Rise – S01E04 – S01E05

Épisode 4 – Victory Party – 14/20
Ah, ça y est, ils ont enfin chanté Glorious, et c’était moins bien que dans la bande-annonce ! Un épisode tout classique, une série qui se laisse regarder et dans laquelle il se passe plein de choses, mais toujours pas une série incontournable pour ma part. C’est un bon moment, rien de plus, rien de moins.

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Spoilers

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Well Lilette doesn’t vibe, okay?

L’épisode commence par la planification d’un voyage en famille par Lou et sa femme qui refuse toutefois de laisser Gordon seul chez eux. Pas bien intéressant donc. Dans le reste de la préparation de l’épisode, Robbie se prépare à un match important, avec l’aide de sa petite amie cheerleader et les conseils invasifs de son père.

Les répétitions du spectacle continuent pour Lou qui refuse d’écouter les conseils de Tracy ou Maashous et réussit juste à péter un peu plus le matériel électrique du théâtre. Cela lui permet de ramener un pote et prof, Andy, plus ou moins électricien et de capter qu’il ferait un couple merveilleux avec Tracy, qui a besoin de s’acheter une vie d’après la femme de Lou.

Forcément, Tracy le rejette lorsqu’il tente sa chance, mais on sent bien que ça ouvre quelque chose en elle. Et bien sûr, elle le retrouve au match de foot du lycée où Lou et sa femme lui conseille de foncer pour le rencard parce qu’elle n’a rien à perdre. Tracy se comporte en vraie adolescente, mais bon.

Malgré la scène de l’épisode précédent, Simon se prépare en famille à se rendre dans sa nouvelle école. Il lui reste tout de même du temps à passer au lycée et y entend donc que Robbie invite Lilette à une fête le lendemain du match. Pour pouvoir s’y rendre, Lilette incruste Simon à la fête, mais celui-ci se sent obligé de protéger sa meilleure amie en allant voir Robbie pour le menacer et l’empêcher de faire du mal à Lilette.

Il n’en faut pas plus pour que Robbie désinvite Simon, alors que celui-ci est en train de provoquer une réaction en chaîne totalement imprévue en informant son rencard de la fête de Robbie. Le but ? Lui expliquer que leur rencard n’aura pas lieu. La conséquence ? Tout le club théâtre qui se sent invités alors qu’il ne l’est pas. Et c’est d’autant plus une mauvaise idée que Robbie se foire totalement lors du match et perd contre une équipe contre laquelle le lycée n’a pas perdu depuis dix ans. C’est con.

Le lendemain, Tracy accepte l’invitation au rencard du pote de Lou lorsqu’il réussit, avec son frère, à réparer l’électricité du théâtre. Bon, le rencard ne se passe pas si bien que ça, parce que lorsqu’il tente de la complimenter, il lui révèle surtout ce que les autres pensent d’elle, puis que Lou est celui qui est à l’origine de ce rencard. Tout ce qu’elle ne voulait pas entendre quoi.

La famille de Lou se rend dans la famille de sa femme si je comprends bien pour assister à un spectacle de leur nièce. Lou découvre que le matériel de son école est énorme et demande aussi à ses mères d’investir dans leur matériel de lycée. Pas bien intéressant et beaucoup trop ambitieux.

Lorsqu’ils rentrent, c’est pour mieux découvrir que Gordon a disparu (pour se rendre lui aussi à la fête de Robbie forcément) et pour se faire engueuler par Tracy complétement énervée de découvrir que Lou interfère avec sa vie en lui organisant un rencard avec Andy. Bon, Tracy finit par se calmer grâce à un joli discours d’Andy qui finit par se la mettre dans la poche au point de réussir à l’embrasser lorsqu’il la ramène chez elle. Comme quoi, tout arrive !

La fête de Robbie se passe forcément mal, parce que personne n’a envie de faire la fête après la défaite humiliante de la veille. Il s’en sort comme il peut en tentant un discours bien pourri où il dit que ça ne réarrivera plus et où toute l’équipe se comporte… en équipe.

Alors qu’il réussit à remotiver tout le monde, les premiers membres du club théâtre se pointent et casse l’ambiance. C’est la fête de lycée la plus bizarre des séries américaines qui commencent alors, avec tout le lycée qui arrive pour une fête où ils ne sont pas invités. Normal…

Et pour ne rien arranger, Lilette arrive en retard, avec un Simon aussitôt occupé avec son rencard, au grand dam de son futur petit copain. Lilette s’excuse d’avoir provoqué un tsunami d’invitations, alors qu’elle n’y est pas pour grand-chose, et passe ensuite du bon temps avec Robbie…

Jusqu’à ce que le père de celui-ci l’emmène dans une chambre qui est clairement un temple à la gloire de Robbie et les innombrables trophées qu’il a.

Pendant ce temps dans le salon, le club théâtre part en vrille en se mettant à chanter devant l’équipe de foot qui ne le prend pas si bien. C’est une étrange cohabitation en même temps, et pas du tout la même manière de faire la fête. Je trouve que la série manque un chouilla de nuances, mais les lycées américains semblent organiquement constitués comme ça dans toutes les séries, alors c’est possiblement réaliste, allez savoir !

Gordon découvre que ses parents l’ont retrouvé alors qu’il était en plein fantasme sur la fille de son coach. Il refuse ainsi de rentrer avec eux et passent la nuit dehors, même lorsque la fête se termine subitement à cause de l’ignorance crasse des joueurs de football vis-à-vis de Michael, qu’ils appellent Margaret et qu’ils assaillent de questions idiotes. Si Robbie prend le parti de protéger le club théâtre, il sait aussi que cette fois la fête est définitivement terminée. Il perd clairement son statut de meneur et s’en prend à Lilette lorsque celle-ci tente de le réconforter.

Simon se fait ramener par son partenaire de théâtre qui l’embrasserait bien vu le petit discours qu’il lui fait. Entre l’alcool et cette tension inachevée, Simon se retrouve à vomir chez lui. Cela inquiète sa mère voulant finalement le voir rester dans cette école car il part beaucoup trop en vrille à cause des décisions parentales. C’est bien, elle assume ce qu’elle pense, ça change.

Robbie prend finalement la décision de débarquer chez Lilette pour s’excuser de son comportement misérable et pour l’embrasser (alléluia), ce qui fait une fin d’épisode plutôt mignonne.


Épisode 5 – We’ve Got All Our Junk – 16/20
Ah ! Avec cet episode, j’ai l’impression que la série trouve enfin ce qui lui manquait jusque-là pour se démarquer. Cela paraissait pourtant facile vu les talents dans le casting, mais ça a tardé à venir. Les intrigues sont intéressantes, même si toujours assez prévisibles malheureusement. J’ai terminé l’épisode avec l’envie d’en voir plus, comme quoi tout finit par arriver.

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– Tell me it gets better.
– Actually, it is better than usual.

L’épisode reprend là où il nous avait laissé : Lou et sa femme sont morts d’inquiétude et passent une nuit blanche à attendre des nouvelles de Gordon qui se réfugie, pour changer, chez son coach. C’est à la fois une bonne idée de survie et une mauvaise idée pour draguer Gwen devant qui il se fait engueuler par sa mère quand elle le récupère. Normal.

Bon, Gwen a rapidement d’autres soucis en tête quand elle apprend que ses parents divorcent. En même temps, elle devait s’en douter : se faire traîner à leur thérapie de couple, c’était louche. Elle passe le reste de l’épisode à questionner ses parents, cherchant des réponses sur l’origine de leur divorce, dont Gordon finit par entendre parler. Oh, mais dis donc ça leur fait un secret partagé tout ça (parce qu’évidement Gwen ne veut pas que ça se sache). Elle assiste au départ de son père, en larmes.

La matinée commence tout aussi mal pour Robbie dont le père a beaucoup de choses à critiquer, à commencer par la situation familiale de Lilette. Effectivement, chez elle, Lilette est encouragée à draguer Robbie plus qu’autre chose.

Robbie rencontre la mère de Lilette et comprend assez vite ce que son père voulait dire ; surtout quand il voit Vanessa harcelée par son boss. Lilette se sent immédiatement jugée et devient immédiatement hyper agressive, jugeant à son tour la famille de son copain. Après tout, elle marque des points à propos de son père abandonnant sa mère malade.

Forcément, ça perturbe aussi les répétitions puisque Lilette refuse d’embrasser Robbie… et décide donc de le larguer pour ne pas tout mélanger. Pff, ridicule, clairement. Forcément, elle finit par en parler à sa mère qui s’énerve de voir que le problème du couple naissant vient d’elle. Robbie n’a pas dit son dernier mot non plus et réussi rapidement à charmer de nouveau Lilette grâce à une jolie vue et un discours plat… qui permet aux répétitions de s’améliorer bien vite.

Quant à la mère de Lilette, elle finit par péter un câble contre son boss en fin d’épisode : quand elle lui demande enfin d’arrêter d’avoir les mains si baladeuses, celui-ci se comporte un peu plus en gros porc et n’est pas loin du viol tant il la harcèle. Il n’en faut pas plus pour qu’elle l’éclate, devant témoins, quand lui agissait sans témoin bien sûr. Cela ne sent pas bon pour elle et promet un épisode 6 intéressant.

De son côté, Simon arrive à St Francis plein de regrets. Il s’isole assez clairement de toute vie sociale active même s’il dit à ses parents que tout va bien. Dès qu’il a du temps, il se rend auprès de Lilette pour épier les répétitions. Celle-ci comprend assez rapidement qu’il tente de sauver les apparences mais qu’il n’est pas si heureux.

Elle le pousse à en parler à ses parents et Simon réussit effectivement son coup de poker, obtenant le soutien de sa mère qui comprend que les problèmes du père de Simon viennent d’ailleurs. Il y aurait des choses à expliquer et creuser, parce que le père abandonne bien vite le combat quand même. Et oui, Simon revient déjà au lycée, ce fut du rapide !

Pendant ce temps, le spectacle continue donc de s’organiser avec des vraies répétitions de chants en compagnie de l’orchestre du lycée qui n’est pas spécialement… harmonieux. Heureusement, Maashous a comme toujours une solution idéale avec un autre lycéen qui refuse de faire partie de l’orchestre parce qu’il a un turban et préfère faire profil bas.

Lou sait aussi comment faire pour pousser au meilleur l’orchestre, quitte à les pousser un tout petit trop et à se mettre Harold à dos. Harold ? Le professeur de cet orchestre qui décide de démissionner après cette tentative plutôt réussie de Lou pour prendre sa place. À coup de discours bien sentis, Lou parvient tout de même à le convaincre de rester et on est sur une intrigue classique et déjà vue, y compris dans la série où c’est exactement ce qu’il a fait avec Tracy.

Lou débarque aussi auprès du coach pour s’engueuler avec, parce qu’il ne s’occupe pas assez bien de Gordon. Assez vite, il comprend que sa colère n’est pas particulièrement dirigée et qu’il ferait mieux de parler de son père alcoolique à Gordon. Il ne le fait pas immédiatement, préférant mettre en place de nouvelles règles qui ne correspondent à personne mais présentent un front uni à son fils. Finalement, il change d’avis et en parle à Gordon qui semble murir aussitôt et être d’un coup en capacité d’aider Gwen à affronter ses problèmes quand jusque-là, parce que lui aussi est en train d’affronter les siens.

Il faut noter enfin que Tracy retourne au lycée, terrifiée de croiser Andy qu’elle évite autant que possible, l’espionnant de loin. Lou s’amuse de la situation, principalement parce qu’elle se comporte comme une adolescente et dit ne pas vouloir entamer une relation amoureuse d’ado. Finalement, c’est sans surprise qu’elle finit par l’embrasser Andy dans une salle de classe et que leur relation promet de décoller par la suite.

Avec le retour de Simon, avec l’arrivée du nouveau guitariste plus rock au turban et avec la prise de chant par tous les figurants qui deviennent subitement des personnages sortant de nulle part, le spectacle continue alors les répétitions avec, pour la première fois de la série, une chanson suffisamment entraînante pour que j’envisage de la réécouter. Elle donne son titre à l’épisode et provoque la joie des professeurs, et je le comprends parce que moi aussi ça me redonne enfin de l’espoir pour que la série se démarque. Avec autant de talents vocaux, c’est une honte que la bande son ne soit pas mieux gérée depuis le début, mais la série prouve qu’elle peut le faire et il reste assez d’épisodes pour qu’elle se rattrape.

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The Crossing (S01)

Synopsis : Des réfugiés d’une guerre dont personne n’a jamais entendu parler débarquent en masse sur une plage américaine. Ils viennent du futur, portent avec une théorie de la conspiration, probablement quelques capacités futuristes et… ce sont des réfugiés, donc bonjour la critique sociale !

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Pour commencer, je ne sais pas bien si c’est une bonne idée de commencer cette série. J’ai du retard partout (mais ça ne m’a jamais arrêté), je n’en ai pas entendu que du bien et… ça paraît être une copie conforme des 4400 donc la barre est haute. J’ai repéré avec Counterpart que parfois la copie ne se passait pas si bien car les séries avaient deux ambiances diamétralement opposées, mais je suis quand même curieux de voir ce que peut bien donner cette production ABC.

Cela va faire un an que j’en ai vu la première bande-annonce et autant de temps que je jongle entre impatience de la découvrir et crainte d’être déçu, il est donc temps de me fixer, surtout que j’ai pile poil le temps de regarder les deux premiers épisodes.

En plus, je trouve intéressant d’aborder le concept des réfugiés sous cet angle, même si ABC ne m’a jamais habitué à traiter la matière politique de manière subtile (grosso modo : Trump c’est le mal, Obama c’était le bien). Il est temps de voir ce que ça donne !

Ci-dessous les critiques sans spoiler. Cliquez sur les titres pour obtenir les résumés complets.

Note moyenne de la saison : 16/20

S01E01 – Pilot – 16/20
Malgré un casting tout juste passable dans l’ensemble, la série a beaucoup d’éléments qui me plaisent énormément : ce n’est pas nouveau, je suis fan de science-fiction et de ce genre d’histoires. Si ce n’est pas la série de l’année, elle est pour le moment suffisamment engageante pour me donner envie d’en savoir plus. Je ne la vois pas devenir mon obsession des prochains mois, surtout que ce pilot avait des aspects extrêmement prévisibles qui m’ont fait lever les yeux au ciel, mais elle est juste assez cool pour que je me plonge dedans, sans mauvais jeu de mots. J’espère juste qu’elle s’améliorera avec le temps, plutôt que de devenir une déception digne de The Mist.
S01E02 – A Shadow Out of Time – 16/20
Eh bien, ce deuxième épisode est dans la lignée du premier. On ne perd pas trop de temps dans la mise en place de l’intrigue qui propose de bonnes situations. Sans être révolutionnaire, la série propose un bon divertissement. Je pourrais y mettre une moins bonne note si je n’étais pas si accroché à la science-fiction mais voilà, c’est un de mes points faibles et la série joue à merveille dessus. Cette histoire est prenante aussi parce que j’ai l’impression de l’avoir vue 50 fois avant puisqu’elle est une énième variation de network sur un schéma qui fonctionne. Finalement, elle n’est pas incontournable, donc, mais pas non plus optionnelle pour les fans du genre qui auront ce qu’ils cherchent.
S01E03 – Pax Americana – 15/20
Je suis partagé entre ma joie de retrouver une actrice que j’adore dans une série avec une intrigue SF vraiment sympa et la déception des énormités laissées dans le scénario. On est clairement face à une série de network qui ne se prend pas le chou et propose des choses hyper prévisibles et pas toujours cohérentes, mais en même temps, ça divertit bien quand même. Je ne sais pas trop comment la noter finalement, car ce n’est pas brillant, mais ça ne m’empêche pas de bien aimer.
S01E04 – The Face of Oblivion – 16/20
Je ne change pas d’avis sur la série qui se promène tranquillement et nous promène avec elle. Il y a toujours les mêmes facilités scénaristiques, c’est sûr, et un rebondissement vraiment pas mal du tout pour conclure l’épisode. La note s’adapte définitivement au niveau de la série, comme d’habitude : chez d’autres, ça vaudrait 13/14, mais je n’attends pas grand-chose de The Crossing, c’est du divertissement ABC et rien d’autre. Il est alors facile d’avoir une bonne note dans ces conditions.
S01E05 – Ten Years Gone – 16/20
Quelques réponses nous sont apportées dans l’épisode, mais pas d’inquiétude, il y a autant de nouvelles questions qui surgissent en parallèle. La série commence à vraiment bien me plaire avec son histoire de science-fiction assez poussée. C’est amusant de voir à quel point ça peut être grossier sur certains détails et poussé sur d’autres. Dans l’ensemble, c’est toujours aussi divertissant et je me demande pourquoi ce n’est pas une série plus estivale, car on en retrouve tous les éléments, y compris le petit nombre d’épisodes, apparemment.
S01E06 – LKA – 13/20
C’est toujours prévisible, mais il y a des moments sympathiques. J’aurais aimé que l’intrigue avance un peu plus vite parce que je n’ai pas l’impression qu’on avance beaucoup cette semaine. J’ai même du mal à le qualifier d’épisode de transition, il ne s’est juste pas passé énormément de choses, mais bon, on est grosso modo sur de la mi-saison où il faut prendre son mal en patience.
S01E07 – Some Dreamers of the Golden Dream – 15/20
L’annulation de la série est terriblement frustrante car on n’aura probablement jamais les réponses que j’attends. L’épisode fait grosso modo un pas en avant et trois en arrière niveau scénario, et il ne traite même pas de toutes les questions qu’il me reste. Sans être exceptionnelle, la série reste sympathique comme divertissement.
S01E08 – The Long Morrow – 15/20
Eh bien, cet épisode traite plusieurs intrigues en parallèle et propose encore de nouveaux mystères. À force, c’est frustrant parce que je me doute que je n’aurais jamais les réponses, mais malgré tout, je continue par principe. Cet épisode contenait toutefois une bonne surprise en s’occupant enfin d’un vieux cliffhanger et en démontrant qu’elle avait un courage étonnant pour une série de divertissement un peu bêbête comme elle est censée l’être.
S01E09 – Hope Smiles from the Threshold – 16/20
Encore un très bon épisode pour la série. Il fait beaucoup avancer les choses, au point que j’ai parfois eu l’impression qu’une conclusion satisfaisante à la série pouvait être apportée lors du double épisode final (diffusé samedi prochain aux USA)… mais comme par ailleurs le mystère s’épaissit encore plus sur d’autres aspects, c’est très peu probable. En tout cas, c’est un voyage prometteur et engageant cette série. On est sur un divertissement bateau, mais j’aurais aimé plus d’épisodes pour avoir le fin mot de l’histoire…
S01E10 – The Androcles Option – 17/20
Les choses s’accélèrent dans cet avant dernier épisode qui ne fournit pas spécialement de réponse mais mène tranquillement vers la fin de cette saison. En fait, toutes les pièces du puzzle se mettent en place et ça donne l’espoir d’une vraie conclusion, même si elle me paraît peu probable. L’épisode était plutôt sympathique en marquant de jolies réunions et retrouvailles pour une grosse partie du casting… et en ignorant complétement d’autres personnages, ce qui est un peu frustrant à ce stade de la série.
S01E11 – These are the Names – 18/20
Même si toutes les réponses ne sont pas apportées par cet épisode de fin, la conclusion de la saison est plutôt satisfaisante : on a bien une histoire complète qui est racontée et les pistes ouvertes pour une saison 2 qui ne verra pas le jour ne sont pas des cliffhangers insoutenables, loin de là. Cela fait de l’ensemble de la série un bon divertissement sans prise de tête, avec quelques bonnes surprises dans le scénario malgré une majorité d’intrigues prévisibles. Quant à ce dernier épisode, il apporte les rebondissements attendus pour conclure 90% de la série.

Série terminée, suite à l’annulation par ABC. Fin ouverte (mais pas trop).

The Crossing – S01E01-02

Épisode 1 – Pilot – 16/20
Malgré un casting tout juste passable dans l’ensemble, la série a beaucoup d’éléments qui me plaisent énormément : ce n’est pas nouveau, je suis fan de science-fiction et de ce genre d’histoires. Si ce n’est pas la série de l’année, elle est pour le moment suffisamment engageante pour me donner envie d’en savoir plus. Je ne la vois pas devenir mon obsession des prochains mois, surtout que ce pilot avait des aspects extrêmement prévisibles qui m’ont fait lever les yeux au ciel, mais elle est juste assez cool pour que je me plonge dedans, sans mauvais jeu de mots. J’espère juste qu’elle s’améliorera avec le temps, plutôt que de devenir une déception digne de The Mist.

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Spoilers

01

You can’t imagine what will be possible.

Je suis heureux de voir que la série ne perd pas de temps en introduction avec des dizaines de réfugiés noyés sous l’eau dès la première scène.

Jude, le shérif de la ville que l’on va suivre, est à son cours de yoga quand il apprend qu’un corps a été découvert sur la cote, et ce n’est pas un personnage qui a l’air hyper engageant pour l’instant. Les visuels sont bien plus engageants avec de très jolis plans aériens de la côte… et de nombreux cadavres qui flottent.

Très vite, on est donc dans l’ambiance catastrophée d’une journée qui n’en finit plus pour Jude. Il y a tout plein de réfugiés à secourir et personne ne se pose plus de questions que ça : il est probablement question d’un naufrage maritime pour tous les secouristes, et personne ne prend le temps de poser des questions à ces réfugiés d’un nouveau genre. Les choses débutent rapidement et ce n’est pas plus mal car on peut immédiatement entrer dans le vif du sujet… Mais la série prend régulièrement le temps de détour par Jude, notamment lorsqu’il appelle son ex pour parler à leur fils, ou par des personnages pour le moment secondaires, surtout dans les réfugiés : une petite fille, un couple…

Concrètement, la série peine à trouver son équilibre entre son intrigue à mettre en place et ses personnages à présenter ; mais il y a un côté sympathique à ce début d’épisode. Le HSI est l’agence fédérale dont je n’ai jamais entendu parler avant qui s’occupera de nos 47 survivants sortis de nulle part. Pas de bateau disparu, pas d’avion, des rescapés qui cherchent un asile… beaucoup de mystères d’un coup.

Jude ayant sauvé la petite fille, il prend le temps de lui parler et d’apprendre qu’elle s’appelle Leah. Elle lui affirme fuir une guerre qui n’a pas encore eu lieu, et un autre survivant s’empresse de confirmer ses dires, laissant Jude et une agent du HSI, Emma, totalement perplexes.

Le lendemain, on nous propose un plan sur la petite ville qui sera au cœur de la série et qui ressemble tellement à celle d’Haven que j’en suis déjà fan. Jude revient au commissariat et se confie à son second sans lui confier pour autant ce délire de voyage temporel. Le problème, c’est que sur la plage, tous les rescapés disent la même chose : ils sont des rescapés d’une guerre terrible, pire que l’Holocauste, et ils ont remonté le temps grâce à une expérience censée améliorer leur vie. Sans même hésiter, ils ont pris la décision de tester cette solution tellement leur vie était horrible.

Cependant, il ne s’attendait pas à atterrir au fond de l’eau, et c’est pour ça qu’un grand nombre d’entre eux est mort avant même d’arriver. Je m’énerve : c’est une intrigue toute bateau, mais j’accroche immédiatement, surtout quand il est question d’une guerre contre des entités supérieures, les Apex, capables de renverser les gouvernements et possédant des capacités hors-normes.

Jude débarque sur la plage pour obtenir plus d’infos, mais il est tenu en-dehors du cercle restreint des gens avec ce privilège, tous du HSI. Il parvient tout de même à apprendre que la mère de Leah est morte, car elle n’est jamais sortie de l’eau.

En fait, ce n’est pas le cas du tout : après avoir sauvé sa fille, elle s’est fait repêcher par un bateau de pêche à qui elle ne donne aucune information sur son identité. Il est peu probable de la voir en vie, mais bon, admettons. Alors qu’il prépare sa maison pour Oliver, son fils, Jude reçoit les informations officielles qu’il peut communiquer à la presse…absolument rien : il doit taire les survivants.

Il contacte Emma qui parle de tout ça en pleine rue de Seattle comme si de rien n’était, avant de faire sa conférence de presse qui respecte parfaitement les instructions gouvernementales.

De son côté, la mère de Leah s’inquiète pour sa fille et elle demande des infos sur d’autres rescapés, dévoilant au passage qu’elle parle russe… avant d’avoir un drôle d’épisode où le son se coupe pour elle. Le son coupé ? Juste assez pour qu’elle entende uniquement la télévision où Jude apprend que tout le monde est mort. Oups.

Du coup, elle se débrouille pour se rendre dans ce commissariat et agresse Jude pour qu’elle l’amène auprès des cadavres. Les deux forment ainsi une équipe improbable, et j’appelle vraiment ça une équipe puisqu’elle baisse sa garde un bon nombre de fois. Bref, Jude se prend d’affection pour elle et elle n’est pas capable de lui expliquer qu’elle cherche sa fille, sur laquelle il a plein d’informations. Oui, ça sent bon le couple à venir.

Ce ne sont pas les seuls que les scénaristes veulent nous faire shiper, d’ailleurs. Dans les bois derrière la plage, Hannah, une autre rescapée demande à un agent du HSI des lunettes de soleil et commence ainsi une des premières romances pour la série entre elle et Roy, l’agent. La série change enfin de perspectives pour nous montrer les survivants et leurs espoirs de refonder une famille aux États-Unis, un pays où chacun à des droits. Voilà, je l’avais dit que nous n’aurions aucune subtilité du côté politique ! Sinon, Leah rencontre aussi Rebecca, la survivante en couple, qui se prend d’affection pour la petite fille.

Emma révèle au leader naturel des rescapés, Caleb, l’autre partie du couple, qu’elle était elle-même une réfugiée, avant d’avoir la visite de Thomas qui veut lui parler. J’ai un peu levé les yeux au ciel sur cette facilité scénaristique, mais ça passe bien. Thomas ? Un réfugié à qui ça va de manger des animaux, et c’est bien le seul. Il révèle à Emma un grand secret qu’il préférerait confier au président : ils ne sont pas les premiers à venir à cette époque.

Et Emma le croit contre toute attente, quand son supérieur est plutôt du genre à penser avoir affaire à une secte de 400 malades prêts à se suicider. 47/400 ? Ah oui, quand même. La mère de Leah prend quand même le temps de checker tous les cadavres qui pourraient être celui de sa fille dans le hangar où ils sont confinés.

Bien sûr, elle finit par se faire surprendre par les autorités et révèle alors des capacités hors norme que nous avions tous vus dans la bande annonce : elle est capable de faire de sacrés sauts et a la puissance d’un camion quand elle repousse un agent. De sacrés sauts qui inquiète Emma, persuadée qu’elle fait partie de la première vague d’immigrés et que d’autres de la seconde vague pourrait avoir le même genre de pouvoir.

La seconde vague d’immigrés est justement emmenée dans un camping : Leah emménage avec Caleb et Rebecca, sans révéler à personne d’étranges cicatrices sur son bras, Hannah continue de flirter avec Roy. Autrement, rien de bien passionnant, mais ce camping fait un lieu sympa pour le tournage.

Bien sûr, Thomas a des informations qui intéressent particulièrement le boss d’Emma. Il n’en faut pas plus pour confirmer des soupçons que j’avais dès le départ : ce boss fait en fait partie des premiers immigrés qui avaient pour but de changer l’histoire et peur de nouvelles arrivées. À en juger par la tête de Thomas, il ne s’attendait pas à tomber sur quelqu’un ayant tant vieilli, ni à tomber si rapidement sur un d’eux, et ça ne sent pas très bon pour lui…

Enfin, la mère de Leah, Reece, entre par effraction chez Jude, qui réussit toutefois à la désarmer rapidement (d’un flingue qu’elle avait récupéré d’une petite frappe en ville) et à obtenir enfin son prénom. C’est à son tour d’avoir toutes les informations sur le futur, j’imagine.


Épisode 2 – A Shadow Out of Time – 16/20
Eh bien, ce deuxième épisode est dans la lignée du premier. On ne perd pas trop de temps dans la mise en place de l’intrigue qui propose de bonnes situations. Sans être révolutionnaire, la série propose un bon divertissement. Je pourrais y mettre une moins bonne note si je n’étais pas si accroché à la science-fiction mais voilà, c’est un de mes points faibles et la série joue à merveille dessus. Cette histoire est prenante aussi parce que j’ai l’impression de l’avoir vue 50 fois avant puisqu’elle est une énième variation de network sur un schéma qui fonctionne. Finalement, elle n’est pas incontournable, donc, mais pas non plus optionnelle pour les fans du genre qui auront ce qu’ils cherchent.

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02

Sweetheart, I’m so sorry but your mom… she’s gone.

La série prend le drôle de parti de nous envoyer en 2187 dès sa première scène où nous suivons Reece en intervention spéciale. Oui, elle fait partie des forces de l’ordre dans le futur, ce qui explique cela concernant ses capacités : elle est en fait une Apex. C’est inattendu ce flashback/forward, mais ça nous permet d’en savoir un tout petit plus sur le futur où son co-équipier est prêt à tuer le bébé atteint d’une maladie « du manteau » qui laisse des cicatrices sur son visage semblables à celle de Leah. Oh, oh, une maladie incurable et un bébé qui l’a probablement ? Je crois qu’on tient là Leah – mais on nous laisse un faux suspens d’une minute.

En effet, elle tue son coéquipier sans hésiter et cela fait rire bébé-Leah qui sourit ainsi à sa nouvelle maman. Et c’est ainsi que Reece est passée d’Apex exterminatrice à maman remontant le temps pour une vie meilleure.

La « Mantle Disease », la maladie de Leah ? Oh, juste une maladie mortelle créée par les Apex pour exterminer tous les non-Apex. Dis donc, c’est une intrigue qui n’est pas sans me rappeler une autre série de SF, ça. Cette maladie terrifie tous les réfugiés de la série qui n’hésitaient pas à abandonner leurs proches lorsqu’ils découvraient qu’ils l’avaient. Voilà qui promet des tensions intéressantes autour de Leah.

N’empêche que Reece fait tout ce qu’elle peut pour garder Leah, refusant de l’abandonner quand son « mari » lui propose, envisageant de demander au gouvernement le droit de procréer. Quelques années plus tard, Leah est infectée par la maladie et c’est par des injections de sang de sa mère qu’elle réussit à survivre. C’est pourquoi, dans notre présent, Reece a intérêt à vite retrouver sa fille !

Bon, dans le futur, Reece a bien sûr été trahie par son compagnon qui a balancé aux autorités, les supérieurs de Reece, qu’elle avait un enfant infecté chez eux. Bien sûr, Reece réussit à s’échapper en tuant tout le monde sauf son mari, c’est le problème des super soldats. Elle prend le temps de rentrer chez elle auprès de Leah pour faire leurs valises, parce qu’après tout, elle n’est pas du tout en cavale !

De retour en 2018, la série nous présente la journée du lendemain où Jude et Reece forment une nouvelle alliance beaucoup trop mignonne pour se rendre sur la plage. Je ne sais pas trop à quel moment il l’a su, mais Jude sait désormais que Leah est sa fille. Bref, comme il n’y a plus personne sur la plage, il la ramène chez lui, comprenant qu’il ne pourra pas avoir son fils chez lui le lendemain et étant dérangé presqu’aussitôt par Nestor, son second.

Celui-ci l’informe qu’Emma est à l’hôpital en train d’interroger leur suspect de la veille, et il le prend mal. Pourtant, une fois sur place, Emma commence enfin à coopérer avec lui, contre l’avis de son boss, en lui révélant tout ce qu’elle sait. On pourrait croire que c’est suffisant pour lui faire confiance, mais non, Jude choisit plutôt de croire Reece et de faire suivre Emma par Nestor.

Ce dernier fait du bon boulot et retrouve le camping des réfugiés, mais, malheureusement, quand il passe toutes les informations à Jude, ce dernier dit ne plus être intéressé par toute cette affaire, parce qu’il s’est souvenu qu’il avait une famille. Le problème, c’est que Reece s’est enfuie de chez lui avec sa voiture qu’elle a réparé au passage. Repérée par un collègue de Jude, Reece se lance dans une course poursuite, de laquelle elle parvient à s’enfuir pour mieux…

Débarquer au commissariat. Oui, sauf que Reece n’a plus trop confiance en elle maintenant qu’il a appris l’existence des Apex. Il se débrouille donc pour garder sa confiance à elle, qui est intacte, et l’accompagne tout droit vers ce qui s’avère une prison de fortune où il parvient contre toute attente à l’enfermer. Elle aurait pourtant dû sentir le danger venir avec ses super capacités, mais bon, admettons.

Au camping, Caleb explique que les Apex voulaient tous les tuer et que c’est pour ça qu’ils ont pris le risque de revenir dans le temps. Caleb apprend la mort de 400 personnes quand il s’imaginait d’autres camps et il touche le collègue d’Emma qui s’arrange pour organiser comme il peut un enterrement.

Il retrouve ensuite Rebecca qui s’inquiète beaucoup trop pour

Hannah, elle, sympathise avec un autre réfugié qui la met en garde contre des nouveaux tests de salive. Le but est d’obtenir leur ADN. D’après le boss d’Emma, c’est pour savoir d’où ils viennent et leur véritable identité de terroristes, car officiellement, il refuse de croire en l’idée d’Apex et préfère dire à Emma qu’il n’y a que des terroristes.

On découvre alors tout un tas d’infos sur ce boss : il a Thomas en « garde à vue » avec un autre réfugié de la première vague et ils sont tous les deux sous les ordres d’Eve. Retenons les informations qui peuvent servir !

Quand Emma réussit enfin à tester Leah, elle découvre, en compagnie de Rebecca, que la fillette est infectée par la maladie hautement contagieuse qui leur fait tous peur. Il n’en faut pas plus pour que la quarantaine se mette en place et que le CDC soit sur le coup.

C’est le moment que Jude choisit pour appeler Emma et lui révéler qu’il a retrouvé l’Apex, qu’il sait où sont les réfugiés et qu’il veut une conversation à trois pour savoir quoi faire. Emma contacte aussitôt son boss pour lui dire tout ce qu’elle sait… et c’est la pire des idées. Celui-ci envoie en effet l’autre réfugié de son temps sur place. L’assaut est immédiatement donné, Jude assommé par des fumigènes et Reece… Parvient à s’échapper, évidemment, en se prenant toutefois une balle au passage. Mouais. Prévisible.

Jude se réveille le lendemain dans sa voiture et contacte Emma qui lui apprend que Reece est morte car elle a résisté à son arrestation. Énervé, il décide de s’occuper de son fils pour la journée et de rester loin de tout ça tant qu’il peut.

De son côté, le boss d’Emma parvient à obtenir le contrôle total des 47 survivants en manipulant ses supérieurs à lui. Il prend ensuite le temps de raconter la situation à Eve, qui reste dans l’ombre. Allez, comme il faut bien théoriser sur son identité, je parierai bien sur la fille de Caleb et Rebecca, histoire de donner un peu de mordant à tout ça. On sait qu’ils ont eu une fille et que celle-ci s’est fait enlever par les Apex pendant qu’ils dormaient, parce qu’elle était plus intelligente que la moyenne. Ça correspond trop pour être une coïncidence et si ce n’est pas ça, il y a fort à parier que leur fille aura un rôle à jouer ET qu’Eve sera liée d’une manière ou d’une autre aux personnages que l’on connaît déjà.

Le cliffhanger voit Reece demander de l’aide à un pauvre vendeur de superette pour se rendre dans un port, alors qu’elle se vide de son sang dans son magasin. Mouais.

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Here and Now – S01E09

Épisode 9 – Dream Logic – 16/20
Non, mais non. Le problème quand tu t’attaches aux personnages de ce genre de séries à l’avenir incertain, c’est que tu te mets à flipper à chaque cliffhanger te rapprochant de la fin, et cet épisode ne déroge pas à la règle. L’épisode était aussi bavard que d’habitude et offrait de jolies avancées dans chaque intrigue, l’air de rien, avec des pistes de réflexion sympathiques, comme toujours. Plus qu’un épisode de longs bavardages après celui-ci et je ne sais pas si je suis prêt à dire au revoir à cette série, mais j’espère vraiment qu’ils feront en sorte de la conclure de manière satisfaisante. Cela me paraît quasi-impossible après cet épisode.

> Saison 1


Spoilers

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We can be boxless together.

L’épisode commence par Gregory pensif dans la cabane et Audrey qui l’observe. Elle est perturbée par Kristen qui vient lui demander de manière inquiète si des changements se préparent pour sa vie. Audrey lui ment, passe son temps à parler par SMS à Steven et n’écoute qu’à moitié les histoires de barmitsva de sa fille dont la nouvelle lubie est d’avoir un entre-deux spirituel du genre, organisé par Navid. Elle demande tout de même à sa mère d’acheter la nourriture, et ça paraît mal barré.

Celle-ci prépare une interview pour la télé, au cours de laquelle elle découvre que les employés de la boîte aux Philippines ont une fâcheuse tendance à… se suicider. Si elle a bien l’intention de rendre visite à Steven pour lui demander des comptes, celui-ci reçoit d’abord la visite de Greg et c’est complétement ridicule. Greg fait comme s’il n’était pas au courant alors qu’il est très clair que ce n’est pas le cas. Il y a de quoi rire quand même, surtout quand Audrey débarque et est surprise de voir son mari.

Elle lui a dit avoir couché avec Steven, un ancien pote à lui… évidemment qu’il vient le voir ! Bon, elle n’en a rien faire et préfère parler des employés qui se suicident parce qu’elle se sent trahie par Steven. Effectivement elle l’est, mais je note surtout que la série trouve le moyen parfait d’aborder encore un gros sujet de société dans la série, avec Audrey refusant de bosser pour un type qui exploite des êtres humains de l’autre côté de la planète. Forcément.

Malgré tout, elle rentre chez elle pour avoir une conversation avec Greg, où il affirme pour battre en ce quoi il croit, à savoir sa femme et sa famille. Petit à petit, l’un et l’autre réussissent finalement à avoir une vraie conversation posée et… se retrouvent, sur le plan spirituel en tout cas. J’ai adoré voir ces deux personnages qui se détestaient encore dans l’épisode de la semaine dernière se retrouver progressivement. Audrey s’étant vengée, ils semblent bien partis pour une vraie réconciliation, pourtant improbable jusqu’à cet épisode.

C’est également l’occasion d’apprendre que Greg a continué d’enquêter sur Ramon et l’agence d’adoption de leur fils… qui n’a jamais existé. Il a toutefois retrouvé l’adresse de l’assistante sociale qui leur avait confié Ramon et il compte bien la retrouver le lendemain. Pas mal comme piste supplémentaire pour comprendre le mystère, et amusant de voir qu’Audrey a bien oublié une deuxième fois d’appeler le traiteur pour Kristen.

Ramon déprime encore de sa rupture et se résout à supprimer les photos de son ex. Pas faute de l’avoir aimé pourtant, ils nous ont bien occupé la moitié de la saison avec quand même ! Par chance, il change vite d’état d’esprit car il est contacté par une pro du jeu vidéo qui n’a pas assisté à sa petite crise lors du salon de Portland : elle est donc intéressée par son jeu et lui donne RDV plus tard dans la journée.

Ashley est contactée de nouveau par la femme de l’épisode précédent, Sharon, qui s’avère en fait être une chasseuse de tête pour un grand groupe voulant investir et racheter le business d’Ashley. Certes, cela voudrait dire l’arrêt de son magasin racheté par une chaîne, mais elle découvre surtout qu’on lui affirme que ça lui rapporterait 4 ou 5 millions de dollars si elle acceptait de venir travailler pour eux. Si tous les entretiens dans ma vie pouvaient se passer aussi bien !

Duc apprend que sa thérapie est tellement efficace que sa cliente préférée le quitte, alors même qu’il lui reste deux séances prépayées. Il se rend ensuite à un événement public pour la sortie de son livre, et ce n’est pas bien intéressant. Il est question de sa relation avec son père, mais c’est surtout l’occasion de voir Duc, Ramon et Ashley passer du temps ensemble à parler de leur carrière. Je trouve que ça fonctionne plutôt bien et mieux que d’habitude, surtout qu’ils sont tous les trois à un carrefour de leur vie.

Ashley hésite à se faire racheter, par crainte de ne plus voir sa fille et de ne plus savourer sa vie comme d’habitude, alors qu’elle a déjà du mal à gérer sa vie comme ça. Duc reçoit également des smileys caca de la part de Carmen que la situation amuse.

L’entretien de Ramon se passe ensuite à merveille. À parler de son jeu et de l’impasse à laquelle il est confronté, il obtient l’aide de sa recruteuse, qui lui propose un job de petite main pour réparer les bugs grosso modo, mais qui lui explique également qu’il a besoin d’un plus grand monde. En effet, la logique des rêves qu’il suit habituellement ne lui suffit plus de son propre aveu et c’est donc en sortant de son cadre fermé qu’il réussira à évoluer.

Ashley, elle, parle de sa promotion possible avec sa cinglée de pote à l’arme à feu et avoue qu’elle n’en a pas encore parlé avec Malcolm. Quand elle rentre chez elle, c’est pour mieux découvrir ses craintes se confirmer : sa fille a dessiné la famille, mais Ashley est représentée loin de Malcolm et de sa fille. Elle se met à culpabiliser encore plus et à jalouser son mari qui peut s’occuper de leur fille, donc elle ne parle pas de son offre immédiatement à Malcolm.

Farid est toujours en dépression par rapport aux messages vocaux de sa mère qu’il traduit avec sa femme ; mais pas avant qu’ils ne s’engueulent devant Navid. Farid finit malgré tout en larmes parce qu’il était persuadé que sa mère l’avait abandonnée sans jamais donner de nouvelles alors que non.

En toute logique, Farid s’en prend ensuite à l’oncle qui l’a élevé et qu’il détestait déjà beaucoup trop avant d’entendre la voix de sa mère. L’oncle confirme qu’il a toujours refusé de lui faire décrocher le téléphone parce qu’il ne voulait pas qu’ils entrent en contact : après tout, sa mère était d’accord pour le laisser s’automutiler.

Farid passe alors l’épisode dans ses pensées et ses rêves, jusqu’à se souvenir que sa mère l’a accusé du meurtre de son père lorsqu’il était enfant (après la scène de flashback de l’épisode précédent où il taguait une affiche, donc). Cela nous le laisse, dans le présent, dans un vraiment sale état.

Au lycée, Navid et Kristen apprennent qu’ils sont suspectés d’avoir balancé des produits chimiques sur des camarades, mais comme aucune preuve ne les accuse, Kristen en profite surtout pour foutre le proviseur dans la merde en parlant des croix gammées au lycée. Bien joué.

Ils se retrouvent ensuite à essayer des foulards pour la fête de Kristen du lendemain, ce qui mène à un baiser pour le couple qui en est aussi à sa première fois ensemble. Celle-ci est écrite de manière hyper réaliste et bien loin de tout ce que l’on connaît de la télé américaine habituellement. Ce réalisme fonctionne bien. Si parfois la série est dans ses rêves et ses idéaux, force est de constater que pour le coup, elle s’en tire avec cette « connexion » entre eux. La discussion qui suit l’acte, en revanche, est bien loin de la réalité et est complétement perchée sur cette connexion et sur leur désir de n’entrer dans une aucune case. Faudrait savoir, je crois que Navid, il vient tout juste de rentrer dans une certaine case là, si vous voyez ce que je veux dire. Côté symbolique, par contre, c’est intéressant ce désir de sortir d’un cadre… C’est exactement là que Ramon en est de sa réflexion.

Enfin bref, quand Kristen finit par partir, elle tombe sur Farid qui lui psychanalyse son frère : celui-ci peut voir à travers le voile, mais c’est ce voile qui nous empêche de sombrer dans la folie, et il est possible que Ramon n’en revienne jamais selon lui. Farid a juste l’air d’un psychopathe, assis dans l’ombre à débiter des absurdités pareil : c’est terrifiant, et je comprends que sa femme lui tourne le dos pour aller prier.

Le lendemain, Greg et Audrey contactent donc l’assistante sociale, Beverly Mills, pour en apprendre plus sur Ramon, surtout avec l’absence d’informations sur l’orphelinat. Les joies d’internet font qu’il est plus facile de remonter certaines pistes désormais et le couple apprend donc que l’orphelinat n’a jamais existé : Ramon a été kidnappé quand il était bébé et placé à l’adoption.

Beverly leur demande d’arrêter les recherches, car c’est beaucoup trop risqué et qu’ils pourraient ne pas aimer ce qu’ils découvriraient… En même temps, ce qu’ils viennent de découvrir est suffisant pour être bouleversés pour un moment. Audrey se persuade ainsi qu’elle n’est pas la mort de Ramon car si celle-ci est encore en vie, elle est probablement en train de le chercher.

De son côté, Ramon découvre que le monstre qu’il n’a pas programmé est toujours dans son jeu et… sort de la caverne du jeu pour aller explorer le monde. À croire que lui aussi, il souhaite s’échapper de son cadre ! Ramon se rend ensuite chez ses parents à la fois pour la fête de Kristen et pour avoir des infos sur son passé clinique. Ce n’est pas gagné.

Kristen et Navid se rendent au lycée tous les deux maquillés et voilés. Leur marche de pouvoir est super sympathique à voir, mais ça ne dure pas bien longtemps : alors qu’ils rentrent chez Kristen, ils sont attaqués par d’autres étudiants. Navid se fait tabasser en bonne et due forme alors que Kristen parvient à se battre contre Madison et les autres filles masquées. Ils sont heureusement rapidement lâchés par ces cinglés et se rendent donc chez Kristen où tout le monde préparait pourtant une joyeuse fête. La vue de Navid en sang a tendance à calmer l’ambiance festive, bizarrement.

Malgré ses blessures, Navid se fait interroger par Ramon sur son père puis joue les rabins pour l’alternamitva de Kristen. Toute la famille défile pour faire des compliments à Kristen et dire ce qu’ils admirent chez eux. Ils sont bons pour les discours, tout ça est à retenir pour le jour où j’aurais besoin d’en écrire. Bien sûr, Ramon n’a rien écrit en revanche et Audrey n’a même pas le droit de faire le sien, car Kristen l’interrompt et est en larmes. Elle a enfin compris ce que c’était que d’avoir une identité qu’on ne peut retirer, comme ses frères et sœurs, comme Navid. OK, pourquoi pas : son passage à tabac lui fait prendre conscience des choses. Farid est appelé par Audrey pour qu’il vienne chercher Navid et le récupère avec énormément de froideur.

Dans la voiture, il refuse évidemment que Navid continue de voir Kristen et son énervement + son état psychologique + l’alcool font que la scène crie l’accident. On le frôle effectivement, mais il pile toutefois quand il aperçoit une femme au milieu de la route. Celle-ci n’est qu’une hallucination de sa mère, mais c’est suffisant pour leur sauver la vie car un camion passe alors et les aurait probablement détruits s’ils étaient passés par là sans freiner au stop. Charmant.

Pendant ce temps, Duc fait la gaffe du siècle en apprenant à Malcolm qu’Ashley a eu une proposition de rachat de la boutique. Bon, quand tu omets de dire un truc aussi important à la personne qui partage ta vie avant de l’emmener à une fête de famille où tout le monde est au courant, tu t’assures quand même que personne ne gaffera a priori, mais pas Ashley. Le couple Malcolm/Ashley se retrouve ainsi à s’engueuler dans la cuisine alors que Ramon s’occupe de sa nièce en l’emmenant dans la fameuse cabane dans un arbre du jardin…

… qui prend soudainement feu, les coinçant tous les deux à l’intérieur. Non. Ce n’est juste pas possible ce genre de scène à la fin d’un épisode, je refuse. Depuis la fenêtre de la cuisine, Ashley et Malcolm voient donc Ramon balancer leur fille du haut de la cabane tout de même assez haute… alors que l’arbre n’est absolument en feu. Quelle idée de laisser la gamine toute seule avec Ramon aussi.

Pire cliffhanger du monde, c’est atroce. Je veux être lundi prochain. Je veux une vraie fin, ou mieux, un renouvellement.

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