Retrouvez ci-dessous l’article sur cette première saison de l’excellente Westworld, écrit semaine après semaine.
Avis : Un générique hyper soigné de deux minutes et une heure huit de pilot ? Oh, je m’embarque dans une série bien galère et calibré pour être hyper à la mode… donc pas trop dans mes goûts habituels. Pourquoi je la commence ? Honnêtement, je ne m’en souviens plus ! J’en ai découvert le synopsis cet été et je sais que le tout Twitter l’attendait impatiemment.
Un rapide coup d’œil au casting suffit pour me dire que les acteurs sont supposément brillants et assez pour garder mon attention. Et puis, je me la suis ajouté sur mon TVshow time, c’est donc que j’avais repéré quelque chose qui m’intéressait, au-delà de J.J Abrams… La réponse m’est venue sur Twitter, évidemment, merci @Drakit qui m’a rappelé que c’était une nouvelle série des créateurs de Person of Interest. Et ça a un côté simulations qui ne peut qu’être bon du coup. Donc je m’étais fait confiance en le lançant et a priori rien ne peut mal tourner !
Épisode 1 – The Original – 18/20 Don’t you see ? Hell is empty and all the devils are here.
Oh la, cette série est intrigante et marquante dès son introduction. L’image futuriste de cette mouche sur l’œil de Dolores ne peut que me faire rester de dégoût, malgré le trip pseudo-historique qui s’ensuit aussitôt. Les décors sont assez sublimes, mais il en faut plus que ça pour me faire rester devant une série : les voix off sont une bonne chose, pour une fois, car elles intriguent vraiment. Malgré quelques longueurs, il est difficile de ne pas être immédiatement aspiré devant cette série qui a des côtés Person of Interest autant que Dollhouse (si, si, les décors et les mannequins ont cette vibe, avec juste quinze fois plus de budget et une tournure plus adulte). Oui, définitivement un côté Dollhouse malgré un synopsis de base très différent car les mêmes thématiques y sont abordées : c’est hyper frustrant de retrouver tout ça dans une autre série. J’ai vraiment l’impression que les problématiques sont les mêmes. Bien que frustré, c’est plutôt de très bonne augure car j’ai adoré la seconde saison qui explorait tout ça. Bon, j’en reviens à mes moutons et Westworld qui nous décrit après tout un jour sans fin parfaitement orchestré par des scientifiques-scénaristes pour des clients mystérieux, mais vicieux. De nombreuses variations des mêmes scènes sont proposées dans cet épisode et chaque fois, c’est bien joué par chacun des acteurs. Le mystère est entier quant aux enjeux des bugs expérimentés par ces mannequins en face des clients. En fait, j’ai déjà envie d’en savoir beaucoup plus sur ces mystérieux clients et sur la société. Il y a énormément de pistes à creuser dans ce monde violent que l’on nous fait découvrir en détail dans cet épisode et possiblement beaucoup de saisons en stock dans les autres mondes que les scénaristes peuvent créer. Je refuse de m’emballer trop vite et je suis un peu plus sceptique que pas mal de critiques que j’ai aperçus (sans lire) pour le moment, mais force est de reconnaître que je viens d’entrer dans un excellent univers qui va beaucoup me faire réfléchir, malgré un fil rouge encore un peu décousu.
Épisode 2 – Chestnut – 19/20 This is the new world and in this world you can be whoever the fuck you want
Wow, cet épisode commence bien fort et tout à fait mieux que le premier en terme d’introduction de l’épisode. Cette fois, en effet, on suit l’arrivée de deux clients dans le Westworld, les deux clients étant en plus des acteurs à la tête connue (recyclage des rôles secondaires de POI en vue, accompagné du Prince Caspian, oui, je te reconnais Caspian). Cette réalité virtuelle est subitement bien plus forte dans cet épisode que dans ce qui a été proposé précédemment et c’est vraiment passionnant de la découvrir d’un œil neuf. En parallèle, Dolores continue d’avoir des réminiscences de sa vie de robot quand elle ne devrait pas et l’on apprend qui la détraque. Les coulisses de cette fiction virtuelle sont décrits sans que l’on ne comprenne beaucoup plus tout ce dont il est question, mais c’est quand même sacrément bien fichu et construit ; surtout le concept des rêves/cauchemars avec la première Tueuse. L’épisode nous balade d’ailleurs avec le personnage de Maeve se baladant elle-même, à poil forcément, dans le building de Westworld et découvrant un monde tout nouveau pour elle, dans lequel elle voit ce qui arrive à tous les cadavres autour d’elle. Le vrai cliffhanger reste un mystère pour le moment, mais je n’avais pas besoin de ça pour avoir envie de revenir. Toujours beaucoup de questions et d’éléments flous pour l’instant donc, mais un second épisode pour moi bien meilleur que le premier. Les épisodes d’une heure qui m’accrochent autant, c’est rare. Merde, je crois que je suis fan !
Épisode 3 – The Stray – 18/20 I want a little adventure
C’est reparti pour un nouvel épisode et inutile de dire qu’après ces deux premières semaines, je suis clairement impatient. Bien sûr, l’effet de surprise est passé, mais ça n’en reste pas moins très accrocheur. Dolores continue de se souvenir d’un peu trop de choses, les clients poursuivent leur aventure dans le western et les problèmes ne font que commencer à Westworld. Clairement, mes personnages préférés sont les clients, car il est bien plus intéressant de les voir découvrir le monde et l’univers virtuel, exactement comme nous. J’aurais aimé les voir un peu plus, notamment Logan qui me fait rire à chaque fois depuis la semaine dernière. Évidemment, il est aussi difficile de ne pas accrocher à Dolores que l’on voit énormément et dont l’histoire se répète inlassablement avec des variations très sympa. Le fil rouge se développe dans cet épisode, avec une mythologie de base qui se complique lorsqu’on nous présente Arnold, mort dans le parc et dirigé par sa folie. Intrigant autant qu’intéressant : cela confirme que les clients peuvent mourir et surtout je sens que ce sera lié à une quête. Évidemment, cela permet aussi d’intensifier le suspense sur l’équipe de sécurité. Tout aussi intéressant est le rôle confié à Gina Torres, guest dans cet épisode qui nous apprend plus sur le passé de Bernard et sur son fils, Charlie. La toute fin est blindée d’action avec une Dolores qui prend conscience de son passée et se rebelle, alors que tout se complique aussi côté sécurité lorsqu’un robot semble développer une conscience et se suicide. Le personnage d’Elsie (la scientifique/sécurité) est intéressant aussi à creuser, je crois, surtout qu’à la fin, elle prend conscience des dangers de Westworld au-delà de la part de mystère qu’elle souhaiter percer. L’épisode prend cependant son temps pour en arriver là et c’est qui explique cette note légèrement plus basse que la semaine dernière.
Épisode 4 – Dissonance Theory – 17/20 Is there something wrong with this thoughts I’m having?
Une nouvelle séance de psychothérapie en plein rêve avec Dolores nous apprend qu’elle rêve de liberté (je donnerai cher pour la voir s’échapper de Westworld pendant uné pisode) et surtout qu’elle pense. C’est embêtant pour un robot. On laisse de côté un peu trop l’équipe de sécurité et son intrigue dans cet épisode pour moi, mais il est très cool d’en voir un peu plus sur l’intrigue du labyrinthe, mais aussi sur le personnage de Maeve, toujours hantée par les flashbacks de cette fois où elle est morte. Il serait presque tout aussi intéressant de n’avoir plus que les épisodes du point de vue de ces robots humanoïdes qui sont passionnants et dont l’intrigue métaphysique est très prise de tête. C’est aussi le cas du côté des directeurs de Westworld et de l’intrigue politique derrière tout ça, encore bien cachée. Il y a beaucoup à surveiller pour les prochains épisodes, c’est toujours aussi passionnant, même si peut-être légèrement plus lent cette semaine. Je reste hyper impatient de voir la suite, et j’aimerais tellement pouvoir la bingewatcher ! À lundi prochain !
Épisode 5 – Contrapasso – 16/20 Are we… very old friends?
C’est reparti pour un épisode de près d’une heure cette semaine, mais cette série parvient généralement à me faire oublier sa longueur. Il manque toutefois un petit « previously on » en début d’épisode, ne serait-ce que pour savoir quelles intrigues seront développées cette semaine. Si je devais évoquer un vrai défaut de la série, ce serait précisément celui-ci, car il est dommage que tout ne soit pas mené de front chaque épisode, même si cette semaine, les scénaristes s’en tirent plutôt bien avec un peu de temps accordé à chaque intrigue. J’ai aussi du mal avec la chronologie autour de Dolores et des clients (à quel moment quittent-ils le parc, quand y reviennent-ils, que font les clients entre deux quand Dolores « rêve » ?). Beaucoup de questions cette semaine donc, mais un épisode toujours aussi intéressant : le côté western est loin de me déranger autant qu’au départ, car je suis pris dans l’intrigue du labyrinthe et je me demande vraiment où tout ça cherche à nous amener, avec une intrigue western finalement pleine de fantastique. Cela donne un côté très original à la série, on ne voit pas ça habituellement dans les séries, donc ça fonctionne bien. C’était un peu moins bon cette semaine avec des ralentissements peu nécessaires (notamment les longs plans sur l’orgie) et des scènes attendues depuis longtemps qui ont semblé presque trop bâclées (la rencontre au sommet des deux vieux en fin d’épisode). Quant au cliffhanger sur Maeve, il est à péter un câble tant elle a été sous-exploitée cette semaine ! Et puis, j’ai envie de savoir comment Logan va s’en sortir cette fois, aussi, son sourire au moment où il se fait tabasser était excellemment joué. Finalement, c’était un épisode de transition, pas d’événement majeur, mais une avancée lente vers un but encore inconnu.
Épisode 6 – The Adversary – 18/20 Because despite what’s in here we’re not so different, are we?
L’intrigue politique se précise maintenant que l’on sait que les robots sont utilisés pour de l’espionnage industriel au sein de Westworld. J’ai bien aimé voir Elsie et Bernard mener l’enquête tout au long de l’épisode. Cependant, cela paraît encore trop simple et j’imagine que ça va se compliquer avec le temps, notamment du côté de l’écrivain des scénarii. On ne peut pas en dire autant du côté de Maeve, dont l’intrigue est enfin développée et est loin d’être simple : elle apprend qu’elle est un robot et pète un boulon presqu’aussitôt que cela lui est prouvé. Son intrigue avance trop vite cette semaine, où elle double Dolores sans aucun problème dans la prise de conscience de son état. On la suit dans une petite visite guidée de l’entreprise (plus jamais je me plains qu’il y a trop d’escalators à la Défense) étage par étage, ce qui nous permet d’en découvrir enfin beaucoup plus sur celle-ci. Bien qu’un peu déçu par cet épisode qui abandonne totalement l’intrigue de Dolores, Logan et William pour le moment, ces 57 minutes ont permis d’avancer énormément et de promettre de prochains rebondissements passionnants. Ce double cliffhanger autour de Maeve trop intelligente d’une part et Elsie mise en danger de l’autre est une fois de plus une vraie réussite, comme les fins de tous leurs épisodes. Je suis curieux de voir la suite, mais cela fait un moment que la série m’a accroché de toute manière, bien au-delà de son histoire de labyrinthe, elle aussi approfondie cette semaine.
Épisode 7 – Trompe l’œil – 17/20 This world is as doom as ever
Elsie a disparu cette semaine, mais tout le monde s’en fout puisqu’elle est officiellement en congés. Maeve est désormais au top de l’intelligence et ne se laisse plus contrôler par le scénario ni par les pauses voulues par l’équipe technique, ce qui est un peu étrange quand même, car elle est supposée rester un robot quoi qu’il arrive. Il fallait bien un peu de suspens j’imagine. Du côté de William et Dolores, on reprend enfin l’intrigue dans la Ghost Nation se la jouant très Game of Thrones, puis un peu The 100 avec son attaque d’indigènes. Pas nécessaire, mais tout à fait dans le style l’époque. William avoue à Dolores qu’il est sur le point de se marier, ce qui nous mène à un drama digne des meilleurs soaps et la formation du couple tant attendu. La majorité de l’intrigue de leur côté est encore retardée pour la semaine prochaine, je pense. Enfin, le côté politique est une fois de plus développé cette semaine, mais ce n’est finalement plus ce qui m’intéresse trop. Pourtant, c’est assez intéressant, surtout du côté de Clem qui ne réagit plus comme elle le devrait. La fin de l’épisode est là pour nous mettre une claque, et il faut bien dire que ça fonctionne. Je soupçonnais depuis le début qu’un robot se cachait dans le personnel, mais j’étais plutôt parti sur la piste d’Elsie que sur celle de Bernard. La révélation fut donc une semi-surprise malvenue, surtout que le doute grandissait tout au long de l’épisode, qui mène au meurtre d’un personnage que j’aimais bien. Le contrôle est tel qu’il va être vraiment intéressant de voir Maeve tenter de s’enfuir. J’ai bien aimé son énième discours sur l’humanité, qui lui donne beaucoup plus de pouvoir et d’emprise sur les techniciens que ce qu’elle avait jusqu’à présent. C’est intrigant.
Épisode 8 – Trace Decay – 18/20 Time to write my own fucking story
Excellent début d’épisode qui revient sur le personnage de Bernard et la manière dont ce robot est manipulé pour tout oublier de la fin de l’épisode précédent, bien horrible. Cela permet un retour au statu quo précédent, avec un Bernard qui récupère son poste et une Theresa accusée de tous les torts. Seulement cette fois, Bernard sait qu’il n’est pas humain, ce qui créé des vagues qui vont être assez intéressantes à suivre sur la fin de saison je pense, d’autant plus que son comportement détaché vis-à-vis des situations de Theresa et d’Elsie est suspect. En parallèle, Maeve continue de mettre en place son plan, qui nous dirige petit à petit vers une guerre robots/humains qui est parfaitement développée jusqu’ici. Je ne sais pas trop de quel côté j’ai envie de me placer, mais je crois que les androïdes ont pour l’instant l’avantage dans mon cœur. Elle parvient à manipuler ses deux techniciens pour être capable de blesser et tuer les humains, ce qu’elle applique aussitôt sur Sylvester qui s’en tire de justesse. Elle prend également tout contrôle sur les robots de Westworld, un pouvoir qui devrait vite la faire remarquer. Dolores continue d’expérimenter quelques bugs dans sa quête, mais rien de transcendant pendant une bonne partie de l’épisode, si ce n’est qu’elle révèle à demi-mots que ses dysfonctionnements sont le bon vouloir d’Arnold. Cela se déroule alors que celle de l’homme en noir qui continue, lui aussi avec un robot perdant peu à peu la boule et se souvenant du sort de Dolores infligé par son allié. C’est con. J’ai particulièrement aimé dans cet épisode la manière dont l’ensemble des intrigues est enfin traité en tant que grand tout. Cela manquait énormément jusqu’ici, le plus gros défaut de la série étant pour l’instant son manque d’unité dans l’écriture. Le passé de Maeve est ainsi relié à celui de l’homme en noir, ce que l’on savait déjà, mais il était très cool de voir le pourquoi du comment. En effet, cette intrigue explique son comportement d’aujourd’hui et le simple fait qu’elle s’en souvienne promet le développement d’intrigues passionnantes pour les deux épisodes restants cette saison – et la suite de la série. Toujours pas de temps mort cette semaine, et beaucoup de pistes à explorer toujours, Westworld continue de me convaincre épisode après épisode.
Épisode 9 – The Well-Tempered Clavier – 19/20 You don’t know, do you?
Tellement de pistes à explorer pour boucler la saison et tellement peu de temps restant, cet épisode part avec une bonne base d’intrigues et ça se sent tout de suite. Maeve confronte Bernard sur son statut de robot et cela lui permet de s’en tirer sans problème. Ce n’est pas le cas pour lui qui voit son monde s’effondrer, forcément. Par un détour scénaristique un peu simple, il parvient à se souvenir de son « passé », qui permet de de se demander si Gina Torres sera une robot pour la suite de la série et révélant enfin le triste sort d’Elsie, assez prévisible. Maeve de son côté est un peu trop sous-exploitée cette semaine, mais elle continue sa quête de réunir une armée de robot, qu’elle parvient à convaincre grâce aux pouvoirs qu’elle s’est accordée. Simple aussi, mais diablement plus efficace. L’épisode s’intéresse également au sort de Dolores qui se remémore un peu trop de choses face à William et Logan. Cela confirme mon énorme coup de cœur pour le personnage de Logan qui est une fois de plus le parfait salopard et révèle une bonne fois pour toute que Dolores est un robot, la faisant se souvenir d’un coup d’un seul de l’existence d’Arnold. William se rebelle et bute tout le monde pour forcer Logan à l’aider à retrouver Dolores. Celle-ci est partie de son côté en quête d’une vérité qui nous apporte des réponses passionnantes en lien avec la quête de cette même vérité cherchée par Bernard. Et je me suis fait avoir par celle-ci, je me doutais bien qu’Arnold avait un lien avec les personnages que l’on connaît, mais je n’avais pas été si loin. Je ne sais pas bien pourquoi tellement ça paraît évident maintenant que je peux prendre un peu de recul. Une intrigue rondement menée et surprenante qui confirme donc que j’avais raison de m’accrocher à la série et d’y voir tant de qualités. Plus qu’une semaine avant la fin de saison, qui promet encore pas mal de révélations. Il reste en effet à boucler l’intrigue de l’homme en noir, dont je commence à être vraiment curieux de l’identité secrète (la double timeline totalement mindblowing semble se confirmer, surtout avec ce « William ? » final de Dolores). Quoiqu’il en soit, cette semaine, il se voit piéger par un robot, ce qui l’arrête dix secondes à peu près. Cela permet surtout d’en découvrir plus sur ses liens avec l’organisation de Westworld et le place donc en position de retrouvailles avec Dolores, le labyrinthe semblant quasi-résolu désormais. Quant à l’intrigue Maeve, je pense qu’elle sera l’objet d’un cliffhanger pour revenir en saison 2 plus que d’une réelle conclusion la semaine prochaine, tant il reste de choses à faire. Je peux me tromper cependant, et je suis pressé de découvrir le dernier épisode (et en même temps frustré d’y être déjà !).
Épisode 10 – The Bicameral Mind – 20/20 I know what your maze is.
Double dose de Westworld cette semaine pour la fin de saison, et ce n’est pas de trop pour conclure toutes les intrigues. Cela commence avec un joli écho à la première scène de la série qui est très bien trouvé. Le première partie de cet épisode se concentre surtout sur l’intrigue Dolores avec la résolution du labyrinthe. C’est parfait, la révélation étant particulièrement incroyable puisqu’il est révélé qu’Arnold avait pour but de créer la conscience de ses robots, ce qui explique les incidents que nous avons perçu plus d’une fois lors des épisodes précédents. En parallèle, nous suivons Logan et William toujours à la recherche de Dolores, et cela devient sanglant avec un William pétant les plombs et butant tout le monde pour retrouver sa dulcinée. Je connais un Logan qui regrette d’avoir eu la bonne idée d’emmener son beau-frère avec lui à Disneyland. J’aurais aimé une meilleure conclusion pour le personnage de Logan que j’adorais, mais la révélation sur William fonctionne très bien, malgré sa prévisibilité. N’ayant jamais aimé William, je ne peux pas être déçu de son sort et de le voir transformé en cet homme en noir qui nous aura occupé toute la saison. Il est brillant de voir Dolores finalement lui casser la gueule avant de s’enfuir avec son vrai amour. Charlotte pousse Robert à démissionner, avec l’accord de ce William, ce qui sent bon la catastrophe rien que sur le papier. Et quand Robert explique à William que le nouveau scénario va lui plaire, j’ai compris vers quoi on se dirigeait et que le vrai mindblowing était probablement là. Il est donc temps de parler de Maeve qui, quant à elle, continue d’orchestrer sa révolution qui tourne au slasher pour l’équipe technique de Westworld dont les créations sont de vrais psychopathes en puissance. Je n’étais pas vraiment prêt pour ça et c’est une pure réussite, même si la chronologie n’est pas des plus évidentes au premier abord. Maeve est une pure badass avec son nouveau look et c’est brillant, la seconde partie de l’épisode fonctionne encore mieux que la première, surtout que je n’ai compris la supercherie de ce nouveau scénario que quelques secondes avant sa révélation niée par Maeve en milieu d’épisode : quelqu’un se joue d’elle et lui donne ce désir de liberté, à elle et à d’autres machines. La seconde partie est donc purement intrigante, car l’on se demande où tout cela mène et surtout quelle est la part de vrai dans cette histoire de massacre total. Maeve parvient à s’enfuir de Westworld… pour mieux y revenir alors que Dolores atteint le centre du labyrinthe dans un moment de lucidité qui fait froid dans le dos. Elle décide alors de simplement exécuter Robert, qui se suicide avec plaisir, sachant que les machines ont désormais leur propre conscience et leur besoin de revendiquer leur monde. Ce double épisode final m’aura donc coupé le souffle à plus d’une reprise tant il était haletant et impeccable en tout point, jusqu’aux suicides très shakespearien d’Arnold, puis Robert. Pourquoi se prendre la tête à inventer une réplique qui déchire quand Romeo & Juliet suffit ? Une fin extrêmement violente, donc, à la hauteur de ce que nous ont proposé ces dix épisodes tout à fait dingues. J’en redemande tellement plus et je suis si pressé de voir la suite, j’espère une saison 2 où nous assisterons à l’affrontement entre ces riches et les machines, au sein du parc, privé de ses sécurités habituelles. Un Hunger Games en plus badass quoi.
EN BREF – Je ne taris plus d’éloges sur cette série que je recommande à tout le monde car elle parvient enfin à allier le budget et la qualité, surpassant les défauts que je déteste dans pas mal de choses à la mode avec beaucoup d’audace et de cran. Le scénario est juste brillant, les thématiques abordées sont celles que j’adore dans à peu près toutes les séries et l’écriture de l’ensemble de la saison est dynamique au point de mener à une fin explosive qui a réussi à me réserver quelques surprises quand je croyais avoir tout deviné. Cette série était un pur bonheur et est clairement ma meilleure découverte de la saison, avec une qualité que je n’avais pas encore trouvé ailleurs depuis bien longtemps. Chaque épisode est à voir et à revoir, je ne doute pas que je me replongerais dans cet univers à de multiples reprises, tant la série a réussi à ne pas me décevoir sur l’ensemble de ses intrigues ! C’est tellement rare, vu comment je suis compliqué !
Comme le reste de mes articles, celui-ci a été écrit semaine après semaine au visionnage de chaque épisode.
Avis : Oui, voilà encore une série que je ne commence que parce que j’adore le casting. Piper Perabo, c’est mon héroïne de toujours rien que pour Coyote Ugly, et J. August Richard, c’est Gunn d’Angel quoi. Bref, le casting a suffi me vendre une série que je n’aurais jamais regardé a priori vu son synopsis de base, plus ou moins inspiré d’une histoire vraie. Et je dis ça, même s’il y a Marc Blucas au casting. Il a vieilli depuis Buffy, on va dire qu’il n’a pu que s’améliorer et choisir de meilleurs rôles (spoiler alert : non).
Allez, je vais pas vous épargner le classique passage par le synopsis, histoire de savoir de quoi on cause : l’histoire d’un avocat plutôt bon chic bon genre qui sort avec la productrice d’un show. Ensemble, ils tentent de tout contrôler : les médias, le système judiciaire et bien sûr (surtout), l’un et l’autre. Oui, oui, je compte vraiment regarder ça, ça crie le ABC moyen dès le résumé de la série. On pourrait croire que j’ai appris ma leçon depuis The Catch, mais non, clairement, ça ne m’a pas suffi. Alors bon, je commence avec très peu d’attente cette série, ça ne devrait pas être trop dur pour elle d’être cool.
Comme d’habitude, je ne compte pas m’éterniser plus que ça en blabla, mais clairement, c’est dans la line-up ABC, si vous aimez le Shondaland, c’est pour vous. Allez, c’est parti pour le résumé critique de ce pilot !
Note moyenne de la saison : 15/20 Épisode 1 – Pilot – 17/20 It’s breaking news, I’m doing my job
Encore une série qui débute sur une scène de cul, ça faisait longtemps dis donc. Je vais finir par devoir faire cet article sur cette mode pourrie à force. Bon passé ce détail, je dois dire que je ne pouvais pas mieux deviner en introduction : j’aime beaucoup. C’est une série rythmée, avec de nombreux (nombreux !) personnages bien écrits (chacun a ses motivations assez clairement dessinées) et bien sûr, évidemment, son bon lot de dramas pour bien débuter. L’enquête principal de cet épisode est le délit de fuite de la voiture d’une star qui lance tout un tas de problèmes qui vont nous occuper toute une saison. Bon, ce n’est pas tant le drama que j’ai aimé, mais ce côté précipité qui rappelle le meilleur de Scandal, la musique qui rappelle celle d’HTGAWM et les décisions de Julia, un chouilla similaires à celles de Rachel d’Unreal. Pour un premier épisode, c’est un test réussi puisque la série récupère le meilleur de pas mal de séries. Quant au couple d’acteurs principaux, je les trouve plutôt choux l’un et l’autre en victimes de trahisons sentimentales voués à se rapprocher. C’est un cas classique de Will they/Won’t they parfaitement reproduit aussi entre leurs assistants : c’est ABC, il faut des relations amoureuses. J’ai fini ces 40 minutes vraiment accroché à mon écran et plus tellement sur ma critique, c’est un très bon départ. J’espère maintenant que ça continuera à ce rythme et sans fausse note trop énorme, car cet épisode a lancé à la fois une enquête de saison complexe et une enquête d’épisode conclue. Bien, bien, bien !
Épisode 2 – The Perp Walk – 15/20 Let me start by saying that it’s a shameful act to arrest a man at his own wife funeral.
Pas de grande surprise devant Notorious cette semaine, mais au moins cela veut dire pas de mauvaise surprise non plus. La série remplit le contrat implicite qu’elle nous proposait au premier épisode : nous avons une intrigue de la semaine (la maman qui a perdu son enfant) et un fil rouge pour la saison (qui a tué Sarah ?) ; les deux avançant en impactant les différentes relations entre les personnages. Bon, l’intrigue de la semaine n’était pas des plus originales, ni des plus passionnantes, mais elle était efficace avec la présentation du problème, l’enquête à charge puis la surprise des vraies raisons du pourquoi du comment. Le fil rouge autour de Sarah est largement plus intéressant : on découvre ainsi son frère qui promet d’apporter quelques complications pour Jake. En parallèle, Julia tombe sur Ryan à moitié à poil dans son bureau parce que celui-ci dort dans le bureau de sa boss… Clairement le personnage est là pour provoquer des remous et attirer l’audience féminine, élément classique de ce type de série qui joue autant sur l’apparence des acteurs que l’écriture. Pour l’instant, c’est donc prévisible sans l’être trop et c’est plutôt intéressant à suivre pour en savoir plus sur l’intrigue Sarah/Oscar. J’ai plus de mal à comprendre l’intérêt du personnage de Louise qui semble être un appui comique pas si efficace. Bref, j’ai regardé un second épisode qui fonctionne, mais c’est aussi parce que j’adore l’actrice principale.
Épisode 3 – Friends and Other Strangers – 12/20 And I’m sure I’ll hear all of that in every other networks so find me something that no one else has.
Le côté procedural prend clairement le dessus cette semaine avec le coma d’une star internationale qui passe du bon temps à violer de jeunes filles innocentes. Tristement banal, cet épisode n’en est pas moins intéressant, notamment du côté de la vengeance de la victime. Bon, ça reste étrange que le mec s’appelle Trinity, pour moi c’est un nom de fille depuis Lust for Love (pour une fois que je parle d’un film, il vaut le coup promis). La fin de l’épisode nous en révèle un peu plus sur le passé de Louise. Je sais que je le réclamais la semaine dernière, mais c’était pas hyper habile dans la manière dont c’est amené je trouve. Les ficelles sont vraiment trop grosses dans cet épisode, mais j’ai aimé en découvrir un peu plus du côté de la production et du patron de network qui choisit les sujets et comment les traiter, coupant l’herbe sous les pieds de Julia. Enfin, Ryan se rapproche à nouveau de l’avocate blonde dont je n’ai pas encore retenu le nom. Je suis bien plus mitigé que d’habitude sur cet épisode, mais ce n’est pas très étonnant, on entre dans les épisodes nécessairement un peu moins intéressants car il faut encore garder du suspens pour les épisodes à venir. Du coup, la note est moyenne, mais je ne doute pas que ça puisse encore remonter dans les semaines à venir.
Épisode 4 – Tell Me A Secret – 14/20 Good morning. I got your text, your voicemail and your e-mail. What’s up?
La structure sous forme de procedural se confirme dans ce quatrième épisode qui nous introduit l’histoire d’un sportif tué et d’un meilleur ami accusé. Forcément, notre productrice et notre avocat préféré sont sur le coup. Bon, c’est sans surprise de ce côté-là et c’est une intrigue sympa : Julia et Jake aident donc à nouveau à résoudre un meurtre sans que la police n’intervienne à aucun moment, ce qui est toujours d’une crédibilité dingue. Ella et Ryan continuent de se rapprocher, leur relation avançant assez vite de manière qui se veut mignonne… mais je ne suis pas dupe : quand ça avance si vite, ce n’est jamais une bonne chose. L’un d’eux pourrait tout à fait être coupable du meurtre de Sarah, dans un retournement de situation hallucinant. Je vais probablement trop loin, mais je me méfie de ses histoires qui fonctionnent trop bien. Concernant le fil rouge justement, on avance un peu avec Oscar accusant Levi Young lors de son interview en direct de prison. Et ce dernier n’est un connard que parce qu’il est gay, ce qui justifie aussi qu’il se suicide en fin d’épisode. Ah, bon. Enfin, l’énorme point positif de cet épisode, c’était l’embauche de Monica Barbaro en guest-star. Je suis bien content d’avoir vu Yael d’Unreal dans un rôle totalement différent pour me confirmer que c’était une actrice que j’adore. Bref, un épisode un peu « routinier » à la sauce ABC, avec une avancée du fil rouge en début et fin d’épisode, et un milieu plus inégal faisant évoluer les personnages.
Épisode 5 – Missing – 16/20 I thought you were news producer.
Il m’a fallu décaler le visionnage de cet épisode de plusieurs jours et ce n’était pas forcément de bon cœur car j’aime bien avoir ma petite dose de Notorious chaque semaine désormais. Julia est hantée par la fin de l’épisode précédent et le suicide de Levi. Cet épisode est un peu plus centré que d’habitude sur le fil rouge de la saison, ce qui est une bonne chose, car les avancées se font avec l’arrivée d’un nouveau DA qui a tout du futur love interest pour Julia. Oh le triangle amoureux qui se dessine n’est pas des plus fins, mais il fonctionne bien. En parallèle, il y a bien sûr une intrigue de la semaine qui s’engouffre dans les tréfonds de la justice américaine et des mères porteuses. C’est un sujet que l’on voit finalement assez peu abordé de manière aussi concrète dans les séries et films, pourtant cet épisode nous montre bien qu’il y a des zones d’ombre vraiment problématique à explorer. Tout finit bien de ce côté-là, car il fallait boucler l’intrigue en un épisode. Le fil rouge est bien sûr plus compliqué : Oscar apprend que Jake a couché avec Sarah et leur confrontation se fait sous les yeux indiscrets (et théoriquement interdits de voir ça) de ce nouveau DA suspectant désormais Jake. Bref, ça avance toujours épisode après épisode, c’est intéressant et le rythme de croisière me convient tout à fait !
Épisode 6 – Kept and Broken – 14/20 I’m innocent of these charges
Je publie cette critique un peu en retard et je m’en excuse, j’avais un WE chargé. J’avoue ne pas avoir été aidé non plus par l’annonce de la réduction de la commende de Notorious à dix épisodes. La série sent bon l’annulation et c’est franchement dommage… Nous voici donc à un mois de la fin de la série et j’espère vraiment qu’en si peu de temps, ils parviendront à boucler l’intrigue. Pas de bol, juste après cette annonce, la série nous pond un épisode où pour la première fois, la concurrence met à mal Julia. Tout cela prend une sale dimension méta. Il est question en cas de la semaine de la disparition d’une jeune fille parfaite qui fait du striptease en ligne en secret, mais ce n’est pas transcendant. En concurrence, Julia en pond une autre qui, elle, est liée à un trafic de drogue. Concernant le fil rouge, on apprend que Sara a eu un enfant, une info qui promet pas mal de retournements, car cet enfant est probablement celui de Jake. L’épisode se termine avec la résolution du cas de Julia là où la concurrence n’a aucune piste pour expliquer le meurtre de leur jeune fille et surtout sur l’arrestation de Jake en plein direct, devant une Louise qui comble comme elle peut. Oui, vraiment, j’espère qu’on aura le fin mot de l’histoire même en cas d’annulation.
Épisode 7 – Chase – 17/20 Are you still close with Jake Gregorian?
Bon, ben… La semaine dernière, j’angoissais un peu de ne pas avoir le fin mot de l’histoire et cet épisode vient boucler le fil rouge de manière totalement inattendue. J’en arrive en fin d’épisode à hésiter à continuer. Il reste trois épisodes pour la nouvelle intrigue lancée dans les dernières secondes de l’épisode et putain, ça fait chier. Parce que oui, j’ai aimé cette résolution précipitée du fil rouge de la saison. Outre le timing surprenant, je n’avais pas vu le coup de l’inceste, du viol et du bébé, et en même temps, je trouve que ça ne semble pas si sorti de nulle part que ça quand on réfléchit un peu aux premiers épisodes et aux réactions qu’avaient le frère. C’est assez dingue et c’est mené sur les chapeaux de roues, ce qui laisse encore le temps de faire tomber Oscar derrière et nous présenter un nouveau meurtre. Alors certes, je ne suis vraiment pas fan de la structure de l’épisode qui commence par une course-poursuite (dont on devine aisément l’issue) avant de nous faire un petit flashback. Pas vraiment utile, surtout que cette course-poursuite tombe à plat (et n’a absolument aucune conséquence, ce qui n’est pas bien crédible). Outre ces détails, l’épisode est un vrai plaisir à regarder et on obtient toutes les réponses que j’attendais plutôt d’une mi-saison (qui en plus avait tout de la fin de saison). La série s’en tire du coup magistralement bien, mais je sais pas comment ils vont gérer leur fin de commande raccourcie. Je suis vraiment déçu de cette probable annulation qui pend au nez de la série, parce que ces sept épisodes ont instauré une routine et des personnages que j’aurais pu suivre sur plus longtemps sans problème. C’est bête.
Épisode 8 – The Burn Book – 15/20 Oh my god, you read my journal?
J’ai finalement pris la décision de continuer la série pour ses trois derniers épisodes car j’aime vraiment beaucoup le casting et le rythme de Notorious. Je me doute que nous n’aurons pas de fin à ce nouveau fil rouge, mais j’étais curieux de voir vers quoi aller se diriger la série. Ce n’est pas décevant du tout, avec un focus sur ce nouveau cas cette semaine, qui nous amène à considérer une reprise un peu grossière du Bling Ring. Sans grande surprise, la série a toujours dit s’inspirer de faits réels et les modifier, et cette idée est plutôt sympa, même si n’est pas Emma Watson qui veut. La notion de meurtre s’ajoute à ce qu’il s’est passé en vrai, de même que tout un tas de scandales sexuels assez rigolos et de toute manière gentillet en terme d’images puisque nous sommes sur ABC. J’ai bien aimé cet épisode donc, mais l’intrigue de fond n’est toujours pas exceptionnelle. Je comprends bien pourquoi ils ne laissent pas de seconde chance à la série (enfin, ça me surprendrait beaucoup) et en attendant, je regarde ces épisodes en savourant ce qu’on me propose. Enfin, en ce qui concerne l’évolution des personnages, il n’y a pas grand-chose à dire cette semaine qui ne se concentre une fois de plus que sur Julia (et sa relation avec Louise, mais c’est vite laissé de côté). Tant mieux, j’ai pas envie de m’investir dans des histoires compliquées entre 150 personnages si le glas final est dans deux semaines.
Épisode 9 – Choice – 16/20 Mister District attorney…You’re ready to present your case?
Cet épisode déchire, tout simplement. Le départ ne promettait pourtant pas quelque chose de grandiose avec un fil rouge qui s’essouffle vite autour de Jake tentant la défense de Maya. Assez vite pourtant, l’intrigue autour de Carlos « El Toro » Mora éclate du côté de Julia et Louise. Il apparaît assez vite évident que c’est une idée stupide d’y aller, mais que des journalistes de leur envergure décide de le faire quand même est un peu évident. Cela permet en plus à Megan d’enfin prendre le grade qu’elle devrait avoir depuis le départ. C’est donc très positif et à partir du départ de Julia – qui faisait très fin de série dans le style – tout se déroule de mieux en mieux, avec la résolution du cas Maya en direct au beau milieu de nulle part. Cette résolution du fil rouge est improbable si tôt dans la saison, mais elle a peut-être été précipitée par la réduction du nombre d’épisode initialement prévu. Force est de constater que ça fonctionne très bien, car si la révélation en elle-même n’a rien de surprenant, son anticipation et la manière dont elle se déroule a su me dérouter dans ce que j’imaginais pour la série. C’est du coup d’autant plus frustrant de se dire qu’il s’agit probablement de l’avant-dernier épisode de la série. Le cliffhanger est haletant, mais de la même manière, j’ai peur que les scénaristes ne s’embarquent dans une intrigue de trop grande envergure pour les 40 minutes restant à cette saison. Affaire à suivre.
Épisode 10 – Taken – 16/20 I actually agree with you on that
Quel épisode ! Que c’est frustrant de savoir que c’est le dernier ! Je ne peux pas dire que c’est imprévisible comme intrigue, mais ça a le mérite de n’être pas assez traité dans les séries que je regarde (hormis Scandal, peut-être). Julia est donc enlevée à la place de Louise et tout le monde se démène pour la sortir de là en faisant son job n’importe comment – à l’américaine donc, puisque c’est ce que nous montre toutes les séries. Le suspens est bien plus présent que d’habitude, le fil rouge totalement effacé et c’est une fin de saison (série?) frustrante car les scénaristes ont enfin su prouver avec cet épisode qu’ils étaient capables de proposer une suite de mini-intrigues fil rouge diaboliquement prenantes tout en développant les relations entre personnages – et c’est ce qu’il manquait vraiment au départ. Ils ont tous eu un rôle à jouer dans ces 42 minutes au rythme endiablé et probablement aidé par la réduction de la commande des 13 épisodes initiaux – certes, je ne vois toujours pas bien l’intérêt de Ryan et Ella, mais avec un peu plus de temps, ils auraient pu devenir quelque chose, comme le montre les dernières répliques de celui-ci. J’ai même fini par vraiment kiffer Louise, qui est une pure badass dans cet épisode (jusque-là, les scénaristes la faisaient passer pour ça sans parvenir à lui donner véritablement le rôle pour autant). La dernière scène ouvre un nouveau mystère qui peut malgré tout être une conclusion en demi-teinte après un final plutôt très positif pour tout le monde, je ne passerais donc pas ma vie à me demander le sort des personnages en cas d’annulation et c’est tant mieux.
Je ne sais pas encore quelle légende choisir : »Sorry Julia, you get cancelled. »/ »Yes Julia, against all odds, you’re renewed »
EN BREF – Bien que de moulure très classique, la série est efficace et boucle deux fils rouge en dix épisodes, tout en offrant un portrait plutôt cool de ses personnages (souvent pas assez développés, forcément) et un retour dans une rédaction télé, ce qui me manquait depuis Newsroom. La forme du procedural s’adapte plutôt bien à ce que les scénaristes souhaitent en faire et il est frustrant de se dire que nous n’aurons probablement pas de saison 2. La fin est certes ouverte, mais l’on peut aussi choisir qu’elle soit une fin définitive à la série, et c’est très sympa de la part des scénaristes de nous avoir offert cela. Ces dix épisodes ont su me convaincre et j’aurais aimé qu’ils arrivent à convaincre aussi les américains.
Cet article a été écrit à la suite du visionnage de chaque épisode de la saison, il s’agit de réactions à chaud contenant bien évidemment des spoilers une fois l’introduction passée.
Avis : Bon, j’aurais dû faire cet article il y a quelques jours déjà, mais je me suis laissé déborder. Il est temps de parler un peu de The Good Place. Comme pour 90% de mes séries, je me suis dit que j’allais la commencer parce qu’il y avait quelqu’un que j’aime bien au casting, en l’occurrence Veronica Ma… Euh pardon, Kristen Bell. Oui, il n’en a pas fallu beaucoup plus, je n’ai même pas lu le résumé de la série, je me suis fié à l’affiche.
Bon, il faut bien que je développe un peu quand même : ça nous raconte l’histoire d’Eleanor, une jeune femme qui se retrouve envoyée au Bon Endroit, aka le paradis. Problème : elle n’a rien à faire là, mais ça, elle ne va certainement pas en informer « l’architecte » qui la reçoit et lui explique qu’elle est au paradis. Tu m’étonnes.
Voilà, c’est le point de départ de cette comédie très loufoque et décalée. Il y a un effet de mode post-mortem fun qui circule depuis l’an dernier de toute évidence, car pas mal de thèmes semblent rejoindre ce que proposait Angel from Hell. Oui, mais alors en mieux, en beaucoup mieux. Il ne faut pas longtemps pour s’attacher aux personnages assez classiques de cette sitcom et au pitch un peu étonnant qui permet des libertés scénaristiques très intéressantes. Les deux premiers épisodes de lancement m’ont totalement attaché aux personnages et c’est le premier coup de cœur dans les nouveautés de cette année.
C’est parti pour le résumé des trois premiers, car oui, trois épisodes sont déjà diffusés !
Note moyenne de la saison : 16/20
Épisode 1 – Everything is Fine – 17/20 Ah, fork me.
Pouf. Il y a beaucoup de choses à introduire dans cet épisode et les scénaristes s’en tirent plutôt pas mal. Eleanor accepte un peu trop vite sa mort clairement prématurée et il est assez triste de voir que ce quartier est plein de jeunes personnes qui n’ont pas l’âge de mourir, les pauvres. Michael n’en révèle pas beaucoup plus sur les morts de chacun ou le fonctionnement des âmes sœurs. Les premiers sourires me sont venus assez vite et j’ai beaucoup aimé cette introduction expliquant très bien et rapidement de quoi il en retournait. Le calcul permettant de savoir à quelle endroit de l’après-vie on appartient m’a énormément plu et je n’ai pas pu m’empêcher de faire pause pour savoir un peu ce qui rapportait ou retirait des points (de rien pour la photo ci-dessus, je sais que vous l’avait fait aussi). Franchement, ce pilot est assez bien fichu. Beaucoup de choses me plaisent, à commencer par cette interdiction de dire des gros mots (facile, mais efficace, comme pour les langues parlées qui sont toutes les mêmes), le couple de personnages secondaires (condescendant ou muet), l’erreur basique qui justifie la série ou les tableaux de clowns parfaitement flippants. C’est vraiment bien trouvé et j’ai pas mal ri, surtout devant la scène de chaos sur fond d’Ariana Grande très réussie et à mourir de rire… ce qui est problématique quand on regarde l’épisode dans le RER. Oui, bon, ça m’apprendra, je sais, mais ce cliffhanger est génial.
Épisode 2 – Flying – 16/20 Let me earn my place here
Le pilot nous a révélé clairement le type d’humour qu’il fallait attendre de la série, et ça me va très bien, j’ai donc enchaîné logiquement sur le second épisode qui continue à merveille son introduction de la série. La logique dont je parle est bien sûr Eleanor qui essaye de devenir bonne pour obtenir sa place et ne pas se faire dénoncer… C’est parfait, car directement on voit qu’elle influence son âme sœur sur la mauvaise pente à peu près autant qu’il ne l’influence sur la bonne, ce qui promet pas mal de situations humoristiques. Les flashbacks ne sont pas forcément nécessaires, mais ils sont drôles eux aussi alors je les accepte. J’aime aussi beaucoup les différentes intrigues des personnages secondaires et je ne me remets pas encore de cette benne à ordures tombée du ciel. Bref, entre de bons effets spéciaux et un humour génialissime (le chien !), je ne peux que me précipiter sur l’épisode 3 dès sa sortie, surtout que le cliffhanger (banal) est intrigant. Qui donc sait qu’Eleanor n’a pas sa place dans The Good Place ? La suite au prochain épisode, mais sûrement pas quelqu’un de si bon s’il prévoit de lui faire du chantage !
Épisode 3 – Tahani Al-Jamil – 15/20 Fun fact: Colombus is in the bad place because of all the raping, slave trade and genocide
La série se poursuit avec un humour excellent, le meilleur venant de Janet et ses fun facts absolument insupportables. J’adore tout simplement cette sitcom. Chidi se cherche un job dans ce qui est l’intrigue la moins drôle de la série pour l’instant, mais c’est largement rattrapé par Janet. Beaucoup plus drôle était l’histoire réservée à Eleanor persuadée que sa voisine lui veut du mal (forcément vu le mot reçu). Cela se conclue par un nouveau poste pour notre héroïne chargée de trouver l’erreur commise par Michael, c’est classique, mais ça fonctionne assez bien dans la manière dont c’est amené. Les quelques flashbacks sur la vie d’Eleanor ne sont pas des plus nécessaires, sauf que ça installe une routine alors je suis pas contre (OK, c’est simplement ses longs cheveux qui ne font que me rappeler Veronica Mars). Excellent cliffhanger à nouveau, avec une révélation de Jianyu un peu prévisible (leur regard dans le pilot au moment des âmes sœurs ne pouvait pas être innocent) mais véritablement savoureuse !
Épisode 4 – Jason Mendoza – 15/20 You broke the world ! That’s not a compliment.
Cette comédie se poursuit sous les meilleurs auspices qui soient, avec une Kristen Bell décidément très en forme. J’ai beaucoup aimé le déplacement des flashbacks vers Jason, même si ça continue à ne pas servir à grand-chose, au moins, on ne sera pas lassé d’avoir toujours le passé des mêmes personnages exploré. Il y a pas mal de bonnes choses dans cet épisode, ce qui fait avancer assez vite l’intrigue (avec Jason qui refuse de continuer à mentir dans un premier temps, puis qui accepte de prendre des cours d’éthique à son tour). Plus on avance, plus je trouve intéressantes les interactions entre les divers personnages et les secrets qui se construisent, ce qui est ce que j’aime principalement dans les séries, surtout les comédies. J’aurais d’ailleurs pensé que le secret entre Eleanor et Jason durerait un peu plus longtemps, pour prolonger la série qui est maintenant forcée de garder un rythme assez vif, ce qui est toujours difficile. J’ai adoré la manière dont Jason a appris le secret d’Eleanor : c’est hyper crédible et ça m’a fait rire. Il en faut peu quand je suis bon public grâce à une écriture rythmée et peu décevante. Pour l’instant, ça fonctionne plutôt très bien avec un excellent humour et des relations entre personnages très justes, permettant la création d’un certain nombre de quiproquos. L’univers de The Good Place est rafraîchissant et c’est l’une des seules vraies originalités que je trouve dans les nouvelles séries cette année.
Épisode 5 – Category 55 Emergency Doomsday Crisis – 15/20 No. Too soon. By exactly 9 days.
Ce cinquième volet poursuit la routine de la série et ça reste bien drôle, même si ça manque un peu de WTF. J’aime définitivement tous les personnages de cette comédie qui fonctionnent autant dans leurs dynamiques de groupe que dans les intrigues secondaires où ils sont seuls. C’est à vrai dire ce qui est le plus remarquable si tôt dans The Good Place : les scénaristes savent parfaitement quoi faire de chacun d’entre eux. Tahani est celle sur qui les auteurs se concentrent cette semaine, dans des flashbacks que j’ai trouvé plus réussis que ceux de l’épisode 4 avec une enfance clairement difficile et une mauvaise place dans le classement général qui me rassure (sa condescendance !). J’espère qu’on aura un jour l’occasion de voir la sœur débarquer dans le quartier, ce serait bien drôle. Je pense en effet que les règles énoncées dans le pilot peuvent facilement être changée vu le chaos qui règne dans le quartier : Michael n’est pas vraiment au point en tant qu’architecte. Pas grand-chose à redire donc, juste de nouvelles attentes face à ces vingt minutes. Les différentes intrigues fonctionnaient toutes et il était bon de voir Chidi chercher comment supporter Eleanor ou de les voir tous les deux cohabiter avec de nouveaux personnages secondaires. Bref, c’était très sympathique et la série se confirme comme une excellente découverte de la saison après le test des cinq épisodes.
Épisode 6 – What We Owe To Each Other – 16/20 Usually architect doesn’t live in their neighborhood
L’épisode de cette semaine est un peu moins drôle, mais il continue de faire avancer les intrigues à toute allure. Eleanor aide l’architecte à comprendre ce qui ne tourne pas rond dans le quartier, ce qui est drôlement compliqué pour elle étant donné qu’elle est la cause et ne veut pas de faire prendre. L’obsession pour Friends, les activités pour ne pas penser… étaient de bonnes idées de la part des scénaristes, qui ont mis un peu de fun dans cet épisode. C’est plus compliqué du côté des autres personnages : en aidant Jianyu à séduire Tahani, Chidi comprend qu’elle est peut-être fait pour lui. En tout cas, ça crève l’écran que ces deux-là sont clairement des soulmates et ça donne une bonne perspective pour la suite de la saison, de même que ce départ annoncé de Michael. Janet interagit avec tout le monde cette semaine, ce qui s’explique par son rôle de robot. C’est très drôle de la voir surgir et disparaître en permanence, ça fonctionne très bien dans la dynamique de la série. Bref, je continue à apprécier cette nouvelle comédie qui s’impose comme la meilleure trouvaille pour me faire rire cette saison. Il m’a fallu plus de temps pour accrocher à Life in Pieces qui était celle de l’an dernier, c’est donc un bilan déjà très positif.
Épisode 7 – The Eternal Shriek – 17/20 The problem in the neighborhood is me
Cet épisode est une vraie réussite comique, pour changer, qui en plus a la bonne idée de faire avancer l’intrigue à grande vitesse à nouveau. Toujours pour sauver sa place dans le quartier, Eleanor décide de sacrifier Janet et de garder ainsi Michael auprès d’elle. En effet, seul Janet a le moyen de le faire partir. C’est plutôt bien vu de la part des scénaristes : le personnage de Janet est déjà rebooté au bout de sept épisodes (et on ne doute pas que ce ressort scénaristique pourra être réutilisé plus tard). Ses échanges avec Jianyu sont à mourir de rire. Quoiqu’il en soit, ce plan ne fonctionne que partiellement, car Michael se met alors en quête de trouver le meurtrier de Janet. Tout cela nous mène à une Eleanor qui confesse qu’elle n’a rien à faire là. Quelque chose me dit qu’elle ne sera pas crue par Michael qui en profitera plutôt pour la féliciter de sa modestie (ou elle sera suivi par Tahani qui veut trop bien faire). En tout cas, avec un tel rythme, on n’a pas le temps de s’ennuyer devant cette série qui est un vrai coup de cœur !
Épisode 8 – Most Improved Player – 16/20 You just casually cited Emmanuel Kant
Désolé de ne pas avoir pris le temps d’écrire cette critique plus tôt, j’ai à vrai dire vu cet épisode dans le métro et du coup, je n’ai jamais pris le temps après de venir rédiger quelques lignes sur le blog. Soyons clairs, j’ai ri tout seul dans le métro et rien que pour ça, The Good Place continue de valoir le coup avec cet épisode. C’est l’heure du « procès » d’Eleanor et de ses amis, chacun y passe avec la crainte que la vérité sur le meurtre de Janet ne soit révélé. Cet aspect est super bien géré, avec une Janet cassée qui est hilarante. J’ai aimé les auto-références au pilot et l’ensemble du délire de détecteur de vérité, qui était absolument hilarant avec Tahani. De manière générale, il ne s’allume pas aussi souvent qu’il le devrait néanmoins, mais ça n’empêche pas que c’est drôle. L’arrivée des gens de la bad place relance bien la série, encore qu’ils paraissent beaucoup trop cool pour être vraiment mauvais, le système binaire mis en place apparaît encore plus stupide comme ça. C’était une bonne surprise de voir Adam Scott débarquer, car il apporte une bonne touche d’humour dans tous ses rôles. Le cliffhanger un peu prévisible est efficace et donne clairement envie d’enchaîner !
Épisode 9 – … Someone Like Me as a Member – 18/20 Get the fork out of my neighborhood
Il y avait des escaliers automatiques dans la chambre d’Eleanor ! J’ai adoré découvrir le personnage de la vraie Eleanor et leurs interactions, mais je reste perplexe quant au sort du gentil Jianyu. Quoiqu’il en soit, la sitcom prouve une fois de plus qu’elle a plus d’un tour dans son sac et développe des amitiés nouvelles et vraiment sympa dans cet épisode, tout en rebellant un peu Michael. L’arrivée de « Fake-Eleanor » dans la Good Place bouleverse des dynamiques qui semblent établies depuis bien longtemps dans l’au-delà, et c’est une bonne chose de pouvoir suivre tout cela. La mythologie de la série s’élargit considérablement avec la menace de la Bad Place et la création de Shawn, qui n’est jamais que Dieu après tout, c’est-à-dire une entité jugeant des désaccords existant entre la Bad et la Good Place. La série m’accroche toujours autant et je me marre tout seul dans le RER, c’est donc un vrai plaisir de la découvrir chaque semaine. Je suis pressé que la série reprenne désormais, car oui, c’était déjà la mi-saison !
Épisode 10 – Chidi’s Place – 14/20 You wish you were related to a woman you wanna have sex with ?
Le cliffhanger de la mi-saison est un peu trop expédié à mon goût, mais les conséquences prennent simplement leur temps pour se faire ressentir. Tahani découvre donc que son âme sœur lui ment et décide de ne pas le dénoncer immédiatement, pour mieux le comprendre et le connaître. De son côté, (fake) Eleanor découvre qu’(real) Eleanor la pense amoureuse de son âme sœur, Chidi. Il est difficile de dire que ça sort de nulle part, puisque c’est un peu ce que j’attendais de la série à son tout début et que c’est clairement le schéma habituel des séries, mais ça tombe comme un cheveu sur la soupe et c’est dommage car ça plante un peu le retour en ajoutant des longueurs inutiles… Tahani rattrape le tout en faisant elle aussi une déclaration d’amour à Chidi, qui n’a jamais su prendre une décision dans sa vie. Encore un truc tiré par les cheveux d’ailleurs, surtout dans les flashbacks, mais bon. Cela permet de mieux apprécier l’épisode avec un choix ridicule de sa part. L’amitié naissante entre Eleanor et Tahani est elle aussi une très bonne chose qui fonctionnait déjà dans la première partie de cette saison. Janet et Jianyu finissent par se marier l’un à l’autre, et c’est définitivement là que se situe le plus drôle dans l’épisode. Retour un peu décevant donc, j’ai eu du mal à rentrer dans l’épisode qui manquait un peu trop du loufoque habituel. En plus, il y a une perte de temps inhabituelle pour la série qui, malgré un mariage express, stoppe son intrigue principale dans cet épisode pour explorer… ben pas grand-chose, justement. J’étais habitué à mieux, j’espère que ça reprendra plus en forme la semaine prochaine !
Épisode 11 – What’s my motivation? – 17/20 Seems everyone real problem with me is me
Eleanor se lance dans une mission pour remonter sa côte de bons points, ce qui est une belle idée de la part des scénaristes. En effet, cet épisode me rassure en remontant la pente en bas de laquelle la série était restée la semaine dernière et en réussissant à me faire rire de nouveau. C’est peut-être grâce à Amy Okuda que je suis toujours heureux de retrouver à la télévision. En revanche, l’ajout de Good Eleanor, je ne m’y fais toujours pas et son aveu de sentiments pour Chidi, c’était juste gênant, parce que pas crédible pour l’instant. Jianyu, lui, souhaite à son tour avouer la vérité sur son statut maintenant qu’il est marié à Janet. Le rythme de la série est tel que ça ne dure pas et que cela arrive plus vite que prévu, après avoir été surpris par Michael. Janet et Jianyu s’évadent donc et aperçoivent Eleanor sur le quai. C’est à ce moment-là que les scénaristes nous pondent enfin une « medium place », il était temps. Seulement, c’est au moment où le juge débarque en train ; c’est donc le moment parfait pour qu’Eleanor, Jianyu et Janet volent le train. Drôle de cliffhanger qui conclue un épisode absolument hilarant. Cela fonctionne très bien cette semaine avec un rythme retrouvé et des rebondissements très cools.
Épisode12 – Mindy St. Claire – 16/20 I’m talking « Kristen Stewart on a red carpet » level of emotionless here, all right?
Petit coup de mou avant l’épisode final, ce volet de la première saison erre un peu histoire de noyer le poisson. Il n’est pas mauvais, mais il n’est pas particulièrement excellent non plus. Je n’ai pas accroché à l’humour apporté par le personnage de Mindy et je suis bien content qu’on ne soit pas resté beaucoup plus longtemps sur sa propriété. Tout l’humour reposait cette fois sur Jianyu ne voulant pas retourner dans le quartier et sur Tahani, toujours aussi excellente. Le mariage de Janet et Jianyu est quelque chose qui semblait vraiment sorti de nulle part la semaine dernière mais qui s’avère être une bonne trouvaille comique. Je suis moins convaincu par la partie sur le procès d’Eleanor, même si elle offre de bonnes répliques. En effet, le côté juge suprême qui ne supporte pas les émotions aurait pu être un bon running gag, mais à de rares expressions près, c’était surtout long et peu efficace, notamment du côté des flashbacks, drôles mais pas forcément utile. Une fois n’est pas coutume, le rythme est néanmoins toujours très vivace : l’arrivée et le départ de la medium place se fait en vingt minutes, les scénaristes évacuent assez vite tout ce qu’il peut s’y passer et c’est tant mieux. La situation finale est excellente pour lancer un dernier épisode riche en dialogues et en situations problématiques.
Épisode 13 – Michael’s Gambit – 20/20 What the fork is a Chidi?
Comment suis-je passé à côté de ça, moi qui adore tant Huis-clos de Sartre ? « L’enfer, c’est les autres ». The Good Place ne nous raconte pas autre chose. L’épisode était grandiose avant même la révélation finale, avec chacun des personnages se torturant effectivement et apportant ainsi énormément d’humour. Les relations amicales et amoureuses s’entrechoquent au milieu de révélations pour savoir qui de Chidi, Tahani, Jianyu ou Eleanor iront dans la Bad Place. C’était bien drôle, surtout quand la soi-disant vraie Eleanor débarque pour réclamer sa place. Purement brillant, cet épisode faisait déjà un très bon final avant que l’héroïne comprenne qu’ils étaient déjà en Enfer. Et je ne comprends pas comment j’ai pu me laisser balader comme ça alors que dès le pilot, j’ai dit que ça manquait d’explication sur les morts et le fonctionnement des âmes soeurs. J’ai toujours trouvé Tahani condescendante et insupportable pour son entourage, il en allait de même pour Chidi, et franchement, c’est juste évident une fois qu’Eleanor le dit, le déclic a totalement fonctionné sur moi. Ah, je me vantais sur Westworld qui ne m’avait pas eu, mais alors là, tel est pris qui croyait prendre ! Ce final achève une saison parfaite, dont les défauts s’expliquent désormais : les flashbacks se justifient pour expliquer ce final, de même que le rythme rapide si souvent souligné au cours des treize épisodes. Tout était donc maîtrisé et le reboot final promet une saison 2 bien comique, avec des combinaisons de personnages différentes. Ils ont l’éternité devant eux, la série peut facilement proposer quelques saisons, apporter des variations de casting et des situations cocasses à l’infini, notamment du côté des couples. Je suis impatient de voir Eleanor et Tahani ensemble ou de revoir Jianyu tomber amoureux de Janet à chaque fois. La toute fin était peut-être un peu longue, mais elle place les bases d’une saison 2 que je suis déjà impatient de voir.
EN BREF – Meilleure découverte comique de la saison pour l’instant, The Good Place a déjà une bonne place dans mon cœur (OH OH quel humour !). La série a réussi à me faire rire et à me bluffer à de nombreuses reprises, avec pas mal de moments wtf et des rebondissements inattendus grâce à un rythme soutenu. Il faudrait être difficile pour ne pas accrocher et la conclusion de la saison 1 offre des perspectives passionnantes pour une saison 2. C’est sûr qu’il sera dur désormais de proposer une nouvelle mouture aussi surprenante car la révélation finale est connue, mais je ne crache pas sur plus d’épisodes avec ces personnages. Et puis, ils m’ont surpris sur treize épisodes, peut-être qu’ils arriveront à m’étonner encore l’an prochain en nous apprenant qu’un personnage gagne sa place au paradis ou en changeant de perspective (avec Tahani ou Chidi en perso principal par exemple, même si Eleanor paraît pour le moment celle ayant les épaules d’assumer la révélation chaque fois). Je m’en veux toujours d’être passé à côté du twist final tant il paraît évident une fois découvert, mais c’est probablement la marque d’une excellente série. Bravo et vivement la saison 2 !
Ci-dessous, mon article sur la saison 1, écrit au fur et à mesure de la diffusion, semaine après semaine. Chaque paragraphe contient des spoilers sur l’épisode concerné.
Avis : Depuis l’an dernier et malgré l’annulation de la série il y a plusieurs années déjà, je me cherche une remplaçante à Brothers & Sisters. La saison dernière, j’y ai cru en voyant la bande-annonce de Life in Pieces et puis j’ai découvert à la rentrée qu’en fait, c’était une comédie. Pas le même format ni les mêmes enjeux donc. Ma déception fut vite oubliée une fois que les scénaristes eurent trouvés leur rythme, mais tout de même, ça m’est resté un travers.
Du coup, en regardant le planning des nouveautés cette année, j’avais de nouveau envie de me trouver une comédie dramatique au sens pur, autrement dit un bon soap familial un peu niais mais toujours juste. Oui, c’est comme ça que je résume B&S. Et oui, c’est pour ça que j’ai tenté This is Us.
Pourtant, Milo Ventimiglia ne m’a pas habitué à ce type de série, mais en même temps, en passant de Heroes à Chosen, il m’a prouvé qu’il était malin et ne s’enfermait pas dans un genre. Sa présence n’est donc qu’un plus en ce qui me concerne, car c’est un plutôt bon acteur. Bon, en revanche, la série qui commence sur lui à poil, je m’en serais passé, mais c’est la mode de débuter sa série sur une scène avec les acteurs à poil (je n’oublie pas Roadies). C’est tellement une mode que j’en arrive à me demander si ça vaut pas le coup d’un article (je ne pense pas prendre le temps de faire ça cela dit).
Quoiqu’il en soit, This is Us, c’est vraiment la série familiale sympathique et un peu gnangnan, pleine de bons sentiments et de drames ; bref, c’est un pur produit ABC et c’est exactement ce que je cherchais. C’est peut-être même plus que ce que j’aurais pu imaginer que je cherchais, mais là, j’en dis presque trop et j’en arrive aux spoilers.
Je ne sais pas si j’arrive à vous convaincre de tenter votre chance, mais j’en ai dit le plus important : il s’agit d’une série qui présente des personnages nés le même jour et célébrant leur 36 ans. Avec humour et tristesse, donc. Il est désormais temps de fermer cette page si vous n’avez pas encore vu la série, car je spoile méchamment dans la suite de l’article (ne regardez pas non plus la photo du premier épisode avant de le voir si vous ne voulez pas m’en vouloir) !
Note moyenne de la saison : 15,5
C’est parti pour la critique de chaque épisode avec spoiler :
Épisode 1 – Pilot – 16/20 Happy birthday to you !
Alors que dire ? Le twist final, je l’ai senti venir au moment où l’on a appris qu’un des triplés n’avait pas survécu. Tout commençait à prendre place dans ce puzzle et donc ça ne m’a pas surpris outre mesure, puisque ça faisait depuis la première scène que je me demandais pourquoi ce look rétro pour Ventimiglia – et en même temps pas si rétro, c’est revenu à la mode. C’est plutôt bien mené, mais maintenant que ce twist est connu, je ne vois pas trop ce qu’ils comptent faire pour la suite. S’il s’agit de poursuivre sur les deux tableaux, ça peut vite virer à l’ennui (parce qu’on sera spoilé sur une bonne partie de l’épisode) ou à la lourdeur (par des ponts trop gros entre les storylines). En tout cas, moi qui me cherchait une nouvelle Brothers & Sisters, je suis on ne peut mieux servir avec cette série qui a tout du soap familial dans le même genre, puisque l’on suit quand même trois frères et sœurs. Bref, j’ai beaucoup aimé ce pilot alors que je m’attendais plutôt à m’ennuyer. Du côté du passé et du papa, j’ai trouvé la morale appréciable et pas trop lourde, avec une citation qui peut déjà bien marquer la série puisqu’elle a clairement marqué les personnages. Du côté du présent, j’aime beaucoup cette intrigue sur l’obésité. Elle entre en écho avec un problème souvent traité de manière oblique dans les séries, je trouve donc intéressant d’en faire une caractéristique principale du personnage. Il faudra voir sur le long terme, notamment niveau relation. Pour le frère star de sitcom, j’ai trouvé mignon ses caprices, mais je suis loin d’être accroché à son personnage. Enfin, ça passe beaucoup plus pour la dernière famille en ce qui me concerne : les deux petites sont super drôles pendant leurs matchs et les parents totalement dépassés. Le côté père adoptif malade, c’est vu et revu, mais j’en attends pas beaucoup plus d’un soap ABC. Bref, c’était un bon premier épisode, mais je suis sceptique sur ce que donnera la suite. Je reste prudent donc, c’est le genre de série qui peut cartonner autant que se planter.
Épisode 2 – The Big Three – 15/20 How do you think we are doing so far… At parenting ?
Petit saut dans le temps en ce qui concerne le passé, nous voilà désormais quelques années plus tard quand les enfants sont en état de parler, de marcher, d’aller à l’école. Cela aurait pu être intéressant si nous avions des changements temporels pour l’ensemble des histoires, mais ce n’est pas (encore ?) le cas : pour ce que l’on appellera le présent, nous sommes trois jours plus tard. Alors, dans le passé, on voit la mère en plein babyblues des années après l’accouchement ; l’actrice est tout simplement brillante et le personnage vraiment bien écrit, ça sauve pas mal de défauts de séries. Défauts ? Ma foi, je suis accroché pour le moment, j’ai juste encore du mal avec les prénoms. J’ai bien aimé l’ensemble et j’espère qu’on continuera à naviguer à différentes époques dans la vie de la famille. Dans le présent et pour les triplés, l’acteur frustré (Kevin ?) apprend donc qu’il est lié à son network pour encore deux ans quand son agent (Katey Seagal !) le lui apprend. Excellente guest, ce casting est décidément très cool. Sa sœur (Kate ?) continue de complexer puissance 1000 sur son poids et c’est une intrigue que je continue de trouver assez crédible et bien menée. Pas passionnante, mais suffisamment intéressante. Et Randall, leur frère adopté, continue d’accueillir son père biologique dans ce qui est, probablement, la plus mauvaise intrigue de la série pour l’instant (et la moins crédible surtout). Il se rattrape néanmoins une fois mis en lien téléphonique avec son frère et sa sœur, avec qui l’enfance s’est de toute évidence mal passée, comme on le voit tout au long de l’épisode (tout va bien à la maison, mais pas à l’école ; cas classique). Ce rituel ridicule du Big Three passe étonnamment bien à l’écran et lie le casting avant même qu’une scène en présence ne soit tournée. La toute fin est un cliffhanger assez prévisible je trouve, si les deux parents s’étaient pointés en étant aimant, ça n’aurait pas fonctionné pour le drama. Il va nous rester le mystère de savoir si Jake est mort ou non, mais ça, c’est un classique des séries et j’espère que le suspens durera un temps. Un peu déçu de voir qu’ils n’ont pas changé d’actrice pour la mère : le collier suffisait à savoir que c’était elle, la voir si jeune après 36 ans, ça passe moyen quand même. En gros, j’accroche toujours, c’est très soap, c’est très feel good avec un peu de drama, la recette habituelle est bien maîtrisée pour l’instant. Rien d’excellent ou d’exceptionnel, mais une série comme on aime en retrouver chaque semaine, sans prise de tête.
Épisode 3 – Kyle – 15/20 He just feels like a stranger.
Retour cette semaine d’un soap bien mené avec une petite surprise : la mère adoptive avait retrouvé le père biologique bien avant son fils. J’avoue que je n’avais pas envisagé cette possibilité et c’est plutôt une bonne idée de la part des scénaristes. C’était moins intéressant du côté des deux autres K et je comprends pourquoi l’épisode s’appelle Kyle, accentuant l’épisode sur Randall : Kevin continue de (ne pas) gérer sa carrière d’acteur, Kate voit sa relation se développer un peu avec un rencard différent nous permettant de découvrir sa voix sur Time After Time. Leur duo fonctionne vraiment beaucoup et c’est dommage (mais compréhensible) de les voir prendre la décision de se séparer. J’ai quand même une fois de plus préféré les flashbacks qui reprennent à la naissance des jumeaux et de Randall et nous montrent comment Rebecca, la maman, a retrouvé Shakespeare, le père biologique, et choisi le nouveau nom de son fils. Cet épisode poursuit donc sur sa lancée sans révéler la réponse que l’on attendait (où est passé Jack dans le présent) et je continue à accrocher surtout aux flashbacks. C’est constant et il y a déjà un rythme très agréable. Chaque épisode a réussi pour l’instant à apporter son lot de surprises et les personnages évoluent déjà, grandissant de manière imprévue. La série réussit pour le moment le test des cinq épisodes et réussit à endormir mes craintes post-pilot d’un show qui a tout révélé trop vite.
Épisode 4 – The Pool – 14/20 Well it doesn’t say suck either yet here we are
Cet épisode tombe un peu dans la routine soapesque, mais ce n’est pas dérangeant. Il est surtout question de racisme cette semaine, que ce soit avec l’éducation de Randall qui finit par poser ses problèmes dans une famille de blancs ou dans celle de sa fille, qui joue Blanche Neige, ou que ce soit avec son père biologique, jugé par les voisins. Randall s’impose clairement comme mon personnage préféré du présent pour l’instant. J’aime bien aussi les deux autres évidemment, Kevin décrochant une audition grâce à sa réputation plus que grâce à son talent et Kate stalkant l’ex de son petit-ami. Leurs deux intrigues sont mignonnes, on va dire, mais ça manque un peu d’accroche pour l’instant. Les problèmes de Kate risquent sur le long terme d’être un peu chiants, même si ce n’est pas encore le cas (il y a beaucoup à faire de ce sujet très peu traité à la télévision après tout). La fin d’épisode voit Kevin débarquer chez Randall, ce qui promet un épisode 5 assez sympa à suivre. Comme d’habitude, j’ai beaucoup aimé le développement du passé, avec des parents débordés par leurs trois enfants à la piscine. Pas grand-chose à en tirer, si ce n’est une tranche de vie très bien interprétée par l’ensemble des cinq acteurs, y compris les enfants, donc. Le dernier échange de répliques m’a fait mourir de rire, même s’il ne prêtait pas à un tel fou rire. C’était juste tellement crédible ! J’ai eu un peu plus de mal à entrer dans cet épisode néanmoins, d’où une note en très légère baisse.
Épisode 5 – The Game Plan – 14/20 Promise me we’re never having child
C’est avec tout un tas de problème de connexions que je me suis lancé dans cet épisode, je vis dangereusement et ça n’a pas raté : tout un tas de pauses impromptues pendant que je le regardais et une qualité un peu chevrotante. C’est peut-être pour ça que j’ai un peu moins accroché, ou alors c’est parce qu’il était question de foot américain en permanence. En effet, l’épisode joue de ses chronologies pour lier chacun de ses personnages féminins au foot, une idée plutôt sympa, mais j’en ai un peu rien à faire du foot moi, qu’il soit américain ou pas d’ailleurs. On apprend que Rebecca ne voulait pas d’enfant, c’est ironique pour une future mère de triplés. Et puisqu’il est question de maternité, il est sympa de voir Randall flipper à l’idée d’avoir un troisième enfant alors que Kevin est en train de traumatiser ses enfants. Une fois n’est pas coutume, Kevin traverse toujours des interrogations métaphysiques et trouve étonnamment conseil auprès du père biologique de son frère. Kate, quant à elle, doit apprendre ce que c’est d’être en couple et a du mal à faire un compromis… je la comprends, quelle drôle d’idée de faire une pause pendant le match. L’épisode est toujours aussi solidement construit, mais ça m’a moins convaincu que d’habitude cette fois. Pourtant, il y a de bonnes dynamiques familiales et des avancées majeures pour l’intrigue. C’est finalement une bonne chose d’avoir conservé le suspens sans les mettre tous ensemble d’un coup, car l’on découvre petit à petit les choses, comme le décès du père. Peut-être que je suis déjà habitué à la qualité This is us, allez savoir. La très bonne conclusion prouve que les scénaristes sont doués et maîtrisent leur écriture, tout est réfléchi pour l’instant et la métaphore de la peinture exprime à la perfection le concept de la série. C’est à se demander pourquoi ce n’était pas dans le pilot !
Épisode 6 – Career Days – 14/20 So I see you pick the fat one
Comme le titre l’indique, cette semaine se concentre sur la carrière de chacun des personnages (à l’exception bien sûr de la maman qui semble définitivement être mère au foyer). Kate se trouve un emploi mais a bien dû mal à s’imposer autrement que comme l’assistante (qui fait tout le boulot et se coltine les tâches ingrates en plus), Kevin ne parvient pas à exceller en tant qu’acteur et Randall traverse une crise existentielle en apprenant l’héritage artistique de sa famille biologique. Dans le passé, c’est Jack qui a du mal avec sa condition de métro/boulot/dodo et rêve de sa propre compagnie, alors que l’on apprend que Randall est surdoué. Comme d’habitude, tout cela n’est en fait qu’un prétexte pour explorer les relations entre les personnages et cela fonctionne plutôt bien. L’épisode se regarde, divertit et, à vrai dire, il n’y a plus vraiment de surprise, juste du plaisir à continuer à regarder les différents personnages évoluer. Randall reste mon préféré, mais j’ai adoré l’intrigue très classique de Kevin cette semaine. De toute manière, il n’y a pas de personnage que je n’aime pas dans cet épisode, chacun d’entre eux est vraiment très bien écrit et les relations entre tous sonnent juste, ce qui est toujours compliqué dans les castings larges avec quelques têtes d’affiche.
Épisode 7 – The Best Washing Machine in the World – 15/20 Together, really?
Ah la machine à laver, symbole de toute une génération, de la mondialisation, de la capitalisation, du rêve américain… Il fallait en passer par là et c’est une bonne idée de la part des scénaristes, mais cela aurait dû avoir plus d’impact tout au long de l’épisode pour être vraiment marquant. L’épisode revient surtout sur la relation entre Kevin et Randall, ce qui est déjà une excellente chose car j’aime beaucoup les deux personnages qui sont hyper différents. Il y a clairement de quoi faire avec cette relation de frères, et le choix d’arrêter les flashbacks à l’adolescence fonctionne plutôt bien. J’ai adoré ces derniers, nous montrant des divisions de plus en plus flagrantes au sein de la famille, que ce soit entre les frères ou les parents. Je pense qu’on tient une première piste pour la disparition de Jack avec ses oublis de petites choses du quotidien et j’ai adoré voir Rebecca chanter. La résolution en fin d’épisode entre les deux frères est une bonne chose, qui ne suffira pas à apaiser toutes les tensions. De son côté, Kate continue son régime, qui ne va pas assez vite pour elle, d’autant qu’elle se compare nécessairement à Toby faisant le même régime et progressant huit fois plus vite. Et comme en plus il arrête sans la prévenir, les choses ne sont pas simple pour elle. Ce n’était pas vraiment passionnant, mais il est intéressant de suivre ce régime. Ces deux personnages se résument encore un peu trop à leur poids après tous ces épisodes, c’est dommage. Quant au cliffhanger, il n’intervient pas en toute fin d’épisode : Beth découvre que Rebecca connaissait l’identité du père biologique de Randall. C’est cool, ça va permettre quelques rebondissements à venir. Les secrets de famille s’installent, ça veut dire gros épisodes en prévision ça.
Épisode 8 – Pilgrim Rick – 17/20 Woah, your family is amazing
Sans grande surprise, cet épisode donne faim dès ses premières secondes : c’est l’heure de Thanksgiving et des bons gros repas américains. C’est surtout l’occasion d’élargir un peu la famille avec les parents et la sœur de Rebecca. Toute sa famille est hyper clichée, mais ça fonctionne car ils n’y arrivent jamais, la journée n’étant qu’une suite d’accidents. Cela leur permet de bien sûr de créer leur propre tradition de Thanksgiving. Du côté de Kate, la période est évidemment compliquée avec toute cette bouffe et elle décide de rompre, faute de pouvoir gérer la tentation. Elle se rend ensuite chez son frère et poursuit tout l’épisode de son côté, avant de prendre une décision radicale. Je suis curieux de voir comment cette intrigue sur la chirurgie va être traitée. Kevin, lui, invite Olivia au Thanksgiving familial (beau résumé de la série au passage), dîner qui hurle à la catastrophe dès le départ maintenant que Beth connaît le secret de Rebecca. Et bien sûr, tout ça se passe chez Randall, totalement surexcité par ce congé. La réunion de famille est une bonne chose que j’attendais depuis longtemps et je ne suis pas franchement déçu du résultat, plein d’imprévus, de rencontres, de moments manqués et de départs. Les dynamiques sont évidemment redessinées aussitôt et c’est excellent, même si j’aurais aimé que Randall surprenne une conversation plutôt qu’il trouve cette lettre, car ça faisait un peu trop gros comme intrigue. Les scénaristes gèrent parfaitement cet épisode de Thanksgiving en tout cas, en proposant un épisode aussi traditionnel que la tradition qu’il commente, avec révélation des secrets et des problèmes de chacun. Tout culmine de manière très efficace dans les dernières minutes, avec un ultime flashback accentuant la scène douloureuse qui a précédé. Parfait.
Épisode 9 – The Trip – 16/20 No wifi, I’m living in the past
Suite aux bouleversements catastrophiques de la semaine dernière, les frères et sœur s’isolent dans une cabane de famille que leur mère est sur le point de vendre. Les voir enfin réunis est une excellente chose et ils arrivent parfaitement à nous faire passer le feeling d’une famille malgré neuf semaines séparés. Kevin ne résiste pas à l’envie d’inviter d’Olivia, et évidemment, ça se passe aussi mal que possible avec des personnages hyper francs et des vérités qui font mal à dire – ou en tout cas à entendre. J’adore le personnage d’Olivia et je trouve l’analyse de Kevin pertinente et hyper intéressante à suivre. Leur relation est de loin ce qui m’a le plus plu dans cet épisode et, pour la première fois, je les ai imaginé finir ensemble sur le plus long terme. Les scénaristes s’en tirent bien. J’ai aimé aussi le développement autour de Kate et l’analyse qui vient cette fois d’Olivia. C’était simple et efficace et toujours très bien joué de la part de l’actrice, pourtant, ce n’était pas non plus l’épisode du siècle pour elle. Randall se retrouve à ingurgiter des champignons qui lui font voir son père puis son passé. Franchement, j’ai trouvé ça beaucoup trop cliché et simple, on le trouve dans toutes les séries américaines et je trouve dommage d’avoir besoin du recours à la drogue pour expliquer qu’il arrive à faire le premier pas du pardon envers sa mère à la fin de l’épisode. C’est une écriture un peu hâtive et bâclée, en plus à l’opposé de ce que l’on attend pour ce personnage qui mérite un peu mieux comme traitement. C’est pour l’instant ma plus grosse déception de la saison, alors autant dire que je continue de porter la série dans mon cœur. N’empêche que, c’est dommage. Du côté des flashbacks, on suit une fois de plus la crise enfantine de Randall en manque de repères sur sa couleur de peau et l’avenir qui s’offre à lui. Je trouve que c’est un thème très intéressant que l’on voit peut développer à la télé, donc ça passe très bien. En revanche, c’était par moment un peu longuet. La conclusion se fait en grande pompe (JEU DE MOTS) et est une fois de plus hyper efficace. En neuf épisodes, l’attachement aux personnages est super fort et c’est une vraie réussite de leur part. Bravo.
Épisode 10 – Last Christmas – 14/20 Nothing bad ever happens on Christmas Eve
C’est l’heure de Noël dans cet épisode qui se concentre sympathiquement sur chaque personnage à chaque acte avant de les réunir enfin tous ensemble. Il aura fallu attendre 10 épisodes pour voir ça, et c’est juste dommage de ne pas voir Jack avec eux. Tout commence en flashback sur cette pauvre Kate qui se découvre une appendicite alors qu’elle est enfant et que c’est le réveillon. Pas de bol. Les coïncidences font toutefois bien les choses et elle amène toute la famille à l’hôpital le soir où le docteur qui la fait naître s’y trouve justement alité. C’est beau comme intrigue et ça fonctionne plutôt bien avec Randall qui déchire déjà en tant qu’enfant. Retour dans le présent avec Kevin qui se retrouve sans partenaire pour la pièce et avec une Sloan comme petite amie qui improvise tellement bien qu’il décide de faire la pièce avec elle. Pourquoi pas, mais ce n’est pas franchement la partie de l’épisode que j’ai préféré. J’ai trouvé bien plus intéressant de voir Kate confrontée à son choix de se faire opérer Sa relation avec sa mère est toujours aussi bien géré par les scénaristes, dans un dialogue qui paraissait drôlement vrai et sincère. La partie suivante se concentre sur le père biologique de Randall, confronté à sa mort…et à son compagnon. Randall organise une énorme fête à son travail, d’autant que sa famille est trop occupée pour être avec lui à l’heure. Ce n’est que le cadet de ses soucis quand un de ses collègues (hello William de Westworld), à qui il a acheté un bateau, décide de se jeter du toit. Finalement, il parvient à le convaincre de ne pas faire le con et à le sauver, avant de rentrer chez lui pour le réveillon qui réunit toute la famille, de même que Sloan et Tobby qui s’invitent comme si de rien n’était. Et alors que j’étais plutôt content de voir qu’ils optaient pour une fin heureuse à la fin de cette mi-saison, je suis frustré de ce cliffhanger qui nous montre Tobby sur une table d’opération, probablement après une crise cardiaque. C’est dommage, mais il est vrai que l’épisode manquait un peu d’intensité par rapport à d’habitude. C’est peut-être leur moins bon épisode de la saison pour l’instant, mais c’est aussi le plus vu. La série semble en très bonne voie pour une saison 2 et une suite très cool, car ces dix premiers épisodes étaient un quasi sans faute. Il est dur de ne pas kiffer cette famille, et moi, je donnerais beaucoup pour être invité chez Randall quand je vois le mal qu’il se donne pour chaque fête de famille ! En tout cas, la série confirme qu’elle joue dans la cour des grands, avec des guests très remarquables et une écriture soignée qui fonctionne bien.
Épisode 11 – The Right Thing to Do – 16/20 What would you guys say if I told you you’re having twins?
Le parti pris du retour est sacrément intéressant : on commence par une bonne blague avant de gérer le drama du cliffhanger. Inévitablement, il fallait bien voir la scène où les futurs parents apprennent qu’ils attendent des triplets. Forcément, ça fout la merde dans leur plan. J’ai adoré découvrir la mère de Rebecca, qui paraissait déjà bien horrible dans l’épisode de Thanksgiving et qui se confirme comme imblairable. Parfait. Quant au père de Jack, il a l’air bien horrible aussi. Ces scènes du passé m’ont un peu moins motivé que le reste de l’épisode, alors, je vais passer à la suite, malgré une très bonne conclusion sur l’achat de la maison. Pour en revenir au cliffhanger, Tobby est vivant, comme prévu (c’était trop tôt pour une mort). Évidemment, cela ne suffit pas à être un bon drama, du coup, il a aussi besoin d’être opéré et le fait, suivant les conseils de Kate. Celle-ci a le droit à une super déclaration d’amour, bien marrante, qu’elle lui rend après opération. L’intrigue est sympa mais gérée un peu trop rapidement. Randall doit gérer l’homosexualité de son père et ça créé une situation comique plutôt bien géré, puisque cela se transforme en scène classique de comédie où le père rencontre le copain de ses filles. La réécriture avec le copain de son père se déroule à merveille, c’est sympa et ça marche encore mieux quand Randall est jaloux. William lui avoue alors que son état a empiré… et Randall reste définitivement mon personnage préféré. De son côté, Kevin file le parfait amour, c’est donc le moment du retour d’Olivia avec une nouvelle coupe absolument horrible. Alors, je sais que je l’adore et que je voulais son retour depuis sa disparition, mais en toute logique, je commençais à m’attacher à Sloane qui, peut-être, lui correspond bien mieux. Alors ce retour me laisse mitigé, j’ai adoré la confession qu’il lui fait et qui donne son titre à cet épisode, mais c’est dommage de finir là-dessus. J’ai le sentiment qu’on la reverra alors c’est gênant. Cet épisode de retour était donc aussi réussi que les premiers épisodes de cette saison, et c’est super agréable de regarder cette série. J’ai adoré le moment entre les trois frères et sœurs à l’hôpital et la conclusion toujours aussi feel good. Très bonne série, y a pas à dire.
Épisode 12 – The Big Day – 16/20 No, that’s not true, that’s not true
Grosse prise de risque cette semaine avec un épisode qui éclipse totalement le présent pour revenir sur le jour de la naissance des triplés. Très perplexe, je comptais mettre une mauvaise note à cet épisode, mais la performance de Rebecca en fin d’épisode est telle qu’il est résolument impossible de tomber trop bas : l’épisode se tient et fait très bien son travail, c’est du pur This is us, malgré l’énorme changement de formule. Le début (et le milieu) était long, un peu chiant, mais le dernier acte de l’épisode est une pure réussite, comme toujours. C’est d’un frustrant, ils sont bons ! Retour sur la grossesse de Rebecca donc, qui évidemment avait sa dose de problèmes, mais franchement peu pour une grossesse de triplés à l’époque. C’est la grossesse à l’américaine, celle où tu attends des triplés mais tu peux quand même te taper un petit voyage à pied jusqu’à la supérette la plus proche et être simplement essoufflée. Bon, passé ce détail un peu exagéré, j’ai adoré le personnage de Rebecca tiraillée par ses nerfs et hormones (cliché américain bonjour), aussi hilarante que déprimante, car elle est elle-même au bord de la dépression. Et quand elle apprend qu’elle n’a que deux bébés, mais mon dieu, l’horreur est parfaitement jouée. Gros coup de cœur qui se confirme d’épisode en épisode sur cette actrice. Jack est un très bon personnage également, tout autant dans le cliché de l’amoureux transit et père de famille américaine idéal. Cela fonctionne très bien, à part avec cette scène du briquet qui introduit bizarrement la religion pourtant peu présente jusqu’ici dans la série. Voilà ce que je retiendrai surtout de l’épisode. J’aime bien le médecin, mais je ne vois pas ce que cela apporte à la série de se centrer également sur sa journée dans cet épisode. Il est très touchant de le voir coincé par le décès de sa femme et avancer grâce à ses propres conseils et à la naissance des triplés, donc ça fonctionne, mais c’est sans plus. Et enfin le pompier… Je suis peut-être sans cœur, mais rien à faire quoi. Heureusement qu’il y avait le reste pour rattraper, sinon la note aurait été drôlement plus basse… et sans ça, je crois que l’épisode, malgré sa prise de risque, aurait gagné en intensité et aurait tapé le 18. Une prochaine fois, sûrement ! Plus les semaines passent et plus j’adore de toute manière.
Épisode 13 – Three Sentences – 14/20 I have a fiancé. I feel so French.
Épisode qui moins botté cette semaine, même s’il y a toujours la qualité habituelle de la série et des avancées pour chacun des personnages. Dans les flashbacks, on suit les dix ans de nos triplés favoris. Rien de bien dingue dans des intrigues qui nous en révèlent plus sur chacun, sur les insécurités de Kate et surtout sur la perfection de Randall dès qu’il était gamin. Le vrai intérêt repose en fait dans l’introduction de la meilleure amie de Kate, Sophie, qui n’est autre que… l’ex-femme de Kevin. Rien que ça, vous en avez d’autres à nous balancer ? C’est intéressant comme concept de nous balader comme ça avec Olivia et Sloane pour nous pondre cette révélation. C’était probablement la meilleure partie de l’épisode, ça et les images de l’enterrement de Jack. La conclusion donc. Avant ça, on supporte les états d’âme de Kevin, mais aussi la décision de Kate d’intégrer un camp pour maigrir. J’ai aimé la pirouette pour se sortir de l’opération, qui était une intrigue cul-de-sac évidente, mais bon, l’histoire en elle-même était un peu répétitive. La prise de conscience en cours de route est touchante (le cours de tamtam là), en revanche, je suis déjà blasé du type qui la drague. Faut voir. Enfin, Randall est confronté à William pris d’une pêche nouvelle. William est du coup clairement le meilleur personnage de cet épisode pour moi, super drôle dans ses jeux de mots et ses délires. Malheureusement, cela ressemble très fortement à un chant du cygne et je crains beaucoup le moment où on va perdre le personnage, cela sera forcément touchant et triste… et comme la série parvient déjà refiler les frissons à presque chaque épisode (et qu’elle se fait sa réputation sur les chutes du Niagara qu’elle provoque), je crains le pire. Bref, un épisode un peu en-deçà pour moi, mais ça reste du très bon. Et tant mieux, car la série est déjà renouvelée pour deux saisons !
Épisode 14 – I Call Marriage – 15/20 My husband is a freaking superhero and you have no idea what you’re talking about
Cet épisode vise aussi juste que d’habitude en reprenant sa structure habituelle développant un peu tout le monde à part égale. Cela débute sur le mariage de Rebecca et Jack, et je dois avouer que je suis surpris de la rapidité avec laquelle on passe dessus alors que j’imaginais plutôt un long épisode sur quelque chose comme ça. En fait, il est surtout question du divorce des meilleurs amis qui affecte plus Jack que cela ne le devrait. C’est plutôt bien fichu et Rebecca réaffirme ses sentiments pour lui alors qu’il s’occupe de louer leur premier appart’ pour une nuit. Trop de romantisme d’un coup, sérieux. De son côté, Randall craint de voir son père mourir et évite autant que possible le sujet de ses cauchemars. Pour la première fois, je le trouve un peu relou dans cet épisode à s’aveugler et refuser de se confronter à son futur deuil. Quant à son père, il s’occupe de ses petites-filles, et c’est juste trop chou. Kevin, lui, tente de reconquérir Sophie, ce qui est une intrigue sympa mais ça va mériter pas mal de flashbacks pour développer au mieux leur relation. Les éléments que l’on a sont plutôt efficaces et réussissent à introduire le personnage de Sophie à merveille. Seulement, en une saison, on est déjà à trois copines pour Kevin, va falloir ralentir le rythme. Enfin, Katie poursuit son « fat camp » et ça, franchement, c’était bof. Tobby la rejoint pour lui faire une surprise et décide de rester l’aider autant que possible après avoir rencontrer le connard qui la drague. Seulement, à être aussi délirant que d’habitude, il est juste lourd et ça part en engueulade de couple. En définitive, pas de vraie avancée dans l’intrigue cette semaine, mais un épisode sympathique et divertissant, qui confirme que la série est partie pour nous livrer une saison vraie fausse note. C’est beau la vie.
Épisode 15 – Jack Pearson’s Son – 17/20 I don’t not like you.
Sans grande surprise, This is us propose cette semaine un épisode de St Valentin, en commençant par les parents débordés. Rebecca découvre dans cet épisode que Kevin, toujours adolescent, a couché avec Sophie. C’est violent pour l’époque, je pense, et même encore aujourd’hui, ce n’est pas le genre de truc qu’un parent rêve d’entendre. Tout cela mène à la première vraie grosse dispute de couple entre Rebecca et Jack quand ce dernier apprend qu’elle a eu des rencards avec Ben. Et comme il n’y a absolument pas de conclusion à ce propos, on sent bien qu’on est loin d’en avoir fini avec cette intrigue. Dans le présent, Katie va enfin dire ses quatre vérités à Duke qui fait en sorte que ses parents la virent du camp. C’est facile de la part des scénaristes comme issue de cette intrigue vraiment pas passionnante. Katie devient l’incarnation de la facilité dans cet épisode, avec une nouvelle échappée à LA question que le monde entier se pose à ce stade : comment Jack est-il mort ? Et ensuite, le mariage annoncé en grande pompe est décalé. Facilités, facilités, mais ça me va. Kevin, lui, a repris contact avec son ex donc, et ils en sont à se faire des rencards. C’est sympa et plus que son stress lié à sa pièce de théâtre. Personne ne l’aide vraiment avec ce stress, et surtout pas Sloane. Il cherche pourtant à joindre l’ensemble de sa famille, mais personne n’est là pour l’écouter… à part Miguel, qui lui pond un superbe discours sur son père et qui créé ainsi un lien avec Kevin. Inattendu, mais efficace. Randall, enfin, est au bord de faire un burn-out et c’est magnifiquement joué et amené. Bien sûr que cette série aborde ce sujet à la perfection, je ne vois même pas pourquoi je me pose la question. Ces crises de stress remontent à loin, puisqu’on en voit également dans les flashbacks. Ce personnage est définitivement parfait et Kevin qui abandonne sa pièce est hyper théâtral mais en dit long sur l’évolution de la relation entre ses deux là. J’aime beaucoup, c’était du bon This is us.
Épisode 16 – Memphis – 18/20 Hey just drive, son, we’ll get there. Just drive.
Quand les acteurs préviennent sur Twitter que l’épisode est horrible niveau émotions et que ça commence par un acteur qui chante « You are my sunshine » (cette chanson me traumatise depuis Angel), je sens bien que les choses vont être difficiles. Cet épisode se concentre donc sur William, ce qui est clairement défini par le flashback introductif nous apprenant que William n’a jamais connu son père non plus. Le reste de l’épisode nous offre un bon aperçu de la vie d’artiste de William, très proche de sa mère, mais séparé par la distance. Ce n’était pas forcément passionnant avant l’arrivée au milieu d’épisode, malgré un passage musical sympa. William quitte donc sa vie à Memphis pour venir s’occuper de sa mère malade, et il y rencontre au passage la mère de Randall, qui sombre peu à peu dans la drogue, embarquant William avec lui. En-dehors des flashbacks, nous suivons Randall et William partant en roadtrip pour Memphis, après que le médecin valide ce long périple malgré la crise d’anxiété de Randall dans l’épisode précédent. C’est un peu gros, mais comme les scénaristes prennent au moins le temps de se justifier, cela s’accepte. Assez vite, on comprend toutefois qu’il s’agit d’un épisode d’adieu pour William et, forcément, c’est un peu de la torture. Un détour les voit rendre hommage à Jack et on sent bien que les scénaristes cherchent à titiller notre corde sensible, avant une arrivée à Memphis. Les choix musicaux dans cet épisode sont excellents et les détails de fin de vie de William sont excellents même si bien prévisibles, de la petite voiture cachée dans la cheminée de son ancienne maison aux fous rires avec son fils. Randall retrouve donc une bonne partie de ses racines dans la joie, avant de finir dans l’horreur à l’hôpital de Memphis, où il apprend que William ne retournera jamais voir ses petites filles à qui il a dit au revoir en début d’épisode. Sans trop de surprise, il refuse de les voir une dernière fois car il souhaite qu’elles gardent une bonne image de lui. Il est étonnamment difficile de devoir dire au revoir à ce personnage qui nous a été introduit comme destiné à mourir en fin de saison, mais cela prouve bien que l’attachement peut être rapide et que l’on ne sait pas bien de quoi la vie sera faite. C’est après tout le plus gros message de la série, avec sa métaphore du citron dans le pilot qui continue de se valider épisode après épisode. Dur aussi de ne pas sentir les larmes monter quand Randall reprend les gestes de Jack avec William où lorsque le montage sur la vie de William se lance. La performance de la dernière scène, le retour de Randall, est excellente, sans surprise non plus. Le prochain épisode risque d’être sacrément difficile, avec un enterrement j’imagine, car finalement cet adieu au personnage est réussi, mais manque d’une dernière étape pour vraiment me faire craquer. Ouf. La semaine prochaine, je prépare le paquet de mouchoirs.
Épisode 17 – What Now? – 18/20 Adults make these things sad and I want you two to make it fun.
Je ne sais pas bien ce qui me prend, je sors de 7h de dissertation, je suis étrangement de bonne humeur (les nerfs, quand ça lâche, faut pas chercher) et je décide de m’autoflinguer en regardant This is us. En même temps, mes nerfs étant sans dessus dessous, ils ont peut-être enfin une chance de me faire vraiment pleurer toutes les larmes de mon corps. Je la vis mal d’avance cette fin de saison de toute manière – et surtout, je pensais que c’était déjà la fin, savoir qu’il reste encore un épisode me réjouit tellement ! Je vais commencer par les histoires périphériques qui étaient un peu moins passionnantes, comme d’habitude. Tout d’abord, Kate, qui continue sa relation avec Toby et est sous-exploitée cette semaine. Pas bien grave, mais elle est responsable du pire cliffhanger de la série : elle se dit coupable de la mort de son père, et ça termine sur un flashback où il prend la route et voilà. C’est vicieux. Et mal. Méchants scénaristes. Côté flashbacks, Rebecca part donc faire sa tournée et Jack ne lui dit pas vraiment au revoir. Il se fait gentiment dragouiller par la secrétaire blonde de service (bonjour le cliché) mais la recale de la meilleure manière qui soit, parce qu’il fait toujours tout bien comme il faut. Puis, il se casse donc à Cleveland sur le conseil de sa fille, pour arranger les choses. Et c’est tout pour cette semaine. On nous tease sa mort pour la fin de saison, sans grande surprise. Reste à savoir si c’est à ce moment-là ou pas. C’est un peu mieux du côté de Kevin, qui réussit à reconquérir Sophie, douze ans après l’avoir trompée. C’est beau. Cette semaine voyait enfin la (vraie) première de sa pièce, qui se passe super bien. Comme nous sommes dans une série, un producteur se trouvait comme par hasard dans la salle et veut l’embaucher pour un film à l’autre bout du pays. Lui qui se sentait enfin bien à New-York avec sa Sophie avec qui il a réussit à recoucher. C’est con ! Petit drama tranquille, ça passe très bien, surtout qu’il y a l’intrigue principale de cet épisode en parallèle qui est bien plus réussie. Oui, parce que c’est l’enterrement de William, et ça partait mal en début d’épisode avec un petit montage bof qui m’a mis un peu mal à l’aise tant la série fait mieux d’habitude. Seulement, j’adore ses derniers vœux, qui m’ont à leur tour fait craindre la crise de larmes (j’ai un petit traumatisme des enterrements joyeux depuis la saison 6 de Private Practice, mais je n’en dirais pas plus pour ne pas spoiler). Il demande donc à ses petites filles de lui organiser un enterrement joyeux, et les filles cartonnent à ça ! Bon, pas autant que William qui semble ne s’être fait que des amis dans le monde entier, et principalement dans son nouveau quartier. C’est mignon comme tout et c’est irritant tant de perfection de la part des deux pères de Randall. Pas étonnant, du coup, qu’il soit si parfait lui aussi et se décide en fin d’épisode à aller démissionner dans une très bonne scène. Il était clairement temps, après le coup des poires (ça m’a fait rire, je suis quelqu’un d’odieux). Il était aussi temps qu’il pardonne à sa mère, même si la scène n’a pas réussi à me toucher autant qu’elle le devait. Je crois que le maquillage et le costume pour vieillir Rebecca n’aide pas aussi. Et j’en arrive à parler du meilleur personnage de l’épisode : Beth. La voilà énervée après William qui ne lui a pas dit au revoir. C’est très justement joué et c’est elle qui a réussi à me coller des frissons dans cet épisode devant son armoire à pharmacie. Son discours était parfait et OUI, j’ai lâché quelques larmes. Je vous l’avais dit que mes nerfs avaient lâché. Quant à la carte postale finale, c’est tellement évident qu’elle est vraiment bienvenue et touchante. Si vous me passez le jeu de mots, c’est une carte bien jouée de la part des scénaristes. Voilà. Sur ce, pour ne pas déprimer, j’ai enchaîné avec le dernier épisode de Jeune diplômée, une websérie bien marrante (dispo sur Youtube, avec Soline de FPCFPC) et qui malgré le format court a réussi à sécher mes larmes et me remettre d’aplomb pour les révisions. En tout cas, This is us, cartonne toujours autant en ce qui me concerne.
Épisode 18 – Moonshadow – 15/20 What do you love about me right now, Jack?
Nous voilà partis pour le final de la saison 1, boîte de mouchoirs à côté au cas où. L’épisode propose un énorme flashback sur Jack/Rebecca, avec flashback dans le flashback. L’idée est assez claire dès le départ : cet épisode fait le tour de la relation du couple, de la rencontre à la mort de Jack. Côté rencontres, donc, Jack est un vétéran de la guerre du Vietnam qui a 28 ans, pas de boulot mais le cœur sur la main, et des parents insupportables. Une vieille dame cherche donc à le caser à tout prix sans se douter qu’il passe certaines soirée à jouer au poker. Encore et toujours le cliché du poker. Il gagne et s’y fait tabasser, perdant tout son argent. Encore et toujours, comme je disais. De son côté, Rebecca se concentre sur sa carrière de chanson, ce qui entraîne les critiques de ses amies peu heureuses de la voir risquer sa vie comme ça. Rebecca est bien forcée de se rendre à l’évidence : sa carrière ne décolle pas, elle accepte donc qu’on lui présente un homme, au cas où. Sans grande surprise, on découvre que Rebecca n’a pas rendez-vous avec Jack. C’était prévisible, parce que la série nous a habitué à ce genre de détours. Ils finissent par se rencontrer dans un bar, à un moment où tous les deux sont prêts à entamer une relation. Rebecca empêche même, sans le savoir, Jack de faire une énorme connerie lorsqu’il l’entend chanter sur scène. Un regard, un sourire et un bonjour en fin de performance, et voilà donc le début de leur romance… Quant à la fin de celle-ci, l’épisode reprend où la série avait laissé les choses la semaine dernière. Jack se rend au concert de sa femme, se bourre la gueule et s’en prend à Ben qui avoue avoir franchi la ligne avec Rebecca. En effet, il a tenté de l’embrasser, mais elle n’était vraiment pas d’accord du tout. Rebecca laisse tomber sa tournée pour le ramener chez eux, déçue alors que cinq minutes plus tôt elle aurait été prête à l’embrasser si elle avait pu. De retour chez eux, les choses s’enchaînent plutôt mal et ils s’engueulent comme jamais. Comme d’habitude, c’est sacrément bien joué par les acteurs qui jouent l’hystérie à la perfection. Ils se balancent les pires vacheries du monde et le pire, c’est qu’ils les pensent, même s’ils se les balancent de la manière la plus horrible possible. Il est donc décidé, par Rebecca, que Jack ira chez Miguel. Il lui fait donc une dernière grande et belle déclaration d’amour avant de s’éclipser, peut-être pour la dernière fois, mais nous ne le saurons pas, car c’est là que ça s’arrête, sans révéler pour autant comment il meure où en quoi Katie est vraiment responsable. Ce n’est vraiment pas le cliffhanger du siècle et c’est sacrément frustrant, car on aurait dû le savoir cette semaine. La saison s’achève sur la promesse que leur histoire d’amour ne fait que commencer, et je me demande si les scénaristes n’ont pas réécrit une partie de la fin à l’annonce des deux saisons supplémentaires. L’épisode surprend en consacrant quelques scènes aux enfants malgré tout : Katie, de retour à New-York, décide qu’elle veut suivre les traces de sa mère et chanter. Bon, ça sort de nulle part, mais la pauvre n’a tellement pas d’intrigue quand on y songe que c’est une bonne chose, j’imagine. Kevin se rend à son audition, avec le soutien total de Sophie. Cela reste apparemment une sacrée erreur, comme c’est suggéré par la voix off de Jack. Quant à Randall.. Il souhaite adopter un enfant. Forcément, après avoir retrouvé son père. Comme toujours, je suis bien plus convaincu par cette proposition d’intrigue pour la suite. C’était un bon épisode de la série, mais ce n’était pas non plus le meilleur. Tout consacrer aux flashbacks aurait été une bonne idée si cela se terminait vraiment sur la mort de Jack, mais la série choisit de laisser ses spectateurs sur leur faim en gardant son secret jusqu’en saison 2. Les cliffhangers de chacun des trois enfants paraissent quant à eux un peu trop précipités pour être pleinement appréciables, tombant comme un cheveu sur la soupe. En tout cas, ma boîte de mouchoirs n’aura pas servi cette semaine et c’est une surprise ! La fin de saison est un peu bancale à mon goût, ça retombe comme un soufflet après une montée en tension réussie dans les épisodes précédents. Dommage, mais toujours divertissant, à l’image de la série.
EN BREF – This is us est très exactement la série que j’attendais depuis un peu plus d’un an, à savoir un bon drama familial aux allures de soap, qui réussit à viser juste à chaque épisode. C’est un Brothers & Sisters déguisé, amélioré même, avec un casting excellent et une structure qui permet de ne pas trop s’ennuyer grâce à des flashbacks nous faisant explorer de nouvelles facettes de l’histoire en parallèle. À plusieurs reprises, la série a su se montrer audacieuse et, concrètement, elle ne m’a jamais déçu. Pourtant, force est de constater une certaine routine dans l’écriture et surtout des pauses qui n’arrivent pas à marquer autant qu’elles le devraient (que ce soit la pause de Noël ou cette fin de saison). N’étant pas un grand émotif, je ne peux pas dire que cette série a provoqué chez moi les chutes du Niagara, comme je l’ai lu dans beaucoup de critiques. Touché, oui, en larmes, rarement, mais une chose est certaine : les scénaristes savent comment titiller le canal lacrymal de leur audience. C’est sans surprise que la série est renouvelée d’emblée pour deux saisons, car après mon scepticisme en début d’année (que je résume en « ça passe ou ça casse » à partir de l’épisode 2), j’ai rapidement été convaincu que la formule pouvait fonctionner sur le long terme. Il reste encore beaucoup à explorer et les scénaristes se sont même gardés sous le coude ce qui aurait dû être la fin de saison. Une belle réussite, qui n’a rien de grandiose, mais qui s’impose déjà comme un mastodonte destiné à durer. Cette famille a su entrer dans nos cœurs et c’est avec plaisir que l’on revient vers eux, mais je n’en suis pas (encore ?) à me demander ce qu’il va advenir de chacun d’eux comme je le fais avec mes séries préférées. C’est un très bon divertissement, rien de plus, mais c’est déjà beaucoup par rapport à d’autres séries. Je rejoins donc la masse des gens vous conseillant de regarder la série, avec ce bémol que, contrairement à d’autres, je n’ai pas envie de la survendre non plus. Elle est géniale, mais parce qu’elle parvient à être originale dans sa structure malgré des intrigues hyper classiques.