pour ne plus être pressé par le temps les gars.

Quoiqu’il en soit, Mel ne devait pas être trop loin de chez elle, car en moins d’un quart d’heure, elle revient avec les deux anges, puis concocte de nouvelles huiles essentielles, qui ont besoin d’au moins deux semaines de repos. Par chance, Jada lui a appris un nouveau tour qui permet d’accélérer le temps dis-donc. Maggie profite de cet intermède pour parler un peu avec Levi et Gideon qui lui donnent de bons conseils romantiques, contre toute attente. Les scénaristes s’en sortent bien de cette intrigue et des interactions entre leurs séries et les années 90.

Comme Macy ne comprend pas le plan débile des frères dans l’épisode final de sa série, elle décide de faire les choses à sa manière. Le Diable ne peut être tué qu’avec la force du Diable ? Très bien. Elle utilise ses pouvoirs et ceux d’Harry pour arracher une des cornes du Diable et le tuer. C’était sympa comme tout, et ça le détruit comme si de rien n’était, alors que Maggie et Mel renversent quelques gouttes de la potion/huiles essentielles sur leur routeur – toujours dans le grenier.

Quelques éclairs plus tard, Macy et Harry sont de retour en 2019 et Levi comme Gideon acceptent de repartir dans le passé télévisuel – mais pas sans une bonne remise en perspective sur leur sexisme. Voilà qui conduit à la fin d’épisode, où les trois sœurs sont donc à regarder l’épisode final d’Heaven’s Vice. C’est un brin moins prenant que Billy se souvenant de Phoebe dans la série originale, mais ça passe bien avec une scène finale amusante (et j’ai oublié de parler du gag sur l’annulation de leur série, aussi).

Harry ? Il regarde lui aussi la série bien sûr. Il est surpris par Mel qui n’a pas la moindre idée de ce qu’elle interrompt, mais qui a plutôt envie de parler de Charity avec Harry. Ce dernier continue de la protéger quand il est de plus en plus évident que les Fondateurs ne sont pas si bénéfiques que ça : entre le Tartare et Niko, ça fait beaucoup.

La conclusion de l’épisode doit aussi régler le problème Maggie/Parker, et elle le fait bien, avec une jolie scène sur le consentement, encore, et sur les sentiments de l’un et l’autre. De ce Charmed, on apprendra donc que les garçons aussi ont des sentiments. Et qu’on peut faire l’amour sous des draps à la télé pour éviter de trop en montrer. Bon, le problème, c’est qu’au moment de l’orgasme, c’est un autre pouvoir qui se déclenche. Et je ne crois pas que ce soit celui de Parker, contrairement à Maggie qui trouve d’abord ça drôle d’être téléportée. Oui, mais non : ils se retrouvent sous la maison, et assez clairement dans ce qui ressemble à l’Enfer.

Pour ne rien arranger, ils sont dans une sorte de crypte avec des symboles brillants sur le mur (décidément, trop de choses brillent quand ils se dénudent ces deux-là, c’est pire que Twilight). On retrouve ces mêmes symboles sur le front d’une femme qui se réveille dans une autre crypte/grotte/que sais-je, assurant qu’il est temps. Ah. Il y a aussi un oiseau avec elle, j’imagine que ça aura son importance ?

Et après un épisode pareil, j’ai envie de réécrire mon article « Quel Charmed préfères-tu ? », parce que c’est encore mieux que l’épisode de la série originale avec Billy et les personnages qui sortent du film tout ça. Déjà que j’avais adoré cet épisode à mourir de rire, mais alors là, cette version de Charmed déchire, parce qu’elle n’oublie pas son fil rouge malgré tout ça. Brillant ! Oui, autant que l’entrejambe de Maggie. Pardon.

> Saison 1

God Friended Me – S01E15

Épisode 15 – Two Guys, A Girl and a Thai Food Place – 18/20
Ah, voilà, gros coup de cœur sur cet épisode qui confirme que la série est toujours aussi feel-good et fournit tout ce que j’en attends : fil rouge, intrigues qui dépassent le cadre de l’épisode simple, répliques bien écrites, histoires toutes plus cheesy les unes que les autres ! J’adore cette série quand elle pond ce genre d’épisode, parce que je trouve que tout y fonctionne à merveille et avec beaucoup de fluidité – même l’intrigue que je n’ai pas aimé !

Saison 1

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Could I have decided to leave Aiden that night ?

Paye ton nom d’épisode interminable pour rien, franchement. L’épisode reprend par un Rakesh complétement stressé par son entretien avec Simon Hayes. Il en parle avec Jaya au téléphone, et celle-ci lui fait la bonne surprise d’être juste derrière la porte chez Miles. C’est un peu abusé, parce que Miles et Cara sont au courant, et parce que bon, il devrait au moins reconnaître le hall. Enfin bon, admettons.

Jaya revient en plus avec une bonne nouvelle : elle va travailler à l’hôpital désormais, et un de ceux de New-York, évidemment. C’est merveilleux, surtout que Vivian – leur nouvelle notification du jour – est dans le coma. On sent bien qu’elle leur sera un peu utile, quoi.

L’entretien avec Simon Hayes a lieu pour Rakesh, et il se voit proposer un job top secret à Palo Alto. Je n’ai aucune idée d’où c’est exactement, mais ce n’est pas à New York et ça laisse Rakeh totalement indécis sur la marche à suivre. En plus, il n’a pas réussi à savoir si Simon Hayes était bien derrière le compte de Dieu. Concrètement, tout ce qu’il dit du projet peut laisser penser que c’est ça ou totalement autre chose. Reste à savoir si ça vaut le coup pour Rakesh de s’éloigner de Jaya, ou non.

On ne les retrouve que bien plus tard dans l’épisode, avec Rakesh hésitant toujours à prendre le job. Il se décide finalement grâce à un speech de Jaya, qui se termine sur celle-ci lui disant enfin qu’elle l’aime. Oui ben après six mois interminables de séparation et des retrouvailles choupies comme ça, ce n’est pas une surprise. Il lui dit bien sûr qu’il est amoureux d’elle aussi… Mais pas avant d’avoir admis devant Simon Hayes qu’il ne veut du job que s’il peut le faire à New-York. Oh, si c’est pas merveilleux tout ça. C’était tout cheesy comme intrigue, mais justement, ça fonctionne grave bien de les voir aussi amoureux l’un de l’autre ces deux-là.

C’est rare qu’une série gère aussi bien une relation de couple à distance, avec une actrice absente durant des mois. Je suis bien content de la décision qu’ils ont prise de la faire revenir – je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé en coulisses pour justifier son absence, mais en tout cas, ça fonctionne finalement mieux que si elle était restée.

Une deuxième sous-intrigue de l’épisode suit Andrew Carver, le futur remplaçant d’Arthur, et c’était moins passionnant. Il connaît déjà Ali puisqu’un dimanche est passé, et il décide donc… de venir lui demander conseil pour réussir à percer la carapace de son paternel correctement. Et elle lui donne des conseils, parce que c’est normal de le faire, selon elle. OK. Andrew est bien embêté par Arthur, en même temps, parce que celui-ci n’arrête pas de reprendre son travail et d’effectuer des corrections.

Je ne sais pas bien pourquoi la série nous impose cette intrigue, parce que ce n’est pas bien fou. Bon, l’idée est évidemment de tester Andrew et sa confiance en lui : il reprenait ses sermons dans l’attente de voir Andrew se rebeller et affirmer ses positions, sa voix, son sermon. OK. C’est un grand classique, il n’y avait que peu de surprises là-dedans.

La bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas l’intrigue principale de l’épisode. Non, il est en fait bien question de Vivian, une femme tombée dans le coma avant même le début de l’épisode et que Cara connaît pour avoir écrit un article sur son histoire : elle allait se marier, a disparu toute une nuit quelques jours avant, est revenue au petit matin sans que personne ne sache ce qu’elle a fait et pour mieux tomber dans le coma.

L’autre bonne nouvelle, c’est que Vivian s’est réveillée trois semaines plus tôt. La mauvaise, c’est qu’elle n’a aucun souvenir de ce qui peut expliquer le moment où elle est tombée dans le coma. Voilà donc de quoi donner une mission à nos amis, surtout qu’il faut bien qu’ils justifient leur présence à l’hôpital. Avec le retour de Jaya, Cara et Miles ont en plus une consultante médicale pour les aider. C’est bien pratique, mais finalement pas la meilleure aide.

La meilleure aide vient en effet d’Ali, qui reconnaît le badge qui était dans la poche de Vivian le jour où elle est tombée dans le coma : c’est un jeton des vestiaires du bar Josephine, un speakeasy secret et bien caché.

Avec un jeton qui date d’il y a dix mois, il n’y a normalement aucun espoir que quoique ce soit puisse arriver… mais pourtant, Miles et Cara retrouvent le manteau de Vivan. En faisant les poches, ils tombent sur une serviette en papier portant le nom de Noah, et un bout de numéro de téléphone effacé.

Ils confrontent aussitôt Vivian, qui bien évidemment se souvient parfaitement de sa dernière nuit. Elle pense être tombée amoureuse du Noah ce soir-là. C’est con pour Aiden, son fiancé, surtout qu’elle s’est rendue dans le speak-easy parce qu’elle avait peur de se marier. C’est horrible, donc, parce qu’elle a enchaîné cette soirée pour se libérer l’esprit avec la rencontre de Noah, puis dix mois de coma. Et à son réveil, Aiden l’attendait.

Cara arrive à convaincre Vivian qu’il faut absolument retrouver Noah et savoir exactement ce qu’elle veut avant de prendre la décision de se marier. C’est plutôt logique, mais ça met Miles mal à l’aise, parce qu’il trouve ça horrible pour Aiden. Oui, mais Cara a vécu ce sentiment d’incertitude avec son ex, alors bon, c’est bien normal de vouloir aider Vivian.

En revanche, cette dernière est un peu con-con : elle laisse sur la table basse, chez elle, la serviette avec le nom de Noah dessus. Forcément, Aiden retrouve la serviette et se rend dans le bureau de Cara – parce qu’elle a un bureau désormais – pour mieux confirmer ses doutes. Il comprend donc qu’elle avait des doutes… et le vit mal.

Pendant ce temps, Miles emmène Vivian à travers New-York pour rencontrer Noah. Cela n’a pas trop de sens, parce que pour le retrouver, ils utilisent la serviette en papier qui venait d’un fast-food livrant de la nourriture dans tout le quartier. Miles se fait donc passer, au téléphone, pour Noah, de manière à suivre le livreur qui ira à l’adresse habituelle. C’est un peu perché, mais ça passe : pour passer quelques soirées dans le même appartement parisien, j’ai vu à quel point certains restaurants enregistraient vite vos informations dans leur serveur.

La mauvaise nouvelle, c’est que Noah a déménagé depuis quelques semaines. La bonne nouvelle, un brin spoilée par le résumé de l’épisode, c’est que ça permet à Miles de retomber sur Fliss, qui vit juste à côté de l’ancien appartement de Noah. Je suis bien content de la retrouver, aussi perchée qu’elle soit.

Elle est d’une grande aide bien évidemment, parce que les histoires d’âme sœur à retrouver, ça la connaît la Fliss. Elle souhaite donc aider Miles dans cette nouvelle notification, et ça fonctionne parce qu’elle a tout à fait le caractère pour être un sidekick efficace dans cette quête d’un possible amour perdu – même si j’ai rapidement compris que l’épisode ne se dirigeait probablement pas vers une rupture Vivian/Aiden.

Cara rappelle Miles dès qu’Aiden a quitté son bureau pour le prévenir qu’Aiden est au courant, justement. Cela permet à l’épisode d’avancer vite, et ce n’est pas si mal : ils se rendent attendre Cara dans un bar, parce qu’ils passent leur vie dans les bars, et ça laisse le temps à Fliss de se demander quand même pourquoi Miles n’est pas en couple avec Cara, et je trouve ça toujours aussi cool de voir que les anciennes notifications qu’ils ont aidé continuent d’apparaître dans la série par moment.

Alors que tout espoir de retrouver Noah semble perdu, c’est sans la moindre cohérence ou logique que Miles finit malgré tout par retrouver le photographe (parce que Fliss sait qu’il est photographe), sur… Google. Remarque, avec un bout de son numéro de téléphone, il aurait pu aller encore plus vite à le retrouver du coup, mais bon.

La série elle-même nous a dit à quel point ça n’avait aucune chance de fonctionner de taper son nom et studio photo sur Google, mais ils le proposent quand même comme solution. Ils se rendent donc à la galerie de photographies de Noah où il est bien évidemment absent, et où la photo de Vivian est affichée.

Cela lui permet de retrouver ses souvenirs, alors qu’Aiden, qui les suivait depuis un moment, débarque et est terrifié de voir sa fiancée sur une photo où elle sourit avec amour, alors que la photo a été prise par un autre. Je m’attendais à ce qu’il soit question d’une Vivian heureuse d’avoir trouvé le photographe de son mariage, mais même pas : elle s’est simplement retrouvée par hasard à l’endroit où Aiden l’avait demandé en mariage. Cela lui a permis de prendre conscience qu’elle avait trouvé son âme sœur, et ça laisse Fliss tout heureuse de les voir partir en couple.

Et c’est d’autant plus mignon qu’en partant ensuite avec Cara et Miles pour prendre un verre (vraiment, ils passent leur vie à ça), Fliss tombe sur Noah, qui reconnaît son ancienne voisine et lui révèle qu’il aime lui aussi les longues histoires, réplique donnée à Fliss plus tôt dans l’épisode. Franchement, ça le fait. En plus, ça permet à Cara et Miles de finir la soirée tous les deux et se retrouver, évidemment, à l’endroit où Miles avait hésité à lui demander de sortir avec, quand ils avaient été interrompu par Eli, après avoir aidé Fliss.

C’est beau comme tout, ça finit donc par la promesse d’un rencard entre Miles et Cara ; alors que Jaya et Rakesh filent le parfait amour, et alors qu’Aiden et Vivian sont tout heureux aussi. Tout ça rend l’intrigue d’Andrew et Arthur particulièrement inutile quand même, mais bon. Rakesh apprend bien sûr qu’il a son job à New-York, et j’ai hâte qu’on sache de quoi il est question !

Le cliffhanger ? Cara débarque toute préparée pour son rencard avec Miles qui est fou amoureux d’elle déjà. C’est merveilleux comme fin ! Moi qui avais peur que ça traîne trop longtemps, finalement, je trouve qu’ils s’en sortent bien.

Saison 1

Charmed (2018) – S01E13

Épisode 13 – Manic Pixie Nightmare – 16/20
Je suis peut-être plus fatigué que d’habitude pour regarder cet épisode, ou peut-être pas. Une chose est sûre, j’ai eu du mal à rentrer dedans, peut-être aussi parce que je ne connaissais que peu le cliché utilisé comme démon pour cet épisode. Heureusement, la série reste excellente dans le développement de ses intrigues malgré tout, parce que sinon, j’aurais eu l’air fin à ne pas aimer un épisode !

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Let’s just join our hands and SIIIIIIIIIIING

Eh bah, quelle galère de voir cet épisode, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais il m’a fallu un temps fou pour le trouver. Et on commence en plein dans les années 90, je crois, ce qui nous est indiqué par la musique et le look de nos héros… qui se suicident en fait bien en 2019. C’est en tout cas un suicide tout ce qu’il y a plus de magique.

Pendant ce temps, le porche des sœurs a encore grandi ! Parker y vient faire un tour pour inviter Maggie à l’enterrement du double suicide, parce qu’il soupçonne lui aussi que la magie l’explique. Harry les espionne et missionne aussitôt Maggie sur l’affaire, parce qu’il pense lui aussi que la piste pourrait être sérieuse.

En parallèle, Macy continue de bosser avec la mère de Parker pour lui trouver un remède. Ouep, elles sont bien passées d’ennemies à meilleures amies en l’espace d’un instant, et ça intrigue le copain de Macy, évidemment.

Mel ? Elle passe la nuit chez Jada, et c’est présenté de manière super subtile quand elle lui demande sa brosse à dents ou quand Maggie lit ses pensées en arrivant à l’enterrement des suicidés. Maggie y traîne en effet Harry et ses sœurs, avant d’être surprise de voir Parker y être présent. Ce n’est pas comme s’il l’avait invitée, quoi. De toute manière, elle n’a pas envie de finir en couple avec, parce qu’elle se rappelle trop qu’il l’a fait sentir comme de la merde. Merveilleux.

Durant cette cérémonie qui n’est pas tant un enterrement qu’un hommage, Mel interroge une étudiante qui connaissant le couple de morts, et elle tente vraiment d’avoir autant d’informations que possible. C’est plutôt drôle à voir, que ce soit Mel ou ses sœurs : elles interrogent tout un tas de hipsters tous plus clichés les uns que les autres franchement. Et puis c’est tellement volontairement mal joué de la part de Maggie, j’adore. Le souci, c’est que le seul vrai témoin qu’elles trouvent, Noah, est retrouvé par « Chloé », la nana suicidée du début d’épisode.

Il s’avère en fait qu’elle est une lutin, rien que ça, ce qui explique les paillettes autour d’elle depuis le début d’épisode. Lutin ? C’est plus compliqué que ça : elle est une « manic pixie dream girl », un cliché de film donc ; une femme qui n’est là que pour assouvir les fantasmes des hommes et les revaloriser.

Forcément, la série ne peut qu’utiliser ce cliché pour mieux le détourner : les sœurs se demandent bien pourquoi elle est devenue si méchante avec les hommes qu’elle drague là où elle devrait pourtant les valoriser.

Le plus drôle dans l’affaire ? Son pouvoir affecte toutes les jeunes et belles personnes, mais ni les sorcières, ni les démons. Pas de chance pour Harry, il n’est ni l’un ni l’autre. Quant aux sorcières, elles ont assez de paillettes comme ça sur les paupières de toute manière. Les sorcières font la liste des possibles victimes de Chloé par la suite, et elles constatent bien évidemment que Parker est sur celle-ci.

Comme il est moitié démon, elles l’espèrent malgré tout immunisé… mais ce n’est pas le cas évidemment, puisque le traitement de sa mère fonctionne. Bon, en attendant de s’en rendre compte, elles sauvent un certain Zack, qui n’est autre que Todd de The Magicians. C’était sympa de le voir dans un nouveau rôle, même si ça ne le changeait pas beaucoup, je trouve.

Maggie retrouve ensuite Parker, complétement perché et high à la paillette de lutin. On s’amuse bien, jusqu’à ce qu’il manque de se tuer et ne se soit sauvé de justesse par Maggie. Grâce à ses pouvoirs, elle parvient à avoir assez de bonne influence pour le sortir de sa possession… mais moi, je me demande surtout comment il a pu survivre si longtemps sans que personne ne remarque qu’il sautillait comme un enfant ou sans voir que lui et Maggie ont fini au sol.

Ah et sinon, Jada propose à Mel de revenir la voir de manière urgente… pour lui proposer de rencontrer ses parents. HEIN ? J’ai raté des choses dans cette relation, ce n’est pas possible, si ? Ca va drôlement vite dans le monde des sorcières.

Macy reçoit quant à elle une visite surprise de Galvin pour l’aider dans son affaire, et pour parler à sa grand-mère en utilisant… Mama Roz. Macy n’est que moyennement convaincue par l’idée, mais elle se laisse embarquer par Galvin malgré tout. La séance d’exorcisme avec Mama Roz s’avère heureusement assez efficace, et la grand-mère prend possession du corps de Mama Roz. Elle se met alors à parler une autre langue, qui s’est avéré, soi-disant, être du français.

Je veux bien qu’il y ait un accent et quelques changements avec le parler créole, mais là quand même, heureusement qu’il y avait des sous-titres anglais pour m’aider à tout comprendre. Bon, Macy ne comprend rien de ce qu’il se passe, elle, mais la grand-mère n’apprécie pas du tout la présence de Macy dans la pièce, puisqu’elle est l’ibi pouvant tuer son petit-fils.

Elle le possède alors, pour lui parler dans une sorte de rêve où elle lui révèle la solution pour sortir Macy de son embarras magique : il doit partir en voyage pour trouver des réponses, mais je dois dire que ce bout d’intrigue m’a échappé. Est-ce que je peux accuser la fatigue de la journée de m’avoir fait passer à côté d’un bout de l’épisode ?

C’est en tout cas un épisode qui est à fond dans le français, parce que les filles trouvent ensuite un moyen de piéger Chloe et ça se fait sur un montage musical en français. C’était super sympa à voir en tout cas, parce que pour l’attirer, les filles et Harry doivent rire bêtement, et c’est communicatif. Ca l’est encore plus quand Harry est contaminé par la présence du lutin et décide de voler le Livre des Ombres pour Chloe.

Cela a moins d’impact que dans la série originale, parce que le Livre n’est vraiment qu’accessoire dans la série depuis son commencement, mais tout de même, elles ont perdu leur Harry ! Les filles comprennent heureusement, grâce au livre sur les lutins appartenant à Harry, que Chloe n’est plus si gentille depuis qu’elle a perdu son cœur, désormais en possession de… Zack, évidemment. Forcément, je me doutais qu’un acteur un peu plus expérimenté n’avait pas été casté juste pour être le figurant qui se fait figer. Et puis, comme on avait insisté sur son étrange collier, fallait bien que ça prenne sens à un moment ou l’autre.

Le collier était donc le cœur de Chloe, et Zack voulait juste devenir célèbre et se servir de la magie de la lutin pour cela. C’est franchement pas le meilleur des méchants de la série avec des motivations aussi nazes. Les sœurs auront vite fait le dégommer. Parker décide en tout cas de venir en aide aux sorcières, et il peut le faire parce qu’il a récupéré ses pouvoirs : il n’hésite pas, par exemple, à désactiver l’alarme du bâtiment dans lequel est Zack pour qu’elles puissent s’attaquer à lui et venir en aide à Chloe.

Le problème ? Les filles ont immunisé Zack en le protégeant de la lutin dont il n’avait pas besoin d’être protégé. Elles sont alors forcées de se séparer : Mel s’attaque à Zack pour récupérer le cœur de Chloe, gardé en collier autour du cou de Zack ; Macy s’attaque à Chloe pour la contenir et Maggie et Parker essayent de récupérer le livre, tout en rappelant à Harry qui il est véritablement.

Le plan fonctionne bien rapidement : Mel récupère le cœur et Chloe redevient gentille. C’est plutôt marrant à voir, même si elle finit par faire de la peine à révéler qu’elle était manipulée depuis le départ par des hommes blancs à l’égo fragile. Un classique de la série, quoi. Et Zack le joue bien. Mel l’envoie directement au commissariat celui-ci, en utilisant un sort de Jada qui permet de lui faire dire toute la vérité, rien que la vérité. C’était rapide, ça, mais ça révèle au moins à Maggie et Macy que Mel est de plus en plus impliquée dans le délire des Arcanas.

Quant à cet épisode, il se fait un plaisir évident à défoncer les hommes, et particulièrement les nice white guys. C’est sans surprise avec cette mouture de Charmed qui n’en est pas à son coup d’essai. À vrai dire, c’est même plutôt bien réussi puisque les hommes autour de Chloe était tous ambitieux sans raison et tourné en ridicule, là où elle était hyper bien construite et loin d’être ridicule, alors que le rôle aurait voulu ça pour elle. C’est bien joué de la part des scénaristes, mais… ben quand on ne connaît pas à l’avance le rôle de la « manic pixie dream girl », on passe trop à côté de l’épisode qui n’explicite jamais vraiment tout ça. Heureusement, Google n’était pas trop loin.

Dernier point que j’ai trouvé dommage dans tout ça : les sœurs sauvent Chloe, évidemment, et lui font un peu trop la leçon à mon goût, à lui conseiller de s’allier à d’autres pixie dream girl pour ne plus se faire avoir à nouveau. Euh, bon, c’est une créature censée exister depuis des années, c’est n’importe quoi ce conseil ; d’où elles sortent les sœurs pour se permettre une telle posture d’autorité ? C’était bizarre non ?

Le lendemain, il est révélé que Parker a gardé le chien que Chloe lui avait donné, et il a clairement tout ce qu’il faut pour draguer Maggie à partir de là. Enfin, ce pauvre chien se retrouve coincé entre eux deux pour le baiser, et c’était tout gênant à voir, et encore plus quand le chien s’est mis à lécher le visage de l’actrice qui ne savait plus où se mettre. Oui, pardon, je passe à côté de l’essentiel : Parker et Maggie sont de nouveau en couple ! Heureusement que Macy insiste sur l’idée pour que je capte que c’est important à écrire noir sur blanc.

Cependant, il y a encore plus important en fin d’épisode : Macy décide en effet de craquer et de donner sa virginité à Galvin. La scène était super choupie, avec un très bon jeu de regard. Je trouve ça bien, ce genre de scène pour les débuts d’un couple. En plus, Galvin est prêt à beaucoup pour elle, ça rend le personnage beaucoup plus intéressant qu’à ses débuts.

Quant à Mel, elle pense être prête à rencontrer les parents de Jada et lui assure qu’elle n’a rien à craindre d’eux. Le seul ennui, c’est qu’il y a un van qui débarque à ce moment-là avec des hommes armés d’arbalètes. Et ils s’attaquent à Jada, évidemment, sans que Mel ne prenne le temps de les figer. Tu parles d’une sorcière ! Et… Tu parles d’un cliffhanger ?! La conclusion de l’épisode était sacrément précipitée cette semaine, je trouve.

Bon, et sinon, je ne sais pas ce qu’il s’est passé derrière la caméra dans cet épisode, mais j’ai adoré la manière dont il était filmé : les grands angles, les mouvements de caméra, on sent qu’ils se sont fait plaisir.

> Saison 1

The Haunting of Hill House – S01E08-10

Épisode 8 – Witness Marks – 18/20
Ah voilà, je retrouve la série qui m’a passionné il y a quelques semaines avec cet épisode. Les réponses continuent de tomber au goutte à goutte, mais cette fois, il n’est plus question de perdre du temps : la fin de saison approche et les personnages sont tous plus passionnants les uns que les autres grâce à un paquet de névroses pas facile à bien cerner. Bref, un très bon épisode, quoi.

Saison 1


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Just take the fucking candy and go.

La série reprend pour cet épisode par un flashback de Steve et Leigh chez le médecin, cherchant un moyen de concevoir un bébé. Le problème, c’est que Leigh est bien plus motivée que Steve apparemment, et qu’ils ont un sacré nombre de problèmes de couple. Steve est plus fasciné par une forme de femme l’observant à travers une vitre floue que par les nombreux tests à passer. Et puis, il avoue avoir éjaculé sans sa femme, aussi. C’est mal barré pour le couple.

Shirley appelle sa banque pour bloquer sa carte de crédit, mais Theo s’inquiète surtout que Luke puisse envisager le suicide, et elle sait de quoi elle parle puisque c’est son métier. Bon, elle en veut aussi à son père de ne pas parler de ce qu’ils ont vu. Bien.

Hugh et Steve se trouvent ensuite coincés dans la même voiture à chercher une trace de Luke en ville, dans les squats réputés pour leur accès facile à la drogue. Cela les force à se parler, et Hugh insiste pour parler du mariage battant de l’aile de son fils. Angoisse. Il lui explique que lui aussi a eu ses doutes quand Steve était encore enfant et Shirley n’était pas encore née. C’est un moment père/fils intéressant, mais je dois reconnaître que ce n’est pas pour ce genre de scène que je suis devant la série.

Steve finit par reprocher à son père de l’avoir abandonné quand il était enfant, et c’est plutôt pas mal ça pour le coup : il y a des histoires de famille qui continuent d’avoir besoin d’être explorées dans tout ça. On apprend en tout cas que la mère a fini rouée de coups avant de passer par-dessus la balustrade de la maison. Hmm.

De son côté, Shirley regarde son mari partir faire la tournée d’Halloween avec leurs enfants, et elle est sacrément douée pour ignorer celui-ci qui tente de lui dire avec insistance qu’il l’aime. Je l’aime beaucoup, mais la pauvre va encore avoir une sacrée soirée pour elle. En effet, elle nettoie les dégâts de la maquette et entend sonner à la porte, puis elle entend frapper.

Le problème, c’est qu’il n’y a personne derrière la porte quand elle y laisse des bonbons, et qu’assez vite, le tout prend des allures sacrément angoissantes. C’est insidieux : des coups frappés à la porte, puis à la fenêtre, juste ce qu’il faut pour virer dingue quand elle ne voit personne. Oh, bien sûr, elle finit par tomber sur Theo qui voulait juste venir s’excuser.

Les deux femmes en viennent rapidement aux mains et, alors que Shirley voulait virer sa sœur de la barraque, elles sont interrompues à nouveau par de nombreux coups, malgré l’absence de qui que ce soit. Loin d’être leur seul souci, cette drôle de malédiction s’accompagne d’une bien mauvaise nouvelle : Luke utilise la carte bleue de sa sœur dans une station-service en direction de… la maison. Evidemment.

Hugh demande à sa fille de ne pas s’y rendre, mais il souhaite s’y rendre avec Steve, toujours aussi sceptique sur la malédiction. Pour lui, ils ont tous une même maladie mentale et c’est pour cela qu’il a eu une vasectomie. Ah oui, ils pouvaient essayer un bon moment d’avoir des enfants après ça… Quel connard ! On a beau essayé de nous le faire passer pour un gentil ayant pris des décisions difficiles, il a surtout passé sa vie à mentir à Leigh, quoi.

Bon, dans tout ça, ils arrivent rapidement à la station-service où Hugh apprend que son autre fils a en fait l’intention de brûler la maison. Et cette fois, il est carrément flippé, bien plus que lorsqu’il pensait que son fils allait juste se suicider. C’est super rassurant, tout ça. Hugh commence alors à expliquer à son fils tout un tas de choses qui ressemblent fort à des réponses… mais avant ça, il faut en revenir aux flashbacks.

En flashback, on reprend sur les nombreux travaux de la maison et sur Steve trouvant sa mère qui parle seule dans la chambre des jumeaux. C’est mauvais signe tout ça. Il décide malgré tout d’aller jouer eux jeux vidéos, parce qu’il reste un gamin après tout, le tout en passant devant un homme réparant une horloge. Il finit par trouver une commode qu’il veut redécorer pour sa mère, et il en parle à Mrs Dudley qui le garde.

Elle lui parle donc de la propriétaire de la commode, Poppy Hill, une jeune femme charmante mais cliniquement folle. Du coup, le laisser redécorer tout ça tout seul ne paraît pas être la meilleure des idées dans la barraque, mais bon. Il le fait et une fois qu’il l’offre à sa mère, celle-ci pète un câble alors qu’elle se disait ravi, préférant exploser le miroir de la commode à la main que d’en profiter comme n’importe qui.

Bien sûr, Steven adulte, dans le présent, prétend qu’il s’agit là d’une crise de folie de sa mère… mais Hugh lui apprend alors qu’il n’y a jamais eu personne pour réparer l’horloge, pas plus qu’il n’avait construit une cabane dans le jardin pour Luke… Nope, Steven a halluciné tout ça et il faut qu’il en prenne conscience, car la maison est dangereuse pour lui, comme pour tous les autres.

Oui, et évidemment, comme Steven le souligne, Theo et Shirley ne restent pas en place non plus. À la place, elles se rendent vers la maison tout en discutant de ce que Theo a vu, et surtout de ce qu’elle a ressenti. Elles sont interrompues toutefois par le fantôme de Nell qui m’a bien fait sursauter en surgissant de nulle part pour hurler entre elles deux.

On frôle l’accident pour les deux sœurs, mais ça permet à Theo de craquer totalement et de révéler à quel point elle est bonne actrice. Ainsi donc, quand elle a touché Nell, elle n’a plus rien ressenti d’autre que du vide, le néant, et ça pour tout l’épisode qui a suivi. Effectivement, elle a couché avec sa nana du moment et passé le reste du temps à boire, alors ça se tient qu’elle dise ne plus rien sentir.

Et une fois dans le noir à ne plus rien sentir, il n’est pas étonnant qu’elle se retrouve à tenter d’embrasser son beau-frère, qui était sa seule lueur d’espoir dans ce monde de néant. Cette fois, Shirley l’écoute et accepte de la croire, étant même touchée par la panique qui émerge de sa sœur. Ce n’est pas rien ce qui est en train de se passer, effectivement. Finalement, les deux sœurs se dirigent à nouveau vers la voiture comme si de rien n’était…

Luke ? Il arrive bien à la maison et fait en sorte de la détruire en l’aspergeant d’essence, mais quand il y met le feu… rien ne se passe. Sa mère lui apparaît alors, lui tendant la main et alors qu’il commence à être fasciné par sa présence, un autre fantôme surgit derrière lui et lui attrape le visage. Gloups, comme dirait l’autre.


Épisode 9 – Screaming Meemies – 18/20
Les réponses soulèvent tout un tas de questions, mais cet épisode finit par apporter plus de pièces du puzzle que je ne pensais. Je suis intrigué d’enchaîner avec le dernier après celui-ci, mais j’ai l’impression de déjà mieux comprendre les épisodes précédents. L’écriture de cette série est une vraie réussite en tout cas, j’adore !

Saison 1


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But are we safe with you mommy ?

Le flashback de début d’épisode reprend avant la tempête avec la mère endormie avec ses enfants sur elle. Et elle ne sent même pas quand son mari prend Steven dans les bras. Après la tempête, Olivia se retrouve à nettoyer le couloir avec Mrs Dudley, et elle lui raconte sa vie. C’est l’occasion d’apprendre qu’elle a perdu son père quand elle était jeune, et qu’elle n’a pas pleuré avant quelques jours. Quand elle a enfin craqué ? Elle s’est retrouvée au milieu d’une tempête : d’abord la pluie, puis la grêle et enfin des pierres.

Bref, elle est traumatisée par les tempêtes, et la Mrs Dudley est super rassurante à parler de l’Apocalypse pour faire une comparaison avec la pluie de pierres de l’enfance d’Olivia. Une fois de plus, on sent bien qu’on avance sans trop savoir comment ni pourquoi, mais il est intéressant d’avoir Olivia qui nous explique sa culpabilité d’enfant d’avoir provoqué cette tempête.

Elle s’isole ensuite pour lire et enchaîne bien évidemment avec une migraine. Elle se rend donc prendre de l’aspirine, passant au passage devant l’horloger fantôme et se retrouvant face à ses enfants se disputant, parce que Luke veut prendre les vêtements de Shirley pour son amie « imaginaire ». C’est gênant comme tout, mais Olivia a trop mal à la tête pour s’en occuper.

Quand elle remonte dans la pièce où elle lit, c’est pour mieux se retrouver dans le funérarium de Shirley et y découvrir le corps de Nellie adulte, puis celui de Luke, au sol. Oh. Luke est donc bien mort ? En tout cas, Nellie se relève et pleure en suppliant sa mère de l’aider. Olivia tombe et… se réveille.

La nuit, elle raconte tout à son mari avant de se coucher, et celui-ci culpabilise encore d’avoir foutu sa main dans un ventilateur. Cette série est quand même drôlement bien foutue et l’intrigue en cercle qui est train de s’écrire là est géniale. Et je crois bien qu’il s’agit de la dernière nuit dans la barraque en plus.

Olivia s’y réveille et y voit une fille dans l’encadrure de sa porte. Comme elle n’arrive pas à réveiller Hugh, elle s’aventure seule dans le couloir, pour mieux tomber sur Poppy quand elle se retourne vers Hugh. Celle-ci emmène finalement Olivia dans sa pièce à lire, pour mieux parler de ses souvenirs de la pièce dont elle avait fait une nursery. Et elle est aussi cinglée que ce qu’on nous avait promis : elle raconte la mort de sa fille, dont elle avait rêvé, et celle de son fils, passant une petite paralysie. L’actrice est brillante pour raconter ce cauchemar…

On comprend ensuite qu’il s’agit de la même femme fantôme que celle qui s’est attaquée à Luke. Un coup jeune, un coup vieille et en décomposition ? C’est magnifique. Poppy affirme ainsi à Olivia qu’il faut qu’elle garde ses enfants en sécurité ; et qu’en cas de cauchemar, il faut les réveiller. Pour ça, elle lui confie un secret, un secret qui réveille Olivia, tournevis en main, prête à tuer Hugh.

L’intrigue se recoupe de plus en plus, mais ce n’est pas pour autant que c’est super clair. Les migraines continuent pour Olivia en plus, et il y  a tellement de monde dans la barraque qu’on ne sait pas bien qui est réel et qui est halluciné. La nuit suivante, les jumeaux racontent leur crainte de faire des cauchemars de psychopathes, craignant que leur mère ne les envoie dans le noir où ils sont bon à mourir. Ouep, Nellie comme Luke ont vu leur futur et accusent leur mère, mais bien sûr tout ça mène à Steven surprenant sa mère debout dans la chambre vide des jumeaux, comme dans l’épisode précédent. Bizarre, vous avez dit bizarre ?

Olivia se planque ensuite dans la maison et est retrouvée par Mrs Dudley qu’on compare tout aussi bizarrement à un ange. Si elle révèle la surprise à venir de Steven, elle demande aussi à Olivia de ne pas laisser le monde lui dicter sa conduite : si elle craint le pire pour ses enfants, elle doit se faire confiance.

Elle révèle ensuite qu’elle ne met plus les pieds dans la barraque la nuit et qu’elle sait que la maison est « spéciale », différente durant la nuit. Clara encourage ensuite Olivia à s’enfuir de la maison, pensant que c’est une bonne chose d’aller chez Janet dès le lundi suivant. Et quand Steven lui offre la commode ? Elle voit dans le miroir non seulement elle, mais aussi Nellie et Luke adultes, morts.

Pauvre Steven : il voit donc son père se mettre la main dans un ventilateur et sa mère se l’exploser contre un miroir ? Pas étonnant qu’il finisse psychopathe. En tout cas, c’est intrigant tout ça, et ça laisse Olivia complétement perdue. La nuit suivante, elle révèle à Hugh qu’elle est terrifiée, et qu’elle a notamment peur que quelque chose ne tourne pas rond chez elle. Oups. Elle décide donc de s’enfuir dès le lendemain de la maison… mais elle aurait mieux fait de le faire immédiatement, je sens.

Annoncer son départ d’une maison hantée ? Je ne sais pas, ça ne me paraît pas un bon plan. Pourtant, elle réussit à le faire, autorisant Luke à inviter Abigail à dormir dans sa chambre. Pas la meilleure des idées, ça, Olivia. Elle laisse donc Hugh seul avec la maison et les cinq enfants, et… s’exile dans un motel ? Elle ment même et dit qu’elle est chez Janet, alors que c’est faut et que Hugh a plein d’autres problèmes à régler, notamment celui du mur toujours aussi humide.

La nuit suivante, Olivia retourne donc dans la maison et surprend son mari endormi sur le canapé, probablement épuisé par sa journée. Oh la la, là encore, on dirait bien qu’on se dirige vers la dernière nuit de la maison. Il faudra bien qu’on la voit à un moment ou un autre de toute manière.

Olivia se dirige donc vers la cave avec la mort au rat, alors que Shirley se réveille et descend vers la cuisine. Elle y trouve sa mère en train de se servir de la mort au rat dans un service à thé qu’elle amène auprès des jumeaux. Et ceux-ci… dorment avec Abigail, qu’Olivia voit cette fois. Elle emmène donc les enfants dans la pièce rouge avec son service à thé pour une fête surprise où elle compte bien leur servir la mort aux rats ; le tout pour s’assurer qu’ils sont en sécurité pour toujours.

Hum. On a connu mieux comme sécurité. Heureusement, Shirley réveille son père à temps pour lui raconter qu’elle a croisé Olivia. Hugh trouve la mort aux rats dans la cuisine et cherche aussitôt à retrouver ses enfants au plus vite. Il le fait juste à temps, alors qu’Abigail a bu la mort aux rats et est déjà en train de mourir. Il renverse au plus vite le thé des jumeaux, et il se retrouve à assommer sa femme, bien malgré lui.

C’est alors qu’il évacue tous les enfants un à un pour quitter la maison et laisser derrière lui sa femme, parce qu’il ne sait comment la récupérer. Au passage, il voit une bonne armée de fantômes (mais qui sont-ils tous ?) et Luke aperçoit bien Abigail aux fenêtres de la maison, alors même qu’Olivia l’a tué. L’idée de Poppy est simple : la vie tue les enfants quand ils vieillissent, alors il faut les tuer pour les réveiller de ce cauchemar. Moui.

L’angoisse est réelle pour Olivia qui ne sait plus qui croire, et tout est super bien écrit. La cohérence de la série est parfaite : Olivia est donc à deux doigts de surprendre Hugh et Steven quand ils sont sur le point de s’enfuir, poussée qu’elle est par Poppy. Oui, mais la malade de l’autre chambre, celle qu’entend Luke, lui explique que Poppy ment, laissant pile le temps à Hugh de s’enfuir avec les enfants.

Toujours poussée par la voix de Poppy, Olivia envisage ensuite le suicide, après avoir vu le cadavre d’Abigail et son fantôme avec sa mère. Elle se suicide pour mieux se réveiller et retrouver ses enfants. Quelle angoisse.

La fin d’épisode ? Elle voit la famille arriver dans la maison pour la première fois. Tout le monde est absolument ravi d’être là, à l’exception de Theo qui a déjà froid. Et Olivia laisse Hugh gérer toute l’excitation familiale.


Épisode 10 – Silence Lay Steadily – 18/20
Jolie conclusion pour la saison 1 qui voit se terminer définitivement l’intrigue de Hill House. Cet épisode boucle la boucle, d’une certaine manière, mais ils gardent tout de même une grande part de mystère là où j’aurais aimé le voir tout résoudre. Il n’empêche que malgré quelques facilités, la série accomplit de jolies prouesses en seulement dix épisodes. Ca valait le détour !

Saison 1


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The rest is confettis.

Une heure dix pour tout conclure ? Je ne sais pas si ça peut être suffisant franchement, surtout que ça reprend encore par un flashback qui voit Shirley et Nellie essayer d’ouvrir la fameuse porte rouge. Alors qu’elle essaye d’actionner la poignée… celle de la pièce dans laquelle est Theo se met à bouger. Oh la ! Le mix de ces deux flashbacks que l’on avait déjà vu fonctionne grave bien, mais il pose tout de même un tas de questions.

La suite de l’épisode voit Steven se remettre à écrire chez lui, la suite de son roman Hill House. Il est rejoint par une Leigh enceinte jusqu’au cou de… leur petite fille, qu’ils vont appeler Eleanor, comme Nellie. On est dans le futur, donc, et Steven a survécu à l’étrange nuit d’Halloween, qu’il raconte dans son roman. Je n’en dirais pas autant de Hugh, cela dit.

Nous revoilà donc en pleine nuit d’Halloween : Hugh et Steven arrivent dans la maison, où ils tombent sur Abigail, assise dans l’escalier. Steven aperçoit aussi le fantôme du géant avec sa canne et son chapeau, et celui-ci est intrigué par la présence de Steven, qui ne le regarde pas, sur ordre de son père. Les deux grimpent donc l’escalier interminable qui mène à la porte rouge, qui ne s’ouvre que pour Steven, révélant Luke, en vie. Steven s’y précipite et…

On revient dans le futur où Steven avoue à Leigh ne pas se souvenir ce qu’il s’est passé ensuite. Il ne se souvient pas de la mort de Luke, pas plus qu’il ne se souvient être revenue auprès de Leigh… Tout ça le mène donc au pire des cauchemars, où Leigh lui reproche d’être un parasite qui mange tout, exactement comme leur future fille. Et juste comme ça, elle se transforme en cadavre devant un Steven impuissant, en plein cauchemar. Forcément.

Il se réveille dans la pièce rouge, où Luke est en pleine overdose et où il retrouve aussi ses deux sœurs inconscientes. Oh, cet épisode va être un Enfer à comprendre, je sens. On revient en effet en arrière pour découvrir Luke en train d’essayer de foutre le feu sans y parvenir.

Il se retrouve donc lui aussi en plein rêve/cauchemar : il tombe sur sa petite amie droguée alors qu’il est au téléphone avec le centre, le coup de téléphone qui lui apprend l’arrivée de Steve au centre… Oui, il est dans une rêverie complétement cinglée où Joey est bien rassurante et finit par se droguer devant lui… pour mieux qu’il réalise qu’il est celui en train de se droguer. Tout cela n’a aucun sens, mais il finit par voir les yeux de Joey couler et se réveiller dans la pièce rouge, où il est rejoint par Steven. Le fantôme de Poppy touche alors le front de Steven, qui s’écroule au sol.

La porte se referme et Hugh essaye de rentrer, pour mieux être attaqué par une sorte de virus noir qui s’étale le long de sa main et de son corps. Avant de tomber inconscient, il peut toutefois entendre les filles arriver ; et il n’hésite pas à les appeler. Oh… Fuyez la maison. En chemin, Shirley est détournée par la vision d’un homme à un piano, homme qu’elle a déjà aperçu chez elle…

Elle se retrouve aussitôt dans un bar où l’on voit James Lafferty, car c’est bien lui, la draguer avec un verre offert. En échange, elle lui offre de la nourriture. Ils passent pas mal de temps à bavarder, jusqu’à la fermeture du bar, en fait, où elle se rend compte qu’il a une bague lui aussi. Elle refuse donc ses avances… enfin, c’est ce qu’on croit. Finalement, il revient pour lui dire qu’elle ne l’a pas rejeté. Oh, non, comme il était marié, il avait autant à perdre qu’elle, alors elle a couché avec. Merveilleux. La culpabilité lui fait donc voir tout ça, avant qu’elle n’hallucine sa propre cérémonie d’enterrement et ne voit son propre corps décédé.

C’était plutôt pas mal dans la manière dont c’était écrit et joué, franchement, avec notamment le mari de Shirley analysant sa peur qu’il ne découvre sa trahison à elle. C’était bien foutu et ça mène au réveil de Shirley, grâce à Nellie, dans la pièce rouge où Luke est en train de mourir, avec Steven qui veut le ranimer et affirme que ce n’est pas un rêve. Shirley se précipite donc pour l’aider, sans tenir compte de Theo dans un coin de la pièce elle aussi.

Theo ? Elle monte l’escalier, trouve son père et se fait attaquer elle aussi par Poppy. Elle se retrouve donc dans son propre rêve où elle parle avec Trish d’une bêtise faite enfant ; avec sa mère lui donnant la fessée en représailles. J’aurais aimé que sa partie soit aussi intéressante car j’adore l’actrice, mais la vérité, c’est que c’était drôlement bavard pour pas grand-chose. Enfin bon, Trish finit par la faire taire pour s’occuper d’elle, alors que des mains de cadavres interrompent toute cette partie sexuelle entre elles. Nell aussi débarque, et elle aide Theo à se réveiller…

Celle-ci se réveille donc pour mieux assister au décès de Luke, que Shirley et Steven ne parviennent pas à réveiller. Quelle angoisse ! Luke se réveille alors auprès de sa mère, de Nell enfant et d’Abigail, toutes les trois étant autour d’une table pour prendre le thé. La mère est tout heureuse de retrouver son fils et elle lui propose de porter un chapeau, le fameux chapeau.

Nell lui conseille de s’enfuir alors que la mère veut qu’il reste, et c’est super triste de voir Olivia lui dire qu’il est réveillé quand il lui demande. Par chance, il écoute surtout Nell enfant et finit par tomber sur Nell adulte qui le ramène à la vie. Oui, il se réveille auprès de Shirley, Steven et Theo, juste à temps pour leur dire qu’elle l’a sauvé.

Il pointe du doigt une Nell adulte qui est là et qui leur explique que le temps n’est pas une ligne droite, mais plutôt de la pluie, de la neige, des confettis. Et ils ont tous été dans la pièce rouge plusieurs fois selon elle, même si aucun ne s’en souvient. Selon elle, cette pièce est l’estomac de la maison : pour chacun, elle représentait quelque chose de différent. Théo y voyait une pièce à danser, Steve une pièce à jeux vidéos, Nell une pièce à jouer, Shirley une pièce de famille, Luke une cabane et Olivia une pièce à lire. Voilà donc ce qu’il en était de cette pièce mystérieuse : elle était là depuis le début.

Tout le monde s’excuse auprès de Nell, parce qu’ils ont tous des choses à se reprocher vis-à-vis d’elle, mais elle leur dit être amoureuse de chacun d’eux. C’est beau comme tout, et elle leur assure qu’elle est comme des confettis pour eux, qu’elle est donc toujours là pour eux. C’est… perché. Et ça ne répond pas à toutes les questions.

Pour ça, il faut se concentrer sur le réveil de Hugh, de l’autre côté de la porte. Il tombe sur le fantôme cadavérique de Poppy, qui lui raconte les morts successives de la maison avant d’être interrompue par Olivia qui refuse de la voir s’en prendre à son mari. Bien, admettons. Elle lui reproche toutefois de l’avoir oubliée et d’être restée loin de la maison, et elle confirme que ce n’était pas elle qui lui parlait dans les épisodes précédents.

Le vrai problème, c’est surtout qu’elle est ravie d’être morte Olivia, parce qu’elle n’a plus de douleur. Par conséquent, elle lui en veut d’avoir emmené les enfants loin de la maison, où ils ont souffert à cause de lui. Elle ne veut plus les laisser partir, parce qu’elle ne veut pas qu’ils souffrent et vivent, parce que la vie est cauchemardesque. Elle est perchée la Olivia. Hugh lui demande malgré tout d’ouvrir la porte rouge et de laisser les enfants s’enfuir, parce qu’ils ont besoin de vivre et qu’en tant que parents, ils ne veulent pas voir mourir leurs enfants.

C’est efficace : Hugh finit par ouvrir la porte et les enfants peuvent sortir de la pièce rouge. Ils emmènent au plus vite Luke hors de la pièce, et Shirley et Theo sont chargées de l’emmener à l’hôpital. Hugh et Steven ? Ils restent en arrière parce qu’ils n’ont pas fini le travail évidemment. Ils restent des choses à faire. Plein.

Ils rentrent dans la maison pour voir le jeune Hugh y pénétrer de nouveau et trouver le cadavre de sa femme, qu’il pleure. Les Dudley sont là eux aussi, parce qu’ils sont à la recherche de leur petite fille, Abigail, pas si imaginaire que ça. C’est triste comme tout. Oh, ils retrouvent bien leur fille, mais c’est un cadavre…

Le jeune Hugh veut détruire la maison, mais les Dudley le refusent : leurs deux filles sont encore là, des fantômes qui peuvent encore leur parler. Plutôt que de détruire la maison et laisser d’autres innocents tomber dans son piège, les Dudley demandent donc à Hugh de garder la maison, de ne jamais la vendre, et d’empêcher d’autres innocents de s’y rendre. Quant à Abigail, ils l’enterrent eux-mêmes, car personne d’autre n’était au courant de son existence.

C’est violent tout ça, mais ça n’est pas encore tout à fait fini : la promesse faite par Hugh doit être tenue à présent par Steven qui, en sortant de la maison avec Luke et les filles, a aperçu… le cadavre de son père. Eh oui, Hugh est mort dans la maison, il reste donc dans la pièce rouge avec Nell et Olivia. Et la porte se referme sur eux pour un Steven qui se retrouve propriétaire d’une bien horrible maison. Horrible, certes, mais quand même pleine d’amour. D’amour et de secrets que je reste frustré de ne pas connaître alors que touts les fantômes regardent Steven partir une dernière fois de la maison.

Il se rend alors à l’hôpital où Luke se réveille, puis chez lui où il demande à Leigh de le récupérer, parce qu’il a pris conscience des fantômes qui vivaient avec lui. De son côté, Shirley décide de dire toute la vérité à son mari aussi. Theo ? Elle déménage, mais avec l’aide de Trish. Et elle abandonne aussi ses gants derrière elle.

Oh, et l’on voit aussi Clara demander à mourir dans la maison Hill, pour retrouver le fantôme de ses filles. C’est une fin toute jolie pour eux, comme pour la famille qui célèbre les deux ans de sobriété de Luke.

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EN BREF – La série est très clairement à la hauteur de toutes les attentes que Twitter avait su générer en moi. Je m’attendais certes à ce qu’elle soit un peu plus horrifique que ça, mais ça marche merveilleusement comme intrigue. J’aurais aimé aussi plus de réponses parce que le dernier épisode, tout aussi poétique soit-il, n’apporte pas toutes les réponses. Dans l’ensemble, l’intrigue est toutefois bouclée et ça ne m’étonne pas que la saison 2 se concentre à présent sur une nouvelle histoire de maison hantée.

Il faudra voir ce que vaut le format d’anthologie pour une série comme celle-ci, mais cette saison 1 possède d’excellents épisodes. Je ne suis pas prêt d’oublier les deux meilleurs, en milieu de saison, parce qu’ils étaient de véritables prouesses d’écriture et de jeux d’acteurs. Bref, je suis fan tout simplement, et je lui pardonne ces quelques défauts, car c’était l’une des meilleures saisons de l’année 2018, tout simplement !

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Saison 1