Et si pour une fois, je publiais mon bilan du mois dès le 1er ? Après trois mois à être en retard, je me dis que c’est un peu une sorte de Mea culpa, vous voyez ? Et puis, comme je ne suis pas sûr non plus de faire un planning du mois – entre toutes les pauses et tous mes retards, et l’absence d’un planning de novembre…, le minimum était d’écrire au moins le bilan du mois de novembre. Je n’arrive pas à croire qu’on est déjà en décembre, mais au moins, j’ai un meilleur résultat que ces derniers mois du côté des séries terminées, en grande partie grâce à la dernière semaine du mois.
Allez, c’est parti pour le point sur les saisons terminées en novembre !
Séries renouvelées
Dix pour Cent (S03) – Ce fut expéditif, trois petites semaines et puis s’en va… Heureusement, ce fut carrément drôle. La saison a mis du temps à démarrer, parce que la première semaine m’a paru en-dessous de ce que j’en attendais. Heureusement, ils se sont vite rattrapés avec une mi-saison et une fin de saison hyper efficaces. Les répliques brillantes s’enchaînaient, le rythme était bon et même si c’était énorme et exagéré à plus d’un titre, l’intrigue de la saison était bien fluide. Du coup, c’était tout à fait à la hauteur de mes attentes et je suis impatient de découvrir la saison 4 ! Note moyenne : 17/20.
You (S01) – Premier gros coup de cœur de la saison 2018-19, cette série n’a jamais été décevante. Certes, sa crédibilité n’est pas géniale ; mais ses personnages sont fascinants, et surtout Joe. Si vous ne l’avez pas encore vue, je ne peux que vous encourager à la regarder. Je sais que la série a joué sur mes faiblesses avec une bonne dynamique entre les personnages et des portraits psychologiques bien fouillés, saupoudrés par une bonne dose de répliques sympas et un personnage de bitch comme je les adore. Par conséquent, il faut savoir que je survends cette série avant de la commencer… Mais bon, avec Netflix qui la diffusera en France d’ici une vingtaine de jours, j’espère vous avoir convaincu d’au moins lui laisser une chance, parce qu’elle est brillante. Note moyenne : 18/20.
The Purge (S01) – Techniquement, c’était mon deuxième gros coup de cœur de la saison, et vous allez me dire que je manque vraiment de partialité avec cet article qui ne fait que célébrer toutes les séries que je regarde. Pas de ma faute si novembre m’a fait dire au revoir à des saisons extrêmement réussies ! Enfin, si, un peu ma faute : je sélectionne et ne regarde plus que quelques séries en étant à jour, forcément que les meilleures en font partie. Bref, cette saison 1 a su reprendre l’univers mis en place par les films tout en l’étendant avec brio. Loin du format que j’aurais voulu (qui aurait été qu’un épisode = 1h), elle nous fait tout de même du très bon travail dans la construction des personnages. J’aurais aimé qu’elle fasse un tout petit peu plus peur, mais comme elle a réussi à me faire m’attacher à des personnages auxquels je ne voulais pas m’attacher, je pense qu’on peut dire que c’était une réussite. Et il y aura une deuxième saison aussi, donc c’est tout bon. Note moyenne : 18,5/20.
Puis peut-être que ça faisait peur quand même mais que je suis insensible ?
Voilà voilà. Un sacré mois de novembre, l’air de rien, avec trois coups de cœur terminés. Entre ça et toutes les séries qui sont en pause (ou partent en pause cette semaine), mon emploi du temps se libère donc de quelques heures qu’il va falloir que je consacre à quelques nombreux rattrapages de séries en cours de diffusion que j’ai mises de côté, un peu malgré moi. J’ai toujours le même problème : je n’ose pas me poser juste pour un épisode car je sais que je vais avoir envie de plus si j’ai plus à disposition. Cela n’a pas de sens, puisque j’y arrive bien quand c’est à la semaine. C’est comme ça, faut pas chercher. Promis, je tente de me soigner !
Épisode 10 – Bluebeard’s Castle – 20/20 Excellent épisode pour conclure une excellente saison. Que dire ? J’ai accroché dès le départ et ils ont réussi à me garder jusqu’au bout. Oui, bon, OK, j’ai fait une pause en cours de route, mais c’était par manque de temps, pas par manque d’envie, clairement. Je suis très content d’être tombé sur cette série ; je lui pardonne tous ses défauts et j’attends la saison 2.
L’épisode reprend sur un flashback qui va nous expliquer le passé d’enfant battu de Joe, ça promet dis donc.
Dans le présent, Joe a donc enfermé Beck dans la cage de la librairie, mais selon lui, elle ne devrait pas s’inquiéter, puisqu’il fait tout ça pour son bien. Elle est dévastée et carrément apeurée, forcément, surtout qu’elle a bien compris qu’il avait tué Peach. Et c’est tout ce qui inquiète Beck, d’ailleurs, alors qu’elle a pourtant vu le portable de Ben aussi.
Joe veut protéger Beck du monde, et pour ça, il annonce qu’elle est partie se retirer pour quelques jours afin d’écrire et puis il lui amène les souvenirs de sa boîte pour tout lui expliquer. Il y a de quoi faire, mais ça va vite. La vidéo du meurtre commis par Benji, les photos de Beck nue prises par Peach, tout s’explique assez vite… Beck veut bien le croire, mais ça n’explique pas les dents : ce sont celles de Benji, dont il a cramé le corps. Ce n’est qu’à ce moment là que Beck sort de sa phase de déni et comprend à quel point elle a affaire à un psychopathe.
Chapeau bas à l’actrice qui réussi à livrer une très bonne performance, tentant désespérément de fuir le regard de Joe qui la poursuit inlassablement tout autour de la cage. Glaçant.
Le lendemain matin, Beck se réveille quand Joe est dans la cage avec elle, et elle est encore plus terrifiée. On apprend qu’il a vidé son seau, et qu’il considère que c’est une preuve d’amour. Merveilleux. Il lui a quand même acheté le petit déj et une machine à écrire, et il lui raconte qu’il a passé beaucoup de temps dans la cage lui-même, quand il était petit. Bien sûr, Beck comprend mieux pourquoi il est devenu psychopathe, et elle semble même avoir de la pitié pour lui. Elle est quand même dans la merde, quoi.
Joe revoit aussi les amies de Beck pendant cette « retraite d’écriture » de la blonde, histoire de leur dire qu’il a surpris Beck en train de le tromper. Il peut donc tromper son monde en se montrant inquiet pour Beck, et ça le rend angélique aux yeux de tout le monde quand il est la raison pour laquelle on devrait s’inquiéter pour Beck. Pour ne rien arranger à cet épisode alambiqué, les filles lui expliquent alors qu’un détective privé les suit partout depuis la mort de Peach, ce qui inquiète Joe.
De retour à la cage, Beck lui demande surtout comment il est possible que ça le surprenne encore. Elle tente une approche bien plus humaine et amoureuse avec lui cette fois, et elle essaye de le convaincre de le laisser utiliser les toilettes. Cela fonctionne presque, mais un mauvais regard de sa part la renvoie totalement dans les choux.
Elle se retrouve seule face à la machine à écrire, et c’est pas si mal pour une prison. Sans trop de surprise, Beck finit par écrire. Que faire d’autre ? C’est passionnant à voir, parce que la série se propose une introspection dans la tête de Beck en voix off. Félicitations à Beck : elle est capable d’écrire des pages et des pages sans la moindre faute de frappe. J’aimerais en faire autant, mais on sait bien que cette page contient probablement des fautes, surtout que je ne me relis pas assez.
Et si l’introspection est bien, c’est aussi parce qu’elle permet enfin de mieux comprendre totalement le personnage de Beck, avec un détour par son passé et une terrible prise de conscience sur ses relations amicales… puis sur Joe lui-même. Elle pourrait l’aimer après tout, si elle se forçait.
De son côté, Joe commence à planifier la disparition de Beck, au cas où elle ne changerait pas d’avis. C’est tout ce qu’il y a de plus gênant à voir, surtout qu’il oublie totalement qu’il y a un détective privé dans l’affaire. Celui-ci le suit et repère bien vite son attitude suspecte. Il prend bizarrement le temps de le confronter directement en face à face et de lui apprendre que le pot de pipi qu’il a laissé derrière lui chez Peach a été trouvé.
Même s’il panique, Joe le cache à merveille, mais il est évident que Ross, le détective privé, ne le croit pas particulièrement. Et il le sait bien : il l’explique même à Beth quand il la retrouve, calmée, dans sa cage. Celle-ci affirme qu’elle ne le hait pas et qu’elle veut juste le comprendre. Mieux encore : elle le manipule en lui parlant de Paco, qu’il est le seul à protéger. Et c’est facile vu l’intrigue qui se déroule en parallèle de la cage.
Ouep, en rentrant chez lui, il découvre que Claudia s’est encore fait fracasser par Ron. La pauvre. Cela fait beaucoup pour Paco, qui en arrive à vouloir utiliser le flingue de la librairie. Retirez lui une arme et il en trouvera une autre : Paco prend finalement la décision d’agresser son beau-père avec une batte de baseball. Effectivement c’est une bonne idée, mais il ne frappe pas assez fort pour l’assommer, évidemment. Il se met donc plus en danger qu’autre chose.
Par chance pour Paco, Joe arrive à temps, mais vraiment juste à temps, pour le sauver d’un Ron qui était prêt à le tuer. C’est finalement lui qui se fait tuer, par Joe et son couteau. Et Joe fait tout ce qu’il peut pour faire comme si Ron était encore en vie. Il sait faire, de toute manière, alors c’est facile : il explique juste à Paco de ne rien faire. Ah ouais, quand même.
Quand il retourne de nouveau à la cage, il tombe sur une Beck souriante qui lui dit avoir trouvé la solution parfaite pour eux : elle a écrit un livre qui accuse totalement le docteur Nicky de tout ce qu’a fait Joe. Ben oui, il est le coupable idéal pour elle, elle sait que ça suffit à Joe pour se venger. Elle l’endort complétement avec un très joli discours qui lui permet de le convaincre d’ouvrir la cage.
Elle l’embrasse donc, la parfaite solution pour récupérer les clés avant de le poignarder avec un bout de la machine à écrire. Joli plan de la part de Beck pour s’enfuir. Oui, mais elle ne s’enfuit toujours pas : non, elle enferme Joe dans la cage et est enragée de l’autre côté du verre.
Le discours est excellent : elle dit tout ce que Joe ne veut pas entendre, le traitant de psychopathe et surtout reconnaissant qu’elle ne pourrait jamais l’aimer. Ah si elle a les clés, elle ferait mieux de se barrer tant qu’elle pouvait : la voir rester ne m’indiquait rien qui vaille.
Cela n’a pas manqué : Joe n’est pas stupide, et il a prévu une autre grille en haut. Pour l’ouvrir, il faut des clés, que Joe a probablement encore sur lui. Beck était si maligne pour s’enfuir de la cage, pourquoi n’a-t-elle pas pensé plus loin ? Elle a dû passer plus d’une fois devant cette grille, en plus, comme Joe lui avait montré la cage…
À ce moment, le sort de Beck était déjà quasi scellé, mais quand elle hurle au secours et que c’est Paco qui l’entend, j’ai su que c’était mort pour elle. Et ça n’a pas manqué : au départ, Paco veut l’aider, spontanément. Le problème, c’est qu’elle accuse Joe d’être un meurtrier et un fou. Evidemment que Paco ne veut pas trahir son sauveur ; évidemment qu’il préfère s’enfuir et faire comme s’il n’avait rien vu. Paco, ce meurtrier.
Et là, c’était clairement fini pour Beck. Comme prévu, quand elle redescend l’escalier, la cage est ouverte : Joe a évidemment une clé de secours. Malgré tout, elle l’assomme au marteau et récupère la clé, et la série nous fait croire jusqu’au dernier moment qu’elle va peut-être s’en tirer – mais que faire après tout ça ?
Malheureusement, Joe la récupère donc en haut de l’escalier où elle ne trouve pas la bonne clé et la tue. Pour la fin d’épisode, nous reprenons quatre mois plus tard : la librairie est toujours ouverte et vend désormais le livre de Beck, qui est bien morte. Tristesse. Dr Nicky est donc le coupable idéal choisi par Joe, qui a envoyé le manuscrit de Beck à Blythe pour qu’elle le publie. Joe a tué Beck. Cela ne pouvait pas finir autrement, mais c’est tellement triste franchement. C’est une fin de saison convaincante, mais pas très heureuse pour nous. En même temps, c’est le problème quand on est du côté du méchant : quand il gagne, on ne parvient pas à être parfaitement satisfait. Ouais, mais… et la saison 2, annoncée bien en amont de l’épisode ?
La fin d’épisode voit Claudia quitter l’immeuble. Je m’attendais pourtant à une saison 2 sur Paco devenant apprenti meurtrier, mais leur départ casse tout cet espoir pour moi. Paco et Joe se disent au revoir malgré tout, et le petit ne lui parle même pas de Beck. C’est tellement triste comme histoire… mais le cliffhanger est tellement bon : on dit adieu à Beck, mais bonjour à Candace qui est encore en vie. Et ça semble surprendre Joe, qui était évidemment attirée par cette belle inconnue. Je m’attendais à une fin bien différente et celle-ci me laisse sur les fesses. J’en ai des théories à écrire. C’est vrai qu’on ne l’a pas vu tuer Candace, alors ça ne devrait même pas me surprendre comme rebondissement.
OK, j’avais un fond d’espoir pour elle quand même, mais qu’est-ce qu’elle a été conne.
EN BREF – Mon dieu, cette saison m’aura fait passer par toutes les émotions et était vraiment composée d’un tas d’excellents épisodes. Bien évidemment, elle manquait souvent de crédibilité et de cohérence dans certains choix scénaristiques, mais l’ambiance était prenante. Être dans la tête du tueur fonctionnait à merveille. Ce choix de héros osé est respecté jusqu’au bout, quand j’ai bien cru que le passage par la tête de Beck allait nous permettre de conclure cette saison sur une nouvelle héroïne pour la saison 2.
Pourtant, savoir qu’il y allait avoir une saison 2 aurait dû me mettre sur la piste de ce cliffhanger. J’ai hâte de découvrir ce que les scénaristes vont pondre pour la suite, car il était très inattendu de voir Candace débarquer comme ça. Cela promet de grandes choses pour la suite : ça passera ou ça cassera, parce que ça peut aussi tout à fait être un virage qui sera raté !
Épisode 9 – Candace – 18/20 La montée en tension s’avère extrêmement efficace dans cet épisode qui révèle peu à peu les secrets de Joe, en s’appuyant toujours sur les mêmes recettes aux ingrédients très efficaces. Plus on avance dans l’épisode, plus on sent bien vers où ça va et finalement, c’est toute la saison qui apparaît drôlement bien construite – pas uniquement l’épisode. Du bon travail, du très bon divertissement.
Bonjour, je me crois totalement en week-end aujourd’hui et donc plutôt que de bosser pour avoir un week-end dans quelques jours, je préfère me regarder un épisode. C’est n’importe quoi, je sais bien, mais c’est d’en avoir vu un hier, ça m’a motivé. L’épisode commence par une sorte de rêve/cauchemar de Joe qui repense à Candace. Au moins, les choses sont claires, on devrait enfin avoir des réponses sur le sujet, entre le titre et ça. Dans son cauchemar, il se dit désolé alors que Candace est en train d’embrasser un type à moitié nu.
Il se réveille en sursaut – un réveil cauchemardesque comme on n’en voit que dans les séries – et est rassuré de voir que Beck ne s’est rendu compte de rien. Enfin, ça, c’est ce qu’elle lui fait croire, parce qu’évidemment, elle est réveillée et s’inquiète, surtout après l’avertissement de Karen.
Dès le lendemain matin, elle passe donc aux questionnements habituels de la petite-amie jalouse : elle veut en savoir plus sur Candace et en fait, nous aussi. Joe se rend bien compte que ses cauchemars vont être un sacré problème s’il ne trouve pas un moyen de les résoudre et d’arrêter de crier son nom dans son sommeil. Vu comme ça. Il se rend donc chez le psy qui lui conseille simplement de la confronter. Mouais.
De son côté, Beck se rend auprès de ses amies pour se plaindre de Candace – que l’on commence à connaître un peu mieux parce qu’on a eu un flashback nous la présentant comme la chanteuse d’un groupe de rock – et apprendre qu’elle est suivie par un détective privé. Ouep, les parents de Peach trouvent la mort de leur fille suspecte, ça devrait commencer à faire tilt dans la tête de Beck à force.
Pour l’instant, elle est obsédée par Candace cela dit, donc elle se rend interroger Ethan. Ah, les réseaux sociaux, ça pose problème : elle se rend compte qu’ils sont amis sur Facebook et comme elle veut plus d’informations, l’interroger est la chose à faire. C’est là qu’elle découvre que Joe a mal vécu la rupture, peu importe ce qu’il s’est passé : il a disparu pendant une semaine.
Pour confronter Candace, Joe se décide à récupérer le livre des Hauts du Hurlevent qu’il lui avait offert pour Noël et qu’elle emmenait partout avec elle. C’est un choix de livre intéressant, vu l’histoire d’amour folle de ce livre. Dans le présent, il se contente de récupérer la couverture originale pour l’appliquer à un autre livre alors qu’un autre flashback nous montre sa relation avec Candace, d’abord parfaitement parfaite, puis peu à peu imparfaite : les soupçons de Joe grandissent, le menant à stalker la rousse qui, évidemment, le trompe. Ah. Les origines d’un serial killer, super.
Beck n’est pas mieux : sa jalousie compulsive la pousse à recontacter, grâce à Facebook toujours, Madison, une amie de Candace que l’on avait croisé il y a quelques épisodes (et non, Yodabor, elle ne ressemble vraiment mais alors vraiment pas à Blythe, merci pour le fou rire à retardement, du coup). Obtenir des informations sur Candace ne rassure pas Beck du tout quand sa pote évoque une théorie selon laquelle elle serait morte parce qu’elle a ghosté la Terre entière quand elle a disparu en Italie. Théorie probable, quand même, surtout qu’Elijah, le mec avec qui Candace l’a trompé, est mort.
Ouep, de retour dans le flashback, on découvre que Joe traque le mec avec qui Candace le trompe : Elijah. Oh, ce dernier est hyper honnête avec Joe, lui expliquant que Candace le trompe, certes, mais qu’elle n’a jamais parlé de lui non plus à Elijah. C’est gênant, tout ça. Sans trop de surprise, Joe le vit super mal et décide donc de suicider Elijah en le poussant du toit d’un immeuble. Et dans le présent, c’est du haut de ce même immeuble que Joe décide de brûler la page des Hauts du Hurlevent qu’il avait dédicacé à Candace.
De son côté, Beck continue son enquête et décide d’appeler l’hôpital psychiatrique pour avoir la version du frère, sauf que celui-ci est mort depuis six mois. Complétement dans une impasse, elle n’a plus d’autre choix que de confronter Joe. C’est beau. Elle prend des risques assez insensés, mais Joe a tout prévu de toute manière, y compris le faux compte Instagram avec des photoshops malhabiles de Candace en Italie. Pour lui, elle a simplement changé d’identité, vous voyez ? Et pour Beck, elle peut se reposer en paix, parce que c’est bon, Candace est normale, elle a bien gardé une vie sur les réseaux sociaux.
Quant à la semaine de disparition de Joe, il explique à Beck qu’il est simplement allé voir son libraire qui lui a servi de père depuis qu’il a l’âge d’à peu près Paco. En flashback, on nous révèle que le vieil homme est au courant du meurtre d’Elijah (et qu’il a consolé Joe, en lui disant que certaines personnes méritent de mourir), avant de nous montrer, dans le présent, cette fois, qu’il a perdu la boule. Et son regard dit bien qu’il a peur de Joe, mais bon. Beck est tout de même rassurée, alors tout va bien…
Jusqu’à ce qu’elle se mette à recevoir des SMS d’une « amie » que Joe sait inexistante. Oups : cela le ramène dans ses vieux démons et il recommence à ne pas faire confiance du tout à Beck. C’est gênant… Et il ne faut pas longtemps pour qu’il comprenne que Beck a bel et bien été en couple avec le docteur Nicky. Il l’agresse pour en avoir la confirmation sur son portable, et c’est assez violent tout ça.
Le problème, c’est qu’après coup, il laisse la vie sauve à Nicky pour mieux aller confronter Beck. Et la confrontation est brillante, parce que les deux acteurs sont géniaux. Ce n’est pas une surprise à ce stade de la série, bien sûr, mais c’est tout de même une sacrée réussite comme scène. Il la force à reconnaître qu’elle l’a trompé, puis à faire face aux dégâts qu’elle a causé, certes, pas de manière intentionnelle, en couchant avec un autre.
Pire encore, il retourne facilement la situation, remarquant bien que Beck l’a accusé des pires maux avec Candace, alors qu’elle est loin d’être propre sur elle. Voilà qui est fait. Heureusement, elle ne se laisse pas démonter de manière passive : elle reconnaît les choses, mais aussi son amour pour Joe, qu’elle ne savait pas comment assumer. Pourtant, c’est ce qu’elle fait à la fin de cette scène : elle se dit amoureuse, et ça suffit à Joe pour que tout soit pardonné. C’était beau, bizarrement mignon et ça permet à Joe de passer une bonne nuit aux côtés de Beck, parce qu’elle l’aime.
Oui, mais il reste encore assez de temps d’épisode pour que ça reparte en vrille. Au réveil, tout se passe bien pour Beck qui est toute heureuse de sa belle nuit d’amour. Finalement, son bonheur est ruiné par l’arrivée de Paco qui rend le livre qu’il avait oublié au-dessus des toilettes. Oui, il parle de la cachette secrète de Joe à Beck. C’est plus que gênant tout ça, parce qu’évidemment la curiosité de Beck l’emporte.
Et cette idiote fouille le faux plafond des toilettes en laissant la porte ouverte et son portable loin d’elle. Qui fait ça ? Elle est toute heureuse de trouver une boîte… mais son bonheur part vite en vrille quand la boîte est pleine d’objets la concernant… sous-vêtement, son propre portable cassé… mais aussi celui de Ben, et celui de Peach ; et des dents. Bon, et le collier de Candace, mais à côté du reste, on s’en fout.
Bizarrement, Beck ne se fait pas avoir tout de suite, mais comme elle a renversé les dents, évidemment dans une boîte en verre qui explose au passage, elle se coupe le doigt et il veut tout faire pour la soigner avant qu’elle ne quitte l’appartement. Elle prend tout son temps pour ça, lui laissant à lui le temps de se rendre compte qu’elle a tout découvert dans la salle de bain.
Evidemment qu’il l’empêche alors de partir, pendant qu’un flashback nous montre Candace rompre avec Joe en déchirant les pages de la première édition des Hauts du Hurlevent. Pas vraiment une idée brillante, tout ça. Il s’énerve et la tue, en conservant donc ses dents dans une boîte.
Quant au présent, eh bien, Beck se retrouve enfermée dans le sous-sol de la librairie. Oups.
Épisode 8 – You Got Me Babe – 18/20 Quelques semaines sans regarder la série n’ont pas réussi à me sevrer : je suis toujours aussi fan malgré tous les défauts que je peux repérer. L’écriture de cette série est hyper fluide, l’alchimie entre les différents acteurs excellente et il n’en faut pas plus pour que je sois très satisfait et de l’épisode, et de ma décision d’enfin regarder cet épisode. La suite très vite (je suis en pleine auto-persuasion).
You’re not JK Rowling. We’ll all be fine if you take some time off.
Vous ne rêvez pas : c’est bien la critique d’un nouvel épisode de You. Comme quoi, tout finit par arriver sur ce blog avec un peu de patience. Cela fait un bon mois que je n’ai pas regardé la série… et ça fait trois mois que Joe et Beck ne sont plus ensemble. OK, pas si mal d’avoir pris le temps alors. Si Joe se dit heureux dans son nouveau couple avec une nana qu’il trouve imparfaite malgré tout, il passe tout son temps à regarder des news sur Beck. Il fait le tour des réseaux sociaux, mais aussi des journaux qui parlent de Beck.
Oui, figurez-vous qu’elle écrit un livre, ce dont je me doutais largement, mais qui me valide quand même mon point du Bingo Séries alors qu’en parallèle, elle voit toujours ses potes insupportables et sa connaissance universitaire insupportable. C’est du beau. Tout le monde est insupportable dans la vie de Beck, c’est comme ça, il faut s’y faire. Et même quand elle est toute seule avec elle-même, elle est insupportable, c’est dire.
Ouep, Blythe l’a virée de tous les réseaux sociaux pour qu’elle puisse se concentrer sur son bouquin. Inutile de dire que ça ne lui prend que dix minutes de remettre internet pour aller sur Facebook et obtenir des informations sur Karen, la nouvelle petite amie de Joe.
En parallèle, Joe est toujours en thérapie, parce que dans le fond, ça lui fait du bien de voir Dr. Nicky. Du bien ? Oui, mais non : il en a quand même besoin d’avoir des news de Beck… sauf qu’elle n’est plus sur aucun réseau social désormais que Blythe est passée par là. Et elle insupporte Joe à peu près autant que moi puisqu’elle s’installe avec Ethan, son collègue.
Durant la soirée, Karen et Joe passent leur temps libre avec Paco en attendant que sa mère vienne les retrouver. Ouep, ils sont amis avec eux, mais pas que : Karen s’inquiète pour Paco et donc pour l’état de santé de sa mère… qui se barre vite de cet appartement hostile pour elle. En même temps, Claudia se drogue assez clairement, alors bon, ça se comprend.
C’est con : cela fait que Karen et Joe décident d’aller faire un tour pour s’acheter à manger, et c’est là, évidemment, qu’ils croisent Beck, elle aussi en train de faire un tour pour s’acheter à manger dans un food truck conseillé par Joe à l’époque. Ben voyons.
La rencontre est aussi gênante que prévue, avec une Karen qui n’hésite pas à envoyer balader Beck, mais pas sans appeler Joe « Babe », alors que Beck se moquait des gens appelant leur moitié comme ça. C’est intéressant comme détail stupide : ça donne un sentiment de vrai, pour une fois. Exactement comme le SMS qu’envoie Beck aussitôt après : c’est prévisible, et Joe le prévoit d’ailleurs.
C’est bien drôle, car aussitôt ils se mettent à s’envoyer des messages en permanence, y compris quand Joe est avec Karen. Ah lala, les SMS, c’est terrible ! Perturbés par cette rencontre et ces SMS, Joe et Beck se rendent tous les deux chez le même psy, ce qui est particulièrement marrant et permet aux scénaristes de s’éclater. Franchement, la série est toujours aussi fluide et intéressante à regarder, malgré son manque de cohérence régulier.
Et tout ça mène d’ailleurs à quelque chose d’autre de tout aussi fluide : l’emménagement de Blythe et Ethan dans un appartement. Et comme ils n’ont qu’un ami chacun, Beck et Joe se retrouvent à bosser ensemble tout l’après-midi à vider ces cartons, et ils flirtent, et ils se touchent les jambes, et vas-y qu’on s’avoue qu’on se stalke, et vas-y qu’on se moque des gens qui s’appellent « babe », et vas-y qu’ils sont trop choupis ensemble. L’alchimie entre ces deux-là, c’est quelque chose.
Cela ne fait pas toute la série cela dit : Joe est bien forcé de rentrer chez lui où il retrouve Karen en train de s’occuper d’une Claudia en overdose. Il propose donc de s’occuper quant à lui de Paco, après avoir amené Claudia dans la cage sous la librairie. C’est gênant tout ça, parce que ça lui rappelle aussi la mort de Benji. Quoi ? Joe serait humain après tout ? Il est hanté par le cadavre de sa victime. Claudia aussi, à moins qu’elle ne le soit par Ron, qui est encore et toujours là.
En même temps, Claudia est en détox, alors les menaces de Ron envers Joe, elle a d’autres choses à penser. Et comme Karen s’occupe de Claudia, Joe aussi a d’autres choses à penser : il répond à un nouveau SMS de Beck (l’occasion de me rappeler que Joe a les mêmes initiales que moi) et accepte un… rencard avec elle. Ouep. C’est lui qui le dit, pas moi. Officiellement, ils se retrouvent sur un bateau pour parler du livre de Beck.
Officieusement, ils recouchent ensemble sur ce bateau (sans même avoir à se coucher d’ailleurs) pour la dernière fois, parce que ça n’arrivera plus jamais. Plusieurs fois. Ils reprennent vite les vieilles habitudes de coucher ensemble, quitte à ce que Joe finisse par oublier de s’occuper de Paco. Pour se faire pardonner, il décide d’emmener Paco auprès de sa mère, ce que Karen n’approuve pas particulièrement.
Elle n’est pas au bout de ses surprises la pauvre Karen, parce que Joe l’emmène ensuite à la soirée d’emménagement d’Ethan et Blythe , et c’est la pire des idées : évidemment que Karen tombe sur Beck. Beck et une bouteille d’alcool. Rien ne va plus ! Beck se rend compte que Karen est complétement amoureuse de Joe et qu’elle est bien meilleure qu’elle, aussi. Ce n’est pas comme si c’était compliqué non plus.
Une fois de plus, je trouve l’épisode bien fluide, malgré quelques raccourcis : la scène suivante voit Beck avouer à Joe qu’elle a compris qu’il était bon pour elle (si elle savait), mais qu’elle n’était pas bonne pour lui (et pourtant, il la trouve bonne, il n’y a pas de doute – pardon, la blague était trop facile). En revanche, selon Beck, Karen est parfaite pour Joe. Et c’est vrai qu’ils font un beau couple, carrément capable de sauver la vie de Claudia. Tout se passe à merveille pour eux…
Et donc Joe décide de rompre, parce qu’il est encore totalement sous le charme de Beck. Ah ben oui, c’est sûr qu’il risque pas de tomber dans la même passion avec Karen. Cette dernière prend super bien la rupture – le jeu de l’actrice est franchement bon : on voit bien que le cœur de Karen est dévasté et brisé en mille morceaux, mais elle rassemble ses affaires comme si de rien n’était.
Il n’en faut pas plus pour que Joe se précipite dans les bras de Beck, lui brisant une fenêtre au passage, pour détruire les clichés de la scène romantique habituelle. Beck et Joe se retrouvent donc ensemble comme il y a quelques épisodes… et Claudia et Ron font de même. Ben oui : maintenant que Karen est partie, Claudia recommence à faire de la merde, et Paco peut même en vouloir à Joe de lui avoir menti comme ça. C’est merveilleux tout ça, non ?
Pas vraiment non. Le cliffhanger n’est pas exceptionnel, mais il est intéressant puisqu’il ramène la série sur la piste Candace : Karen se rend voir Beck pour lui dire de se méfier de Joe. Elle a le classique rôle de l’ex au cœur brisé par la situation, mais cela suffit à faire douter Beck qui n’ose plus décrocher quand Joe la rappelle. Curieux de voir ce que ça donnera par la suite, maintenant.