L’adaptation de The Cuckoo’s Calling (L’Appel du coucou)

Salut les sériephiles,

Je vous disais hier que l’actu séries était au point mort, ignorant totalement qu’au moment où j’écrivais ces lignes (littéralement), Netflix avait la très bonne idée de renouveler Glow pour une saison 2 et que la BBC annonçait enfin la date de sortie de la mini-série Cormoran Strike, basée sur les livres de Robert Galbraith, pseudonyme de… JK Rowling !

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Enfin ! Cela fait plusieurs mois qu’on nous en parle, mais à l’exception d’une ou deux photos, rien n’a filtré sur les sept épisodes de cette adaptation de l’excellent Cuckoo’s Calling (L’Appel du Coucou). A priori, la série devrait respecter l’intrigue du bouquin et nous parler de la mort du top-model Lula Landry, qui s’est suicidée en se jetant du balcon de son hôtel… À moins que ce ne soit pas un suicide, bien sûr.

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J’avais adoré ce bouquin et je m’en sers encore quand je donne des cours particuliers d’anglais (c’est un excellent texte pour improviser des bacs blancs MOUAHAHAHA), c’est dire ! Si je ne suis pas du tout du genre à aimer les intrigues policières, force est de constater que JK Rowling les maîtrise d’une main de maître. Je trouve généralement le coupable dans les Cormoran Strike, mais j’ai toujours eu une ou deux surprises dans le lot.

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Il faut bien dire que je suis impatient de découvrir cette adaptation… mais j’émets déjà quelques réserves. Vous le savez si vous suivez un peu le blog, je suis un public parfois difficile donc j’ai tendance à me méfier par principe, surtout face à une adaptation d’un roman que j’ai adoré. Certes, la BBC propose généralement de bonnes séries… Mais je n’oublie pas qu’ils ont totalement dénaturé la fin de The Casual Vacancy (Une Place à prendre, de JK Rowling toujours, mais sans pseudo) quand ils en ont fait une mini-série de quelques épisodes.

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Quand je dis qu’ils l’ont dénaturé, je n’exagère pas, promis, ils ont changé la fin dramatique et hautement critique du roman par une fin douce-amère qui a vraiment gâché l’histoire et le message du livre. Je ne sais même pas comment JK Rowling a pu accepter ces modifications, mais bon, je crois qu’elle est un peu comme tout le monde et aime bien s’enrichir (je n’oublie pas ma déception à la lecture de The Cursed Child/L’Enfant maudit l’an dernier).

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Pour en revenir à ce bon vieux Cormoran Strike, les premières photos me laissent plutôt mitigé, car les personnages sont à mille lieues de l’image que j’avais d’eux, surtout Cormoran qui passe de mec peu propre sur lui et cassé de partout à british élégant :

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Je sais, il s’agit d’une adaptation, il ne faut pas s’attendre à un respect total de l’œuvre (après tout, Emma Watson aussi est beaucoup plus canon qu’Hermione), mais j’ai peur de ne pas reconnaître un roman que j’avais adoré.

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Nous verrons bien, soyez sûrs que je vous en parlerai de toute manière. Je vous donne rendez-vous à la fin du mois, car BBC One diffusera la série le 27 août 2017. Bonne journée !

Iron Fist (S01)

 

Synopsis : Déclaré mort il y a 15 ans, Danny Rand réapparaît à New York et espère pouvoir reprendre sa vie, notamment au sein de l’entreprise familiale. Seulement, rien ne se passe comme prévu car les autres héritiers voient d’un mauvais œil le retour de celui qu’ils pensent toujours morts. En parallèle, bien sûr, on se dirige vers une histoire de super-héros.

Note moyenne de la saison : 15/20

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Pour commencer, j’ai visionné les trois premiers épisodes de cette série il y a quelques mois, lors du premier Week-end en séries et juste après 13 Reasons why. La barre était apparemment trop haute pour qu’Iron Fist réussisse à me motiver et me garder. Seulement, avec l’arrivée prochaine des Defenders et en fan total de l’univers du MCU, je ne pouvais pas faire autrement que me remettre face dans la série et dans son ambiance sombre.

Ce n’est donc vraiment pas un coup de cœur et je la vois surtout pour être à jour dans l’univers Marvel. Je reste ouvert d’esprit, j’avais eu le même sentiment devant la première saison de Daredevil avant d’être tout bonnement sous le charme de la saison 2 (et d’Elektra). Tout n’est pas perdu pour Danny.

Capture d'écran 2017-08-09 16.59.56.pngÉpisode 1 – Snow Gives Way – 12/20
Buddha said “Your purpose in life is to find your purpose”

J’écris la critique quatre mois après avoir vu l’épisode, à partir de notes prises lors du visionnage, alors ça ne pourra être aussi complet et précis que d’habitude, mais ma première impression de la série fut un générique plus obscur que ce que je pensais, plus vif également.

L’introduction est lente et je l’ai trouvée bien mauvaise, même s’il s’agit tout à fait du synopsis : Danny, un SDF, qui débarque pour reprendre une partie de son héritage. J’ai surtout trouvé que ça semblait sorti des années 90 et que c’était plutôt mal joué, notamment pour l’acteur principal qui n’était sauvé que par des flashbacks absolument dramatiques pour donner un peu de rythme de manière artificielle.

Je n’ai pas mâché mes mots dans mes notes, allant jusqu’au « on se fait chier ». En fait, je n’étais pas dedans du tout et il a fallu longtemps avant que j’arrive à trouver quelques points d’intérêts, le principal étant bien sûr Joy, une des héritières de la compagnie qui semble déchirée entre son frère et la joie de retrouver Danny. Elle contraste bien avec son frère, Ward, qui est la caricature du gros connard et qui décide de tuer ce faux Danny. Euh ? D’où c’est normal de faire ça ? Je trouve que ça manque vraiment de contextualisation et de cohérence.

Le rythme de la série est lent, avec énormément de silence et des pouvoirs de Danny mal introduits (exactement comme pour Jessica Jones sur ce point, mais Jessica Jones était intéressante elle). De Danny, j’ai retenu le manque de charisme et un acteur casté pour le jouer enfant lui ne lui ressemblait pas. Dans les points qui m’ont fait marrer, Danny fait des recherches sur son passé… en utilisant Internet. Allons savoir comment il a appris à s’en servir, ou comment il sait conduire dans un parking sous-terrain alors qu’il n’a pas conduit depuis enfant. SI c’était si simple, ça se saurait !

Un autre point d’intérêt de ce premier épisode est la présence de Colleen Wing qui ajoute un peu de piquant et a une vraie alchimie avec Danny. La note n’est pas si mauvaise, parce qu’il y a bien quelques pistes intéressantes, mais c’est tout. C’était lent, jusque dans certaines scènes d’action (pourtant bonnes dans l’ensemble), pas bien clair, vraiment trop déconnecté de tout.

Sans le week-end en séries, je me serais contenté d’un speedwatching. Comme toujours avec les séries Netflix du MCU, je n’accroche pas au premier épisode, ni au méchant. Le cliffhanger voit la mort du seul pote de Danny (un SDF), a priori d’une overdose, puis Joy qui décide de trahir Danny. De manière probablement prévisible à force, j’accroche surtout aux rôles féminins et on ne voit pas vraiment les parents de Danny mourir, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les fenêtres, rien que ça, oui. Ce 12/20, je le mets vraiment parce que je veux y croire.

Capture d'écran 2017-08-09 17.01.46Épisode 2 – Shadow Hawk Takes Flight – 13/20
The Iron Fist is me

Cet épisode voit Danny enfermé dans un hôpital psychiatrique et, décidément, la série n’a pas beaucoup de chance : elle passe cette fois après Legion et ça n’aide pas, parce que Legion était parfaite de ce point de vue-là. En plus, il a vraiment besoin de se raser Danny. Il échappe de peu, dans l’intro, à un cinglé qui veut le tuer. Moui. Il passe ensuite beaucoup de temps à nous raconter son passé (enfin, il le raconte à son psy).

L’épisode pourrait être réduit de dix bonnes minutes si nous n’avions pas autant de scènes sur le passé. Netflix fait toujours dans la longueur de toute manière. Pourtant, il n’en a pas forcément besoin. Je trouve aussi que la pub sur la plateforme n’est pas toujours hyper subtile, mais Iron Fist y va vraiment trop fort (H&M dans le premier, Pepsi, Everlast et M&M’s pour celui-ci).

Du côté de la firme, Ward continue de manipuler Joy (je m’ennuie tellement que je lui trouve un côté avocate de Wolfram & Hart, qui doit expliquer pourquoi je l’aime), mais celle-ci comprend que Danny est probablement véritablement Danny et pas un simple escroc, grâce à une histoire de M&M’s un brin tiré par les cheveux.

Une fois de plus, c’est Colleen qui m’a le plus intéressée dans cet épisode : malgré son bâton dans le dos qui lui donne un côté parfaitement irréaliste, elle a de très bonnes scènes d’action et elle est déjà présentée comme un personnage hautement moral qui préfère protéger Danny qu’elle connaît à peine plutôt que d’accepter l’argent de Ward. Elle se débrouille ensuite pour aller voir Danny, puis Joy, afin de lui donner les fameux M&M’s. Je pensais naïvement qu’ils avaient tous le même goût, mais apparemment ce n’est pas le cas.

Dans tout ça, on apprend quand même que le père de Ward est en vie. L’épisode se termine sur Danny qui se fait tabasser. Je n’accroche vraiment pas (et ça se voit à la longueur de la critique, même si ça s’explique aussi parce que je suis toujours sur ma prise de notes d’il y a quatre mois). La série se regarde, mais c’est chiant et ça ne m’a pas du tout accroché. C’est le début du héros, mais franchement, j’ai préféré Luke Cage dans le genre.

Capture d'écran 2017-08-09 17.03.24Épisode 3 – Rolling Thunder Cannon Punch – 14/20
It’s my name. It means something.

Cet épisode améliore un peu la qualité de la série, qui l’air de rien prend un départ ascendant plutôt rassurant. Pourtant, il commence mal avec une première sur les méchants qui m’avait presque donné envie de tout arrêter (mais j’avais un Week-end en séries à terminer).

Danny se débrouille pour résider au dojo de Colleen en gagnant un combat contre elle. Les ficelles sont grosses, mais c’est toujours mieux que l’asile psychiatrique et on apprend à connaître les personnages qui ont une bonne dynamique entre eux.

Du côté de la firme, Joy est plutôt sympathique avec Danny, mais elle lui demande quand même de changer de nom, lui proposant même un contrat pour ça. C’est une excellente chose car cela permet de faire intervenir l’avocate de Jessica Jones dans la série. Cela suffit déjà à rendre la série un peu meilleure. C’est là qu’on voit que je ne suis probablement pas objectif, mais je n’ai jamais prétendu l’être après tout.

J’ai ensuite décroché suffisamment longtemps lorsque Danny joue le prof au dojo pour ne pas comprendre comment il s’est retrouvé à se battre (encore) et sauver une nana d’une explosion. Si je suis sincère, j’étais plus préoccupé à me demander où il avait trouvé l’argent pour se trouver de nouvelles baskets et des fringues. C’est grave, quand même, tout ce que j’ai retenu de l’épisode (encore aujourd’hui), c’est le look du personnage.

Du côté des méchants (ou plus simplement des riches, parce que c’est de ça qu’il s’agit), les manipulations continuent. Le père de Danny parle à une voix dans le noir (Gao). Tout est fait par Joy et Ward pour éviter les problèmes, mais Danny vient les confronter au restaurant et péter son câble.

J’ai eu la fâcheuse tendance à vraiment décrocher des intrigues, au point d’être surpris de la fin de l’épisode et malgré une bonne réalisation. Colleen se bat finalement dans une arène pour se faire de l’argent et réussit enfin à avoir la force dans ses poings, faisant d’elle une fille du dragon.

Les cliffhangers sont plutôt bons : Jeri (l’avocate) et Danny sont maintenant en possession d’une empreinte de Danny enfant qui permettra de savoir s’il est bien celui qu’il prétend être ou non. Ils l’ont obtenu grâce à la négligence de Joy qui l’a donné à Jeri et qui doit se sentir bien bête de leur donner tant de pouvoirs quand même. Le retournement de situation fonctionne bien, mais ça n’empêche que la série n’est toujours pas passionnante et s’encombrent de grandes phrases et envolées lyriques qui ne lui réussissent pas.

La toute fin voit Danny enquêter sur Ward et se faire projeter dans le vide alors qu’il escaladait un immeuble. Cela m’a tellement marqué que j’ai mis quatre mois avant de regarder la suite et que je ne m’en souvenais même pas… C’est dire !

04.pngÉpisode 4 – Eight Diagram Dragon Palm – 14/20
You are really pushing the limits of Karma.

Bien, l’épisode commence sur un de mes plus gros fous rire depuis bien longtemps : Danny réussit, dans sa chute, à se maintenir en vie en se tenant à un lampadaire dépassant du building. Bref, il finit malgré tout inconscient et se réveille aux côtés de Ward et son père (Harold), qu’il pardonne immédiatement. Logique.

Harold lui explique comment il a survécu grâce à The Hand et surtout que toute personne sachant qu’il est en vie est menacé de mort. C’est pourquoi Joy ne peut apprendre la vérité, mais qu’Harold demande à Ward de lâcher le procès contre Danny et de lui rendre le bureau de son père. Mais oui, mais bien sûr. Il suffit donc d’une scène pour balayer d’un revers de main l’intrigue de trois épisodes complets.

Hop, quelques minutes suffisent donc à nous montrer Danny obtenir ses 51% de parts et faire un discours parfait pour sauver les apparences. C’est marrant, même si pas révolutionnaire. Il continue de se comporter en gamin, y compris devant Jeri. Le problème, c’est que malgré sa position récupérée, il n’a absolument rien à faire ; il s’incruste donc comme il peut et tente de ruiner tout le monde. Il refuse l’idée d’une marge sur un médicament, parce que ce n’est pas bieeeen.

Bon, alors oui, ce n’est pas faux, et 45$, c’est une marge énorme. Maintenant, il faut bien reconnaître qu’il y a des gens qui ont besoin de se payer à la fin du monde aussi et que la part pour la recherche devrait rester inchangée. Bon, la série se la joue grande gentille et comme le reste de la saison me paraît beaucoup trop enfantine, ce qui est probablement à cause du personnage de Danny.

Joy s’occupe donc de le maintenir occupé pour éviter d’autres grossières erreurs, du moins en théorie, parce qu’en pratique, elle est juste beaucoup trop fan de lui et de ses histoires d’entraînements qui m’hypnotisent. Chacun ses kiffs.

Pendant que Ward s’occupe de balancer les pratiques de Danny à la presse, Joy manque de se faire enlever par une bande d’asiatiques, The Golden Sands, que Danny met K.O assez rapidement. Cela fait une bonne scène d’action et lui permet de retrouver Colleen à qui il confie Joy avant d’aller négocier avec ses agresseurs qui flippent au nom de « The Hand ».

Pendant ce temps, au dojo, Colleen a découvert que ses exploits sont sur internet et n’apprécie pas trop l’idée que tout le monde peut découvrir comment elle se fait de l’argent, même si ça pourrait lui apporter des élèves. Elle pète donc un câble contre ses propres machines d’entraînement. Que voulez-vous que je dise de ça ?

Pour canaliser sa violence, elle retourne faire quelques combats, avec un look digne d’une Diam’s de la grande époque. Sans surprise aucune, elle gagne un combat contre deux combattants à la fois, parce qu’elle est trop forte et c’est tout.

C’est à ce moment-là que Danny débarque. Colleen et Joy apprennent à se connaître avec un petit entraînement mignonnet.

De son côté, Harold est « enlevé » par Gao qui l’emmène dans l’appartement en face de celui de Joy. Il voit donc que sa fille a été blessée, et il n’en est pas très heureux. Tu m’étonnes. Il se rend donc tuer celui qui a eu la mauvaise idée de l’attaquer, avec de biens mauvais effets spéciaux, tout de même. Le cliffhanger voit Danny recevoir un étrange message lui indiquant que la réponse qu’il cherche est… la même que le tatouage qu’il a sur le torse. Il n’y a pas à dire ça promet.

Toujours aussi lent, cet épisode a peiné me convaincre avec ses intrigues parfois enfantines. Cependant, je reconnais une certaine force de divertissement. C’est juste déroutant d’avoir une série Marvel qui le joue comme ça car ça ne colle pas trop à l’univers. Je pense donc que ce qui me déroute et ne me plaît pas trop est en fait… parfaitement calculé.

05.pngÉpisode 5 – Under Leaf Pluck Lotus – 15/20
You live in this city long enough nothing surprises you anymore.

Cet épisode commence par une drôle de scène nous parlant d’une drogue synthétique qui copie les effets de l’héroïne sans rendre addict. Encore une fois, c’est étrange : on est là à fond dans du Marvel, mais bien loin du côté enfantin et vieillot que prend parfois la série. Tout cela vient en fait de Rand Industries bien sûr.

Danny est aussitôt tenu au courant, mais il n’aime pas trop l’idée. Il faut dire qu’il est à la tête d’une entreprise pas hyper éthique, ce qui est à peu près la conclusion de Joy quand elle est forcée de refuser de donner de l’argent à des familles en souffrance. Même avec la loi de son côté, ce n’est pas facile d’agir en connasse, apparemment.

Par malchance pour elle, Danny n’en est pas un, lui, et il s’excuse auprès de la mère de famille pour le cancer que la compagnie a refilé à son fils. Autrement dit, il reconnaît que la compagnie a causé le problème, ce qui met tout le monde bien dans la merde. Ward décide de ne pas céder au chantage et est même soutenu par Joy dans cette décision un peu stupide qui pourrait couler la compagnie.

De toute manière, Ward n’est pas au mieux de sa forme, se dopant de médicaments pour oublier qu’il est surveillé en permanence dans son bureau.

De son côté, Colleen donne des cours à… Claire Temple ! Oh oui, c’est tellement cool de la retrouver. C’est un personnage que j’adore et qui semble toujours parfaitement adapté à toutes les situations. Ici, par exemple, elle se retrouve au milieu d’un rencard improvisé entre Collen et Danny (qui n’en est pas un soit disant, mais il lui ramène carrément un restaurant au dojo) et agit juste parfaitement, profitant de la bouffe avant de s’en aller.

Danny veut simplement demander un peu d’aide à Colleen, car il a besoin d’un combattant pour se faire entendre vis-à-vis de la drogue de synthèse. Bon, il en profite aussi pour lui dire qu’il a acheté son immeuble et est donc le nouveau propriétaire à qui elle doit le loyer. Marrant cette dynamique entre eux, ça ajoute définitivement quelque chose à la série, qui en a besoin.

Ls deux combattants forment un beau couple, mais leur opération est un échec : ils voulaient prouver un traffic de drogue, ils tombent sur de simples camions… en apparence. Danny se débrouille pour être enfermé dans l’un d’eux, forçant Colleen à voler une voiture pour le suivre. À l’intérieur du camion se trouve en fait une planque pour un chimiste apparemment recherché internationalement. Chouette !

Le chimiste se fait poignarder, Danny parvient à les faire s’échapper et devinez vers qui Colleen et lui se tournent pour le soigner ? Claire, bien sûr !

La pauvre se retrouve encore embarquée dans une histoire qui la dépasse et c’est bien drôle à voir. Le cliffhanger nous fait enfin voir le visage de Gao, la méchante, qui n’a pas trop de scrupules à tuer ses hommes de main forcément.

L’arrivée de Claire y est pour beaucoup, mais j’ai préféré le rythme dans cet épisode. Toute l’intrigue de Rand industries prenait un peu trop de temps et plombait le tout, mais autrement, on avait quelque chose de solide et se rapprochant de l’ambiance super-héros, ça change.

06.pngÉpisode 6 – Immortal Emerges from Cave – 16/20
The more you talk, the weirder this gets.

L’épisode commence par des inconnus recevant le message que le temps est venu de faire quelque chose de peu clair, mais vu le karaoke de Take on me, c’est quelque chose de sanglant prêt à exploser à la gueule de Danny, qui a décidé de faire la guerre à The Hand en retrouvant Sabina, la fille du chimiste.

Le problème, c’est qu’il doit faire tout en rentrant à temps pour 16h où il a une réunion pour sauver la boîte de son excuse stupide. Bon, bien sûr, il l’ignore complètement, trouve l’adresse où trouver Sabina et décide de s’y rendre. Avant ça, il prend le temps de prévenir Colleen et Claire, qui s’occupent toujours du blessé. L’épisode poursuit le fil rouge sans perdre de temps à première vue, ce qui est plutôt une bonne chose.

Seulement, c’est à première vue uniquement, parce que Danny prend le temps de faire un peu de yoga pour parler dans sa tête à son maître Yoda, que Claire n’arrête pas de répéter qu’il faut emmener le blessé à l’hôpital et que Ward prend le temps de s’enfoncer encore un peu plus dans les médicaments. La bonne nouvelle, c’est que cela le fait moins passer pour un connard fini, mais bon, il excellait dans ce rôle, c’en est presque dommage.

Bref, après quelques détours, Danny finit par arriver à ses fins et rencontre Gao sans savoir à qui il a affaire. Elle le confronte à un premier combat, qu’il gagne sans le moindre mal. Les personnages de l’introduction de l’épisode sont en fait ceux qu’il a à combattre. C’est sympathique comme test initiatique. Cela fait de jolis effets spéciaux. Le second combat est plus vicieux : il a affaire à une empoisonneuse qui le charme et réussit presque à le tuer avec du venin qui l’affaiblit. Bien sûr, il s’en sort et enchaîne avec le troisième combat, qui est aussi le dernier, avec le fameux chanteur de Take on me. Apparemment, il n’a pas trop envie de chanter néanmoins, juste de se battre. Sans trop de surprise, il récupère Sabina, allant ainsi à l’encontre de son Yoda qui se sent trahis.

Entre chaque combat, l’épisode continue bien sûr. Claire et Colleen décident finalement d’emmener leur blessé à l’hôpital où Claire bossait avant et connait encore tout le monde. Pas suffisant, malheureusement. En effet, elles se rendent vite compte que leur John Doe est enlevé. Elles gèrent plutôt bien la course poursuite, malheureusement, leur ennemi est plus malin qu’elles.

Ward expérimente de plus en plus le manque, parce qu’il a eu la bonne idée de jeter ses pilules devant Joy qui s’inquiétait pour lui. La déchéance est totale quand il se blesse et tente d’acheter une infirmière.

Le cliffhanger voit Madame Gao révéler son identité et un lien avec le père de Danny. Cet épisode était meilleur, principalement parce qu’il forme définitivement le duo entre Claire et Colleen et parce qu’il est assez clair rapidement dans ses intentions.

07.pngÉpisode 7 – Felling Tree with Roots – 16/20
I don’t even have an idea of what an Iron Fist is. It sounds like a sex toy.

Nous voilà donc à l’épisode de mi-saison qui rien qu’à son titre annonce de bonnes choses. Nous commençons par Harold qui se voit menacé par deux hommes de mains qui lui cherchent des noises à cause de Danny. Il dit ne pas connaître Danny, mais bien sûr, Iron Fist débarque pile à ce moment, comme par hasard. Un nouveau combat est expédié, des infos balancées à toute vitesse sur les liens entre Gao et Harold (sauvé par cette dernière en échange d’un travail pour The Hand) et Harold se coupe le petit doigt. Bon appétit.

Du côté de Joy et Ward, on repart très précisément là où l’épisode s’était arrêté. Ils n’ont pas vraiment de lien avec le reste des intrigues, mais c’est intéressant à suivre et surtout ça ne dure pas, car Harold téléphone à son fils et lui demande de l’aide… pour déplacer et couler les corps, dépourvus de dents, dans un lac. Par chance, cela lui permet surtout de retrouver une boîte de ses pilules.

Danny se fait gentiment soigner par une Colleen beaucoup trop douce avec lui pendant que Claire s’occupe de Sabina. La perte de leur John Doe ne semble pas franchement les affecter plus que ça, ce qui est étrange. Nous avons enfin, après sept épisodes, un semblant d’explications sur ce qu’est exactement « Iron Fist » et enfin, également, une scène de sexe pour un héros qui l’a bien mérité après tous ses combats (non, non, ce n’est pas moi qui le dit, c’est le scénario qui nous le suggère). Et oui, ça y est, Danny et Colleen sont en couple. On ne peut pas dire que ça traîne, dis donc ; pourtant, il était censé avoir passé un vœu de chasteté, hein.

Le lendemain, Madame Gao lui rend une visite de courtoisie alors qu’il se fait remonter les bretelles par Joy. La vieille lui demande d’arrêter de jouer les héros et de vouloir stopper The Hand, en profitant pour le menacer lui, Colleen et Claire. Elle lui laisse quand même l’opportunité de travailler comme PDG de Rand Industries. Trop gentille.

Méfiant, Danny la suit au 13e étage de l’immeuble où elle semble avoir un bureau. Oups. La journaliste insupportable de l’épisode 4 bosse évidemment pour elle, mais Danny réussit à la détourner et la faire bosser pour lui.

Il se rend donc à la réunion organisée par Joy pour annoncer la fermeture de l’usine si problématique. Hop, encore une décision pour couler la compagnie. Avec un peu plus de contexte, ce choix enfantin paraît bien sûr être une bonne idée, mais bon… Ca reste stupide.

Colleen retrouve Bakuto, un ancien ami ou son frère ou allons savoir, puis donne un cours, puis retrouve Danny qui arrive à la convaincre (sans grand effort) qu’il faut attaquer The Hand de front. C’est donc ce qu’ils font, après s’être fait de nouveaux amis. Ils retrouvent Radovan à temps pour… le voir mourir et entendre parler d’une ville de Chine liée à tout ça, qui est précisément là où il se rendait avec ses parents lors du crash. Ah papa de Danny, tu as fait de la merde.

Enfin, Joy découvre qu’elle, son frère et Danny sont virés de la compagnie par le conseil d’administration. Bien sûr. Ward comptait lui se barrer avec 25 000$ durement économisé, mais son père lui vide son compte, provoquant définitivement sa rage. Oui, le cliffhanger voit Ward tuer son père et s’en débarrasser dans le même lac que le reste des corps. Ce n’est pas franchement une surprise pour une mi-saison Marvel. Ils auraient pu faire quelques efforts pour ne pas nous sortir les mêmes cliffhangers que les autres séries de la franchise. Certes, ils ont fonctionné à merveille jusque-là, mais ça fait quand même très flemmard là. J’espère que The Defenders ne nous fera pas ça ; car ça devient lourd à force.

08.pngÉpisode 8 – The Blessing of Many Fractures – 14/20
You’re a cancer, Danny.

Danny tente de prévenir Claire qu’elle est en danger chez sa mère, malheureusement il semble qu’il soit trop tard pour elle. Heureusement, ce n’est pas le cas, Colleen arrive juste à temps pour la prévenir.

Danny cherche à contacter Harold, mais il tombe uniquement sur son sang et Ward. Bien que plutôt mauvais acteur (le personnage, pas l’acteur) dans son deuil, Ward parvient à convaincre Danny que tout est sa faute. Ce n’est pas très compliqué comme il culpabilise dès le début. Il se rend donc chez Colleen avec le plan de se rendre à Anzhou. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Colleen et Claire décident de s’y rendre avec lui.

Danny vit plutôt mal le voyage en avion (forcément), mais il apprend à connaître Claire, ce qui est une bonne chance. J’aime apprendre à la connaître de plus en plus et elle est définitivement la voix de la raison. Je le sens mal pour The Defenders, elle n’a pas intérêt à mourir. Bien sûr, elle est tellement parfaite qu’elle réussit à faire oublier ses angoisses des turbulences à Danny.

Arrivés à Anzhou, ils ne mettent pas longtemps à retrouver Gao et Colleen se débrouille pour avoir un max d’informations grâce à un SDF du coin. Décidément, cette série fait du bien à l’image des SDF. Bref, Colleen et Danny s’infiltrent sans trop de souci pour tout détruire de la fabrique d’héroïne de synthèse. Ils n’ont pas le temps de mener à exécution leur plan car Gao revient. Avertis par Claire, ils décident de se séparer : Colleen s’enfuit (et a le droit à un petit combat), Danny s’attaque seul à Gao. Du moins pour un temps, car les filles ont vite fait de le rejoindre.

Le dernier combat est expéditif, mais leur permet d’embarquer Gao avec eux. Danny comprend qu’elle a tué ses parents en empoisonnant les pilotes. J’ai trouvé ça bien dommage que la fin soit si vite expédiée, car il y aurait eu potentiel à faire beaucoup plus.

Du côté de la compagnie, les choses se déroulent bien mal. Joy et Ward se font donc virer avec un parachute doré, mais ils ne l’acceptent pas si bien. Enfin, Joy, en tout cas, parce que Ward est trop occupé à se la jouer Lady McBeth à voir du sang sur ses manches.

Ils décident de travailler ensemble, mais Joy appelle le conseil pour refuser l’offre du parachute doré, juste à temps car Ward, lui, tente de négocier son propre parachute pour découvrir qu’il est déjà trop tard. Ah, le frère et la sœur semblent drôlement divisés d’un coup.

Cela ne dure heureusement pas : Joy a des informations sur chaque membre du conseil et ce n’est pas glorieux pour eux. Le frère et la sœur se réconcilient dans une scène larmoyante un peu longuette mais qui suggère quand même que Joy connaît Jessica Jones et a fait appel à elle.

Finalement, Ward se décide à tout avouer à Joy, pour mieux changer d’avis une fois sur place et s’en prendre méchamment à Joy, attaquant là où ça fait mal (son manque de confiance, donc). Moui, je n’ai pas accroché du tout là pour le coup. C’est toujours mieux que les premiers épisodes, mais ce n’est pas dingue.

09.pngÉpisode 9 – The Mistress of All Agonies – 15/20
Why aren’t you dead ?

Harold est en vie ! Il se réveille pépère au fond du lac et s’en extrait comme il peut. Oups.

Notre trio de héros (je suis tellement heureux de l’omniprésence de Claire dans cette série, elle aide vraiment à accrocher la série, mais c’était déjà le cas dans Luke Cage, voire dans Daredevilen fait, c’est elle ma super-héroïne) a ramené Gao en ville pour la questionner. Bien sûr, Gao profite d’être laissée seule avec Claire pour tenter de la ramener de son côté, la brisant psychologiquement en lui parlant des super-héros qu’elle fréquente en espérant devenir spéciale elle aussi. Et oui, juste quand j’avais envie d’en faire un éloge, Gao fait l’inverse. Les scénaristes sont bons, finalement, ils ont juste eu beaucoup de mal à introduire la série comme il fallait.

Danny découvre enfin ce qu’il s’est passé du côté de Rand industries, alors que Joy enquête comme elle peut sur ce que lui cache son frère. Harold déambule, se souvenant peu à peu de sa vie. A priori, la renaissance se fait avec quelques pertes de mémoire. Il s’introduit dans le bâtiment et découvre avec horreur que ses enfants se sont fait virés. Il appelle donc son chauffeur habituel pour avoir les infos dont il a besoin.

Celui-ci le ramène à son hôtel où Ward a la mauvaise idée de retourner. Terrifié, il obtient le pardon de son père et l’autorisation de s’enfuir. Il en a de la chance. Harold le prévient toutefois qu’il compte bien contacter Joy, c’est problématique.

D’autant plus problématique qu’Harold semble totalement instable, tuant ce pauvre Kyle, son chauffeur, pour de bien mauvaises raisons. Décidément, les tapis de cet hôtel en ont vu du sang !

Ward s’enfuit, mais il est piégé par son père qui veut le faire passer pour un drogué. Ce n’est pas bien compliqué à faire vous me direz, vu qu’il est drogué.

Joy, quant à elle, revient effectivement à l’hôtel et y découvre que son père est toujours en vie. Elle le vit un peu mal, je crois, mais je la comprends. C’était assez décomposé comme intrigue, mais dans l’ensemble, plutôt agréable.

L’épisode nous introduit un nouveau méchant, sans nom, mais capable de fabriquer une arme redoutable avec juste un peu d’aluminium. Il est assez évident qu’il en a après Danny. C’est probablement un homme de Gao. Les choses ne sont pas super claires, mais il semble connaître Bakuto.

Au dojo, tout empire : Colleen s’est faite empoisonnée en Chine en étant blessée au bras et elle est terriblement malade, au point de risquer d’en mourir. Les hommes de Gao semblent l’avoir retrouvé et attaquent le dojo. Malgré sa maladie, Colleen aide Danny et Claire à se battre et à eux trois, ils mettent K.O les attaquants.

Pour guérir le poison, Colleen fait appel à Bakuto, son Sensei. Il n’y a pas plus d’explications que ça, mais quand il arrive, il dirige Danny et se sert de l’Iron Fist pour brûler le poison dans le corps de Colleen. Cela fonctionne mais affaiblit Danny.

Colleen et Bakuto se relèvent alors, le dojo est envahi d’hommes qui se saisissent de Danny et Gao avant de se barrer avec Colleen et Bakuto, mais en laissant Claire derrière. Je ne suis pas bien sûr de suivre la logique – il s’agit peut-être d’une trahison. Claire ne se rend pas compte qu’elle est surveillée dans sa solitude, mais le nouveau méchant (est-il vraiment méchant, du coup ?) observe tout ça du bout de la route. Oula, je sens la migraine arriver.

Cet épisode était lent et manquait vraiment d’explications, mais au moins, ça donne envie de voir la suite et ça introduit Harold comme un personnage instable, donc dangereux.

10.pngÉpisode 10 – Black Tiger Steals Hearts – 14/20
And my family is dead because of your family.

Danny se réveille dans les bras de Colleen, qui lui dit qu’ils sont dans le lieu le plus sûr qu’elle connaisse. OK. C’est tout mignon et romantique, mais ça ne nous donne pas du tout les explications que j’attendais. Grosso modo, ils sont dans un temple zen où le sensei apprend tout à ses élèves. Quant à Gao, Bakuto se garde bien de révéler à Danny sa nouvelle localisation. En revanche, il a une certaine obsession pour l’Iron Fist qui remonte à un film de 1948.

Si Danny et Colleen sont le lendemain matin en début d’épisode, ce n’est pas le cas de Joy qui est encore avec son père à tenter de comprendre et de remettre en place le puzzle de sa vie. Harold est excellent pour la manipuler, à quelques pas du cadavre de Kyle.

Il appelle Danny et découvre que Gao ne sera plus un problème. Bien sûr, il souhaite célébrer ça avec sa fille, mais ne comprenant rien à ce qu’il se passe, celle-ci demande quelques informations supplémentaires. Harold ne vit pas bien les questions de sa fille, s’énervant et révélant son côté sombre à celle-ci. Cela sent bien mauvais pour la suite.

Bien sûr, Bakuto espionne Danny et sait immédiatement ce qu’il en est de ce coup de téléphone. Si Colleen place toute sa confiance en lui, autant vous dire que ce n’est vraiment pas mon cas et que je ne l’ai pas senti du tout le monsieur.

Danny farfouille le sanctuaire et y retrouve Gao qui lui annonce qu’il est au cœur de l’organisation The Hand. Il n’y croit qu’à moitié, mais moi j’applaudis Gao qui lui dit la vérité et lui rappelle qu’il n’est qu’un enfant. OUI. C’est exactement le problème que j’avais avec les premiers épisodes. N’empêche que Colleen lui avoue faire partie de The Hand. L’ensemble de sa famille en fait partie, mais tous ne sont pas aussi mauvais que Gao. Là pour le coup, force est de constater que Danny prend le bon parti de lui dire que ses explications ne tiennent pas la route.

La dispute est violente entre eux, mais en même temps, c’est plutôt logique. En continuant d’enquêter, il découvre une salle d’observation qu’il détruit, attirant un Bakuto pas très content de la chose. Dans sa fuite de ce sanctuaire, il est aidé de… Davos, celui qui paraissait être un méchant l’épisode précédent, mais est peut-être finalement un allié.

Leur fuite est immédiatement repérée par The Hand, ce qui fait qu’une horde de ninja, dont Colleen et son élève (Darryl) qui se retrouve blessé. Davos et Danny sont excellents, mais ils sont aidés dans leur fuite par Colleen qui a vu Darryl poignarder Danny et l’a mal vécu. C’est beau l’amour, elle en arrive à trahir sa famille.

Avant de se prendre une raclée par Danny, Bakuto a eu la bonne idée d’aller parler à Harold et l’informer qu’il prenait la place de Gao. Cette fois, Harold veut que sa survie soit connue du monde entier et il commence par Lawrence, le connard qui a viré Joy et Ward. Il le « suicide », tout simplement, ce qui permet à Joy de revenir à la tête de Rand industries. Elle est forte.

Harold lui annonce que Bakuto en a après eux, Colleen se retrouve à errer seule dans un Chinatown bien désert et Danny ne peut plus utiliser son poing à cause de sa haine et sa rage. Davos lui suggère donc de rentrer au pays pour être soigné.

J’ai eu du mal à accrocher complètement à cet épisode, mais je ne saurais trop dire pourquoi. Peut-être que c’est l’absence de Claire, peut-être qu’il était juste trop perché, je ne sais pas.

11.pngÉpisode 11 – Lead Horse Back to Stabble – 15/20
So it’s true ? You’re in The Hand ?

L’épisode commence par un flashback qui voit Danny découvrir qu’il est Iron Fist en même temps que Davos à K’un-Lun. Cela sentait bon l’épisode pas très intéressant sur le passé, lié à une grotte dans laquelle Danny a découvert que son pouvoir n’était pas ce qu’il pensait. Heureusement, ce n’était finalement pas trop lourd. La grotte, une cave, est en fait l’endroit où il a récupéré le pouvoir. Bon, quand même, les costumes et les effets spéciaux de K’un-Lun font un peu misérables.

Dans le présent, Danny et Davos ont des différents à régler, notamment sur la fuite de Danny du sanctuaire chinois où il a abandonné Davos. Ils sont surtout incapables de se mettre d’accord sur la marche à suivre, comme Danny souhaite détruire The Hand au plus vite, même s’il n’a plus son poing magique. En même temps, il est fort probable qu’une fois The Hand détruite, il vivra bien et le récupérera, débarrassé de sa haine.

Colleen revient à son dojo où elle retrouve bien sûr Bakuto, venu la manipuler encore un peu plus. Il réussit à la convaincre, du moins en apparence, de lui dire où se cache Danny si elle en a l’occasion. Et elle accepte, bien sûr.

Comme il a besoin de soin, Danny se rend chez Claire, ce que Colleen pourrait comprendre par elle-même. J’ai adoré l’image de Claire, tranquillement chez elle en train de lire. À force, ça manque de crédibilité quand même. Elle passe sa vie à sauver des superhéros et se mettre en danger, mais elle lit pépère. Ah la vie des héros de séries, je vous jure ! Bon, il est révélé un peu plus tard que c’est un livre sur le chi pour comprendre Danny, après tout pourquoi pas.

Elle soigne Danny comme elle peut, même si elle finit par manquer de matériel à force de soigner tout le monde. Elle peut au moins donner à Danny un des t-shirts de Luke, c’est déjà ça. Ah lala, ils nous teasent constamment avec des liens entre leurs séries, je suis pressé de voir ce que donnera The Defenders quand même.

Elle passe ensuite un peu de temps avec Davos, et ça sent bon la relation amoureuse à venir. Comme je n’ai jamais lu ces comics-là, je n’ai aucune idée de si c’est à venir, mais je ne serais pas contre, il serait temps de donner un peu une vie à Claire la pauvre. Certes, c’est ce qu’ils ont fait dans cette série et avec Luke Cage.

Claire essaye désespérément de réconcilier Colleen et Danny, mais ce n’est pas si évident. Elle est de toute manière beaucoup trop géniale à aider tout le monde et à voir claire dans la colère de Danny.

Danny et Davos se rendent ensuite chez Harold pour parler du meurtre de Bakuto, devant une Joy complétement dépassée, du coup. Pourtant, elle a vu de quoi Danny était capable, ça devrait lui suffire. Elle hésite beaucoup, mais suit les instructions de son père malgré tout.

De son côté, Colleen se rend à l’hôpital et demande des médicaments pour Danny à l’une de ses élèves. Pas de bol, celle-ci vend la mèche. L’organisation se retourne bien sûr contre Colleen qui découvre à ses dépens ce qu’il en est de The Hand. Et bien sûr, ils ne sont pas gentils avec elle. Elle parvient à s’enfuir et tombe sur Danny, sous la pluie. Elle comprend enfin qu’il faut détruire The Hand, il est donc assez clair désormais que la fin de saison s’en occupera.

Cet épisode repartait un peu niveau rythme et apportait des réponses qu’il manquait encore depuis le début de la saison. J’ai bien aimé le voir se développer et je reconnais que j’ai jugé un peu trop précipitamment la série sur ses premiers épisodes, mais je m’en doutais déjà.

12.pngÉpisode 12 – Bar the Boss – 18/20
He isn’t our dad, okay ?

On retrouve enfin Ward dans cet épisode et sa détox ne se passe pas super bien, car il passe son temps à s’inquiéter pour Joy. Bakuto débarque et lui propose de retirer l’immortalité de son père en échange d’un partage de Rand Industries et surtout d’une aide pour capturer Danny.

Il accepte bien sûr car cela le fait sortir de l’hôpital. Il se précipite à l’hôtel d’Harold pour prévenir sa sœur du danger qu’elle coure, mais il faut bien constater qu’il semble être lui-même un joli danger pour Joy. Il livre sans scrupule sa famille à The Hand, autant dire que ça envoie du lourd rapidement dans cet épisode. Tout dérape rapidement et Joy se retrouve couverte du sang des gardes du corps. Ah lala. Cela vire à la prise d’otage et aux menaces de mort définitive sur Harold.

Davos n’apprécie pas trop le retour de Colleen dans la vie de Danny, au point de la confronter directement sur ses vraies intentions. Cela termine en engueulade au beau milieu de la rue, mais bien sûr, Danny prend la défense de sa chérie. C’est mignon… mais ça part vite en vrille aussi quand Bakuto l’appelle en visio-conférence (hello Bingo Séries, deux points en un épisode alors que je n’ai RIEN eu jusque-là) pour tirer une balle dans Joy et menacer l’ensemble de sa fille. Oui, oui, Joy se prend une balle sortie de nulle part pour faire rappliquer Danny. Oh putain, et ce n’est pas encore le final !

Danny prend un peu plus de la demi-heure qu’il avait pour arriver, mais ils sont tellement bavards qu’Harold survit malgré tout, pas sans réserver ses derniers mots à descendre en flèche son fils et aimer sa fille. Danny se sacrifie pour sauver sa famille et se laisse embarquer sans protester… en apparence.

Une fois dans le hall, il récupère enfin son poing et ses alliés pour combattre ses ennemis. Son poing repart aussi qu’il perd sa concentration. Le combat est beau et ça me simplifie la critique, parce qu’il occupe beaucoup de temps et que ce n’est jamais qu’une chorégraphie.

C’est sous la pluie que Colleen finit par combattre et battre son sensei, mais elle refuse de le tuer pour être meilleure que The Hand. Davos essaye de convaincre Danny de jouer son rôle d’Iron Fist, c’est-à-dire d’être une arme chargée de détruire The Hand et donc Bakuto. Danny refuse et c’est donc Davos qui le tue, provoquant un nouveau combat, d’idéaux cette fois, entre les deux meilleurs amis qui ne se comprennent plus.

Danny gagne et nous fait un discours affirmant qu’il est Iron Fist et grosso modo qu’il est la loi. C’est sympathique, mais ça fait peur et mal à Davos de se faire dominer comme ça par son ancien pote. En plus, ça permet au cadavre de Bakuto de disparaître.

Tout rentre presque dans l’ordre donc, Colleen et Danny prenant même le temps d’une petite nuit tranquille. Malheureusement tout n’est pas si simple et il reste le problème Harold. Au petit matin, Danny reçoit des SMS de Ward lui disant de s’enfuir car Harold les a piégés. Trop tard, des hommes du DEA sont déjà là et poussent le couple à se battre, puis s’enfuir.

Wow, cet épisode a pris le temps de résoudre presque toutes les intrigues de la série de manière plutôt efficace. Il en reste assez pour le dernier épisode grâce à la dernière scène et au sort incertain de Joy, mais autrement, ça pourrait s’arrêter là. Un tel épisode était parfaitement inenvisageable au départ, je suis plutôt content que la série ait su grandir et évoluer vers ça, mais je ne comprends toujours pas comment les premiers épisodes ont pu être aussi mauvais.

13.pngÉpisode 13 – Dragon Plays with Fire – 18/20
What Jesus ? Is there a version of this where we don’t kill someone ?

Harold s’est arrangé pour que Danny soit accusé de trafic de drogue, d’où la présence du DEA dans le dojo. Cela fait donc de lui un fugitif et ils sont forcés, avec Colleen, de faire appel à… Claire, une fois de plus, pour contacter Jeri.

Ward, de son côté, souhaite aider Danny et contacte également Jeri pour l’aider. Celle-ci ne peut pas faire grand-chose et constate la résurrection d’Harold avec dépit. Ward constate quant à lui, et avec autant de dépit, que son père a juste manipulé Danny depuis le début.

Heureusement pour Danny, Claire est un peu plus douée que Ward et réussit à servir Jeri sur un plateau d’argent à Danny et Colleen, qui apprend donc qu’elle est également recherchée par les autorités. Ils découvrent qu’ils sont complètement faits comme des rats. Leur seul moyen de s’en sortir est de prouver qu’Harold utilise de faux documents pour les accuser, et pour ça, il faut retourner voir Gao et ses jeux d’esprit redoutables.

Seulement, il fait peu de doute qu’elle ne dit que la vérité quand elle explique enfin toute l’histoire à Danny, histoire pas franchement surprenante du tout pour qui a suivi la série : c’est Harold qui a fait s’écraser l’avion des Rand, avec l’aide de Gao, mais contre son avis. Cela nous détruit complétement Danny qui comprend qu’Harold lui ment depuis le début. Il serait temps. Colleen et Danny abandonnent Gao à son sort et retrouvent Claire.

Danny semble complétement perdre la boule et Claire, comme Colleen, fait ce qu’elle peut pour le raisonner. Oh oui, Colleen veut le raisonner, c’est sûr : elle propose de tuer Harold à sa place. C’est plutôt magique, surtout quand on voit Claire tentant de rester humaine.

Ward semble être la seule option pour les aider. Il est déjà lui-même occupé à révéler à Joy que Danny est en cavale et la mettre en garde contre leur père. Oui, Joy a survécu et semble plutôt en forme. Elle réussit même à sortir de son lit et ramper jusqu’au boulot pour confronter Harold. Elle prend des risques insensés pour découvrir la vérité, quand même, et je crois bien que la vérité ne lui plaît pas trop car oui, son père a piégé Danny et est sujet à des accès de colères.

Oui, des accès de colère au point de s’en prendre violemment à Ward quand il prévient Danny de ne pas venir. Qu’importe, Danny y va quand même, profitant d’une jolie diversion effectuée par une Claire au top du badass.

Le combat final contre Harold est plutôt bon, chacun ayant son rôle à jouer et Colleen s’en sortant plutôt bien. Le plus intéressant, c’est surtout que l’Iron Fist se développe un peu et révèle qu’il peut avoir l’effet d’une bombe. Sympathique. Le dernier duel se fait entre un Danny haineux et Harold, et bien sûr Danny laisse tomber sa rage au dernier moment. Son poing le protège d’une ultime balle d’Harold et cest Ward qui tue une deuxième fois son père. Ah, c’est mignon.

Il est donc temps pour la conclusion de la série : Harold est brûlé, Ward reprend la tête de Rand Industries, Joy se fait avoir et manipuler par Gao, Colleen et Danny se rendent ensemble à K’un-Lun. N’étant pas protégé, le sanctuaire s’est fait massacrer par The Hand et a disparu. Voilà qui met en place de quoi faire une bonne saison 2, mais qui devra attendre le passage par The Defenders. D’ailleurs, mon cliffhanger préféré reste celui de Claire qui se barre avec son poing américain et a désormais une arme bien à elle. Définitivement, c’est mon personnage préféré, et ça tombe bien, elle est dans toutes les séries.

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La meilleure pour la fin… vous ne pensiez quand même pas que j’allais faire tout un article sans une photo de Claire ?

EN BREF – Je rejoins les innombrables critiques extrêmement mauvaises qu’a reçu la série : ses premiers épisodes sont à la limite de la catastrophe industrielle et pas du tout au niveau Marvel/Netflix. J’avais l’impression d’être devant une série d’une autre époque, mais de manière non positive, car on sentait que le fric et la technologie était là. L’écriture était enfantine et simpliste, les jeux d’acteurs pas trop au point. Pourtant, passé l’épisode 3, celui où je m’étais arrêté donc, la série commence à trouver son rythme et son souffle.

Rapidement, Iron Fist s’enferme dans le schéma narratif habituel des séries du MCU. Cela a l’avantage de fonctionner, mais ce n’est plus très surprenant à force : je savais à peu près où seraient les cliffhangers majeurs et quelques rebondissements sont ainsi tombés à l’eau. Après sa mi-saison, la série a su devenir ce qu’elle méritait d’être, à savoir une bonne série avec une mythologie solide et un fil rouge clair. Il est dommage que cela lui prenne tant de temps à être introduit correctement, car une fois que c’est fait, tout roule plutôt bien.

Je n’ai pas arrêté de le dire dans cet article (et dans celui sur Luke Cage), Claire Temple est peut-être la meilleure chose qui pouvait arriver à la série : elle a donné une morale, un souffle, un rythme et un but à Danny, comme elle l’avait fait pour Luke et pour Daredevil. J’aime la voir traverser toutes ces séries sans en être pour autant l’héroïne principale. Il est super de la voir se développer comme ça, mais j’ai un peu peur désormais pour son sort dans The Defenders, car elle a typiquement le genre de rôle qui pourrait leur permettre de se réunir et de s’allier pour la venger. Nous verrons bien.

Il ne fait aucun doute que Netflix a préparé sa prochaine série, diffusée le vendredi 18 août, depuis longtemps, car il y avait bon nombre de clins d’œil et références tout au long de ces treize épisodes. J’espère désormais que la série sera à la hauteur des très nombreuses attentes que tout le monde en a, mais aussi que son cahier des charges sera un peu différent et plus surprenant. Là encore, nous verrons bien, car je serais assurément de la partie.

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La saison 1 de Will (et pourquoi c’est cool)

Salut les sériephiles !

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Coup de pub : Hier, je me suis empiffré la fin de la première saison de Will et force est de constater qu’un grand nombre d’entre vous est passé à côté. J’ai vu peu de tweets sur la série dont les sous-titres VF traînent à arriver… mais j’ai apprécié cette saison, donc j’ai envie de vous embarquer dedans sans vous spoiler, pour vous convaincre de l’ajouter à votre liste de séries à voir plus tard ou pour ne pas passer à côté le jour où vous en aurez l’occasion, parce que l’audience, c’est…

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Personnellement, je trouve que la série a été plutôt mal vendue : en la commençant, je m’attendais à voir un drama historique retraçant la vie de William Shakespeare. Finalement, j’ai bien eu du drama, mais la partie historique est à négliger. Avant de commencer la série, il faut simplement savoir qu’il y a un conflit protestants/catholiques qui divise Londres, et plus généralement l’Angleterre. Je ne mentirais pas non plus : quelques connaissances des pièces de Shakespeare aident à apprécier certains jeux de mots et références discrètes. Toutefois, je pense qu’on peut passer à côté et aimer quand même la série.

Plus que l’histoire de la vie du dramaturge, la série surfe sur pas mal de théories : le fait qu’il soit catholique (l’intrigue majeure & fil rouge de la série), le fait qu’il n’écrive pas seul ses manuscrits, le fait qu’il n’ait pas pu tout inventer seul. C’est un parti pris qui permet finalement de rendre moins divin un personnage très mis en avant par la réalisation.

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Le vrai parti pris, cependant, est de moderniser autant que possible l’univers shakespearien, avec ce qu’il implique de transgression et de décalage, nous fournissant une version rock, voire punk, de l’Angleterre. Oui, ça perturbe, mais ça aide à entrer dans la série, surtout que j’adore les choix de BO qu’ils ont fait et que les représentations théâtrales sont bien gérées, du début chaotique à la fin plus moderne. Tout cela colle parfaitement à l’œuvre de Shakespeare qui n’a lui-même pas fait autre chose avec ses pièces historiques… Bref, l’ambiance est cool !

Côté personnages, on retrouve certes William, mais aussi d’autres figures historiques, toutes plus ou moins fictionnalisées pour les besoins de la série : Richard Topcliffe (un tortionnaire de catholiques), Christopher Marlowe (un autre dramaturge qui devrait être aussi célèbre que Shakespeare) ou encore les Burbage, une famille d’acteurs de la troupe, et notamment Richard et Alice, les frères et sœurs.

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Les premiers épisodes sont très bons, malheureusement ça se dégrade vite pour mieux repartir dès le 6. Ensuite, ça se dévore, grâce à de bons cliffhangers menant à une vraie conclusion, le renouvellement étant incertain. Je vous laisse jeter un œil à mes critiques si vous n’êtes pas encore convaincus, mais ça vaut le coup, promis !

C’est une porte ouverte sur une période sur laquelle on a peu d’informations, mais qui est passionnante. On se cantonne trop souvent à la littérature française et Molière en France, mais l’Angleterre vaut le détour.

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Bon visionnage 🙂

Midnight, Texas (S01)

Synopsis : Inspirée par des livres de Charlaine Harris (oui, oui, celle à qui l’on doit l’univers de True Blood), cette série suit la vie des habitants d’une petite ville, Midnight, où le concept de normalité est assez relatif : des vampires, des sorcières et bien d’autres créatures peuplent la ville, offrant un refuge pour tous les reclus de la société. Le cocktail parfait pour des histoires de gangs, de policiers et de passés troubles prêts à resurgir.

Saison 1 | Saison 2

Ci-dessous, mon avis sur chaque épisode de la saison, juste après sa diffusion.

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Pour commencer, je dois dire que j’attendais impatiemment cette série pour la regarder à la belle étoile, en chassant les moustiques et tout. Pas de bol, je la commence au beau milieu d’un mois de juillet qui pourrait aussi bien être un mois de novembre : j’ai ressorti le jean le jour et la couette supplémentaire la nuit, au secours !

Au-delà de l’ambiance moite de la série qui devrait me plaire, retrouver une portion de l’univers de True Blood est a priori plaisant, même si je ne pense pas que ça sera aussi sanglant ou tendu. Je suis curieux de voir ce que ça va donner : de toute façon, l’urban fantasy et moi sommes très amis. Je supporte bien Shadowhunters, c’est que je dois avoir un capacité de résistance toute particulière à ce sujet.

La bande-annonce m’avait bien plue, mais je ne l’ai pas revue pour m’éviter de trop me souvenir de choses avant de voir l’épisode. Je lance et on verra bien !

Avis à chaud (et sans spoiler) : Le pilot propose quelque chose d’assez convenu, avec un large casting de personnages possédant tous un secret (ou plusieurs) qui devraient occuper la saison 1 en parallèle de son fil rouge. C’est une série classique pour le genre de l’urban fantasy : ça plaira aux amateurs du genre sans rien révolutionner. Bref, ça se regarde, mais c’est un peu moins savoureux que ce que j’en espérais pour le moment.

Note moyenne de la saison : 15,5/20

Ci-dessous la critique à la semaine des épisodes, avec spoilers, bien sûr.

01.pngÉpisode 1 – Pilot – 15/20
Usually I’m the freak in the room

La série ne perd pas de temps à mettre en place son personnage principal, le medium Manfred Berenado et la présence de surnaturel. Sa séance se passe bien sûr mal avec une possession à l’arrache, mais ça propose une bonne introduction pour la série, avec du rythme pour nous expliquer comment et pourquoi Manfred se retrouve à déménager à Midnight.

Ce pilot est pour tout dire très classique, mais pas déplaisant. J’ai trouvé qu’il partait un peu dans tous les sens à introduire chacun de ses personnages autour d’un mystère, mais à la fin d’épisode, on a assez d’informations sur tout le monde pour cerner un peu le délire de la série… et c’est un bon délire !

Grosso modo, on a affaire au cas habituel du nouveau venu dans la ville étrange, classique des séries du genre, c’est vu et revu, mais ça fonctionne bien. Il apprend à connaître tout ce petit monde en gérant ses propres secrets, et pour tout arranger, il y a un meurtre qui survient et bouleverse les habitudes de la ville. Deux éléments perturbateurs dans la communauté, donc, et de quoi proposer une intrigue fil rouge en plus des cas de chacun des personnages qui devraient être plus ou moins travaillés lors de la saison.

Les personnages, donc, venons-y ! Nous avons le héros, Manfred, qui en plus d’avoir un nom de merde a une vie de merde : les morts lui rendent fréquemment visite et il ne sait pas trop comment les stopper malgré quelques grigris. Manfred est un gitan qui dit la bonne aventure aux gens, souvent en mentant, parfois en communiquant avec les morts. Lui-même parle souvent à sa grand-mère qui, si j’ai bien entendu, s’appelle Zelda mais n’a rien à voir avec le jeu vidéo (bon, du coup, elle s’appelle Xylda, c’est moins drôle). Il emménage à Midnight dans une mini-maison louée par Bobo.

Bobo, c’est Dylan Bruce, qui restera à jamais Paul d’Orphan Black ou le type-qui-avait-un-tuyau-glamour-dans-le-nez dans Heroes Reborn (oui, j’ai regardé cette chose). Ici, il joue le mec un peu con-con (faut dire, il le fait bien), le simple humain ouvert d’esprit qui était fiancé à la nana retrouvée morte, Aubrey. Comme il n’a pas signalé sa disparition, il devient le suspect idéal surtout que Manfred obtient le message « Pecados » de la part d’Aubrey. Cela ne lui dit rien, mais pour protéger son secret, il balance l’info aux flics qui retrouvent l’arme du crime là-bas, avec probablement les empreints de Bobo (ce nom va me faire rire longtemps). Ah, avant que j’oublie, Bobo tient aussi un magasin d’antiquités qui devrait receler les quelques artefacts dont on aura besoin dans la saison.

Ensuite, enfin plutôt avant mais je fais ce que je veux, Manfred rencontre aussi Olivia, dont on ne fait qu’effleurer les secrets. C’est une humaine, assez clairement tueuse à gage et avec quelques problèmes dans ses relations paternelles. Plutôt classique, si ce n’est qu’elle se fait sucer le sang par un vampire.

Je n’ai pas retenu le nom du vampire, mais c’est grosso modo le chef de gang des créatures surnaturelles du coin, maîtrisant tout son petit monde et aspirant leur énergie. Ouais, les vampires ne font pas qu’aspirer le sang dans cette série. Cela change un peu et peut s’avérer intéressant niveau perspective d’intrigues. Il n’y a qu’à voir le fait qu’il couche avec Olivia à sa manière pour s’en convaincre. D’ailleurs, puisque j’en reviens à Olivia, je suis plus qu’heureux de retrouver l’actrice, Arielle Kebel, que j’avais adoré dans la saison 1 d’Unreal où elle jouait la bitch de service. Le rôle lui va à merveille et est d’ailleurs celui qu’elle récolte dans cette série ! Voilà un bon gros point positif, perso !

Bon qui d’autre ? La sorcière Wicca, qui s’appelle Fiji et a un chat qui parle quasiment moins réussi que celui de Sabrina l’apprentie sorcière tellement les effets spéciaux sont exagérés ; le révérend un peu étrange du coin, qui est a priori un loup-garou qui aime tuer des animaux et les enterrer, et puis Jason Lewis, qui s’appelle ici Joe et a les ailes d’un oiseau qui peuvent lui sortir du dos. Pour présenter tout ce petit monde à Manfred, on peut compter sur la serveuse du bar du coin, Creek d’après IMDB.

Oui, vous le voyez venir à 1000 km comme moi devant cet épisode, il se dessine déjà un ship Manfred/Creek et ils sont à deux doigts de s’embrasser quand la police vient arrêter Bobo en fin d’épisode. Toute la ville se retrouve dans la rue, à la Wisteria Lane, et fait blocus, refusant de voir le gentil Bobo arrêté.

Finalement, tout ce petit monde décide de bosser ensemble et intègre définitivement Manfred à la bande (mais pas sans l’avoir foutu en caleçon quelques scènes avant, parce que c’est un pilot et que ça manquait de nudité sinon), surtout que sa grand-mère était pote avec le vampire. Ouais, ça sent l’intrigue qui va surgir du passé, l’air de rien, et apporter plein de réponses.

Beaucoup de promesses, donc, je suis impatient de voir la suite, surtout que le cliffhanger voit Manfred être obligé d’aller vivre dans sa caravane !

02.pngÉpisode 2 – Bad Moon Rising – 17/20
We’re neighbors now. It’s what Midnighters do.

Il est un peu plus de minuit, il est donc temps pour moi de me mettre devant Midnight, Texas pour voir ce que propose ce second épisode. Et pour tout dire, il ne commence pas de la meilleure des manières avec un début in media res qui nous permet un retour 24h en arrière juste après. Humph. Ce n’est pas franchement une méthode que j’aime habituellement, et il en va de même aujourd’hui. Je ne comprends pas l’intérêt de nous montrer à l’avance ce qui va se produire au trois quarts de l’épisode, surtout quand la série est déjà bien prévisible sans ça. Je déteste vraiment cette méthode de narration qui consiste à nous en dire beaucoup trop dès le début. On sait par exemple que le loup-garou va vite s’enfuir, même si Olivia l’enferme. Ils osent pourtant nous en faire un suspense si l’on en croit la musique et les cliffhangers précédant les coupures pub.

Manfred n’ose pas rentrer chez lui, mais dans sa caravane, sa mamie lui conseille de demander l’aide des autres habitants de la vie. J’aime bien l’idée, surtout que ça décale un peu les préoccupations autour de Bobo et Aubrey.

Enfin, pas tant que ça non plus, car Aubrey est chez Manfred et lui emprunte son corps pour lui montrer ce qu’il s’est passé lors de son meurtre. Pas de chance, son tueur portait évidemment un masque, mais aussi un manteau des Sons of Lucifer. Alors qu’il se noie au milieu de son salon, il n’y a absolument aucun suspense quant à sa survie ou la suite de l’épisode, grâce à la première scène.

Armé de toutes ces informations, Manfred se rend au commissariat en compagnie de Joe, où il donne toutes les infos qu’il a.

Sans trop de surprises, la police interroge Bobo, mais pas seulement sur Aubrey, aussi sur le reste des habitants de Midnight et leurs capacités magiques. Ne réussissant pas à le faire parler, la flic décide de l’enfermer avec les motards qui veulent lui faire la peau. Oui, mais en fait, Bobo se révèle beaucoup plus badass que ce que l’on avait vu dans le premier épisode et il les mets tous K.O, provoquant la suspension de la flic.

En toute logique, celle-ci décide de se rendre de nuit à Midnight, alors qu’elle vient de dire à son chef qu’elle avait peur. Toujours dans cette logique, quand elle entend des bruits sourds venant d’un caveau sous l’Église, son premier instinct est d’aller voir sur place ce qu’il se passe. Du coup, elle libère notre loup-garou qui est en fait… un tigre-garou. Bon, ça ne change pas grand-chose, mais c’était une bonne surprise. Ah d’ailleurs, dans les surprises de l’épisode, Joe s’avère avoir un mec. Pourquoi pas, ça change (enfin, pas vraiment, j’ai vu True Blood).

C’est donc elle qui libère le tigre qui attaque Manfred et Creek, qui vient juste d’être sauvé par notre héros. Celui-ci est blessé par le tigre, mais peu importe, il ne se transformera pas pour autant. On félicitera Manfred d’avoir réussi à tenir debout lorsque le tigre l’attaque et je retiens surtout que j’aime beaucoup Madonna, l’autre serveuse du bar, qui s’avère soigner tout le monde sur son temps libre.

J’ai bien aimé les dynamiques entre Manfred et les différents habitants, particulièrement avec Fiji, qui exorcise sa maison comme si de rien n’était. Enfin, ça, c’est ce qu’elle pense, parce qu’en fait le démon s’attaque encore à elle.

Bon, il n’y a pas à dire, l’épisode est diablement efficace, à jongler entre trois intrigues et les interactions entre tous ses personnages. Concernant le tigre, ce sont Olivia et Lenn qui doivent s’en occuper, mais en fait, Fiji et Manfred le retrouvent en premier. Et oui un exorcisme et une conjuration de démon ne leur suffisent pas (c’est sans compter la griffure de Manfred), mais bon, peu importe, ils ont rapidement du renfort.

Hop, ni une, ni deux, le révérend-tigre est capturé et ramené à l’église où on le laisse se retransformer en homme à poil sur le parvis, normal et logique. Manfred a la gentillesse de le couvrir un peu avec sa veste (la nudité sur cette chaîne, ça ne va pas), mais bon, c’est loin d’être suffisant, clairement. Le révérend culpabilise bien sûr, mais il avoue surtout que quelque chose a changé dans sa nature ou dans l’atmosphère de la ville. Allons savoir.

Fiji révèle à son tour un secret, puisqu’elle conserve des petits pots en verre avec le nom de tout le monde dessus. Le vrai problème (et cliffhanger), c’est surtout que le démon que Manfred a chassé avec les pouvoirs de ses ancêtres est encore là. Oups.

Autre cliffhanger : le shériff se fait exploser la tronche dans sa voiture, par l’ex-mari d’Aubrey, apparemment convaincu que Bobo a tué sa femme. Du coup, il reste le mystère de savoir qui est le tueur, en fait, surtout qu’il se fait passer pour un de ses hommes.

Vous voulez encore un autre cliffhanger ? Allez, soyons fou, Joe révèle à son mec qu’il pense qu’une prophétie fait de Manfred un sauveur qui pourra sceller à jamais le voile entre les deux mondes, beaucoup trop fin à Midnight. C’est un second fil rouge plutôt sympathique, mais à plus long terme.

L’épisode se termine après tout ça sur un baiser entre Manfred et Creek, ainsi que sur la révélation que le démon qui s’en est pris/s’en prend à Fiji est lié à cette fin du monde représentée sur le tableau de Joe. Forcément. Voilà qui fait beaucoup d’informations à digérer, mais qui était tout de même excellent.

Je ne sais pas trop vers où ils se dirigent pour la semaine prochaine. En fait, comme avec True Blood, j’ai l’impression qu’il y a 150 intrigues en parallèle et qu’ils n’auront pas le temps/l’envie de tout conclure. Espérons que ça finisse mieux pour Manfred que pour Sookie, car j’avais détesté la dernière saison de la série de vampires.

03.pngÉpisode 3 – Lemuel, Unchained – 16/20
See you in the morning… oh wait, I won’t.

Il fait tellement moche aujourd’hui que j’en ai la flemme de bosser et que je préfère regarder encore une série. Oups. Logiquement, mon choix s’est porté sur le troisième épisode de cette série dispo aujourd’hui.

On reprend sur le couple Manfred/Creek qui couche ensemble avant que Creek ne rentre chez elle (chez son père, donc) seule au beau milieu de la nuit dans une ville où on a vu qu’un tigre pouvait se balader sans que ça ne surprenne personne. En toute logique, elle se fait donc agresser par un vampire nommé Zach. L’attaque ne mène à rien, car Lemuel débarque dès que Creek se met à hurler. C’est bien de se sentir protégé comme ça, j’imagine.

Bien sûr, Zach et Lemuel sont de vieux amis et cela suffit à nous lancer l’intrigue de la semaine. Je suis plutôt content car ça permet de se concentrer sur Lemuel et (surtout) Olivia, que l’on n’avait que peu vu la semaine dernière. Ainsi, tout un bus de vampires soit disant amicaux débarque en ville.

Je suis moins heureux quand cela nous mène à un flashback nous apprenant que Lemuel était un esclave cherchant à s’échapper. Au Texas, pouvait-on trouver histoire plus banale ? Il a réussi à s’échapper en étant transformé en vampire par Zach. Il est à noter que dans cette série la transformation est immédiate et que Lemuel s’est vengé de sa vie de merde (et de la mort de son pote Abraham) en bouffant tous ses riches propriétaires. Mignon.

Beaucoup plus tard, les vampires ont pris possession de Midnight et ont transformé la ville en repaire de vampires où les humains se font boire. Par chance, Lemuel était pris de remords et ne voulait pas continuer d’être horriblement méchant. Par chance, bis, il est tombé sur la grand-mère de Manfred qui l’a ensorcelé, lui donnant ses yeux bleus et le libérant apparemment de ses remords.

Mieux encore, elle lui a donné le pouvoir d’assécher tous les vampires qui voudraient s’en prendre à lui et lui a permis d’absorber l’énergie vitale des humains, ce qui explique qu’il n’a pas besoin de boire de sang. Autrement dit, Lemuel est l’exception qui confirme la règle du côté des vampires.

Dans le présent, l’arrivée des vampires ne plaît pas franchement aux habitants de la série, mais permet de fixer un peu mieux la mythologie de Midnight. Outre la transformation immédiate, les vampires n’ont pas besoin d’être invités et ne craignent pas l’eau bénite, seul le soleil et les pieux dans le cœur les affecte. Pff, pour avoir vu Buffy et Angel un nombre incalculable de fois, je trouve ça bien dommage, car ça offrait de jolies situations scénaristiques.

Assez vite, Olivia se retrouve à ne pas aimer les amis de Lemuel. Elle accepte de faire duo avec Manfred pour voir si celui-ci rencontre des fantômes dans le bus des vampires ayant débarqué en ville : ils y trouvent une femme qui se laisse boire. Cela leur pose problème, mais quand ils confrontent les vampires, le problème est vite réglé : n’ayant pas été ensorcelés, ils ne peuvent pas se nourrir d’autre chose que de sang humain. Après tout, si tout le monde est d’accord, hein. Elle reste néanmoins pour surveiller la situation et fait bien : Lemuel est rapidement empoisonné à l’argent par Zach. Olivia ne se laisse pas démonter pour autant, réduisant en poussière la petite-amie de Zach et parvenant à s’échapper alors que les vampires ont désormais pour ordre de tuer tout le monde.

Pendant ce temps, Joe se rend à l’église pour une petite visite auprès du révérend. L’ancien ange l’avertit que les vampires ne sont qu’une première menace parmi bien d’autres. Ils sont interrompus par Manfred qui débarque pour les avertir que les vampires ont tué un caissier, pauvre de lui. Enfin, les vampires, c’est surtout un vampire que Manfred n’a eu aucun mal à tuer avec un simple crayon. Eh, qui a dit « comme dans Buffy ? » ! C’est un peu abusé, mais bon.

Toute la ville est donc prévenue de l’attaque qui se prépare, mais en même temps, chacun s’y préparait déjà : Fiji s’est planquée chez elle avec Bobo car les vampires ne peuvent entrer dans sa maison, Creek préparait des pieux avec son petit frère. Malgré tout inquiet de la situation, Manfred débarque, assomme son futur beau-père et embarque toute la famille dans son van pour les mener en lieu sûr… c’est-à-dire chez lui, qui est aussi inhabitable pour les morts.

Olivia se rend chez Fiji, qui a eu la bonne idée de créer la lumière solaire. Ils pourraient attendre le lendemain matin, bien sûr, mais puisque Lem est empoisonné, les vampires pourraient aussi le tuer d’ici là. Un plan de secours est rapidement mis en place par les habitants de la ville qui parviennent à nous buter tous les vampires d’un coup en se servant des capacités de chacun (les mensonges de Manfred, les ailes de Joe, la magie de Fiji, le côté bien badass d’Olivia, tout ça, tout ça).

C’est une excellente résolution que j’ai trouvé bien menée. La vie reprend son cours à Midnight, que ce soit le couple Lem/Olivia, le couple Fiji/Bobo (ce dernier lui annonçant la couleur de la friendzone) ou Creek qui obéit un peu trop à son père.

Tout ça se termine sur un cliffhanger avec une autostoppeuse qui se fait bouffer, probablement par un vampire. Bien. Si le fil rouge n’a pas bougé d’un iota (enfin, le révérend est désormais au courant), l’épisode n’en était pas moins super agréable à voir. C’était divertissant, bien écrit et tout le monde avait son rôle à jouer dans cette intrigue à la semaine qui ne devrait pas avoir trop de conséquences pour la suite. Bref, c’était un épisode bien fichu qui confirme que la série a un bon rythme et beaucoup de potentiel. Je crois que c’est une bonne découverte de cet été.

04Épisode 4 – Sexy Beast – 16/20
How can some place so beautiful be dangerous ?

Bon, je dois dire que cet épisode s’annonce mal avec un titre pareil qui semble uniquement vouloir attirer le téléspectateur lambda, mais bon. Perso, j’ai espoir qu’il soit plus question d’Olivia, du coup. Quoi ? Oui, je suis un spectateur lambda, moi aussi.

L’épisode démarre dans une décapotable au beau milieu du désert et me contredit aussitôt en nous présentant une jolie blonde qui semble être l’arnaque parfaite. On sent en tout cas que les acteurs s’éclatent à jouer les deux jeunes sexy et glorieux… mais ça ne dure pas pour notre pauvre fils de riches qui se fait bien sûr bouffer par la créature sexy qu’il a pris en stop.

On continue avec une scène sous la douche pour Manfred et sa copine. Bon, assez clairement, la série nous vend du sexe cette semaine, histoire de faire monter ses audiences. C’est un peu abusé. Malgré ces pauses du midi qui semblent plutôt agréables, Manfred n’est pas sûr d’avoir fait le bon choix en venant à Midnight. En plus, il est toujours poursuivi par son passé.

De son côté, Bobo continue de passer beaucoup trop de temps avec Fiji et à vouloir se venger du mari d’Aubrey. La sorcière pense réussir à le convaincre de rester en dehors de tout ça, mais j’en serais moins sûr à sa place. Peu importe de toute façon, elle veut juste le mettre dans son lit et demande de l’aide (plus ou moins) à Olivia pour ça. Le relooking est radical.

Malheureusement, il est aussi inutile car Bobo découvre que les motards sont rentrés chez lui, ce qui le pousse à annuler leur dîner.

Pendant ce temps, la sœur du fils de riche débarque à Midnight et demande de l’aide à Bobo, puis à Manfred, pour retrouver son frère. Bien sûr, notre voyant n’a aucun mal à apprendre du frère décédé de quoi il retourne. Il mène dès lors l’enquête pour en savoir plus et n’est pas déçu du voyage, puisque la jolie créature (j’imaginais un succube, puis une sirène) a tué un nouvel innocent pas si innocent. Après un rapide combat avec, Manfred réunit le conseil de la ville pour savoir comment s’en tirer. Bien sûr, avec un vampire, une sorcière, un ange, le copain de celui-ci, une serveuse et Wikipédia, il paraît d’un coup super simple de s’en prendre à un succube (car c’est bien ça, mon dieu, j’ai vu beaucoup trop de séries fantastiques, je crois).

Olivia, quant à elle, est en mission à El Paso et nous en découvrons enfin un peu plus sur ce qu’elle fait de ses journées. Hormis le fait qu’elle soit criminelle, nous ne savons pas franchement grand-chose pour l’instant. Elle semble toutefois jouer les justicières dans cet épisode – mais contre un tas d’argent.

Malheureusement pour elle, elle semble s’être fait repérée et n’apprécie pas trop l’idée.

Elle s’en prend donc à l’homme qui la suit et le ramène à Midnight où elle retrouve également Lemme. Après un rapide interrogatoire, elle apprend que l’homme qui la suit est embauché par son père. Cela semble la bouleverser un temps, mais Lemme aspire son énergie – et apparemment ses émotions – et hop, tout va bien.

Elle est ainsi prête à aller dans un club avec tout le monde pour chasser le succube, laissant le détective, Ross, derrière elle. Tout le monde se retrouve donc là-bas et Fiji comprend qu’elle s’est fait pser un lapin pour que Bobo aille chercher vengeance là-bas. Elle n’apprécie pas trop l’idée qu’il fasse cavalier seul, mais elle y gagne un ou deux compliments qui lui font plaisir.

J’ai bien aimé l’excuse du club pour réunir tout le monde et, de manière générale, j’aime que la série trouve le moyen de faire travailler tout le monde en équipe à chaque épisode. Aujourd’hui, ça permet de voir l’ange rassurer son mec comme il peut, mais tous deux savent bien ce qu’il en est de ce succube insatiable : c’est un signe avant-coureur de l’apocalypse.

Le club permet aussi de voir un énième rapprochement entre Manfred et Creek, qui s’inquiète surtout pour son petit frère qui a la fâcheuse tendance à suivre sa sœur ou Manfred pour savoir ce qu’ils font. Cela permet malgré tout à Creek de trouver le succube et de la priver de son charme.

Après une rapide scène qui voit Connor en danger (sans l’être vraiment dans cette série), le succube est brûlé vif par Manfred et l’on peut passer à la conclusion de l’épisode.

Dans celle-ci, Manfred et Creek filent le parfait amour, Connor décide de ne rien révéler à son père des activités de sa sœur et Fiji a enfin l’opportunité de sortir de la friendzone et embrasser Bobo. Si ce n’est pas mignon.

Reste à conclure l’intrigue d’Olivia qui libère Ross et lui raconte sa vie (tout en menaçant la sienne) pour s’assurer qu’il arrête de la suivre. Ainsi, Olivia a été prostituée par sa mère pour que cette dernière puisse se droguer. Charmant.

Malgré quelques longueurs dans l’épisode, je continue de beaucoup apprécier cette série. Cela faisait un moment que de l’urban fantasy ne m’avait pas autant plu. Au niveau des intrigues, on nous sert un peu du réchauffé déjà vu dans tout un tas de séries, mais le casting et la dynamique entre les personnages fonctionnent bien, ce qui fait que ça ne me dérange pas tant que ça. En plus, ils sont tellement nombreux qu’il n’y a pas trop le temps de s’ennuyer et que ça permet le développement de plusieurs intrigues par épisode.

05.pngÉpisode 5 – Unearthed – 14/20
Yeah Manfred, what’s going on ?

Je sais, je suis en retard de plusieurs jours pour le visionnage de cet épisode et, très franchement, je ne me l’explique pas car j’aime beaucoup la série. Le soleil présent ces deux derniers jours est partiellement responsable, le fait que je me remette un peu plus au boulot aussi (la rentrée approche, quand même).

Le résumé des épisodes précédents nous indique assez bien vers quoi on se dirige cette semaine : un bon pot-pourri de toutes les intrigues. Je n’en suis pas spécialement surpris. La première scène de l’épisode voit Manfred recevoir une boîte chez lui à la manière du pilot de Chosen. Oui, sauf qu’il s’agit d’une boîte à musique qui le menace directement. Sa grand-mère lui conseille de demander de l’aide aux autres habitants de la ville et je dois reconnaître que la grand-mère s’avère de plus en plus être le point faible de la série.

C’est méchant d’en dire ça sachant que l’intrigue de la semaine m’a moyennement plu, tout de même. Elle se concentre sur Bobo et Fiji, cette dernière étant enlevée par le gang de motards qui met également le feu à la boutique. Cet incendie est donc une distraction et est traitée comme telle, les flammes disparaissant tellement rapidement que je me suis demandé si je n’étais pas passé en speedwatching par accident (et donc, non). Le chat de Fiji prévient Bobo que cette dernière s’est fait avoir par le gang, mais pas le reste de la ville qui ignore totalement que c’est le cas.

L’absence de Fiji dans la petite ville ne semble pas déranger grand-monde. Une fois la nuit tombée, Lemme se réveille et découvre ce qu’il s’est passé. Il cherche donc à en savoir plus sur Bobo, qui lui explique tenter d’échapper à sa famille. Alors qu’il semblait ne rien vouloir dire à personne, Bobo ne met pas longtemps à révéler que Fiji a disparu. On sent que les intrigues sont accélérées car il n’y en a pas qu’une cette semaine, mais deux (je reviens au cas Manfred après).

Bobo accepte de se faire tabasser par le gang, tout en étant sous la surveillance discrète de Lemme. Je n’ai pas accroché du tout à cette intrigue ; mais c’est peut-être aussi parce que j’ai beaucoup de mal avec Dylan Bruce, l’acteur incarnant Bobo. C’est pourtant un acteur de l’excellente série Orphan Black.

Bref, l’épisode nous apprend que – surprise ! – Bobo a un passé sombre de gangster. Le truc, c’est que Fiji ne savait pas tout ça sur lui et qu’on a connu de meilleures manières de l’apprendre.

Il n’y avait aucun sens du danger dans cette intrigue et c’est un peu dommage : même si on tente de nous faire peur avec un manque d’oxygène pour Fiji et Bobo… C’est bon quoi, on sait direct que Lemme les libérera à temps, après avoir massacré tout le monde et bu le sang d’au moins un des hommes présents. Avant de partir, Bobo a malgré tout la possibilité de tuer le mari d’Aubrey… À défaut de l’avoir tuée, elle. Je doute que cette intrigue fil rouge soit totalement mise de côté pour autant.

Manfred envisage de quitter la ville, mais il ne se sent pas de le faire sans Creek dont il est a priori complétement amoureux après ces épisodes. C’est une relation amoureuse très précipitée, je trouve, mais c’est une série après tout. Après l’attaque du gang, Manfred ne se sent pas d’embêter Midnight avec ses problèmes, mais Creek le fait pour lui, contactant Olivia sans l’avertir pour autant. C’est une bonne utilisation des personnages, et c’est mieux que l’autre intrigue de l’épisode. Cela dit, là encore, c’est accéléré au point d’en être un peu trop médiocre : Manfred a donc des problèmes avec un homme que sa grand-mère a arnaqué… en promettant que Manfred se marierait à sa fille pour donner un peu de pouvoirs magiques à sa lignée.

Mouais. Cela nous bouleverse une Creek énervée d’apprendre le passé pas si parfait de son mec qu’elle pensait parfait (parce qu’il n’avait pas l’air louche du tout avant). Bon, en même temps, c’est vrai que ce n’est pas cool de savoir que son mec a déjà planté quelqu’un le jour de son mariage, mais bon.

Reste qu’au-delà du problème personnel, il faut encore gérer le vieux sorcier qui a des pouvoirs de télékinésie bien sûr. Olivia et Manfred lui tendent un piège où Olivia est l’appât, ce qui permet de l’avoir comme prisonnier et de négocier la paix : il suffit de faire en sorte que le papa puisse parler à sa fifille. Manfred accepte de ramener l’esprit de Violette qui déclare assez vite ne pas s’être suicidée. Ouais, bon, il n’est pas compliqué de deviner ce qu’il en est : elle reproche tout à son père et possède le corps de Manfred pour tenter de tuer son père.

Manfred n’est pas trop fan de l’idée et parvient à sauver la vie de son ex-beau papa… pour mieux le voir se suicider sous son nez. Sympathique. Au moins, il trouve la paix comme ça. Il reste à régler les affaires de couple de chacun.

Olivia et Lemme s’avouent leur amour, surtout parce qu’Olivia s’est inquiétée tout l’épisode pour Lemme. Fiji annonce à Bobo qu’elle a besoin de temps pour accepter son passé. Oui, donc on a eu quatre épisodes pour nous les mettre ensemble histoire d’enchaîner direct avec ça. Cela ne m’étonne pas plus que ça de cette série, mais j’avoue que je ne suis pas hyper fan du coup.

Enfin, Creek débarque chez Manfred et lui annonce être amoureuse de lui, même si rien n’a changé depuis qu’elle s’est barrée furieuse d’avoir appris son passé. Quoique, si, quelque chose a changé : elle a enfin avoué à son père qu’elle était en couple. Youhou.

Tout cet épisode était un peu trop précipité à tenter de gérer en parallèle deux intrigues qui auraient mérité chacune son épisode propre. Dommage ; c’était clairement le moins bon épisode de la série, qui ne prend pas le temps, contrairement à d’habitude, de réunir les habitants. Le problème, c’est que ces réunions sont ce qui fonctionne le mieux dans la série. S’en priver est du coup assez bête, surtout que ça permet de relever l’absence de certains personnages (l’ange déchu, le tigre-garou).

Je ne dis pas que tous les cas devraient forcément réunir tout le monde, mais avoir plus d’interactions entre les intrigues était super la semaine dernière et j’aurais aimé que ça continue comme ça… J’ai déjà mes attentes vis-à-vis de la série, donc, c’est sûrement bon signe (mais mauvais pour ses notes, du coup).

06Épisode 6 – Blinded by the Light – 17/20
We’re gonna do this the midnighter’s way.

Une bande de jeunes débarque à Midnight pour faire tout un tas de bêtises et souiller le cimetière. Ils abandonnent derrière eux une jeune fille qui se fait ensuite courser par un camion tueur. Rassurant, tout ça. C’est une intro sympathique pour ce début d’épisode.

Sa disparition provoque des remous dans la ville et tous les habitants se mettent à sa recherche, car cela commence à faire un petit nombre de jeunes filles disparaissant. Cela permet la création de duos, mais je vais trop vite en besogne par rapport à l’épisode.

Le lendemain, Fiji se réveille sur son canapé non déplié comme si elle n’avait pas de lit, réveillée par la main du démon qui en a après elle. Elle s’en plaint auprès du révérend, car elle est terrifiée de penser qu’un démon en a après pour lui.

De son côté, Manfred est dérangé dans ses ébats par le fantôme d’un pendu. C’est sûr que ça refroidit les ardeurs. Il dit avoir une migraine et en avoir souvent à cause de ses pouvoirs de médium : en effet, de plus en plus de fantômes débarquent en ville pour lui rendre une petite visite. Le petit frère de Creek débarque au bar et s’est clairement fait tabasser.

Dans la forêt Creek et Manfred tombent sur le cadavre de Tiffany, la pauvre fille qui se faisait aspirer le sang par les vampires. Son esprit étant déjà parti, le duo, accompagné de Bobo et Olivia, décide de ne rien faire pour Tiffany : personne ne sait qu’elle est là, et c’est mieux comme ça. Bobo et Olivia reprennent leur recherche, qui est surtout un bon moyen de parler de Fiji et sa relation avec Bobo. Pas passionnant, mais il faut bien avancer dans cette intrigue. En revanche, Creek, inquiète pour Connor embarque Manfred chez son père et là-bas, le medium a une nouvelle crise d’esprits et un poing de beau-père dans la face. Dis donc, ça en fait des intrigues : Connor est finalement retrouvé errant dans le désert derrière l’église.

L’avantage, c’est que cela provoque une nouvelle réunion de crise pour les midnigthers qui découvrent enfin la vérité sur ce qu’il se passe en ville : le révérend leur révèle tout ce qu’il sait, tout en protégeant sa source. Et oui, Joe, l’ange tombé du ciel continue de bien planquer son secret sur la fin du monde qui approche, mais il a trop peur de révéler sa vraie identité aux autres, qui le pensent humain.

La jeune fille disparue est finalement retrouvée par Manfred et Lemme, mais elle est en compagnie du père de Creek, ce qui craint un peu, car ça le rend coupable de ce qui est arrivé à Aubrey et Tiffany. Manfred raconte tout à Creek aussitôt, et ça la détruit un peu. Comme les flics enquêtent de plus en plus sur la ville, il serait temps d’avoir des réponses, mais je doute que ce soit le cas dès cet épisode, c’est trop tôt dans la saison.

Olivia et une bonne partie du groupe décident de torturer le père de Creek, mais Manfred sent que quelque chose cloche. Et il n’a pas tort. En retournant dans la maison de sa petite-amie, il comprend que Connor est responsable des morts de jeunes filles.

Le problème, c’est que Creek est avec. Connor la manipule sans problème et leur père commence enfin à parler maintenant que la vérité est sue. Connor a toujours été un psychopathe et c’est pour ça que sa famille est à Midnight. De toute manière, c’est trop tard maintenant car Creek comprend que son frère est un taré quand il commence à s’en prendre à elle.

Pour la retrouver plus vite, Joe révèle à tout le monde qu’il est un ange. Il la retrouve bien vite effectivement, et Lemme débarque à leur suite. Joe s’occupe de protéger de Creek alors que Lemme poursuit Connor et… le tue sur place. Oula, je ne m’attendais pas à ça de la part de cette série, j’avoue. Ce n’est pas faute d’avoir su que les Midnighters étaient tous dingues et pro de la gâchette, mais quand même, c’était violent, aussi psychopathe soit-il. Le pire, c’est que Creek approuve même si c’était son petit frère et qu’elle en veut tellement à son père qu’elle le rejette. Bien, c’est… radical. Elle annonce la mort de son frère avant de déclarer qu’elle ne veut jamais le revoir.

Dans tout ça, notre premier fil rouge est entièrement résolu : Aubrey a été tuée par le petit frère de Creek. Inattendu, même si je sentais un truc louche avec Connor. C’est vraiment bien joué de la part de la série, surtout que quelques secrets ont été révélés au passage entre les midnighters. On va pouvoir maintenant se concentrer sur l’intrigue du démon et du voile qui se fragilise. Bref, c’était tout bon pour moi cette semaine, malgré quelques longueurs dans les duos d’origine. Ces longueurs permettaient de développer un peu les relations et dynamiques. Un autre cliffhanger révèle que Joe ayant utilisé ses pouvoirs pour retrouver et protéger Creek, il risque d’être rattrapé par son passé. Il demande donc à Chewi (son copain, j’imagine) de se tenir à distance car ils (mais qui, précisément ? d’autres anges sûrement) ne doivent pas découvrir ce qu’il est. Ah, la série regorge encore de mystères pour ses derniers épisodes, et c’est tant mieux.

Allez, je termine la critique en soulignant qu’Olivia est beaucoup trop classe avec son couteau lui servant de doigt d’honneur. Il fallait que je le dise, vous comprenez…

07Épisode 7 – Angel Heart – 14/20
Are you suggesting that we sent an angel to Hell ?

Je sais, j’ai dit que je ne publiais pas de résumé d’épisode après 14h dans mon article de ce matin, mais ça c’est la théorie. En plus, je n’ai pas encore reçu mes cours, alors je me sens tout à fait légitime à regarder cet épisode à plus de 19h. Voilà.

Ceci dit, l’épisode commence par un flashback tellement back qu’il date d’il y a mille ans avec un filtre orangé tellement chaud que je ne me sens pas légitime à le voir en écoutant la pluie tombée. Comme le titre l’indique, il va être beaucoup question de Joe cette semaine, l’épisode se concentrant sur l’ange et sur ses relations passées.

Parmi celles-ci, une ange en particulier semble marquante comme étant celle qui lui a tout appris. Or, elle arrive à Midnight et tue aussitôt un démon.

Contrairement à la demande de Joe, Chuy (ça s’écrit comme ça apparemment, finalement, mais j’entends Chewie et pense Chewbacca) revient le voir et confirme qu’il est en couple avec lui depuis quelques siècles.

Manfred continue de voir des fantômes partout et de vivre avec une insupportable Creek qui décide de reprendre le boulot pour se changer les idées. Les scénaristes ont beau tenter de nous les rendre sympathiques, je la trouve juste chiante.

En tout cas, si elle reprend le boulot, elle se contente de l’inventaire, n’affrontant pas trop encore les regards des Midnighters. Je la comprends, ils ont l’air chiant à tous s’inquiéter pour elle. De son côté, Manfred papote avec sa grand-mère qui lui conseille d’écouter Creek, ce qu’il fait aussitôt en se rendant au bar où elle n’est plus à l’inventaire, pour une raison ou une autre (c’est-à-dire pour leur faire une scène). Les scénaristes nous réintroduisent le pasteur et Fiji, mais on sent bien que ce ne sont pas sur eux que la série veut se concentrer. Ils ne sont là que pour se concentrer sur Joe.

La preuve ? L’ange, Bowie, à la recherche de Joe débarque à l’église et s’en prend au pasteur, pour mieux retrouver son Joseph. Prévenu par Manfred, Chuy et lui se réfugient dans le placard d’Olivia qui sert aussi de Panic Room, au sein d’une Panic Room.

Afin de résister à l’Ange qui peut lire dans ses pensées, il demande à sa grand-mère de le posséder. C’était marrant et une bonne idée.

On en arrive au milieu de l’épisode qui voit une réunion de Midnighters au sein de laquelle Joe demande l’aide des habitants de la ville pour se protéger de Bowie, et surtout pour protéger Chuy, qui est un démon. Bien. Le plan se met rapidement en place : à défaut de pouvoir tuer Bowie, Manfred suggère que Fiji l’envoie en Enfer. OK, belle manière de gérer la menace.

C’est donc un nouveau secret qui est révélé cette semaine, ça commence à en faire beaucoup, y compris pour Fiji qui est malgré tout plus occupée par Bobo que par le portail à ouvrir.

Olivia et Lemme ont aussi une conversation sympathique où Olivia dit tenir à son humanité et ne pas vouloir être transformée. N’importe qui ayant déjà vu une série sait ce que ça signifie : il y a fortes chances qu’elle ne tarde pas à mourir – et que Lemme décide de la transformer en vampire.

En toute logique, Creek se rend à l’Eglise pour prier et tombe sur le pasteur. Elle le ramène au bar où elle est lue par Bowie, qui a donc toutes les chances de se rendre chez Olivia maintenant… ou tout simplement de prendre tout le bar en otage et de menacer de tuer Creek, juste parce que. Tu parles d’un ange (même déchu), elle le mérite son voyage en Enfer.

Bien sûr, son coup de fil tombe mal, car Joe était en train d’expliquer sa destinée à Manfred. Le rythme est ainsi plutôt bon, puisqu’on avance rapidement dans l’épisode (pour découvrir d’autres secrets aussi, d’ailleurs, car le bar a été payé par de l’argent sale apparemment). Creek est laissée au stade de demoiselle en détresse, je ne suis pas sûr que ça l’aide beaucoup.

En plus, Bowie a lu son esprit et sait désormais que Creek voit Manfred comme un mec inutile même pas capable de la prévenir que son père était un serial-killer. C’est vrai que c’est con pour un voyant. Le plan d’envoyer Bowie en Enfer tombe à l’eau rapidement, car elle est trop forte pour les Midnighters.

On passe alors au combat entre anges déchus, avec un Chuy qui lutte pour ne pas se transformer en démon – car sa transformation mettrait tout le monde en danger. Evidemment, il finit par se transformer et nous débarrasse de Bowie en un rien de temps. La majorité des Midnighters se réfugie chez Fiji, mais Lemme ne peut y entrer.

Il est donc confronté à Chuy qui le blesse, mais sauvé par un Manfred qui aime le danger décidemment. Finalement, Joe n’a pas trop de mal à calmer Chuy dont la transformation est hyper décevante. Il ne tue personne, paraît beaucoup moins flippant que Bowie, a un look pourri et est mis à terre beaucoup trop rapidement (contre trois ans la dernière fois). Certes, ce n’est qu’un demi démon, mais ça va, quoi.

L’épisode se conclue avec Manfred qui se rend chez Joe et découvre la peinture de sa destinée. Bizarrement, ça ne le fait pas rêver, mais il reste à Midnight pour Creek. Chuy débarque ensuite auprès de son chéri et lui annonce qu’il doit quitter Midnight, ne supportant le voile de moins en moins épais avec les enfers.

De son côté, Fiji continue de vivre dans la peur, malgré les tentatives de confort de Bobo. Enfin, Creek décide de rompre avec Manfred pour faire le point sur sa vie et sa situation. Ben voui, c’est sûr que ça va l’aider de s’isoler encore plus. Manfred le vit un peu mal, c’est rigolo parce qu’il décide en toute logique de… se barrer de Midnight. C’est limite un cliffhanger qui aurait pu faire une jolie fin de série, mais ce n’est pas pour tout de suite, heureusement.

Quoiqu’il en soit, la série continue de bien me plaire, malgré quelques problèmes de cohérence cette semaine, surtout du côté de Chuy.

Capture d'écran 2017-09-12 14.58.41Épisode 8 – Last Temptation of Midnight – 16/20
Oh, hell, everyone dies eventually. That’s how you live.

Une fois n’est pas coutume, cet épisode commence de manière sanglante et crade : un voleur de visage est en route vers Midnight et on comprend tout de suite qu’il va croiser la route de Manfred qui, lui, s’en barre, soit disant définitivement. Bon, ce type d’épisode, on les a déjà vus cent fois, mais ça n’empêche pas que ça fonctionne plutôt bien dans l’évolution générale de Manfred. Et puis surtout, on se débarrasse enfin de Xylda, qui était un peu poids scénaristique.

Celle-ci annonce à son petit-fils qu’elle lui a menti en lui disant qu’il serait à l’abri à Midnight. Elle a en fait eu une vision sur son lit de mort, lui indiquant que Manfred allait se retrouver dans les flammes de l’enfer sur Terre à sauver des vies – et le monde.

Une fois cette révélation faite, elle n’a vraiment plus aucun intérêt scénaristique, mais ça tombe bien car il est expliqué qu’elle n’était restée rattaché à la Terre que pour cela. On passe tout de même par quelques flashbacks lourds sur l’enfance de Manfred pour nous expliquer et sa relation avec elle, et son pouvoir de parler aux esprits.

Pour faire avancer l’intrigue, il tombe en panne au milieu de nulle part et dit adieu à son RV, signe définitif qu’il sera de retour à Midnight pour de bon. En panne en plein désert, que peut bien faire Manfred ? Se lancer dans une marche à pied alors qu’il n’a croisé sur sa route depuis quatre heures lui semble être une bonne idée. Chacun ses kiffs.

Manfred s’effondre alors dans le désert… Il se souvient, toujours en flashback, qu’il a aidé sa grand-mère à se suicider, parce qu’elle voulait mourir avant que le cancer ne la tue. Il est révélé qu’elle voulait quitter cette vie dans le flashback, du coup, je ne vois même pas comment Manfred a pu croire les mensonges de sa grand-mère derrière. Bref, la vision l’a fait rester pour convaincre Manfred d’aller à Midnight. Sa grand-mère disparaît définitivement (YES) et Manfred rentre dans le camion du tueur qui passait comme par hasard par-là. Il est immédiatement averti par les esprits qu’il est en présence d’un tueur qu’il devine en direction de Midnight.

Après une brève scène d’action, Manfred se retrouve parmi les cadavres dans la remorque du camion du tueur et appelle Fiji pour l’avertir de son retour. Oui, mais Fiji aussi a eu sa dose d’ennuis dans cet épisode.

Déjà, elle se tape la colocataire la plus inutile de l’univers : Creek. Ensuite, elle doit toujours gérer le démon qui lui parle de temps à autre. Enfin, elle reçoit la visite de la vieille voisine du coin de la rue, Janice. Celle-ci se montre étrangement intriguée par les athamés de la sorcière et décide de se suicider au milieu de la ville. Heureusement, Fiji (surtout) et Bobo l’en empêchent.

Les habitants de Midnight comprennent que cette histoire de voile qui s’amincit est en train d’avoir des conséquences désastreuses sur un peu tout le monde à cause de cela : le révérend se remet à manger de la viande, Olivia se méfie de plus en plus de Lemme qui se contrôle de moins en moins, surtout quand il lui aspire son énergie.

Elle fait bien de se préparer à l’inévitable combat qui approche entre eux puisqu’il est à deux doigts de la mordre. Ensuite, il lui reproche de vouloir l’abandonner et mourir un jour, mais Olivia affirme que la vie est faite pour s’arrêter. C’est aussi à peu près ce que disait Xylda et on remercie bien fort Midnight, Texas pour la leçon de morale.

Les explications conviennent moyen à Lemme qui finit par s’en prendre violemment à Olivia, provoquant le combat très cool que j’attendais entre eux. On notera au passage la coupe de cheveux de l’actrice, hyper mal justifiée (mais c’était à mourir de rire). Le duel est violent, mais en même temps il commence par un pieu planté dans Lemme, donc ça ne pouvait qu’être cool.

Si le combat est beau à voir, il n’est pas très crédible qu’Olivia survive si longtemps face à Lemme. Heureusement qu’il n’utilise pas ses pouvoirs tout de suite on va dire. Bon, bien évidemment, Olivia est sauvée juste à temps par… Manfred. Cela tombe bien, elle venait d’avouer à Lemme en début d’épisode qu’elle ne faisait pas confiance à celui-ci.

Manfred ? Oh il a débarqué ici avec un remède proposé par Fiji et qu’il savait efficace pour l’avoir testé sur Creek juste avant. Oui, parce que bien sûr, le démon s’en prend aussi à une Creek solitaire et dépressive pour la pousser au suicide. Avant cela, elle avait aussi demandé à Lemme de lui bouffer ses émotions négatives, mais Olivia avait refusée.

Creek est donc toujours aussi chiante, et ça vaut presqu’aussi pour Fiji qui s’énerve dans l’épisode pour dire qu’elle en a marre du démon et qu’elle va se battre. Passionnant. Bon, en même temps, je comprends son énervement, elle venait de comprendre que le démon se nourrissait des morts et vu le nombre de morts à Midnight depuis le début de saison, il a dû se faire un bon festin.

Tout ceci mène au combat final contre le voleur de visages qui n’est venu à Midnight que pour faire un petit sacrifice et livrer tous les corps qu’il a récoltés. Les habitants débarquent juste à temps, tous soignés par la potion de Fiji qui les empêche d’entendre le démon et leurs pulsions internes. Malheureusement, le démon a plus d’un tour dans son sac et il réussit à récupérer les cadavres malgré les efforts des habitants.

Nous obtenons enfin son nom de la part du voleur de visage : il s’appelle Colconnar. Quelle jolie sonorité. Le voleur de visage en profite pour essayer d’embarquer Fiji avec lui car elle sera de toute manière bientôt au démon. Manfred utilise les esprits pour tuer le voleur de visage et sauver Fiji, et voilà tout est bien qui finit bien. Enfin, façon de parler, parce que l’épisode se termine sur une dernière scène de réconciliations entre Creek et Manfred qui, grosso modo, ne se remettent pas ensemble mais restent ensemble parce que wahou il n’a jamais ressenti ça pour personne et il est prêt à l’attendre.

J’aurais préféré une scène de résolution pour Olivia et Lemme qui restent en mauvais termes après leur combat. Le vampire a failli tuer Olivia et, même s’il était sous l’influence du démon, il n’empêche qu’il ne faisait que suivre ses pulsions. Et Olivia, elle n’a pas aimé ça – moi non plus en soi, mais c’était une superbe intrigue.

09.jpgÉpisode 9 – Riders on the Storm – 18/20
You bring death to those you love…

Ne cherchons pas à comprendre cette diffusion chaotique qui précipite l’arrivée du final de la saison (mardi prochain, donc) et est totalement perturbant – au point qu’une partie de l’audience aura sûrement loupé cet épisode ultra-important pour la mythologie de la série et concentrons-nous sur le fait que Fiji semble s’être achetée un jeu d’actrice entre l’épisode 8 et celui-ci. Comme quoi, tout arrive.

L’épisode débute sur une Fiji en train de dormir… et d’être somnambule. C’est assez violent car elle voit en fait un émissaire du démon, qu’elle brûle vivant, manquant de cramer Manfred et Joe au passage.

Joe est de retour effectivement, et c’est le nouveau meilleur ami de Manfred. Ils essaient désespérément de trouver le moyen de stopper le voile de disparaître quand même, mais il est trop tard car celui-ci s’ouvre. Ils s’assurent donc d’évacuer la ville au plus vite avant l’arrivée d’une tempête. Manfred le demande particulièrement à Creek qui s’exécute mais ne trouve rien de mieux que d’avoir un accident de voiture en regardant derrière elle alors qu’elle conduit sur une belle ligne droite. Allez comprendre. Les rétroviseurs et les américains…

Bon, sa voiture tombe en panne au beau milieu d’une tempête de sable et elle tente de la réparer en ouvrant le capot. Au milieu d’une tempête de sable. Oui, oui. De toute manière, j’étais blasé que sa roue ne soit pas crevée, je voulais juste faire le jeu de mots cric/Creek.

Il n’empêche que contre toute attente et crédibilité, elle répare sa voiture et décide de faire demi-tour.

L’épisode passe tout de même un certain temps à s’intéresser à Fiji, et sans ça, ce serait probablement déjà une vraie partie de première saison. Dix ans plus tôt, la sorcière est arrivée à Midnight et oh mon dieu, elle avait les cheveux lisses et un look lui allant tellement mieux ! Sa tante lui apprend qu’elle est une sorcière et que c’est quelque chose qu’elles partagent. Bon, ça ne vaut pas un bon vieil épisode Charmed, mais c’est intéressant de la voir apprendre à maîtriser des pouvoirs qu’elle n’a quasiment pas utilisé de la saison. C’est que sa tante lui a appris à beaucoup se brider.

Cela sent rapidement l’histoire d’amour adolescente stupide qui finit mal, mais bon. Elle rencontre donc Jeremy et tombe amoureuse sous le regard concerné que sa tante. Elle lui demande de ne pas être trop amoureuse trop vite pour éviter les accidents.

Jeremy et elle se retrouvent donc en couple, à s’aimer et à vouloir faire l’amour. Oui, mais non : emportée par ses désirs brûlants, Fiji enflamme un peu trop littéralement son Jeremy qui meurt donc.

De retour dans le présent et la tempête de sable, Lemme et Olivia ne se parlent toujours pas suite à leur petit affrontement d’il y a deux jours. Du coup, ce sont Olivia et Bobo qui jouent la garde rapprochée de Fiji qui continue à voir son émissaire et les envoie dans la rue. Bobo en revient blessé.

De leur côté, le révérend, Joe et Manfred tentent de déterrer un cadavre pour obtenir des infos grâce à Manfred.

C’est un échec total, sans trop de surprise et ils sont bloqués en ville par des hommes/démons/on ne sait pas trop parce que je n’avais pas de sous-titres et que la meilleure traduction qui me vient là tout de suite c’est « rageux ». Manfred décide donc que le meilleur plan est de s’enfuir, mais Fiji refuse de partir sans Mr Snuggly. Oui, oui, son chat qu’on n’a pas vu depuis un moment. Personne ne sait qu’il parle, elle passe donc juste pour une folle à chats, mais tout le monde semble d’accord avec ça.

Manfred reste derrière pour attraper le chat (oh mon dieu, il est beaucoup trop doué à attraper un chat qui ne veut pas l’être pour moi). Heureusement, Creek vient le récupérer, parce que sinon, il serait bon pour mourir.

L’ensemble des midnighters se retrouvent donc au bar du coin et force Fiji à révéler son secret et la raison pour laquelle Colconnar la veut absolument. En toute logique, et comme dans tous bons films ou séries, il est ainsi révélé que Fiji est vierge. C’est une sorcière vierge, donc voilà, ça impose son lot de magie puissante. C’est simplissime comme intrigue, mais dans le fond ça fonctionne.

Olivia avoue à Lemme qu’elle envisage de quitter la ville aussitôt que Fiji sera en sécurité et qu’elle le pourra. Moi, j’espère surtout qu’elle changera vite d’avis, parce que je veux qu’elle soit de retour pour une saison 2 – si saison 2 il y a (mais JE VEUX une saison 2, parce que la série est très sympa). Ils sont mignons Olivia et Lemme, mais bon.

Je ne peux pas en dire autant de Creek et Manfred, surtout parce que Creek est insupportable. Elle donne tout de même l’idée à Manfred d’utiliser la magie noire et de la combiner à la magie noire de Fiji pour obtenir des réponses.

Il est rapidement décidé que la vie à sacrifier pour le sort sera celle du chat, ce qui est très triste. Malheureusement, la magie le choisit autrement et c’est Manfred qui est tué. Du moins, c’est ce que tout le monde pense, sauf Creek qui joue sacrément mal.

Et en même temps, elle a raison : Manfred est simplement envoyé pour avoir une réponse de l’au-delà sur la manière de fermer le voile. Il a donc la réponse mais le problème est que Fiji a aussi une réponse. L’émissaire n’est autre que Jeremy et le message est on ne peut plus clair : soit elle se rend à Colconnar et il épargne tout le monde, soit il tue tout le monde. Bien sûr, Fiji est assez conne pour suivre Jeremy alors que tout était enfin résolu.

J’ai tout simplement adoré cet épisode qui avait un excellent rythme et a su apporter très simplement les réponses au fil rouge de la saison qui paraissait plus complexe que ça. Je ne suis pas trop surpris, la série a très bien géré ses intrigues jusque-là, donc je suis content que ça poursuive et débouche sur un bon final pour une série du genre.

10Épisode 10 – The Virgin Sacrifice – 15/20
My flesh is burning, stop talking.

C’est déjà la fin de saison pour Midnight, Texas et j’en suis triste, car la saison m’a apporté le type de série qui me manquait en ce moment.

Fiji s’est donc sacrifiée et arrive en quelques minutes à Midnight alors qu’elle est à pied et que dans le mini-bus les autres ont beaucoup de mal à la rattraper. On va dire que c’est la magie de la magie. Il faut aussi le temps à tout le monde de gérer son couple, hormis Bobo qui est donc chauffeur de la fine équipe.

Olivia et Lemme gèrent assez mal leur rupture, étant bien sûr toujours attirés l’un par l’autre. Creek continue d’être chiante avec Manfred. Finalement, tout le monde quitte le bus et intègre la ville à pied. Cela fait un plan badass marrant mais c’est justement ce dont manquent les midnighters : un plan solide pour sauver Fiji. En plus, celle-ci est assez chiante pour leur reprocher d’être venue la chercher.

Un premier trio décide de se rendre chez Fiji pour la secourir : Bobo, Creek et Olivia. Sans trop de surprise, c’est Olivia qui est blessée dans l’affaire après s’être occupée de les tenir en sécurité. J’ai beaucoup aimé les scènes d’action de l’épisode, les hommes de main de Colconnar étant de bonnes créatures surnaturelles aux pouvoirs sympas et me rappelant un peu Diablo des X-Men.

Jeremy – même s’il n’est en fait qu’un démon ayant son apparence – se permet donc un câlin à Olivia qui finit à moitié brûlée. Alors que Fiji la soigne comme elle peut, elle demande à Creek de ne rien révéler de son état de santé aux autres.

Un deuxième groupe constitué du révérend, Lemme, Manfred et Joe est également en ville et se retrouve dans le magasin de Bobo. Manfred tente d’écouter les esprits pour trouver ce dont il a besoin pour tuer Colconnar. Lemme lui propose de boire du sang de vampire pour devenir plus puissant, mais Manfred refuse, préférant dire à Creek qu’il l’aime (mais pourquoi) et regarder des poupées flippantes. De leurs côtés, Joe et le révérend sympathisent, mais je dois dire que je n’ai aucune sympathie pour eux. Joe ne m’a jamais passionné plus que ça et le révérend est particulièrement inintéressant, n’ayant pas été développé de la saison et se contentant aujourd’hui de prier pour tout le monde et sanctifié un ou deux objets. Franchement, son sacrifice la semaine dernière ne m’aurait pas dérangé.

Il est décidé d’emmener Olivia à l’hôpital et Creek se rend chercher, sans problème, la voiture de Fiji – dont Manfred était censé avoir les clés, mais bon. C’est elle qui emmène Olivia là-bas, prenant au passage le message qu’Olivia serait revenue pour Lemme, alors que Fiji se contente de brûler une bougie de soin. Elle finit par avouer à Bobo qu’elle a tué Jeremy et espère faire de même avec Colconnar.

Bobo n’est pas trop convaincu et préfère lui parler de son plan : coucher avec elle pour éviter qu’elle soit vierge quand elle se rend auprès de Colconnar. Le voilà donc qui la séduit comme il peut. Bon, en même temps, ça se sentait venir à des kilomètres, surtout une fois qu’ils restent tous les deux. Assez clairement, l’idée était peut-être même partagée par Olivia et Creek quand elles les ont laissées.

Pendant que la nuit tombe et que Fiji couche avec Bobo, Manfred tente donc de s’armer contre Colconnar, invoquant d’anciens esprits qui le possèdent. Le grand démon de cette saison se réveille enfin et c’est, comme tout le reste dans la série, assez décevant à voir. Il est beaucoup moins flippant que prévu et que sa voix ne le suggérait.

Manfred s’oppose à lui assez simplement, Joe protège Fiji des hommes de main de Colconnar. Fiji couchant avec Bobo suffit de plus à affaiblir Colconnar et à faire disparaître ses hommes de main. Joe peut donc s’attaquer à Colconnar, le temps que Manfred soit encore un peu plus possédé et réunisse les pouvoirs nécessaires pour tuer Colconnar. Voilà, voilà, c’est fait.

Reste à régler le cas d’Olivia, bien sûr. Elle est en train de mourir, mais Lemme refuse que cela se fasse, lui donnant quelques gouttes de sang qui suffisent à la ramener à la vie. C’est problématique car il y a des effets secondaires, mais ça, ce sera pour une saison 2, si saison 2 il y a. Dans le même genre, la gérante du bar qui a des secrets à cacher est également en contact avec quelqu’un qui surveille Creek de près. Celle-ci, d’ailleurs, n’en a pas la moindre idée et est trop occupée à embrasser Manfred.

Une semaine plus tard, nous retrouvons tout le monde à l’église pour le mariage d’Olivia et Lemme. C’est très sympathique et même si c’est un mariage précipité, le couple va tellement bien ensemble que ce n’est pas surprenant. À l’exception du révérend et du chat, tout le monde finit d’ailleurs en couple (je tiens peut-être un ship là) : Bobo et Fiji, Manfred et Creek, Olivia et Lemme, Joe et Chuy. Tout est bien qui finit bien, quoi.

Enfin, en théorie : le lendemain matin, Manfred est toujours tourmenté par ses démons. Comme il faut aussi relancer la série en cas de saison 2, une nouvelle habitante débarque à Midnight : Melanie. Et elle est pleine de projets, voulant rénover l’hôtel de la ville afin d’attirer les touristes.

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EN BREF – Je suis content que Midnight, Texas se soit trouvé une place dans la grille d’été NBC alors qu’elle avait été annoncé pour la mi-saison à l’origine. Clairement, elle n’aurait pas pu faire face à la concurrence en mars alors que notre été était tellement désert qu’elle était facilement l’une des meilleures nouveautés de cette année.

Avec beaucoup de rythme et de bonnes dynamiques, la série a su se trouver une place, je trouve, reprenant les codes de l’urban fantasy sans le moindre problème. Si je ne suis pas fan de romans de bitlit (au style passe-partout et au marketing douteux en ce qui me concerne), je suis toujours très friand de leur adaptation en séries, et Midnight, Texas ne fait pas exception à la règle. En fait, la série m’a ramené tout ce que j’espérais revoir à l’écran, à savoir une série surnaturelle qui ne se prend pas la tête, se voit à la semaine tout en développant des fils rouges et possède quelques bons rebondissements.

Du côté des défauts, et bien, il y a ces romances imbuvables qui me tiennent à l’écart des romans (que ce soit Manfred/Creek ou Fiji/Bobo, sérieusement, c’était lourd ; heureusement que Joe/Chuy et Olivia/Lemme compensaient) et surtout la fâcheuse tendance à construire lentement une intrigue trop vite expédiée. Le meurtre de la femme de Bobo, le passé de Manfred, l’ange déchu qui s’attaque à Midnight, Colconnar… Autant d’intrigues supers qui promettaient de grandes choses et qui retombent finalement comme autant de soufflés. Si j’ai aimé la série, je n’en oublie pas ses défauts et sait que je l’ai un peu surnotée par plaisir d’enfin retrouver de l’urban fantasy. Clairement, Midnight a remonté le niveau des nouveautés de l’été et j’espère sincèrement que NBC lui accordera une seconde saison. Si ce n’est pas le cas, je ne resterais pas non plus sur ma faim avec des questions insoutenables, donc je remercie les scénaristes d’avoir proposé des cliffhangers gentils.

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